Konkouré (Kollet) : le projet Souapiti opte pour une solution d’exclusion

3 octobre 2019 à 23 11 33 103310

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, plusieurs familles vivent encore sur le site de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet (préfecture de Télimélé). Impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, ces populations refusent encore de quitter leurs maisons avant d’être indemnisées. Et, face aux réclamations, le projet Souapiti aurait opté pour une solution d’exclusion qui ne prend en compte que les trois « familles influentes » du groupe encore présent sur le site. Une solution perçue à Konkouré comme une stratégie qui consiste à « diviser pour régner », a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, une « équipe technique » qui aurait été dépêchée par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, s’est récemment rendue à Konkouré pour rencontrer les familles encore présentes dans ce district. Cette équipe était allée travailler avec les familles encore réticentes de quitter les lieux afin d’évaluer leurs biens pour une éventuelle indemnisation. Malheureusement, au lieu de s’intéresser à toutes les personnes qui revendiquent sur le site, l’équipe technique n’aurait travaillé qu’avec « les familles influentes » du groupe des revendicateurs. « Ils ont dit que d’après leur ordre de mission, ils ne sont là que pour trois familles. Il s’agit des deux familles Cissé et la famille Diallo. Ils ont écarté la famille Kaba et la famille Bayo », a confié à Guineematin.com une source proche du dossier.

Trouvé sur place par notre envoyé spécial à Konkouré, Aboubacar Cissé, un des porte-paroles des familles qui vivent encore sur le site de konkouré, a confirmé cette information.

Aboubacar Cissé, un des porte-paroles des familles menacées d’inondation

« Lors de son dernier passage ici, le ministre de l’Energie nous avait promis qu’il allait envoyer deux équipes qui allaient travailler avec nous. Une pour les familles Cissé et Diallo ; et, l’autre pour les autres familles. Après dix jours, on a vu une équipe qui ne concerne que les familles Cissé et Diallo. Et, dans ça aussi, ils ont exclu deux bâtiments dont un de dix chambres… Quand on a demandé s’il y a une autre équipe, ils ont dit que leur ordre de mission ne parle que des familles Cissé et Diallo… Compte tenu de la situation actuelle, moi, je peux dire que ces gens-là veulent nous diviser pour qu’ils puissent régner dans le coin. Donc, moi, je peux dire qu’il n’y a rien de clair dans cette affaire. Parce qu’il y a au moins sept grandes familles qui sont là actuellement. Et, parmi ces familles, il y en a cinq qui n’ont pas sorti même une aiguille de leurs maisons à Konkouré », a expliqué Aboubacar Cissé.

En tournée de prise de contact avec les populations impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, les 16 et 17 septembre dernier, dans la région de Kindia, le ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, avait pourtant rassuré que « toutes les réclamations sont légitimes ». Il avait aussi donné la garantie aux familles réticentes de Konkouré que tous leurs avoirs seront indemnisés.

« Tous vos avoirs seront évalués. Même une aiguille ne sera pas omise. Si votre maison n’est pas encore construite sur le site d’accueil là-bas (à Kondombof), le projet va la construire pour que vous puissiez quitter le danger qui vous guète », avait déclaré Dr Cheick Taliby Sylla devant les populations de Konkouré qui venaient de lui soumettre une liste verbale de plainte.

Visiblement, les actes n’ont pas suivi les promesses du ministre Cheick Taliby Sylla. Car, pour l’heure, la réalité est toute autre sur le terrain. Et, elles sont nombreuses, les familles qui se lamentent encore sur le site de Konkouré.

Hadja Tiguidanké Cissé, habitante de Konkouré

« On est encore à Konkouré parce que nous sommes inquiets. On n’a pas été consultés pour Kondombof. On nous a promis une indemnisation qu’on n’a pas vue d’abord. Une fois, ils sont venus nous dire qu’ils vont nous indemniser dans deux semaines. Cela fait deux mois maintenant ; et, on n’a encore rien vu ! Donc, mettez-vous à notre place. Si celui qui a fait cette promesse vient vous dire de partir et qu’il vous indemnisera après, est-ce que vous allez partir ? On est vraiment inquiet… Tous nos voisins sont partis nous laisser ici. J’ai même envie de mettre mes mains sur la tête pour pleurer à chaude larmes. J’ai au moins cinq maisons qui n’ont pas été construites à Kondombof où on veut m’obliger à partir », a expliqué Hadja Tiguidanké Cissé, habitante de Konkouré.

De son côté, la veuve Madame Mamadou Hawa Diallo est désemparée. Avec ses onze enfants, elle se demande à quel saint se vouer face à cette situation qu’elle ne pouvait imaginer…

Mamadou Hawa Diallo, habitante de Konkouré

« On est encore à Konkouré parce qu’on n’a pas où aller. Là où vous me voyez, je suis orpheline de père et de mère. Mon mari aussi est décédé. J’ai onze enfants dont quatre appartenant à ma défunte coépouse. Ces enfants et moi, vivons tous de cette route que vous voyez ici. Car, c’est ici qu’on vend, de jour comme nuit, des boulettes, de la bouillie, des galettes… ils sont venus nous trouver en train de construire une grande maison en dur. Ils nous ont dit d’arrêter les travaux, tout en promettant qu’ils vont nous rendre une maison à Kondombof. Pendant que j’étais à l’hôpital avec mon mari, ils sont revenus dire qu’ils ne vont pas recenser la case où nous habitions. Aujourd’hui, cette case s’est écroulée, mon mari est décédé et je n’ai rien reçu de la part de ce projet. Je n’ai pas où aller avec mes enfants. Là où nous sommes actuellement à Konkouré, c’est quelqu’un qui nous a prêté cette maison… Comme ils ont dit qu’il faut obligatoirement qu’on aille à Kondombof, moi, je ne refuse pas d’y aller. Mais, qu’ils nous montrent au moins où entrer là-bas. On observe chaque jour la montée des eaux du fleuve. Et, s’ils veulent nous noyer ici, qu’ils nous le disent. En tout cas, nous sommes prêts à laisser nos vies ici, s’ils le souhaitent…S’ils nous montrent où aller, on partira sans problèmes », a indiqué Mamadou Hawa Barry au bord des larmes.

Pieds dans l’eau, Alpha Oumar Diallo demande au gouvernement de revoir le travail du projet Souapiti. « Le gouvernement a peut être envoyé des gens ici, mais il n’a pas eu des personnes qui osent lui dire la vérité. Ils ont dit qu’ils ont fini tous les programmes nous concernant. Ils disent qu’on refuse de partir ; mais, ils n’ont pas envoyé des camions pour transporter nos biens. Et, pire, ils n’ont pas construit les maisons qui doivent abriter ces biens. Je m’étais associé à deux autres personnes pour mettre en place à Konkouré une ferme avicole. On avait aussi trouvé des instruments pour l’exploitation de l’or. Toutes les missions qui sont venues à Konkouré sont allées voir ces installations. Quand le ministre est venu ici, ils ont parlé de deux familles. J’ai pris la parole pour dire qu’il y a beaucoup d’autres qui sont là avec des problèmes… Je suis aujourd’hui dans cette eau pour leur dire que ce n’est pas le feu qui arrive sur nous. S’ils nous évacuent avec nos biens, Dieu merci. S’ils ne le font pas, moi, je resterais ici. J’ai trois clôtures grillagées ici ; et, chaque clôture fait un kilomètre de long. Actuellement, je suis en train d’enlever les grillages. Mais, je ne vais pas bouger d’ici sans être indemnisé. Ceux qui sont venus nous recenser nous ont trompés. Au début, ils nous ont dit que si on le souhaite, ils vont nous indemniser en numéraire pour qu’on aille là où on veut. Ensuite, ils sont revenus dire que le président Alpha Condé a dit qu’il ne va pas donner de l’argent. Ceci, pour éviter que les familles ne se battent. On a accepté qu’ils construisent les maisons. Mais, aujourd’hui, ce n’est ni les maisons, ni l’argent… Ce n’est pas pour un refus que je suis dans cette eau aujourd’hui. Je suis là parce que je n’ai pas où aller. Et, je ne suis pas le seul. Nous sommes nombreux dans cette situation. Certains ont fui quand ils ont vu la crue. Mais, nous, nous sommes là encore. On est conscient qu’on est face à la mort comme ça. Mais, nous resterons ici tant que nous ne serons pas indemnisés… Nous demandons au gouvernement de revoir le travail de ce projet. Si c’est comme ça qu’il l’avait dit de faire, nous, on se remettra à Dieu. Mais, si ce n’est pas comme ça, qu’il nous rétablisse dans nos droits », a indiqué Alpha Oumar Diallo.

Bref, à voir la situation dans laquelle se trouvent certaines populations impactées par le projet Souapiti, on pourrait bien se demander si la mise en eau de ce barrage hydroélectrique n’est pas prématurée. Car, pendant que les eaux grossissent dans le fleuve Konkouré, certains site de réinstallation de déplacés sont encore vierges de toute construction. Ce, au grand dam des « sinistrés de Souapiti».

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta, envoyé spécial de Guineematin.com à Konkouré

Tel : 622 97 27 22

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Lycée Hoggo M’Bouro (Labé) : les quelques élèves qui sont venus n’ont pas vu les professeurs

3 octobre 2019 à 20 08 06 100610

Au Lycée Hoggo M’Bouro, dans la commune urbaine de Labé ce sont seulement quelques élèves et un seul enseignant sur les 8 programmés qui se sont présentés dans la matinée de ce jeudi, 3 octobre 2019, pour la rentrée scolaire 2019-2020, selon le chef de l’établissement, Ousmane Baïlo Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le proviseur du lycée Hoggo M’Bouro de Labé, Ousmane Baïlo Diallo a expliqué à un reporter de Guineematin.com avoir pris toutes les dispositions administratives pour la reprise effective des cours ce jeudi, 3 octobre 2019.

Ousmane Baïlo Diallo, proviseur du lycée Hoggo M’Bouro de Labé

« Comme prévu, aujourd’hui, c’est la rentrée officielle. Nous, à notre niveau, les dispositions qui devraient être prises pour conférer à l’ouverture une réussite ont été faites. Il s’agit notamment la préparation des documents pédagogiques, le défrichement, l’élaboration du calendrier de l’emploi de temps la tenue de la réunion avec le corps professoral. A l’heure où je vous parle tous les professeurs sont entrés en possession de leurs emplois de temps. Les salles de classe sont apprêtées », a-t-il indiqué.

