Fièvre des législatives à Labé : le député Cellou Baldé provoque un débat houleux

10 octobre 2019 à 20 08 06 100610
Honorable Cellou Baldé

L’actuel député de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé, coordonnateur de toutes fédérations de l’intérieur vient de provoquer un débat houleux au sein de la fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), en annonçant sur les antennes de la radio Espace Foutah qu’il sera le prochain candidat de son parti à l’uninominal, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le député Mamadou Cellou Baldé était l’invité de l’émission Hallen Foppe de la radio Espace Foutah ce jeudi, 10 octobre 2019, quand il a expliqué qu’il ne doute pas, un seul instant, que sa candidature à l’uninominal pour les prochaines législatives, en vue de son second mandat de parlementaire sera remise en cause.

« Je ne le pense même pas pour en être convaincu » a-t-il répondu à un des animateurs de l’émission. C’est vers la fin de l’entretien exclusif, dans la rubrique « Oui ou Non » qu’il s’est montré plus catégorique.

« Je vous informe que je suis candidat à l’uninominal et je ferai mon second mandat. Soyez en rassuré » a-t-il conclu.

Cette sortie médiatique intervient au moment où l’opinion locale est rassurée de l’existence d’un accord secret qui positionne le chargé de la communication de la fédération UFDG, Mamadou Aliou Sampiring DIALLO, actuel premier adjoint au maire de la commune urbaine, comme le prochain candidat à l’uninominal du parti à Labé.

Au même moment, l’actuel député Cellou Baldé souhaiterait, quant à lui, que son ami Aliou Sampiring Diallo assume plutôt les fonctions du nouveau secrétaire fédéral à mettre en place, en remplacement du doyen Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo, décédé il y a quelques jours. Poste qui serait convoité par Mamadou Bachir Koula Diallo, 3ème adjoint au maire de la commune urbaine de Labé.

Or, pour beaucoup d’observateurs avertis, si la manœuvre de l’honorable Cellou Baldé, visant à faire de Mamadou Aliou Sampirig, secrétaire fédéral de l’UFDG, venait à aboutir, alors un boulevard lui serait ouvert pour être le seul candidat du parti à l’uninominal, en vue d’une seconde législature de 5 ans.

Le paradoxe, avant même de connaître l’avis du bureau fédéral de l’UFDG, l’honorable Cellou Baldé a présenté sur les antennes de radio Espace Foutah comme si sa candidature était déjà chose acquise. Qu’en penseront Aliou Sampiring et la Direction de son parti ? Nul ne le sait.

Affaire à suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Combat contre un 3ème mandat : le mouvement « Nos Valeurs Communes » adhère au FNDC

10 octobre 2019 à 19 07 38 103810

Alors qu’il se prépare à entamer les manifestations de rue pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, le FNDC continue de s’agrandir et de se renforcer. Le mouvement politique dénommé « Nos Valeurs Communes » vient de rejoindre les rangs du Front National pour la Défense de la Constitution. La formation politique dirigée par Etienne Soropogui, ancien vice-président des NFD et ancien commissaire de la CENI, a officialisé son adhésion ce jeudi, 10 octobre 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce mouvement vient apporter sa contribution à la lutte engagée contre le changement de la constitution ambitionné par le pouvoir et qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Avant nous, la Guinée dans toute sa diversité et dans ses différentes composantes à la fois sociale, politique, artistique et syndicale, est passée ici dans ce lieu devenu un somptuaire, pour vous dire qu’elle partage avec vous la lutte que vous avez initiée.

Celle qui consiste à défendre la démocratie à travers son assise fondamentale qui est la constitution. C’est suite à cela que notre parti a décidé, à l’issue d’une décision prise par ses instances suprêmes, de se joindre ce jour et de manière officielle au combat déjà mené par l’ensemble des forces vives de notre pays. Nous sommes absolument disposés à nous associer à toutes les initiatives et actions allant dans le sens de nos objectifs stratégiques », a expliqué Étienne Soropogui.

Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

L’ancien directeur des opérations de la CENI prévient que le combat dans lequel s’engage le FNDC ne sera pas facile. Mais, il appelle à la mobilisation et à la détermination de tout le monde pour le réussir. « Notre pays est à un autre tournant important de son histoire. Il s’agit donc pour nous de nous fédérer dans une union sacrée pour barrer la route à l’imposture et défendre l’intégrité face à ce qui est convenu d’appeler notre ADN commun, notre âme commune. Cette lutte, faut-il le rappeler, ne se fera pas sans sacrifice.

Elle pourrait être une lutte longue, elle sera forcément laborieuse, elle pourrait malheureusement coûter la vie à certaines personnes parmi nous ici présents. Parce que nous avons à faire à des criminels, des personnes assoiffées de pouvoir et corrompues qui n’ont qu’une seule visée : continuer à piller le pays pour assouvir leurs intérêts égoïstes. Mais nous devons nous armer de courage et de détermination pour continuer la lutte, parce qu’elle va au-delà de nos personnes », a lancé Etienne Soropogui.

De leur côté, les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution ont souhaité la bienvenue à leurs nouveaux membres. Ils promettent de se battre avec les Guinéens épris de paix et de justice pour empêcher le président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au-delà de son dernier mandat.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Manque de courant à Kankan : visite guidée des jeunes à la centrale thermique d’EDG

10 octobre 2019 à 19 07 27 102710

La ville de Kankan a été secouée ces derniers temps par des protestations liées au manque d’électricité. Pour y faire face, les responsables du secteur ont fait venir de Conakry trois (3) groupes électrogènes qui sont entrain d’être installés pour améliorer la desserte en électricité de la capitale de la Haute Guinée. C’est pour s’enquérir de l’évolution des travaux que les responsables locaux d’Electricité de Guinée et les jeunes ont fait un tour dans la centrale thermique ce jeudi, 10 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après plusieurs manifestations des jeunes et des négociations menées avec les autorités de la place pour l’amélioration de la desserte du courant électrique, trois groupes électrogènes sont entrain d’être montés dans la cour de la centrale thermique de Kankan. C’est pour évaluer l’évolution des travaux sur le terrain que cette visite a été initiée et qui concerne les jeunes de la commune et les responsables locaux d’Electricité de Guinée (EDG).

