Pas de rencontre en vue avec Alpha Condé : Cellou Dalein exige l’arrêt des assassinats de ses militants (entretien)

15 octobre 2019 à 13 01 49 104910

A l’occasion d’un entretien téléphonique de ce mardi, 15 octobre 2019, avec un journaliste de Guineematin.com, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne a donné sa position sur la main tendue du président Alpha Condé et des attaques des citoyens dans les quartiers Hamdallaye, Bambéto, Cosa, Wanindra…

Tout d’abord, Cellou Dalein Diallo a démenti formellement une rumeur qui circule depuis le matin sur une prétendue rencontre avec le chef de l’Etat. Pour l’opposant guinéen, c’est inimaginable que des leaders de l’opposition aillent négocier quoi que ce soit avec le président Alpha Condé ou son gouvernement, au moment où leurs militants sont victimes de tirs à balles réelles et d’arrestations massives dans les quartiers.

Le président de l’UFDG estime qu’avant tout, il faut d’abord arrêter ces assassinats, libérer Abdourahmane Sanoh, le coordinateur du FNDC, et ses collègues avant de parler de la suite à donner à toute proposition qui serait faite au front national pour la défense de la constitution. L’opposant explique que c’est avec les leaders du FNDC (actuellement détenus) que l’opposition discutera d’une suite à donner à toute proposition du président de la République ou de son gouvernement.

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

Lire

Manifs anti-3ème mandat : Boké entre timide reprise des activités et méfiance

15 octobre 2019 à 12 12 35 103510

Après une paralysie totale des activités hier, la vie reprend assez timidement ce mardi, 15 octobre 2019, dans la commune urbaine de Boké. Il faut dire que la méfiance est toujours de mise dans la ville, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

Même s’il n’y a pas de manifestation de rue hier lundi à Boké, la commune urbaine tout comme les sous-préfectures de Kolaboui et Sangarédi ont été paralysées par l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. Mais, ce mardi matin, les activités, qui étaient complètement à l’arrêt, commencent à reprendre peu à peu. Certaines boutiques se trouvant au bord de la route ont ouvert leurs portes. La gare routière est également ouverte et les conducteurs de taxis motos circulent à travers la ville.

Mais, c’est loin encore d’être la reprise normale des activités. Les écoles, les banques et les stations-services entre autres sont toujours fermées. A l’intérieur du marché central, c’est pratiquement le vide. Pas de vendeurs encore moins de clients. Les forces de l’ordre sont postées à tous les grands carrefours de la ville pour faire face à toute éventuelle manifestation.

S’ils n’ont pas pu descendre dans la rue pour exprimer leur opposition au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, les responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution disent être déterminés à empêcher le retour à la normale dans la ville jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

Lire

Mort d’un gendarme à Mamou : le procureur dément le Gl. Boureima Condé

15 octobre 2019 à 12 12 29 102910
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

Comme annoncé précédemment, un agent de la gendarmerie nationale a été tué hier, lundi 14 octobre 2019, à Mamou, en marge de la manifestation anti-troisième mandat du front national pour la défense de la constitution. Dans la foulée, le gouvernement (à travers un communiqué signé du ministre de l’Administration du territoire) a dit que « le Margis-chef Mamadou Yéro Bah a été tué par balle ».

Mais, cette information (largement partagée par les populations et même par certains administrateurs hauts placés à Mamou) vient d’être démentie par le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mamou.

Dans une déclaration lue ce mardi, 15 octobre 2019, devant un groupe de journalistes dont un reporter de Guineematin.com, le procureur Elhadj Sidiki Camara a laissé entendre que le Margis-chef Mamadou Yéro Bah a été atteint à la tête par un projectile.

« Pendant la journée (d’hier, lundi), une foule nombreuse s’est mobilisée pour venir jusqu’au niveau du groupement de la gendarmerie territoriale où des barricades ont été érigées. C’est ainsi que le commandant adjoint de ladite gendarmerie a fait appel au commandant de l’escadron de gendarmerie mobile N°12 afin d’intervenir pour le rétablissement de l’ordre public. Aussitôt, le colonel Aboubacar Sampil, commandant de cette unité d’intervention prenait quelques-uns de ses hommes dans leur jupe de service pour cette mission. A leur arrivée, minus de leurs armes conventionnelles, ils réussissaient à repousser les manifestants jusqu’au niveau du gouvernorat. C’est au cours de cette opération de rétablissement d’ordre, juste au niveau de l’endroit qu’on appelle ‘’Maison Blanche’’, alors qu’il était arrêté à côté de son commandant, le Margis-chef Mamadou Yéro Bah (…) a reçu un projectile au niveau de la tête. Il est tombé. Transporté à l’hôpital régional, il y rendra l’âme juste vingt (20) minutes après son arrivée », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara, tout en précisant que son parquet a déjà ordonné l’ouverture d’une enquête contre X pour assassinat.

