Tueries des opposants au 3ème mandat en Guinée : des ministres à Wanindra

28 octobre 2019 à 21 09 03 100310

Une délégation du gouvernement conduite par le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, s’est rendue ce lundi, 28 octobre 2019, dans les familles de deux jeunes tués lors des premières manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée. Ces ministres sont allés présenter les condoléances du Gouvernement aux parents des victimes, a appris un reporter de Guineematin.com qui a assisté à la rencontre.

En plus du ministre Taran Diallo, ses homologues Thierno Ousmane Diallo du Tourisme, Mariama Soguipah Camara de l’Agriculture et Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses, étaient de cette délégation. « La Guinée est une famille, et lorsque nous avons des douleurs, ce sont des douleurs partagées. Donc, c’est venir réconforter les familles et le président de la République a insisté pour que toutes les familles victimes soient visitées et que ses compassions soient partagées », a indiqué le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Mamadou Taran Diallo, ministre de la citoyenneté et de l’unité Nationale

Après avoir présenté les condoléances du président Alpha Condé et de l’ensemble du gouvernement aux parents des victimes, Mamadou Taran Diallo a rassuré les familles que des enquêtes sont en cours pour tenter de retrouver les auteurs de ces meurtres. « Le chef de l’Etat et son Premier ministre ont instruit pour que des enquêtes soient déroulées et faire des autopsies des corps pour savoir qu’est-ce qui s’est réellement passé et prendre des dispositions comme toujours pour que des choses comme ça ne se répètent pas. Donc, le président de la République et le gouvernement sont engagés pour lutter contre ce genre de choses. Il faut vous dire, qu’il n’y a pas de volonté délibérée d’assassiner ou de faire assassiner un guinéen », a-t-il dit, remettant des enveloppes symboliques aux familles éplorées.

Dans la famille d’Abdoulaye Sow, commerçant âgé de 27 ans, tué par balle le 14 octobre 2019 à Wanindara, c’est l’oncle du défunt Ibrahima Diallo qui a porté le message de la famille à l’endroit de la délégation ministérielle. « Nous sommes contents de recevoir la délégation du gouvernement. Ça montre que nous sommes inséparables. Ça montre que le guinéen doit avoir un esprit tranquille et leur arrivée ici nous soulage. Ils doivent savoir que c’est leurs enfants qui se trouvent sur le terrain. Ce sont eux qui peuvent arrêter tous ce qui se passe sur le terrain. Ce n’est pas nous, nous sommes des citoyens. Ils sont là pour nous défendre mais pas pour nous faire du mal. Alors, ils doivent interdire qu’on vienne tirer sur des enfants de moins de 30 ans », lance-t-il.

Ibrahima Diallo, oncle de feu Abdoulaye Sow

Mais, Ibrahima Diallo et les siens ne semblent pas croire aux promesses des autorités de rendre justice. Ils s’en remettent à la justice divine. « On n’attend rien du gouvernement. On n’attend que la justice de Dieu. Parce que nous ne sommes pas mieux que les familles des autres victimes en commençant par Diakariaou (premier jeune tué lors des manifestations de l’opposition sous l’ère Alpha Condé, ndlr). Il y a des centaines de personnes qui ont été tuées, quelle est la justice qui a jugé ? Alors, on s’en remet à la volonté de Dieu. On a pardonné, c’est fini », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Interpellations d’individus « suspects » en Guinée : les inquiétudes de Me Foromo

28 octobre 2019 à 21 09 01 100110
Maitre Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous,
Maitre Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

Comme annoncé dans nos articles précédents, une vague d’interpellations de personnes jugées suspectes par les autorités est en cours depuis quelques jours en Guinée. Des centaines d’individus dont des guinéens et des étrangers ont été arrêtés et mis en détention dans plusieurs villes du pays. Et, cette situation ne laisse pas indifférent Me Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG « Les Mêmes Droits pour Tous ». Dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 28 octobre 2019, l’activiste des droits de l’Homme exprime des inquiétudes par rapport à ces opérations menées par les forces de défense et de sécurité.

« Je pense que l’Etat a le droit d’assurer la sécurité du territoire national et aussi celle des personnes vivant sur le territoire. Nous sommes avec des forces de défense et de sécurité pour arrêter les éléments incontrôlés et non-identifiés qui foisonnent sur le territoire national. C’est normal, c’est le travail de l’Etat. Mais, ce que nous déplorons, c’est la coïncidence avec les événements troubles dans le pays relatifs à cette question absurde, illégale et anachronique de révision constitutionnelle, de 3ème mandat. Donc, nous sommes d’accord que l’Etat assure la sécurité des personnes ainsi que de leurs biens sur l’ensemble du territoire national.

Mais, nous sommes aussi contre le fait pour l’Etat de trouver des alibis, des stratagèmes pour justifier une intervention tous azimuts de nature à intimider les citoyens, de nature à détourner l’attention des citoyens sur l’essentiel. Donc il est important d’assurer la sécurité sur le territoire national, mais aussi il est important que les citoyens puissent avoir la possibilité, le droit d’exprimer leur point de vue, d’exprimer leur désaccord sur cette question encore une fois anachronique, absurde et illégale de remise en cause de l’ordre constitutionnel », a réagi l’avocat.

Poursuivant, cet activiste des droits humains a fait savoir qu’il a du mal à comprendre que « pendant que le peuple est en train de se soulever, de s’élever contre la révision constitutionnel, qu’au même moment on annonce une vague d’arrestations de personnes qui seraient infiltrées sur le territoire national. J’ai envie de comprendre pourquoi tout cet argent octroyé aux forces de défense et de sécurité pour assurer la sécurité encore une fois du territoire national des personnes qui y vivent ainsi que de leurs biens.

Donc, c’est cette coïncidence qui me dérange et que je n’arrive pas à comprendre. D’un côté le peuple se lève pour dénoncer l’accaparement du pouvoir, pour dénoncer l’imposture, pour dénoncer la mauvaise gouvernance, pour dénoncer la confiscation du pouvoir, pour dénoncer l’illégalité du projet de révision constitutionnelle, et au même moment, on annonce une vague d’arrestation de personnes qui seraient infiltrées et qui vivraient sur le territoire national ».

En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, Me Frédéric Foromo Loua interpelle l’Etat sur le respect des droits des personnes arrêtées. « Quelle que soit la faute qu’on reproche à un citoyen, son droit à un procès, son droit à être traité de façon digne et légale doit être garantie. Si on estime que ces personnes ont séjourné illégalement ou représenteraient une menace pour la paix publique, il est important de les arrêter, en même temps et il faut leur appliquer la loi. On dit que la garde à vue dure 48 heures renouvelables une seule fois. Donc si c’est le cas, il faut que ces personnes soient entendues dans les délais légaux ou qu’elles soient déférées devant le procureur de la République.

Quitte à lui de décider de la marche à suivre : soit d’ouvrir une information ou de prendre la situation en flagrant délit. Encore une fois, on ne peut pas détenir des personnes, même si c’est des étrangers qui représenteraient une menace pour la paix publique, on ne peut pas les détenir au-delà du délai légal. Il faut que la justice fasse son travail, il faut que nos forces de défense et de sécurité notamment les officiers de police judiciaire puissent jouer leur rôle pour que ces personnes soient déférées dans les délais légaux et dans les formes requises devant l’autorité judicaire pour la suite. Mais on ne peut pas détenir des personnes en violation notoire du droit pénal guinéen », rappelle le président des MDT.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Grogne à Télimélé : les taxi-motards exigent le départ de leur bureau syndical

28 octobre 2019 à 20 08 22 102210

Rien ne va plus entre les conducteurs de taxis motos de Télimélé et leurs responsables. Plusieurs d’entre eux ont manifesté dans la rue le samedi dernier, 26 octobre 2019, pour réclamer le départ de leur bureau syndical qui ne répond plus à leurs attentes, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant local.