Mais, les enseignants programmés pour ce premier jour ont brillé par leurs absences remarquables dans les salles de classe où des élèves se tournaient les pousses et échangeaient de tout et de rien.

« Ce matin, le peu d’élèves qui est revenu se trouve dans les salles de classe. Pour le moment, parmi les professeurs programmés, il n’y a qu’un seul en situation de classe. Les autres ne sont pas venus d’abords. Mais, les élèves qui sont venus continuent à attendre dans les salles de classe. Ici, on a 8 groupes pédagogiques, c’est donc 8 professeurs qui avaient été programmés » regrette-t-il.

Il est à préciser que le lycée Hoggo M’Bouro compte un effectif total de 780 élèves inscrits et en termes de besoins, l’établissement est confronté à l’épiné problème de vétusté des locaux et le manque de professeurs dans des disciplines essentielles.

« Le problème le plus criard, c’est la vétusté de nos locaux. Nous sollicitons à ce que les salles de classe soient rénovées. Et une extension à la longue. Après, nous avons besoin de compléter le personnel. Nous manquons d’un professeur de physique, d’un professeur de français, d’un professeur de géographie et d’un professeur de chimie. Le professeur de chimie qui était là a été nommé censeur au Lycée Wouro » a-t-il ajouté.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Guinée : Degg J Force 3, Banlieuz’art et King Alasko interdits de toutes activités

3 octobre 2019 à 19 07 28 102810

La décision est tombée ce jeudi, 03 octobre 2019. Les groupes Degg J Force 3, Banlieuz’art et l’artiste King Alasko sont interdits de toutes prestations scéniques et artistiques en République jusqu’à nouvel ordre. Cette décision est signée de l’Agence Guinéenne des Spectacles. Elle fait suite aux agissements dont se sont rendus coupables Abdoulaye M’Baye du groupe Degg J Force 3et Marcus du groupe Banlieuz’art à l’occasion du concert qui s’est tenu hier, mercredi 02 octobre 2019, sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry.

Concert organisé par le ministère des sports, de la culture et du patrimoine historique pour célébrer le 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Les deux stars de la musique urbaine guinéenne ont proféré des injures à l’encontre du journaliste culturel, Aly Bongo Léno, provoquant une bagarre sur scène. L’Agence prévient les intéressés que la violation de cette décision les expose à des poursuites judiciaires. Guineematin.com vous livre ci-dessous la décision de l’AGS.

La décision ici

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Collège Tata (Labé) : besoin urgent de professeur de mathématiques et de surveillant général

3 octobre 2019 à 19 07 02 100210

En ce début de l’année scolaire 2019-2020, le collège de Tata situé dans la commune urbaine de Labé exprime un besoin urgent de professeur de mathématiques et de surveillant général pour bien encadré son effectif pléthorique en vue de bon résultat académique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Ce jeudi, 3 octobre 2019, la rentrée des classes pour l’année scolaire 2019-2020 n’avait aucun engouement au Collège d’Enseignement Général de Tata, situé dans la commune urbaine de Labé.

Labilé Joseph Doualamou, principal du collège Tata

« Toutes les salles sont prêtes pour recevoir les élèves. Les professeurs vont comme ça en classe pour occuper les premiers élèves venus. On a deux promotions par matin. Les deux 9ème et les deux 10ème. Mais, vu le nombre un peu réduit, les deux classes sont réunies dans une seule salle. Nous sommes entrain de faire les 10ème à part, les 9ème à part. Les deux professeurs sont donc en classe pour le moment » explique le principal, Labilé Joseph Doualamou.

Cet établissement scolaire du public compte 8 groupes pédagogiques pour un effectif total estimé à 1.362 élèves répartis en 8 salles de classes : 4 groupes le matin et 4 groupes le soir.

« Par rapport aux statistiques de l’année dernière, nous avons 1.080 élèves. Cette année, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) nous a envoyé, si je ne me trompe pas, le papier est là, 282 » nouveaux collégiens venus des écoles primaires de Tata I, Tata II, Maléah, Safatou I, N’diôlou, Pelle et Djoukki.

« Le total fait 282 en 7ème Année. Ils seront divisés en deux groupes. On aura au minimum 130 par salle » ajoute le principal du collège.

Le chef de l’établissement explique qu’il n’a besoin que d’un seul professeur de mathématiques pour compléter le corps professoral composé exclusivement d’enseignants émargeant à la fonction publique guinéenne. Mais, pour canaliser son effectif pléthorique il dit aussi avoir besoin d’un surveillant général.

En raison des résultats catastrophiques qu’il a enregistrés l’année dernière au BEPC estimés à près de 20%, Labilé Joseph Doualamou rassure avoir pris la décision de renforcer la rigueur dans la gestion de son administration scolaire.

« Les parents d’élèves ont complètement démissionné dans le suivi de leurs enfants. Ils doivent nous aider non seulement à ce que les élèves répondent à l’heure, à l’école, mais aussi, vous savez actuellement dans les écoles il y a des sortes d’habillements que les enfants portent et que les parents voient. Ils viennent à l’école avec ça. Nous voudrions donc que les parents nous aident à ce que ces habillements changent. Moi, j’ai pris les dispositions pour cette année, il est formellement interdit qu’il y ait un téléphone à l’école. Je prends un téléphone dans les mains d’un élève, il sera confisqué pour des mois précis. On demande donc parents d’éviter que les élèves envoient le téléphone à l’école. J’ai décidé aussi que tout élève de la 10ème Année doit obligatoirement faire la révision. Si vous ne faites pas la révision, nous nous allons prendre des sanctions énormes. Et cette rigueur, vous avez vu la réaction ce matin, les élèves venus sans tenues correctes ont été renvoyés. Dès le lundi, tout sera en ordre. Le portail sera fermé à 8h 00. Celui qui ne vient pas à l’heure, ne sera pas reçu en classe » a-t-il prévenu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rentrée des classes à Kindia : les élèves brillent par leur absence dans les écoles

3 octobre 2019 à 18 06 51 105110

Comme le redoutaient de nombreux observateurs, la réouverture des classes en milieu de semaine n’a pas attiré les apprenants dans les écoles ce jeudi, 03 octobre 2019, à travers la Guinée. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les élèves ont brillé par leur absence dans les établissements scolaires. C’est le cas à Kindia où les élèves ne sont pas venus pour cette ouverture des classes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la commune urbaine de Kindia, de l’élémentaire au lycée en passant par le collège, les élèves ont posé un lapin aux encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide.

Pourtant, les chefs d’établissements et les enseignants programmés pour cette première journée ont très tôt rallié les écoles de la place. Mais, malgré leur engagement pour une rentrée scolaire réussie, ce premier jour de classe est resté morose. Les élèves n’ont pas été au rendez-vous.

C’était le cas au lycée Franco-arabe Thierno-Djibiyah où il n’y avait pas l’ombre d’un seul élève. Le constat est le même dans la plupart des écoles de la commune urbaine de Kindia. Les quelques exceptions sont à noter au lycée du 28 septembre, où il y avait 7 élèves dans deux salles différentes, aux lycées Sambaya et Bamban, ainsi que les collèges Tafori et Sarakoléah où le nettoyage était en cours.

Ibrahima Kaba

D’ailleurs, à l’école primaire de Condetta, la cour était occupée par des jeunes footballeurs, en lieu et place des élèves. Ce, au grand dam d’Ibrahima Kaba, 1er responsable de cet établissement scolaire. « Ce matin c’est l’ouverture officielle des classes. Comme vous l’avez constaté, tous les enseignants sont là ; mais, il n’y a aucun élève. Donc, je demande aux parents d’élèves de laisser les enfants venir à l’école, parce qu’une fois que l’école ouvre ses portes, le travail commence. Et, si on chôme dès le départ, on sera obligé de retarder parce que tout est comptabilisé sur l’emploi de temps. Donc, ils doivent prendre conscience car les enseignants sont là, prêts à les enseigner », a-t-il laissé entendre.

Theirno Aliou Sylla

De son côté, Thierno Aliou Sylla, le principal du collège de Kindia 4, met cette absence des élèves sur le dos de leurs parents. « Tous les professeurs qui étaient programmés ce matin sont venus. Même ceux qui n’étaient pas programmés sont là. Mais, les élèves ne sont pas venus. Cela relève de la responsabilité des parents. Nous, nous sommes prêts à commencer les cours. Mais, les élèves ne sont pas venus. On les attend quand même. Tu sais d’habitude, ça se passe comme ça ici. L’Etat dit l’ouverture c’est telle date, les élèves eux aussi disent : on vient tel jour », a révélé Thierno Aliou Sylla.

Mohamed Lamine Soumah

Trouvé à Condetta1, Mohamed Lamine Soumah, élève en 4ème année, dit n’avoir trouvé aucun camarade dans son école. « Je suis venu pour suivre les cours. Je n’ai trouvé aucun camarade sur place, le directeur m’a dit de rentrer et de revenir le lundi prochain », a-t-il confié.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kérouané : Dr. Mohamed Diané aux « politiciens du passé »

3 octobre 2019 à 18 06 28 102810
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale

« Certains nous disent qu’ils ont soutenu le référendum de 2001 parce que le président qui les a licencié et humilié publiquement pour faute lourde était un bon président. Ce sont des politiciens du passé. Ils ont leur place dans les musées de l’incompétence », a notamment dit Dr. Mohamed Diané dans un meeting animé ce jeudi, 03 octobre 2019, à Karouané.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité du discours du ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles et de la Défense nationale :

Mesdames et Messieurs

Militantes et militants

Permettez-moi tout d’abord, au nom de la délégation qui m’accompagne, de vous remercier très sincèrement pour cette grandiose et fervente mobilisation dans cette belle et historique ville de Kérouané, berceau de l’Almamy Samory Touré, l’un des poumons de notre grand parti, le RPG-Arc-en-ciel.

