Interpellation spectaculaire d’un charlatan à Labé : les précisions du procureur (vidéo)

10 octobre 2019 à 9 09 31 103110

Un détachement de l’Escadron Mobile N°8 de la Gendarmerie Nationale de Labé, accompagné du substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de ladite ville, Patrice Koma Koïvogui, vient de procéder l’interpellation spectaculaire d’un charlatan du nom de Mamadou Saïdou Bah et ses apprentis à Boléya, un secteur du quartier Tata I, relevant de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Cette mission a été dépêchée sur le terrain par le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé, Ansoumane DOUNO. « Vous vous parlez de marabout. Mais, pour moi c’est un escroc. Vous pouvez voir un marabout qui a le chapelet, il a des fétiches, il a tout ce qu’il faut ? Il a un grand nombre de matériel qui ne fait pas croire à un marabout. Ce sont des escrocs purement et simplement. Ce que je peux dire hein. Ce n’est pas un marabout. Pour moi, un marabout, c’est quelqu’un qui a appris le Coran, qui enseigne les gens, il fait prier les gens. Mais, ce n’est pas quelqu’un qui va, à l’aide de ce qu’il a, appeler le public pour pouvoir escroquer les gens, parce qu’il ne le fait pas gratuitement » a expliqué le procureur de Labé, Ansoumane DOUNO.

Le marabout et ses acolytes qui passent pour ses apprentis sont accusés de cas de viol sur des pauvres filles et femmes qui s’étaient aventurées vers Boléya pour se faire soigner par le charlatan. « Moi, j’étais couché chez moi la nuit, on m’a appelé pour dire attention monsieur le procureur est-ce que vous êtes au courant de ce qui se passe à Labé ? J’ai dit non moi je ne sais pas. Il dit à côté de l’aéroport, il y a un groupe d’éléments là-bas qui sont entrain d’arnaquer les gens. Ils se font guérisseurs et en plus de ça personne ne dort dans le quartier. Il y a la musique, quand vous y allez aussi, vous trouvez qu’ils sont tous sous. Il y a des filles qui sont nues. J’ai dit mais moi je ne suis pas au courant de ça. Je me suis renseigné. J’ai appelé le maire. Je lui ai dit est-ce que vous êtes au courant de ce qui se passe dans votre commune ? Il a dit effectivement qu’il a été informé qu’il y a des gens qui sont entrain de violer des filles. J’ai dit maintenant moi je prends mes dispositions. On a envoyé l’Escadron qui est parti interpeller les gens. Effectivement, ils ont trouvé qu’effectivement c’est comme ça. Je les ai fait accompagner par mon substitut. C’est pour éviter des dérapages. Mon substitut était avec eux », a-t-il ajouté.

Certaines autorités locales, cadres de l’administration et journalistes sont soupçonnés d’avoir des relations privilégiées avec le prévenu en question. Les pressions ont alors commencé sur le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance, Ansoumane DOUNO qui a déjà reçu certaines visites dans son bureau. « Ah bon ! Tout compte fait, quel quel soit, même pas ce dossier seulement. Tout dossier doit être mené à bon port. Mais, ce cas présent, moi je n’en veux pas à ceux qui interviennent. Je sais qu’ils n’ont aucune influence sur moi. C’est ça l’important. Ce qui est clair et certains ceux qui sont là aussi on les considère comme accusé. Tout accusé est présumé innocent. Je ne dis pas qu’ils sont coupables. Mais, c’est à nous maintenant de prouver qu’ils sont coupables. Il faut avec tous les éléments que nous avons trouvés sur eux, il y a des preuves. Il y a des fétiches, des gris-gris. Il y a toutes sortes de chose avec eux. Il y a des choses immaculées même peut-être de sang. C’est avec ça maintenant qu’ils font croire aux gens qu’ils sont capables de quelque chose » a-t-il insisté.

Les prévenus sont donc poursuivis pour « charlatanisme, usage et détention de drogue parce qu’ils donnent de la drogue aux gens. Les filles sont droguées. Quand vous venez par exemple pour vous soigner, on fait le breuvage là, on vous donne ça. Vous êtes venus habillé, vous vous réveillez nu. Vous comprenez ce qu’ils ont fait. Vous trouvez peut-être qu’on vous a violé ».

Parmi les chefs d’accusation, on parle aussi d’atteinte à la santé publique et de nuisance sonore…

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : un entrepreneur appelle à suivre le mot d’ordre de manifester lancé par le FNDC

10 octobre 2019 à 7 07 37 103710

Un entrepreneur du nom de Diallo Mouctar Kébé appelle ses concitoyens à suivre largement le mot d’ordre de manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le jeune entrepreneur, Diallo Mouctar Kébé, évoluant à Labé se montre vraiment remonté contre l’idée du changement de la constitution visant à ouvrir pour le président Alpha Condé la possibilité de postuler un autre mandat supplémentaire à la tête de l’Etat guinéen.

« C’est une manifestation prévue par tout le peuple de Guinée dans son ensemble. Vous savez, depuis l’accession à l’indépendance vers 1958, le peuple de Guinée est entrain de souffrir par le fait d’un même groupe. Aujourd’hui, c’est le tour du peuple de Guinée de défendre l’avenir des guinéens. C’est de défendre la jeune démocratie que nous voulons instaurer dans notre pays. A travers ces initiatives, le peuple de Guinée va prendre maintenant en main toutes les possibilités possibles pour contrecarrer cette mauvaise foi de notre gouvernement », a-t-il déploré.

