Manifestation du FNDC à Mali : le marché sera-t-il fermé ?

23 octobre 2019 à 22 10 50 105010

Pour réussir une grande mobilisation populaire en faveur de la marche pacifique qu’elle compte organiser demain, jeudi 24 octobre 2019, dans la commune urbaine de Mali, relevant de la Région Administrative de Labé, l’antenne locale du Front Nationale pour la Défense de la Constitution (FNDC), fonde un grand espoir sur la fermeture du marché central, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Mali savaient depuis le lundi, 21 octobre 2019, que les autorités communales avaient un avis favorable à l’organisation dans la cité du Loura d’une marche pacifique contre un changement de la constitution en vue de favoriser un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

« Dès que nous avons déposé notre lettre d’information à la mairie, le maire nous a annoncé qu’il nous donnera une réponse avec un avis favorable » explique un des organisateurs de la marche de ce jeudi, 24 octobre 2019.

La seule difficulté qui semble tracasser les organisateurs, c’est de savoir comment faire pour une grande mobilisation. « Nous sommes en train de préparer la manifestation de demain. Nous ne savons pas si les gens vont se mobiliser comme nous le souhaitons. Les commerçants ont promis d’accompagner le mouvement. Mais, je ne sais pas s’ils vont accepter de fermer » s’inquiète notre interlocuteur.

En attendant de savoir quelle va être la réaction de la population par rapport à cet appel à manifester du FNDC sur toute l’étendue du territoire national, l’antenne préfectorale de Mali voudrait que les manifestants qui répondront fassent le tour complet de la ville. Les discours seront prononcés comme d’habitude devant la Maison des Jeunes de Mali.

Il est à préciser que du côté de la préfecture de Mali, les acteurs de la société civile et responsables de l’opposition n’ont pas l’habitude d’être confrontés à un excès de zèle du locataire des lieux, Elhadj Harouna Souaré, selon un interlocuteur qui s’est confié à Guineematin.com ce mercredi, 23 octobre 2019, aux environs de 21 heures.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifs anti- 3ème mandat à Conakry : « nous attendons au minimum 2 millions de personnes dans la rue »

23 octobre 2019 à 21 09 08 100810

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution appelle à de nouvelles manifestations de rue demain, jeudi, 24 octobre 2019 dans tout le pays. Cela, pour protester une nouvelle fois contre le projet de changement de l’actuelle Constitution guinéenne qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

A la veille de ces mouvements de protestation, la rédaction de Guineematin.com a reçu Abdourahmane Bella Bah, le président de la plateforme « Esprit Citoyen » et membre du FNDC. Avec lui, nous avons parlé de la marche prévue à Conakry et qui est autorisée par les autorités de la capitale.

Décryptage !

Guineematin.com : le FNDC compte organiser de nouvelles manifestations demain, jeudi 24 octobre, sur l’ensemble du territoire national pour protester encore une fois contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. A Conakry, c’est une marche pacifique qui est prévue. Et contrairement aux manifestations de la semaine dernière, celle-ci est autorisée par les autorités, et elle sera encadrée par les forces de l’ordre. Qu’est-ce qui est mis en place de votre côté pour la réussite de cette marche ?

Abdourahmane Bella Bah, président de la plateforme « Esprit Citoyen » et membre du FNDC

Bah Abdourahmane Bella : nous avons fait parvenir aux autorités une lettre d’information sur l’itinéraire. Il y a eu des discussions entre le gouvernorat de Conakry et nous, et les autorités ont donné leur aval pour la tenue de la manifestation qui partira du rond-point de la Tannerie au stade du 28 septembre, en passant Gbessia, Concasseur, Hamdallaye… Donc demain, nous attendons au minimum 2 millions de personnes dans la rue pour prouver à l’opinion nationale et internationale encore que cette idée de nouvelle Constitution, les Guinéens n’en veulent pas, ils ne veulent pas du tout d’une présidence à vie du président Alpha Condé. Ce qu’ils souhaitent, c’est son engagement à renoncer à cette idée de nouvelle Constitution et à libérer les leaders du FNDC.

Guineematin.com : il était prévu dans un premier temps que cette marche se déroule uniquement sur l’autoroute Fidel Castro, pourquoi vous avez décidé de modifier l’itinéraire en remontant au niveau de Gbessia vers Concasseur pour finalement aller à Dixinn ?

Bah Abdourahmane Bella : il y a eu des raisons qui ont été avancées par le gouverneur de Conakry soi-disant que l’autoroute, c’est l’axe qui est emprunté par les personnalités qui ont besoin de se mouvoir. Donc, c’est l’argument phare qui a été posé par les autorités et qui a conduit à la modification de l’itinéraire. Nous nous savons très bien que ce gouvernement, depuis 2010, toutes leurs stratégies c’est d’ethniciser les problèmes sociaux. Donc c’est pour cela que nous avons catégoriquement refusé que la manifestation ne soit que sur l’axe le Prince.

Mais, nous avons accepté quand même de quitter la Tannerie pour aller jusqu’à Gbessia et ensuite remonter vers la route le Prince. Donc c’est extrêmement important pour nous parce que le message que nous voulons faire passer, c’est que cette lutte elle n’est pas communautaire, elle n’est pas non plus au niveau d’une commune. C’est une lutte globale, c’est une lutte citoyenne, c’est une lutte des Guinéens, c’est une lutte pour permettre à ce que la Guinée puisse être un Etat de droit.

Guineematin.com : on sait que les manifestations de rue sont souvent émaillées de violence en Guinée. Quelles garanties pouvez-vous donner que la marche de demain sera vraiment pacifique ?

Bah Abdourahmane Bella : la responsabilité revient à l’Etat d’assurer la sécurité des citoyens. C’est une fonction régalienne de l’Etat. Et cette fois-ci, le gouvernorat de Conakry s’est engagé à encadrer la marche. Et il faut le préciser, les citoyens guinéens n’ont jamais été violents. Celui qui a été violent en Guinée, c’est l’Etat qui ne prend jamais ses responsabilités et qui ordonne de réprimer des pauvres citoyens tout simplement parce qu’ils demandent de manifester. Donc, demain les citoyens guinéens vont sortir dans la paix, dans la quiétude, pour exprimer clairement qu’ils ne sont pas pour l’idée d’une nouvelle constitution. Il y aura la police et la gendarmerie pour encadrer la manifestation et tout se passera très bien.