A l’origine de la colère des manifestants, figurent en bonne place l’introduction de nouvelles plaques d’immatriculation et de cartes grises dont les prix sont jugés trop élevés par les conducteurs de taxis motos. Mais aussi la gestion « opaque » des ressources de leur structure. « Ils ont envoyé de nouvelles plaques d’immatriculation et des cartes grises et ils nous demandent de les acheter à 180 000 francs guinéens. Chose que nous n’acceptons pas. Depuis que nous avons mis en place ce bureau, on ne comprend rien, le président et son vice-président ne font que détourner l’argent de notre association.

Depuis plus de 10 ans ils sont à la tête notre structure, on n’a jamais connu le contenu de notre caisse. Nous demandons simplement le départ de tous les membres du bureau parce que les malversations sont devenues de trop. Imaginez, pour inscrire ici une nouvelle moto, le propriétaire est contraint de débourser une somme de 165 000 francs guinéens. En plus, chaque dimanche, chaque taxi-motard paye 2500 francs guinéens comme contribution. Où va tout cet argent ? » S’interroge Alpha Saliou Baldé, le porte-parole des manifestants.

Il renchérit en fustigeant l’inertie du bureau qui, selon lui, a manqué d’initiatives innovatrices pour le bonheur des taxi-motards. « Depuis toutes ces années de règne, le bureau n’a pas pensé à ouvrir un magasin de pièces détachées pour nous amoindrir les prix, encore moins un hangar de stationnement. Tout leur domaine d’action se limite à l’achat d’un sac de riz et d’un bidon d’huile quand nous enregistrons un décès parmi nous. C’est vraiment révoltant ».

Interrogé par le reporter de Guineematin.com sur cette situation, le secrétaire général du syndicat des taxis motos de Télimélé, Lansana Diaouné, se dit surpris. « C’est à ma grande surprise que beaucoup de personnes m’ont appelé pour me demander qu’est-ce qui ne va pas parce que mes collègues taxi-motards étaient en train de faire des mouvements dans la ville. J’ai dit que je ne sais pas d’abord. Par après, un groupe est venu pour me signifier qu’ils ne sont pas d’avis avec les nouvelles plaques », a-t-il dit.

Une rencontre est prévue demain, mardi 29 octobre, entre les grognards et les membres du bureau syndical des conducteurs de taxis motos pour tenter de trouver solution à cette situation.

A suivre !

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le FNDC-Italie veut manifester à PIAZZA VENEZIA

28 octobre 2019 à 18 06 33 103310

Communiqué : le Front National pour La Défense de la Constitution FNDC-Italie informe toute la communauté guinéenne d’Italie, les membres et sympathisants du FNDC, les africains, les partenaires et amis italiens de l’organisation d’une grande manifestation devant l’ALTARE DELLA PATRIA alla PIAZZA VENEZIA à Roma. La manifestation se déroulera le samedi 2 novembre 2019 à partir de 10 heures GMT.

A cette occasion, le FNDC-Italie sollicite la participation effective de toute la Communauté guinéenne pour démontrer à Alpha Condé notre opposition à une nouvelle Constitution en République de Guinée.
Comment arriver à PIAZZA VENEZIA ?

  • Prendre le Bus numéro 64 ou le bus numéro H
  • Vous pouvez aussi prendre le métro : de la Stazione TERMINI, prenez le métro B Direction LAURENTINA et vous descendez à COLOSSEO ; ensuite, vous arrivez à la PIAZZA VENEZIA après 10mn à pied.

Pour plus d’informations, vous êtes priés de contacter un des organisateurs suivants :
Abdoul Karim-Prato : 351 121 0693
Boubacar Diallo Babagallé-Brescia : 389158 0460
Mamadou Dian-Roma : 348 910 1315
Amadou-Ravenna : 329 049 6881
Mouctar Barry-Bolzano :381 936 9884
Amadou-Lucca : 351 278 7002
Alpha Diallo-Cassino : 331 188 6240
Amadou Touré-Verona : 329 071 3567
El Hadj Allassane-Napoli : 328 425 2895
Boubacar Sidy-Milan : 380 748 8314
Amadou Saikou-Treviso : +39 329 193 1762
Mamadou-Sadio Macerata : 338 143 6127
E-mail : fndcitalie@libero.it

Vive la Guinée

Le bureau FNDC-Italie

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Faranah : les jeunes filles réclament l’égalité des sexes et la justice pour tous

28 octobre 2019 à 17 05 41 104110

La ville de Faranah a célébré en différé la journée internationale de la jeune fille le samedi, 26 octobre 2019. Une journée fêtée le 11 octobre de chaque année à travers le monde. L’événement a organisé sous le thème : « Les filles : une force libre et inépuisable », rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans la cour de la maison des jeunes de Faranah que la cérémonie a été organisée. Elle a connu la présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que de nombreuses jeunes filles. En plus des scènes de théâtre et de la prestation artistique, elle a été l’occasion de mettre les jeunes filles dans la peau des autorités.

Saratou Niabaly, étudiante en licence 4 au département Environnement, Eaux et Forêts à l’ISAV de Faranah

Saratou Niabaly, étudiante en licence 4 au département Environnement, Eaux et Forêts à l’ISAV de Faranah, a joué le rôle de gouverneur de la région. « La journée internationale de la jeune fille est une autre opportunité pour nous de décrire la situation dans laquelle nous vivons et de faire un plaidoyer auprès de vous (autorités) pour son amélioration. Malgré les louables efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires pour protéger et promouvoir les droits des filles et des femmes, le chemin est encore long pour que toutes les filles de Guinée aient accès aux services sociaux de base adéquats, pour qu’elles soient protégées contre l’exploitation, les mariages d’enfants, les MGF/Excision, les violences basées sur le genre et d’autres pratiques néfastes », a déclaré Saratou Niabaly.

Elle en a profité pour rappeler que « selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) 2018, 96,4% des filles subissent les MGF/Excision ; 56,34% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Aussi, nous constatons une recrudescence des cas de viols sur mineures dans la région. Nous sommes une force vive et inépuisable. Nous ne nous arrêterons pas jusqu’à ce que l’égalité des filles soit vue, entendue et valorisée ».

Les jeunes filles ont mis aussi l’occasion à profit pour faire des plaidoyers à l’endroit des autorités, mais aussi interpeller leurs paires sur leurs responsabilités.

Mariam Diallo, étudiante en licence 2 à l’ISAV de Faranah

« Aujourd’hui, nous réclamons l’égalité, la justice pour les filles victimes de viols, que les lois soient appliquées. Il y a les lois qui sont là pour condamner tout genre de violations basées sur le genre (VBG), donc nous demandons que la loi soit appliquée. Je demande au gouvernement d’appuyer les structures des jeunes filles pour atteindre les objectifs, parce qu’il y a tant de structures qui sont là aujourd’hui pour faire la promotion des jeunes filles, pour lutter contre les VBG mais les moyens leur manquent… Nous demandons au gouvernement d’accompagner les jeunes filles et surtout d’appliquer la loi. Je demande aussi aux jeunes filles d’être responsables parce que les parents disent souvent que les filles ne sont pas responsables, c’est pourquoi on les marie à bas âge. Donc les filles doivent étudier ou apprendre bien le métier que l’on a choisi », a lancé Mariam Diallo, étudiante en licence 2 à l’ISAV de Faranah et présidente de l’antenne régionale de l’association des jeunes filles leaders de Guinée.

