Elie Kamano sur son arrestation : « Cellou et Sidya étaient confinés, j’étais le seul leader politique libre ce jour »

18 octobre 2019 à 21 09 01 100110
Elie Kamano, artiste et homme politique

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, plusieurs manifestants contre un troisième mandat du président Alpha Condé ont été jugés ce vendredi, 18 octobre 2019, dans les tribunaux de Dixinn et Mafanco. Après les réquisitoires et les plaidoiries, la suite de ces procès a été renvoyée au mardi prochain pour les verdicts.

Au tribunal de première instance de Mafanco, ils étaient 29 citoyens dont l’artiste et désormais homme politique Elie Kamano à faire face aux accusations du procureur Sory Doumbouya. Mais, cinq parmi eux ont bénéficié de liberté provisoire. Après leur prestation à la barre, même l’empereur des poursuites n’a finalement rien trouvé à reprocher aux cinq citoyens à Abdourahmane Dikhaby, Madame Maciré Soumah, Madame Mama Adama Cissé, Mawa Diawara et Saran Kissoko. Mais, madame Djenabou Doghol Diallo tient à avoir un œil sur eux. La présidente du tribunal leur a alors accordé une liberté provisoire jusqu’au mardi…

Pour les 24 autres, ça n’a pas été si simple ! 3 ans de prison et un millions de francs guinéens d’amende, c’est ce que le procureur a requis contre Elie Kamano et un certain Ibrahima Keita. Pourtant, l’artiste (qui n’a pas nié être sorti ce lundi, 14 octobre 2019, premier jour des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé) a dit être allé sensibiliser les jeunes sur le respect du mot d’ordre du FNDC.

« On m’a arrêté à la Tannerie, le 14 octobre 2019. Ils m’ont conduit au commissariat urbain de Matoto ; puis, à la maison centrale de Coronthie. Un policier m’a administré un coup, moi aussi je lui ai donné un coup dans le pick-up. J’étais sorti pour dissuader les jeunes qui ne voulaient pas respecter le mot d’ordre qu’on a lancé. Cellou Dalein était confiné chez lui, Sidya Touré était confiné chez lui ; donc, j’étais le seul leader politique libre ce jour. Je suis interpellé par les gens que les jeunes sont en train de brûler les pneus au carrefour Yimbaya. Il était de mon devoir de sortir pour les dissuader parce qu’ils n’ont pas voulu respecter le mot d’ordre que nous avons lancé. J’ai toujours participé à l’émancipation de la démocratie. Le président de la République en sait quelque chose ».

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : deux présumés faux militaires tombent dans les filets de la Police Militaire

18 octobre 2019 à 20 08 51 105110

L’insécurité a pris une tournure inquiétante dans la commune urbaine de Kankan avec une multiplication des cas d’assassinats, d’attaques à main armée et de vol. C’est pour juguler le phénomène que les services de sécurité ont multiplié les patrouilles. C’est dans ce cadre que deux faux militaires présumés, en provenance de Conakry, ont été mis aux arrêts par la police militaire dans la nuit d’hier jeudi, 17 octobre 2019. Ils ont été présentés à la presse ce vendredi avant d’être remis à la gendarmerie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont deux individus, se faisant appelés Gbamou et Idrissa Camara, habillés en tenue militaire, qui ont été arrêtés par les services de sécurité. Selon nos informations, les deux compagnons d’infortune, en provenance de Conakry, transportaient un chinois et un guinéen à Siguiri.

Col. Aboubacar Sidiki Diakité, commandant du camp de la 3ème région militaire de Kankan

Le Colonel Aboubacar Sidiki Diakité, commandant du camp de la troisième région militaire de Kankan, est revenu sur l’arrestation des deux individus. « Hier nuit, on a mis main sur deux faux militaires dans les opérations de patrouille. Mais, ils venaient tous de Conakry. Ils étaient habillés en tenue militaire. On les a mis à la disposition de la gendarmerie pour des fins d’enquête. Après, nous allons envoyer les résultats de ces enquêtes à nos hiérarchies. Tous ces ceux qui sont impliqués, qu’ils soient colonel ou capitaine, auront à faire à nos supérieurs », a-t-il prévenu.

Devant la presse, les deux mis en cause n’ont pas nié les faits. Gbamou, qui portait un béret rouge, et Idrissa Camara, en tenue de gendarme, ont reconnu être des civiles.

Selon celui qui se fait appeler Gbamou, « je travaille à l’unité de protection civile à Conakry. Je suis dans l’unité de BATA (Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées), notre chef d’unité s’appelle capitaine Condor. Bon, je ne connais pas son nom hein. C’est le commandant du PA qui m’a mis en mission », soutient-il.

L’autre faux militaire présumé, Idrissa Camara, a expliqué qu’il porte la tenue militaire juste pour les circonstances du voyage. « Le vieux que moi j’accompagne à Siguiri, on s’est connu à travers un monsieur du nom de Sylla. Je suis chauffeur de profession, je travaille sans tenue militaire mais notre voyage a été retardé à cause de la manifestation à Conakry. Donc, en venant hier j’ai mis cette tenue, c’est un ami qui me l’a donnée. Je me suis dit que je pourrais l’utiliser une fois que je serais recruté dans l’armée ».

Selon nos informations, ces deux militaires ont été arrêtés sans aucune arme, en compagnie de deux personnes qui disent ignorer que ce n’était pas de vrais militaires.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Cellou Dalein en résidence surveillée ? L’opposant dénonce le président Alpha Condé

18 octobre 2019 à 20 08 50 105010

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, tous les accès menant au domicile de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, sont bloqués par des camions et des pick-up de la police et de la gendarmerie nationale. Le chef de file de l’opposition est séquestré à Dixinn où personne ne sort ni n’entre ce vendredi, 18 octobre 2019. Dans un entretien accordé à un groupe de médias, dont Guineematin.com, Cellou Dalein Diallo a accusé le président Alpha Condé d’en être le principal responsable.