Guineematin.com : cette marche intervient deux jours après la condamnation de plusieurs leaders du FNDC dont le coordinateur national de la structure. Comment avez-vous accueilli ces décisions prononcées par les tribunaux de Dixinn et de Mafanco ?

Abdourahmane Bella Bah, président de la plateforme « Esprit Citoyen » et membre du FNDC

Bah Abdourahmane Bella : il faut dire que c’est une déclaration de guerre que l’Etat a encore fait au FNDC en essayant injustement de condamner des pauvres citoyens. Il n’y a ni la forme, ni le fond dans cette affaire. Parce que ce que la loi dit, quand un citoyen est en porte-à-faux avec la loi, c’est de le convoquer. Les leaders du FNDC n’ont jamais été convoqués. Il y a eu un kidnapping et par la suite, il y a eu des procureurs zélés, à la solde d’un pouvoir, qui ont décidé de les poursuivre. Et, les juges aussi sont rentrés en condamnation sans preuves. Donc aujourd’hui, les cartes sont remises sur table parce que nous ne parlerons absolument de rien tant que les leaders du FNDC ne sont pas libres.

Ces condamnations sont injustes, elles sont irresponsables, elles prouvent à quel point la justice guinéenne est à la solde du pouvoir d’Alpha Condé. Parce que tout bon citoyen, tout juriste, tout observateur sait qu’il n’y a absolument rien pour condamner ces leaders du FNDC. On ne peut pas condamner des citoyens pour simplement avoir lu une déclaration. Sinon on allait partir arrêter les leaders politiques comme Sidya Touré, Cellou Dalein ainsi de suite. Mais, aucun de ces leaders n’a été arrêté. On a juste cru que pour décapiter ce mouvement, il fallait arrêter des citoyens responsables.

Donc, aujourd’hui, ce que nous exigeons d’abord, c’est la libération des leaders du FNDC. Tant qu’on ne va pas libérer ces leaders, le FNDC va continuer à manifester. Il manifestera demain, il continuera encore la semaine prochaine jusqu’à ce qu’on libère les leaders de FNDC et jusqu’à ce que le président Alpha Condé, à travers une communication solennelle, renonce définitivement à cette idée de nouvelle Constitution.

Guineematin.com : votre mot de la fin ?

Bah Abdourahmane Bella : j’interpelle le président Alpha Condé pour lui dire qu’il est encore temps pour lui de sortir par la grande porte. On a toujours fait croire aux président Africains qu’ils sont indéboulonnables, qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent. Alors que l’histoire nous rappelle que des présidents comme Blaise Compaoré, nous avons vu leur suite. Aujourd’hui la jeunesse guinéenne, les citoyens guinéens ne souhaiteraient pas ce scénario dans notre pays. Donc ce que nous voulons, c’est la paix, la quiétude, mais surtout l’Etat de droit dans notre pays.

Donc, qu’il prenne ses responsabilités et qu’il libère les leaders du FNDC, qu’il fasse une communication responsable pour rassurer les citoyens guinéens qu’il ne soumettra jamais l’idée d’une nouvelle Constitution. Ainsi, le FNDC va carrément décliner toute manifestation, et la Guinée va continuer à fonctionner de façon normale. C’est ce que nous souhaitons.

Propos recueillis par Salimatou Diallo et transcrits par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation du FNDC à Koundara : le comité d’organisation en harmonie avec les services de sécurité

23 octobre 2019 à 20 08 49 104910

Les forces de défense et de sécurité de la préfecture de Koundara, relevant de la Région Administrative de Boké devraient, dit-on, appuyer le service de maintien d’ordre interne de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans l’encadrement de marche pacifique que les opposants au 3ème mandat pour le président Alpha Condé comptent organiser dans la ville du Badiar ce jeudi, 24 octobre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Suite à l’appel lancé par la coordination nationale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) invitant ses démembrements à organiser des manifestations dans tout le pays ce jeudi, 24 octobre 2019, son antenne de Koundara a immédiatement déposé une lettre d’information aux autorités communales.

Le maire de la commune urbaine de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo dit Kanté a remonté cette lettre d’information du FNDC aux autorités préfectorales.

Une réunion d’urgence a été par la suite organisée entre les deux secrétaires généraux de la préfecture, le maire de la commune urbaine, le commissaire de police, le commandant de la Gendarmerie et le commandant du camp M’Balia.

Au sortir de cette rencontre, les responsables de l’antenne préfectorale du FNDC ont été invités à prendre part à une concertation avec les forces de défense et de sécurité au siège de la compagnie territoriale de la gendarmerie où le commandant de la gendarmerie, le commissaire central de police et commandant du camp M’Balia ont tenu à rassurer du caractère républicain de l’Armée guinéenne avant de réitérer leur disponibilité à aider à l’encadrement de la manifestation de ce jeudi, 24 octobre 2019.

Après des échanges fraternels entre les deux parties, il a été convenu que les responsables locaux du FNDC canalisent leurs jeunes manifestants et que les services de police et de gendarmerie protègent les points sensibles situés sur l’itinéraire de la marche.

Un responsable de la fédération UFDG de Koundara a confié à Guineematin.com tard dans la soirée de ce mercredi, 23 octobre 2019, aux environs de 20 heures que les opposants au 3ème mandat pour le président Alpha Condé ne sont actuellement à aucun obstacle pouvant compromettre le bon déroulement de la marche pacifique de ce jeudi, 24 octobre 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Viol et assassinat d’une fillette à Mamou : Alpha Oumar condamné à perpétuité

23 octobre 2019 à 20 08 36 103610

Poursuivi pour « viol, suivi d’assassinat », Alpha Oumar Sow a comparu ce mercredi, 23 octobre 2019, devant le tribunal de première instance de Mamou. Il a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, le tribunal l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sureté de 30 ans, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les faits reprochés à Alpha Oumar Sow se sont produits le 30 juillet dernier au quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou. A cette date, une fillette de 8 ans avait été violée, puis assassinée au milieu de la nuit par un homme qui a été identifié comme étant son cousin, Alpha Oumar Sow. Ce dernier avait pris la poudre d’escampette avant d’être arrêté avec la collaboration d’un boulanger.

« Monsieur Alpha Oumar Sow est rentré à la maison dans un état d’ivresse manifeste. Il a fait rentrer ses trois cousines dans sa chambre à coucher. Il s’est procuré un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres environ, qu’il a fini par introduire dans la partie génitale de sa victime. Mais, il ne s’est pas limité à ça. Il a dit aux deux autres filles de ne rien dire là-dessus et il leur a dit carrément que la fille a trouvé la mort », avait expliqué le procureur, Elhadj Sidiki Camara, au lendemain de ce crime odieux.