Ma joie est d’autant plus grande que je reconnais dans la foule de nombreux visages qui ont participé avec nous, aux côtés du président Alpha Condé, à l’implantation du Rassemblement du peuple de Guinée non seulement à Kérouané, mais aussi partout à travers le pays. Une présence permanente qui dénote de votre indéfectible soutien aux principes de notre formation politique et votre fidélité inébranlable à son fondateur, notre bien aimé président Alpha Condé.

Depuis 1991 et bien avant pour certains d’entre nous, grâce à nos efforts communs, à notre détermination, militantes et militants, le RPG a su traverser les épreuves et les turbulences de son histoire pour se hisser au sommet de l’arène politique guinéenne.

C’est une place que nous occupons non pas par le fait du hasard, mais par la force du travail bien fait, couronnement de notre lutte pacifique et de nos immenses sacrifices pour le triomphe de nos idéaux. Cette place de leader, le RPG continuera de l’occuper en Guinée à travers l’implication personnelle de chacun de nous et plus particulièrement à travers l’engagement constant de vous les jeunes de la nouvelle génération.

J’en ai la ferme conviction : aussi longtemps que vous le déciderez jeunes de Kérouané et d’ailleurs, notre parti dirigera les destinées de la Guinée pour les prochaines décennies. Parce que notre pays, pour son développement harmonieux, a besoin de tous ses fils rassemblés au sein justement du Rassemblement du peuple de Guinée Arc-en-ciel.

Nous sommes, nous l’avons démontré au cours des neuf dernières années, ceux qui ont permis à la Guinée de sortir, certes petit à petit, mais résolument de la pauvreté. Nos résultats sur le terrain sont éloquents. Il serait fastidieux de les citer tous ici. Nous avons remis tous les compteurs économiques au vert alors que tout le monde sait qu’ils étaient au rouge en 2010 ou tout simplement éteints par la mauvaise gouvernance qui a caractérisé la gestion de ceux qui veulent nous donner des leçons aujourd’hui.

Or, tous les observateurs sont unanimes là-dessus : la Guinée renoue avec la croissance dans tous les domaines. C’est un bilan positif à l’actif de notre champion, le président Alpha Condé mais aussi celui de tous les Guinéens qui ont accepté d’appliquer sur le terrain, le programme de société élaboré par notre parti, le seul véritablement national et qui a su, par sa politique sociale, réconcilier les Guinéens avec eux-mêmes pour gagner ensemble le pari du développement.

C’est un vaste chantier que le Président Pr. Alpha CONDE a ouvert puisque tout était à faire à son arrivée au pouvoir. D’autres défis restent ainsi donc à relever. Nous en sommes conscients. Nous nous investissons de toutes nos forces pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour les militants, le président Alpha Condé l’a annoncé récemment : chacun bénéficiera progressivement de l’attention particulière du parti.

C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, nous devons refuser la falsification de notre histoire récente et clamons haut et fort que nous sommes le fer de lance de la démocratie guinéenne. Pour la jeune génération, nous avons l’obligation de rétablir la vérité des faits pour empêcher les vendeurs d’illusion et autres imposteurs de faire prospérer leurs contre-vérités.

Je profite de l’occasion pour vous exhorter à resserrer les rangs, à redoubler de vigilance car d’importantes échéances électorales nous attendent. Nous devons faire le plein des voix partout, pour démontrer aux yeux de tous, la solidité de notre parti. C’est le moment donc de vérifier auprès des différents démembrements de la CENI l’effectivité de votre inscription sur les listes électorales. Votre voix compte mais vous ne pouvez exercer votre droit de vote que lorsque vous êtes régulièrement recensés.

Soyez prêts à répondre à l’appel du parti et du président. Que personne ne vienne vous vendre des rêves irréalisables. Ceux qui vous promettent monts et merveilles ont déjà tellement mal géré ce pays que personne ne leur plus le moindre crédit. Ils ne peuvent rien apporter de positif à la Guinée. Ce sont des politiciens du passé, ils ont leur place dans les musées de l’incompétence. D’ailleurs, à propos du passé, certains nous disent qu’ils ont soutenu le référendum de 2001 parce que le président qui les a licencié et humilié publiquement pour faute lourde était un bon président. Alors nous leur disons que le président Alpha Condé qui leur a rendu l’honneur perdu en leur octroyant un statut particulier avec tous les privilèges y afférents… est le meilleur président.

Oui le président Alpha Condé est un démocrate convaincu, c’est un homme de paix qui a refusé de gouverner des cimetières en 1993 lorsque son incontestable victoire aux présidentielles lui fut volée, ses militants et responsables de son parti maltraités ou tués. Les martyrs de Kérouané par exemple et tous les autres demeurent à jamais dans nos cœurs. Nous avons pardonné mais nous n’avons rien oublié.

Depuis 1988 lorsque l’UJP céda la place au RPG (Rassemblement des Patriotes Guinéens) né de la fusion de l’UJP et d’autres organisations et de patriotes, nous avons parcouru un long chemin. En commençant par la création du journal «Malanyi» qui signifie « Rassemblement » en soussou. C’est ainsi que l’implantation de plus en plus importante du mouvement à travers le pays a engendré l’adhésion de militants d’horizons divers dont le point commun était la lutte pour l’instauration d’une véritable démocratie.
Tirant les leçons de cet élargissement, le mouvement remplaça «Patriote » par « Peuple ». Ce fut désormais le Rassemblement du Peuple de Guinée. Il vous souviendra que le RPG s’est implanté progressivement et clandestinement dans les quatre régions de la Guinée. Au cours de cette période difficile de clandestinité, il développa une vaste campagne de sensibilisation des populations pour un véritable changement. C’est dans ces circonstances qu’en 1991, la direction du parti demanda à son leader de rentrer définitivement au pays. Ce qu’il fit le 17 mai de la même année, malgré la farouche opposition du régime d’alors. C’est ce retour triomphal qui a défoncé les portes d’un système inadéquat, permettant ainsi l’essor du multipartisme intégral. Une date historique avec des retombées bénéfiques pour la démocratie guinéenne que nous célébrons aujourd’hui en différé.
La jeunesse a besoin de s’approprier de ce passé glorieux de notre formation politique pour continuer notre marche victorieuse. Le président Alpha Condé, à l’écoute de vos préoccupations, compte entièrement sur vous. Il me charge de vous transmettre ses chaleureuses félicitations ainsi que ses vifs remerciements.

Militantes et militants, lorsque vous vous engagez pour une cause, le Président sait qu’elle est gagnée d’avance. Alors n’ayez crainte d’exprimer vos opinions. Vous avez le droit de le faire, librement, partout en Guinée.

Bonne fête !

Vive la Guinée

Vive le président Alpha Condé

Vive le RPG-Arc-en-ciel

Vive Kérouané

Je vous remercie.

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Rentrée scolaire : l’appel du DPE de Mamou aux parents d’élèves

3 octobre 2019 à 18 06 18 101810

Comme partout en Guinée, la rentrée scolaire a été plutôt morose ce jeudi, 03 octobre 2019, dans la commune urbaine de Mamou. Malgré la présence massive des enseignants et encadreurs dans les écoles, les cours n’ont pu démarrer en cette première journée de la nouvelle année scolaire. La faute à l’absence des élèves qui ont boudé l’ouverture des classes, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Du lycée Grand-Ducal en passant par les lycées Cabral, Elhadj Aboubacar Doukouré, Elhadj Boubacar Barry jusqu’à l’école primaire de Pétèl et de Gallé Koumbassa, le constat était le même ce jeudi, 03 octobre 2019, dans la commune urbaine de Mamou. Partout, les responsables d’écoles et les enseignants étaient présents, mais pas les élèves. Ces derniers ont carrément boudé l’ouverture des classes. Seul au Groupe scolaire privé Emmaüs Bambino, où on notait la présence de quelques élèves. Parmi eux, Elhadj Aliou Barry, élève en classe de 10ème année dans cette école.

Elhadj Aliou Barry, 10ème année au groupe scolaire privé Emmaüs Bambino

« Je suis très content de revoir mes amis après trois mois de vacances. Je suis très content de reprendre les cours. Je rêve de finir mes études et devenir un cadre pour servir mon pays. Beaucoup de mes amis n’ont pas répondu aujourd’hui mais je leur demande de revenir à l’école. Je demande encore aux enseignants de Mamou de faire une pression sur les élèves pour freiner les échecs massifs à Mamou. A nos parents d’élèves de penser à l’éducation de leurs enfants », a lancé ce candidat au BEPC à venir.

A l’occasion de cette rentrée scolaire, Mamady Magassouba, le directeur préfectoral de l’éducation de Mamou, en compagnie du directeur national de l’enseignement secondaire et le préfet de Mamou, ont sillonné les différents établissements scolaires de la ville pour faire le constat sur le terrain et s’entretenir avec les acteurs présents. A l’issue de cette tournée, le DPE a lancé un appel à l’endroit des parents d’élèves.

Mamady Magassoba, Directeur préfectoral de l’éducation de Mamou

« Nous invitons les parents d’élèves à nous aider pour faire venir les enfants à l’école. J’avais dit aux autorités d’écoles de recevoir les enfants pendant ces trois jours même sans tenue scolaire si les parents ne sont pas à jour. Nous voudrions que les cours démarrent maintenant, car on prépare les examens dès l’ouverture de classes. Je prie Dieu en fin d’année, qu’on dise que Mamou a changé complètement », a souhaité Mamady Magassouba.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657 343 939/625 698 919

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Rentrée scolaire : les cours n’ont pas repris à Boké

3 octobre 2019 à 18 06 02 100210

La reprise des cours au compte de l’année scolaire 2019-2020 n’a pas été effective ce jeudi, 03 octobre 2019, dans la commune urbaine de Boké. Et pour cause, les élèves ont boudé la rentrée scolaire, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Tôt ce jeudi, les encadreurs et les enseignants des différentes écoles de la ville de Boké ont rallié leur lieu de travail. Selon Youssouf Bah, le censeur du lycée Filira, ils étaient tout à fait prêts pour entamer les cours. Mais, les élèves n’ont pas du tout répondu présent. « Tout était prêt pour commencer les cours : l’emploi du temps est disponible et les professeurs étaient là avec leur préparation. Malheureusement, les élèves n’ont pas répondu à l’appel », regrette monsieur Bah.