Cellou Dalein Diallo a dit sa frustration par rapport au confinement dont lui et sa famille sont victimes depuis le lundi dernier. Selon lui, l’ordre est venu de la Présidence. « J’étais habitué à cette pratique de nos autorités parce que je sais que pour me séquestrer, l’ordre est venu de très haut. Ce n’est pas n’importe quel policer, n’importe quel commissaire qui peut prendre l’ordre de séquestrer le Chef de file de l’opposition qui, au rang protocolaire, vient avant les ministres dans le pays. Donc, c’est sûr que c’est une décision qui est venu d’Alpha Condé. Pourquoi ? Je ne sais pas. Habituellement, l’hypothèse la plus plausible, c’est que le jour des manifestations, comme si je sors, il y a les gens qui sortent, lorsqu’on me voit, la marée humaine se constitue tout de suite, c’était peut-être pour empêcher ça. Mais aujourd’hui, étant donné qu’il n’y a pas de mot d’ordre de manifestation, madame m’a réveillé, elle dit qu’ils ont déployé les forces tout autour de la maison. Les gens ont essayé de sortir, ils les ont bloqués. C’était le cas de nos amis : Ibrahima Sory Touré Alain, ancien ministre de la Pêche, le vice-président de l’Assemblée nationale. Elhadj Djouma est venu, ils l’ont bloqué. Il a fallu des heures de négociation pour qu’il puisse accéder à mon domicile», a-t-il relaté.

Pour Cellou Dalein Diallo, cette situation à laquelle lui et ses proches sont confrontés depuis lundi ne l’étonne pas. Il précise que les droits humains n’ont jamais été respectés depuis l’arrivée au pouvoir du professeur Alpha Condé. « Ce n’est pas facile d’être séquestré comme ça pendant une semaine. Je trouve que c’est une violation de nos droits. Mais avec ce régime, on s’attend à tout. Nous, on est séquestré ; les autres, on leur a ôté la vie. On a tué 10 personnes à bout portant, dont une personne à Mamou. Le bilan, c’est 9 morts à Conakry, correctement identifiés et transportés dans les morgues (…) Ils trouvent toujours des motifs pour légitimer la séquestration des gens. Abdourahmane Sanoh, qu’est-ce qu’il a fait ? Nous nous sommes tous réunis au sein du FNDC, on a décidé de cette manifestation. Des manifestations sont autorisées par la constitution en son article 10. Comment ils peuvent dire à partir de là que c’est une insurrection ? C’est simplement ils cherchent des arguments pour pouvoir séquestré les gens, les maintenir en prison. J’ai fait venir naturellement mes avocats, ils vont prendre le dossier en main. On a fait venir un huissier pour constater. Et, je suis heureux que la presse elle-même ait vécue parce que vous savez, ce pouvoir, ils sont capables de dire demain qu’ils n’ont pas séquestré. Je pense que l’huissier est venu, il va constater et on va saisir les tribunaux ».

Interrogé sur la date d’une éventuelle manifestation, Cellou Dalein Diallo a indiqué que c’est le FNDC qui va décider. « Les membres du FNDC vont se retrouver et prendre une décision. Mais, je ne vois pas la raison pour laquelle on arrêterait la manifestation à ce niveau. Je pense que les Guinéens sont déterminés, il y a des sacrifices qu’il faut consentir. Lorsqu’on est en face d’un pouvoir sans scrupules qui, depuis 2011, est en train de tuer ses enfants sans jamais accepter qu’une enquête ne soit menée, que les auteurs des crimes ne soient identifiés, ça c’est du Alpha Condé. On est à 114, des fils de ce pays qui ont été tués par balles, sans compter ceux de Zogota. Et d’ailleurs, je parle seulement de ceux de Conakry. 114, on ne peut pas dire que c’est une bavure. Une bavure, c’est une fois. C’est un assassinat programmé des citoyens de l’opposition. Si on avait bien traité le cas de Zakariaou, la première victime de Alpha Condé, on aurait recherché, identifié les auteurs pour les déférer devant la justice, il n’y aurait pas eu tous ces morts ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : 3 ans de prison requis contre Elie Kamano

18 octobre 2019 à 19 07 29 102910

Comme annoncé précédemment, le procès du célèbre artiste et homme politique guinéen Elie Kamano s’est ouvert dans l’après-midi de ce vendredi, 18 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Le procureur a réclamé 3 ans d’emprisonnement contre le reggae man opposé à un troisième mandat en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Arrêté le lundi, 14 octobre 2019, en marge des manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, Elie Kamano a comparu relaxe et serein devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Même s’il ne nie pas être sorti ce jour-là dans la rue, l’artiste et homme politique a assuré n’avoir commis aucune infraction.

Le procureur de son côté a estimé qu’Elie Kamano et un autre prévenu avec lequel il a comparu sont effectivement coupables de participation délictueuse à une manifestation non autorisée. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de les retenir dans les liens de la culpabilité en les condamnant à 3 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende d’un million de francs chacun.

« Ce jour, Elie Kamano, en tant qu’artiste et homme politique, était au-devant de la scène. Cela n’est pas un bon comportement d’un bon citoyen. Ce jour, il y avait des leaders qui peuvent mobiliser plus que lui, mais ils ne sont pas sortis. Et lui, en tant que meneur, il est sorti. C’est pourquoi il a été interpelle. Ses agissements tombent sous le coup des articles 627, 630 et 31 du code pénal guinéen. C’est pourquoi, je vous demande de retenir Elie Kamano et Ibrahima Keita dans les liens de la culpabilité en les condamnant a 3 ans d’emprisonnement ferme et un million d’amende », a requis le procureur.

Au moment cet article en ligne, les avocats de la défense sont en train de faire leurs plaidoiries.

Saïdou Hady Diallo est au tribunal de Mafanco pour Guineematin.com

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Violation de l’accord de paix à N’Zérékoré : le FNDC en concertation pour réagir

18 octobre 2019 à 19 07 08 100810

Comme annoncé précédemment, les autorités de N’Zérékoré ont violé le protocole d’accord signé récemment avec l’antenne du FNDC et qui interdit toute manifestation politique dans la préfecture. Le gouverneur de N’Zérékoré, le préfet ainsi que le maire ont participé à une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution organisée le mercredi, 16 octobre 2019 dans la ville.

Suite à cette rencontre qui avait été perturbée par des opposants au projet de nouvelle Constitution, l’antenne régionale du FNDC a entamé des concertations pour réagir à l’attitude des autorités locales.