Souleymane Camara

Selon Souleymane Camara, directeur régional d’DEG, depuis l’arrivée des groupes et des techniciens, le travail se fait sans relâche. « Depuis l’arrivée de l’équipe et ces trois groupes électrogènes, nous n’avons pas eu de temps de repos, on ne fait que travailler, il y a le disjoncteur principal ici. Donc, je vous informe qu’il n’y a rien ici à part le travail. Nous sommes même arrivés au câblage dans la salle de commande, mais nous n’avons pas terminé d’abord parce que ce n’est pas un petit travail. Nous demandons la patience de la population », a-t-il lancé.

Pour sa part, Oumar Fofana, porte-parole des jeunes manifestants de Kankan, cette visite vise à toucher du doigt les réalités sur le terrain en vue de connaitre le niveau d’avancement des travaux. « C’est une visite guidée pour venir toucher du doigt les réalités qui prévalent réellement à l’EDG de Kankan. Depuis le retour de la mission à Conakry nous savons que les groupes sont venus et les techniciens aussi sont arrivés. Donc, il fallait qu’on vienne voir les réalités ».

Oumar Fofana

Poursuivant son intervention, Oumar Fofana a laissé entendre que la fourniture du courant électrique pour la ville de Kankan de 19 h à 4 h reste leur combat. « Le programme de 19 h à 4 h du matin sera respecté. C’est ça notre combat et notre idéologie. Pour l’instant, nous constatons des coupures intempestives et cela est dû aux problèmes techniques. Donc, nous avons vu les techniciens qui sont à pied d’œuvre pour résoudre ce problème », a-t-il conclu.

Il faut noter que trois nouveaux groupes électrogènes sont attendus à Kankan dans les prochains mois dans le cadre de l’amélioration de la desserte. Mais, selon plusieurs observateurs, la solution à cet épineux dossier réside dans la construction de barrages hydro-électriques.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Le CAR s’oppose au FNDC : les manifestations sont « prématurées et contre-productives »

10 octobre 2019 à 19 07 17 101710

Le Cercle des Acteurs pour la République s’oppose au Front National pour la Défense de la Constitution. Les acteurs politiques membres du CAR estiment qu’il est prématuré et contre-productif d’engager toute action de protestation dans la situation actuelle. Ils l’ont dit à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi, 10 octobre 2019 à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Le président de la République avait solennellement indiqué le 04 septembre dernier, qu’il ne se prononcera qu’à l’issue de la clôture de la consultation. Hier soir, sur les ondes, le Premier ministre a déclaré avoir remis la synthèse des travaux au président de la République. Ainsi, toute la nation, la sous-région et nos partenaires extérieurs stratégiques sont dans l’attente de la déclaration présidentielle.

Le Cercle des Acteurs pour la République estime que toute action de protestation et de manifestation engagée sans attendre la déclaration officielle du président de la République s’avère prématurée et contre-productive. Toutefois, nous nous gardons en tant que collectif de partis politiques de porter un jugement sur des initiatives dont de près ou de loin nous n’avons pas été associés et ni conviés », a déclaré Bah Oury, président de l’UDD, qui a lu la déclaration du CAR.

Selon ces opposants démissionnaires du FNDC, la stabilité de notre pays et la sécurité de nos concitoyens de Conakry et de l’intérieur du pays les importent au plus haut point. « Nous lançons à cet égard à tous : au gouvernement comme aux autres coalitions et plateformes politiques qui projettent de manifester de faire preuve, en toutes circonstances, de responsabilité et de retenue afin de préserver le libre choix de chaque citoyen guinéen », a lancé Bah Oury, le porte-parole du jour.

A travers cette déclaration, les membres du CAR ont aussi mis en garde « tous ceux de quelque bord qu’ils puissent être, d’instrumentaliser les communautés ethniques du pays afin de saborder la cause nationale qui vise à assurer la stabilité constitutionnelle de la Guinée d’une part et de promouvoir une véritable alternance démocratique apaisée à l’issue d’élections crédibles et transparentes d’autre part ».

Le Cercle des Acteurs pour la République exhorte également tous les Guinéens à travailler dans le sens de la préservation de la paix et la stabilité du pays. « Aux sages et aux autorités morales de notre pays, nous leur lançons un vibrant appel de ne pas se soustraire à leurs responsabilités morales pour intimer tous de marcher dans le sens exclusif du peuple guinéen qui n’aspire qu’à la tranquillité, la concorde nationale et une vie meilleure.

Le président de la République a aujourd’hui, après Dieu, le destin de la Guinée. Le bon choix qui confortera la paix et la stabilité de notre pays le grandira à jamais. Par contre, un autre choix remettant en cause la stabilité constitutionnelle de la Guinée risquera de nous précipiter tous dans une aventure dangereuse et périlleuse. Que Dieu nous préserve d’une telle perspective », souhaite le CAR.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : la nouvelle équipe du Conseil d’Administration d’Electricité de Guinée installée

10 octobre 2019 à 18 06 54 105410

Deux mois après sa nomination par décret présidentiel, la nouvelle équipe du Conseil d’Administration (CA) d’Electricité de Guinée (EDG) a été officiellement installée ce jeudi, 10 octobre 2019. La cérémonie de passation de pouvoirs entre l’équipe d’Abdendi Attou, ancien administrateur général d’EDG, et la nouvelle équipe dirigeante du Conseil d’Administration s’est tenue dans la salle de réunion de l’agence Grands Comptes, sise à la Cité chemin de fer à Kaloum. Le ministre de l’Energie, Dr Cheikh Taliby Sylla, a présidé la cérémonie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le contrat de gestion financé par la Banque Mondiale et signé en octobre 2015 entre l’Etat guinéen (EDG SA) et le groupement Veolia-Seureca est arrivé à terme au terme de 4 années. Il avait pour objet « le redressement des performances technique et commerciale, la transformation de l’entreprise à travers tous ses leviers de renforcement des capacités, de gouvernance, de restructuration et de mobilisation des outils de l’entreprise ».

Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Dans son discours, Cheick Taliby Sylla, a fait savoir que le gouvernement guinéen avait souhaité continuer sa collaboration avec le groupement Veolia-Seureca. « Mais très malheureusement, il n’y a pas eu de suite souhaité de la part du groupement Veolia-Seureca, malgré le fait que le gouvernement guinéen a proposé un contrat de transition de six mois, afin qu’il y ait une transition souple afin qu’on puisse préparer les cadres dirigeants de la société. Aujourd’hui donc, nous avons procédé à l’installation du Conseil d’Administration… mais les travaux proprement dits du conseil se feront demain et toutes les résolutions y afférentes seront prises pour permettre la continuité du service. Je veux rassurer tous les consommateurs guinéens, que ce vide-là n’a pas d’impact sur la production d’énergie, sur la distribution d’énergie, sur le réseau interconnecté d’EDG. Et très rapidement, des dispositions seront prises pour mettre en place une équipe qui va gérer la société, même si c’est par intérim ».

Abdendi Attou, ancien administrateur général d’EDG

De son côté, Abdendi Attou, ancien administrateur général d’EDG, a dit sa joie de la collaboration que sa société a eu dans le cadre du contrat de gestion de l’électricité avec le gouvernement guinéen ces quatre dernières années. Selon lui, c’est un des rares contrats de gestion qu’une société d’électricité ait eu avec l’Etat guinéen et qui est arrivé à terme. « Lorsque vous voyez le bilan, que ça soit en termes de production, n’oublions pas qu’on était en 2015 à 700 Gigawatt/heure, en 2019, on a dépassé la barre des 2000 Gigawatt/heure. En 2020, on projette 2500 Gigawatt/h, la progression est extraordinaire en termes de production et toute cette production est belle et bien consommée par les consommateurs, ce qui fait que la desserte s’est nettement améliorée. C’est l’effort cumulé de tous les partenaires. Quand je vois les ventes, elles ont aussi progressées, le taux de facturation qui a aussi progressé de manière considérable », s’est-il félicité.

Elhadj Ousmane Bah, ministre conseiller à la Présidence et président du CA d’EDG

Pour sa part, Elhadj Ousmane Bah, ministre conseiller à la présidence de la République et nouveau président du CA d’EDG, a remercié le Chef de l’Etat pour la confiance placée en lui pour diriger cette équipe. Il a ensuite dit son optimisme quant à la volonté des membres du CA de redresser le cadre institutionnel du secteur énergétique en Guinée. « Monsieur le ministre, nous procédons au passage d’EDG sous un contrat de gestion avec un administrateur général à EDG avec un Conseil d’Administration que vous membres et moi-même nous meublons. Je suis sûr que vous avez à cœur, comme moi, le souci de réaliser cette mission à bon escient et que le Tout puissant nous accompagne. Monsieur le ministre, je voudrai vous remercier pour la collaboration que nous avons eue en ma qualité du président du comité de suivi du contrat de gestion d’EDG. Je voudrais joindre ma parole à la vôtre pour remercier l’équipe de Veolia avec laquelle nous avons collaboré des années durant et plus particulièrement à monsieur Attou, ancien administrateur général d’EDG. Il a été à la hauteur des prérogatives qui lui étaient conférées dans le cadre du contrat de gestion. Et malheureusement aujourd’hui, nous nous séparons de Veolia et je pu dire que tous les efforts ont été déployés pour que dans le cadre du contrat de transition que nous avions évalué à six mois que l’équipe de Veolia puisse nous accompagner dans le transfert des compétences à une équipe guinéenne choisie pour ses compétences, la gestion de l’entreprise EDG. Malheureusement, des contraintes n’ont pas pu nous permettre de nous entendre autour des dispositions de ce contrat de transition. Et aujourd’hui l’Etat guinéen reprend la gestion d’EDG à travers le Conseil d’Administration », a-t-il expliqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Cancer du sein et du col de l’utérus : dépistage gratuit à Conakry

10 octobre 2019 à 18 06 29 102910
Dr Mouctar Diallo, médecin au service de la Chirurgie Oncologique de l’hôpital Donka

Dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus, une campagne de dépistage gratuit de ces deux maladies qui frappent la couche féminine a été lancée à Conakry ce jeudi, 10 octobre 2019. Elle est initiée par l’Association Guinéenne pour la Lutte contre le Cancer du Sein et se tient à la polyclinique Médisar de Kaporo centre, dans la commune de Ratoma. Pendant cette 3ème édition, les consultations se font durant tout le mois d’octobre chaque jeudi, vendredi et samedi, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Dr Mouctar Diallo, médecin au service de la Chirurgie Oncologique de l’hôpital Donka, membre de l’Association Guinéenne pour la Lutte contre le Cancer du Sein, « cela fait 25ans, partout dans le monde, que le mois d’octobre est dédié au dépistage gratuit du cancer du sein. En Guinée, cela fait 3 ans que nous faisons cette activité. Nous avons initié cette activité pour faire la sensibilisation contre le cancer du sein et le col de l’utérus. Depuis toujours, le cancer en général, et celui du sein, du col de l’utérus en particulier, c’est quelque chose de tabou. On en parle peu, pourtant c’est une réalité. Lorsque vous partez dans les différents services de cancérologie du pays pour faire le constat, les chiffres sont vraiment alarmants. Le cancer du sein et du col de l’utérus existe bel et bien et le traitement s’effectue à l’hôpital ».

