Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : un étudiant en médecine tué par balle à Cosa

15 octobre 2019 à 20 08 24 102410
Thierno Kalirou Diallo, 27 ans, tué ce mardi à Cosa

Plusieurs autres jeunes ont été ce mardi, 15 octobre 2019 à Conakry, en marge de la deuxième journée des manifestations appelées par le FNDC pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Parmi les victimes, figure Mamadou Kalirou Diallo, 27 ans, étudiant en 6ème année médecine. Il a été tué par une balle tirée par un agent de sécurité à Cosa.

Contacté par un journaliste de Guineematin.com, son père a confirmé la triste nouvelle. « Ils ont tué mon fils à Cosa, aujourd’hui même. Le corps est à la morgue de l’hôpital Ignace Dean », a déclaré monsieur Badiar Diallo, le père de la victime.

Le défunt Mamadou Kalirou Diallo est originaire de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. Ousmane Diallo, le président des ressortissants de Koumbia à Conakry, a exprimé sa tristesse avant de présenter ses condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble de la communauté de Koumbia à Conakry.

Abdallah Balde pour Guineematin.com

Tel: 628089845

Lire

2ème jour de manif du FNDC : un autre jeune blessé par balle à Wanindara

15 octobre 2019 à 20 08 20 102010

Les manifestations appelées par le Front National de Défense de la Constitution se sont poursuivies ce mardi, 15 octobre 2019, à Conakry pour dire non au 3ème mandat pour Alpha Condé. Un jeune homme, âgé de 17 ans, du nom d’Abdoul Wahid Diallo, a été blessé par balle devant sa concession au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon un témoin de la scène, la jeune victime a été blessée d’une balle dans la tête devant le portail de la concession familiale. Les faits se sont produits ce mardi à Wanindara, aux environs du rond-point de la route transversale numéro 5. Il s’agit d’un certain Abdoul Wahid Diallo, âgé de 17 ans, élève au groupe scolaire Nouroul d’Afrique, originaire de Dalaba.

Note source ajoute qu’Abdoul Wahid Diallo a d’abord été reçu au centre de santé de Wanindara avant d’être pris en charge par les agents de la Croix Rouge qui l’ont envoyé à l’hôpital national Donka pour des soins intensifs.

Mais notre interlocuteur n’a pas manqué de signaler que la victime était dans un état critique. « Si des soins intensifs d’urgence ne lui sont pas faits à temps, la victime risque de succomber à ses blessures. L’enfant a reçu a reçu la balle au portail entrouvert de leur cour pendant qu’il cherchait à voir ce qui se passait au dehors », a expliqué notre interlocuteur.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Tueries et arrestations de manifestants : la colère du FNDC-N’zérékoré

15 octobre 2019 à 20 08 06 100610

Même si elle n’a pas organisé des manifestations de rue au niveau local comme l’a demandé la coordination nationale du Front Nationale pour la Défense de la Constitution, l’antenne régionale du FNDC se montre préoccupée par la répression des manifestations à Conakry et dans d’autres villes.

Dans une déclaration publiée ce mardi, 15 octobre 2019 et dont copie est parvenue à Guineematin.com, la structure s’insurge contre les tueries par balles, les blessés et les interpellations des manifestants. Elle exige l’arrêt de la répression et la libération de toutes les personnes arrêtées. Faute de quoi, le FNDC-N’zérékoré menace de descendre aussi dans la rue pour se faire entendre.

Guineematin vous propose, ci-dessous l’intégralité de cette Déclaration :

La Coordination régionale du FNDC/N’Zérékoré a appris avec une profonde consternation les arrestations arbitraires, les blessures et les tueries orchestrées contre les membres et responsables du FNDC. Suite à ces malheureux évènements, nous présentons nos condoléances aux vaillantes populations guinéennes et aux familles éplorées.

La coordination régionale du FNDC condamne avec la dernière énergie cette répression barbarie et exige la libération immédiate et sans conditions de tous les responsables et membres du FNDC arrêtés. Faute de quoi, elle serait obligée de déclencher des manifestations dans toutes les préfectures de la région.

Elle demande également aux forces de l’ordre d’adopter une attitude républicaine. Elle saisit cette occasion pour attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur le caractère conflictogène du projet de nouvelle constitution du Président Alpha CONDE.

Enfin, la coordination régionale du FNDC appelle toutes ses antennes préfectorales et sous-préfectorales y compris les 22 quartiers de N’Zérékoré à se mobiliser massivement pour sauver notre jeune démocratie.