L’annonce a été faite par Job Lucas Kpoghomou, le coordinateur de cette antenne, interrogé par le correspondant de Guineematin.com sur place. Il se dit déçu des autorités de N’Zérékoré particulièrement le maire de la commune urbaine et dit avoir engagé des discussions avec toutes les antennes autour de cette situation. « Comme les autorités ont été les premières à violer l’accord, c’est pourquoi moi aussi, je prends mon bâton de pèlerin. Je suis en train de m’entretenir avec mes antennes préfectorales, sous-préfectorales et les 22 quartiers de la commune urbaine afin d’arrêter quelque chose.

Et dans les jours à venir, je vais faire une déclaration par rapport à leur acte et par rapport à notre position de manifester ou pas. Tous ceux qui ont signé l’accord sont étonnés. Parce que depuis lundi jusqu’aujourd’hui, nous sommes dans la paix, dans la quiétude et ces gens-là veulent créer des troubles dans notre cité. Donc, on verra ce qu’il y a lieu de faire », a laissé entendre le coordinateur régional du FNDC.

En attendant, Job Lucas Kpoghomou appelle à la sérénité. « Je dis à tout un chacun de rester serein. La paix n’est pas un vain mot mais c’est un comportement. Il ne s’agit pas de dire la paix, la paix, mais il faut qu’on voie en toi que vraiment tu aimes ta région, tu aimes ta préfecture. Donc je prie tout un chacun de rester calme et de rester derrière cet accord qui nous a permis d’avoir la paix », a-t-il lancé.

De son côté, le cadre de concertation intercommunautaire de N’Zérékoré s’est réunie jeudi dans les locaux de la radio rurale locale pour se pencher sur les tensions palpables dans la ville depuis la tenue de cette rencontre de promotion d’un changement de Constitution.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Les leaders du FNDC retournent en prison : le verdict attendu mardi

18 octobre 2019 à 18 06 48 104810

Arrêtés et détenus depuis la matinée du samedi dernier, 12 octobre 2019, Abdourahame Sanoh, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow, Mamadou Sanoh et Mamadou Bobo Bah sont de nouveau renvoyés en prison où ils devraient rester jusqu’au mardi prochain pour connaître le verdict du tribunal de première instance de Dixinn.

C’est aux environs de 18 heures 30 minutes que les plaidoiries des avocats ont été bouclés. Le tribunal a alors décidé de renvoyer le verdict à la semaine prochaine, précisément mardi pour le verdict. En attendant, les leaders du FNDC (Front national pour la défense de la démocratie) ont été renvoyés à la Maison centrale.

A préciser que ces acteurs de la société civile sont poursuivis pour avoir appelé à des manifestations de rue à Conakry et à l’intérieur du pays pour exiger au président de respecter la Constitution qui lui interdit un mandat de plus après son deuxième et dernier qui s’achève en 2020.

Dans leurs plaidoiries, les avocats ont dénoncé la façon dont leurs clients ont été « kidnappés et détenus », tout en s’attaquant au procureur qu’ils accusent d’être lui-même favorable à un troisième mandat qui affaiblirait les institutions républicaines et fragiliserait la République de Guinée rien que pour faire plaisir au président actuel et à son entourage…

A suivre !

Salimatou Diallo est au TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Manifestations contre un 3ème mandat : le procureur de Mafanco : réclame 6 mois de prison contre 7 citoyens

18 octobre 2019 à 18 06 02 100210

Le procès de 29 personnes interpellées dans les communes de Matam et Matoto à l’occasion des manifestations de rue appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé s’est ouvert ce vendredi, 18 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco.

Parmi ces prévenus, 12 ont comparu dans la matinée de cette première journée. Après les débats, le procureur a sollicité la condamnation de 7 d’entre eux à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende d’un million de francs chacun, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

A tour de rôle, les 12 prévenus ayant comparu ont rejeté les accusations d’attroupement illégal et trouble à l’ordre public mis à leur charge. La plupart ont dit avoir été arrêtés par les forces de l’ordre à leurs domiciles, assurant n’avoir pas participé aux manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution.

Mais, dans ses réquisitions, le procureur a laissé entendre que certains prévenus se sont réunis en groupe sur la voie publique pour troubler l’ordre public en empêchant les citoyens de vaquer à leurs occupations. C’est dans ce cadre, dit-il, que les forces de sécurité ont « agi dans les règles de l’art pour les mettre aux arrêts. Ils ont été interpellés sans violence, sans torture, sans menaces », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Touré a jouté que parmi ces 12 prévenus, « il y a des gens qui ont brulé des pneus, ils ont barricadé les routes. Ces actes tombent sous le coup des articles 658, 659 et suivant du code pénal guinéen », souligne le procureur, qui a réclamé 7 mois d’emprisonnement et une amende d’un million de francs contre 7 des 12 prévenus.

Il s’agit d’Ibrahima Sory Soumah, Abdourahmane Keita, madameYariatou Daffé, Mohamed Lamine Soumah, Alhassane Camara, Alpha Condé, et Hamidou Bah. Le représentant du ministère public a requis la relaxe pour délit non établi des 5 autres : Abdourahmane Diakhaby, madame Maciré Soumah, Mama Adama Cissé, M’mawa Diawara, et Sarah Kamissoko.

De son côté, le pool d’avocats de la défense, représenté par maîtres Sékou Sylla, Alsény Aïssata Diallo et Maky Touré, a plaidé pour la relaxe pure et simple des 12 prévenus concernés. Après ces réquisitions et plaidoiries, c’est l’artiste Elie Kamano qui a été appelé à la barre pour s’expliquer aussi sur ce qui lui est reproché.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo est au tribunal de Mafanco pour Guineematin.com

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Alpha Condé (manifestant présumé), à la barre : « j’ai eu peur et j’ai pris la fuite »

18 octobre 2019 à 17 05 40 104010

Ouvert dans la matinée de ce vendredi, 18 octobre 2019, le procès des présumés manifestants contre un troisième mandat du président Alpha Condé se poursuit au tribunal de première instance de Mafanco. Mais, depuis le début, les différents manifestants présumés témoignent des abus des agents des forces de l’ordre sur les pauvres citoyens dans les différents quartiers de la commune de Matam, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

Madame Mama Adama Cissé dit avoir été bastonnée par des matraques. « C’est chez moi, à Matam Lido qu’on m’a interpellée. Ce sont trois agents qui sont venus chez nous ce jour. Ils m’ont arrêtée en proférant des injures à mon égard », a-t-elle dénoncé.

