Manifestation anti-3ème mandat en Guinée : un manifestant tué par balle à Mamou

14 octobre 2019 à 23 11 25 102510

La journée bouillonnante de ce lundi, 14 octobre 2019, est visiblement loin de livrer tous ses secrets dans la ville carrefour. Après la mort par balle d’un gendarme dans les rangs des forces de l’ordre, des sources qui ont joint Guineematin.com au téléphone rapportent qu’un jeune manifestant a également été tué au quartier Horé-Fello, dans la commune urbaine de Mamou.

« Le défunt, Thierno Aliou Barry, qui était dans le groupe qui manifestait en face de la maison des jeunes a été tué par balle. Il était élève de la 10ème année, originaire de Kôdala, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé un habitant de Horé-Fello.

De sources concordantes, les agents des forces de l’ordre se sont montrés plus que furieux depuis l’annonce de la mort de leur frère d’arme, le Margis Mamadou Yéro Bah. Et, la ténacité des manifestants anti-troisième mandat n’arrange rien à la situation.

« Des agents de la brigade mobile d’intervention de la gendarmerie et les jeunes manifestants se sont affrontés toute la journée devant la maison des jeunes. Mais, c’est après l’annonce de la mort d’un gendarme qui a été tué par balle que les agents ont ouvert le feu sur les jeunes qui barricadaient la route. C’est ainsi que ce jeune a pris une balle. Il en est mort », a indiqué un autre habitant de Horé-Fello.

A noter que la mort de ce jeune manifestant porte à deux le nombre de personnes tuées ce lundi à Mamou et à six sur le plan national ( avec les 4 à Conakry), en marge des manifestations lancées aujourd’hui en Guinée contre le projet de nouvelle constitution pouvant permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Mamadou Baïlo Keïlo pour Guineematin.com

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Tueries de manifestants en Guinée : la PJDD alerte la communauté internationale

14 octobre 2019 à 21 09 24 102410

« Nous disons à la communauté internationale que c’est le moment de se lever pour faire face à la situation qui prévaut en Guinée. Il ne faut pas qu’ils attendent à la dernière minute pour venir faire le médecin après la mort. Nous lançons un appel à la communauté internationale de venir maintenant au secours de la Guinée pour sauver les Guinéens avant qu’il ne soit trop tard »

Au moins cinq personnes ont été tuées dans la journée de ce lundi, 14 octobre 2019, à Conakry, en marge des manifestations appelées par le FNDC contre le projet de troisième mandat du président Alpha C ondé. Cette situation préoccupe particulièrement la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD). Par la voix de son président Ibrahima Aminata Diallo qui a joint au téléphone un journaliste de Guineematin.com, la structure dénonce des assassinats ciblant particulièrement les habitants des quartiers situés le long de la route le Prince.

Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD

« C’est avec beaucoup de regret et amertume que nous sommes en train de constater un maintien d’ordre disproportionné de la part des forces de défense et de sécurité. Nous constatons que les assassinats de manifestants ciblent spécialement la zone allant de Hamdallaye jusqu’à Kagbelen. Alors, nous disons que l’heure est grave ! Parce que cette manifestation ne concernait pas que cette zone. Dans toutes les communes de Conakry et dans la plupart des villes de l’intérieur du pays, il y a eu des manifestations.

Mais, c’est seulement le long de la route le Prince qu’on a enregistré des tueries de manifestants. Nous dénonçons avec vigueur cette situation et nous nous interrogeons là-dessus. Parce que ce n’est pas la première fois que ça arrive. A l’occasion de chaque manifestation, les forces de l’ordre viennent tirer sur les gens faisant des morts et des blessés dans cette zone », a déclaré le président de la PJDD, qui parle d’un deux poids deux mesures de la part des autorités guinéennes.

L’activiste de la société civile s’indigne par ailleurs contre des arrestations ciblées qui viseraient aujourd’hui plusieurs jeunes leaders de l’axe, dont lui en personne. « Ils ont établi une liste de personnes qui doivent être arrêtées. Moi-même qui vous parle, mon nom figure sur cette liste. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes obligés de fuir nos domiciles parce qu’on ne sait pas à quel moment les gendarmes peuvent venir pour nous arrêter », regrette le jeune homme.

Face à cette situation, Ibrahima Aminata Diallo appelle à l’intervention urgente de la communauté internationale pour sauver les Guinéens. « Aujourd’hui, les habitants de cette zone (la route le Prince) sont confinés chez eux parce que les forces de sécurité tirent partout. C’est pourquoi, nous disons à la communauté internationale que c’est le moment de se lever pour faire face à la situation qui prévaut en Guinée. Il ne faut pas qu’ils attendent à la dernière minute pour venir faire le médecin après la mort. Nous lançons un appel à la communauté internationale de venir maintenant au secours de la Guinée pour sauver les Guinéens avant qu’il ne soit trop tard », a lancé le président de la PJDD.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Manif contre le 3ème mandat en Guinée : Tougué répond massivement à l’appel du FNDC

14 octobre 2019 à 20 08 48 104810

Des manifestations de rues ont lieu dans plusieurs villes de la Guinée pour protester contre le changement de la constitution permettant à Alpha Condé de briguer un 3ème mandat. La préfecture de Tougué n’est pas restée en marge des manifestations de ce lundi, 14 octobre 2019, appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux manifestants issus des organisations locales de la société civile, des partis politiques ont rallié le siège de la coordination préfectorale du FNDC de Tougué avant de faire le tour la ville.