Parlant des chiffres à sa disposition, Dr Mouctar Diallo a fait savoir que « durant ces trois ans d’activités, nous avons pu dépister 1500 femmes, et parmi ces femmes dépistées, le constat est que la plupart d’entre elles ont le cancer du sein ou celui du col de l’utérus. Alors, il faut leur faire comprendre que plus le cancer est diagnostiqué très tôt, plus on a la forte chance de guérir. C’est la raison pour la quelle on a lancé cette campagne qui va durer tout le mois d’octobre ».

En outre, le médecin lance un appel aux femmes de venir se faire dépister et éventuellement se faire traiter tout en évitant les facteurs de risque. « Je lance un appel à toutes les femmes de comprendre que le cancer du sein et celui du col de l’utérus existe et le traitement s’effectue à l’hôpital et non à la médecine traditionnelle. Il ne faut pas quelles pensent que le traitement n’existe pas. Tout cancer se traite, les médicaments existent et le traitement s’effectue mais de préférence il faut le voir très tôt pour pouvoir agir. Donc, il faut aller vers les hôpitaux et bannir les facteurs qui sont liés à la cause du cancer du sein et du col de l’utérus. Eviter l’alcool, faire des exercices physiques, et justement venir faire le dépistage car c’est un dépistage qui est gratuit et qui se fait durant tout le mois d’octobre ».

Interrogées par Guineematin.com, de nombreuses femmes ont exprimé leurs sentiments face cette initiative. Pour Hadja Issa Barry, fonctionnaire de son état, cette campagne est très importante car elle permet aux femmes de connaitre leur statut.

Hadja Issa Barry

« J’ai eu l’occasion de le faire au moins 3 fois, et régulièrement, je le fais à chaque fois que l’occasion se présente, car je sais que c’est une maladie, si elle n’est pas dépistée, elle peut causer beaucoup de problèmes, la guérison devient difficile et qui peut même occasionner le décès de la personne. Ce qui m’a motivé de venir ici, c’est du fait qu’on a été conseillé par l’institut de santé publique qui m’a orienté vers ici. Et le dépistage est très important car, plus le dépistage est précoce, plus on a la chance de guérir la maladie. Mais, si vous attendez que la maladie se déclenche à un niveau très accéléré, la guérison va être difficile et les prises en charge aussi sont très coûteuses. Donc, j’invite chaque femme de le faire à chaque fois que l’occasion se présente. Et du coté du gouvernement, ils doivent accélérer la sensibilisation envers les femmes pour qu’elles prennent conscience par rapport aux dangers de ces maladies, et essayer de voir comment faire pour effectuer une prise en charge de ces femmes qui ont été victimes des ces maladies, parce que généralement toutes les femmes qui sont victimes sont des femmes très démunies », a-t-elle laissé entendre.

Madame Aïssatou Bella Diallo

Pour Aissatou Bella Diallo, qui a déjà effectué le dépistage, elle se dit satisfaite du travail effectué et appelle toutes les femmes à le faire. « Vous savez, il faut toujours connaître l’état de sa santé et ne pas attendre jusqu’à ce qu’on tombe malade pour venir faire son dépistage. C’est quelque chose qui est vraiment essentiel. J’encourage toutes les femmes à venir pour connaître leur état de santé, de ne pas attendre jusqu’à la dernière minute pour venir. Moi, c’est ma deuxième fois de le faire et heureusement pour moi le diagnostic est négatif ».

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Conakry : le monde syndical rend un vibrant hommage à Mamadou Mansaré

10 octobre 2019 à 17 05 52 105210

Elhadj Mamadou Mansaré, secrétaire général adjoint de la CNTG, va rejoindre sa dernière demeure demain, vendredi 11 octobre 2019, à Conakry. Avant son inhumation, un symposium a été organisé en son honneur ce jeudi, 10 octobre au palais du peuple. De nombreuses personnes issues notamment du monde syndical sont venues lui rendre un dernier hommage, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En plus des délégations de la CNTG, l’USTG, la COSATREG, le syndicat de la presse privée de Guinée, des membres du gouvernement et d’institutions républicaines ont pris part à cette rencontre. Ils sont venus rendre hommage au défunt et témoigner de ce qu’ils retiennent de lui. « Elhadj Mamadou Mansaré nous a quitté non sans avoir laissé sur la table de l’histoire, son dernier message : celui de défendre vaille que vaille les intérêts de la classe ouvrière de notre pays par le dialogue et la concertation ; par la qualification de nos méthodes de travail ; par l’unité d’actions de tous les partenaires sociaux afin de faire de la Guinée, un pays émergent. S’il y a un mot qui est cher au mouvement syndical, c’est bien celui de la solidarité, surtout pour nous les travailleurs guinéens », a déclaré Amadou Diallo, sectaire général de la CNTG.

De son côté, Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG, a rappelé que « Mamadou Mansaré était un homme de valeur, un homme conviction et qui a d’ailleurs consacré toute sa vie, même malade, à défendre les causes justes. C’est un ami à moi. Même quand il était en France, chaque fois on s’appelait et chaque fois qu’il y a des mouvements dans le pays, il tenait à venir en soins intensifs. Mais, l’événement qui m’a le plus marqué, c’est quand il y a eu la hausse du prix du carburant. De la France, il m’a appelé et m’a dit qu’il ne peut pas s’asseoir alors que la situation des travailleurs se détériore, il faut qu’il vienne pour combattre afin que la situation s’améliore. Il est venu, il s’est mis dans une situation de colère inexplicable. On lui a parlé, il dit non qu’il ne peut pas laisser la situation des travailleurs se détériorer. Que ce n’était pas sa vocation et cela a été son combat de tous les jours », a témoigné monsieur Sow.

Représentant le gouvernement à ce symposium, le ministre en charge du travail a adressé les condoléances des autorités guinéennes à la famille biologique du défunt ainsi qu’au mouvement syndical. Pour Lansana Komara, Mamadou Mansaré était un homme de grande valeur.

