Elhadj Sekhouna contre un 3ème mandat : le PADES applaudit le Kountigui…

5 octobre 2019 à 19 07 55 105510

Autrefois célébrée avec faste, la fête de l’indépendance guinéenne attire de moins en moins. Sa célébration, le mercredi 02 octobre 2019, n’a pas échappé à ce triste constat où l’ambiance était plus que morose. Les responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) ont fustigé cet état de fait ce samedi, 05 octobre, à l’occasion de leur assemblée générale hebdomadaire, tenue au siège du parti à Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Mohamed Kaba, coordinateur des affaires administratives du PADES, le fait que la fête ne soit pas célébrée à Kindia, conformément au programme initial du gouvernement, renvoi une mauvaise image du pays. « Cette fête, c’est le symbole de notre souveraineté. Malheureusement, vous avez pu le constater, elle n’a pas été célébrée à la hauteur de ce qu’elle représente pour notre nation. Quelque soit les difficultés, nous devons essayer quand même de montrer que ce jour est un jour important pour nous, c’est aussi un jour important pour la nouvelle génération et pour la génération future. Ces enfants qui doivent s’identifier culturellement et historiquement par rapport aux hauts faits de notre pays et je pense qu’il ne faut pas les en priver. La fête n’a pas pu se tenir parce que les dispositions prévues pour l’organisation de la fête, dans le cadre des fêtes à Kindia, les infrastructures n’étant pas prêtes, le gouvernement ne l’a pas officiellement célébré. Ce que nous fustigeons, parce que pour nous, la gouvernance a plusieurs piliers. L’un des piliers importants, c’est la prévoyance. Il faut pourvoir prévoir, pouvoir prendre des dispositions pour qu’on soit vraiment au rendez-vous de l’histoire, qu’on ne soit pas toujours absent », préconise monsieur Kaba.

Mohamed Kaba, coordinateur des affaires administratives du PADES

Pour ce responsable du PADES, « nous Guinéens aurions aimé célébrer cette fête dans la ferveur et dans l’unité. Parce que cela est important. Ce sont des occasions qui permettent aux peuples de manifester leur intérêt commun, leur avenir commun et leur devenir commun, c’est le lieu de réunir toute la famille, toute la nation guinéenne au tour des valeurs de notre République, c’est extrêmement important et cela devrait se faire. Nous souhaitons que ce qui s’est passé cette année ne se reproduise plus », a laissé entendre le président de la séance.

Par ailleurs, Mohamed Kaba a exhorté les autorités à organiser des élections législatives transparentes pour que l’Assemblée nationale retrouve sa légitimité. « C’est important cette question d’élections législatives, parce qu’elles vont nous permettre de tourner une page importante de notre pays. Aujourd’hui, nous avons une Assemblée qui est caduque et une assemblée illégitime, parce que son mandat dévolue par le peuple est échu depuis très longtemps… Donc, il est important que des dispositions soient prises pour que ces élections soient organisées de façon transparente, de façon inclusive, de façon crédible. C’est ce qui va permettre au peuple de Guinée de renforcer sa démocratie et ça va nous permettre d’éviter des troubles dans le pays », soutient-il.

Elhadj Sekhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

En outre, le coordinateur administratif du PADES a salué la sortie médiatique d’Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte, opposé au projet de nouvelle Constitution. « L’intervention du sage, Elhadj Sékhouna… voilà un monsieur qui prend ses responsabilités vis-à-vis de l’histoire, de façon claire et nette, et il l’a dit. Nous adhérons à ce qu’il a dit. Parce que ce qu’il a dit, c’est la vérité. Aujourd’hui, il faut faire attention, nous sommes dans une situation où si nous ne faisons pas attention, nous risquerions ce que nos pays voisins ont connu. Ce monsieur l’a dit, il faut combattre le troisième mandat et nous avons compris qu’en Basse côte, le troisième mandat ne passera pas ».