Youssouf Bah, censeur du lycée Filira

La situation est la même dans tous les établissements scolaires publics et privés de la commune urbaine. Une situation qui serait due au fait que l’ouverture des classes est intervenue en milieu de semaine, estime Alhassane Kaltamba, enseignant au groupe scolaire Franco-arabe Ansar Islam de Boké.

« Vous savez, les enfants ont pris la mauvaise habitude de ne pas venir à l’école quand l’ouverture tombe en milieu de semaine. Chez nous ici, on a eu que 12 élèves présents sur un effectif estimé à plus de 300 élèves. Pourtant, nous sommes une école privée », a dit cet enseignant.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Guinée : les droits de l’opposition sont menacés alors que le président réfléchit à un 3ème mandat controversé

3 octobre 2019 à 17 05 36 103610

Depuis plus d’un an, le gouvernement de la Guinée interdit de fait les manifestations de rue en invoquant les risques pour la sûreté publique, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les autorités locales ont interdit au moins 20 manifestations. Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les personnes qui défiaient l’interdiction, et ont arrêté des dizaines de manifestants.

La Guinée traverse actuellement une période d’incertitude politique, dans l’attente d’une déclaration du président Alpha Condé au sujet de son intention ou non de réviser la constitution afin de pouvoir briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle de 2020. Une coalition de partis d’opposition et d’organisations de la société civile a annoncé qu’elle emploierait   « tous les moyens conformes à la loi » pour s’opposer à tout amendement de la constitution.

« Dans un contexte de débat politique acharné en Guinée, il est plus important que jamais de protéger le droit de manifester pacifiquement », a déclaré Corinne Dufka, directrice pour l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch. « Interdire les manifestations prive les partis politiques et les autres groupes dun moyen légitime dexprimer leur opposition ou leur soutien aux plans et politiques du gouvernement. »

En juin et août 2019, Human Rights Watch a mené des entretiens avec plus de 40 personnes sur la façon dont les autorités réagissent aux manifestations, notamment avec des représentants du parti au pouvoir et de l’opposition, des membres du Front national de la défense de la Constitution (FNDC) – la coalition de partis d’opposition et de groupes non gouvernementaux opposés à tout révision constitutionnelle – ainsi que des avocats, des journalistes, des organisations de défense des droits humains et des diplomates. Human Rights Watch a mené des entretiens en personne à Conakry, ainsi que par téléphone, ou via des canaux de communication sécurisés, avec les personnes se trouvant à l’intérieur du pays.

Le parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple Guinéen (RPG), a publiquement appelé à une nouvelle constitution qui, d’après les partisans d’Alpha Condé, l’autoriserait à briguer un troisième mandat présidentiel. Condé lui-même n’a pas dit s’il a l’intention de se représenter, mais le 4 septembre, il a demandé à ses ministres d’entreprendre des « consultations » à propos d’une nouvelle constitution. La coalition d’opposition a promis de descendre dans la rue si Condé poussait en faveur d’un nouveau texte. « Cest le calme avant la tempête », a résumé à Human Rights Watch un diplomate basé à Conakry.

La loi guinéenne protège le droit de manifester, mais exige que les manifestants avisent les autorités locales avant la marche ou le rassemblement public qu’ils prévoient. Les autorités locales ne peuvent interdire une manifestation prévue que s’il existe « un danger avéré pour lordre public ».

Pourtant, depuis juillet 2018, les partis d’opposition ainsi que le FNDC accusent le gouvernement de demander aux autorités locales d’interdire toutes les manifestations. D’après eux, aucune de leurs manifestations n’a été autorisée durant cette période. Ils ont montré à Human Rights Watch des exemples d’une vingtaine de lettres qu’ils disent avoir reçues des autorités locales interdisant les manifestations.

Des membres du parti au pouvoir ont également cité en exemple certaines de leurs propres manifestations qui ont été interdites par les autorités locales ; toutefois, des dirigeants du FNDC notent que les ministres du gouvernent peuvent organiser sans ingérence des événements pour promouvoir une nouvelle constitution.

Human Rights Watch a aussi documenté au moins quatre occasions en 2019 où les forces de sécurité avaient arrêté des manifestants opposés à une nouvelle constitution, et dispersé de force des manifestations qui s’étaient tenues malgré l’interdiction. « Nous voulions nous réunir, pas faire quoi que ce soit de violent », a expliqué un membre du FNDC qui a été arrêté le 13 juin à N’Zérékoré. « Jai été menotté, poussé dans un pick-up, amené au poste de police, déshabillé et enfermé dans une cellule. »

Le Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, qui selon les organisations guinéennes de défense des droits humains a imposé l’interdiction de manifestation en juillet 2018, n’a pas répondu à une lettre du 13 septembre de Human Rights Watch.

D’autres responsables du gouvernement, cependant, ont affirmé qu’une interdiction des manifestations était nécessaire pour protéger la sûreté publique. De nombreuses manifestations tenues lors des dernières années en Guinée ont débouché sur des violences, les manifestants jetant des pierres et d’autres projectiles, et les forces de sécurité se servant de gaz lacrymogène, de canons à eau et parfois d’armes à feu.

« Les manifestations sont interdites pour le moment dans tout le pays. », a affirmé Souleymane Keita, conseiller du président Condé et chargé de communication du RPG. « Chaque fois qu’il y a une manifestation, il y a des morts. Le rôle le plus important de lÉtat est la préservation de vies. » Depuis que Condé est arrivé au pouvoir en 2010, des dizaines de manifestants ont été abattus par les forces de sécurité, et plusieurs agents de police et de gendarmerie ont été tués par des manifestants violents.

Mais l’interdiction généralisée de toute manifestation ne constitue pas une réponse adaptée au risque de violence lors des manifestations, a déclaré Human Rights Watch. De plus, il y a peu de chances que cela dissuade les manifestants de descendre dans la rue si Condé évoque un troisième mandat.

Le gouvernement guinéen devrait plutôt collaborer avec les partis politiques et les autres groupes afin de mettre en place des critères publics guidant les autorités locales pour déterminer si les manifestations devraient avoir lieu. Ces critères devraient notamment inclure une procédure d’évaluation des risques de sécurité que présente une manifestation planifiée.

Par ailleurs, toutes les décisions d’interdiction des manifestations devraient pouvoir faire l’objet d’un examen judiciaire indépendant. Les actions visant à prévenir et arrêter les violences lors des manifestations devraient être proportionnées, respectant le droit fondamental qu’est la liberté de réunion.

« Le droit de manifester pacifiquement est un pilier de la gouvernance démocratique et un outil essentiel pour donner forme aux politiques et débats publics », a déclaré Corinne Dufka. « Le gouvernement guinéen devrait agir rapidement pour trouver une façon de respecter le droit de manifestation tout en protégeant la sûreté publique. »

Violence des manifestations et de la réaction policière

Les protestations dans la rue servent depuis longtemps, en Guinée, à exprimer l’opposition aux politiques gouvernementales. En 2006 et 2007, les syndicats et d’autres groupes avaient organisé des grèves d’ampleur nationale pour protester contre la mauvaise gouvernance et la détérioration de l’économie sous la présidence de Lansana Conté. Les forces de sécurité, en de multiples occasions, avaient fait feu sur des manifestants non armés, tuant de nombreuses personnes. En 2009, les partis d’opposition et d’autres groupes avaient organisé une manifestation pacifique contre la tentative du président de l’époque et chef de la junte, Dadis Camara, de se présenter à l’élection présidentielle. Les forces de sécurité avaient de nouveau ouvert le feu sur des manifestants, tuant plus de 150 personnes.

Après être arrivé au pouvoir suite aux élections de 2010, le gouvernement du président Condé a nettement amélioré le respect de la liberté de réunion et la professionnalisation des forces de sécurité, notamment en veillant à ce que la gendarmerie et la police, et non pas l’armée, soient chargées des opérations de sécurité. Une loi de 2015 sur le maintien de l’ordre public a également amélioré le contrôle citoyen de la façon dont les forces de sécurité réagissent aux manifestations.

Avant l’interdiction de manifestations imposée en 2018, les autorités locales autorisaient typiquement certaines manifestations de l’opposition, tout en les interdisant lors des périodes de forte tension politique ou en cas de désaccord sur l’itinéraire proposé.

Cependant, nombre des manifestations qui se sont tenues depuis l’arrivée de Condé au pouvoir ont abouti à des violences entre les membres des forces de sécurité et les manifestants, ou entre des partisans du gouvernement et des opposants. Des dizaines de manifestants et deux agents des forces de l’ordre ont été tués en 2012-2013, avant les élections législatives. Au moins douze personnes ont été tuées, et un grand nombre blessé, avant et après l’élection présidentielle de 2015. Human Rights Watch a étudié de façon détaillée l’usage excessif de la force, les arrestations arbitraires et la criminalité lors de la réaction de la police et de la gendarmerie aux manifestations.

Mais malgré le risque de violence pendant les manifestations, leur interdiction absolue viole le droit relatif aux droits humains. Les interdictions générales ne permettent pas d’évaluer si, en fonction des circonstances, une manifestation spécifique pourrait avoir lieu. Une manifestation particulière ne devrait être interdite que s’il s’avère qu’aucune autre mesure moins sévère ne permettrait d’atteindre le but légitime visé, tel que le maintien de la sûreté publique.

Interdiction des manifestations

L’interdiction actuelle des manifestations en Guinée a démarré en juillet 2018, alors que le gouvernement faisait face à une série de protestations de la part de partis politiques, de syndicats et d’autres groupes de la société civile, portant sur des élections locales qualifiées de frauduleuses, l’augmentation du prix du carburant ou encore l’incapacité du gouvernement à résoudre un mouvement de grève enseignant. Beaucoup de ces protestations avaient débouché sur des incidents violents entre les manifestants et les forces de sécurité.