Pour sa part, Alhassane Camara se plaint des injures proférées contre son papa et sa mère : « On m’a arrêté à Matam devant la boutique où je vendais du pain pour mon père. Les agents sont venus dans le pick-up et ils m’ont arrêté. Lorsqu’ils m’ont mis aux arrêts, un agent a insulté mon père et ma mère. L’autre a branché le courant sur mon corps. Ils m’ont obligé à monter dans le pick-up ».

Le prévenu Alpha Condé dit qu’il a été interpellé à Matam corniche. « Comme j’ai vu les gens prendre la fuite en venant vers moi, j’ai eu peur et j’ai pris moi aussi la fuite. C’est ainsi que les forces de l’ordre m’ont arrêtés »

Abdourahmane Diaby jure que c’est à cause de son téléphone qu’il a été arrêté et mis en prison. « Les policiers m’ont arrêté parce que j’ai refusé de les laisser prendre m’ont téléphone. Le policier est venu pour retirer mon téléphone, j’ai refusé. C’est ainsi qu’un autre est venu pour l’aider. Comme ils n’ont pas réussi à prendre le téléphone, ils m’ont arrêté. Moi, je n’ai rien fait on m’a arrêté seul parce qu’ils n’ont pas pu retirer le téléphone ».

Enfin, Yariatou Daffe dit avoir été arrêtée devant sa porte. « Les agents sont venus dans un pick-up pour me mettre aux arrêts. J’ai demandé pardon aux agents ; mais, ils n’ont pas accepté ».

A suivre !

Du TPI de Mafanco, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein séquestré à son domicile : l’arme des faibles ou l’usage répressif des armes et de la force

18 octobre 2019 à 16 04 44 104410

Vous avez dit Droit en Guinée, plutôt inexistant. Vous avez affirmé liberté individuelle et collective en Guinée, un rêve. Vous avez obtenu consécration des manifestations en Guinée, enterrements, confinement et séquestration. Voilà en substance la triste identité du pouvoir dictatorial du professeur (petit p) Alpha Condé. Vous remarquerez que je n’ai pas dit Président étant donné qu’il n’en a pas le mérite, vu qu’il ne respecte aucune loi de la République, ni aucune vie des enfants de ce pays.

De nobles citoyens exprimant librement et pacifiquement leur doit d’expression par le biais des manifestations sont froidement abattus par des armes de guerres de certains agents sensés les protéger et les encadrer dans leurs revendications. Les leaders du mouvement FNDC sont kidnappés et traduits devant une parodie de justice. Les grands chefs de Partis politiques comme Sidiya Touré de l’UFR et Cellou Dalein Diallo de l’UFDG sont confinés chez eux, sans possibilité de se mouvoir ou de jouir de leur simple liberté.

Pour le cas de Cellou Dalein Diallo, bien que les manifestations sont suspendues, il reste séquestré à son domicile de Dixinn. Un véritable arsenal de véhicules policiers et militaires avec des dizaines d’agents en uniformes ou sans, quadrillent l’accès à la propriété du Président Dalein. Ce dispositif n’est pas innocent. Il empêche toute personne d’entrée ou de sortir, histoire de lui priver de tout contact avec l’extérieur.

Pauvre Guinée ! ou le mensonge, l’arbitraire et la barbarie sont devenus l’essence d’une gouvernance pathétique et hystérique pour la simple raison que ces dirigeants là, se sentent déjà au chômage avant même la fin du second mandat de leur mentor. Quoiqu’il en soit, le Peuple souverain, épris de justice, de paix sociale et de démocratie véritable est plus que jamais décidé à conquérir sa véritable liberté par la rue, à défaut des urnes.

Morane Diallo, Coordinateur Adjoint de la Cellule de communication de l’UFDG

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Energie : Dr Cheick Taliby Sylla confère avec Constantin Temcheff, président de Stratégic Governance Groupe Inc

18 octobre 2019 à 16 04 03 100310

Communiqué : C’est un ministre de l’énergie attentif qui a reçu en audience l’équipe de Stratégic Governance Group Inc, conduite par son Président, le Canadien Constantin Temcheff. Elle a été introduite auprès du Ministre de l’énergie par Monsieur Yussuf UWOMAHORO. Responsable de programme IDA/BM, qui, au premier abord a décliné l’objet de la visite du groupe et situer les enjeux qui consistent au recrutement du prochain Directeur Général d’EDG et des autres dirigeants de la Société.

En prenant la parole, le Canadien Constantin Temcheff, dira que sa compagnie à l’habitude de faire ce genre de recrutement dans plusieurs pays. Pour le cas spécifique de la Guinée, ledit recrutement est une sélection inclusive ouverte à tous les guinéens et sera en conformité avec les statuts en vigueur. Selon lui, c’est une procédure rigide qui permettra à trouver le meilleur profil pour le poste de Directeur Général et des autres postes en jeu.

S’adressant à ses hôtes, Docteur Cheick Taliby, a, au nom du Président de la République, le professeur Alpha Condé et du Premier Ministre, Docteur Ibrahima Kassory Fofana, saluer à justes raisons l’apport de la Banque Mondiale, pour le développement du secteur de l’énergie en Guinée. Il a rappelé que le développement du secteur de l’électricité est une grande priorité pour l’Etat guinéen, qui y investi d’énormes ressources. « Les efforts déployés par le Gouvernement pour maintenir EDG en l’état sont constants ». Instillera – t –il avant de formuler ses souhaits de réussites de ce programme de recrutement.

Pour le Ministre de l’énergie, suite à ce recrutement, il s’attend à des actes concrets que poseront les nouvelles Directions en vue de faire face aux difficultés inhérentes à la gestion et à la production électrique. Aussi, pour lui, les grands axes de gestion et de la production électrique à EDG se feront au rythme des nouveaux usages électriques, c’est-à-dire au rythme de la forte demande exponentielle des clients. Toutes choses qui mettraient en exergue la responsabilité collective des citoyens et du monde de l’énergie électrique pour préserver les acquis posés par le gouvernement.