Enfin, Mohamed Kaba a fait référence à la réunion de Niamey où des chefs d’Etat ont affirmé clairement qu’il faut combattre leurs homologues qui veulent s’accrocher au pouvoir au-delà de leurs mandats légaux. « Vous avez vu la réaction de certains chefs d’Etat, la réaction du président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou. Il a dit ceci : « le plus grand bonheur pour moi, c’est de pouvoir passer le témoin à un président démocratiquement élu.. » Aujourd’hui, en Guinée, nous sommes en train de nous battre contre vents et marées pour que ce principe là soit accepté, pour que notre pays puisse aller dans ce sens. A l’extérieur, nous avons un écho favorable ; et, cela, je pense que ça doit avoir des répercussions », a dit monsieur Kaba.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Elections législatives : l’UFC veut avoir 12 députés…

5 octobre 2019 à 19 07 37 103710

Les défenseurs du contesté projet de nouvelle constitution ne manquent pas d’arguments pour justifier leur engagement dans cette bataille à l’issue indécise. A l’Union des Forces du Changement (UFC), ancien parti d’opposition qui a aujourd’hui rejoint la mouvance présidentielle, on estime que de nombreuses raisons peuvent justifier l’adoption d’une nouvelle constitution. L’annone a été faite ce samedi, 05 octobre 2019, à l’occasion de la reprise des assemblées générales du parti à son siège à Taouyah, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre politique de ce samedi a été dirigée par Aboubacar Sylla, président de l’UFC. S’adressant à ses militants, massivement mobilisés, l’actuel ministre d’Etat chargé des Transports dira que la Guinée a besoin d’une nouvelle constitution pour deux raisons. « La première, la constitution actuelle n’a aucune légitimité. Et, c’est grave qu’un pays soit régit par une constitution qui n’a pas l’onction populaire. Une constitution qui lui a été imposée. Parce que pendant la transition, la Guinée a perdu sa souveraineté sur les questions politiques, électorales, on a décidé donc d’avoir une constitution dans l’objectif de terminer la transition dans la paix et dans la sérénité pour que les militaires rejoignent les casernes. La Guinée est aujourd’hui le seul pays au monde qui est géré par une constitution qui n’a pas reçu l’onction populaire, qui n’a reçu l’onction d’aucune institution légitime et qui lui a été purement et simplement imposée ».

La deuxième raison, ajoute l’ancien porte parole de l’opposition, « c’est que la constitution à l’usage a montré ses limites. Il y a des confusions, des contradictions, des lacunes, des insuffisances. Il y a des questions qui sont systématiquement occultées, qu’il faut remettre à la constitution. Il faut au contraire en sortir des dispositions qui sont plus valables. Tous les derniers titres de la constitution, 8 articles sont consacrés à la présidence de la transition dans laquelle on n’est plus depuis des années. Donc, c’est une constitution qu’il faut absolument changer. Mais, pas changer pour la changer, mais la changer dans le cadre du référendum ».

Aboubacar Sylla, ministre des Transports et président du parti UFC

Pour en arriver là, précise le ministre, seul le président de la République peut pour le moment prendre l’initiative de changer cette constitution. «Le président de la République est aujourd’hui pratiquement le seul dépositaire de légitimité populaire. Puisque notre Assemblée nationale est actuellement une Assemblée de transition jusqu’aux élections législatives. C’est une Assemblée qui a perdu une bonne partie de sa légitimité, à l’expiration de son mandat…Donc, le président de la République est la personne indiquée pour prendre l’initiative de ce référendum » a-t-il laissé entendre.

Après ce référendum, ajoute l’ancien pourfendeur du président Alpha Condé, le chef de l’Etat actuel peut dire qu’il n’est pas candidat. « Le professeur Alpha Condé peut absolument dire qu’il n’est pas candidat après le référendum. Et, même s’il est candidat après le référendum, ça ne veut pas dire qu’il est automatiquement président de la République. C’est le peuple de Guinée qui a le dernier mot ».

Parlant des consultations nationales, Aboubacar Sylla annonce qu’une majorité écrasante des guinéens est favorable au projet de nouvelle Constitution. « Il y a aucun argument valable, politique, juridique ou social qui peut s’opposer au changement de cette constitution de transition qui est totalement délégitimée par son mode d’adoption et par son contenu », a-t-il soutenu.