Deux organisations guinéennes de défense des droits humains, qui ont déposé plainte devant la Cour suprême le 18 juillet pour contester l’interdiction de manifestations, affirment que le 23 juillet 2018, le général Bourema Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a adressé une note aux autorités locales pour leur demander d’interdire les protestations de rue jusqu’à nouvel ordre. Les autorités locales se référaient à cette circulaire dans trois des lettres envoyées aux partis de l’opposition ou à la coalition du FNDC pour interdire leurs manifestations, dont une lettre envoyée le 12 juin. Le général Condé n’a pas répondu à une lettre de Human Rights Watch lui demandant de confirmer s’il a délivré cette interdiction de manifestation et si elle reste toujours en vigueur.

Dans des cas où les opposants au gouvernement défiaient les interdictions des manifestations pour s’opposer à une nouvelle constitution, ou n’avaient pas avisé les autorités de la manifestation qu’ils planifiaient, les forces de sécurité guinéennes ont réagi, à quatre occasions au moins en 2019, en tirant des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants ou en arrêtant certains participants.

Le 31 mars à Coyah, les forces de sécurité ont arrêté plusieurs activistes qui brandissaient des pancartes proclamant : « Non au troisième mandat ».   Après plusieurs jours, ils ont été libérés sans inculpation.

Le 5 avril, plus d’une dizaine de membres du Bloc libéral, y compris le leader de ce parti politique, Faya Millimono, ont été arrêtés à Conakry pour avoir organisé un sit-in protestant contre l’extension du mandat de l’Assemblée nationale au-delà de la limite de cinq ans fixés par la constitution. Les manifestants, une vingtaine de personnes selon un participant, tenaient une bannière proclamant « Si vous glissez, il va glisser et la Guinée va tomber » – une allusion à un éventuel troisième mandat du président Condé.

« Nous navions pas avisé les autorités locales car nous ne pensions pas que cétait obligatoire, pour un simple sit-in », a déclaré une activiste qui faisait partie des deux personnes arrêtées. « Les policiers ont tiré des grenades lacrymogènes vers nous. Certains se sont enfuis, mais dautres, comme moi, étaient en train de suffoquer, alors nous nous sommes juste assis. Nous avons été arrêtés, mais libérés dans la soirée. » Cette activiste a témoigné qu’avant de la libérer, un juge guinéen l’avait avertie que si elle prenait part à de nouvelles manifestations, elle serait placée en détention. « Depuis, je nose plus participer à des activités politiques », a-t-elle confié.

Les Lignes directrices de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur la liberté d’association et de réunion en Afrique, émises par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, exigent que les manifestants ne soient pas dispersés et ne fassent pas l’objet de sanctions pénales simplement parce qu’ils n’ont pas avisé les autorités. Les manifestations ne devraient être dispersées que si cela est strictement nécessaire pour protéger la sûreté publique.

Le 4 mai, les forces de sécurité ont arrêté sept partisans du FNDC lors d’une visite du président Condé à Kindia. Le 2 mai, le maire de la ville avait interdit une manifestation prévue par ce groupe pour le 4 mai parce que les organisateurs se proposaient de l’organiser dans le stade où Condé allait s’exprimer. Pour un tel cas, les lignes directrices relatives aux droits humains suggèrent que les autorités locales et le FNDC auraient dû immédiatement œuvrer à identifier un autre lieu acceptable pour la manifestation. Au lieu de cela, le 4 mai, les manifestants ont tenté de marcher en direction du stade. Les gendarmes ayant bloqué leur itinéraire, la marche s’est poursuivie vers le centre-ville de Kindia, où les forces de sécurité ont arrêté quelques manifestants.

Plusieurs autres partisans du FNDC à Kindia, qui eux ne participaient pas à la manifestation, ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’entrer dans le stade où Condé faisait son discours. Ils affirment qu’ils ont été arrêtés de façon arbitraire parce qu’ils portaient des T-shirts aux couleurs de l’opposition. « Je portais un T-shirt pro-FNDC », a ainsi témoigné Boubacar Barry, une des personnes arrêtées. « Et jai vu quelqu’un dautre qu’on empêchait dentrer et qu’on a détenu parce qu’il avait un T-shirt avec Cellou Dalein [un leader de lopposition]. » Un autre homme a confié qu’on l’avait arrêté parce qu’il portait un T-shirt à l’effigie de Sidya Touré, un autre leader de l’opposition.

Tous ceux qui ont été arrêtés à Kindia le 4 mai ont été jugés, reconnus coupables d’atteinte à l’ordre public le 7 mai, et condamnés à trois mois de prison et une amende de 500 000 FG (54 USD). Ce verdict a été annulé en appel le 13 mai et les manifestants ont été libérés. Le président du tribunal, a-t-on rapporté, a également ordonné la restitution des T-shirts confisqués lors des arrestations.

Le 11 juin, le maire de N’Zérékoré a interdit une manifestation de la coalition prévue le 13 juin, citant la nécessité de préserver l’ordre public et « la décision de [sa] tutelle [le ministère de lAdministration du territoire et de la Décentralisation] interdisant toute marche ». Les leaders du FNDC ont déclaré à Human Rights Watch que, puisqu’il leur était interdit d’organiser une marche publique, ils avaient opté pour une réunion au quartier général d’un parti politique d’opposition. Des images des médias sociaux montrent des partisans de la coalition tenant des pancartes où on pouvait lire : « Non au troisième mandat à NZérékoré ».  

Accusant le FNDC d’avoir ignoré leur interdiction de manifester publiquement, les autorités locales ont envoyé les forces de sécurité disperser le rassemblement. Plusieurs personnes ont témoigné que les forces de sécurité avaient tiré des grenades lacrymogènes dans la foule tandis que les manifestants avaient réagi en leur jetant des pierres.

Tout au long de la journée du 13 juin, des affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants ont débouché sur des violences entre partisans de l’opposition et du gouvernement dans plusieurs quartiers de N’Zérékoré. Une personne a été tuée et une trentaine ont été blessées. Des boutiques et des maisons ont été pillées ou détruites parce qu’elles appartenaient à des membres de groupes ethniques considérés comme appartenant au camp opposé.

Les forces de sécurité ont arrêté au moins quarante personnes à N’Zérékoré suite à la dispersion du rassemblement du FNDC et aux violences qui se sont ensuivies dans la ville. Ils ont été détenus jusqu’au 20 juin, avant d’être jugés par un tribunal de première instance à N’Zérékoré. Parmi ces personnes détenues, 22 ont été reconnues coupables de diverses atteintes à l’ordre public et condamnées à des peines de prison de trois ou quatre mois avec sursis et à une amende de 500 000 GF (54 USD). Les autres ont été libérées sans inculpation.

Des affrontements entre les partisans de l’opposition et du gouvernement à Kankan le 30 avril ont également fait plusieurs blessés. Trois témoins du FNDC ont déclaré à Human Rights Watch que les partisans du gouvernement avaient attaqué un rassemblement de la coalition qui se tenait au quartier général d’un parti local suite à l’interdiction d’une marche publique par les autorités locales. Quant aux militants du parti au pouvoir, ils ont déclaré que c’étaient les partisans du FNDC qui avaient pris l’initiative de la violence. Le FNDC a indiqué qu’une personne blessée dans ces affrontements, Mory Kourouma, est décédée le 19 juin à la suite de ses blessures.

Recommandations au gouvernement guinéen

Afin de garantir le respect de la liberté de réunion, le gouvernement guinéen devrait :

  • Réaffirmer le droit fondamental de tous à se réunir librement en déclarant publiquement qu’il n’existe pas d’interdiction généralisée de toutes les manifestations et que les éventuelles interdictions, conformément à la loi guinéenne, feront l’objet d’une évaluation au cas par cas par les autorités locales.
  • Réunir un groupe de travail composé de représentants des partis politiques, de groupes non gouvernementaux et d’experts internationaux afin d’élaborer des critères d’évaluation, conformes au droit relatif aux droits humains, guidant les autorités locales pour déterminer si des restrictions sont nécessaires dans le cas de telle ou telle manifestation. Le gouvernement devrait publier ces critères et former les autorités locales à leur application. Le groupe de travail devrait se réunir tous les six mois pour contrôler si les critères sont effectivement appliqués.
  • Si les risques que présente une manifestation pour la sécurité sont plus élevés que d’ordinaire, organiser des rencontres entre les autorités locales, les organisateurs de la manifestation et les forces de sécurité pour mettre au point un plan de sécurité réalisable, y compris l’itinéraire parcouru. C’est uniquement dans le cas où aucun arrangement de sécurité ne peut être trouvé, et où le danger que des tiers subissent un grave préjudice est élevé, qu’une manifestation pourra être interdite.
  • En collaboration avec la justice, créer un processus accéléré pour entendre les requêtes faisant appel des interdictions de manifester, de façon à ce que la décision judiciaire survienne aussi près que possible de la date prévue pour la manifestation.  
  • Veiller à ce que toute personne arrêtée lors d’une manifestation bénéficie d’une procédure régulière et soit rapidement entendue par un tribunal.
  • Rédiger des directives destinées aux procureurs, policiers et gendarmes, conformes au droit relatif aux droits humains, indiquant les cas où les personnes arrêtées lors des manifestations peuvent être inculpées de délits pénaux, et détaillant les types d’inculpations appropriées pour chaque circonstance.
  • Ne pas traiter automatiquement les organisateurs de manifestations comme pénalement responsables des violences et autres crimes qui peuvent être commis lors de ces manifestations, à moins qu’il n’existe des preuves indiquant clairement qu’ils en sont directement responsables.
  • Se garder de tout discours, sur Internet ou dans les médias, qui pourrait provoquer la violence lors des manifestations. Les partis politiques d’opposition et les autres groupes, dont le FNDC, devraient eux aussi s’abstenir de ce genre de discours.

Guinée _ Répression du droit de manifester _ Human Rights Watch

Communiqué transmis par la représentation guinéenne de Human Rights Watch

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Consultations nationales : voici la lettre de l’ANP au président Alpha Condé

3 octobre 2019 à 17 05 29 102910
Mamadou Baadiko Bah, président de l’UFD

« Il reste entendu que ce dialogue national que nous appelons de nos vœux ne devra en aucun cas avoir pour effet de prolonger votre mandat à fin 2020 ou ouvrir la voie à un troisième mandat ou encore à l’abandon de la constitution de 2010 »

Conakry, le 12 Septembre 2019
A Son Excellence Monsieur le Président de la République
Professeur Alpha CONDE
Conakry

Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de porter à votre haute connaissance que des citoyennes et citoyens guinéens, des organisations de la Société civile et des Partis politiques regroupés au sein de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP), se sont retrouvés pour faire une analyse aussi complète qu’objective sur les étapes que notre pays a parcourues depuis son indépendance en 1958.