« Je prends la parole ce matin au nom du gouvernement pour présenter au peuple de Guinée et au mouvement syndical guinéen les sincères condoléances du Président de République, le Professeur Alpha Condé en particulier, et celles du gouvernement en général. Témoigner à la suite de la disparition de feu Elhadj Mamadou Mansaré et au nom du gouvernement est difficile tant cet homme a entretenu avec ce gouvernement une relation à la fois courageuse, mais empreinte de dignité, de fraternité, d’amitié et de patriotisme. Elhadj Mamadou Mansaré était un syndicaliste aguerri par sa parfaite connaissance des textes et de notre législation du travail. Le mouvement syndical guinéen a fait de lui un homme de grande valeur qui savait pertinemment défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs de Guinée. Mais Dieu fait ce qu’il veut. Que la terre de Guinée qu’il a tant servie lui soit légère », a prié Lansana Komara.

Au nom de la famille éplorée, Mohamed Lelouma Mansaré, médecin et jeune frère du défunt, a d’abord remercié tout le monde pour la compassion. Il a ensuite invité tous ceux qui avaient des relations avec son grand frère de les étendre à sa famille biologique « Elle (la famille) aura besoin de vos soutiens et de vos attentions. Nous vous demandons de toujours penser à elle et de poursuivre l’œuvre entamée par notre grand frère. Quant à nous, nous ne ménagerons aucun effort vis-à-vis de la nation guinéenne. Mon mentor, mon guide éclairé, c’est grâce à lui que je suis ce que je suis aujourd’hui. J’avais perdu l’élan puisque j’avais abandonné l’école pendant 6 ans, c’est lui qui m’a ramené sur les rails et m’a indiqué la voie à suivre. Tout ce que je fais aujourd’hui pour la nation en tant que médecin, c’est grâce à lui », a-t-il témoigné.

Ingénieur mécanicien, Elhadj Mamadou Mansaré est né le 18 mai 1960 à Conakry. Il a fait ses études primaires et secondaires à Kindia, puis celles supérieures dans la capitale guinéenne. Après, l’homme a fait plusieurs formations en Afrique et en France. Il a occupé plusieurs fonctions au sein du monde syndical et dans des institutions républicaines. Mamadou Mansaré laisse derrière lui une veuve et six enfants.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Conakry : opposé au projet de nouvelle constitution, le GOHA adhère au FNDC

10 octobre 2019 à 16 04 05 100510

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) adhère au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). L’annonce en a été faite ce jeudi, 10 octobre 2019, à l’occasion d’une cérémonie organisée à cet effet au siège de la structure, sis au quartier Cosa, dans la commune de Ratoma. C’était en présence des responsables du GOHA et de certains cadres du FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que le FNDC s’apprête à entamer ses manifestations le lundi, 14 octobre prochain, le GOHA annonce avoir rejoint le mouvement. S’inscrivant dans la même démarche de lutte contre le 3ème mandat pour Alpha Condé que le FNDC, le président du GOHA a appelé l’ensemble des citoyens, notamment les opérateurs économiques, à répondre au mot d’ordre lancé par le mouvement.

Chérif Mohamed Abdallah, président du GOHA

« Le GOHA en tant qu’organisation de promotion et de défense des droits des opérateurs économiques, donc organisation citoyenne, aujourd’hui, vu tout ce qui se passe sur le terrain, vu l’intérêt des opérateurs économiques membres de notre organisation de Conakry, de l’intérieur du pays et de l’extérieur, nous vous annonçons solennellement et officiellement l’adhésion du GOHA au sein du FNDC. Et donc, nous demandons à l’ensemble des opérateurs économiques de comprendre cela et d’agir conséquemment », a dit Chérif Mohamed Abdallah.

En outre, le président du GOHA a invité tous les opérateurs économiques de Guinée et de l’extérieur à se plier aux demandes du FNDC au compte de la journée du lundi. « A partir d’aujourd’hui, je demande à l’ensemble des opérateurs économiques, membres et sympathisants de notre organisation, de Conakry et de toutes les villes du pays et de toute la diaspora dans le monde entier, de suivre à la lettre les consignes données par le FNDC. Nous avons trop subi. Aujourd’hui, nous avons plus de 1700 opérateurs économiques victimes de pillages. Nous avons plus de 200 milliards de FG de perte. Je profite de ce micro pour lancer un appel pressant au peuple de Guinée, parce qu’il s’agit d’un combat de tous les citoyens, il s’agit de défendre notre démocratie. Parce que qui parle de bonne gouvernance, parle de bonne économie. Les opérateurs économiques ne peuvent pas exercer si nous ne travaillons pas dans un bon environnement. C’est parce qu’il n’y a pas eu de bon environnement. C’est ce qui a amené les pillages dans les différents marchés du pays. Donc, les opérateurs économiques doivent suivre les consignes du FNDC à la lettre », a expliqué Cherif Mohamed Abdallah Haidara.

De son côté, Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC, a félicité les membres du GOHA avant d’exprimer sa satisfaction pour leur adhésion.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Manif contre un 3ème mandat : l’appel des femmes du FNDC aux forces de l’ordre

10 octobre 2019 à 14 02 35 103510

Après son appel à des manifestations dans tout le pays contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, l’heure est à la mobilisation pour le FNDC. C’est dans ce cadre que les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution ont animé une conférence de presse ce jeudi, 10 octobre 2019, à Conakry. Elles ont appelé les femmes de Guinée à sortir massivement pour prendre part aux manifestations prévues pour démarrer le lundi prochain, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

« Dans la vie d’une nation, il arrive des moments où se taire devient un crime. Aujourd’hui, la situation de notre pays nous interpelle tous. C’est pourquoi, nous collectif des femmes des partis politiques, de la société civile et toutes les citoyennes éprises de paix et de justice, lançons un appel pressant à l’unité et à la mobilisation de toutes les femmes de Guinée et de la diaspora pour sauver notre patrie des conséquences imprévisibles du recul démocratique, de la dérive autoritaire et d’une éventuelle confiscation illégale du pouvoir par monsieur Alpha Condé…

Nous invitons toutes les femmes éprises de valeurs démocratiques, de paix et de justice et soucieuses de l’avenir de la Guinée, de ses filles et fils à se mobiliser massivement pour manifester à partir du 14 octobre 2019 pour la défense des acquis démocratiques chèrement conquis par le vaillant peuple de Guinée et ce, sur toute l’étendue du territoire national », a lancé Hadja Sarangbè Condé, présidente des femmes du FNDC.