En somme, tout le souhait ardent du Ministre de l’énergie est que celui qui sera recruté apportera une nouvelle démarche de gestion qui consistera à transformer cette entreprise.

Le message du Ministre de l’Energie est passé. Quant au Président, de Stratégic Governance Group Inc, le Canadien Constantin Temcheff et le représentant de la Banque Mondiale, ils promettent de s’y atteler dans la plus grande transparence.

L’Unité fonctionnelle de Communication du Ministère de l’énergie

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Les avocats du FNDC s’attaquent à Sidy Souleymane : « vous êtes le procureur du 3ème mandat »

18 octobre 2019 à 15 03 23 102310
Sidy Souleymane Ndiaye, procureur de Dixinn

Le procès des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se poursuit au tribunal de première instance de Dixinn ce vendredi 18 octobre 2019. Après les réquisitions du procureur, c’est autour des avocats de la défense de prendre la parole pour leurs plaidoiries. Les trois premiers à être intervenus ont tour à tour dénoncé « une procédure fabriquée de toutes pièces » avant de flinguer le procureur, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Ce dossier politico-judiciaire polarise toutes les attentions. Après les réquisitions du procureur, qui a demandé 5 ans de prison contre les responsables du FNDC, les avocats de la défense ont pris la parole pour plaider la cause de leurs clients. Les premiers à intervenir, en l’occurrence maîtres Pépé Antoine Lama, Halimatou Camara, Minkhaël Diakité ont dénoncé une violation de la procédure dès le début du dossier non sans égratigner le procureur Sidy Souleymane N’Diaye.

Pour maître Pépé Antoine Lamah « ce dossier est monté de toutes pièces. C’est un dossier de la honte. Mr le président, on veut renverser la pyramide, mettre les innocents en prison et laisser les pyromanes en liberté. Le ministère public, en complicité avec les agents de forces de l’ordre qui sont à ses bottes, ont kidnappé nos clients en violation de leur liberté. Mr le président, nous vous demandons de renvoyer le ministère public à mieux se pourvoir et de relaxer purement et simplement nos clients ».

Pour sa part, Maître Mickael Diakité a dénoncé les « errements » du Procureur. « Le ministère public a travesti son rôle dans ce dossier parce que la société qu’il prétend défendre ne se retrouve pas dans ce dossier. Nos clients ont été bafoués dans leurs droits. Ils ont été mis en prison pour, aux dires du ministère public, préserver la nation. Mais, cette nation n’a pas été préservée parce qu’au jour où nous parlons, il y a déjà 10 personnes tuées par balles qui sont à la morgue. Où est la préservation dans les actions de ce ministère public téléguidé par un camp au service du 3ème mandat ? Le parquet de Dixinn est le parquet du 3ème mandat et le procureur l’a prouvé dans ses agissements et les débats… »

Pour maitre Halimatou Camara, le procureur Sidy Souleymane N’Diaye est à la solde du pouvoir. « Le ministère public a dit que le mot Front est gravissime. Mais, il doit comprendre que tous les avocats que nous sommes sont membres d’un Front et que Mr Abdourahmane Sanoh et ses collègues sont une fierté pour toute la nation. Ils ont été illégalement interpellés, détenus et humiliés dans leur âme. Parce que tout simplement, le ministère public reçoit des coups de fil de la chancellerie qui veut mettre des innocents en prison. Mr le procureur est l’enfant chéri du gouvernement », a martelé l’avocate.

A suivre !

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein confiné à Dixinn : aucun accès, même pour un journaliste…

18 octobre 2019 à 15 03 01 100110

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, le domicile du président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, a été bouclé par des camions et d’agents armés qui refusent tout accès à sa maison ce vendredi. Un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place s’est lui-même vu refuser l’entrée.

« J’ai tout fait ! J’ai expliqué au responsable des agents qui sont là que nous avons un rendez-vous avec le président de l’UFDG dans le cadre professionnel ; mais, ils ont refusé et m’ont demandé de m’éloigner des lieux », a indiqué notre reporter qui attend toujours une « permission » de la sécurité pour aller faire son travail…

Selon un cadre de l’UFDG, au moins trois proches de Cellou Dalein ont pu accéder à son domicile dans la matinée de vendredi, 18 octobre 2019. « Mais, quand on est sorti, ils ne nous ont plus laissés entrer. On apprend que c’est un officier qui est venu leur crier dessus avant d’ordonner qu’on ne laisse plus personne entrer ou sortir », a indiqué un cadre de l’UFDG.

A préciser qu’au-delà des rendez-vous officiels ou privés de la journée, le chef de file de l’opposition guinéenne est attendu au QG de son parti pour présider une réunion du bureau politique national cet après-midi, avant l’assemblée générale hebdomadaire de demain, samedi…

Depuis le lundi dernier, le FNDC (une coalition de la société civile et des partis politiques de l’opposition) a lancé une série de manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle constitution qui est synonyme d’un troisième mandat. Ces manifestations ont déjà fait au moins dix morts (dont deux à Mamou), plusieurs blessés et de nombreuses arrestations dont les principaux leaders du front national pour la défense de la Constitution.

Malgré tout, le président Alpha Condé continue d’entretenir le doute sur ses intentions et déploie ses efforts à créer la confusion entre ces manifestations citoyennes pour la défense de la loi fondamentale du pays et les manifestations politiques qui ont jonché sa gouvernance. Les confinements des opposants (Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré), ainsi que des campagnes distillées dans les médias d’Etat et certains privés sont utilisés à cet effet.

A suivre !

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Urgent : Cellou Dalein empêché de sortir « par des militaires et d’agents armés »

18 octobre 2019 à 14 02 06 100610

Alors que la journée paraissait calme et que tous les regards étaient braqués sur les tribunaux où les leaders du FNDC et des présumés manifestants contre un troisième mandat du président Alpha Condé sont jugés, on apprend que les accès au domicile du leader de l’opposition guinéenne sont fermés : il n’y a ni entrée, ni sortie…

C’est à 13 heures 39 minutes que Guineematin.com a appris ce nouveau confinement du président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. « Le président est séquestré à son domicile, à Dixinn ! Des véhicules militaires et des dizaines d’agents en armes bloquent tous les accès : personne ne peut entrer, ni sortir de sa maison », a précisé un proche du principal opposant au régime Alpha Condé.