Ce crime avait suscité l’émoi dans la ville carrefour où beaucoup de citoyens avaient maudit et souhaité la mort de sieur Sow. Mais, la procédure judiciaire a suivi son cours normal. Alpha Oumar Sow a été auditionné, puis déféré au parquet où il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt. Et, ce mercredi, son procès s’est tenu devant le tribunal criminel de Mamou.

A la barre, Alpha Oumar Sow a réfuté les accusations de viol, tout en plaidant coupable de l’assassinat de sa cousine de 8 ans.

A l’issue des débats et de l’épreuve fatidique des réquisitions et plaidoiries, le tribunal, après avoir requalifié les faits, tout en écartant l’accusation de pédophilie, a déclaré Alpha Oumar Sow coupable d’assassinat. Et, pour la répression, le tribunal l’a condamné à perpétuité avec une période sureté de 30 ans.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Procès d’opposants à un 3ème mandat en Guinée : 12 jeunes libérés à Dixinn

23 octobre 2019 à 20 08 20 102010

Douze jeunes présumés manifestants contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé ont été jugés ce mercredi, 23 octobre 2019, par le tribunal de première instance de Dixinn. A l’issue des débats, tous ont recouvré leur liberté même certains d’entre eux s’en sortent avec des condamnations assorties de sursis, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ces jeunes ont été interpellés le lundi, 14 octobre dernier, premier jour des manifestations contre le projet de changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Poursuivis « participation délictueuse à un attroupement », les prévenus ont tous rejeté les faits mis à leur charge. « Nos clients ont été arrêtés un à un. L’article 10 de notre Constitution leur donne le droit de manifester. Le ministère public n’a pas de preuves suffisantes pour que vous condamniez ces jeunes gens qui sont devant vous. Ils n’ont nullement participé à une manifestation. C’est pourquoi, nous vous prions de faire application de l’article 544 du Code de procédure pénale en libérant ces innocents qui sont devant votre tribunal », a sollicité Me Ousmane Mansaré, avocat de la défense.

Par contre, le procureur, Bakary Camara, estime que les prévenus sont effectivement coupables des accusations pour lesquelles ils sont poursuivis. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de les condamner à 3 mois d’emprisonnement chacun. « Ces individus qui comparaissent devant vous ont tous été interpellés le lundi, 14 octobre 2019, suite à l’appel qu’avait lancé le Front National pour la Défense de la Constitution. Appel dans lequel, ils ont demandé au peuple de sortir manifester et entraver toute personne qui n’aurait pas observé ce mot d’ordre. Selon eux, ce droit était constitutionnel. Et si la constitution a donné aux citoyens le droit de manifester, il faut aussi savoir que ce droit est règlementé.

Pour manifester, il faut une lettre d’information et définir l’itinéraire. Mais lorsque ce droit est violé, vous êtes passibles de poursuites. C’est dans ce cadre que ces individus comparaissent devant vous pour participation délictueuse à un attroupement. On a pris ces jeunes avec un bidon de onze litre d’essence, et c’était pour brûler les pneus sur la route, donc ce sont des semeurs de troubles. C’est pourquoi monsieur le président, je vous prie de les retenir dans les liens de la prévention pour participation délictueuse à un attroupement, en les condamnant à 3 mois d’emprisonnement chacun », a-t-il requis.

Après délibération, le tribunal a condamné 4 des 12 prévenus à 3 mois d’emprisonnement assortis de sursis et relaxé 8 autres pour délit non constitué. Finalement, tous les jeunes ont recouvré leur liberté après 10 jours de détention.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

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Le président de la CENI récusé : l’opposition demande son remplacement

23 octobre 2019 à 20 08 04 100410
Salif Kébé, récusé par l’opposition

Dans une déclaration de ce mercredi, 23 octobre 2019, l’opposition guinéenne exige « la récusation et le remplacement du président de la CENI par une personnalité consensuelle issue du Barreau »… Les présidents de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, et de l’UFR, Sidya Touré, accusent Me Amadou Salif Kébé d’avoir violé le code électoral et le serment qu’il a prêté devant la Cour Constitutionnel.

Selon les opposants au régime Alpha Condé, l’actuel président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a défendu, en toute connaissance de cause, un chronogramme qui violait les articles 17 et suivants du code électoral. « Il a mis en évidence son manque d’indépendance, d’impartialité et d’honnêteté. Il se rend ainsi indigne de la fonction de président de l’Organe national de gestion des élections de la République… », ont-ils dénoncé, exigeant donc son remplacement.

Ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration :

DÉCLARATION-DE-L0PPOSITION-POLITIQUE

A rappeler que sur les 25 commissaires de la CENI, l’opposition dispose de dix (10) représentants. Et, c’est pour le nécessaire besoin de neutralité et d’impartialité qu’il a été décidé et codifié de choisir un représentant de la société civile pour diriger la CENI. Ce qui n’est pas l’attitude affichée par maître Amadou Salif Kébé, estiment les opposants.

A suivre !

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Examen périodique universel de la Guinée : « il faut dire la vérité, rien que la vérité »

23 octobre 2019 à 19 07 08 100810

Le Ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté a procédé ce mercredi, 23 octobre 2019, à la présentation du troisième rapport de l’Examen Périodique Universel (EPU) de la République de Guinée. Présidée par le ministre de la justice par intérim, la cérémonie de présentation s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, de représentants d’institutions nationales et internationales, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La présentation de ce rapport a été suivie de l’ouverture d’un atelier de deux jours, pendant lequel les participants vont discuter et adopter le document. Et, le ministre de la justice par intérim a mis l’occasion à profit pour expliquer le cadre dans lequel ce rapport est produit.

Mohamed Lamine Fofana, ministre par intérim de la Justice

« En réalité, un tribunal international juge les Etats en matière d’application, de promotion et de protection des droits de l’Homme. Alors, ce tribunal a créé un mécanisme qui est l’évaluation périodique universelle qui exige des États de comparaître tous les 5 ans. Ainsi, la Guinée a comparu en 2010, des recommandations ont été faites. En 2015 également, des recommandations ont été faites, et il faut œuvrer à répondre à ces recommandations. Alors, les réponses vous ont été soumises dans ce rapport qui est aujourd’hui disponible. C’est sur cela que vous allez plancher au cours de la journée pour approuver et adopter avant que ça ne soit déposé je crois dans quelques jours à Genève », a expliqué Mohamed Lamine Fofana.