Mme Saran Oularé, directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

Tout en rappelant l’importance de cette journée, madame Saran Oularé, directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a fustigé certaines pratiques dont subissent les jeunes filles en Guinée. « La date du 11 octobre est célébrée par toute la communauté internationale depuis 2012 dans la perspective de tracer de nouvelles voies pour pérenniser la défense des droits de la jeune fille. C’est pour atteindre cet idéal que la direction régionale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a mis l’occasion à profit pour lancer une invite cordiale à tous les acteurs (autorités politiques et administratives, leaders d’opinion, associations ou ONG œuvrant pour la promotion des droits de la jeune fille dans notre région. Les filles vivant en milieu rural et celles porteuses de handicap en particulier continuent de subir davantage de pires formes de violences y compris les mariages précoces et forcés », a-t-elle regretté.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Boffa : l’UNICEF offre une unité de saponification à Koba

28 octobre 2019 à 17 05 21 102110

L’unité de saponification de la commune rurale de Koba (préfecture de Boffa) a été officiellement inaugurée hier, dimanche 27 octobre 2019. C’est le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, qui a présidé la cérémonie, en présence du représentant résidant de l’UNICEF, du préfet de Boffa, des autorités communales et aussi des bénéficiaires.

Bâtie sur une superficie de 1 500 mètres carrés, l’unité de saponification de Koba a une capacité de production de 280 morceaux de savons par jour, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette sous-préfecture.

Dans son discours de circonstance, le ministre Mouctar Diallo a rappelé que c’est lui qui a posé la première pierre de cet édifice. C’est pourquoi, le chef du département de la jeunesse s’est montré très heureux de procéder à l’inauguration de cette unité de saponification.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Le représentant du gouvernement a chaleureusement remercié l’UNICEF qui a financé la réalisation de cette unité (qui a coûté 250 millions de francs guinéens). « Cette unité va contribuer efficacement à la création d’activités créatrices de revenus, à l’amélioration des conditions de vie des jeunes et des femmes bénéficiaires, mais aussi constitue un moyen de prévention efficace contre les maladies des enfants, des jeunes, des femmes et de tout le monde. Vous le savez, l’hygiène est le premier élément qui permet de garantir notre santé sans laquelle nous ne pouvons rien faire. Je suis sûr que cette infrastructure sera utilisée à bon échéant », a dit le ministre Mouctar Diallo.

Pierre N’gome, représentant de l’UNICEF en Guinée

Au nom de son institution qui est un partenaire technique et financier, Pierre N’Gome, le représentant résidant de l’UNICEF en Guinée, est revenu sur le bien-fondé de cette unité. « Cette unité de saponification permettra de générer les revenus pour les femmes et les jeunes mais surtout elle est la porte d’entrée pour la réalisation de l’ensemble du droit des enfants de Koba. En effet, le savon contribuera à l’hygiène des enfants ; donc, à une nutrition renforcée. Parce que, comme vous le savez, l’hygiène est liée à la nutrition des enfants. Et, tout ça a des liens étroits avec les performances scolaires ».

Ansoumane Bangoura, maire de la commune rurale de Koba

Pour sa part, Ansoumane Bangoura, maire de la commune rurale de Koba, a promis au représentant résidant de l’UNICEF de s’impliquer personnellement pour le bien-être des enfants de sa commune. « Grâce à vous, nous savons que l’avenir de nos enfants doit être notre plus grande priorité. Nous avons beaucoup appris de vous. Notre dernier séjour en Allemagne m’a fait comprendre que nous avons du travail. Nous comptons investir notre temps et les moyens dont nous disposons pour faire de Koba une véritable commune amie des enfants ».

Madame Sylla Foulématou Touré

Au nom des bénéficiaires de cette unité de saponification, madame Sylla Foulématou Touré dira : « la saponification étant une source de revenu sûre, prouve à suffisance que notre commune de convergence fait une allure très positive. Car, nous notons déjà deux actions réalisées en faveur des femmes. Un hangar, un magasin, une aire de séchage et tous les équipements nécessaires pour le bon fonctionnement de notre groupement. La remise que nous effectuons comporte le bâtiment principal, un puits amélioré, le logement du gardien, la toilette à deux cabines, les équipements de fabrique. Bref, tous le nécessaire pour le fonctionnement de cette usine de savon », a fait savoir la porte-parole des bénéficiaires.

De retour de Koba (Boffa), Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Religion : Elhadj Boubacar Barry désigné Khalife général du Tidjanisme en Guinée

28 octobre 2019 à 16 04 10 101010

Elhadj Boubacar Dara Barry, premier imam de la ville de Mamou, a été désigné Khalife général du Tidjanisme en Guinée. Il remplace feu Elhadj Lamine Sy, ancien deuxième imam de la mosquée Fayçal de Conakry. Son intronisation a été faite à l’occasion d’une cérémonie organisée le dimanche, 27 octobre 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En plus des membres de la secte tidjaniste, des leaders religieux wahabites et chiites ont pris part à cette rencontre. Selon Dr Mamadou Oury Fadhi Diallo, président de l’Union des Tidjania, le choix d’Elhadj Boubacar Dara Barry n’est pas fortuit. A l’en croire, il découle de son engagement depuis très longtemps pour la cause du Tidjanisme.

Dr Mamadou Oury Fadhi Diallo, président de l’Union des Tidjania

« Le poste de Khalife général est important pour l’épanouissement du Tidjanisme dans notre pays. C’est lui qui nous représente à l’occasion des conférences islamiques et autres cérémonies religieuses auxquelles nous sommes conviés. Comme vous le savez, c’est Elhadj Lamine Sy qui était notre Khalife, mais il est décédé. Que Dieu ait son âme au paradis. Et, puisque notre confrérie doit impérativement avoir un chef, comme c’est le cas dans les autres pays comme le Sénégal, nous avons décidé ainsi de porter notre choix sur Elhadj Boubacar Dara Barry. Pourquoi lui ? Dès la création de notre confrérie, Elhadj Boubacar Dara Barry a été un des tous premiers leaders religieux à faire des photocopies de notre agrément et le partager dans les mosquées à Mamou. Aussi, il a fait des Zihara dans la préfecture. Autre chose, c’est qu’une trentaine de personnes devaient aller au Maroc pour une activité religieuse. Mais, il se trouve que les noms des personnes qui étaient inscrites au compte de Mamou dont Elhadj Boubacar Dara Barry ont été omis par inadvertance par quelqu’un.

C’est alors qu’Elhadj Boubacar Dara Barry est venu nous demander pourquoi il n’y a personne de Mamou parmi les 30 personnes qui doivent aller au Maroc. Puisqu’à l’époque je n’ai pu rien faire pour lui, je lui avais promis que dès qu’une telle occasion se présentera, il sera le premier à en bénéficier. Mais, puisque depuis on n’a rien pu faire pour lui, nous avons décidé que pour cette raison et ces raisons que j’ai précédemment citées, qu’il soit notre Khalife général », a-t-il expliqué.

Très heureux du choix porté sur lui pour diriger cette grande confrérie islamique, Elhadj Boubacar Dara Barry a rendu grâce à Dieu et remercié tous les membres de cette organisation pour la confiance placée en sa personne. Il a promis de s’investir davantage pour le rayonnement de l’islam et des enseignements du Tidjanisme en Guinée.

Elhadj Boubacar Daara Barry, Kkhalife général du Tidjania

« Le Khalife général est un grand titre et un honneur pour celui à qui il est destiné. Je rends grâce à Dieu pour m’avoir permis de vivre cet instant. Et, puisque c’est Dieu qui aide, c’est lui qui fait et défait, je le pris de m’aider à honorer la confiance placée en moi par tous ces grands leaders religieux pour diriger cette confrérie. Beaucoup de choses ont été faites par mes prédécesseurs, mais le chemin est encore long. Beaucoup reste à faire. Notre objectif, sera de construire des infrastructures scolaires. Mais pour y arriver, il nous faut des moyens. Donc, j’exhorte nos frères musulmans, puisque pour tout progrès il y a besoin de moyens, nous leur demandons de nous assister financièrement pour qu’on puisse construire des écoles franco-arabe pour que nous puissions pérenniser l’enseignement du Tidjanisme. Car on ne peut aimer une chose que quand on la connait. Donc, ça, ça me tient beaucoup à cœur », a-t-il souligné.