Le gouvernement guinéen, par le billet du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, a déjà annoncé officiellement que les manifestations projetées par le FNDC ne seront pas autorisées. Ce qui veut sans doute dire que les forces de l’ordre seront déployées pour empêcher tout rassemblement. Mais, les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution rappellent que le droit de manifester est consacré par la constitution guinéenne et interpellent la police et la gendarmerie.

« L’exercice du droit de manifester est un droit constitutionnel que nul ne peut s’arroger le droit de suspendre, à plus forte raison de supprimer. Au regard des violentes répressions accompagnées de pertes en vies humaines que notre pays a connues ces dix dernières années, nous en appelons à toutes les composantes de nos forces de défense et de sécurité à tout mettre en œuvre pour préserver l’intégrité physique et la vie des citoyens. Nous femmes, source de vie humaine, nous sommes extrêmement sensibles à toute souffrance et perte en vies humaines quelles que soient les circonstances dans lesquelles elles se produisent surtout si c’est dans l’exercice d’un droit constitutionnel inaliénable…

Nous sommes sures que nos forces de police, nos forces de gendarmerie, nos forces armées ainsi que nos forces spéciales, toutes issues des entrailles du peuple martyr de Guinée, feront tout pour s’inspirer du modèle algérien pour ne pas verser du sang de ce peuple en refusant d’exécuter des ordres manifestement illégaux », a déclaré Hadja Sarangbè Condé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Un marabout perdu de vue à Conakry : Avis de recherche

10 octobre 2019 à 14 02 25 102510
Mamadou Aliou Diallo, Kâwo Kodho

Monsieur Alsény Diallo, domicilié au quartier Kagbélen, dans la commune de Dubréka, porte à la connaissance de l’opinion nationale de la disparition de Mamadou Aliou Diallo, plus connu sous le nom de Kâwou Kodho. Les faits se sont produits le dimanche, 06 octobre 2019, au quartier Nongo, dans la commune de Ratoma.

Selon monsieur Alsény Diallo, Kâwou Kodho est sorti de la maison juste après la prière de 14 h, au carrefour Télimelé. Après avoir répondu à un appel téléphonique, le vieil homme, âgé de 76 ans, n’est plus revenu à son domicile. Ses numéros de téléphone sont également injoignables.

Originaire de Santou (Télimélé), Mamadou Aliou Diallo, de teint noir, est un marabout de profession. Il portait un boubou de couleur verte ce jour-là. Il ne souffrait d’aucune maladie.

Monsieur Alsény Diallo prie toute personne qui aurait des informations sur Kâwou Kodho de bien vouloir appeler les numéros suivants : 622 78 20 64 ou 666 32 88 99.

Mamadou Aliou Diallo, Kâwo Kodho
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Réparation de téléphones : le moyen de survie de plusieurs jeunes à Conakry

10 octobre 2019 à 13 01 44 104410
Oularé Ousmane, réparateur de téléphones au centre émetteur de Kipé

Ils sont très nombreux aujourd’hui les jeunes qui s’adonnent à la réparation des téléphones portables en panne à Conakry. Ils ont quasiment tous appris cette activité dans le tas et la pratiquent pour survivre, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est intéressé à ce sujet.

Ousmane Oularé, élève, tient un atelier de dépannage de téléphones portables au centre émetteur de Kipé. Depuis trois ans, il allie cette activité à ses études. Et, c’est pour des raisons purement économiques qu’il s’est lancé dans ce travail. « On ne peut pas le faire étant donné que la famille est pauvre. Il va falloir qu’on sorte se démerder au moins pour acheter les fournitures scolaires, les frais de révision et faire face à d’autres besoins. Raison pour laquelle j’exerce ce métier. Et, je remercie Dieu aujourd’hui. Ce matin, je suis en train de réparer l’écran d’un téléphone de marque Samsung à 600.000 francs. Si je restais à la maison, je n’allais pas avoir ça », se félicite le jeune élève.

Ousmane Oularé n’a suivi aucune formation pour être réparateur de téléphones. Comme la plupart de ceux qui pratiquent cette activité, il l’a apprise dans le tas.

Ibrahima Ly, réparateur de téléphones à Kaporo

Ibrahima Ly, lui, est diplômé en Télécommunications. Faute d’avoir trouvé mieux, il est devenu réparateur de téléphones à Kaporo. Et, il ne s’en sort pas mal. « Après les études, je n’ai pas un emploi, ni même un stage. C’est pourquoi, je me suis lancé dans cette activité. Ce n’est pas parce que j’aime ce travail que je le fais, mais quand même ça m’apporte beaucoup dans la gestion de ma famille et ça me rend fier de moi-même », soutient-t-il.

