Ministère des Pêches : « les redevances sont passées de 10 milliards à plus de 66 milliards de GNF »

Dans le cadre de la communication des membres du gouvernement, le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, Frédéric Loua a conféré avec la presse ce lundi, 29 juillet 2019. La démarche visait à présenter les réalisations faites ces dernières années et les perspectives du département. Frédéric Loua s’est réjoui des efforts déployés depuis plus de huit ans dans ce secteur, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un réceptif hôtelier de Conakry qui a servi de cadre à cette cérémonie. Dans ses propos liminaires, Frédéric Loua a rappelé que le président Alpha Condé, dès l’entame de son mandat et en application de son programme de société, a instruit et fourni tous les moyens nécessaires à l’organisation des états généraux du secteur des pêches, en 2013. Selon monsieur Loua, cette démarche visait à « établir le diagnostic du secteur et dresser la situation de référence aux fins d’identification des contraintes majeures afin de proposer des pistes de solution. Le diagnostic du secteur se caractérisait alors, entre autres, par : le manque de vision stratégique clairement définie et la faiblesse de la gouvernance du secteur ; l’insuffisance d’échanges d’expériences et d’informations à l’échelle de la sous-région, ainsi qu’avec les autres partenaires ; la faible connaissance des stocks ; les déperditions financières résultant des fausses déclarations sur les capacités des navires par les demandeurs de licence ».

Parlant des réalisations faites par son département ces huit dernières années, le ministre des Pêches a expliqué qu’il a été procédé « à l’actualisation de la politique sectorielle consignée dans le Document Cadre de Politique de la Pêche et de l’Aquaculture (DOCPA) et la mise en cohérence avec les directives adoptées sous l’égide de l’Union européenne. A propos de l’amélioration de la gouvernance, il convient de noter principalement : la séparation des fonctions de surveillance des pêches et d’émission des licences, qui est entièrement transférée à la direction nationale de la pêche maritime ; la sécurisation des licences de pêche ; la sécurisation de l’encaissement des redevances de pêche qui sont systématiquement versées sur les comptes du trésor public. Les redevances de pêche industrielle sont passées de moins de 10 milliards avant 2010 à plus de 66 milliards en 2018. La surveillance des pêches et la lutte contre la pêche INN sont une des priorités de mon département. L’Etat y a consenti d’importants efforts aux fins de renforcer les capacités nationales de suivi, de contrôle, de surveillance et de police des pêches ».

Par ailleurs, monsieur Loua a énuméré d’autres réalisations qui ont eu lieu, notamment sur le plan législatif. « Au nombre de ces efforts, on peut citer : la promulgation du nouveau code de la pêche maritime ; la mutualisation des moyens de surveillance maritime avec ceux de la préfecture maritime, de la marine nationale, de la gendarmerie maritime et des ONG internationales ; l’adoption de plusieurs décrets portant : instauration d’un régime de surveillance par satellite et de surveillance aérienne des pêches ; obligation d’équipements en dispositif de reportage par satellite des navires de pêche ».

En outre, le ministre des Pêches a indiqué que des efforts ont aussi été faits au niveau de la pêche continentale et de la pisciculture. « Les efforts de développement dans ce sous-secteur se sont focalisés, entre-autres, sur la construction de plusieurs infrastructures, notamment : des marchés aux poissons, des débarcadères de pêche continentale, l’aménagement de mares, l’importation de 30 mille alevins de machoiron, 10 mille alevins et 2000 géniteurs de Tilapia nilotica dans le cadre de l’initiative présidentielle », -t-il souligné.

En dépit de prouesses enregistrées dans son département de 2011 à nos jours, Frédéric Loua a fait savoir que de nombreux défis restent encore à relever. Au titre des perspectives, le ministre des Pêches a dit que dans les prochaines années, son département entend « réglementer et contrôler la qualité des intrants et matériels appropriés de pêche et d’aquaculture par la mise en place d’infrastructures de stocks ; soutenir la disponibilité continue du poisson sur le marché par la mise en place d’entrepôts de conservation, de transformation et de commercialisation ; renforcer le programme d’approvisionnement des populations en poisson à travers le développement de la pisciculture et le soutien à la pêche continentale ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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