Depuis le lundi dernier, le FNDC (une coalition de la société civile et des partis politiques de l’opposition) a lancé une série de manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle constitution qui est synonyme d’un troisième mandat. Ces manifestations ont déjà fait au moins dix morts (dont deux à Mamou), plusieurs blessés et de nombreuses arrestations dont les principaux leaders du front national pour la défense de la Constitution.

Malgré tout, le président Alpha Condé continue d’entretenir le doute sur ses intentions et déploie ses efforts à créer la confusion entre ces manifestations citoyennes pour la défense de la loi fondamentale du pays et les manifestations politiques qui ont jonché sa gouvernance. Les confinements des opposants (Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré), ainsi que des campagnes distillées dans les médias d’Etat et certains privés sont utilisés à cet effet.

A suivre !

Un reporter de Guineematin.com est en route pour mieux vous informer

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5 ans de prison requis contre les leaders du FNDC : voici les arguments du procureur

18 octobre 2019 à 13 01 35 103510
Sidy Souleymane N’Diaye, procureur de la République près le tribunal de Dixinn

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, le procès des opposants au changement de la Constitution s’est poursuivi au Tribunal de Première Instance de Dixinn ce vendredi, 18 octobre 2019. L’audience a démarré par les réquisitions de monsieur Souleymane Sidi N’Diaye qui a requis une peine maximale de 5 ans d’emprisonnement et une amende de 2 millions de FG à l’encontre des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Par contre, monsieur N’Diaye a demandé de renvoyer Mamadou Sanoh des fins de poursuite pour délit non constitué, rapporte Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Abdourahmane Sanoh, coordinateur du FNDC et se lieutenants ont été interpellés et mis sous mandat de dépôt depuis le samedi, 12 octobre dernier, à la demande du procureur près le tribunal de première instance de Dixinn. Dans ses réquisitions, Sidi Souleymane N’Diaye s’est penché sur le contenu de la déclaration du FNDC, tenue le 10 octobre et appelant à des manifestations générales à partir du 14 octobre partout en Guinée.

Selon le procureur, « on est intervenu dès qu’on a compris qu’il y avait une menace à l’ordre public. On a entravé le potentiel dangereux. Monsieur le président quand vous lisez la déclaration, vous comprendrez qu’il a un potentiel dangereux à l’ordre public. Et je salue l’attitude de la police, elle a été efficace. Monsieur le président, l’article 561 du code pénal dispose que les manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles graves à l’ordre public sont punis d’un emprisonnement de 3 à 5 ans et d’une amende de 500 mille à 2 millions de francs guinéens. Monsieur président, je vous conjure de faire application stricte de la loi. Monsieur le président : Abdourahmane Sanoh, Alpha Soumah dit Bill de Sam, Mamadou Bobo Bah, Ibrahima Diallo, Baïlo Barry, Sékou Koundouno et Abdoulaye Oumou Sow ont été retrouvés en train de se concerter sur l’exécution de la déclaration du FNDC. Ce sont des actes et manœuvres de nature à compromettre l’ordre et la sécurité publique ou à occasionner des troubles à l’ordre public », a-t-il lancé.

Ainsi, le procureur a demandé au tribunal de renvoyer Mamadou Sanoh (frère de monsieur Abdourahmane Sanoh) des fins de la poursuite pour délit constitué. « Nous sommes intervenus à décharge contre lui ».

Par contre, Sidi Souleymane N’Diaye a demandé au tribunal de sévir contre les autres prévenus. « Monsieur le président, je vous demande de déclarer Abdourahmane Sanoh, Alpha Soumah Bill de Sam, Mamadou Bobo Bah, Ibrahima Diallo, Baïlo Barry, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow coupables d’avoir à Conakry, courant octobre, mené des activités en vue de provoquer des manifestations et des interruptions des secteurs socioéconomiques sur l’étendue du territoire national. Monsieur le président, qu’il vous plaise de déclarer que ces comportements sont constitutifs de l’infraction de manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles graves à l’ordre public ; en conséquence monsieur le président, de les retenir dans les liens de la culpabilité de ce chef d’infraction en les condamnant chacun à la peine de 5 ans d’emprisonnement et à une amende de 2 millions de francs guinéens ».

Du TPI de Dixinn, Ibrahima Sory Diallo et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Torture des manifestants contre un 3ème mandat en Guinée : « ils ont branché du courant électrique sur moi »

18 octobre 2019 à 12 12 59 105910
Alpha Ibrahima Kéïra, ministre de la Sécurité et de la protection civile

Arrestations arbitraires, tortures, injures… Les agents des forces de l’ordre qui ont été déployés par le régime Alpha Condé pour réprimer les Guinéens qui ne veulent pas d’une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat dans leur pays, sont accusés aujourd’hui devant les tribunaux, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur le terrain.

Après les leaders du FNDC (front national pour la défense de la constitution) qui ont dénoncé le mercredi passé des sévices corporels subis dans les différents commissariats de police et les CMIS (Compagnies mobiles d’intervention et de sécurité), ce sont les citoyens qui ont été arrêtés dans la commune de Matam qui dénoncent actuellement au tribunal de Mafanco les tortures subies lors de leurs interpellations.

« On m’a arrêtée à 6 heures du matin à Matam. Je lavais mes habits seule avec mon enfant à la maison lorsqu’ils sont venus m’arrêter. Ils m’ont conduite à Bonfi. Ils ont branché du courant électrique sur moi pour que je monte dans le véhicule », a notamment expliqué madame Saran Kamissoko.

Et, la déclaration qui a suscité plus d’émois dans la salle d’audience, c’est lorsque la dame a révélé la présence de son bourreau dans le même tribunal ! « Le policier qui a branché le courant sur moi, je l’ai vu tout de suite dehors. Ce policier est au tribunal ici… », a précisé madame Saran Kamissoko.

Après cette déclaration, les avocats de la défense ont fait aussitôt remarquer à madame Djenabou Doghol Diallo, la présidente du tribunal, que leur cliente a été victime de tortures. « Ce qui est inacceptable dans un Etat de droit », ont-ils fait savoir.