Ibrahim Camara, réparateur de téléphones à Nongo

Toutefois, cette activité ne se passe pas sans quelques soucis pour ses pratiquants. C’est ce que nous confie Ibrahim Camara, réparateur de téléphones à Nongo. « Souvent nous avons des problèmes avec des clients. Certains sont compréhensifs mais d’autres non. Les clients ne font pas confiance aux techniciens. Mais, je pense que cela est dû au comportement des techniciens. Il y a certain techniciens, ils mangent l’argent du client avant le travail. Et donc, si tu n’arrives pas à réparer le téléphone, ça devient des problèmes. Deuxièmement, certains d’entre nous ne respectent pas les programmes de travail. Ce qui s’explique de fois par le manque de courant », explique notre interlocuteur.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Manifestations de rue en République de Guinée : la nouvelle stratégie innovatrice du FNDC

10 octobre 2019 à 12 12 56 105610

L’antenne régionale du Front Nationale pour la Défense de la Constitution (FNDC) a organisé dans la matinée de ce jeudi, 10 octobre 2019, à son siège à Labé un point de presse pour décliner la stratégie qu’elle a adoptée pour réussir sa manifestation de ce lundi, 14 octobre 2019, et inviter les citoyens de la région à s’approvisionner en denrées alimentaires « car ce n’est que le début du combat citoyen », rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Selon le coordinateur régional du FNDC-Labé, Al Habib Bah, la région doit répondre à l’appel de la Nation où la démocratie est en train d’être malmenée et bâillonnée. « Aujourd’hui, personne ne peut ignorer les terribles menaces qui pèsent sur notre cher pays pris en otage par un groupe d’individus mafieux. Les manifestations qui démarrent à partir de ce lundi, 14 octobre 2019 sont une réponse à la sortie évocatrice du président de la République sur ses intentions périlleuses en faveur d’une nouvelle Constitution » a-t-il martelé avant d’annoncer que « les manifestations se dérouleront dans toutes les préfectures, sous-préfectures, districts, quartiers et secteurs de la Région Administrative de Labé. D’ores et déjà, toutes les cellules dormantes sont en mouvement. Nous demandons à tous les citoyens de la région administrative de Labé à sortir massivement ce lundi, 14 octobre 2019 pour exprimer leur rejet vis-à-vis du coup d’Etat constitutionnel en gestation.»

Le responsable de la cellule de communication l’antenne FNDC-Labé, Oumar Sadio Diallo, a précisé que les manifestations s’organisent dans chaque quartier. Ainsi, pour Labé par exemple, il y aura 28 manifestations dans les 28 quartiers de la commune urbaine. « Au moment venu, nous allons indiquer aux chefs des différents bases le point de ralliement qui se fera en fin de journée. Nous allons rester en contact téléphonique pendant toute la durée de la manifestation. Chacun doit choisir l’itinéraire à suivre dans son quartier », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, l’antenne régionale du FNDC annonce avoir déjà « entamé le recensement des personnes qui font la promotion du coup d’Etat civil au niveau local. Au moment venu, nous dévoilerons leurs noms pour que les citoyens et le monde entier découvrent leurs visages ».

En conclusions, les activistes du FNDC invitent leurs concitoyens à prendre certaines dispositions pour leur propre subsistance. « Très chers compatriotes, ne cédons pas aux intimidations. Approvisionnons-nous en denrées alimentaires car ce n’est que le début du combat citoyen. Pas de référendum, pas de troisième mandat, pas de coup d’Etat constitutionnel. Vive l’alternance démocratique et apaisée », a conclu Al Habib Bah.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestations contre un 3ème mandat : voici la déclaration du FNDC Labé

10 octobre 2019 à 12 12 11 101110

La République de Guinée est à la croisée de chemins. Chers compatriotes, la génération future a besoin de nous. Nous devons répondre à l’appel de la Nation où la démocratie est en train d’être malmenée et bâillonnée.

Aujourd’hui, personne ne peut ignorer les terribles menaces qui pèsent sur notre cher pays pris en otage par un groupe d’individus mafieux. Les manifestations qui démarrent à partir de ce lundi 14 octobre 2019 sont une réponse à la sortie évocatrice du Président de la République sur ses intentions périlleuses en faveur d’une nouvelle Constitution.

En effet, les manifestations se dérouleront dans toutes les préfectures, sous-préfectures, districts, quartiers et secteurs de la Région Administrative de Labé. D’ores et déjà, toutes les cellules dormantes sont en mouvement.

Nous demandons à tous les citoyens de la région administrative de Labé à sortir massivement ce lundi 14 Octobre 2019 pour exprimer leur rejet vis à vis du coup d’Etat constitutionnel en gestation.

Enfin, l’antenne régionale du FNDC a déjà entamé le recensement des personnes qui promeuvent le coup d’Etat civil au niveau local. Au moment venu, nous dévoilerons leurs noms pour que les citoyens et le monde entier découvrent leurs visages.

Très chers compatriotes, ne cédons pas aux intimidations.

Approvisionnons-nous en denrées alimentaires car ce n’est que le début du combat citoyen. Etes-Vous prêts ? Latoto ? Latoto ?
Pas de referendum, pas de troisième mandat, pas de coup d’Etat constitutionnel.

Vive l’alternance démocratique et apaisée.

Labé, le 10 octobre 2019

La Coordination Régionale

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Qnet contre Colonel Thiégboro : l’affaire renvoyée au 24 octobre prochain

10 octobre 2019 à 11 11 59 105910
Colonel Moussa Thiegboro Camara

Le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre le crime organisé, le Colonel Moussa Thiégboro Camara devait comparaître ce jeudi, 10 octobre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. Il est poursuivi pour des faits de vol, dénonciation calomnieuse, diffamation, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret et défaut de répondre à une réquisition sur une plainte de la société Qnet. Le dossier a été renvoyé à quinzaine sur demande des avocats de la défense, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le procès du puissant Colonel Moussa Thiégboro Camara, très attendu au tribunal de Dixinn, n’a finalement pas eu lieu. Dans ce dossier, l’officier de gendarmerie est poursuivi par la société Qnet, représentée en Guinée par Akoï Onivogui, Koffi Richard Kouassi et 5 autres personnes.

Les audiences précédentes ont été consacrées à des querelles de procédure. La journée de ce jeudi, 10 octobre 2019, devait être consacrée à l’ouverture des débats. Malheureusement pour la partie civile, à la demande de l’avocat du Colonel Thiégboro, le dossier a été renvoyé au jeudi 24 octobre prochain.