Vive la paix

Vive l’unité nationale

N’Zérékoré, le 15/10/2019

La Coordination Régionale du FNDC

Lire

Un jeune tué par balle à Conakry : la famille accuse un gendarme en service à Cosa

15 octobre 2019 à 19 07 09 100910

La manifestation du FNDC contre le projet de nouvelle constitution a fait des morts, plusieurs blessés et de très nombreuses arrestations à travers la Guinée. Parmi les victimes, le jeune marchand de 28 ans, Mamadou Aliou Diallo. Il a été tué par balle dans la soirée d’hier lundi, 14 octobre 2019, à Cosa dans la commune de Ratoma. Au lendemain de ce drame, c’est la consternation dans sa famille. Les proches de la victime, qui accusent un gendarme en service au Point d’Appui (PA) du quartier, ont annoncé qu’une plainte sera déposée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

madame Kadiatou Diallo, mère de la victime

Selon madame Kadiatou Diallo, mère de la victime, c’est un gendarme connu qui aurait tiré sur Mamadou Aliou Diallo. « Après avoir prié et pris son petit déjeuner, Mamadou Aliou est allé passer un petit temps chez son ami, ensuite il est revenu à la maison. Je lui ai demandé où était-t-il ? Il m’a dit maman, à chaque fois qu’il y a des manifestations, vous vous inquiétez pour moi, alors que vous savez que je ne prends pas part aux manifestations. Donc, laissez-moi aller passer du temps à côté ici. Peu de temps après, un de ses amis est venu me demander après lui. Je lui ai dit de tenter son numéro. Il a essayé, mais il était éteint. Quelques temps après, une fille est venue nous dire que mon fils a reçu une balle au ventre. J’ai dit qu’il ne survivra pas. Mais, celui qui a tué mon fils, il est connu de tout le monde. C’est un gendarme appelé Bomboly. Selon les témoignages, quand le gendarme a sorti son pistolet, mon fils a dit hé grand, ne me tue pas puisque tu me connais bien. Alors, le gendarme a dit que je suis là pour te tuer parce que j’ai une haine contre toi. C’est ainsi qu’il a ouvert le feu sur mon fils. Quand mon enfant est tombé, il a été admis dans une clinique ici, quelques minutes après il a rendu l’âme », a-t-elle raconté.

Pour madame Kadiatou Diallo, son enfant n’avait pas de problème et constituait son espoir. « Ce n’est pas un bandit qui a été tué ! Il était mon espoir. C’est lui qui faisait tout pour moi. C’est vrai, je n’ai pas eu de fille, mais grâce à lui (le défunt) je ne regrettais pas de n’avoir pas conçue de fille. Parce qu’il faisait tous les travaux ménagers qu’une femme peut faire pour sa maman. Jamais je ne lui ai envoyé à une commission et qu’il m’a dit n’être pas en mesure de la faire. Il faisait tout ce que je lui disais et il priait aussi. (…) Donc, vous devez comprendre la tristesse dans laquelle je suis aujourd’hui. Je pardonne mon fils pour tout le mal qu’il m’aurait fait peut-être inconsciemment. Mais, je ne pardonne pas celui l’a tué ».

Mamadou Mansalako Diallo, oncle paternel du défunt

Mamadou Mansalako Diallo, oncle paternel du défunt, interrogé par Guineematin.com, a dit que cet assassinat est un coup dur pour la famille puisque c’est Aliou qui supportait la famille. « C’est lui qui prenait presque la famille en charge. Parce que son papa, qui était en service à l’hôtel de l’indépendance (GHI Novotel), ne travaille plus. C’est donc lui qui assurait la prise en charge de la famille. Comme d’habitude, lorsqu’il y a une perte cruelle comme ça, il doit y avoir une plainte. Et, on a confié l’affaire à un avocat qui va formuler la plainte et doit prendre les renseignements à partir de la famille. Je fais remarquer que les droits de l’homme n’existent plus en Guinée. Parce que le tronçon Bambéto-Cosa-Hamdallaye, il n’y a que des tueries, alors que de l’autre côté, ils ne tirent jamais. On a vu une grève en Algérie, je ne sais combien de mois, il n y a pas eu de morts. Mais en Guinée, dès qu’il y a une sortie, c’est la tuerie. Donc, on réclame la vérité, on réclame la justice en Guinée », a lancé monsieur Diallo.

A noter que Mamadou Aliou Diallo était originaire de Bädy Foulassodji, dans la sous-préfecture de Ditinn, préfecture de Dalaba.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Le gouverneur de Mamou à Guineematin : « je suis très bien protégé… »

15 octobre 2019 à 18 06 59 105910
Elhadj Amadou Oury Lammy Diallo, gouverneur de la région administrative de Mamou

Comme annoncé précédemment, la ville de Mamou est de nouveau en ébullition ce mardi, 15 octobre 2019. Après les barricades, les pneus brûlés, les affrontements avec les forces de l’ordre, les manifestants anti-troisième mandat s’en prennent au bloc administratif du gouvernorat.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, plusieurs véhicules se trouvant dans la cour du gouvernorat ont été caillassés par des jeunes hargneux qui dictent la loi, depuis hier (lundi) sur les principales artères de la ville.

« Au moins trois véhicules ont été endommagés. Mais, ce ne sont pas des véhicules de commandement. Les jeunes n’ont pas pu pénétrer dans la cour du gouvernorat. C’est depuis la rue qu’ils ont lancé des cailloux sur les véhicules qui sont au garage », a confié une source proche du gouvernorat de Mamou.

Dans la journée d’hier, lundi 14 octobre 2019, les manifestants avaient aussi tenté sans grand succès de s’en prendre aux véhicules qui sont garés dans la cour de ce bloc administratif. Mais, ce mardi, les jeunes tenaces ont fait taches d’huile.

Actuellement, sur les réseaux sociaux, certains internautes affirment même que le gouverneur de la région administrative de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo, a été délogé de sa résidence. Mais, le principal concerné, joint au téléphone cet après-midi par Guineematin.com, a démenti ce qu’il a dit être une fausse information qui enfle la toile.