Cette cérémonie d’intronisation du Khalife général du Tidjanisme en Guinée a pris fin par des prières et bénédictions en faveur de la paix et le développement du pays. Le Tidjanisme est une confrérie islamique fondée à Fez, au Maroc, au milieu du XVIIIème siècle. Elle s’est développée en Afrique de l’Ouest grâce à Elhadj Oumar Tall.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Koubia : la montée de l’insécurité inquiète les citoyens

28 octobre 2019 à 15 03 19 101910

La préfecture de Koubia fait face à une recrudescence de l’insécurité. Depuis quelques semaines, des vols, braquages et meurtres sont récurrents dans la commune urbaine et les différentes sous-préfectures. C’est notamment à Pilimini où une femme a été tuée samedi dernier par des inconnus. Cette situation préoccupe aujourd’hui plus d’un citoyen, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Djamilatou Diallo, 46 ans, a été retrouvée morte le dimanche, 27 octobre 2019, au bord de la rivière Wargalanwol, située non loin du marché Pilimini. Elle a quitté son village la veille pour se rendre au marché hebdomadaire de la commune urbaine, et n’est plus revenue. Depuis samedi soir, sa famille s’est mise donc à sa recherche. Et, c’est seulement le lendemain que son corps, portant des traces de sang, a été retrouvé. Le constat des services de santé et de sécurité a conclu qu’elle a été tuée. Sa famille a récupéré son corps pour l’inhumer.

En plus de ce meurtre, des cas de cambriolage et de braquage ont été enregistrés ce dimanche 27 octobre, respectivement dans la commune urbaine de Koubia et dans la sous-préfecture de Fafaya. Dans le premier cas, ce sont deux boutiques qui ont été pillées par des inconnus au marché central de Koubia. Et dans le second, ce sont des citoyens se rendant au marché hebdomadaire de Fafaya qui ont été la cible de coupeurs de route. Certains ont été dépouillés de leurs biens et d’autres ont réussi à se sauver.

Il y a juste un mois, une vieille dame avait également été tuée alors qu’elle rentrait du marché hebdomadaire de Fafaya. Chaque fois que de tels cas sont enregistrés dans la préfecture, les services de sécurité annoncent l’ouverture d’une enquête. Mais, jamais les auteurs n’ont été retrouvés et sanctionnés. Du côté des autorités locales, aucune mesure n’a encore été annoncée pour faire face à ce genre de situations.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : le ministre Taliby Sylla visite les chantiers financés par l’ANAFIC à Friguiagbé

28 octobre 2019 à 15 03 13 101310

Le ministre de l’Energie Dr Cheick Taliby Sylla s’est rendu le samedi, 26 octobre 2019, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, située à 20 kilomètres de la ville de Kindia. Il est allé visiter les chantiers financés par l’ANAFIC dans la localité, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est en compagnie du préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, que le ministre Taliby Sylla a effectué cette visite de terrain. La délégation s’est rendue d’abord dans le district de Koliagbé pour constater le niveau d’avancement du chantier de construction d’une maison des jeunes, puis dans le secteur Manguèdakha où un pont de 8 mètres est en cours de réalisation, avant d’arriver au centre de la commune rurale de Friguiagbé.

N’Fansoumane Touré

« C’est pour s’assurer quel est le niveau d’avancement de ces actions de développement. Parce que toutes les entreprises adjudicateurs des marchés de ces actions de développement, ont eu les 30% du financement. La plupart de ces actions sont au chaînage. Cette initiative du gouvernement est en train donc de porter fruit, parce que les citoyens à la base s’en félicitent. Donc c’est une réjouissance de voir ces infrastructures sortir de terre, qui sont d’ailleurs réalisées sur la base de consultations préalables des populations bénéficiaires dans la logique du développement local participatif et décentralisé », a indiqué le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré.

Ansoumane Dorti Keita, maire de la commune rurale de Friguiagbé

Egalement membre de la délégation conduite par le ministre, le maire de Friguiagbé, Ansoumane Dorti Keïta, s’est félicité de l’évolution de la plupart des chantiers visités. « Depuis l’arrivée d’une partie du financement de l’ANAFIC, les chantiers avancent ensemble. Mais si je prends le centre de loisir réalisé par EGUITEC PLUS dans le district de Koliagbé, il y a un petit souci. Donc, à la demande du ministre, il va falloir qu’on fasse des petites révisions là-bas pour satisfaire les citoyens et visiteurs.

Le reste, nous ne ferons que remercier les porteurs d’un tel projet chez nous. Nous allons remercier le président Alpha Condé à travers son ministre Cheick Taliby Sylla ainsi que l’actuel gouvernement sous lequel, la promesse d’un développement local se réalise. Nous sollicitons le décaissement de 20 % du montant afin que les travaux soient accélérés d’avantage», a lancé le maire.

A noter que la commune rurale de Friguiagbé bénéficie de 3 microprojets (la construction d’un centre de loisir ou maison des jeunes, un pont de 8 mètres et le siège de la mairie) au compte du programme annuel d’investissement 2019. Sur ces 3 microprojets, seul le pont est réalisé par une entreprise locale. D’une valeur de plus d’un milliard 472 millions de francs guinéens, le financement est assuré par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Suspension du DSPJ de Sougéta : les explications du DPJ de Kindia

28 octobre 2019 à 15 03 03 100310
Mankan Diallo, DPJ de Kindia

Comme annoncé dans un précédent article, le Directeur Sous-Préfectoral de la Jeunesse (DSPJ) de Souguéta a été suspendu la semaine dernière pour un détournement de fonds et de matériels dont il est accusé. Au micro d’un correspondant local de Guineematin.com, l’intéressé a nié les faits et accusé à son tour de Directeur Préfectoral de la Jeunesse (DPJ) de Kindia d’avoir orchestré cette situation. Et, ce dernier est sorti aussi pour s’expliquer sur cette affaire.

Mankan Diallo, qui a signé l’acte de suspension de Mohamed Kaba Soumha, est revenu d’abord sur le début du problème ayant conduit à la prise de cette décision. « Le problème a commencé lorsque la commune a demandé à Mohamed Kaba Soumah de rendre compte la gestion de plus d’un an de la maison des jeunes. Parce que la maison a fonctionné pendant un an et quelques mois. Mais durant tout ce temps, Mohamed Kaba Soumah n’a jamais fait un compte-rendu à l’autorité. Même un seul jour.

L’autorité aussi ne lui a pas demandé de faire le compte-rendu. Maintenant, quand le problème de formation s’est posé, j’ai dit à la commune, c’est à prendre ou à laisser : si vous-voulez former vos équipes, faites-le ou vous laissez, moi ça m’est égal. Je leur avais clairement dit que Mohamed Kaba Soumah ne peut pas être DSPJ en même temps le président du comité de gestion de la maison des jeunes, il faut qu’on nomme un autre. J’ai fait l’acte et envoyé.

Apres tout, on a constaté que la moitié des matériels qui ont été offerts par le PACV a disparu, alors que ces matériels sont venus pour les jeunes. Ce n’est pas venu pour une seule personne. J’ai appelé sur le coup Mohamed Kaba Soumah, parce que c’est lui qui était à la gestion, en lui demandant son rapport. Il m’a dit qu’il n’a rien sur le plan financier dans la caisse. J’étais étonné. J’ai demandé comment il a géré les fonds, il m’a dit qu’il a remis la somme qu’il détenait à la commune et la sous-préfecture pour leurs activités. J’ai dit alors qu’il va justifier sa gestion », a-t-il expliqué.

