Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG.jpg1

Déjà à couteaux tirés autour du projet de changement de l’actuelle constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé, pouvoir et opposition devraient s’engager dans un nouveau bras de fer. C’est ce qui ressort en tout cas d’une réunion des responsables de l’UFDG tenue ce mardi, 12 novembre 2019, au quartier général de la formation politique, à Conakry. Le principal parti d’opposition entend rencontrer les autres partis d’opposition pour former un front contre cette décision du président de la République.

C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, qui l’a annoncé au micro d’un reporter de Guineematin.com, à l’issue de la rencontre. « Nous avons décidé de rencontrer les autres partis de l’opposition pour leur faire le compte-rendu de ce que nous avons arrêté et les écouter. Parce que la décision qui doit être prise, n’est pas une décision d’un parti politique. C’est une décision de toute la classe politique. Donc, une délégation a été constituée pour rencontrer les autres partis politiques pour discuter de cette situation.

Je pense qu’après ces discussions, il y aura une prise de position de la classe politique. Ce n’est pas une question de l’UFDG, nous considérons que ce n’est pas juste. Mais puisque nous ne pouvons pas seulement nous exprimer au nom de l’UFDG, nous avons décidé de rester dans le cadre de la classe politique. C’est une élection qui concerne tous les partis politiques », a fait savoir le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Selon l’opposant, « le souhait de monsieur Alpha Condé, c’est d’opposer les partis politiques pour abandonner la lutte. Créer un peu la zizanie entre les leaders des partis politiques dans le cadre des élections législatives ». D’où la décision de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée de consulter les autres formations politiques d’opposition pour faire front commun dans ce combat.

Fodé Oussou et ses amis de l’UFDG n’entendent pas du tout aller à des élections législatives dans le contexte actuel. « Premièrement, nous avons les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui sont en prison et qui ne sont pas libérés. Vous savez qu’ils ont été arrêtés arbitrairement par des gens cagoulés. Deuxièmement, nous avons des gens qui ont été tués pour lesquels il n’y a pas eu d’enquêtes. Troisièmement, on ne peut pas superposer des élections : on a commencé une élection locale qui n’est pas finalisée.

Les chefs de quartiers ne sont pas installés, les conseils régionaux ne sont pas installés. L’élément essentiel c’est aussi le fichier électoral. Il ne faut pas oublier que monsieur Alpha Condé, en 2015, s’était arrangé à mettre dans le fichier électoral plus d’un million 600 mille personnes. Nous ne pouvons pas pour le moment nous prononcer par rapport au processus, mais ce que nous savons, c’est qu’il y a des conditionnalités. Il y a certains problèmes, tant qu’ils ne sont réglés, il reste entendu que nous n’accepterons pas. C’est pour cette raison que nous avons dit qu’il faut être dans le cadre global », a-t-il martelé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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