« Moi, je suis là et très bien protégé d’ailleurs avec le personnel de l’administration et les populations de Mamou. Ce n’est pas à des hors la loi de nous dicter heureusement leur volonté. Je suis à ma résidence à Almamya, située entre celle du Préfet et celle de la famille Almamy de Mamou, dans les nouveaux locaux construits par le président de la République, le Pr Alpha Condé. Je viens de me réveiller. J’ai dormi de 15 heures 30′ à 17 heures 30′ », a confié le gouverneur, Amadou Oury Lammy Diallo.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628089845

Lire

Tueries de manifestants en Guinée : cas de Thierno Kalirou Diallo à Cosa

15 octobre 2019 à 18 06 35 103510
Thierno Kalirou Diallo, 27 ans, tué ce mardi à Cosa

Âgé de 27 ans et originaire de la sous-préfecture de Koumbia, préfecture de Gaoual, Thierno Kalirou Diallo devait terminer ses études de médecine cette année pour espérer soutenir son chère père, enseignant à Gaoual.

Selon la famille du défunt, l’agent qui a tiré sur Thierno Kalirou Diallo a visé la tête. La balle a fendu sa bouche avant de ressortir entre l’oreille et la nuque… Malheureusement, le combat se poursuit toujours dans la zone entre des agents des forces de l’ordre et des jeunes qui disent être attaqués dans leurs domiciles.

Lancées hier, lundi 14 octobre 2019, les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé se poursuivent à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays. Plusieurs citoyens qui appellent Guineematin.com au téléphone se plaignent d’attaques des agents des forces de sécurité qui entrent dans les domiciles pour perpétrer des exactions.

Un reporter de Guineematin.com est actuellement dans la famille éplorée pour mieux vous informer.

A suivre !

Lire

Aliou Barry tué par balle à Mamou : « ce n’était pas un manifestant », dit sa sœur

15 octobre 2019 à 18 06 09 100910
Thierno Aliou Barry, tué par balle à Mamou en marge de la manifestation d’hier

Au lendemain de la mort de Thierno Aliou Barry, tué par balle à Mamou en marge de la manifestation appelée par le FNDC hier, sa sœur s’est confiée à un reporter de Guineematin.com ce mardi, 15 octobre 2019. Oumou Hawa Barry est revenue notamment sur les circonstances de la mort de son jeune frère.

« C’est hier, à 8 heures, qu’un de nos cousins nommé Amadou Oury Barry, étudiant aussi de la 4ème année à l’institution de Mamou a été arrêté lors de la manifestation qui avait lieu dans la ville de Mamou. La famille, ayant su cela, vers 11 heures, s’est rendu immédiatement à la gendarmerie de Mamou pour s’enquérir de ses nouvelles et voir comment faire pour qu’il soit libéré. Donc jusqu’à 16 heures, ils étaient là-bas sans donner de leurs nouvelles à ceux qui étaient à la maison.

Chose qui a emmené mon petit frère Thierno Aliou Barry, âgé de 17 ans et qui vient d’être admis pour la 11ème année sciences mathématiques au lycée Cabral de Mamou, à sortir également en disant qu’il part voir quelle est la situation de ses parents. Et, c’est en cours de route pour la gendarmerie, qu’il a reçu une balle au cœur, tirée par les forces de l’ordre aux environs de 17 heures et a rendu l’âme sur le champ », a expliqué la jeune fille, en larmes.

Oumou Hawa Barry, grande sœur de feu Thierno Aliou Barry, tué par balle hier à Mamou

Elle assure que son frère n’était pas un manifestant, et réclame justice pour sa mort. « Je suis là dévastée, triste, et peinée. Tout ce que je veux et que je demande, c’est que justice soit faite pour ce petit qui n’a rien à avoir avec cette manifestation, ce n’était pas un manifestant. C’était vraiment une personne qui m’était très cher, c’est mon petit frère direct et de lait. C’était lui qui était à côté de mon père et qui s’occupait de lui, car on a perdu notre mère en 2009. Ce petit est juste innocent. C’est ce matin que les autorités ont fait en sorte que la famille soit en possession du corps pour son inhumation », a laissé entendre Oumou Hawa Barry.

Thierno Aliou Barry a été inhumé ce mardi, 15 octobre 2019, au cimetière de Kôdala, dans le quartier Kimbely, dans la commune urbaine de Mamou.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Manifestations FNDC à Koundara : des responsables politiques et acteurs de la société civile menacés ?

15 octobre 2019 à 17 05 43 104310

Après la réussite de la manifestation de rue organisée hier, lundi, 14 octobre 2019, par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la commune urbaine de Koundara, certains responsables politiques et acteurs de la société auraient reçu des menaces d’arrestations qui auraient été proférées par le préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dimanche soir, la tension était vive entre autorités préfectorales et responsables de l’antenne préfectorale du FNDC de Koundara. Ces opposants à toute idée de projet de nouvelle constitution en République de Guinée auraient même été convoqués à Compagnie Territoriale de la Gendarmerie où ils ont été sommés d’annuler la manifestation du lundi, parce que la préfecture s’apprêtait à recevoir des étrangers dont l’identité et la qualité n’ont pas été révélées aux organisateurs de la marche pacifique.