Le DPJ de Kindia dit alors avoir initié une rencontre avec les autorités de Souguéta à la préfecture pour plancher sur la question. C’est au cours de cette rencontre, qu’il a été décidé de suspendre le DSPJ de Souguéta. « Il m’a donc été ordonné de prendre un acte pour suspendre le DSPJ Mohamed Kaba Soumah et que le sous-préfet aussi porte plainte contre lui pour qu’il rende compte de sa gestion. C’est ce qui fut fait et on a interpelé le concerné qui a fini par reconnaitre les faits qui lui sont reprochés à la gendarmerie, même s’il a nié ces mêmes faits devant la presse…

Il est entrain de dire aux gens que je l’ai suspendu parce qu’il a refusé de me donner les 17 millions (le budget d’une formation pour les jeunes de la localité, ndlr). L’argent qu’il a détourné, personne ne connait le montant exact. Pourquoi il n’a jamais eu un document de gestion ? Quand il est venu à la gendarmerie pour sa première audition, on lui a demandé où est le cahier de gestion, il a dit qu’il l’a laissé à Souguéta. On lui a donné le temps pour qu’il vienne se justifier avec son cahier. Le lendemain, il est venu dire qu’il n’a pas de cahier de gestion… Donc, Mohamed a détourné et volé parce que les choses qu’ils gèrent ne lui appartiennent pas. C’est pour la population », assure Mankan Diallo.

A rappeler qu’après son audition à la gendarmerie, le DSPJ suspendu est rentré chez lui. Les autorités lui donnent deux mois pour qu’il rembourse un montant de 3 400 000 francs et les matériels manquants.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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3ème mandat en Guinée : le sens interdit en démocratie

28 octobre 2019 à 14 02 20 102010

VOX POPULI

Docteur Abdoulaye Bah, Professeur d’Université aux États Unis

La cascade de déclarations et commentaires de certains de nos compatriotes faisant semblant que le débat qui a conduit à la crise actuelle en Guinée (autour d’une nouvelle constitution) est une question de souveraineté est d’une malhonnêteté intellectuelle sans précèdent dans l’histoire du pays. Les défenseurs de ce « mouvement dit authentique et souverain », à travers les ondes et sur d’autres plateformes de diffusion des nouvelles utilisent des citations qui sont pour le moins amusantes ! Ils me rappellent mon professeur de Français en 7eme année au collège de Coléah, qui nous a appris que Voltaire assis sur Racine Boileau de la Fontaine. Toutes leurs références sont de citer des philosophes étrangers (Européens) pour justifier leurs positions. Aucune mention de Kankou Moussa, de la charte de Kouroukan Fouga, du Waliou de Gomba, de Karamoko Alpha Mo Labé, de Nzegbela Togba Pivi, j’en passe. Par manque d’arguments valides, ils cherchent à transformer le débat et les revendications des Guinéennes et Guinéens en une question “tribale”.  Mais comme l’a si bien dit le Professeur Lansine Kaba : « Ne nous trompons pas…. la question est d’ordre politique plutôt qu’ethnique ».

Certains individus qui ont la voix haute et le ton élevé sont en train d’envahir les ondes des radios et les réseaux sociaux avec de fausses informations, basées sur leurs opinions. Ils parlent de ce que le « peuple » veut, sans preuve. Pourtant, les Guinéens ont fait connaître leur sentiment vis à vis du respect de la limitation des mandats, y compris les partisans du gouvernement actuel (voir ci-dessous). Selon le résultat de ce sondage, quatre-vingt-deux pour cent (82%) de Guinéens supportent la limitation des mandats présidentiels à deux, y compris 70% des membres du RPG.

Aujourd’hui, notre pays est gouverné par une élite qui a élevé l’incompétence comme critère fondamental et requis pour la participation à la gestion des affaires du pays. Toute dénonciation de cet état de fait est considérée comme un délit, voire un crime. Certains défenseurs de la situation actuelle utilisent un « litmus test » pour justifier le « status quo » (si la personne au pouvoir est de leur ethnie/région cela suffit). Ils s’attaquent généralement à toute personne opposée à la révision constitutionnelle sur le simple fait que leur patronyme indique une appartenance différente. Cette politisation de l’ethnicité est le résultat de l’action de quelques politiciens/entrepreneurs qui l’utilisent comme un raccourci pour leur enrichissement illicite sur le dos de notre peuple.

C’est là que se trouve, en partie, le danger potentiel pour la Guinée. Cette simplification « du débat sur une base souvent ethno-politique est en train de cimenter les fondations d’une culture de médiocrité et d’impunité dont le pays aura du mal à se relever. L’implication de la culture de médiocrité est qu’elle détourne des résultats qui comptent pour la Nation et occupe les citoyens dans des combats futiles pour la victoire de leurs parents ».

Les efforts consacrés à défendre les échecs de nos gouvernants successifs et du gouvernement actuel au nom de la souveraineté nationale ou de l’image de notre pays se font au détriment de nos parents et concitoyens qui ne bénéficient pas de nos ressources nationales. Par exemple, Rusal vient de s’engager à investir $200 000 000.00 de dollars dans la construction d’une usine d’aluminium aux États Unis pour transformer en partie la bauxite guinéenne.

Malgré toutes les pérégrinations faisant croire que notre pays marche, « le signe infaillible de son image dépend du climat social qui y règne. Le monde entier en a connaissance ». Nous tuons nos propres enfants en plein jour.  « Il est temps et grand temps que nos « intellectuels », toutes ethnies confondues, commencent à débattre des idées au lieu de défendre la faillite de nos gouvernants passés et actuels ».

Le FNDC n’est pas un masque pour quelque politicien que ce soit ! Abdourahmane Sano et ses collègues sont des patriotes qui ont une vision d’une Guinée à laquelle nous devons tous aspirer. Un pays dirigé par des individus intègres, compétents et patriotes. Pour une Guinée unie et prospère, nous devons tous soutenir un dialogue qui nous évitera de continuer à avoir des cliques alternantes qui s’accaparent de nos ressources communes. Cherchons à mettre plus d’ingéniosité, d’efforts et de ressources dans la création  des institutions démocratiques qui nous permettront d’édifier un régime constitutionnel permanent au bénéfice de tout le peuple de Guinée.

Docteur Abdoulaye Bah
Professeur d’Université aux États Unis
Ancien chef du Département des sciences sociales et comportementales
Directeur, Centre pour la santé comportementale et la résilience
Université de Lincoln
Jefferson City, Missouri USA

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Guinée : contribution financière pour le FNDC

28 octobre 2019 à 14 02 05 100510

“En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”. Article 27.

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man

L’alternance démocratique consacrée par la constitution de 2010 est fortement menacée. Le Président Alpha Condé, âgé de 81 ans, démocratiquement élu en 2010, puis en 2015, veut changer la constitution pour se maintenir au pouvoir au delà de la fin de son second et dernier mandat en décembre 2020.

En réponse à cette grave situation qui hypothèque la paix, la cohésion sociale et la stabilité des institutions, le FNDC s’est constitué pour s’opposer à toute forme de tripatouillage de la constitution guinéenne en vue d’offrir à Monsieur Alpha Condé, une présidence à vie.

Qu’est-ce que le FNDC ?

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est un mouvement citoyen de masse dont l’objectif est la défense de l’intangibilité constitutionnelle de l’article 27 qui dispose que: “Le président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non”.

Le FNDC a été lancé le 03 avril 2019 et regroupe: la société civile, des syndicats, des partis politiques, des avocats, des associations de femmes et de jeunes, des organisations socio-professionnelles, des universitaires, des artistes, des citoyens engagés et autres…

Pourquoi cette campagne de collecte ?