Le garde des sceaux guinéen a ensuite recommandé aux participants la sincérité dans leur travail. Ce qu’on ne doit pas oublier, c’est que ce que la Guinée produit, on peut pour des raisons d’Etat cacher certaines réalités, mais il faut savoir que de l’autre côté, avant le dépôt de notre rapport, l’organe des conseils a reçu ce qu’on appelle les rapports parallèles. C’est-à-dire ce sont des rapports des ONG qui disent exactement la réalité. Si pour une raison ou pour une autre, l’Etat dans son rapport d’évaluation cache quelque chose, sachez qu’ils ont déjà la réalité.

C’est pourquoi, ceux qui ont l’habitude de présenter, dans présentation, vous verrez des commissaires sourire parce qu’ils savent déjà que ce que vous dites ce n’est pas de la réalité. Donc, il faut que ça soit vraiment sérieux et sincère. Nous venons de loin, on a connu la révolution, on a connu deux régimes militaires et la Guinée est en apprentissage de la démocratie. Donc, on a rien à cacher, on ne doit pas se gêner de dire exactement ce qui se passe. Ce que je recommande aux participants, c’est de rien cacher. De dire la vérité, rien que la vérité », a dit le ministre.

Mamadou Taran Diallo, ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté

Là-dessus, le ministre de la l’unité nationale et de la citoyenneté s’est montré rassurant. Mamadou Taran Diallo promet que toute la vérité sera mentionnée dans le rapport. « Moi-même ouvrier de la transparence, je pourrai vous dire que nous avons pris toutes dispositions nécessaires pour que dans ce rapport figure tout ce qui s’est passé de 2015 jusqu’en 2020 en matière des droits de l’Homme. Et comme on dit, n’ayant pas de complexe, nous n’avons rien à cacher parce comme on dit souvent, pour pouvoir soigner quelqu’un, il faut que le diagnostic soit fait de façon très claire et qu’on sache les maux », a-t-il dit.

Présent à la rencontre, Patrice Vahard, représentant et chef de bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, a exprimé la détermination de l’organisation à accompagner la Guinée dans le cadre des droits de l’Homme.

Patrice Vahard, représentant du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme

« Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme continuera d’accompagner les différents départements ministériels dans la mise en œuvre du PNDES et la réalisation des ODD qui sont le canal par lequel les défis liés aux droits au développement, aux droits économiques, socioculturels, civils et politiques peuvent trouver une réponse durable. La promotion de la bonne gouvernance au service du développement durable, l’amélioration de la sécurité alimentaire et le renforcement de la gestion du capital naturel ainsi que le développement inclusif du capital humain qui sont les piliers du plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement en Guinée, ont comme principe conducteur l’approche basée sur les droits de l’Homme et pour objectif la réalisation des différents droits qui feront l’objet du prochain examen périodique universel », a laissé entendre le responsable onusien.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Korbé (Lélouma) : le FNDC compte se faire entendre ce jeudi

23 octobre 2019 à 18 06 44 104410

En plus de ce qui est prévu dans la commune urbaine de Lélouma par le bureau préfectoral du FNDC, son antenne sous-préfectorale de Korbé, située à 11 km du chef-lieu de la préfecture, a pris des dispositions pour organiser, au niveau local demain, jeudi 24 octobre 2019, une manifestation pacifique contre le projet de 3ème mandat pour le président Alpha Condé rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’antenne sous-préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Korbé, dans la préfecture de Lélouma a décidé, cette fois-ci, d’organiser au niveau local une manifestation contre le projet de nouvelle constitution et un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Pour ce faire et conformément aux instructions données par le niveau national, les responsables locaux du FNDC ont adressé depuis lundi, 21 octobre 2019, une lettre d’information au maire de la commune rurale, Souleymane Diallo.

Mais, selon des informations reçues sur le terrain, le maire de la commune rurale de Korbé, Souleymane Diallo a verbalement répondu à la lettre d’information du FNDC local. Il estime que ce n’est pas nécessaire d’écrire sa réponse comme la démarche administrative l’exige.

« Il s’est contenté de dire que nous sommes de cœur. Qu’il se fera représenter par son maire adjoint, Boubacar Diallo, à la manifestation.»

L’élu de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a expliqué aux responsables de l’antenne sous-préfectorale du FNDC être astreint à un devoir de réserve et de retenu lié à ses fonctions par rapport à ces manifestations de protestation contre le 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Au cours d’une réunion d’information et de sensibilisation organisée dans l’après-midi de ce mercredi, 23 octobre 2019, dans la salle de conférence de la communauté, en prélude à la manifestation de ce jeudi, 24 octobre 2019, les responsables locaux du FNDC ont invité la population de Korbé à sortir massivement dans l’ordre et la discipline pour exprimer, sans violence ni injure, son opposition à toute idée ou projet de 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : la marche du FNDC autorisée par la mairie

23 octobre 2019 à 18 06 32 103210

Le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo a finalement autorisé la marche pacifique des responsables, militants et sympathisants du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) prévue ce jeudi, 24 octobre 2019, dans la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les organisateurs de cette manifestation des citoyennes et citoyens de la commune urbaine de Labé qui se battent légalement contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé ont reçu la réponse du maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo dans l’après-midi d’hier, mardi, 22 octobre 2019.

« J’ai l’honneur de vous informer que nous avons reçu votre correspondance N°002/FNDC/CR/2019 du 21 octobre 2019. Après examen et étude approfondie, nous avons jugé nécessaire de vous autoriser à organiser votre marche tout en respectant l’itinéraire indiqué et le caractère pacifique de ladite marche. J’ose espérer que vous ne ménagerez aucun effort pour faire prévaloir le civisme et le caractère pacifique de la marche » a répondu le maire de Labé.

Les leçons tirées des dernières manifestations organisées dans la ville de Labé ont conduit les responsables de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à modifier légèrement l’itinéraire habituel en vue d’éviter la devanture de l’hôpital régional. Désormais, c’est du rond-point Hoggo M’Bouro au carrefour Tinkisso en passant par Saïkou Baldé, carrefour Kansato, carrefour Bilaly, Stade régional, corniche Konkola, carrefour Mairie et la devanture du bloc administratif préfectoral.

Pour le chargé de la communication de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Oumar Sadio Diallo, il n’y a aucun commentaire à faire sur l’avis favorable du maire de la commune urbaine de Labé. Mais, il rassure que toutes les dispositions sont prises par le comité d’organisation pour que la manifestation réussisse comme d’habitude.