Aussi, nous avons l’honneur de vous faire part de notre réaction par rapport à votre volonté d’organiser des consultations nationales.

Nous réaffirmons notre disposition pour l’organisation d’un véritable dialogue national, en vue de rétablir la vérité, rendre justice aux victimes, réconcilier le peuple de Guinée, mettre fin à l’impunité et bâtir de nouvelles institutions démocratiques, afin de faire prendre à notre pays un nouveau départ, pour l’unité, la prospérité, la justice et de liberté. Cette assise nationale – peu importe le nom consensuel qu’on lui donnera – devra, avoir des objectifs clairement définis, garantir une large participation des populations et de toutes les forces vives du pays, un ordre du jour précis, un chronogramme et le choix des personnalités devant en assurer la conduite. Il reste entendu que ce dialogue national que nous appelons de nos vœux ne devra en aucun cas avoir pour effet de prolonger votre mandat à fin 2020 ou ouvrir la voie à un troisième mandat ou encore à l’abandon de la constitution de 2010.

Excellence, Monsieur le Président, en vous réitérant notre attachement pour la tenue de telles assises, salutaires et incontournables, pour sortir la Guinée de la crise multiforme qu’elle traverse depuis si longtemps,

Nous vous prions d’agréer, l’expression de notre très haute considération.
Pour l’Alliance Nationale Patriotique.

Mamadou Baadiko BAH Mohamed DOUMBOUYA

Président de l’UFD Association des Victimes de la Répression

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Rentrée scolaire à Nzérékoré : 80 présents sur 1327 élèves au collège Tilépoulou

3 octobre 2019 à 17 05 17 101710

La rentrée scolaire 2019-2020, programmée ce jeudi, 03 octobre 2019 par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, n’a pas connu une grande affluence. Même si tout était prêt pour une rentrée effective, les responsables et enseignants de N’zérékoré ont été pris de court par la faible affluence des apprenants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’image de nombreuses localités de la Guinée, l’ouverture des classes a été timide à N’zérékoré ce jeudi matin. Dans les établissements visités, la plupart ont fait cours alors que d’autre sont restées fermées par manque d’élèves.

De l’école primaire de Tilépoulou au collège Samory, en passant par le collège Tilépoulou, l’école primaire Ossud, le lycée-collège Alpha Yaya Diallo, le lycée Félix Roland Moumié, et le lycée-collège Général Lansana Conté, le constat était le même. Les enseignants et encadreurs se sont présentés, mais il n’y avait que peu d’élèves. Parfois, les élèves qui ont répondu à l’appel étaient regroupés par promotion dans les classes, alors que d’autres étaient obligés d’assainir leurs établissements.

A l’école primaire Tilépoulou par exemple, les encadreurs ont instruit à la dizaine d’élèves d’assainir leur établissement. Au niveau du collège, sur les 1 327 élèves, dont 869 filles, seulement 80 élèves, dont 30 filles, étaient présents.

Balla Frigui Camara, principal du collège Tilépoulou

Selon Balla Frigui Camara, principal du collège Tilépoulou, « à l’heure où je vous parle, au regard des faibles effectifs, nous avons regroupé les élèves par promotion. Les 3 classes de 7ème année en A1, les 3 classes de 8ème année en B1, les 3 classes de 9ème en C1, et les 4 classes de 10ème année en D1 et les professeurs sont effectivement en train de donner les cours. Et Ce regroupement vise à ce que les élèves soient persuadés que les cours ont effectivement commencé. A la date d’aujourd’hui, pour la statistique globale, nous avons 80 élèves présents sur 1 327 pour 37 filles sur 869. Le pourcentage est faible… »

Pour finir, le principal du collège de Tilépoulou invite les parents d’élèves à laisser leurs enfants venir à l’école. Aux élèves, il les invite à se remettre en cause. « Le message est que les parents d’élèves doivent effectivement comprendre qu’après 3 mois de vacances, il faut libérer les élèves, qu’ils viennent à l’école et en tenue conforme. Aux élèves, c’est de leur rappeler que ceux qui se prennent au sérieux ont déjà commencé les cours. Les cours ont effectivement repris dans les classes. Donc, je les invite à se remettre en cause et de venir massivement à l’école, les professeurs sont-là », a-t-il laissé entendre.

Koïvogui Gnogo, élève de la 10ème D1 au collège Tilépoulou

Venue suivre les cours, Koïvogui Gnogo, élève de la 10ème D1 au collège Tilépoulou, invite ses amis à reprendre le chemin de l’école. « Je suis très contente parce que j’ai fait les vacances sans problème et j’ai commencé les cours aujourd’hui. Je remercie le bon Dieu pour ça. Ce que je demande à mes collègues, c’est de leur dire de venir à l’école car les cours ont bien commencé », a lancé la collégienne.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Rentrée scolaire : les élèves pas au rendez-vous à Télimélé

3 octobre 2019 à 16 04 59 105910

La rentrée scolaire a été loin d’être effective ce jeudi, 03 octobre 2019, en Guinée. Et, la préfecture de Télimélé n’a pas fait exception à cette règle. Comme partout ailleurs, les enseignants et les encadreurs ont répondu massivement présent dans les écoles de la commune urbaine, mais les élèves de leur côté, ont brillé par leur absence, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Aux collèges Dara et Kolly tout comme au lycée Ley-Wendou et au groupe scolaire privé ALIK, le constat était le même ce jeudi dans la ville de Télimélé : personnel enseignant et d’encadrement au grand complet, mais pas d’élèves.

Ibrahima Baldé, proviseur du lycée Ley-Wendou

« Au niveau de l’administration scolaire, nous avons fait l’ouverture pédagogique depuis le 23 septembre, nous avons préparé tous les documents pédagogiques et tout est sur place. Comme vous le constatez vous-mêmes, les enseignants programmés sont tous là aujourd’hui et certains sont venus pour prendre leur emploi du temps. Malheureusement, nous n’avons reçu que deux élèves de la terminale sciences mathématiques. Pourtant, nous à Télimélé, nous avons l’habitude de commencer les cours dès le début, ce qui fait que nous avons toujours de bons résultats en fin d’année », témoigne Ibrahima Baldé, proviseur du lycée Ley-Wendou.

Lamine Fodé Sylla, le principal du collège Kolly, fait remarquer aussi l’absence notoire des élèves dans son établissement. Et, il croit savoir la raison de cette situation.

Lamine Fodé Sylla

« Comme vous le voyez, nous avons 10 professeurs qui ont répondu présent et qui ont même pris leurs fournitures et l’emploi du temps. Mais, très malheureusement, nous n’avons pas eu d’élèves, et on les attend. Les parents d’élèves à travers l’APEAE étaient là ce matin. Ils ont promis de faire des sensibilisations de maison en maison ou en tout cas dans les mosquées pour dire que les professeurs sont là. Mais, je pense que cette situation est due au fait que la rentrée intervient en milieu de semaine, parce que les élèves ont l’habitude de reprendre le chemin des classes seulement en début de semaine. Néanmoins, à travers les sensibilisations de part et d’autre, nous nous attendons à avoir quelques élèves présents à partir de demain », soutient ce responsable éducatif.

De leur côté, les écoles primaires de la ville qui ne font pas cours les jeudis, sont restées fermées en ce premier jour de la nouvelle année scolaire.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Yomou : les élèves boudent complètement la rentrée scolaire

3 octobre 2019 à 16 04 37 103710

Les vacances ne sont visiblement pas encore terminées pour les élèves de Yomou. Ce jeudi, 03 octobre 2019, jour de la rentrée des classes, toutes les écoles de la ville étaient complètement désertes. Partout, aucun élève n’a répondu présent, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Même si elle n’a pas encore reçu les fournitures scolaires que doit lui envoyer le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, la direction préfectorale de l’éducation de Yomou dit avoir pris des dispositions pour avoir le minimum nécessaire pour permettre la reprise des cours dans les écoles. Les responsables des établissements scolaires de la commune urbaine assurent également avoir mis en place toutes les mesures à cet effet.

Dès 7 heures, les encadreurs et la plupart des enseignants programmés ont rallié les écoles (Le lycée moderne de Yomou, le collège du centre, le collège Dinda et le groupe scolaire privé M’Mah Traoré). Mais, aucun élève n’a répondu présent. Quant aux écoles primaires qui ne font pas cours les jeudis, elles sont toutes restées fermées. Demba Bangoura, le directeur préfectoral de l’éducation de Yomou, a sillonné l’ensemble des écoles de la ville. Et, son constat sur le terrain est plutôt alarmant.

Demba Bangoura, directeur préfectoral de l’éducation de Yomou

« Nous avons supervisé toutes les écoles de la commune urbaine de Yomou, mais malheureusement nous avons trouvé aucun élève dans ces écoles. Néanmoins, les encadreurs et quelques professeurs ont répondu présent dans ces écoles. Donc, nous avons joué notre partition en mobilisant les professeurs pour qu’ils viennent. Maintenant, si les élèves ne viennent pas, nous n’allons pas partir les chercher dans les maisons.

Tous les parents d’élèves sont informés que la rentrée des classes était prévue aujourd’hui, 03 octobre 2019, je ne sais pas pourquoi ils gardent alors leurs enfants à la maison. Je leur demande de laisser les enfants venir suivre les cours, parce que pour réussir il faut commencer à se préparer très tôt », a lancé le DPE de Yomou.