En dépit de l’adhésion massive au FNDC et de la mobilisation résolue des populations dans toutes les régions du pays, le combat est loin d’être gagné. Car, pour des intérêts égoïstes, les ennemis de la démocratie sont déterminés à opérer un coup d’Etat constitutionnel. Ils détournent des ressources publiques et utilisent illégalement d’importants moyens de l’Etat pour corrompre, faire la propagande et réprimer toute forme de contestation.

Au regard du développement de la situation qui prévaut, le combat du FNDC doit impérativement passer à un stade supérieur et crucial. Cela exige la mobilisation de ressources adéquates sous la forme d’une contribution volontaire. Cette campagne de levée de fonds dénommée Contribution Financière Citoyenne (CFC) s’adresse à tous nos compatriotes où qu’ils soient, à tous les défenseurs de la cause guinéenne ainsi qu’à tous les amis de la démocratie à travers le monde.

A quoi serviront les fonds collectés ?

Les fonds collectés serviront à financer les activités et actions de mobilisations citoyennes qui vont s’intensifier dans les jours et semaines à venir. Il s’agit de l’organisation des manifestations, de la logistique, des divers frais de coordinations, de l’assistance judiciaire et médicale, de la communication, de transport etc…

Quelqu’en soit le montant de votre contribution, il sera vivement apprécié. Car ce sera un don qui servira à défendre la démocratique, la stabilité de la Guinée mais aussi à aider des personnes victimes ou menacées de répression.

Pour plus de détails, cliquez sur la vidéo pour écouter le message du Coordinateur National du FNDC.

Exprimez votre engagement et solidarité en scandant: Amoulanfé! (ça ne marchera pas) !

https://www.gofundme.com/f/guinee-contribution-financiere-contre-un-3eme-man

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

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Affaire QNET : 10 nouveaux jeunes dont 2 pakistanais arrêtés à Kankan

28 octobre 2019 à 13 01 28 102810
Colonel Aboubacar Sidiki Diakité, commandant de la troisième région militaire de Kankan

La vague d’arrestations de personnes se réclamant comme étant des travailleurs de la société de vente en ligne Qnet se poursuit à travers le pays. Au lendemain de l’interpellation de quarante jeunes composés principalement de maliens, les services de sécurité de Kankan ont mis mains sur dix autres personnes dont deux pakistanais. Ces dernières arrestations ont eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche, 27 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

L’opération a été menée par une patrouille mixte mise en place par les autorités de Kankan et composée de la police, la gendarmerie et la police militaire. Selon le Colonel Aboubacar Sidiki Diakité, commandant de la troisième région militaire de Kankan, les personnes interpellées ont soutenu être à Kankan dans le cadre des activités de la société Qnet. « Dans le groupe qu’on a pris samedi nuit, il y a des maliens, des sénégalais, des camerounais et des pakistanais. On les a pris avec des gris-gris. Je ne sais à quoi servent ces gris-gris. Mais, ils disent qu’ils sont là pour chercher de l’argent avec Qnet », a-t-il dit.

Une version à laquelle l’officier ne croit nullement pas. « Qnet est un réseau, personnellement je pense que c’est juste une couverture pour eux. Mais comme les officiers de la police judiciaire sont là, ils vont approfondir les enquêtes. Ce qui m’inquiète dans cette histoire, c’est que les gens quittent un peu partout pour se rencontrer dans des cours fermées à Kankan. Si moi je dois aller à Bamako pour chercher de l’argent, je cherche d’abord un tuteur. Mais si tous les jeunes se réclament comme étant des travailleurs de Qnet où on fait un travail intellectuel alors qu’il y a plein d’analphabètes parmi eux, c’est étonnant. Ils disent qu’on les a appelés. Mais quand on leur demande qui les a appelés, ils disent que c’est leurs amis qui les ont appelés pour leur dire qu’il y aurait du travail ici », a dit le Colonel Aboubacar Sidiki Diakité.

En plus de ces jeunes interpellés à Kankan, de nombreuses autres personnes se réclamant comme étant des travailleurs de la société Qnet ont été arrêtées ces derniers jours dans plusieurs autres villes de la Guinée. Les services de sécurité disent être en train de mener des enquêtes pour savoir si ces gens ne sont pas là dans le cadre d’une activité illégale. Certains administrateurs territoriaux les soupçonnent même d’être des rebelles.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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T3 2019 : le bénéfice net de UBA bondit de 32,3% ; alors que le revenu brut atteint US$1,18 milliard

28 octobre 2019 à 13 01 01 100110

Communiqué : United Bank for Africa, l’institution financière panafricaine dotée d’un vaste réseau couvrant 20 pays africains, le Royaume-Uni, les États-Unis et ayant une présence en France, a enregistré des performantes impressionnantes dans le cadre de ses résultats financiers non audités du troisième trimestre 2019, avec une croissance significative des revenus bruts, qui ont atteint US$1,18 milliard, soit une augmentation de 14,2% par rapport au US$1,04 milliard enregistré en septembre 2018.

Le bénéfice avant impôts de UBA a augmenté de 24,2% pour atteindre US$271,2 millions, contre US$218,46 millions au cours de la même période de 2018. Pareillement, son bénéfice après impôts a également progressé de 32,3%, passant de US$170,4 millions en septembre l’année dernière à US$255,45 millions au cours de la même cette année. Cette performance impressionnante place le rendement annualisé des fonds propres de la Banque à 20,6%.

Selon le rapport déposé lundi auprès de la Bourse du Nigeria (NSE), le revenu d’exploitation net de UBA a progressé de 11,6% en glissement annuel pour atteindre US$734,62 millions, contre US$658,31 millions au cours de la même période de 2018.

Malgré le taux d’inflation à deux chiffres enregistré au Nigéria (son plus grand marché) et les incertitudes liées à l’environnement des affaires au Nigéria et dans d’autres pays africains, les dépenses d’exploitation maîtrisées de UBA n’ont augmenté que de 8,4%, et cela est en grande partie dû aux coûts liés à la réglementation.

La Banque continue de maintenir un bilan très solide, avec un actif total de US$13,70 milliards, en hausse par rapport aux US$13,45 milliards enregistrés en décembre 2018. Les dépôts de la clientèle ont également augmenté pour atteindre US$9,31 milliards. Les fonds propres sont restés très solides à US$1,53 milliard, en hausse de 10,5% et reflétant une forte capacité de génération des capitaux en interne.

Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe de UBA Plc

Dans ses commentaires sur les résultats, Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe, UBA Plc, a déclaré: “La résilience de notre modèle économique et notre croissance ciblée des actifs productifs ont généré une croissance du produit des intérêts de 10,8%. Outre les revenus louables réalisés sur les actifs générateurs d’intérêts, nous avons également enregistré une croissance de 22,1% des revenus ne portant pas sur des intérêts, principalement en raison de la pénétration accrue de nos offres de services bancaires numériques de qualité supérieure, de l’expansion du crédit, des transferts d’argent et d’autres services transactionnels liés au style de vie”.

“UBA reste attachée à sa vision de devenir le leader incontesté des institutions de services financiers en Afrique. Nous continuerons à innover et à dominer tous nos secteurs d’activité, tout en assurant une efficacité opérationnelle de premier ordre et un service clientèle hors pair. Nous commençons à réaliser les premiers bénéfices de notre programme de transformation en cours et je suis vraiment enthousiaste pour les jours à venir”, a déclaré M. Uzoka.