C’est pourquoi, il rassure qu’il va prendre part à toutes les manifestations qui seront programmées par le FNDC pour lutter contre le changement de la constitution guinéenne et le 3ème mandat pour le président Alpha Condé. « Ce n’est pas seulement le combat d’un individu. Mais, c’est le combat d’un peuple. C’est le peuple en question dans ses différentes structures. C’est-à-dire, à travers la société civile, les mouvements, les partis politiques qui ont décidé maintenant de se lever, et mener le combat pour maintenir l’initiative de l’instauration de la démocratie en Guinée. Nous sommes donc prêts et nous allons le maintenir », a-t-il ajouté.

Il lance alors cet appel aux citoyens de Labé : « je vais dire à l’ensemble de la population que le destin de la Guinée ne peut être régit par les guinéens eux-mêmes. Ce n’est pas de rester à la maison et dire que je défends tel point et je ne suis pas d’accord avec tel autre. Il faut se lever et mener le combat. C’est un combat noble. La manifestation, c’est un droit constitutionnel. C’est cette constitution même que nous voulons défendre qui nous autorise de manifester », a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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DISCOURS DU PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT SANCTIONNANT LA CLÔTURE DES CONSULTATIONS

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Conakry, le 9 Octobre 2019

Mes Chers Compatriotes,

Je viens de remettre à Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, le rapport des consultations inclusives qu’il m’a fait l’insigne honneur de conduire.

A l’issue de l’exercice que nous venons d’achever, je voudrais réaffirmer ma profonde gratitude au Chef de l’Etat, dont la confiance et le soutien sont une source inépuisable de motivation dans les missions qu’il m’est donné d’accomplir au service de notre pays.

Pendant deux semaines, présidents d’institutions républicaines, leaders politiques, chefs religieux et acteurs de la société civile se sont relayés au siège de la Primature.

Avec enthousiasme et ferveur, ils ont fait entendre leurs voix, partagé leurs opinions et leurs recommandations sur les questions de préoccupation actuelle et sur le devenir de notre pays.

Cette image d’une Guinée capable d’assumer sa diversité d’opinions et sa pluralité politique en toute responsabilité, dans la sérénité et le respect mutuel est celle que nous avons la responsabilité collective de sauvegarder.

C’est le lieu pour moi d’exprimer mes sincères remerciements et mes chaleureuses félicitations à l’endroit de toutes ces forces vives de notre Nation, pour l’esprit patriotique et le sens élevé de responsabilité qu’ils ont éloquemment témoigné, en répondant à notre invitation.

Je me réjouis tout particulièrement d’avoir reçu et écouté des Hommes et des Femmes de toutes les générations, de divers horizons et diverses sensibilités.

Je suis tout aussi heureux d’observer que tous les participants ont témoigné leur attachement à la paix, à la consolidation du tissu social et à l’unité entre les filles et les fils du pays, pour surmonter ensemble les épreuves d’aujourd’hui et relever les défis de demain.

Conformément aux principes directeurs que j’annonçais dans ma déclaration à la veille de l’ouverture officielle de ces Consultations, notre démarche a consisté à écouter tout le monde, sans prendre parti ni ouvrir de débats, pour en rendre fidèlement compte à Monsieur le Président de la République.

Il lui revient à présent, dans la sagesse et la clairvoyance que nous lui connaissons, d’en tirer les conséquences pour le bien de notre pays.

D’ores et déjà, il nous a instruit de partager avec l’opinion nationale et internationale, à travers une publication sur le site officiel du Gouvernement, les avis qui ont été formellement exprimées à la faveur des Consultations.

Je vous invite donc à visiter le site officiel du gouvernement : www.gouvernement.gov.gn.

Il s’agit là d’une démarche de transparence dans la conduite des affaires publiques, qui permettra à tous les acteurs concernés de vérifier si leurs positions ont été fidèlement restituées, et aux citoyens d’être éclairés sur les choix exprimés.

Mes chers compatriotes,

En ayant eu la chance et le privilège d’écouter toutes les composantes de notre pays, la principale leçon que j’en tire est que notre société est en pleine mutation, avec des exigences nouvelles et des attentes plus accrues.

Les Guinéens aspirent à des conditions de vie meilleures mais ils sont désormais vigilants sur la gouvernance et souhaitent être associés dans les processus de prise de décision.

Nos compatriotes attendent de leurs gouvernants qu’ils soient plus proches d’eux, plus disposés à les écouter et à prendre en compte leurs desideratas.

Ils attendent aussi plus d’engagement, plus de volonté et de responsabilité de la part de tous les acteurs sociopolitiques pour maintenir la paix et la sécurité, indispensables au développement inclusif et durable.

Dans cette perspective, le dialogue est incontournable.

Pour ma part, je continuerai à tout mettre en œuvre pour entretenir un cadre permanent d’échange afin que toutes les composantes de la Nation puissent s’exprimer librement et participer activement aux grandes décisions qui engagent l’avenir de notre pays.

Je vous remercie.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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