Les manifestants ont procédé à une marche pacifique autour de la ville, sanctionnée par un discours au centre ville.

Joint au téléphone, le coordinateur préfectoral du FNDC, Mamadou Sakho Barry, est revenu sur les grandes lignes de la manifestation. « La manifestation du FNDC s’est parfaitement bien passée ici à Tougué. Les citoyens de tous les districts se sont massivement mobilisés, on s’est retrouvé d’abord au siège du FNDC, ensuite on a fait le tour de la ville. On a terminé la marche au rond-point de la ville où on a tenu nos discours à travers lesquels nous avons exprimé d’abord le bien-fondé de notre manifestation à savoir la violation de la Loi, ensuite notre désaccord au projet du 3ème mandat pour Alpha Condé. Dans l’ensemble, tout s’est bien passé, il y a eu une grande mobilisation de tous les districts, y compris les sages. Il n’y a pas eu de mouvement d’enfants. L’itinéraire est passé devant la police ensuite la gendarmerie avant de revenir au siège du FNDC. Nous n’avons aucunement été inquiétés par qui que ce soit. Il n’y a eu aucune intervention de force de l’ordre. Du côté des marcheurs, aucun a fait des actes de violences », a-t-il laissé entendre.

Parlant du déroulement de la manifestation du FNDC à Tougué, le secrétaire à l’organisation, Alpha Boubacar Oulenko Baldé, a apporté des précisions. « C’est aux environs de 7 heures du matin que tout le monde s’est d’abord retrouvé au siège du FNDC. Ensuite, la plus part d’entre nous se sont fait enregistrés sur une liste qu’on a établie à cet effet. Après l’arrivée de tout le monde, on est parti du siège pour la rentrée de la ville à Tougué 2. De là-bas, on est venu passer devant la police pour enfin arriver au rond-point de la ville avec des slogans comme A bas Alpha Condé ! A bas le changement de la constitution ! A bas le 3ème mandat ! Tougué dit non au 3ème mandat ! Je dois vous dire que la manifestation était grandiose puisque même les manifestants n’était pas que des citoyens de la ville de Tougué, même les sous-préfectures ont participé à la manifestation à travers leurs délégués et toutes les sous-préfectures étaient représentées à cette manifestation. Tougué est prêt à manifester contre le 3ème mandat, aussi longtemps que possible », a-t-il dit avec insistance.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Koubia : forte mobilisation dans les rues contre un 3ème mandat pour Alpha Condé

14 octobre 2019 à 20 08 19 101910

L’appel du FNDC à manifester contre le projet de 3ème mandat du président Alpha Condé a été bien suivi à Koubia. De nombreux citoyens sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 14 octobre 2019, pour se faire entendre. La manifestation s’est déroulée sans incident, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ecoles et commerces fermés, circulation paralysée, c’est dans cette atmosphère que les habitants de la commune urbaine de Koubia ont entamé la journée de ce lundi. Aux environs de midi, les responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution et de nombreux citoyens de Koubia se sont donné rendez-vous au stade préfectoral, où ils ont démarré leur marche pacifique.

Des hommes et des femmes, d’aucuns habillés aux couleurs du FNDC et d’autres tenant des pancartes en mains, ont fait le tour de la ville en scandant des slogans hostiles au projet de nouvelle constitution et à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

La manifestation s’est achevée à 13 heures 20 minutes et les manifestants se sont dispersés dans le calme. Selon les responsables de la commune urbaine et du FNDC, toutes les dispositions étaient prises pour que cette marche voulue pacifique se déroule sans la moindre violence. Aucun agent des forces de l’ordre n’était visible dans la rue jusqu’à la fin de la manifestation.

Le maire et les deux premiers vices maires de la commune urbaine de Koubia se sont exprimés à l’issue de ce mouvement de protestation. Abdoul Faras Diallo, Elhadj Mamadou Dian compétent Diallo et Mamadou Aliou Dilé Diallo ont tous salué « la réussite » de cette manifestation anti-troisième mandat.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Destruction des PA à Conakry : voici un communiqué de l’Armée

14 octobre 2019 à 20 08 05 100510
Général de Corps d’Armée, Namory TRAORE, Chef d’État-Major Général des Armées

Le Chef d’État-major Général des Armées constate avec regret, le manque de civisme dans le comportement de certains citoyens qui se sont attaqués de façon injustifiée aux Forces de Défense et de Sécurité postées au niveau de certains PA, composés de la Police, de la Gendarmerie et appuyés par les Militaires.

Il convient de rappeler que la mission dévolue à ces PA est de lutter contre la grande criminalité pour préserver la sécurité et la quiétude de tous les citoyens.

Le Chef d’État-major Général des Armées condamne fermement cette attitude irresponsable qui est incompatible avec le sens de l’honneur.

Si l’état militaire exige en toute circonstance, discipline, loyauté, neutralité et esprit de sacrifices, les devoirs qu’il comporte et les sujétions qu’il implique, méritent la considération, le respect et la reconnaissance des citoyens.

C’est pourquoi, le Chef d’Etat-major Général des Armées en appelle à la conscience de tout un chacun, à la retenue, au civisme et à la collaboration de tous, pour préserver les acquis dans la consolidation de la paix et la sécurité pour tous.