C’est dans ce contexte que l’appel à manifester du FNDC a été largement suivi lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Koundara et les manifestants ont suivi l’itinéraire habituel. Mais, au cours du parcours, ils ont été confrontés à trois reprises à une tentative de résistance des services de sécurité déployés sur le terrain à bord de trois pickups. Toutes les fois qu’ils ont tenté de dérouter les manifestants, les agents concernés ont fini par replier et changer de position, en raison de la pression de la foule.

A la fin du parcours, ce sont Mamadou Baïlo Diallo, jeunesse FNDC Koundara, Alghassimou Diallo, secrétaire administratif de la fédération UFDG, assurant l’intérim de son secrétaire fédéral en séjour à Dakar, dame Oury Touré de la société civile et Abdourahmane Tounkara, chargé de la mobilisation et des actions au sein de l’antenne préfectorale du FNDC ont tour à tour pris la parole pour remercier les manifestants pour la qualité de la mobilisation et encourager chacun et tous à rester mobiliser et déterminer pour les actions ultérieures.

Quelques instants après, une folle rumeur a fait le tour de la ville de Koundara annonçant la volonté du préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, de faire arrêter les organisateurs de la manifestation.

Information qui aurait été confirmée aux concernés par le maire de la commune urbaine de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo dit Kanté. Ce chef de l’exécutif communal aurait déclaré à ses alliés politiques avoir reçu l’appel de son préfet lui annonçant son intention de faire arrêter les responsables politiques et les acteurs de la société civile qui ont organisé la manifestation.

Le secrétaire administratif de la fédération UFDG de Koundara, Alghassimou Diallo, croit savoir que le préfet Hassane Sanoussy a bel et bien donné des instructions au commissaire de police et au commandant de la gendarmerie « de nous faire arrêter. Mais, les officiers concernés n’ont pas obtempérer » estime-t-il.

De son côté, Abdourahmane Tounkara explique avoir reçu un appel téléphonique, lundi soir, lui demandant de ne pas passer la nuit à son domicile.

Nous avons tenté de joindre le préfet de Koundara pour sa version des faits, mais le numéro que nous détenons était fermé, selon le répondeur de l’opérateur. Ce n’est que partie remise.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Le Consortium SMB-Winning s’engage à construire 2 écoles primaires dans la commune rurale de Kolaboui

15 octobre 2019 à 17 05 25 102510

Communiqué : Afin de soutenir le renforcement de l’offre éducative dans la région de Boké, le Consortium SMB-Winning a annoncé vendredi 12 octobre aux côtés de la Direction Préfectorale de l’éducation (DPE) de Boké la construction de deux écoles primaires dans les villages de Souguéboui et Yakabiya dans la commune rurale de Kolaboui, à 23 kilomètres du chef-lieu de la préfecture.

Compte tenu des difficultés des enfants de nombreuses localités à rejoindre des écoles, aussi bien pour des raisons de sécurité avec les risques liées à la traversée de la route minière que pour la longueur des distances à parcourir, le Consortium a choisi de bâtir ces deux nouvelles écoles à des emplacements stratégiques pour qu’elles bénéficient au plus grand monde.

Le Consortium est très actif dans le champ de l’éducation, notamment en ayant déjà construit un collège dans le quartier Corera et une autre école dans le district de Katougouma, commune rurale de Tanènè dans la préfecture de Boké.

Selon le responsable du Département des relations communautaires du Consortium SMB-Winning, N’Famara Kourouma : « Nous avons décidé de réaliser à Souguéboui une école avec 3 salles de classe, une Direction et un Bloc de latrine de 3 cabines. De plus, il est prévu la réhabilitation intégrale de 2 anciennes écoles de Diakhabiya ».

Après un appel d’offres lancé par le Consortium auprès d’entreprises guinéennes dans le cadre de sa politique de contenu local, les entreprises Fadiya Construction et Entreprise Générale de Construction et des Travaux Publics (ENCOTRAP) ont été retenues pour exécuter les travaux dans un délai raisonnable.

Le directeur préfectoral de l’Éducation par intérim, Elhadj Dembo Amirou Dramé, s’est réjoui de cette initiative : « L’appui de la SMB est essentiel pour les autorités éducatives de la région. Ces programmes de construction et de réhabilitation permettent réellement la démocratisation de l’éducation en y facilitant l’accès à tous ».

Communiqué traduit par le service de communication du consortium SMB-Winning

Lire

Mamou : le manifestant tué hier a été inhumé ce mardi

15 octobre 2019 à 17 05 11 101110

Thierno Aliou Barry, le jeune homme qui a été tué par balle hier, lundi 14 octobre 2019, à Mamou, vient de rejoindre sa dernière demeure. Ce jeune qui faisait la 10ème année a été inhumé cet après-midi, mardi 15 octobre 2019, après la prière de 14 heures. Selon une source jointe au téléphone par Guineematin.com, Thierno Aliou Barry repose désormais au cimetière de Kôdala, dans le quartier Kimbely.