Le Directeur Financier du Groupe, Ugo Nwaghodoh, a également déclaré: “Avec les résultats obtenus au cours du trimestre considéré, la banque reste sur la bonne voie pour atteindre son objectif en termes de résultats pour l’année. Nous avons pu augmenter le portefeuille de prêts de 14,7% (ce qui est bien supérieur à nos prévisions) en nous concentrant sur les pôles de croissance des diverses économies dans lesquelles nous exerçons nos activités. Nous avons également mis au point de nouveaux produits de crédit destinés à des segments spécifiques du marché des consommateurs et des PME, et continuerons à le faire dans le strict respect des meilleures normes de crédit / souscription, tout en nous efforçant d’atteindre le seuil légal de ratio de prêt sur financement fixé par la banque centrale”.

UBA est un leader du secteur bancaire africain qui exerce ses activités dans 20 pays africains. La banque est également présente dans les centres financiers mondiaux : Etats-Unis, Royaume-Uni, avec un bureau de représentation en France. UBA fournit, via différents canaux, des services bancaires à plus de 17 millions de clients à travers le monde.

Communiqué transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Affaire 3ème mandat en Guinée : les Etats-Unis demandent la libération des prisonniers

28 octobre 2019 à 12 12 44 104410
Les présidents Donald Trump et Alpha Condé

Dans un communiqué rendu public ce lundi, 28 octobre 2019, son Excellence Simon Henshaw, ambassadeur des Etats-Unis en Guinée, a salué la marche pacifique du 24 octobre dernier, organisé par les opposants à une nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat.

L’ambassadeur a également demandé la libération des prisonniers (sans doute des leaders du FNDC, entre autres) et des enquêtes pour les victimes des répressions lors des manifestations des 14, 15 et 16 octobre.

A rappeler que les Unis-Unis d’Amérique sont clairement opposés aux changements des Constitutions et (comme Obama le disait Obama) les américains soutiennent des institutions fortes pour une démocratie apaisée…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué de l’ambassadeur des Etats Unis en Guinée

Communiqué : L’Ambassadeur Henshaw salue la tenue des marches pacifiques

Simon Henshaw, nouvel ambassadeur des États-Unis en Guinée

Les Etats-Unis félicitent le peuple de Guinée pour la tenue de la marche pacifique du 24 octobre, 2019. Grâce au travail ardue et à la collaboration de toutes les parties, les Guinéens ont pu exprimer leurs opinions d’une manière non violente et civilisée.

Nous encourageons le dialogue permanent pour résoudre les problèmes politiques du pays.

Nous croyons que la libération des détenus et la conduite d’enquêtes complètes sur les violences et les morts survenues au cours de la semaine du 14 octobre, sont des étapes nécessaires pour la Guinée.

Communiqué transmis par l’attache de presse de l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

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Ligue 1 : battu d’entrée, le Loubha FC compte bien se relever

28 octobre 2019 à 11 11 50 105010

Pour sa première en ligue 1 guinéenne, le Loubha FC de Télimélé a concédé une défaite. L’équipe de Télimélé qui recevait les Eléphants de Coléah le samedi, 26 octobre 2019, au stade Fodé Fissa de Kindia, a perdu (0-1) en ouverture du championnat national de ligue 1 pour la saison 2019-2020. L’unique but de la rencontre a été inscrit à la 65ème minute par Ibrahima Bassengué Bangoura sur pénalty.

Après cette défaite, les responsables du Loubha FC gardent le moral haut et comptent travailler pour relever la tête, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Koman Camara

A l’issue de la rencontre, l’entraîneur du Loubha FC a analysé le match en pointant du doigt le manque de réalisme de son équipe. « Dès l’entame de la première période, vous-mêmes vous avez vu le jeu, on a eu beaucoup d’occasions à la première période, mais on n’a pas pu les concrétiser. En deuxième période aussi, n’eût été la naïveté de notre défenseur qui a provoqué le pénalty, on aurait pu au moins faire un nul mais finalement on a perdu. Ce qui n’a pas marché, ce sont les occasions ratées.

Sinon en première période, on a gagné 14 duels sur notre adversaire et on a eu beaucoup d’occasions de but. Donc je dirai que c’est la finition qui nous a manqué. Je sais que la ligue 1 est différente de la ligue 2, donc je vais essayer de corriger ça avec mes joueurs. Et je demande au public de Kindia de ne pas se décourager, de continuer à venir massivement au stade pour nous supporter », a lancé Koman Camara.

Mamadou Barry

Abondant dans le même sens, le président du club de Télimélé, Mamadou Barry, rappelle que le championnat ne fait que commencer et que son équipe va travailler pour résoudre les problèmes constatés lors de ce premier match de la saison. « Bien qu’on a dominé, on a perdu le match. Mais, le championnat est très long, on va chercher donc à se rattraper. C’est comme ça la règle du football. Je crois qu’ils ont été meilleurs ce soir parce qu’ils ont concrétisé. Même si on a dominé le match, mais le football c’est le concret, donc ils ont pris les trois points. On va tirer les leçons et mieux se préparer pour le reste du championnat », a-t-il dit.

A noter que le même samedi le FC Santoba et le Hafia FC ont fait match (2-2) au stade du 28 septembre de Conakry. Cette première journée du championnat se poursuit ce lundi, 28 octobre 2019, avec deux rencontres au programme. Fello Star de Labé va affronter l’AS Kaloum au stade du 28 septembre et la Flamme Olympique reçoit le CI Kamsar au stade de la mission de Kaloum.

De Kindia, Boubacar Diallo et Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation à Lyon contre le tripatouillage de la constitution en Guinée

28 octobre 2019 à 11 11 38 103810

Dans le cadre de la lutte pour la défense de la constitution en Guinée, le FNDC Lyon invite les Guinéens, les Africains, les amis de la Guinée ainsi que les défenseurs du Droit et des droits de l’homme à une grande manifestation ce dimanche 3 novembre 2019 à 14h à la place Bellecour à Lyon, en France.

Cette manifestation vise à :

  • Empêcher l’entêtement du Président Alpha Condé de tripatouiller la constitution pour se pérenniser au pouvoir ;
  • Dénoncer la violation des droits de l’homme, les violences des citoyens (manifestants et non manifestants) jusque dans leur domicile par les forces de l’ordre ;
  • Condamner la mort d’au moins neuf personnes, plusieurs dizaines de blessés, beaucoup d’arrestations et des dégâts matériels en seulement trois jours de manifestation ;
  • Dénoncer la condamnation politique de certains membres du FNDC pour avoir défendu la constitution ;
  • Imposer la volonté du peuple de Guinée de vivre maintenant l’alternance politique : Dorénavant, il n’est plus question qu’un Président se pérennise au pouvoir !
  • Eteindre l’espoir de tout politicien ou clan de mettre en péril l’alternance politique en Guinée ;

Ce combat, c’est celui des Guinéens, des Africains. Ensemble, nous devons régler une fois pour toute cette question de troisième mandat sous toutes ses formes.

Merci à chacun de mobiliser dans son entourage et de diffuser largement dans son réseau. Soyons nombreux le 3 Novembre à la place Bellecour pour dire non au tripatouillage de la constitution guinéenne.

Libérez nos camarades

Justice pour les victimes et les martyrs

Vive la Guinée

Vive le FNDC

Vive la démocratie

Contacts :

Rahim Barry : 0751054038 ; Ibrahima Ahmed Bah : 0613146052 ; Check Abdoul Camara : 0629521006 ; Soulemane Sadio Diallo : 0753222605

FNDC Lyon

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Coyah : Mouctar Diallo inaugure une station d’adduction d’eau à Gomboyah

28 octobre 2019 à 10 10 53 105310

L’Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane (Wamy), grâce à son partenariat avec le ministère de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes, vient d’offrir une station d’adduction d’eau potable aux habitants de Gomboya (Coyah). La remise officielle a été faite hier, dimanche 27 octobre 2019, par le ministre Mouctar Diallo, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

La construction de cette station d’adduction d’eau potable dont le coût s’élève à 150 millions de francs guinéens est un ouf de soulagement pour les habitants de Gomboyah, qui relève de la commune rurale de Manéah (préfecture de Coyah).