Conakry, le 14 Octobre 2019

Le Chef d’État-Major Général des Armées

Général de Corps d’Armée Namory TRAORE

Commandeur de la Légion d’Honneur

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Un gendarme tué à Mamou : « c’est un gendarme qui a accidentellement tiré sur lui »

14 octobre 2019 à 19 07 55 105510

Comme annoncé précédemment, un agent de la gendarmerie nationale, le Margis Mamadou Yéro Bah, a été tué par balle ce lundi, 14 octobre 2019, à Mamou, en marge de la manifestation appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution. Depuis la confirmation de cette triste nouvelle par le gouvernement, les commentaires vont bon train dans la ville carrefour. Selon une source proche de ce dossier, jointe au téléphone par Guineematin.com, la mort de cet agent est accidentelle.

« C’est un gendarme qui a accidentellement tiré sur lui », a confié notre source.

Cette information est largement partagée par les jeunes manifestants qui règnent en maître sur les artères de la ville carrefour.

« Quand leurs gaz lacrymogènes sont finis, les gendarmes sont allés prendre des armes à feu. Ils se sont mis à tirer à balles réelles. C’est dans ça que ce gendarme a reçu une balle de la part d’un autre gendarme. Vous savez, les gendarmes détenaient des lances pierres et des frondes. Donc, pendant que ce gendarme (Margis Mamadou Yéro Bah) ramassait des cailloux pour sa fronde, un autre gendarme était en train de tirer à balles réelles. Et, dès qu’il s’est relevé, il a reçu une balle. C’est ce qui l’a tué », a expliqué un jeune de la ville carrefour.

En attendant une allocution des autorités sur cette mort suspecte qui prête déjà à confusion, certains agents des forces de l’ordre accusent les manifestants anti-troisième mandat de regorger des individus armés de fusils.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : les 6 leaders du FNDC inculpés et mis sous mandat de dépôt

14 octobre 2019 à 19 07 13 101310

Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, et ses cinq proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Barry ont inculpés d’incitation à la violence ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal de première instance de Dixinn.

Détenus depuis trois jours, les 6 leaders du Front National pour la Défense de la Constitution devaient tous être entendus par le tribunal. Mais, on apprend que Sékou Koundouno et Abdoulaye Oumou Sow avaient préalablement été détachés du reste du groupe. Ils étaient détenus à la CMIS de la Cimenterie. Ainsi, les deux n’ont pas été présentés au tribunal à cause des risques sécuritaires liés aux manifestations, a-t-on indiqué.

Finalement, tous les six ont été inculpés et mis sous mandat de dépôt pour incitation à la violence, a indiqué leur avocat, maître Salifou Béavogui.

A rappeler que le tribunal était sous haute surveillance. Et l’accès a été refusé aux journalistes qui ne pouvaient ainsi compter que sur la bonne volonté de cet avocat qui s’est prêté à leurs questions.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour rester au pouvoir. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations ce lundi pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester.

A suivre !

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Manif du FNDC à Kindia : le syndicat des transporteurs ronge son frein

14 octobre 2019 à 18 06 53 105310

La manifestation du FNDC, organisée ce lundi 14 octobre 2019 pour barrer le projet de nouvelle constitution, a entrainé la paralysie des activités tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée. Dans la ville de Kindia, le secteur des transports a été sérieusement perturbé au grand dam des responsables syndicaux de la cité des agrumes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Kindia a été paralysée par l’appel à manifester du FNDC. Le secteur des transports n’aura pas été épargné par cette situation.

Selon Mohamed Aliou Sy, secrétaire général adjoint du syndicat des transporteurs et mécanique général de Kindia, il y a un manque total de voyageurs. « Nous sommes à la gare routière, nos bureaux sont ouverts, mais l’inquiétude qui nous tracasse depuis le matin, c’est le manque de passagers. Les gens ont peur de venir parce qu’ils se disent qu’il y a la pagaille à Conakry. Nous ici, il n’y a pas de pagaille car la loi est respectée. Nos chefs nous on dit de ne pas bloquer le transport. Les véhicules sont là, mais il n’y a pas de passagers. Il y a un manque total de voyageurs », a-t-il indiqué.

Pour Sékou Camara, alias Tosi, les usagers de la route ont peur de tomber sur des manifestants en furie à Conakry ou sur la route nationale Kindia-Conakry. « Nous sommes prêts à partir à Conakry si les passagers viennent. Mais on nous apprend que ça ne va pas là-bas. Donc, on a peur des actes de vandalisme qui se produisent là-bas ou en cours de route. Car, si on brise un véhicule, personne ne payera pour nous les chauffeurs».

Pour le moment, la situation reste calme car les leaders du FNDC de Kindia, qui avaient promis de se faire entendre ce lundi, sont toujours invisibles.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Mamou : acculées par les manifestants, les forces de l’ordre reculent

14 octobre 2019 à 18 06 41 104110

Les manifestations anti-troisième mandat entamées la nuit dernière se poursuivent ce lundi, 14 octobre 2019, à Mamou. Des heurts sont signalés un peu partout dans la ville. Et, les forces de l’ordre, acculées par des jeunes hargneux, cèdent la place aux manifestants qui progressent petit à petit vers le centre des affaires de la commune urbaine, a appris un reporter de Guineematin.com auprès de certains habitants de Mamou.