Sur le caractère pacifique de la marche, le député uninominal, honorable Mamadou Cellou Baldé rappelle qu’on n’a pas l’habitude d’enregistrer des incidents toutes les fois que les autorités locales se sont abstenues de sortir les forces de l’ordre.

« A Labé, nous avons toujours prouvé que si les forces de l’ordre ne sortent pas pour tirer sur les jeunes, le peuple de Guinée peut manifester sans problème » a-t-il insisté à ce sujet.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Marche des femmes du FNDC : Asmaou Barry révoltée contre les tueries lors des manifs

23 octobre 2019 à 18 06 22 102210

Comme annoncé précédemment, de nombreuses femmes de Guinée ont manifesté ce mercredi, 23 octobre 2019, à Conakry. Elles ont défilé du rond-point de Hamdallaye à l’esplanade du stade du 28 septembre pour dénoncer les tueries perpétrées par les forces de l’ordre à l’occasion des manifestations de rue.

Dans les rangs des manifestantes, un reporter de Guineematin.com a tendu son micro à la journaliste et activiste des droits de l’Homme, Asmaou Barry. Elle est revenue sur les raisons de sa participation à ce mouvement de protestation.

Mme Diallo Asmaou Barry, journaliste et activiste des droits de l’Homme

« J’ai participé à cette marche, pas simplement parce que mon mari est arbitrairement privé de liberté, mais pour les futures générations, pour nos enfants et pour nous-mêmes les jeunes. On ne peut pas vivre dans un pays où on ne peut plus manifester aisément ses opinions, dans un pays où les libertés d’opinions ne sont pas respectées. On ne peut pas léguer à nos enfants un pays où c’est la dictature et l’anarchie totale qui règnent. Aujourd’hui, ce sont les enfants de l’axe comme on le dit qui sont tués, demain ça peut être d’autres enfants qui peuvent être tués et emmenés en prison injustement », soutient-t-elle.

La jeune dame appelle à une forte mobilisation des Guinéens pour défendre leurs libertés. « C’est maintenant ou jamais de mener le combat pour que les Guinéens puissent se mobiliser pour dire non à la confiscation des libertés, non à la justice qui est sous ordre. Et pour cela, tout le monde devrait continuer à se mobiliser pour que l’on puisse avoir une Guinée paisible où il fait bon vivre. Mais, ça ne peut pas se passer si on ne se sacrifie pas, si on ne se mobilise pas. Il faut que l’on soit sur le terrain pour dire non, stop, trop c’est trop ! Aujourd’hui, il y a une bonne partie des femmes de Conakry qui se sont manifestées, qui ont montré leur ras-le-bol. On espère que ça va tomber dans de bonnes oreilles », a dit madame Diallo Asmaou Barry.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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Marche du FNDC : voici le nouvel itinéraire de ce jeudi

23 octobre 2019 à 17 05 49 104910

L’itinéraire de la marche du Front national pour la défense de de la Constitution (FNDC), prévue demain, jeudi 24 octobre 2019, vient d’enregistrer un léger réaménagement. Selon le nouvel accord entre les autorités du gouvernorat de Conakry et les leaders du FNDC, les manifestants, qui partiront du rond point de la Tannerie, ne remonteront plus sur Bambéto ; mais, continueront sur l’aéroport, Gbéssia, Dabondy pour l’Esplanade du stade du 28 septembre, via Hamdallaye, Belle Vue.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ce sont les services de sécurité qui ont demandé ce changement pour éviter un choc entre les manifestants et les agents postés au niveau des PA (Points d’appui, composés de militaires, gendarmes et policiers).

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le communiqué sur le nouvel itinéraire :

A suivre !

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Manif du 24 octobre : pas d’entente entre le FNDC et les autorités de Boké

23 octobre 2019 à 17 05 29 102910

L’antenne du FNDC à Boké va-t-elle manifester demain ? La question reste pour l’heure sans réponse. Même si les opposants à un troisième mandat ont accepté la proposition des autorités de renoncer à sa marche au profit d’un meeting, les deux parties ne se sont pas entendues cependant sur l’endroit où doit se tenir la rencontre. Les autorités demandent à ce que le meeting se tienne au stade de Boké et le FNDC refuse cette proposition, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

A l’image de leurs pairs des autres villes du pays, les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution à Boké ont adressé une lettre d’information à la mairie de la ville par rapport à une marche pacifique qu’ils comptaient organiser demain, jeudi 24 octobre 2019, dans la commune urbaine. Les autorités communales ont alors convié les organisateurs de la manifestation qui vise à protester contre un troisième pour le président Alpha Condé à une rencontre. Les deux parties ont discuté et sont tombées d’accord sur le principe d’organiser un meeting en lieu et place d’une marche.

« On a reçu le lundi 21 octobre, une lettre d’information pour la marche prévue jeudi. Ainsi, le premier vice maire a convoqué les organisateurs ainsi que les chefs de quartiers. L’entretien s’est tenu hier et finalement on a conclu qu’il n’y aura pas de marche mais plutôt un meeting. Aujourd’hui, nous nous sommes entretenus avec le préfet et le gouverneur qui ont aussi accepté l’idée d’un meeting », a indiqué Nouhan Kaba, le secrétaire général de la commune urbaine de Boké.

Ce cadre de la commune assure que cette demande des autorités est motivée par le souci de préserver la quiétude et le déroulement des activités dans la ville. « Nous ne voulons pas de casse et nous ne voulons pas que les routes soient barricadées. Pour cela, le FNDC nous a promis de cadrer son mouvement et l’autorité aussi à promis d’encadrer les manifestants. Nous allons déployer les forces de sécurité pour sécuriser le cadre afin qu’il n’y ait pas de problème », a-t-il dit.

Mais, si le FNDC Boké a accepté de renoncer à la marche au profit du meeting, les opposants à un troisième mandat rejettent l’endroit proposé par les autorités pour la tenue de la manifestation. « Le premier vice maire, en complicité avec le préfet, a refusé qu’on tienne notre marche. Mais pire, il tient coûte que coûte à ce que la mobilisation (le meeting) se fasse au stade.