A noter que ce jeune (dont les autorités s’efforcent à passer la mort sous silence en brandissant le bilan d’un mort, un gendarme, à Mamou) a été tué en marge de la première journée de manifestation anti-troisième mandat, appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Manifs anti-3ème mandat en Guinée : forte mobilisation ce mardi encore à Labé

15 octobre 2019 à 16 04 46 104610

Pour la deuxième journée consécutive, des milliers de personnes ont manifesté ce mardi, 15 octobre 2019, dans les rues de Labé à l’appel du FNDC. Les manifestants ont emprunté le même itinéraire qu’hier, protestant contre le projet de 3ème mandat du président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Tout comme dans la journée du lundi, une véritable marée humaine est descendue ce mardi dans les rues de la ville de Labé. Les manifestants ont défilé sur plusieurs kilomètres avec des slogans hostiles au projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat. Prenant la parole, le député uninominal de Labé, l’honorable Mamadou Cellou Baldé a félicité et encouragé les habitants de Labé pour leur forte mobilisation.

« C’est une satisfaction totale qui m’anime, parce ce que pour la deuxième journée consécutive, la population de Labé est sortie comme un seul homme. Comme vous êtes en train de le voir, la marche d’hier n’a pas faiblit, c’est ce qui continue. Toutes les forces vives de la nation sont là pour répondre à l’appel du FNDC. Le peuple souverain de Guinée est en train de retrouver sa souveraineté. Qu’Alpha Condé l’entende de bonne oreille et qu’il prenne les dispositions qui s’imposent en pareilles circonstances. Appeler à un nouvel dialogue est une insulte à la mémoire des personnes qui sont tombées sous les balles hier.

Alpha Condé sait ce qu’il doit faire. En cinq minutes, qu’il passe à la télévision pour dire qu’il renonce à un troisième mandat, qu’il renonce à une nouvelle constitution, qu’il renonce aux élections législatives le 28 décembre, qu’il libère tous les détenus arrêtés sous le label du FNDC dans tout le pays, qu’il installe les bureaux des quartiers et des districts. Le combat est loin de finir, rendez-vous demain encore chers citoyens de Labé pour continuer la manifestation », a lancé le député de Labé.

Cette manifestation s’est déroulée sans incidents et les manifestants se sont dispersés dans le calme. Dans la ville, toutes les activités restent à l’arrêt. Les écoles, les banques primaires, les commerces et plusieurs autres sont fermés. Au grand marché de la ville, un responsable trouvé sur place explique que la fermeture des lieux est due à l’insécurité qui prévaut à l’occasion des manifestations de rue. Car, dit-il, des loubards profitent souvent de la situation pour semer le désordre, cambrioler des magasins et s’emparer des biens des commerçants. Certains commerçants sont assis d’ailleurs devant leurs boutiques pour veiller au grain. Quelques étalagistes et les vendeuses de condiments ont pu tout de même faire leur petit commerce ce mardi.

Des pneus sont également brûlés à plusieurs endroits de la ville pour empêcher la circulation.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Tueries de manifestants en Guinée : Amnesty International s’inquiète

15 octobre 2019 à 16 04 23 102310

« Alors que le climat politique est déjà tendu, les homicides du 14 octobre et les arrestations arbitraires d’au moins 14 personnes le week-end précédent ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu dans un pays où plus de 100 personnes sont mortes lors de manifestations ces 10 dernières années.

François Patuel, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International

En réaction à l’homicide d’au moins quatre personnes lors des manifestations du 14 octobre 2019 contre une éventuelle révision de la Constitution qui permettrait au président guinéen Alpha Condé de se présenter aux prochaines élections, François Patuel, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, a déclaré :

« L’utilisation généralisée de gaz lacrymogène et de munitions réelles pendant les affrontements entre des manifestant·e·s et les forces de sécurité à Conakry le 14 octobre a fait au moins quatre morts et plusieurs blessés, selon les groupes de défense des droits humains présents en qualité d’observateur. Il faut que les forces de sécurité s’abstiennent d’avoir recours à une force excessive et meurtrière. Les autorités ont signalé au moins deux morts, dont un gendarme dans la ville de Mamou (centre du pays).

« Le recours à la force meurtrière contre des manifestant·e·s et des passant·e·s et l’arrestation des organisateurs des rassemblements sont une tentative honteuse des autorités guinéennes d’étouffer la dissidence par tous les moyens. Il faut que ces actes fassent l’objet d’une enquête indépendante et que les auteurs présumés soient traduits en justice dans le cadre de procès équitables.

« Alors que le climat politique est déjà tendu, les homicides du 14 octobre et les arrestations arbitraires d’au moins 14 personnes le week-end précédent ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu dans un pays où plus de 100 personnes sont mortes lors de manifestations ces 10 dernières années.

« Au vu de ce bilan désastreux, il faut que les autorités prennent des mesures immédiates pour briser le cercle vicieux de la violence avant que la situation ne devienne incontrôlable. Elles doivent commencer par faire en sorte que les personnes arrêtées arbitrairement pour avoir organisé les manifestations soient libérées immédiatement et sans condition et prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter les manifestations pacifiques et permettre à la population de s’exprimer pacifiquement sans craindre de représailles ».

Complément d’information

Au moins 14 personnes, y compris des membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) et certains de leurs proches, ont été arrêtées au cours du week-end précédant les manifestations du 14 octobre contre la révision de la Constitution en Guinée. Le 14 octobre à midi, elles n’avaient pas encore été inculpées.