Des barricades, des pneus brûlés, de l’huile de moteur déversée sur la chaussée, la circulation coupée, les commerces fermés, des affrontements (gaz lacrymogènes contre jets de pierres) entre les agents des forces de l’ordre et les manifestants contre le projet de nouvelle constitution en Guinée, la commune urbaine de Mamou est en ébullition.

A l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution, plusieurs jeunes sont dans les rues de la ville carrefour pour exprimer de vive voix leur opposition à toute réforme de la constitution qui pourrait permettre à l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat. Et, les heurts constatés çà et là dans la ville ont fait plusieurs blessés dont un agent de la gendarmerie.

Dans la matinée, plusieurs manifestants ont été interpellés. Mais, face à la détermination et à la ténacité des « défenseurs de la constitution de mai 2010 », les forces de l’ordre sont en train de perdre du terrain.

Selon plusieurs sources jointes au téléphone par Guineematin.com, les groupes de jeunes qui manifestaient dans les quartiers progressent petit à petit vers le centre des affaires jalousement défendu, jusque-là, par les forces de l’ordre.

« Les jeunes qui manifestaient à Petel sont maintenant au niveau de Kissiyah (à quelques pas du groupement de la gendarmerie) et ceux qui étaient à Horé-Fello sont au niveau de la maison des jeunes. Les manifestants ont vraiment aculé les forces de l’ordre. On a vu des gendarmes descendre de leur pick-up pour s’enfuir. On a entendu aussi des tirs à balles réelles à Petel », a confié une source locale cet après-midi.

A noter que la tension est toujours vive dans la commune urbaine de Mamou.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manif contre le 3ème mandat : le mot d’ordre n’a pas été suivi à Faranah

14 octobre 2019 à 18 06 34 103410

Pour exprimer leur opposition au projet de nouvelle constitution destiné à octroyer un 3ème mandat à Alpha Condé, les membres du FNDC avaient appelé à une manifestation ce lundi 14 octobre 2019. Si certaines villes ont connu une paralysie des activités et des cas de morts comme Conakry et Mamou, Faranah n’a pas connu de soubresauts au compte de cette journée. Plusieurs citoyens ont vaqué à leurs occupations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La commune urbaine de Faranah n’a pas répondu à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La journée a été relativement calme. A plusieurs endroits, les citoyens ont vaqué à leurs activités quotidiennes. Le marché central a fonctionné normalement. Les boutiques, stations d’essence, banques et établissements scolaires publics et privés sont restés ouverts. Aucune perturbation de la circulation routière n’a été enregistrée.

Toutefois, on a constaté à certains endroits de la ville des messages hostiles au 3ème mandat : « FNDC-Faranah, Non 3ème mandat ». D’ailleurs, ces affiches n’ont pas tardé à être enlevées par les promoteurs d’un pouvoir à vie pour Alpha Condé. Aucune manifestation ni incident majeur n’ont été signalés du matin jusqu’à 17 heures.

Les responsables du FNDC, rencontrés par notre reporter, n’ont pas voulu se prêter à nos questions.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com.
Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Membres du FNDC-Kankan arrêtés : le préfet annonce « l’ouverture d’une enquête pour rébellion »

14 octobre 2019 à 18 06 24 102410
Aziz Diop, préfet de Kankan

Comme annoncé précédemment, plusieurs membres du FNDC de Kankan ont été agressés au siège de l’UFR et mis aux arrêts. Le siège, situé au quartier M’balia, a été saccagé, des documents brûlés. A l’issue des arrestations qui s’en sont suivies, le préfet Aziz Diop annonce l’ouverture d’une enquête, comme s’il était le procureur de la République, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC de Kankan ont connu une journée mouvementée ce lundi 14 octobre 2019, à l’occasion de la manifestation contre le projet de nouvelle constitution. Alors qu’ils s’apprêtaient à sortir pour exprimer leur refus d’un 3ème mandat pour Alpha Condé, ils ont été pris à partie par des militants du RPG et des agents des fores de l’ordre. Il s’en est suivi plusieurs arrestations sur ordre du préfet.

Selon Aziz Diop, toute forme de manifestation était interdite dans la localité et leur arrestation visait à les protéger de la colère des militants du RPG. « Nous avons dit que FNDC n’existe pas à Kankan. Hier dimanche, on a passé toute la soirée à sensibiliser la population. Et aujourd’hui, vous savez vu que la ville est calme, les enfants ont été à l’école, le marché est ouvert. Mais, certains extrémistes radicaux tenaient à sortir coute-que-coute du siège de l’UFR. Les militants du RPG étaient prêts pour aller les attaquer. J’ai préféré les protéger en demandant aux services de sécurité de procéder à leur arrestation », a-t-il expliqué.

En outre, le préfet a tenu à préciser que ce sont six membres du FNDC qui ont été mis aux arrêts. Selon lui, ils vont être déférés. « Ils sont au nombre de six personnes. Ils sont au commissariat. Ils seront déférés dans les jours qui viennent parce qu’une enquête est ouverte pour rébellion et même pour coup d’Etat. J’ai agi pour les protéger, parce que s’il y a un groupe de personnes qui vient vers un autre, il est de mon devoir de les extirper des mains de cette foule pour les mettre à l’abri et suivre la procédure », a-t-il laissé entendre.