Pourtant, nous ne voulons pas de ce meeting au stade parce que la visibilité ne sera pas comme on le souhaite et surtout les gens ont des mauvais pressentiments quand il s’agit de se réunir dans les stades pour les manifestations de l’opposition. Donc, nous allons tenir une réunion ce soir pour prendre les décisions qui s’imposent face à cette situation », a annoncé Mamadou Chafaye Diallo, l’un des leaders du FNDC.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Marche des femmes du FNDC : « nous n’accepterons plus qu’on tue nos enfants »

23 octobre 2019 à 16 04 36 103610

Comme annoncé précédemment, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont organisé une marche pacifique ce mercredi, 23 octobre 2019, à Conakry. La démarche visait à réclamer justice pour les jeunes tués pendant les manifestations de la semaine dernière suite à l’intervention des forces de l’ordre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des femmes issues de tous les bords politiques, mères et épouses des victimes du pouvoir d’Alpha Condé, ont marché ce mercredi du rond-point de Hamdallaye à l’esplanade du stade du 28 septembre de Dixinn. Elles étaient munies de pancartes et scandaient des slogans hostiles au régime en place : « Libérez nos enfants ! Arrêtez de tuer nos enfants. Elles ont ainsi dénoncé les tueries dont sont victimes les fils du pays et exprimé leur opposition farouche à la volonté d’Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir.

Au nom des femmes du FNDC, Hadja Maïmouna Bah, a remercié les femmes pour leur engagement dans la lutte pour le respect des droits des guinéens. « Je vous remercie de votre présence, de la réponse à l’appel qu’on a lancé. Vous nous avez prouvé que ce qui nous fais mal, vous vous fais aussi mal. Vous nous avez fait comprendre que les enfants tués sont vos enfants. Et ainsi, on a fait comprendre aux mères de toutes les victimes que nous les soutenons. On vous remercie, nous sommes contentes. Il faut qu’ils sachent qu’aujourd’hui c’est la première journée. Nous n’allons pas sortir si le gouvernement n’autorise pas la marche, mais le jour où on fait appel à vous une seconde fois, soyez prêtes, sortez toutes comme aujourd’hui, n’ayez pas peur », a-t-elle indiquée.

La porte parole des femmes du Front National pour la Défense de la Constitution a par ailleurs indiqué qu’il n’est plus question qu’on tue les fils du pays sans que justice ne soit faite. « Si on tue ton enfant, plus rien ne reste. Il faut combattre l’injustice sans peur, parce que personne d’autre ne mènera cette bataille à notre place. Cette lutte, c’est la lutte de toutes les femmes guinéennes. Il faut qu’on se batte pour sortir de cette douleur. Si on se bat, Dieu va nous aider. La vérité est de notre côté et la vérité triomphe toujours. En deux jours, on a tué dix (10) enfants. On n’a jamais vu cela dans les autres pays. Ce qui est grave, ce sont ceux qui doivent protéger nos enfants qui les tuent. Un gouvernement normal, c’est celui qui éduque les enfants parce qu’ils sont l’avenir de demain. Nous n’accepterons plus qu’on tue nos enfants. Ils rentrent dans nos maisons, tirent sur nos fils. Pourtant, nos enfants ne sont pas du bétail qu’on doit abattre, nos enfants ne seront plus tués comme des poussins. Nous disons non à l’injustice, nous voulons la justice pour nos enfants », a-t-elle martelé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel : 00224 623 53 25 04

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Les femmes du FNDC mettent en garde : « désormais, s’il y a une victime… »

23 octobre 2019 à 16 04 11 101110

Des centaines de femmes, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont organisé une marche pacifique à Conakry ce mercredi, 23 octobre 2019. Parties du rond-point de Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, pour l’esplanade du stade du stade de Dixinn, les manifestantes ont protesté contre les nombreux assassinats de citoyens suite à l’intervention des forces de l’ordre, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Cette marche pacifique a commencé aux environs de 10 heures 50 minutes. Toutes vêtues de blanc, les manifestantes étaient composées pour la plupart de leaders politiques, de mères de victimes, d’activistes de la société civile et d’autres organisations non gouvernementales. Elles étaient munies de pancartes et d’affiches où on pouvait lire « Halte aux tueries de nos enfants ; justice pour nos morts ; votre dictature tue notre future ; vive la vérité ». Les manifestantes scandaient aussi des slogans hostiles au 3ème mandat : « Libérez nos enfants ! Arrêtez de tuer nos enfants ! Justice zéro ! Deux mandats c’est bon ».

A l’esplanade du stade du 28 septembre de Dixinn, c’est l’honorable Hadja Aissata Daffé, députée à l’Assemblée nationale, présidente nationale des femmes de l’UFR et membre du FNDC, qui a lu la déclaration au nom des manifestantes.

Honorable Hadja Aissata Daffé, présidente des femmes de l’UFR et membre du FNDC

Selon elle, « cette marche blanche vise à protester vigoureusement contre les assassinats perpétrés à l’occasion de la manifestation pacifique organisée par le FNDC les 14, 15 et 16 octobre 2019. Nous profitons de cette occasion, en tant que femmes et au nom de toutes les femmes de Guinée, pour remercier chaleureusement et féliciter toutes celles qui ont pris part à cette marche et qui lui ont conféré le succès poignant qu’elle connait. Il n’y a rien de plus précieux sur cette terre que la vie et celle-là, les forces de l’ordre l’ont ôté à nos enfants. Nous exigeons que justice soit faite, que des enquêtes soient ouvertes, que les responsables poursuivis soient jugés et punis conformément à la loi », a-t-elle laissé entendre.

En outre, l’honorable Hadja Aissata Daffé a fait savoir que l’ampleur de cette mobilisation des femmes doit amener le gouvernement à prendre des dispositions pour l’identification et la traduction devant les tribunaux des auteurs et commanditaires des crimes commis lors des manifestations pacifiques. « A compter de ce mercredi, 23 octobre 2019, toutes les femmes de Guinée vont manifester dans leurs quartiers et communes respectifs jusqu’à ce que l’ouverture des enquêtes sur les crimes soit effective. Nous lançons un appel à toutes les femmes du pays, éprises de paix, de justice et de démocratie sur l’étendue du territoire national de descendre dans la rue pour réclamer justice pour toutes les victimes. Nous mettons en garde le gouvernement et les forces de l’ordre contre toute forme d’exactions à l’endroit des citoyens qui manifestent paisiblement pour réclamer leurs droits. Aucune bavure, aucune agression ni aucune forme de violation de domicile ne seront plus tolérées par les femmes. Désormais, s’il y a une victime, nous sommes décidées à la porter à bout de bras jusque chez le président de la République, monsieur Alpha Condé, à Sékhoutouréyah », promet-t-elle.