Le 12 octobre, la police a interrompu une réunion au domicile du coordonnateur national du FNDC, Abdourahamane Sanoh, et l’a arrêté avec au moins cinq autres personnes, notamment le secrétaire général de l’Association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI), Abdoulaye Oumou Sow, l’administrateur général du mouvement Balai citoyen, Sékou Koundono, et le coordonnateur de Tournons la page (TLP), Ibrahima Diallo. Le frère d’Abdourahmane Sanoh a été arrêté alors qu’il était à la recherche de celui-ci dans différents centres de détention. Après avoir rencontré leurs avocats le 12 octobre, ils ont été emmenés dans un centre de détention inconnu.

Le 13 octobre, sept autres personnes, dont le secrétaire général de la section jeunesse de l’Union des forces républicaines (UFR), Badara Koné, ont été arrêtées au domicile de ce dernier, dans le quartier de Matam. Elles sont détenues à la brigade de recherche, dans le quartier de Kenien.

Le même jour, le procureur du tribunal de Dixinn a accusé le FNDC de « graves déclarations portant atteinte à la sécurité publique » et a annoncé qu’une procédure juridique serait engagée afin d’« arrêter quiconque ayant commis des actes ou entrepris des manœuvres visant à compromettre la sécurité publique ou aboutissant à de graves troubles de l’ordre public ».

Les groupes locaux de défense des droits humains ayant observé les manifestations du 14 octobre ont signalé des affrontements entre des manifestant·e·s et des membres des forces de sécurité, qui auraient fait au moins quatre morts par balle et plusieurs blessés par munitions réelles à Sonfonia et Wanindara, deux quartiers de la capitale, Conakry. Dans une déclaration publique, les autorités guinéennes ont reconnu deux décès : celui d’un homme à Sonfonia et celui d’un gendarme à Matam.

La Constitution guinéenne en vigueur interdit au président Alpha Condé de se présenter pour un troisième mandat.

Lire

Kindia : pas de manifestation ce mardi, mais la ville toujours paralysée

15 octobre 2019 à 16 04 11 101110

Tout comme hier, il n’y a pas eu de manifestation ce mardi, 15 octobre 2019, à Kindia. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ne sont pas descendus dans les rues comme ce fut le cas à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays, mais les activités sont toujours paralysées dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Contrairement à hier, le grand marché de Kindia fonctionne partiellement ce mardi. Les vendeuses de condiments sont présentes sur les lieux et certaines boutiques sont ouvertes par endroits. Mais, la circulation reste encore moins dense. Les écoles et plusieurs autres services sont toujours fermés. La boucherie de la ville est également non fonctionnelle. Selon un boucher que notre reporter a trouvé sur place, ils ne travaillent pas par peur d’être attaqués.

« Hier lundi, nous sommes restés là toute la journée sans travailler, parce qu’ils ont dit que c’était une journée de manifestationd. Les gens sont venus chercher de la viande mais il n’y en avait pas. On n’a rien vendu hier. Aujourd’hui encore, on est là mais on a peur de vendre. Parce que lors de la dernière manifestation organisée à Kindia, des manifestants sont venus ici, ils ont saccagé le bureau de notre président, ils ont détruit et incendié également beaucoup de choses ici et emporté des outils de travail.

On a donc peur maintenant des mouvements pareils. Les gens qui égorgent les bœufs sont actuellement à l’abattoir. Si l’accalmie continue, ils vont peut-être nous envoyer de la viande à vendre, même si c’est un peu. Et si c’est le contraire qui se produit, on n’y pourra rien », a déclaré Boubacar Sow, vendeur de viande à la boucherie de Kindia.

Fatoumata Camara est venue dans cette boucherie à la recherche d’un kilogramme de viande. Mais, elle a été surprise par l’ambiance qui prévaut sur les lieux. « Depuis 8 heures du matin, je suis là pour chercher un kilo de viande. Il est 10 heures et il n’y a toujours rien. Pourtant, d’habitude, à cette heure, il se trouve qu’ici est inondée de viande. C’est un silence de cimetière ici. Je pensais que la manifestation c’était pour hier seulement, mais je vois que ça continue encore. Il faut éviter la paralysie parce que la population souffre », a lancé cette citoyenne.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

Lire

Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : le vice-maire de Matam et 5 autres inculpés et conduits à la prison

15 octobre 2019 à 15 03 59 105910

Arrêtés le dimanche dernier et détenus depuis au PM3 de Matam, le leader de la jeunesse de l’UFR et cinq autres membres du front national pour la défense de la constitution ont été conduits ce mardi, 15 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco.

Comme l’artiste Elie Kamano, Abdourahmane Sano, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Diallo (Destin En Main), Badra Koné et ses six camarades de lutte ont également été inculpés, mis sous mandat de dépôt et ainsi conduits à la maison centrale de Coronthie.

Badra Koné, le premier responsable des jeunes de l’UFR, Abdoulaye Sylla, Mama Adama Cissé, Maciré Soumah, M’mahawa Diawara et Abdoulaye Bangoura, tous membres du FNDC ont été inculpés de « trouble à l’ordre public, insurrection populaire ».

La journaliste de Guineematin.com a appris sur place que l’ouverture de leur procès est prévue le jeudi prochain.

A suivre !