S’agissant de la sortie des militants du RPG pour empêcher ceux du FNDC de manifester leur opposition au projet de nouvelle constitution, le préfet a dit qu’il n’y aura pas de pagaille à Kankan. « Vous savez, Kankan est le bastion du RPG. Donc, il n’y a pas de pagaille ici. C’est pour préserver les jeunes élèves qui vont à l’école qu’ils sont sortis. Moi, en tant que autorité, c’est à mois de prendre les devants. Je ne veux pas d’affrontement à Kankan. C’est dans ça que j’ai pu procéder aux arrestations. Ceux qui ont enfreint la loi répondront de leurs actes ».

Pour finir, Aziz Diop a appelé les uns et les autres à la retenue, rappelant au passage que « Kankan n’est pas Conakry ».

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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5 morts contre un 3ème mandat en Guinée : voici un communiqué de la présidence

14 octobre 2019 à 18 06 16 101610

Comme on le sait, les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée a engendré au moins cinq morts (quatre à Conakry et un gendarme à Mamou). Mais, à 17 heures 49′, la cellule de communication du Gouvernement a envoyé aux médias un communiqué de la présidence de la République très surprenant !

Aucun mot sur la dure journée de ce lundi, 14 octobre 2019. Cette communication (qui n’avait été diffusée dans aucun média public laisse penser que la présidence s’est contenté de se prononcé uniquement que sur la situation d’avant…

Conakry, le 14 Octobre 2019 – Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha Condé, entouré de ses plus proches collaborateurs, a présidé, ce dimanche 13 octobre 2019, une importante réunion consacrée à l’examen de la situation nationale. Il a rappelé encore son histoire et son parcours personnels connus de tous et marqués par un engagement total pour la démocratie ainsi que par le souci constant du bien-être de ses compatriotes qui, de tout temps, aspirent à la paix pour eux-mêmes et leur pays dont la sécurité et la stabilité demeurent l’affaire de tous.

Monsieur le Président de la République, a réitéré son appel au dialogue responsable et à la concertation permanente pour aplanir toutes les divergences et relever tous les défis qui se posent au pays. C’est pourquoi, il a instruit le premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana, d’ouvrir de larges consultations sur tous les sujets de préoccupation nationale, sans limites, ni tabous. A ce propos, il a été rappelé, à l’attention de tous, en ce qui concerne le débat sur la constitution, la démarche qui a été privilégiée et l’orientation donnée par le Chef de l’Etat, dans son importante adresse à la nation du 4 septembre 2019, à savoir, avant toute décision de sa part et toute prise de position personnelle, donner la parole à chacun, écouter tous les Guinéens, sans exception.

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, à l’issue des consultations citoyennes, a remis son rapport, largement diffusé, à Monsieur le Président de la République, afin qu’il en tire toutes les conséquences pour le bien de la Guinée.

Comme il l’avait fait, pour annoncer les consultations inclusives, le moment venu et suite au rapport à lui adressé par monsieur le Premier ministre Son Excellence Monsieur le Président de la République, fera connaître les conséquences qu’il en tire, à la faveur d’une adresse solennelle à la nation.

En outre, Monsieur le Président de la République, a déploré la rupture du dialogue entre les acteurs avec comme conséquence un déficit de confiance entre lesdits acteurs. Aussi, a-t-il instruit la reprise des sessions du comité de suivi afin de plancher sur le processus de parachèvement des élections locales et communautaire. Le comité de suivi devra examiner aussi le calendrier électoral, en particulier, des élections législatives, pour créer les conditions d’élections inclusives, ouvertes à tous et avec la participation de tous.

Enfin, Monsieur le Président de la République, a insisté sur le libre exercice des Droits et des Libertés reconnus à tous les citoyens , comme le droit de manifester, non sans avoir souligné, avec force, l’obligation de responsabilité qui incombe à chacun et à tous. Ainsi a-t-il rappelé la pratique, en la matière : l’information et l’implication des autorités concernées pour qu’en accord avec les organisateurs, un itinéraire soit défini, des mesures de sécurité appropriées soient prises pour encadrer les manifestations, sécuriser les manifestants, afin d’éviter aussi tout débordement, tout acte de violence, toute atteinte aux droits et à la liberté d’autrui.

Monsieur le Président de la République, en appelle, une nouvelle fois, au sens de la responsabilité de chacun et de tous, à l’esprit civique et patriotique de tous les acteurs de la vie nationale pour préserver tous les acquis de nombreuses années de sacrifices, dans le respect des institutions et des lois de la République. Il invite toutes les composantes de la nation à se mobiliser et s’unir pour maintenir le climat de paix et de sécurité qui règne si heureusement en Guinée dans un monde en proie à l’instabilité et aux conflits de tous genres.

La Présidence de la République

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Elie Kamano arrêté : sa mère exprime son inquiétude

14 octobre 2019 à 18 06 08 100810
Hadja Zeïnab Traoré, maman de l’artiste Elie Kamano, arrêté par le régime Alpha Condé

Comme annoncé précédemment, l’artiste et acteur politique Elie Kamano a été arrêté dans la journée de ce lundi, 14 octobre 2019, à Conakry. Il a été interpellé par des agents des forces de l’ordre à Yimbaya Tannerie. Le célèbre reggae man guinéen a été conduit à la direction centrale de la police judiciaire (DPJ) avant d’être déféré devant un tribunal. Jointe au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, sa mère Hadja Zeïnab Traoré s’est montrée inquiète de la situation de son unique fils.