A noter que cette marche s’est déroulée dans la plus grande discipline. Elle a été encadrée par des femmes gendarmes et des policières, mais aussi par la sécurité interne des organisatrices.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : à la demande des autorités, le FNDC renonce à sa marche au profit d’un meeting

23 octobre 2019 à 15 03 50 105010

La marche pacifique prévue par l’antenne du FNDC à Kindia n’aura finalement pas lieu demain, jeudi 24 octobre 2019. A la demande des autorités locales, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ont décidé de renoncer à leur défilé dans la rue au profit d’un simple meeting. La décision a été annoncée à l’issue d’une rencontre qui a réuni ce mercredi, 23 octobre, les membres du Front National pour la Défense de la Constitution et les autorités locales : le maire, le préfet et les services de sécurité, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

« La réunion d’aujourd’hui avec les autorités de Kindia consistait à tabler sur l’organisation de la manifestation, surtout le point de départ et beaucoup d’autres choses. Et finalement, on est tombé d’accord à ce qu’on se rencontre demain à la place des martyrs pour que nous pussions faire notre communication par rapport au FNDC. Donc demain, le lieu retenu pour le meeting au niveau de Kindia est la place des martyrs. Tous les acteurs politiques, militants des différents partis appartenant au FNDC sont appelée demain à se rendre massivement à la place des martyrs », a annoncé Ismaël Forécariah Camara, le porte-parole du FNDC à Kindia.

Moustapha Bondy Conté, également membre du FNDC Kindia, a expliqué de son côté que ce changement est motivé par le souci de préserver la paix et la quiétude dans la ville. « Le dialogue, quand on tend la main, vraiment il faut répondre. Tous les cadres de la préfecture étaient présents. Normalement, l’itinéraire choisi était de quitter à Dadia jusqu’à la place des martyrs. Mais, en tenant compte des réalités sociopolitiques de Kindia, pour la paix à Kindia, le préfet nous a appelés, il ne nous a pas forcés, mais il nous a priés d’accepter au lieu qu’on fasse une manifestation, de faire un meeting à la place des martyrs. Il a dit que le moment n’est pas opportun, donc on est obligés de répondre à la quiétude sociale à Kindia pour ne pas paralyser les activités économiques », soutient-il.

« A Kindia, on doit surseoir à toute forme de marche »

Le préfet de Kindia est sorti satisfait de cette rencontre. N’Fansoumane Touré estime que les marches sont à proscrire dans la préfecture. « On leur a dit que nous voudrions bien que Conakry nous inspire, mais Conakry doit nous inspirer en bien, pas en mal. Parce qu’avec tout ce qu’on voit à la télévision, entend à la radio, nous ne voudrions pas vivre ça ici à Kindia. Donc nous leur avons fait des proposions. D’abord, faire la marche à partir de Dadia, on a dit que ce n’est pas opportun. Parce que nos élèves viennent de reprendre les chemins de l’école et nous savons, il n’y a pas mal d’élèves qui passent par ce carrefour-là.

Et on ne sait pas quand il y a marche, ce que ça va donner comme impact négatif qu’on ne souhaite pas. Donc leur a dit qu’ici à Kindia, on doit surseoir à toute forme de marche. Que ça vienne de la droite, de la gauche, du centre ou je ne sais d’où, c’est à proscrire à Kindia. Finalement, on n’est tombé d’accord qu’ils viennent à la place des martyrs dans la discipline pour leur rencontre et que tout soit ouvert demain à Kindia. Les boutiques, magasins, les marchés et autres », a dit le préfet de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Report des législatives : réactions de quelques acteurs politiques et sociaux de Kankan

23 octobre 2019 à 15 03 02 100210

Le report des élections législatives, prévues initialement pour se tenir le 28 décembre prochain, suscite une vague de réactions à Kankan. Les acteurs politiques et de la société civile locaux commentent cette actualité. Et la plupart d’entre eux saluent cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le report des élections législatives a été acté par la non-convocation du corps électoral par le président de la République à la date indiquée par la loi. Il y a ensuite eu l’annonce officielle de ce report faite à l’occasion d’une conférence de presse organisée lundi dernier à Conakry par l’Organisation Internationale pour la Francophonie (OIF) et le président de la CENI.

Antoine Dôbô Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan

Une annonce qui ne surprend nullement Antoine Dôbô Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan. « Le report était prévisible. On a dit une Commission Electorale Nationale Indépendante. Mais pensez-vous vraiment que les Kébé (le président de la CENI, ndlr) et autres sont vraiment indépendants ? Ils ont été contraints de fixer une date sous l’influence du président de la République avant son départ pour les Etats-Unis. Mais, aucune vraie disposition n’a été prise pour le respect de cette date. Donc ce report ne me surprend pas », a dit l’opposant.

Tamba Seli Yombouno, coordinateur régional du BL à Kankan

Dans les rangs du Bloc Libéral, un autre parti d’opposition représenté à Kankan, on se réjouit de ce report. « Le bloc Libéral a été le tout premier pour ne pas dire le seul à indiquer que nous n’avons pas besoin d’une commission électorale politique mais technique. Nous n’avons pas été écoutés. Aujourd’hui, on donne clairement raison à notre position, pour la simple raison que ce sont des questions techniques qui se posent et qui nous empêchent d’aller aux élections. Aussi, dès l’annonce de la date, nous avons signalé qu’elle ne pouvait être tenue », a réagi Tamba Seli Yombouno, coordinateur régional du BL à Kankan.

Louncény Chérif, président du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan

Louncény Chérif, président du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan, salue aussi cette situation. « Si va nous conduire à la paix, je suis d’avis. Parce que rien ne sert de se précipiter pour aller vers des élections qui seront ensuite contestées. Je ne peux que saluer cela et souhaité que ça nous emmène vers la paix et l’acceptation des résultats », a dit l’activiste de la société civile.

De son côté, le coordinateur régional du le RPG arc-en-ciel, le parti au pouvoir, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Kankan, n’a pas souhaité commenter cette actualité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Lutte contre la pêche illicite : 592 mille euros perçus par la Guinée en 2018 au titre des amendes

23 octobre 2019 à 13 01 02 100210

Depuis son arrivée à la tête du ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, le ministre Frédéric Loua a entrepris une batterie de mesures pour reformer le département. Dans un entretien accordé à des médias de la place, dont Guineematin.com, hier mardi 22 octobre 2019, Louis Kamano, conseiller en charge des questions économiques du département, est revenu sur les réformes engagées par Frédéric Loua et les résultats auxquels cela a conduit.