Procédant à l’inauguration de cette infrastructure, réalisée grâce au partenariat entre son ministère et la Wamy, le ministre de la Jeunesse et de l’emploi des Jeunes a, au nom du gouvernement, remercié les donateurs.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’emploi des Jeunes

« Le ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, au nom du gouvernement guinéen, remercie et félicite le directeur de la Wamy, monsieur Mouctar Diallo et toute l’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane et le gouvernement saoudien pour la réalisation de cette station d’adduction d’eau qui va aider de façon significative les populations à avoir de l’eau potable. Vous savez, il y a beaucoup de difficultés liées à l’accès à l’eau potable et les populations en souffrent énormément. Aujourd’hui, grâce à ce partenariat avec le ministère de la jeunesse, la Wamy a réalisé cette station d’eau ».

Aux bénéficiaires, le ministre Mouctar Diallo a demandé de faire bon usage de cette station, estimant que cela va encourager la Wamy à réaliser d’autres infrastructures en faveur d’autres populations de la Guinée.

Elhaj Mouctar Diallo, directeur de l’Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane (Wamy)

Pour sa part, Elhaj Mouctar Diallo, directeur de l’Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane (Wamy) en Guinée est revenu sur les raisons qui ont prévalu au choix de Gomboyah. « Nous choisissons les lieux selon les besoins. Et, nous avons constaté que dans cette nouvelle localité, dénommée Gomboya, il y a effectivement un manque d’eau bien constaté. C’est suite à cela que nous avons décidé de venir vers nos chers frères de ce quartier pour les servir en eau potable », a-t-il justifié.

Il faut rappeler que l’Assemblée Mondiale de la Jeunesse Musulmane (Wamy) est rattachée au secrétariat général aux Affaires religieuses et elle a contribué à la construction des écoles, des mosquées et des centres de santé à travers le pays.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Siguiri : le coordinateur du FNDC répond au maire « amnésique » de la ville

28 octobre 2019 à 10 10 24 102410

Comme annoncé précédemment, le maire de la commune urbaine de Siguiri a animé une conférence de presse en fin de semaine dernière pour s’expliquer sur son refus d’autoriser l’antenne locale du FNDC de manifester dans la ville. Après avoir expliqué les raisons qui l’ont poussé à interdire les manifestations visant à protester contre un troisième mandat dans la commune urbaine, Koumba Sékou Magassouba a dénoncé vigoureusement le FNDC.

Une sortie qui n’a pas laissé indifférent le coordinateur préfectoral du Front National pour la Défense de la Constitution à Siguiri. Docteur Moussa Oriya Keïta a animé aussi une conférence de presse pour répondre au maire. Il s’insurge contre les propos de l’autorité locale et lui rappelle que la structure qu’il dirige n’a jamais troublé l’ordre public à Siguiri comme le prétend Koumba Sékou Magassouba.

Docteur Moussa Oriya, coordinateur préfectoral du FNDC

« Le maire est allé dans les médias pour traiter le FNDC de fauteurs de troubles à l’ordre public et de metteurs de feu. Aujourd’hui, je dirai au maire qu’il a oublié certaines choses que je veux lui rappeler. En 1993, ici à Siguiri, lorsque les militants du PUP, à l’époque au pouvoir, voulaient manifester pour soutenir le président Conté, les gens se sont mobilisés pour s’opposer à cette mobilisation qui s’est soldée par la mort d’une personne. Est-ce que le FNDC était là ? Quand les gens sont partis piller le domicile de Billy Keita (ancien député du PUP), d’Elhadj Abdoulaye et J.K, est-ce que le FNDC était à Siguiri ? Non. En 1998, lorsque Alpha Condé a été arrêté à Piné, les gens se sont soulevés, il y a eu un accrochage ici à Siguiri, est-ce que c’est le FNDC qui a provoqué cela ?

En 2007, le maire Chérif a été délogé de son bureau, c’est le FNDC qui a fait cela ? Quand les militants d’un même parti (le RPG, ndlr) prenaient des machettes pour s’affronter entre eux, le FNDC était là ? Quand le siège du RPG Arc-en-ciel était pillé c’était les militants du FNDC ? Quand ils pillaient le domicile de l’honorable Sékou Savané (actuel député de Siguiri), le FNDC était là-bas ? Quand ils frappaient l’ancien maire Dr Aboubacar Sidiki Traoré, le FNDC était là-bas? En 2010, quand ils pillaient les magasins et les maisons de nos frères peuls, le FNDC était là-bas ? Non. »

Docteur Moussa Oriya Keïta fustige les agissements des dirigeants actuels qui, selon lui, tentent d’opposer les ethnies pour contrer le combat du FNDC. « Pour dénigrer Lansana Conté (ancien président de la Guinée), ils ont monté des scènes de toute pièce contre lui en disant qu’il n’aime pas les malinkés, aujourd’hui la vérité est là. Maintenant, ils disent que FNDC est contre les malinkés alors que même Abdourahmane Sanoh (le coordinateur national du FNDC, ndlr) est malinké. Le FNDC est contre cette division ethnique en Guinée », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que l’antenne du FNDC a, par deux fois, adressé des lettres d’information à la mairie de Siguiri par rapport à des manifestations qu’elle comptait organiser dans la ville. Mais, le maire de la commune urbaine a interdit les deux manifestations. Il a invoqué notamment une lettre du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation interdisant toute manifestation en Guinée et le fait que le FNDC n’a pas de documents légaux.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Le bâtonnier de Guinée est-il promoteur du 3ème mandat ? Voici la déclaration du FNDC

28 octobre 2019 à 9 09 35 103510
Djibril Kouyaté, bâtonnier de l’ordre des avocats

Le FNDC est scandalisé par la circulaire du Bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée, datant du 23 octobre 2019, dont les propos sont de nature à museler les avocats qui se positionnent ouvertement contre un troisième mandat en violation flagrante de la loi suprême de la République.

Au moment où le Peuple de Guinée s’est résolument engagé à lutter pour la sauvegarde de ses acquis démocratiques, nous sommes surpris de constater que le Barreau de Guinée adopte une position ambiguë autour de la question du 3eme mandat.
Le Barreau qui est une organisation qui se bat pour le triomphe du droit et de la justice sociale se doit d’être un acteur de premier plan pour accompagner le FNDC dans son noble combat de préservation des acquis démocratiques chèrement conquis par le Peuple de Guinée dans sa longue marche pour la consolidation de sa jeune démocratie.
Dès l’entame de son combat, le FNDC a bénéficié de l’assistance hautement salutaire d’une trentaine d’avocats membres du Barreau de Guinée qui, dans un élan patriotique et de façon bénévole, défendent les membres du FNDC illégalement mis aux arrêts dans toutes les régions du pays.
Le FNDC exhorte et encourage ces vaillants Avocats à poursuivre leur noble mission de défense des opprimés et particulièrement les membres et sympathisants du FNDC qui seront inquiétés par la justice guinéenne.
Le FNDC fonde l’espoir que le Barreau de Guinée se rangera du bon côté de l’histoire de notre pays qui est en train de s’écrire en ce moment.
C’est pourquoi, le FNDC compte sur le soutien affiché et assumé du Barreau de Guinée à son endroit afin que soit apporté un démenti à ceux qui prêtent au Bâtonnier de l’ordre des avocats des velléités de promotion de troisième mandat en Guinée.
Vive le partenariat pour la défense de la Constitution
Vive une Guinée unis et solidaire
Vive le FNDC
Ensemble, Unis et Solidaires, Nous vaincrons.
Conakry, le 28 octobre 2019

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