« Nous avons parlé le matin, il était à la maison. Je lui ai de ne pas sortir. Mais, un de ses amis est passé à la maison à la Tannerie. C’est en l’accompagnant qu’il a été interpellé par les agents. J’ai appris qu’il a été conduit à la DPJ. Je suis vraiment inquiète », a déclaré Hadja Zéïnab Traoré, l’une des 12 personnalités du pays choisies pour leur intégrité, leur honnêteté et leur patriotisme pour être membres du Groupe national de contact (GNC).

Récemment, elle a passé deux semaines en Guinée forestière, en compagnie de parlementaires, de cadres du département de l’unité nationale, de la société civile et d’experts du HCDH, en train de prêcher la paix et la cohésion sociale entre les fils et filles de Guinée.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Manifestations FNDC à Lélouma : la ville paralysée, la gouvernance du président Alpha Condé décriée

14 octobre 2019 à 18 06 00 100010

Comme dans plusieurs villes de la Guinée profonde, l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a été largement suivi dans la commune urbaine de Lélouma, relevant de la Région Administrative de Labé où plusieurs citoyens de la localité sont descendus dans les rues de Pétel pour marquer leur opposition à toute idée de changement de la Constitution pouvant ouvrir des brèches pour un 3ème mandat en faveur du président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la séquence vidéo ci-dessous.

Les manifestants du FNDC ont commencé par barricader les principaux carrefours de la commune urbaine de Lélouma en brulant des pneus. Avant de se mobiliser à la place des Martyrs où la marche pacifique a démarré à 10 heures pour faire le tour de la ville en passant par l’Hôpital préfectoral, le Bloc Administratif préfectoral, le commissariat police, sapins de Diala pour revenir au point de départ où la fin de la manifestation a été marquée par quatre communications qui se sont complétées les unes des autres.

Ainsi, le chargé de la communication de l’antenne préfectorale du FNDC, Amadou Sadio Diallo de Korbé, le représentant de Diountou, Alpha Oumar Diallo, le représentant de Balaya, Alimou Diallo et Mamadou Saïdou Lori Diallo du bureau préfectoral du FNDC de Lélouma ont tour à tour remercié les manifestants pour la qualité de la mobilisation et encouragé l’assistance à rester mobiliser et déterminer dans ce qu’ils qualifient de noble combat pour la défense de la constitution, en vue d’empêcher le président Alpha Condé à se maintenir au pouvoir au-delà de 2020.

Au cours de leurs communications, les différents orateurs ont dressé un bilan négatif de 9 ans du régime en place. Ils ont expliqué que le peuple de Guinée en a marre de la gouvernance actuelle.

Pour cette première journée des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), aucun incident n’a été signalé dans la commune urbaine de Lélouma où les manifestants n’ont été confrontés à aucune résistance des services de maintien d’ordre.

Il est à préciser que pour mardi et mercredi à venir, l’antenne préfectorale du FNDC de Lélouma a invité chaque cellule sous-préfectorale d’organiser les manifestations à domicile. C’est-à-dire dans les communes rurales.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Guékédou : des défenseurs de la Constitution auditionnés sans avocats

14 octobre 2019 à 17 05 45 104510

Plusieurs membres de l’antenne du FNDC à Guéckédou ont été déférés ce lundi, 14 octobre 2019, devant la justice. Ils ont été arrêtés hier, dimanche, alors qu’ils projetaient de manifester aujourd’hui pour protester contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Depuis leur arrestation, Moussa Barry Barry, 40 ans, secrétaire administratif du FNDC à Guéckédou, Dian Bhoye Bah, 40 ans, Amadou Korola, 42 ans, Algassimou Diallo, 37 ans, Faya Millimono, 17 ans, Fara Léno, 67 ans, Kéo Kotembédouno, 55 ans, et Amadou Barry, 40 ans, étaient détenus l’escadron mobile de la gendarmerie de Guéckédou.

Ce lundi, ils ont transférés devant la justice pour être auditionnés. Selon Moussa Barry, joint au téléphone, ils sont accusés de troubles à l’ordre public et de cris sur la voie publique. « Actuellement, nous sommes interrogés par la justice. Mais nous, on ne reconnait pas ces accusations de troubles à l’ordre public ou de cris et de cris sur la voie publique. Nous sommes des citoyens et on a fait qu’exercer notre droit constitutionnel », soutient-il.

Notre interlocuteur dénonce le fait qu’ils aient été interrogés sans avocats. « Nous avons informé nos avocats. Ils pourraient être en route. Mais, notre interrogatoire se passe à leur insu. Ce qui ne nous convient pas », a souligné M. Barry.

A noter que selon des sources contactées par Guineematin.com, la situation est restée calme dans la journée de ce lundi à Guéckédou, même si les activités ont été paralysées par endroits dans la ville.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Manifestations anti-3ème mandat en Guinée : un gendarme tué à Mamou

14 octobre 2019 à 17 05 40 104010

Comme annoncé précédemment, des échauffourées ont éclaté ce lundi, 14 octobre 2019, à Mamou, en marge de la manifestation anti-troisième mandat, appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Et, selon plusieurs sources jointes au téléphone par Guineematin.com, les violences en cours dans la ville carrefour ont déjà fait un mort.