Lire

Manifestations contre un 3ème mandat d’Alpha Condé : un autre guinéen tué ce mardi à Conakry

15 octobre 2019 à 15 03 33 103310

Après avoir reçu une balle au quartier Wanindra, dans la commune de Ratoma, aux environs de 11 heures, ce mardi, 15 octobre 2019, Abdoulaye Timbo Sow a été évacué à l’hôpital national Donka pour des soins d’urgence. Malheureusement, il a succombé à ses blessures cet après-midi, a appris Guineematin.

Cet autre jeune, victime des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé, était âgé de 25 ans, originaire de Timbo, dans la préfecture de Mamou. Abdoulaye Timbo Sow est le fils de Mamadou Aliou Sow et de madame Aminata Diallo.

Paix à son âme, amine !

Lire

Main tendue d’Alpha Condé aux opposants : voici la réaction de Sidya Touré

15 octobre 2019 à 15 03 15 101510

Après la chaude journée d’hier, lundi 14 octobre 2019, à l’occasion de laquelle des manifestations et des violences ont été enregistrées à Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, le président Alpha Condé a lancé un appel au dialogue avec le FNDC qui a appelé à ces mouvements de protestation contre un troisième mandat en Guinée. Des manifestations qui ont paralysé la plupart des villes du pays et ont entraîné au moins 5 morts dont un gendarme, de nombreux blessés et des interpellations.

Au lendemain de cette main tendue du chef de l’Etat, un reporter de Guineematin.com a recueilli la réaction de l’opposant Sidya Touré. Le président de l’UFR s’est exprimé depuis son domicile situé au quartier Minière où il est confiné par des agents des forces de l’ordre depuis hier matin. Il émet des doutes quant à la sincérité des autorités et pose des conditions pour participer à toutes discussions avec le pouvoir.

« Il faut commencer par libérer les responsables du FNDC qui ont été arrêtés dans les circonstances que nous connaissons. C’est-à-dire de manière totalement illégale avant qu’on ne discute de tout cela. C’est une habitude du pouvoir d’Alpha Condé. Chaque fois qu’il y a eu crise, on vous lance un os le temps pour vous de remuer cela, ils continuent leur programme. Cellou et moi avons écrit avant la crise pour ne qu’on arrive à ce niveau au ministre de l’administration du territoire pour lui demander à ce que le comité de suivi soit réactivé. Cela n’a pas été fait fait. Ça veut dire il n’y aucune sincérité en cela (la main tendue d’Alpha Condé, ndlr). C’est simplement pour faire baisser la tension. Nous n’avons aucun intérêt à nous inscrire dans une aventure pareille », estime Sidya Touré.

Pour l’opposant, le peuple de Guinée s’est exprimé à travers les manifestations d’hier et a donné sa position sur le projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Les manifestations d’hier ont prouvé que la majorité des guinéens étaient opposés à l’idée d’un troisième mandat d’Alpha Condé. C’est vraiment la première conclusion qu’on peut tirer de ces manifestations. Ensuite, nous estimons que le pouvoir a été fébrile. Parce que je ne vois pas de raison pour laquelle on peut avoir à tirer sur les jeunes gens qui sont en train de manifester dans un pays où la constitution leur donne absolument ce droit.

On s’est rendu compte que notamment en ce qui concerne l’UFR, nos militants ont été ciblés de telle façon qu’on puisse casser les manifestations, ce qui n’a pas marché. De Matoto jusqu’à Kaloum, pratiquement il y a une quarantaine. Ce matin encore, j’apprends qu’on est pratiquement à plus de cinquante personnes arrêtées y compris le responsable de la jeunesse du parti dont la concession familiale a été agressée. Des gens ont été blessés, des véhicules ont été saccagés et je pense que c’est un comportement qui n’est pas digne d’un gouvernement », a regretté le président de l’UFR.

L’opposant s’insurge aussi contre des abus dont son parti a été victime en Haute Guinée. « Hier, les manifestants qui étaient réunis au siège de l’UFR à Kankan ont été agressés, molestés et le siège a été totalement saccagé. Ils ont été envoyés à la police, et ce matin ils ont été déférés et mis en prison. On a une douzaine comme ça. À Siguiri, les intimidations, à Mandiana, on a un blessé, on ne sait pas dans quel état il est actuellement. Donc voilà un peu ce qui s’est passé hier. Le résultat global de tout ça, les Guinéens ont voté hier en sortant massivement et en maintenant les activités bloquées non seulement à Conakry et dans la majeure partie des villes de l’intérieur pour s’opposer au troisième mandat d’Alpha Condé », a laissé entendre Sidya Touré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Lire

Manifs à l’appel du FNDC : Mamou sous haute tension ce mardi encore

15 octobre 2019 à 15 03 04 100410

Après les violences qui ont fait deux morts (un gendarme et un manifestant) dans la journée hier lundi à Mamou, les « défenseurs de la constitution de mai 2010 » sont de nouveau ce mardi, 15 octobre 2019, dans les rues de la ville carrefour. Selon plusieurs sources jointes au téléphone par Guineematin.com, le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants anti-troisième mandat a repris dans la commune urbaine.

« Je suis présentement à la conserverie où les jeunes ont érigé des barricades. Les agents sont en train de pourchasser les manifestants. Ils ont déjà dispersé ceux qui étaient au niveau de Kissaiyah. Eh, eh, eh », a dit un jeune avant de raccrocher son téléphone avec fracas.