Selon le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mamou, « le Margis-chef Mamadou Yéro Bah était âgé d’une trentaine d’années, marié et père de deux enfants. Il était en service à l’escadron de gendarmerie mobile N°12 ».

A préciser que dans la ville de Mamou, les jeunes qui ont affronté les agents des forces de l’ordre toute la journée d’hier disaient, eux, que c’est un autre gendarme qui a accidentellement tiré sur le défunt Margis-chef Mamadou Yéro Bah.

Enfin, notons qu’un jeune manifestant (Thierno Aliou Barry, élève de la 10ème année, originaire de Kôdala, dans la commune urbaine de Mamou) a également perdu la vie hier lors des échauffourées à Mamou contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

2ème jour des manifs anti-3ème mandat en Guinée : Conakry encore paralysée

15 octobre 2019 à 11 11 55 105510

La capitale est paralysée pour la deuxième journée consécutive ce mardi, 15 octobre 2019. Même si la situation est moins tendue qu’hier, la vie est loin de reprendre son cours normal à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La décision du Front National pour la Défense de la Constitution de poursuivre les mouvements de protestation visant à contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de changement de la Constitution qui devrait lui permettre de briguer un 3ème mandat en 2020, continue à faire des effets à Conakry. Après la folle journée du lundi, la paralysie est quasi-totale ce mardi encore dans la capitale guinéenne.

Sur la route le Prince, des jeunes ont érigé des barricades et brûlé des pneus par endroits. Des accrochages les ont opposés aux forces de l’ordre notamment à la T6, dans le quartier Yattaya. Sur l’autoroute Fidel Castro et sur la corniche Lambanyi-Taouyah, aucune manifestation de rue n’est signalée ce matin. Mais partout, la plupart des activités restent encore paralysées. Les forces de l’ordre sont visibles dans tous les carrefours pour parer à toute éventualité.

De leur côté, les leaders de l’opposition guinéenne : Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré sont confinés à leurs domiciles depuis hier matin. Des agents de sécurité sont déployés devant leurs maisons pour les empêcher de sortir. S’exprimant dans les médias, les deux anciens Premiers ministres ont appelé hier les militants à cesser toute activité et à poursuivre les manifestations de rue jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

Lundi soir, le président Alpha Condé a lancé un appel au dialogue pour mettre fin à cette crise. Mais, les opposants posent des conditions pour aller à un dialogue avec les autorités. Il s’agit entre autres de la libération de toutes les personnes arrêtées depuis samedi et une déclaration du président Alpha Condé dans laquelle il va annoncer sa renonciation au projet de changement de la constitution dans le but de s’octroyer un troisième mandat.

A suivre !

Lire

Urgent : Abdoulaye Oumou et Sékou Koundouno conduits à la Maison centrale

15 octobre 2019 à 11 11 34 103410

Sans surprise, après leur audition de ce mardi, 15 octobre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn, Abdoulaye Oumou Sow et Sékou Koundouno ont été inculpés d’incitation à la révolte et placés sous mandat de dépôt.

Selon la journaliste de Guineematin.com qui est sur place, juste après leur inculpation, Abdoulaye Oumou Sow et Sékou Koundouno ont été embarqués pour la Maison centrale de Coronthie. Leur procès devrait s’ouvrir demain, mercredi.

Hier, c’est le coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh et trois de ses collaborateurs (Ibrahima Diallo, Bill de Sam et Baïlo Barry) qui avaient été inculpés des mêmes faits par le même tribunal et conduits à la maison centrale.

A suivre !