Il s’agirait d’un gendarme qui aurait été tué dans des conditions non encore élucidées. « Le gendarme qui était admis à l’hôpital a succombé à ses blessures cet après-midi. Beaucoup d’agents des forces de l’ordre sont aussi blessés », a indiqué un jeune qui a requis l’anonymat.

Les autorités (administratives et judiciaires) et la haute hiérarchie de la gendarmerie à Mamou n’ont pas encore réagi face à cette information qui enfle et se propage comme une trainée de poudre dans la ville carrefour. Mais, dans un communiqué transmis aux médias cet après-midi, le gouvernement a confirmé cette triste nouvelle, tout en révélant l’identité de la victime. Il s’agit du « Margis Mamadou Yéro Bah, tué par balle ».

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Télimélé : forte mobilisation des citoyens pour dire Non au 3ème mandat en Guinée

14 octobre 2019 à 17 05 34 103410

Comme annoncé dans la précédente dépêche, les citoyens de la commune urbaine de Télimélé ont pris d’assaut les principales artères de la ville suite à l’appel à manifester du FNDC contre le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Fortement mobilisés, muni de pancartes, les protestataires ont fait le tour de la ville avant de tenir un meeting géant, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Fortement mobilisés, munis de pancartes et banderoles, les membres du FNDC de Télimélé ont manifesté ce lundi dans la commune urbaine. Sur certains écrits, on pouvait lire de nombreux messages hostiles au projet de nouvelle constitution : « Non au troisième mandat! Pas de changement de la constitution! Libérez nos collègues du FNDC! ».

Les citoyens, mobilisés à la devanture de la maison des jeunes, ont fait le tour de la ville via l’itinéraire suivant : maison des jeunes-marché TP-collège Kolly-carrefour jardin d’enfants-carrefour-Nonkohi-préfecture et carrefour de la station Total où un meeting géant a été ténu.

Selon Boubacar Bah, coordinateur préfectoral du FNDC, « la manifestation d’aujourd’hui s’explique par le fait que le président de la République, dans sa volonté de changer la constitution, a aussi arrêté certains de nos collègues, membres du FNDC. La manifestation va s’étendre les jours suivants, si possible, si nous n’obtenons pas gain de cause. A Télimélé ici nous sommes plus que jamais déterminés à user de tous les moyens légaux pour la sauvegarde et la survie de notre jeune démocratie. Au nom du FNDC, je vous remercie pour votre esprit patriotique et votre sens élevé de responsabilité pour avoir répondu massivement à cet appel républicain et démocratique ».

Pour Alpha Amadou Diallo, un des organisateurs, il est inconcevable dans un état dit démocratique que des gens soient arrêtés alors qu’ils ont exprimé leur opinion. « Chers camarades, je vous prie d’observer une minutes de silence en guise de soutien à nos compatriotes arrêtés illégalement afin d’exiger leur libération immédiate et sans condition. Nous exigeons du président de la République le respect de l’actuelle constitution avec laquelle il a bénéficié de deux mandats », a-t-il martelé sous les ovations.

La présidente des femmes de l’UFDG, Aissatou Bah, a pour sa part enfoncé le clou. « Aujourd’hui, nous n’avons ni routes, ni électricité, ni écoles de qualité, encore moins d’hôpitaux dignes de nom. Nos jeunes sont au chômage, l’insécurité est grandissante, les droits humains sont bafoués. Comment voulez-vous qu’on continue de vivre avec ce régime répressif qui manifeste du jour au jour son incapacité et son mépris pour sa propre population ? A bas la nouvelle constitution ».

A noter que cette manifestation s’est déroulée sans aucun incident. Aucun agent des services de sécurité n’a été constaté tout au long du parcours.

Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Manifs anti-3ème mandat en Guinée : un autre jeune tué à Cosa

14 octobre 2019 à 17 05 25 102510

La liste des victimes de cette première journée des manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé s’allonge au fil des heures. Selon des habitants de Cosa qui ont joint au téléphone un journaliste de Guineematin.com, un autre jeune homme a été tué par balles cet après-midi dans ce quartier.

Il s’agit de Mamadou Aliou Diallo, 22 ans, maçon. Il est originaire de Badi Foulassodji, dans la sous-préfecture de Mafara (Préfecture de Dalaba). Il est fils de Mamadou Lamarana et Kadiatou Bobo Diallo. Il a reçu une balle dans le ventre et a rendu l’âme quelques temps après dans une clinique du quartier.

C’est la quatrième personne tuée par balles dans la journée de ce lundi, 14 octobre 2019, à Conakry.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « les manifestations se poursuivront demain, après demain… jusqu’à la satisfaction de nos revendications »

14 octobre 2019 à 16 04 58 105810

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a appelé à des manifestations générales contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé à partir de ce lundi, 14 octobre 2019. La manifestation de ce lundi, suivi par les citoyens à Conakry, a enregistré une perte en vie humaine et plusieurs blessés. L’information a été donnée par Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et Chef de fille de l’opposition, qui faisait un bilan à mi-parcours de cette journée mouvementée. C’était à son domicile à la Minière.

Vous avez appelé à une manifestation contre le projet de nouvelle constitution aussi bien en Guinée qu’à l’étranger. Quel bilan en faites-vous à la mi-journée ?