Sous le leadership du ministre Fréderic Loua, nommé à ce poste le 22 août 2017, des reformes en profondeur ont été engagées pour plus de résultats dans ce secteur.

Louis Kamano, conseiller économique du ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime

Selon Louis Kamano, conformément à la feuille de route confiée au ministre par le locataire de la Primature, il a été procédé à la mise en œuvre des textes d’application conformément aux traités et accords auxquels la Guinée a souscrit. « Dans la dynamique du renforcement de la gouvernance, les efforts que le gouvernement a consentis et le ministère des Pêches spécialement, ont permis d’obtenir le prix d’Excellence 2018 dans le domaine des pêches. Un prix attribué par l’Union européenne à Son Excellence professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée. Il a également été réalisé, dans l’amélioration de la gouvernance, l’amélioration du cadre législatif et règlementaire du secteur des pêches, avec l’élaboration des projets de textes d’application des différents codes : le code la pêche Maritime, le code de l’Aquaculture et le code de la Pêche continentale ».

Par ailleurs, Louis Kamano a fait savoir que de nouvelles directions ont été créées au sein du département dans le cadre de sa restructuration. « Il y a eu la restructuration par le décret 176 du président de la République du ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime. Cela date du 16 août dernier. Je rappelle que par cette restructuration, il y a eu la création de deux nouvelles directions, en l’occurrence la Direction de l’Economie Maritime et la Direction de l’Aménagement des Pêcheries ».

En outre le conseiller économique du ministère des Pêches a indiqué que pendant ces deux dernières années, six campagnes de recherche ont été effectuées. La démarche visait à vérifier « si nos eaux sont fertiles ».

Monsieur Kamano a également laissé entendre qu’il y a eu la réactivation de la production des statistiques dans le domaine des pêches et le redéploiement des agents pour le contrôle de la pêche Maritime. « Dans le domaine de la lutte contre la pêche illicite, vous savez que désormais, les polices de pêche travaillent pour que ça aboutisse. Les bateaux en infraction subissent la procédure normale jusqu’au niveau de la commission d’arraisonnement et la sentence est exécutée. Si tu es reconnu coupable d’irruption, de vol de poisson ou de produits halieutiques dans nos eaux, que tu sois arraisonné, on applique la loi. Et s’il y a des amendes, tu les payes. Dans ce domaine, il y a eu l’élaboration des plans de formation des inspecteurs-observateurs maritimes ; il y a eu rénovation de certaines installations et équipements du siège du CNSP (Centre National de Surveillance des Pêches). Nous avons à ce jour, dans les efforts de cette surveillance, le renforcement de la présence en mer et la réalisation de 450 jours de surveillance en 2018, et 262 jours de janvier à août 2019. L’inspection en mer : 950 navires en mer en 2018, de l’arraisonnement de 23 navires en infraction qui ont payé 592 mille euros au titre des amendes. L’inspection en mer de 247 navires de janvier au 30 juin 2019, suivi de l’arraisonnement de 18 navires en infraction », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Marche des femmes du FNDC : des femmes gendarmes et policières déployées

23 octobre 2019 à 12 12 26 102610

Comme annoncé précédemment, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont commencé à marcher sur la route Le Prince ce mercredi, 23 octobre 2019. La marche, qui est partie du rond-point Hamdallaye pour l’esplanade du stade du 28 septembre de Dixinn, a été autorisée et vise à dénoncer les nombreuses tueries de manifestants en Guinée.

Sur le plan organisationnel, un important dispositif sécuritaire (composé uniquement de femmes gendarmes et policières) a été mis en place, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La marche des femmes du FNDC de ce mercredi sera encadrée par des femmes gendarmes. Outre les femmes politiques (les épouses des leaders politiques et membres des partis politiques) la société civile a rejoint la dynamique.

Ce qui a attiré l’attention du public, c’est que ce sont des femmes gendarmes qui vont encadrer la marche qui va partir du carrefour de Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Déjà, une dizaine de pick-up est visible au niveau du rond point.

Ces femmes du FNDC veulent ainsi dénoncer les très nombreux cas de morts enregistrés en Guinée lors des manifestations suite à l’intervention des forces de l’ordre.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : la CEDEAO appelle au dialogue

23 octobre 2019 à 12 12 07 100710
Jean-Claude Kassi BROU, président de la Commission de la CEDEAO

Les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé en République de Guinée sont suivies de très près dans les pays voisins. Le lundi dernier, 21 octobre 2019, monsieur Jean-Claude Kassi BROU, le président de la Commission de la CEDEAO, a signé un communiqué appelant les différents le pouvoir et l’opposition guinéenne au dialogue.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué du président de la commission de la CEDEAO :

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Marche des femmes contre les tueries de manifestants en Guinée : « il faut que l’impunité s’arrête »

23 octobre 2019 à 11 11 34 103410

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les femmes du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) sont dans la rue ce mercredi, 23 octobre 2019, entre le rond-point Hamdallaye et l’Esplanade du stade du 28 septembre. La démarche vise à exiger au régime Alpha Condé d’arrêter la répression des manifestations de rue et surtout de punir les coupables de ces tueries.

Au-delà des femmes du FNDC, organisatrices de la marche, il y a des représentantes d’Organisations non gouvernementales comme l’ONG F2DHG. Interrogée sur sa présence dans la rue ce mercredi, madame Moussa Yéro Bah, la présidente de cette structure sociale féminine, estime que la fin de l’impunité est la seule issue.

Madame Moussa Yéro Bah, la présidente de l’ONG F2DHG

« Vous avez que ce sont des innocent qui perdent la vie. Parce que les jeunes qui perdent la vie pendant ces manifestations, personne n’a 30 ans ! Ce sont des jeunes qui ont moins de 30 ans. Vous avez des lycéens et collégiens, et personne n’a été tué dans la rue ; mais, dans leur concession. C’est inadmissible entre guinéens, il faudrait qu’on sache s’arrêter. Il faut que l’impunité s’arrête en Guinée ; sinon, on ne pourra pas s’en sortir parce que le fait de tuer des innocents radicalise les gens », a-t-elle indiqué.

A rappeler que 114 guinéens ont été tués depuis 2010 lors des manifestations enregistrées sous le régime Alpha Condé dont dix lors des trois premiers jours de manifestations contre un troisième mandat, le 14, 15 et 16 octobre. Malheureusement, il n’y a toujours pas de justice pour les victimes.

A suivre !

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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