Lire

2ème jour de la manif du FNDC: Sidya Touré toujours confiné à son domicile

15 octobre 2019 à 11 11 17 101710

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a appelé à poursuivre les manifestations contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Pour la journée de ce mardi 15 octobre 2019, la situation est relativement calme à travers Conakry où les forces de l’ordre sont massivement mobilisées, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la journée d’hier, les échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants ont fait des morts, des blessés et de nombreuses arrestations à travers la Guinée.

Pour cette deuxième journée de la manifestation du FNDC, les agents de maintien d’ordre sont massivement regroupés dans les grands carrefours de la ville, pour empêcher tout regroupement. Tout comme hier, Sidya Touré est aujourd’hui encore confiné à son domicile à la Minière.

Dans cette atmosphère de tension, les boutiques sont fermées et la circulation est paralysée. Sur la corniche Lambanyi-Kipé-Taouyah, la circulation a timidement repris. Toutefois, les boutiques et stations services sont fermées.

Siba Guilavogui pur Guineematin.com

Lire

Manifs anti-3ème mandat en Guinée : des échauffourées à la T6

15 octobre 2019 à 11 11 05 100510

Pour la deuxième journée consécutive, la route le Prince est complètement paralysée ce mardi, 15 octobre 2019. Des jeunes opposés au projet de troisième mandat du président Alpha Condé sont sortis à nouveau pour protester dans la rue. Des accrochages les ont opposés aux forces de l’ordre au rond-point de la T6 dans le quartier Yattaya, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Malgré les pertes en vies humaines, les blessés et les nombreuses arrestations enregistrées dans la journée d’hier le long de la route le Prince, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ne baissent pas les bras. Ce matin encore, des groupes de jeunes sont sortis ériger des barricades au niveau du rond-point de la T6 dans le quartier Yattaya.

A l’arrivée des forces de l’ordre venues les disperser, des échanges de jets de pierres contre gaz lacrymogènes ont opposés les deux camps. Les affrontements ont duré une quinzaine de minutes. Les agents de sécurité ont fini par repousser les jeunes dans le quartier, dégageant les barricades érigées sur la route.

A Sonfonia, théâtre de violentes manifestations hier, la situation est calme ce matin. Hormis les conducteurs de taxis motos qui circulent, toutes les autres activités sont à l’arrêt et les forces de l’ordre patrouillent dans la zone. Des groupes de jeunes sont rassemblés le long des rails qui se trouvent dans le quartier, en train peut-être de chercher l’occasion de descendre dans la rue.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

Lire

Arrestation des acteurs sociaux en Guinée : voici le communiqué de la coalition « Tournons La Page »

15 octobre 2019 à 10 10 56 105610

Les arrestations de 8 membres du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC) samedi 12 octobre constituent une nouvelle étape franchie par le pouvoir guinéen dans sa tentative de museler toutes les voix critiques à l’encontre des velléités de changement de la constitution pour assurer un 3e mandant au Président Alpha Condé. Alors que les citoyens sont appelés à descendre dans les rues ce lundi 14 octobre, … associations exigent la libération des militants et une condamnation de la part des partenaires internationaux de cet acte arbitraire.

Depuis ce samedi 12 octobre 2019 matin, au moins huit (8) membres du Front National de la Défense de la Constitution (FNDC) de Guinée dont le Coordonnateur de la Coalition Tournons La Page, Ibrahima Diallo, ont été arbitrairement arrêtés par les forces de sécurité au domicile du Coordonnateur du FNDC, Abdourahamane Sano. Ces arrestations interviennent alors que des manifestations sont envisagées ce lundi 14 octobre afin de dénoncer le projet de modification de la Constitution permettant au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir pour un 3e mandat consécutif.

D’abord, le vendredi 11 octobre 2019 vers 20h, alors que le Coordonnateur du FNDC animait une rencontre avec ses collègues quand un groupe de policiers et de gendarmes à bord de 4 véhicules s’est posté devant son domicile. Après une alerte sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre ont quitté les lieux quelques minutes plus tard. La rencontre qui était prévue dans la soirée du vendredi a donc été reportée au samedi matin. Lors de cette nouvelle réunion, des éléments des forces de sécurité encagoulées ont fait irruption et ont mis aux arrêts les 8 membres du FNDC présents.

Cette répression à quelques jours de la manifestation contre la modification constitutionnelle témoigne d’une volonté de dissuader les citoyens désireux de se joindre à l’appel du FNDC et des organisations de la société civile. Cet acte arbitraire illustre l’escalade politique en cours en Guinée et fait également craindre une répression des manifestations à venir.

