Commissaire Sékou Koivogui, Directeur régional de la police de N’zérékoré

Près d’un mois après sa prise de fonction, le nouveau directeur régional de la police de N’zérékoré a constaté de nombreux manquements sur le terrain. Les relations entre agents et citoyens, ainsi que les nombreux cas de violences, parfois meurtrières, attirent l’attention du commissaire divisionnaire Sékou Koïvogui, décidé à inverser cette tendance, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Nommé en décembre dernier au poste de directeur régional de la police de N’zérékoré, le commissaire divisionnaire, Sékou Koïvogui, vient de dresser un bilan peu reluisant de la situation qui prévaut dans la région. « Depuis ma prise de fonction, le 23 décembre 2018, j’ai été confronté à beaucoup de cas que j’ai remarqué dans la zone spéciale de Nzérékoré. C’est que, d’abord, il y a la doctrine de police de proximité qui ne marche pas ici, c’est-à-dire la police vers la population et non l’inverse. Le commissariat central de N’zérékoré a été l’un des commissariats pilote de ce projet après Matam et Ratoma. Fort malheureusement, j’ai constaté qu’aucune structure n’est mise en place. Donc, ma première décision, c’est de mettre en place toutes ces structures pour ce qui est des policiers référents des quartiers, qu’ils soient en rapport direct avec tous les 22 quartiers de la commune urbaine », promet le commissaire Koïvogui.

Pour ce qui est de l’insécurité grandissante dans la région, le commissaire Sékou Koïvogui compte sévir contre les malfaiteurs. C’est pourquoi il envisage : « de réunir tous les commissaires centraux pour qu’on me détecte toutes les zones criminogènes de Gueckédou, Macenta, Beyla, Lola, Yomou et N’zérékoré. Lorsque nous avons une cartographie de ces zones, on va mettre place une stratégie pour lutter contre ça ! Parce que, j’ai remarqué la zone spéciale de N’zérékoré, en l’espace d’une semaine, on a enregistré beaucoup de crimes du 24 décembre 2018 au 02 janvier 2019, ça c’est trop.

En outre, le commissaire Sékou Koïvogui compte « rencontrer les taxi-motards pour leur dire qu’on ne roule plus sur une moto sans porter correctement le gilet. Et, l’autre aspect consiste à mettre en place des barrages dans les grands ronds-points à partir du 23 décembre jusqu’au 03 janvier de chaque année, des barrages dans les grandes artères pour qu’il y ait des ralentissements, pour éviter les cas d’accident. Et, j’envisage même faire une simulation, en plein jour. On met les barrières pour dire, tel jour, la police va faire des simulations pour prétendre à une éventuelle sécurisation pour le mois de décembre ».

Avec cet ambitieux programme, le patron de la police de N’zérékoré compte sur la bonne collaboration avec les populations locales pour arriver aux résultats escomptés. « Je demande l’engagement des services de sécurité. A la population, de respecter la voie légale et de ne pas avoir peur de la police et de remonter toutes les informations à temps sur les cas suspects dans les quartiers », a dit le commissaire Koïvogui.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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