Selon les informations, aux environs de 12 heures, les manifestants avaient érigé des barricades jusqu’au niveau du groupement de la gendarmerie territoriale. Mais, ils ont été dispersés par les forces de l’ordre.

A Horé-Fello et Madina Scierie, on apprend les jeunes ont également érigé des barricades. « Ils (les manifestants) sont en train de brûler des pneus sur la chaussée. Ils rançonnent aussi les gens qui sont sur les motos et ceux qui sont à bord des véhicules. Les agents interviennent à coup de gaz lacrymogènes ; mais, dès qu’ils quittent les lieux, les jeunes reviennent occuper la route », a expliqué un habitant de Madina Scierie, joint au téléphone de Guineematin.com cet après-midi.

A rappeler qu’en plus des deux morts, plusieurs personnes ont été blessées et 29 autres dont 6 filles ont été interpellées dans la journée du lundi, selon le procureur de Mamou.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

2ème jour des manifs appelées par le FNDC : notre constat sur l’autoroute Fidel Castro

15 octobre 2019 à 15 03 01 100110

Complètement arrêtées dans la journée d’hier, les activités reprennent timidement ce mardi, 15 octobre 2019, le long de l’autoroute Fidel Castro, à Conakry. Selon le constat d’un reporter de Guineematin.com, plusieurs véhicules et motos sont visibles dans la rue. Certains commerces sont également ouverts.

A l’aéroport international de Conakry-Gbessia, on apprend que 9 vols sont programmés ce mardi, et 2 ont atterri. Les 7 autres sont attendus, alors que dans la journée du lundi, sur les 6 vols qui étaient au programme, 2 ont été annulés. Air Côte d’Ivoire et Royal Air Maroc (RAM) n’ont pas effectué le voyage, selon un agent du fret qui a requis l’anonymat.

Un responsable de l’agence nationale de navigation (ANA), joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com ce mardi matin, assure que tout se passe normalement aujourd’hui à l’aéroport de Conakry. « Ici, le travail se poursuit normalement. Tout le monde est là à son poste. Nous sommes très occupés », a dit ce responsable.

Cependant, les écoles restent fermées, l’administration et les services paralysés. Des citoyens rencontrés dans la rue par notre reporter expliquent être rentrés à la maison parce qu’il n’y a pas eu travail à leurs services. A Madina, le plus grand marché du pays, les magasins restent aussi fermés.

Au port de Conakry, dans la commune de Kaloum, des travailleurs rencontrés en cours de route ont confié que la reprise n’est pas effective et que les activités sont moroses dans beaucoup de services.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

Lire

Manifestations à Mamou : 29 personnes dont 6 filles interpellées lundi (Parquet)

15 octobre 2019 à 14 02 45 104510
Elhadj Sidiki Camara, procureur de Mamou

Comme annoncé précédemment, la journée d’hier, lundi 14 octobre 2019, a été particulièrement électrique à Mamou. En marge de la manifestation anti-troisième mandat du Front National pour la Défense de la Constitution, des échauffourées ont éclaté un peu partout dans la ville entre les jeunes manifestants et les forces de l’ordre. Ces violences ont entraîné deux morts : un gendarme et un manifestant, plusieurs blessés de nombreuses interpellations. 29 personnes ont été arrêtées, selon le procureur de Mamou. Elhadj Sidiki Camara a fait l’annonce dans une déclaration lue devant des journalistes dont un de Guineematin.com ce mardi, 15 octobre 2019.

« Des jeunes gens ont été aperçus tenant en main des cailloux, des frondes, des gourdins et des lances pierres. Troncs d’arbres et des pneus ont servi à barricader les principales artères de la ville, rendant ainsi la circulation difficile voire impossible… plusieurs policiers et gendarmes ont été blessés et admis à l’infirmerie du camp militaire et à l’hôpital régional… C’est pourquoi et sur le champ, il a été procédé à l’interpellation, par les services de sécurité, de 29 suspects dont 6 filles auxquels il est reproché les infractions ci-après :

Participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait. Les enquêtes sont en cours ; et, dans les prochains jours, dès que notre parquet recevra le compte rendu complet de l’ensemble des enquêtes amorcées par nos services de police et de gendarmerie, un procès sera organisé à cet effet par le tribunal de ce siège », a indiqué le procureur de la République près le TPI de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : restez à domicile jusqu’à nouvel ordre » (l’USTG aux travailleurs de Guinée)

15 octobre 2019 à 14 02 36 103610

Lancées hier, lundi 14 octobre 2019, les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé se poursuivent en République de Guinée. Aujourd’hui, c’est l’Union syndicale des travailleurs de Guinée qui a publié une déclaration demandant aux travailleurs du secteur public, mixte et privé de rester à la maison…

Comme on le sait, l’USTG est une puissante centrale qui de nombreuses catégories de travailleurs comme les banques, assurances, micro-finances, le syndicat des enseignants et chercheurs, des télécommunications…

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de cette déclaration :

Déclaration de l’USTG

Il est à préciser que la même prudence a déjà été conseillé aux étrangers qui vivent sur le territoire national. C’est le cas par exemple du système des Nations Unies et de l’ambassade de France en République de Guinée.

A suivre !

Lire