Nous, … associations d’Afrique et d’Europe, solidaires du FNDC et des citoyens guinéens désireux de vivre la première alternance démocratique en Guinée :

  • Demandons la libération immédiate et sans conditions des huit personnes arbitrairement arrêtées et demandons le respect des droits fondamentaux des militants pendant leur détention ;
  • Demandons au gouvernement guinéen et aux autorités administratives compétentes de respecter le droit constitutionnel à manifester pacifiquement ;
  • Exigeons de la CEDEAO et de l’Union Africaine(UA) qu’elles fassent respecter le protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO et la Charte Africaine de la Démocratie de l’UA, qui consacrent la limitation des mandats présidentiels dans les Constitutions ;
  • Interpellons les partenaires extérieurs de la Guinée, en premier lieu l’Union Européenne et ses Etats-membres, sur le risque pour la stabilité que la crise actuelle fait peser sur la Guinée et la sous-région et la nécessité de faire pression sur le Président Alpha Condé pour que cette crise cesse.

Contacts presse : Laurent Duarte, Coordonnateur International de Tournons La Page. [email protected] , Tél : +33 6.50.39.17. 83
Signataires :

TOURNONS LA PAGE

Lire

2ème jour de la Manif du FNDC : les citoyens de Koloma confinés, l’accès au marché refusé

15 octobre 2019 à 10 10 33 103310

La situation est tendue à Koloma, dans la commune de Ratoma, pour cette 2ème journée de manifestation du FNDC pour barrer la route au projet de nouvelle constitution. Alors que les boutiques et magasins sont fermés, la circulation inexistante ce mardi, 15 octobre 2019, les forces de l’ordre interdisent l’accès au marché aux femmes, sommées de quitter les lieux par de agents très menaçants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis la matinée de ce mardi, les agents des forces de l’ordre interdisent l’accès au marché de Koloma. Des femmes en partance pour le marché pour des achats sont repoussées dans les quartiers, des deux côtés de la route Le Prince.

Selon des sources concordantes, des jeunes footballeurs de passage au niveau de Koloma marché ont été arrêtés. Ces derniers partaient au terrain de football de Soloprimo quand ils se sont faits interpelés par les agents.

Plus loin, dans le quartier de Soloprimo, des agents des forces de l’ordre ont fait irruption dans une concession, volant des téléphones, du pain en vente, des plats de riz destinés à être vendus. Des jeunes et des femmes ont été pourchassés dans les profondeurs du quartier.

Après le revers de la journée d’hier, sanctionné par l’incendie des PA (Points d’Appui) de Koloma et de Bomboly, les hommes en tenue sont très remontés ce mardi. Du carrefour Berliet à Bomboly, personne n’ose s’aventurer sur les lieux. Des tirs à balles réelles sont entendus de façon sporadique. Au carrefour de Bambéto, la situation était calme aux environs de 8heures 50 mn.

Les femmes de Bomboly et de Koloma, interdits d’accéder au marché, se sont rabattues sur les marchés de Démoudoula et de Kaporo pour s’approvisionner.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Mali : la première sortie du FNDC encadrée par les services de police de la préfecture

15 octobre 2019 à 10 10 19 101910

Contrairement à ce qui s’est passé dans les autres localités du pays, la première manifestation organisée, hier, lundi 14 octobre 2019, par l’antenne FNDC Mali, a été bien encadrée par les services de police de la préfecture, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’appel à manifester du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a bien été suivi hier, lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Mali, relevant de la Région Administrative de Labé.

Sur les hauteurs du Mont Loura, les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Non à la modification de la constitution », « Mali dit non à la nouvelle constitution », « Oui à la démocratie, non à l’injustice », « oui à l’alternance », …

Cette première sortie de l’antenne FNDC Mali s’est déroulée, entre 10h et 12h 30, sur l’itinéraire suivant : gare routière, carrefour ancien police, devanture de la Maison des Jeunes où les discours ont été prononcés successivement par le vice coordinateur de l’antenne préfectorale du FNDC de Mali, Boubacar Diallo, Mme Aminata Dalein Diallo et Mamadou Aliou Souaré pour le compte de l’UFDG, le président de l’antenne préfectorale de l’OGDH, Mamadou Aliou Bah pour le compte de la société civile.