Kaly Bah, vice-président du parti UFC

De son côté, le vice-président de l’UFC, Kaly Bah, a exhorté les militants à se tenir prêt pour participer massivement aux élections législatives prévue par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) le 28 décembre 2019. « Le parti UFC accepte d’aller aux élections législatives le 28 décembre 2019, comme annoncé par la CENI, organe qui est responsable des élections… Quand il s’agit de l’avenir de la Guinée et du devenir des guinéens, l’UFC sera toujours présente. Donc, soyez prêts parce que l’UFC ira aux élections législatives sous le label de l’UFC. Recensez-vous pour qu’aux élections législatives l’UFC ait un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, soit 12 députés », a-t-il lancé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Kalémodou Yansané de l’UFDG : « il n’y aura pas d’élections en Guinée sans l’UFDG… »

5 octobre 2019 à 18 06 43 104310

La date proposée par la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) pour la tenue des élections législatives en Guinée ne fait pas l’unanimité dans la classe politique. L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ne manque pas l’occasion de dénoncer le choix « unilatérale » de cette date. Le principal parti de l’opposition guinéenne doute de la tenue d’élections régulières à la date du 28 décembre prochain et met en garde le parti au pouvoir. L’annonce a été faite dans la journée de ce samedi, 05 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti à son siège, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Honorable Kalémodou Yansané, vice-président de l’UFDG

La réunion politique de ce samedi a été dirigée par Kalémodou Yansané, un des vice-présidents de l’UFDG. Selon lui, le président de la République ne devrait pas faire la sourde oreille dans sa quête d’un 3ème mandat à la tête de la Guinée, surtout qu’un vent nouveau est en train de souffler en Afrique de l’Ouest. « Les présidents et anciens présidents Africains se sont réunis avant hier à Niamey, autour du président du Niger. Ils ont recommandé fortement que les mandats à vie cessent en Afrique. Les États-Unis, c’est la plus grande puissance au monde ; mais, même là-bas, c’est deux mandats. Ici, notre Mandela, comme il avait promis, a déjà fait 9 ans ; mais, il ne veut pas quitter. Tout le monde lui a dit d’arrêter, il refuse, parce qu’il veut le nambara (des problèmes) et il l’aura. Alpha Condé finira par dire ce qu’il veut à la Guinée. 40 ans de lutte, c’était pourquoi ? Il a eu tout ce qu’il voulait, qu’est-ce qu’il cherche maintenant? »

S’agissant des élections législatives programmées par la CENI pour le 28 décembre prochain, Kalémodou Yansané prévient que le vote n’aura pas lieu à la date indiquée. « Si le RPG pense qu’il y aura élection sans l’UFDG, il se trompe fortement. Il n’y aura pas d’élections en Guinée sans l’UFDG. On finira par aller au vote ; mais, pas le 28 décembre, parce que sur le programme que la CENI a proposé, on dit que la révision devait commencer aujourd’hui, le 5 octobre. Mais, les kits sont stockés dans les magasins. Le logiciel qui doit être dans les appareils ne sont toujours pas installés. Ils veulent parler d’élections. On se moque de qui ? »

Pour faire face à tous ces problèmes, Kalémodou Yansané demande aux militants de l’UFDG d’être prêts à répondre au mot d’ordre du Front National pour la Défense de la Constitution. « Il faut dire à Alpha Condé, ce qu’on a subi, c’est trop. On nous a volés en 2010, on a accepté ; en 2015, on a accepté. Mais, en 2019-2020, nous n’allons pas accepter. Le président nous a invités à l’affrontement ; mais, nous ne voulons pas d’affrontement. Mais, il faut que vous soyez prêts à répondre au mot d’ordre du FNDC », a t- il indiqué.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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L’UFR contre les promoteurs de la nouvelle constitution : « il faut régler leurs comptes… »

5 octobre 2019 à 18 06 27 102710

Le combat à mener contre le très contesté projet de nouvelle constitution, voulu par les tenants du pouvoir, continue d’alimenter les débats à travers la Guinée. A l’Union des Forces Républicaines (UFR), fer de lance de la lutte contre le 3ème mandat, les discours deviennent de plus en plus caustiques. A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 05 octobre 2019, le parti républicain n’a pas dérogé à cette règle, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En ordre de bataille contre le projet de nouvelle Constitution qui vise à donner une présidence à vie à Alpha Condé, les responsables de l’UFR appellent à un sursaut pour empêcher son aboutissement. Très remonté contre les promoteurs de ce projet, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, n’y est pas allé d’une main morte contre « les délinquants » qui veulent prendre la Guinée en otage. « Il faut qu’on se lève, arrêtons de pleurnicher. Il faut qu’on s’organise et qu’on les empêche. Et dès maintenant, ça doit commencer. Ceux qui sont des indicateurs-là, il faut régler leurs comptes. On ne peut plus attendre, les jeunes de l’UFR, levez-vous, arrêtez de dormir, arrêtez de bavarder. Défendons nous, c’est de notre survie qu’il s’agit », a lancé Saïkou Yaya Barry.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