Il n’en fallait pas plus pour faire bondir le procureur de la République de son piédestal ! Monsieur Sory Doumbouya a dénoncé une volonté des avocats de la défense de détourner le débat ailleurs : « le tribunal n’est pas saisi des faits de tortures, mais pour participation délictueuse à un attroupement », a lancé le procureur, Sory Doumbouya.

A suivre !

Saidou Hady Diallo et Laafa Sow sont au TPI de Mafanco pour Guineematin.com

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Guinée : les manifs contre un 3ème mandat vont se poursuivre la semaine prochaine

18 octobre 2019 à 12 12 58 105810

Même si le calme est revenu et les activités ont repris depuis hier en Guinée, cette situation ne devrait pas durer assez longtemps. Les manifestations appelées par le FNDC contre le projet de changement de l’actuelle Constitution dans le but d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé vont reprendre en début de semaine prochaine. C’est le coordinateur par intérim du Front National pour la Défense de la Constitution qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce vendredi, 18 octobre 2019.

« Ce qui est sûr, la semaine prochaine, nous allons reprendre encore les manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Tant que monsieur Alpha Condé ne renonce pas à son projet de troisième mandat, qu’il sache que le peuple de Guinée mènera le combat jusqu’à ce qu’il renonce. Ce combat est un combat de la survie de notre démocratie, par ricochet le combat de notre propre survie. Alors, on ne le mène pas parce qu’on est contre Alpha Condé, mais on le mène parce que c’est notre survie qui est en danger. Alors, il doit savoir raison garder et reculer maintenant.

Si on n’avait pas commencé les manifestations, s’il avait dit à temps qu’il renonce à son projet de troisième mandat, il serait sorti par la grande porte. Mais jusque-là, il a une chance quand même de sortir par la fenêtre. Mais après ce moment, ça ne sera pas la fenêtre, ça sera un trou. Et après ça, il n’y aura même pas ce trou. Donc, c’est le moment pour lui de renoncer parce que nous, on ne va pas renoncer tant qu’il ne renonce pas. Si la justice ne libère pas nos camarades détenus, la semaine prochaine, au lieu de deux ou trois jours, on fera les manifestations tout au long de la semaine. Ça sera des manifestations non-stop », a indiqué Oumar Sylla, plus connu sous le nom de Foniké Mengué.

A noter que le procès des leaders du FNDC arrêtés il y a une semaine environ se poursuit ce vendredi au tribunal de première instance de Dixinn. Le procureur a demandé la condamnation des six activistes anti-troisième mandat à 5 d’emprisonnement et au payement d’une amende de 2 millions de francs chacun.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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Manifestations du FNDC contre un 3ème mandat en Guinée : le procureur réclame 5 ans de prison contre Sanoh et Cie

18 octobre 2019 à 12 12 20 102010

Cinq ans (5) ans d’emprisonnement et deux millions de francs guinéens (2 000 000 GNF) d’amende, c’est ce que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, Sidy Souleymane Ndiaye, a requis contre les leaders du FNDC, lors de la prestation de ce vendredi, 18 octobre 2019, rapportent les deux journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

Selon le procureur de Dixinn, Mamadou Sanoh (qui est le frère du coordinateur du FNDC, arrêté et détenu pour avoir cherché à localiser son grand frère) doit être libéré pour délit non constitution. Mais, il souhaite que le tribunal retiennent dans les liens de la culpabilité Abdourahame Sanoh Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow, Ibrahima Diallo et Mamadou Bobo Bah.

Les audiences ont été suspendues il y a juste quelques minutes.

A suivre !

Salimatou Diallo et Ibrahima Sory Diallo sont au TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Sanglante répression des manifestations à Mamou : Hon. Djéssira Traoré accuse le camp militaire

18 octobre 2019 à 11 11 40 104010
Honorable Djéssira Traoré, députée uninominale de Mamou

La députée uninominale de Mamou s’est exprimée ce jeudi, 17 octobre 2019, sur les violences enregistrées ces derniers jours dans la ville carrefour, en marge des manifestations de rue lancées par le front national pour la défense de la constitution (FNDC). Très remontée contre les autorités administratives de Mamou, qu’elle accuse de nourrir une haine viscérale contre leurs administrés, l’honorable Djéssira Traoré dit que la situation dangereuse que vivent actuellement les habitants de Mamou est imputable à la gouvernance du président Alpha Condé.

Pour l’élue de Mamou à l’Assemblée nationale, qui a accordé un entretien téléphonique à Guineematin.com, la situation actuelle de la Guinée est « grave » et « dangereuse ». Mais, précise l’honorable Djéssira Traoré, « cette situation sera imputée à la gouvernance du président Alpha Condé, qui veut systématiquement violer la constitution. Une constitution sur laquelle il a juré par deux fois, de respecter et de faire respecter ».

Parlant de la situation particulière de Mamou où les échauffourées qui ont éclaté en marge des manifestations du FNDC ont fait deux morts (un élève et un gendarme), plusieurs blessés (dont certains par balles), des dégâts matériels importants et plusieurs personnes interpellées par les forces de l’ordre, la députée uninominale de Mamou accuse les autorités administratives de la ville carrefour d’avoir mis à contribution l’armée pour réprimer les manifestants dans le sang.

« Les autorités ont sorti les hommes du camp militaire pour aller faire une répression sanglante sur les populations de Mamou. Mais, c’est le président Alpha Condé qui a occasionné tout cela. Parce que c’est lui qui veut, à tout prix, violer la constitution… Vous savez, les autorités ont une haine viscérale contre la population de Mamou qui ne veut pas d’un changement de constitution. Dès que les enfants sortent, on les réprime. Et, quand vous réprimez quelqu’un qui est en colère, il réagit. Et, le résultat ne sera pas une bonne chose », a indiqué l’honorable Djéssira Traoré.

Lors d’une sortie médiatique hier, mercredi 16 octobre 2019, le gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, avait dit que « ce sont des gens infiltrés, payés et venus de Conakry qui sont derrières les échauffourées » enregistrées en début de cette semaine à Mamou.

Mais, la députée uninominale de Mamou estime que la première autorité de la région de Mamou n’a pas dit la vérité sur toute la ligne.