Ce responsable éducatif espère que les élèves reprendront massivement le chemin des classes à partir du lundi prochain dans toutes les écoles de la préfecture.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire 2019 à Labé : timide reprise des cours dans les écoles publiques

3 octobre 2019 à 16 04 19 101910

Annoncée pour ce jeudi, 3 octobre 2019, la reprise des cours dans les écoles, au compte de l’année scolaire 2019/2020, a été morose dans de nombreuses localités de la Guinée. La commune urbaine de Labé n’a pas échappé à cette réalité où enseignants et encadreurs se sont massivement mobilisés contrairement aux apprenants qui ont brillé par leur absence, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les élèves de la commune urbaine de Labé ont timidement repris les cours dans la matinée de ce jeudi. Dans plusieurs écoles publiques visitées, c’est le même constat qui se dégage. Quelques élèves et leurs maîtres sont visibles dans les différents établissements scolaires. Vêtus de leurs tenues scolaires pour certains, de leurs habits ordinaires pour d’autres, peu d’élèves se sont présentés dans les écoles de Labé pour ce premier jour.

Hadja Fatoumata Diallo, élève en classe de 6ème année

Toutefois, la joie se lisait sur le visage des présents qui ont retrouvé leurs camarades de classe. C’est le cas de Hadja Fatoumata Diallo, élève en classe de 6ème année. « Je suis très contente de retrouver mes camarades, même si certains n’ont pas encore repris les cours. Je crois qu’ils ne tarderont pas à nous rejoindre, car tous les enseignants sont déjà là. Moi, je me prépare cette année pour l’examen d’entrée en 7ème Année. C’est pourquoi je demande à tous mes camarades de s’armer de courage et de détermination dès le premier jour de l’ouverture des classes », conseille-t-elle.

Hadja Aissatou Diouldé Diallo, directrice préfectorale de l’éducation de Labé

Du côté des autorités en charge de l’éducation, l’on soutient que toutes les dispositions sont prises pour une bonne année scolaire. C’est ce qu’a confié à un reporter de Guineematin.com Hadja Aissatou Diouldé Diallo, directrice préfectorale de l’éducation de Labé. « La reprise des cours représente un sentiment de satisfaction pour moi, parce que si vous remarquez, toutes les dispositions prises par le département de l’Education Nationale on tété exécutées. Du point de vue dispositions pédagogiques, il y a eu plusieurs réunions. Il y a eu la réunion prérentrée et la réunion de la rentrée. C’est ce qui a fait que cette rentrée est aujourd’hui effective. Officiellement, on dit que les cours démarrent le 3 Octobre 2019. Cela a été effectif. Je remercie tous les acteurs qui ont œuvré pour que ces dispositions prises soient exécutées », a-t-elle laissé entendre.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire 2019 : faible engouement dans les écoles publiques de Dubréka

3 octobre 2019 à 16 04 05 100510

Les cours ont repris officiellement dans les écoles guinéennes ce jeudi, 3 octobre 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Mais dans de nombreuses écoles, les élèves ont brillé par leur absence au grand dam des encadreurs et enseignants, réduits à constater le vide. C’est le cas dans la commune urbaine de Dubréka où l’ouverture a été marquée par une très faible affluence des apprenants, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Conformément aux recommandations du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), les cours ont repris ce jeudi en Guinée. A l’image de Conakry, la rentrée a été morose à Dubréka. A 7h 45 minutes, il n’y avait que 9 élèves présents à l’école primaire publique de Neguéya.

Thierno Mamoudou Diallo, directeur de l’école primaire Negueyah

Cette situation a étonné le directeur de l’école, Thierno Mamoudou Diallo, qui s’attendait à une forte mobilisation. Selon lui, toutes les dispositions avaient été prises, aussi bien par la DPE que par la direction de son école, pour que les élèves reprennent massivement le chemin de l’école dès le premier jour. « Nous avons restitué la réunion tenue à la DPE… A cet effet j’ai donné aux maîtres leur emploi du temps, j’ai demandé à chacun de faire sa préparation et de venir avec l’emploi du temps et le programme puisque les cours devaient démarrer aujourd’hui. L’absence des élèves ce matin me frappe. Puisque même hier, j’ai prié avec les notables à la mosquée. Je leur ai demandé de dire à leurs enfants de se présenter aujourd’hui à l’école. Mais malheureusement pour le moment cet appel n’a pas été entendu », se désole-t-il.

Juliette Soumah, élève en classe de 6ème année à l’école primaire Negueyah

Juliette Soumah, élève en classe de 6ème année, à l’école primaire Neguéya, a dit sa joie de reprendre le chemin de l’école. Elle a également déploré l’absence de ses camarades. « Je suis venue aujourd’hui à l’école puisqu’on nous a dit que c’est la rentrée. Mais, on m’a fait comprendre c’est seulement le lundi qui les cours reprendront. Je suis contente d’être venue à l’école, mais il n’y a personne. Je veux étudier car je rêve de devenir enseignante », a-t-elle fait savoir.

Au collège public de l’Amitié, dans la commune urbaine, c’est le même constat. Aux environs de 8h 20 minutes, il n’y avait que 7 élèves dans l’enceinte de l’école. Selon Yaghouba Diabaté, principal dudit collège, il y a bien une raison à cette absence des élèves. « Je crois que c’est une histoire pour les élèves de la République de Guinée lorsque la date de l’ouverture tombe sur un jour intermédiaire, dans le milieu de la semaine. Alors, ils n’envisagent souvent pas de venir à l’école. Ils attendent souvent en début de la semaine suivante pour être à l’école ».

Yakouba Diabaté, principal du Collège publique l’Amitié

Toutefois, monsieur Diabaté a laissé entende que tout est prêt pour une bonne reprise des cours. « Au niveau de l’école, tout est prêt, puisque l’emploi du temps est déjà monté il y a deux semaines, la répartition des élèves suivant le niveau pédagogique est déjà faite, les enseignants sont entrés en possession de leurs emplois du temps. Puisqu’il y a deux semaines, ce sont eux-mêmes qui ont participé à la conception de leurs emplois du temps. Aujourd’hui, chacun d’eux connait son emploi du temps et vous voyez déjà la présence de quelques enseignants. Le défi que nous avons est un défi de tous les jours. Le système éducatif est un système à défi. Puisqu’il y a des choses que nous devons changer. Le défi d’abord, il faut que la date de l’ouverture soit respectée par nos élèves. Cela amène la direction, tous les responsables et les parents d’élèves surtout à sensibiliser les élèves puisque l’année scolaire est conçue des périodes de travail », a-t-il expliqué.

Tidiane Kouliby, proviseur du lycée Younoussa Le Bon Sylla

Au lycée Younoussa Le Bon Sylla, il n’y avait pas l’ombre d’un élève aux environs de 8h 50 minutes. Le proviseur, Tidjane Koulibaly, a dit que c’est seulement le lundi que l’engouement pourrait être de mise. « Sur un effectif de 150 élèves environ, on ne voit presque pas d’élèves. Mais, tout le monde sait, quand l’ouverture se présente au beau milieu de la semaine, les enfants ne répondront pas suffisamment. Donc, je crois que c’est probablement lundi qu’on verra un grand nombre d’élèves. Mon message est que les élèves doivent venir à l’école. Parce que l’année scolaire, c’est le départ, quand on rate le départ, les choses deviendront compliquées », a-t-il fait savoir.

De Dubréka, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : l’absence des élèves empêche la reprise des cours

3 octobre 2019 à 15 03 39 103910

Tout comme dans les autres villes du pays, la reprise des cours n’a pu être effective ce jeudi, 03 octobre 2019, dans la préfecture de Siguiri. Et la raison, c’est l’absence des élèves dans les écoles, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans les écoles de la commune urbaine de Siguiri, l’heure n’était pas à l’engouement ce jeudi. Si les enseignants et les encadreurs ont rallié très tôt les différents établissements scolaires, les élèves eux, n’étaient pas au rendez-vous.

N’Faly Condé, censeur du lycée Roi Hassane II de Siguiri

« Les enseignants programmés sont venus au grand complet, mais les élèves se font toujours attendre. Déjà, le peu d’élèves qui sont venus, nous leur avons dit de rejoindre les classes. Mais, ils ne sont vraiment pas. Réellement, les élèves n’ont pas répondu présent », a déclaré N’Faly Condé, le censeur du lycée Roi Hassane II de Siguiri.

Le constat est le même à l’école primaire du Plateau. Là aussi, la reprise des cours n’a pas été effective, en raison de l’absence des élèves. C’est ce que nous a confié Mamadou Bachir Traoré, le directeur de l’établissement. « Depuis 7 heures du matin, nous sommes là, tout est mis en place pour la reprise effective des cours. Les collègues enseignants sont là, mais il n’y a pas d’élèves. Pour tout l’établissement qui a un effectif de 600 élèves, nous n’avons pas plus de 10 élèves présents », a-t-il indiqué.

Aboubacar Sidiki Kouyaté, Directeur de l’école primaire Mamadou Keita

A l’école primaire Mamadou Keita également, le directeur a dû libérer les enseignants et le peu d’élèves venus. « Comme vous le voyez, quelques élèves ont fait le déplacement, les enseignants aussi sont venus. Mais nous avons 6 salles de classe, les 3 sont occupées par la formation des agents recenseurs de la CENI. J’ai libéré donc les enseignants et le peu d’élèves qui sont venus », a dit Aboubacar Sidiki Kouyaté.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire : un seul élève trouvé au grand lycée de Coyah

3 octobre 2019 à 15 03 05 100510

La rentrée des classes a été plus que morose ce jeudi, 03 octobre 2019, dans la préfecture de Coyah. Si les enseignants et les encadreurs ont repris effectivement le chemin des écoles, c’est tout le contraire chez les élèves. Ces derniers ont brillé par leur absence, a constaté un reporter de Guineematin.com qui a sillonné certains établissements scolaires de la ville.

Au lycée Almamy Ismaël Sogbé Bangoura (AISB), le seul que compte la commune urbaine de Coyah, on se croirait encore en période de vacances ce jeudi matin. La seule différence, c’est que tout le personnel d’encadrement et les enseignants programmés étaient présents sur les lieux. Mais, l’enceinte de la cour est très insalubre, et les élèves n’ont pas répondu à l’appel des autorités éducatives. Daouda Bachir Camara, élève en classe de 12ème année sciences sociales, est le seul à avoir répondu présent.