S’adressant aux jeunes et aux femmes de l’UFR, l’honorable Saïkou Yaya Barry a tout d’abord rappelé que le soldat qui meurt à la guerre, c’est celui qui a peur. C’est pourquoi, le secrétaire exécutif de l’UFR a invité les militants à faire preuve de courage jusqu’à la victoire finale. « Vous les jeunes et les femmes, le moment venu, et c’est très bientôt, quand on se lève, que quelqu’un n’ait peur de quelque chose pour avancer. Je sais aujourd’hui qu’on est suffisamment engagés, qu’on est prêts. La jeunesse est prête, les femmes sont organisées. Je jure que nous allons remporter la victoire. Je jure que nous allons gagner », rassure-t-il.

En outre, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que la Haute Guinée est la région la plus démunie de la gouvernance Alpha Condé contrairement à ce que les gens font croire. « J’ai fait l’ensemble des régions, j’ai vu ce qui se passe en Haute Guinée. La pauvreté est partout, il n’y a pas de routes. Kouroussa-Dabola, c’est 146 kilomètres, mais il faut 5 heures du temps. On a taxé la Haute Guinée de soutenir un chef qui est devenu président, mais aujourd’hui, ils sont les plus malheureux par la gouvernance d’Alpha Condé », estime-t-il.

Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la cellule de communication de l’UFR

Abondant dans le même sens, Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la cellule de communication de l’UFR, a tiré dans tous les sens. « Nous sommes avec un président méchant, nous sommes avec un président qui n’aime pas son peuple, nous sommes avec un président qui n’aime pas la population guinéenne, nous sommes avec un chef d’Etat qui se réjouit de la misère, de la pauvreté du peuple. Pendant neuf ans, on nous a maintenus dans cette misère, les conditions de vie des guinéens se sont dégradées. Pendant neuf ans, nous n’avons pas eu accès à de bonnes routes, nous n’avons pas eu accès à une très bonne éducation, nous n’avons pas eu un service sanitaire adéquat. Pendant neuf ans, nous n’avons rien eu. Aujourd’hui encore, Alpha Condé nous demande de lui donner un troisième mandat. Est-ce quelqu’un qui a pitié de son peuple peut demander à ce que cette misère se perpétue ? »

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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An 61 de l’indépendance : la plateforme Voix du Peuple plante 61 arbres à Démoudoula

5 octobre 2019 à 18 06 08 100810

La célébration de l’indépendance de la Guinée se poursuit à Conakry. C’est dans ce cadre que la plateforme Voix du Peuple (VDP), composée de 14 structures associatives, a planté soixante un (61) arbres aux abords de la rivière Démoudoula, au secteur 7 du quartier Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. Ce reboisement de 61 plants eu lieu ce samedi, 05 Octobre 2019, et symbolise le 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sous le slogan « un citoyen, un arbre » que cette cérémonie s’est déroulée à Démoudoula, en présence des autorités communales.

Pour le président de l’ONG ACOREC (Agir Contre le Réchauffement Climatique), membre de la plateforme organisatrice de l’activité, ce reboisement est une autre manière de fêter les 61 ans de l’indépendance de la Guinée.

Saikou Amadou Tidiane Diallo, président de l’ACOREC Guinée

« Aujourd’hui, cette activité de reboisement est une manière pour nous de magnifier l’indépendance de notre pays la Guinée et de la fêter. Elle vise à planter 61 arbres au niveau de la Forêt de Démoudoula à l’occasion des 61 ans d’indépendance de la Guinée. Pourquoi on choisi cette forêt ? C’est parce que cette rivière et cette forêt sont des biens qui tendent à disparaître sous l’effet de l’homme. La construction est tellement anarchique que la rivière tend à disparaître. La forêt aussi, elle est détruite. Nous avons dit alors pourquoi ne pas venir ici planter des arbres à cette occasion, parce que c’est l’arbre qui encourage la pluviométrie. Et une fois que la pluviométrie sera affluente, la rivière ainsi que la forêt seront restaurées. Nous avons fait ça avec la Voix Du Peuple pour que les jeunes puissent être conscients du danger du réchauffement climatique qui guette la Guinée, le monde entier et que les jeunes soient sensibilisés par rapport à cela afin que le reboisement soit un credo en Guinée et que le réchauffement climatique soit banni », a dit Saïkou Amadou Tidjane Diallo.