A noter que contrairement aux audiences précédentes, le colonel Thiégboro n’était pas présent au tribunal de Dixinn ce jeudi. Par contre, les responsables de Qnet et leur avocat, maitre Pépé Antoine Lama, ont bien répondu présent, apparemment prêts à en découdre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Kadiatou Bah contre Aboubacar Soumah du SLECG : voici les réactions croisées des avocats

10 octobre 2019 à 11 11 15 101510

Les syndicalistes Aboubacar Soumah et Mohamed Bangoura ont comparu hier, mercredi 9 octobre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. Ils sont poursuis par leur collègue, dame Kadiatou Bah pour injures et diffamation. Devant les exceptions soulevées par les avocats de la défense, le tribunal a renvoyé l’affaire au 23 octobre prochain, appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la fin de l’audience, les avocats des deux camps se sont exprimés au micro des médias présents sur les lieux.

Selon maitre Maurice Saa Tolno, l’avocat de dame Kadiatou Bah, les exceptions soulevées par la défense n’ont aucune base légale. « C’est une citation directe. Et l’affaire a été renvoyée aujourd’hui pour aller aux débats. Mais très malheureusement, son avocat ne voulant pas aller au fond, a soulevé des exceptions qui ne tiennent pas. Au cours de ses explications, les articles visés dans le code de procédure pénale guinéen ne tiennent pas. Aucun article n’exige que l’huissier doive préciser la date de naissance ou la nationalité de la partie civile en matière pénale. Seulement, l’avocat d’Aboubacar Soumah ne veut pas aller au fond. Mais, on ira au fond dans cette affaire parce que c’est une demande qui n’est pas fondée. Il n’y a pas de base légale. Et en matière de droit d’une manière générale, si vous soulevez une exception, il faut que cette exception ait une base légale. Mais en cette matière, il n’y a pas de base légale », a lancé maitre Maurice Saa Tolno.

De son côté, maitre Salifou Béavogui, avocat d’Aboubacar Soumah, a dit que ses clients sont victimes d’injustice dans cette affaire. «L’injustice est de trop dans cette affaire. Mon client ou mes clients sont victimes d’injustice. On lui en veut à tout bout de chemin, tout simplement parce qu’il est en train de se battre pour une cause juste et noble. C’est tout. Cela n’a pas une autre signification, ni un autre fondement. D’autres personnes tirent la ficelle. Peut être, on veut se servir pour l’atteindre. Mais ça serait peine perdue. Tous les apprentis sorciers, ou tous ceux la qui tirent la ficelle, qui pensent qu’à travers ce dossier ils peuvent l’atteindre, ils perdent leur temps parce que le droit sera dit. Et nous allons continuer à nous battre. Nous allons nous battre ici au tribunal de Dixinn, nous irons devant la Cour d’Appel, nous irons devant la Cour Suprême et nous iront même devant les juridictions internationales s’il y a lieu. Parce que la liberté syndicale est une liberté qui est consacrée par la constitution guinéenne. Les syndicalistes doivent être protégés et respectés dans notre pays. Donc, voilà le remord que j’ai aujourd’hui de voir un syndicaliste de son rang, de son acabit, trainer devant le tribunal sur la base du faux, sur la base d’un montage grossier, sur la base d’un règlement de compte des personnes tapis dans l’ombre qui lui en veulent et qui ne peuvent pas l’atteindre, mais qui veulent passer par cette procédure ».

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 516 922

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FNDC-Boké : « nous manifesterons, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus »

10 octobre 2019 à 11 11 09 100910
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

« Les jeunes de Boké sont des chômeurs, on n’a pas le courant et nos infrastructures sociales sont mal entretenues. Il y a 14 sociétés minières implantées ici, mais les fils de Boké ne profitent de rien. Il faut que Alpha Condé quitte le pouvoir en 2020 et c’est non négociable ». Tels sont les propos de Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké. Il l’a dit ce mercredi 09 octobre 2019, à l’occasion d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet opposant à un troisième mandat pour le président Alpha Condé promet que Boké va répondre effectivement lundi prochain à l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. « Nos militants sont prêts. Nous on n’a pas besoin d’aller chercher quelqu’un, la grande majorité des guinéens sont contre le changement de la constitution, car cela va donner forcément un troisième mandat à monsieur Alpha Condé. Et nous voulons la démocratie et l’alternance, pas la dictature ni la monarchie », soutient-il.

Le gouvernement a déjà annoncé que les manifestations appelées par le FNDC ne seront pas autorisées. Ce qui laisse présager d’éventuelles violences. Mais, cela ne décourage pas Lamarana Bah et son groupe. « On n’a pas peur des forces de l’ordre. Car ce sont nos frères. Ils ont leurs frères et leurs fils parmi nous. Alors, s’ils sont prêts à assassiner leurs parents, ils n’ont qu’à le faire. Mais, sachez que si ça arrive, c’est Alpha Condé qui sera le responsable. En tout cas, nous manifesterons le lundi, même si les forces de l’ordre vont nous marcher dessus », a dit le coordinateur du FNDC à Boké.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Consultations nationales : voici le rapport que le PM a adressé au chef de l’Etat

10 octobre 2019 à 10 10 43 104310

Ce rapport synthèse fait suite à l’Adresse à la Nation de Son Excellence Pr. Alpha Condé, président de la République, chef de l’Etat, le 04 septembre 2019, dans laquelle il a donné le mandat au Premier ministre, chef du Gouvernement, de mener des consultations sur les sujets de préoccupations nationales.

Suite à sa déclaration, consécutive à l’Adresse du Chef de l’Etat, le 09 septembre 2019, ces consultations se sont déroulées du 10 au 30 septembre 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la synthèse des consultations et la compilation des supports écrits :

Synthèse des Consultations

Consultations- Compilation des supports écrits

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