Comme annoncé sur Guineematin.com, la troisième session du dialogue politique Guinée-Union européenne, au titre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou, s’est tenue hier, mercredi 30 janvier 2018, au Petit Palais à Conakry. Ces échanges, qui ont connu la participation du Premier ministre, de certains membres du gouvernement, des cadres de la délégation de l’UE et des ambassadeurs, ont pris fin sur une note de satisfaction, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son compte-rendu, la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine a dit que ce dialogue a permis au gouvernement et la délégation de l’UE de revoir leur coopération politique, économique et social. « Je crois que la conclusion est très satisfaisante. Tous les partenaires sont heureux de cette discussion franche et ouverte, et surtout ces dernières années de voir combien les ressources que l’Union européenne met à la disposition de notre pays ont augmenté. En 2008, nous étions à moins de 100 millions, après 2011, nous sommes à plus de 600 millions d’euros à la disposition de la Guinée. Et cela est un grand réconfort pour les populations guinéennes. Donc, les discussions nous ont permis de voir les résultats atteints dans les différents secteurs pour tout ce qui est gouvernance démocratique et transparence, mais pour tout ce qui est infrastructure et aussi développement social inclusif ».

La problématique liée à l’immigration clandestine a ponctué les débats lors de ce 3ème dialogue politique Guinée-UE. Sur ce point, Mamady Touré, ministre des Affaires étrangères, a dit que ça a été une opportunité pour le gouvernement guinéen de « faire valoir les acquis et aussi de montrer les défis qui sont là, que nous devons essayer de surmonter ensemble. On a insisté sur le fait qu’en ce qui concerne les migrants qui sont retournés, on n’a toujours pas une politique solide pour leur réinsertion. Ça, c’est un premier défi. Le deuxième défi, nous essayons de contrôler la migration irrégulière. Et, je pense qu’une des mesures qui peut nous aider à contrôler cela, c’est essayer de faciliter la migration régulière à travers la levée des restrictions de plus en plus sévères et pour l’obtention de visas. Et, je pense que la partie européenne a bien compris, noté cela. Donc, nous allons continuer nos efforts dans ce sens ».

Pour sa part, Josep Coll, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne, a dit qu’à part les questions du terrorisme, de l’emploi, des effets néfastes comme le changement climatique, la question qui préoccupe le plus l’Union européenne est l’immigration irrégulière. « C’est donc un des sujets que nous avons mis à l’ordre du jour et qui a été évoqué aujourd’hui. Je peux vous dire que demain, nous aurons une réunion au ministère des Affaires étrangères dans un cadre légèrement diffèrent, centré sur l’évaluation de notre coopération Guinée-Union européenne. L’objectif, c’est d’enrayer les départs illégaux, clandestins. Mais en parallèle, nous essayons d’améliorer les départs légaux. Les échanges universitaires, médicaux, mais aussi scientifiques, de businessman. Mais entre-temps, il faut quand-même aussi s’attaquer aux causes profondes de l’immigration que ça soit dans la région africaine où nous vivons ou que ça soit dirigé vers l’Europe », a dit le diplomate européen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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