Daouda Bachir Camara, élève en classe de 12ème année sciences sociales

Et, il est déçu de son constat sur le terrain. « Les professeurs sont là mais il n’y a pas d’élèves. Je suis le seul élève à être à l’école aujourd’hui. C’est un regret pour moi parce que je viens de loin, je paye le transport pour être ici. Le programme fixé doit être maintenu et les élèves doivent être à l’école le jour prévu », a déclaré cet élève.

Le constat est quasiment le même au collège Plateau, toujours dans la commune urbaine de Coyah. Là aussi, seulement 5 élèves sont venus à l’école en cette première journée de l’année scolaire. René Fassou Togba, le nouveau principal de cette école, attend la venue des élèves pour entamer les cours.

René Fassou Togba, principal du collège Plateau

« Je suis très ravi de voir l’encadrement du collège en grand à nombre, à savoir moi, le nouveau principal, plus deux nouveaux directeurs des études, les anciens membres de l’encadrement et la majeure partie des enseignants qui sont arrivés prêts à donner les cours. Maintenant, notre école est retenue pour une formation des enseignants de l’élémentaire pour la qualification du niveau des élèves de l’école guinéenne. Mais, il y a un petit déséquilibre parce que les élèves ne sont pratiquement pas venus. Il n’y a eu que cinq élèves qui ont répondu présent », a souligné René Fassou Togba.

Il faudra certainement attendre lundi pour voir la présence massive des élèves dans les écoles. Car, en Guinée, les apprenants préfèrent toujours reprendre le chemin des classes en début de semaine.

De Coyah, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Absence des élèves au lycée Donka : « la détermination n’est pas là d’abord »

3 octobre 2019 à 15 03 00 100010

Les cours n’ont pas repris ce jeudi au lycée Donka, situé dans la commune de Dixinn. Dans cet établissement public, les élèves n’ont pas respecté le calendrier du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation fixant la rentrée scolaire en ce 03 octobre 2019. Le censeur de l’école, interrogé par un reporter de Guineematin.com, déplore un manque de volonté de la part des apprenants.

Rafael Bamba, censeur du lycée Donka

« La rentrée n’a pas été effective. Vous-mêmes vous constatez ce qui se passe ici. Tous les enseignants programmés sont là, mais les élèves n’ont pas répondu. Mon constat est que la détermination n’est pas là d’abord au niveau des élèves. Il faut que les parents d’élèves prennent leurs responsabilités pour encourager leurs enfants à venir à l’école. Et au niveau des enseignants, il faut que chacun prenne ses responsabilités de façon totale et encourager aussi les élèves à venir en classes », a dit Rafael Bamba.

Rafael Bamba, censeur du lycée Donka

Cette année, les responsables du lycée Donka entendent éviter un échec comme celui enregistré lors des derniers examens nationaux. Pour cela, le censeur Rafael Bamba annonce des dispositions prises par son école. « Nous avons pris des dispositions pour éviter ce que nous avons enregistré comme échec lors de l’année scolaire 2018-2019. Il s’agit d’améliorer la façon de faire cette année. Nous nous sommes dit qu’il faudrait qu’il y ait une responsabilité de tout un chacun.

Et au niveau de l’encadrement et au niveau des parents d’élèves et au niveau des élèves eux-mêmes. De notre côté, nous nous sommes lancé le défi d’éviter que ce qui s’est produit l’année dernière ne se reproduise cette année encore. Nous voudrions éviter les perturbations des cours que nous avons enregistrées l’année dernière et qui ont conduit à l’échec massif qu’il y a eu aux examens nationaux », a-t-il confié.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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Collège et lycée Kipé : deux élèves présents pour l’ouverture des classes

3 octobre 2019 à 14 02 48 104810

L’ouverture des classes a eu lieu en Guinée ce jeudi, 3 octobre 2019, conformément aux directives du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Au collège et au lycée de Kipé, dans la commune de Ratoma, l’encadrement et les enseignants se sont mobilisés pour la circonstance. Par contre, les élèves ont tout simplement boudé la rentrée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le lycée Kipé n’a pas connu d’engouement ce jeudi à l’occasion de l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2019/2020. Seulement quelques deux élèves ont répondu présent à l’appel.

Amadou Barry, censeur chargé des classes de 12ème et de Terminale

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, le censeur chargé des classes de 12ème et de Terminale, explique cette absence par le fait que les gens ne sont pas prêts. Selon Amadou Barry, « comme vous pouvez le constater tous les représentants de la direction sont là. Les professeurs sont également présents pour dispenser les cours. Même les enseignants qui n’avaient pas cours sont venus pour prendre des informations. Nous sommes à l’attente des élèves qui n’ont pas répondu massivement… La date du 03 octobre est une bonne date pour l’ouverture des classes, dans la mesure où la première date, qui était fixé au 17 septembre, cette date là prouve réellement que les gens n’étaient pas prêts sur le point des tenues scolaires, les frais de scolarité… »

Ibrahim Sory Sylla, élève en classe de 12ème Sciences Maths

Au lycée de Kipé, seulement deux élèves sont venus pour suivre les cours. Mais, devant l’absence de leurs camarades, ils étaient réduits à donner un coup de main à leurs professeurs pour des petits travaux. C’est le cas de Sylla Ibrahima Sory, élève en classe de 12ème Sciences Maths. « J’appelle tous mes amis de classe à venir massivement à l’école pour débuter les cours, vu la mobilisation de l’encadrement et leur présence pour commencer dès le premier jour de l’ouverture. Mais hélas, nous ne sommes que deux élèves dans tout l’établissement. Les salles de classe sont vides. Donc, j’invite mes frère et sœurs à venir commencer les cours ».

Abdoulaye Fatoumata Traoré, principal du collège de Kipé

Au collège de Kipé, aucun élève n’est venu répondre à l’appel des autorités du système éducatif. Le principal, Abdoulaye Fatoumata Traoré, accuse les parents d’élèves de laxisme face à cette situation. « A ce jour, on a 1961 élèves. Mais pour le moment, il n’y a pas eu d’élèves. Tout le personnel est présent pour accompagner nos élèves, nous sommes tous engagés pour la cause. La faute revient aux parents d’élèves qui ne laissent pas les enfants au premier jour de l’ouverture scolaire. Ils n’ont qu’à laisser les enfants venir parce que l’année commence maintenant-là. Je lance un message aux élèves du collège Kipé, de venir pour commencer les cours, parce que ce matin il y avait les (24) enseignants programmés, mais il n’y a pas d’élèves ».

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire : seulement deux élèves présents au lycée Bonfi ce jeudi

3 octobre 2019 à 14 02 12 101210

Comme dans la plupart des écoles du pays, la rentrée scolaire n’a pas été effective ce jeudi, 03 octobre 2019, au lycée Bonfi. Dans cet établissement scolaire de la commune de Matam, seulement deux élèves ont répondu présent en cette première journée de l’année. Une situation que regrette et déplore le proviseur de l’établissement, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Si l’ensemble du personnel enseignant et d’encadrement de l’école a répondu présent, les élèves eux, ont brillé par leur absence. Amara Damba, élève en classe de terminale sciences sociales, et Fodé Momo Bangoura, élève en classe de 10ème année, sont les seuls apprenants à avoir répondu présent.

Amara Damba, élève en classe de terminale sciences sociales

« Depuis qu’ils ont annoncé la date de l’ouverture des classes fixée au 3 octobre 2019, j’étais content de reprendre le chemin de l’école, car je me suis dit que les vacances sont finies. Je dois reprendre le chemin de l’école pour apprendre et me préparer pour l’examen national à venir. Mais, je suis venu tôt le matin, je n’ai trouvé qu’un élève présent. Chose que je regrette. Vous savez, il y a certains élèves qui n’aiment pas étudier, sinon l’annonce a été faite à temps. Donc, ils devraient se préparer pour être là. Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a aussi des parents qui n’ont pas encore préparé les fournitures de leurs enfants », a déclaré Amara Damba.

Fodé Momo Bangoura, lui, a échoué au BEPC l’an dernier. Cette année, il est déterminé à réussir son examen. Mais, il est déçu de son constat sur le terrain.

Fodé Momo Bangoura, élève en classe de 10ème année

« Je suis vraiment décidé à décrocher le brevet cette année. C’est pourquoi j’ai répondu à l’appel. Mais, je suis très nerveux de trouver qu’à part moi, il n’y a qu’un seul élève présent. Je pense que c’est dû au fait que certains parents n’ont pas encore acheté les fournitures scolaires de leurs enfants, parce que certains n’ont pas de travail et pas de moyens. Il y a certains élèves aussi qui ont déjà reçu leurs fournitures mais qui préfèrent attendre jusqu’au lundi prochain pour venir à l’école. Cela n’est pas bon », a dit cet autre élève.

Du côté des responsables de l’école, c’est également la déception. Le proviseur du lycée Bonfi, Alhassane Bérété, salue la mobilisation des enseignants, mais déplore l’absence des apprenants.

Alhassane Bérété, proviseur du lycée Bonfi

« Je remercie les encadreurs du lycée Bonfi et les enseignants qui ont répondu à l’appel. Depuis à 7 heures, ils sont là, mais franchement je ne suis pas à l’aise, parce que les élèves n’ont pas répondu. Je pense que cela n’est pas lié au 02 octobre parce que ça fait longtemps que la date de la rentrée a été fixée au 03 octobre. Les parents devraient prendre leurs dispositions pour que cette rentrée soit une rentrée scolaire réussie. Mais hélas, ça a été le contraire. Avec seulement deux élèves présents, vraiment je ne suis pas du tout content », a-t-il déclaré. Ce responsable éducatif appelle les parents d’élèves à faire en sorte que leurs enfants reprennent rapidement le chemin des classes. « Je lance un appel aux parents d’élèves et aux parents élèves pour leur dire que l’ouverture est déjà faite, qu’ils acceptent de laisser les enfants venir à l’école. C’est à partir de maintenant que nous préparons la fin d’année.Tout ce temps qu’ils ont eu comme vacances est vraiment suffisant, ils n’ont qu’à accepter que les enfants viennent à l’école. Quand on regarde les résultats des derniers examens nationaux, on ne doit pas blaguer avec les études. Donc, si les élèves ne viennent pas dès maintenant pour travailler sérieusement, ce n’est pas bon », a dit Alhassane Bérété.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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