« Moi, à la place du gouverneur, si j’ai des informations de ce genre, je vérifie et dans ma déclaration, je donne des noms. Il faut être très honnête. Vraiment, le gouverneur n’a pas dit la vérité sur toute la ligne. Un homme de son âge ne doit pas dire du n’importe quoi sur les antennes des radios ou dans les journaux. C’est très déplorable », a dénoncé l’honorable Djéssira Traoré.

S’agissant de son absence remarquée (qui lui vaut de nombreuses critiques actuellement sur les réseaux sociaux) à Mamou lors de ces manifestations contre un 3ème mandat (alors que son homologue de Labé était sur le terrain auprès de ses électeurs), la députée uninominale de Mamou a indiqué qu’elle était au chevet d’une malade à l’hôpital Donka.

« Je suis présentement à Conakry. J’avais une malade à Donka ; et, c’est hier (mercredi) qu’elle est sortie de cet hôpital. Elle n’a même pas pu arriver chez moi, à Hamdallaye. Elle est partie en ville (à Kaloum), parce que c’était plus proche. Donc, je n’ai pas eu le temps d’aller à Mamou parce que j’étais avec cette malade. Mais, je ne pensais pas qu’il y aurait eu une telle situation là-bas. Il y a aussi le fait que les routes étaient barricadées, il n’y avait pas de passage. Mais, de toutes les façons, j’ai pu dépêcher un avocat pour défendre la constitution. Parce que défendre ceux qui ont été arbitrairement réprimés, arrêtés et emprisonnés, c’est défendre la constitution. Donc, Maître Lazard est allé à Mamou pour défendre la constitution. Il est parti avant-hier (Mardi) à Moto, jusqu’à Mamou », s’est défendue l’honorable Djéssira Traoré.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Exactions des forces de l’ordre à Mamou : témoignages des victimes

18 octobre 2019 à 10 10 58 105810

Comme annoncé précédemment, les forces de l’ordre se sont livrées à des exactions le mercredi dernier, 16 octobre 2019, troisième journée des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé à Mamou. Des gendarmes sont entrés dans le quartier chaud de Petel où ils ont violenté des citoyens et détruit plusieurs biens. Le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour est allé à la rencontre de certaines victimes qui ont raconté ce qu’ils ont vécu.

Parmi les victimes, figurent des enseignants. L’un d’entre eux a accepté de témoigner sous anonymat. « Le mercredi, aux environs de 13 heures, des enfants qui étaient dans la rue ont accouru vers notre quartier. Ils étaient poursuivis par les forces de l’ordre. C’est ainsi que nous nous sommes précipités pour rentrer dans la chambre. Un gendarme est venu frapper à la porte, il nous a demandé d’ouvrir. On a ouvert la porte et nous avons dit que nous sommes des enseignants. Il nous a dit de présenter nos cartes d’identité, nous l’avons fait.

Quelques temps, il rappelle ses amis qui sont venus nous embarquer. Quand nous sommes arrivés au niveau de pont Petel, ils nous ont fait descendre, ils se sont mis à nous rouer de coups au niveau de la tête et des épaules. Heureusement, Dieu nous a sauvés mes deux amis et moi. Mon ami qui est professeur de physique a reçu un coup au niveau de la figure, et leurs téléphones ont été dépouillés », a-t-il expliqué.

Des agissements que regrette et fustige l’enseignant. « C’est seulement en Guinée qu’on voit ce genre d’actions : venir chez quelqu’un, l’agresser, le dépouiller et le bastonner à mort. Nous regrettons d’avoir des défenseurs comme ceux-ci. Les manifestants sont dans la rue, laisser les manifestants et venir dans nos domiciles pour agresser les gens, les insulter, les violenter, détruire leurs biens et emporter d’autres, où allons-nous ? Ils ont détruit même des ampoules, des chaises et des bols. C’est vraiment regrettable », a déploré notre interlocuteur.

Le domicile du proviseur Grand-Ducal de Mamou, Alpha Oumar Timbo Barry, a été également visité. Les gendarmes ont violenté les enfants qu’ils ont trouvés dans la maison, dont un handicapé. « Après avoir mangé, nous sommes rentrés pour faire une sieste, parce que depuis le lundi on ne va pas à l’école. Ils sont venus nous trouver dans notre case en défonçant la porte, mon cousin dormait. Ils ont dit : ce sont eux. Ils m’ont donné un coup dans le dos, ils ont pris un montant de 35 000 francs que j’avais en poche. Ils ont versé de l’essence sur mon cousin en le bastonnant. Ils ont voulu nous envoyer avec eux mais mon père s’est opposé », a témoigné l’un des enfants.

Plusieurs habitations de ce quartier ont reçu la visite des agents de maintien d’ordre. Partout, ils ont battu des citoyens et détruit de nombreux biens.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Procès des leaders du FNDC : le tribunal de Dixinn quadrillé par des gendarmes et policiers

18 octobre 2019 à 10 10 21 102110

Ouvert le mercredi dernier, le procès des leaders du front national pour la défense de la constitution (FNDC) se poursuit ce vendredi, 18 octobre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn. Actuellement, 10 heures, tous les avocats et les prévenus sont arrivés, il n’y a que le procureur, Sidy Souleymane Ndiaye, qui se fait attendre.

Dès 8 heures, ce vendredi, un dispositif sécuritaire a été installé aux alentours du tribunal de première instance de Dixinn où comparaissent Abdourahame Sanoh Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow, Ibrahima Diallo, Mamadou Sanoh et Mamadou Bobo Bah. Ils sont accusés de « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public ». En réalité, le pouvoir leur reproche d’organiser des manifestations contre l’adoption d’une nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de se représenter à la présidentielle de 2020, alors que celle en vigueur et sur laquelle il a prêté serment deux fois (en 2010 et 2015) lui en interdit.

Composée de gendarmes et de policiers, la sécurité empêche actuellement tout rassemblement et mouvements de toute nature aux alentours du tribunal de première instance de Dixinn.

Les convois des prévenus sont arrivés au tribunal de première instance. Mais, les journalistes et les quelques membres du FNDC présents n’ont pour l’instant pas accès à la salle d’audience.

A suivre !

Du TPI de Dixinn, Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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