Fodé Karamo Kaba, coordinateur national de la Voix Du Peuple

De son côté le coordinateur national de la Voix Du Peuple, Fodé Karamo Kaba, a que la « Guinée est une partie du monde qui subit les effets du réchauffement climatique. Nous ne sommes pas des pollueurs mais nous nous asseyons et nous nous disons que la solution viendra d’ailleurs. Nous serons donc des éternels victimes. Il y a moins de 5 ans, Conakry était moins chaud que maintenant. D’année en année, ça va en se réchauffant. Je crois qu’avec ce genre d’actions, de façon symbolique, si chaque citoyen contribue en plantant un arbre, je crois que nous aurons 11 à 12 millions d’arbres plantés par an. Et, d’année en année, la Guinée redeviendra ce qu’elle était par le passé avec une abondante pluviométrie, un climat doux et tous les avantages liés à l’agriculture et l’élevage. Nous devons ensemble contribuer à lutter contre le réchauffement climatique et la déforestation en faisant de ce reboisement une action citoyenne continuelle et quotidienne ».

En outre, le coordinateur national de la Voix du Peuple a exprimé ses regrets en célébrant cette 61ème année d’indépendance de la Guinée. « Ce que nous regrettons aujourd’hui, c’est que 61 ans après, la Guinée n’est pas là où on aurait pensé qu’elle soit. La Guinée regorge d’énormes ressources minières, minéralières et énergétiques. Notre pays devait vraiment être à l’avant-garde de beaucoup de choses. Mais le manque de sérieux, la corruption, le manque d’éducation de qualité constituent entre-autres des choses que nous regrettons aujourd’hui en célébrant la fête de notre indépendance. Nous sommes fiers de célébrer le Non de la Guinée, mais quand on voit la position qu’on occupe aujourd’hui dans la sous-région, on se dit qu’avec un peu de sérieux, en 5 ans, on peut occuper la place qu’on doit occuper. Nous aussi nous voulons profiter des fêtes d’indépendance pour faire passer ce message à nos dirigeants, dire que nous avons besoin de plus de santé, de l’éducation de qualité, de l’énergie et d’un environnement favorable à la création d’emploi et d’entreprises et que la Guinée occupe vraiment la place qu’elle mérite en Afrique ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224919225 / 666919225

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Kindia : la journée mondiale des enseignants célébrée dans la sérénité

5 octobre 2019 à 16 04 57 105710

La journée mondiale des enseignants a été célébrée dans la sérénité à Kindia dans la journée de ce samedi, 05 octobre 2019. Placée sous le thème « la jeunesse, l’avenir et la profession », la fête a commencé par une réunion à laquelle une centaine d’enseignants ont pris part, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La journée mondiale des enseignants est célébrée le 05 octobre de chaque année depuis 1994 à travers le monde. Elle commémore l’anniversaire de la signature en 1966 de la Recommandation UNESCO/OIT concernant la condition du personnel enseignant.

Cette 25ème journée mondiale des enseignants a été célébrée à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Kindia. A cette occasion, le secrétaire général adjoint du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), version Aboubacar Soumah, a demandé au gouvernement de faire un effort pour améliorer les conditions de vie des enseignants.

Oumar Tounkara SG A du SLECG

Selon Oumar Tounkara, « l’année scolaire 2018-2019 l’éducation guinéenne a connue des crises. Donc, c’est le moment de prier et prendre nos préoccupations en compte. Comme le ministère est représenté ici par le conseiller chargé des questions pédagogiques, nous faisons donc appel à votre générosité pour que nos conditions soient améliorées, par ce que tant vaut l’école, tant vaut la nation. Vous savez, quelque soit la pauvreté de la maman, l’enfant demande toujours à sa mère, il faut me couvrir. Donc nous, nous sommes des employés, faites tout possible pour améliorer nos conditions de vie afin qu’il y ait une année scolaire apaisée », a-t-il lancé.

Sény Sylla, conseiller chargé des questions pédagogiques

De son côté, Sény Sylla, conseiller chargé des questions pédagogiques au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), a répondu à cette doléance en ces termes : « j’ai été très clair. Un carnet de doléances, on le porte à qui de droit. Donc, arrivé à Conakry, je vais remonter l’information », a-t-il promis.