Dans les différents discours prononcés, chaque orateur a développé des arguments pouvant justifier une opposition farouche à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Aucun incident n’a été signalé pour la journée du lundi, 14 octobre 2019, dans la commune urbaine de Mali où la manifestation du FNDC a été encadrée par les services de police de la préfecture. Mais, l’évènement a paralysé les activités économiques dans la cité du Loura où boutiques et magasins sont restés fermés toute la journée, selon des sources concordantes.

Ce mardi matin, on signale que le marché n’a pas encore ouvert et l’antenne locale du FNDC n’envisage aucune activité.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Manif contre le 3ème mandat : Elie Kamano a passé sa première nuit à la maison centrale

15 octobre 2019 à 10 10 06 100610
L’artiste Elie Kamano a été arrêté hier à l’occasion des manifestations contre le 3ème mandat du président Alpha Condé

Après Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC et ses proches collaborateurs, l’artiste chanteur reconverti en politicien, Elie Kamano, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt. Ce membre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), mis aux arrêts dans la journée d’hier lundi, a passé sa première nuit à la maison centrale de Coronthie, a appris Guineematin.com d’une source proche du dossier.

La chape de plomb continue à s’abattre sur les membres du FNDC, résolus malgré tout à barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat pour Alpha Condé. Interpellé à la Tannerie par des agents de la de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité, Elie Kamano a été déféré devant le procureur de la République près le tribunal de Mafanco.

Selon son avocat, maitre Alsény Aissata Diallo, après avoir été entendu, l’artiste engagé a été inculpé des faits de « trouble à l’ordre public, insurrection populaire et manifestation non autorisée ». Il a été mis sous mandat de dépôt à la maison centrale de Coronthie. Maitre Alsény Aissata Diallo a précisé que son client pourrait être devant le juge ce jeudi 17 octobre au tribunal correctionnel de Mafanco.

Cette chasse aux opposants au troisième mandat a débuté depuis le samedi 12 octobre avec les arrestations de six responsables du FNDC. Puis le lendemain, c’est Badra Koné de l’UFR, vice-maire de Matam, qui a été interpellé avec d’autres animateurs du FNDC à Matam.

Déjà présentés au tribunal de première instance de Dixinn où ils devraient être également inculpés des mêmes faits, Sékou Koundouno et Abdoulaye Oumou Sow devraient eux aussi être déférés ce mardi.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Lire

Urgent : Sékou Koundouno et Abdoulaye Oumou Sow au TPI Dixinn

15 octobre 2019 à 9 09 39 103910

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, quatre des six leaders du FNDC qui ont été arrêtés le samedi dernier à Conakry, ont été inculpés hier, lundi 14 octobre 2019, pour incitation à la révolte.

Le coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh, le chargé des opérations, Ibrahima Diallo, Bill de Sam et Baïlo Barry ont ensuite été conduits à la maison centrale de Conakry pour détention.

Pour leur part, Abdoulaye Oumou Sow et Sékou Koundouno étaient détenus en haute banlieue. Ils n’ont donc pas pu être présentés hier au tribunal de Dixinn à cause de l’impraticabilité de la route liée aux manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

Finalement, c’est tard dans la soirée qu’ils ont été conduits à la DPJ (Direction de la police judiciaire) où ils ont passé la nuit avant d’être présentés ce matin au tribunal de Dixinn. On apprend qu’il est prévu de les inculper eux aussi d’incitation à des troubles à l’ordre public avant de rejoindre les quatre premiers à la maison centrale…

Un reporter de Guineematin.com est déjà sur place pour mieux vous informer.

A suivre !

Lire

Conakry : le procès des leaders du FNDC pourrait s’ouvrir demain, mercredi

15 octobre 2019 à 8 08 59 105910

Comme annoncé précédemment, quatre des six leaders du FNDC arrêtés samedi dernier à Conakry, ont été inculpés hier, lundi 14 octobre 2019, pour incitation à la révolte. Cette décision du parquet du tribunal de première instance de Dixinn est intervenue après l’audition des opposants au projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé qui a duré plus de 6 heures. Après leur inculpation, Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, et ses proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Bill de Sam et Baïlo Barry, ont été conduits à la maison centrale de Conakry. Et, leur procès pourrait s’ouvrir demain, mercredi, a appris Guineematin.com de leurs avocats.