Cellou Dalein Diallo : d’abord, on peut se réjouir du succès de la manifestation. Les citoyens guinéens ont répondu massivement au mot d’ordre du FNDC. Aujourd’hui vous voyez Conakry, on n’a jamais eu une paralysie aussi générale de la ville comme cette fois-ci lors de nos manifestations. Partout à l’intérieur : à Boké, à Kindia, à Dubréka, à Labé, à Mamou, à N’Zérékoré, à Siguiri, les gens ont manifesté leur opposition à ce projet de 3ème mandat. Malheureusement, comme d’habitude, les forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes à feu. Il y a une vingtaine de blessés par balles, un mort et deux dans un état très critique. À Mamou, il y a 18 blessés par balles parce qu’à un moment donné, c’est la gendarmerie et la police qui assuraient le maintien d’ordre. Mais finalement, ils ont sortie l’armée qui tire à balles réelles sur les citoyens. Le bilan à Mamou est de 18 blessés par balles aujourd’hui qui sont à l’hôpital de Mamou. Nous Félicitations les citoyens, nous les encourageons à continuer les manifestations aujourd’hui, demain et après demain jusqu’à ce que nous obtenions la satisfaction de nos revendications légitimes. C’est-à-dire qu’il y ait une position claire, ferme et irrévocable par monsieur Alpha Condé de renoncer au 3ème mandat. Il faut arrêter la mascarade électorale en cours à l’occasion de ces législatives, se mettre d’accord sur un chronogramme consensuel et respectueux des délais légaux et des délais opérationnels de chacune des opérations. Il faut installer avant les conseils de quartiers et les conseils régionaux, terminer complètement avec les élections locales, avant d’aller aux élections législatives. Voilà les principales revendications pour lesquelles on est aujourd’hui mobilisés.

Guinematin.com : on sait que vous êtes confinés quand même dans vos domiciles respectifs, vous et monsieur Sidya Touré de l’UFR. Comment réagissez-vous ?

Cellou Dalein Diallo : c’est une violation de nos droits et de nos libertés. Notre réaction, nous le déplorons et nous le condamnons. Mais avant, nous on est confinés, il y a nos collègues qui sont arrêtés en détention illégale : Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, et d’autres. Et hier, toute la nuit, ils étaient en train de procéder à des arrestations des nos partisans qui sont opposés à cette affaire de 3ème mandat. À l’heure actuelle, je ne sais pas combien de prisonniers il y a parmi ceux qui sont opposés à ce projet de 3ème mandat puisque toute la nuit, ils étaient en train d’arrêter les jeunes. Mais malgré cette campagne d’intimidation, malgré ces arrestations et ces détentions illégales, je constate que les guinéens sont debout pour dire NON au 3ème mandat et NON à la mascarade électorale. Le Chef d’Etat major avait fait un communiqué pour essayer de confiner dans les camps les militaires, en tout cas invitant ceux-ci à rester dans les camps. À Mamou, ils ont sorti les militaires du camp et qui aujourd’hui à l’heure qu’il est sont entrain de tirer sur les citoyens guinéens. Je demande aux citoyens de rester mobilisés, de continuer les manifestations aujourd’hui, demain et après demain, jusqu’à la satisfaction de nos revendications légitimes. Nous voulons une démocratie apaisée pour ce peuple, nous voulons qu’il y ait l’égalité des citoyens, nous voulons qu’il y ait l’Etat de droit, nous voulons qu’il y ait est des élections transparentes et que le peuple guinéen puisse choisir ses dirigeants au niveau local, au parlement et au niveau présidentiel. Ce n’est pas quelque chose qui est compliquée, c’est quelque chose qui est consacrée dans notre constitution et dans les lois de la République que monsieur Alpha Condé est en train hélas de dévoyer.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Communiqué du gouvernement : 2 morts dont un gendarme

14 octobre 2019 à 16 04 54 105410
Général Boureima Condé, Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé ont entraîné plusieurs morts en République de Guinée, de nombreux blessés et plusieurs manifestants arrêtés par le Gouvernement. Dans un communiqué, le gouvernement a parlé de deux personnes tuées dont un gendarme.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous le communiqué du Gouvernement, signé du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le Général Boureima Condé :

Conakry, le 14 octobre 2019 – A la mi-journée de cette journée de manifestations non autorisées, quelques regroupements et échauffourées ont été signalés dans la Région spéciale de Conakry, principalement dans la Commune de Ratoma et celle de Labé. Dans ces zones, des manifestants se sont adonnés à des actes d’incivisme, dégradant ainsi la chaussée et mettant en péril la vie de nos concitoyens.

Ainsi, à 15h30, les forces de l’ordre maîtrisent globalement la situation et le calme règne sur la majorité du pays où l’on déplore néanmoins des blessés et deux morts. Il s’agit de Mamadou Lamarana Barry, résident à Sonfonia (Conakry), dont les circonstances du décès restent à élucider ; et Margis Mamadou Yéro Bah, gendarme, tué par balle à Mamou. Les services de police et de gendarmerie ont procédé à plusieurs arrestations dans les zones précitées.

Pour terminer, le Gouvernement réaffirme sa ferme volonté à maintenir la quiétude sociale et rassure les populations que toutes les dispositions sont prises afin de garantir la sécurité des biens et des personnes.

Général Bouréma Condé

Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

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