« Ils ont été inculpés parce que la procédure est prise en flagrant délit. En dépit de toute notre argumentation, le procureur a décidé de les placer sous mandat de dépôt et ils viennent d’être conduits à la prison civile en attente du procès qui pourrait, si tout va bien, s’ouvrir le mercredi prochain. Nos clients ne reconnaissent pas les faits, ils ont été arrêtés dans des conditions irrégulières, déférés dans des conditions irrégulières. Aujourd’hui, voici des gens innocents qui se retrouvent en prison, pour avoir simplement exprimé leur opinion, leur opposition à l’idée d’une nouvelle constitution. Le collectif d’avocats solidement installé pour la cause se prépare pour mettre ce réduire à néant. Parce que ce sont des innocents qui ont été arrêtés et mis en prison », a déclaré maître Salifou Béavogui, membre du collectif d’avocats qui défend les leaders du FNDC, au sortir de leur audition.

Il ajoute que les deux autres : Abdoulaye Oumou Sow et Sékou Koundouno n’ont pas pu rallier le tribunal pour être auditionnés. « M. Abdoulaye Oumou Sow et M. Sékou Koundouno qui ont été arrêtés en même temps que M. Abdourahame Sanoh et les autres, n’ont pas pu rallier le tribunal. Et pour cause, il semblerait qu’ils seraient très éloignés de la ville, qu’ils seraient dans une CMIS qui n’est pas accessible à la ville. Ce qui revient à dire d’ailleurs que nous étions très inquiets hier de leur situation. Mais ce matin, nous avons eu la chance de savoir que nos clients ont été éparpillés à travers les unités. Et, je pense que M. Abdoulaye Oumou Sow et M. Sékou Koundouno seront, à leur tour, déférés demain devant M. le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn et le procès va se tenir le mercredi », a laissé entendre l’avocat.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

Lire

FNDC-Mamou : « nous allons continuer les manifestations tant que… »

15 octobre 2019 à 8 08 53 105310

Un calme précaire règne depuis hier soir dans la ville de Mamou, après la folle journée du lundi. La ville carrefour a été le théâtre de violents accrochages entre les manifestants opposés à un troisième mandat pour le président massivement descendus dans les rues et les forces de l’ordre. Ces affrontements ont fait au moins deux morts : un manifestant et un gendarme, tous les deux tués par balles.

Joint au téléphone dans la soirée du lundi, 14 octobre 2019, par le correspondant de Guineematin.com à Mamou, le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution a salué la mobilisation des citoyens, déplorant ces pertes en vies humaines. Mamadou Aliou Madina Diallo appelle malgré tout, les habitants de Mamou à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Nous nous réjouissons du bilan de cette première journée, même si nous déplorons malheureusement la mort d’un jeune manifestant et d’un gendarme, plusieurs blessés et de nombreuses interpellations. Notre ambition n’est pas de détruire, mais de réclamer un droit. Et tant que nos revendications ne sont pas prises en compte, nous allons continuer les manifestations. Malgré le fait que nos leaders ont été confinés, toutes les préfectures sont sorties massivement. Cette manifestation, elle ne pas politique mais sociale. C’est une façon de dire au Président de la République de ne pas écouter ceux qui veulent frelater la constitution. Nos membres sont aujourd’hui dans des lieux inconnus, privés de leurs droits, de leurs familles et amis.

Nous invitons les membres du front et l’ensemble des Guinéens des quatre régions naturelles et ceux de la diaspora d’accompagner ce mouvement sans détruire, sans casser, sans injures, sans brutalité ni violence. Comme disait l’autre, la force et la violence peuvent quelque chose, mais pas toujours tout. Ces policiers et ces gendarmes, ce sont nos frères, nous sommes ensemble dans les quartiers, nous leur demandons de ne pas nous maltraiter. Ce régime va finir et nous resterons ensemble. Aujourd’hui, des familles sont endeuillées, nous regrettons vraiment cela. Nous lançons un appel à toutes les personnes éprises de paix à se joindre à nous dans cette lutte. A nos religieux de dire au Président de la République de respecter et de faire respecter la constitution pour le bonheur et l’honneur de la Guinée et des Guinéens », a lancé le leader loca du FNDC.

Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

Lire