Interrogée par notre, Zénab Sow, la porte-parole de l’inter syndicale de l’éducation FSPE/SLECG de Kindia, est revenue sur le bien-fondé de cette journée. « Cette journée nous offre l’occasion de louer et de magnifier les gros efforts consentis par les enseignantes et enseignants/apprentissage en dépit de leur conditions de vie et de travail précaires. Alors, nous souhaitons vivement le respect des libertés syndicales reconnues par les conventions internationales ratifiées par la République de Guinée ».

En marge de cette célébration, Batho Condé, professeur de Biologie à Moussaya, dans la préfecture de Forécariah, a eu le prix du meilleur enseignant BEPC de l’année, sur le plan régional. Absent des lieux, c’est le DPE de Forécariah qui a reçu les 3 millions de FG et un ordinateur portable de marque HP à son nom.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Le RPG sur le fichier électoral : « ce fichier est le meilleur dans la sous-région, n’en déplaise… »

5 octobre 2019 à 16 04 27 102710

Le démarrage des travaux de révision du fichier électoral et la fin des consultations nationales entre le Premier ministre et les fores sociopolitiques de la Guinée ont été les deux points abordés ce samedi 5 octobre 2019, à l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel. Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi, a laissé entendre que les guinéens dans leur majorité sont favorables à la mise en place d’une nouvelle Constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi

Selon le ministre Komara, les consultations nationales lancées par le Premier ministre à la demande du président de la République, ont été une réussite. « Cette consultation nationale a été un grand succès, car l’écrasante majorité des guinéens est d’accord pour mettre en place une nouvelle constitution. Une frange aussi est d’accord, mais attend de voir la mouture. Et, une dernière frange, très minoritaire, a carrément boudé la consultation. C’est anti-démocratique de leur part. Mais, c’est aussi la loi de la démocratie, il faut qu’il y ait des pour et des contres. Ça fait partie du jeu démocratique. Nous souhaitons et vivement d’ailleurs qu’ils reviennent très rapidement à la raison, à de meilleures sentiments pour qu’ensemble, nous puissions nous donner la main pour construire notre Guinée, car la Guinée n’appartient à personne, la Guinée appartient à tous les Guinéens. Mais, pour bien concrétiser tout ce qui a été dit autour des consultations, nous devons passer naturellement devant le peuple qui est le référentiel suprême. Donc, préparer vous pour les différentes consultations à venir », a-t-il lancé.

Par ailleurs, Lansana Komara a fait savoir que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) a lancé la révision des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national. C’est pourquoi, il a invité les militants et sympathisants du parti à aller se faire recenser. « Chers militants, à partir d’aujourd’hui, tous les jours, mobilisez-vous vers les CAERLE (Commission Administrative d’Etablissement des Listes Electorales) pour vous enrôler afin que vous soyez dans le fichier. Personne ne doit être en retard. D’ici la fin de ce mois, la révision va prendre fin, vous devez faire le porte-à-porte dans les quartiers, dans les secteurs, pour mobiliser vos voisins, pour mobiliser tous les sympathisants afin que chacun aille vérifier d’abord sa présence dans le fichier et ceux qui ne sont pas inscrits, qu’ils se fassent inscrire pour que l’électorat encore une fois augmente. C’est seulement à ce prix que notre OUI sera concrétisé. Ce fichier est le meilleur fichier dans la sous-région, n’en déplaise aux détracteurs. Ne suivez pas nos détracteurs de l’opposition. A chaque élection, ils commencent à dénigrer tantôt le fichier, tantôt le processus électoral. Ça, on les comprend. C’est leur nature. Ils le font pour montrer à la communauté internationale et à leurs militants, pour que le jour qu’on va proclamer les résultats, juste pour dire voilà pourquoi nous avons été battus. Mais, ne vous laissez pas entrainer. Ils sont aussi en train de se mobiliser dans les CAERLE… ».

Ibrahima Kalil Keïta, préfet de Faranah

De son côté, Ibrahima Kalil Keïta, préfet de Faranah, alternant le français et le Maninka, a dit son mécontentement face au refus de certains leaders de l’opposition d’aller aux élections législatives à la date indiquée par la CENI. Selon lui, le mandat des députés étant arrivé à terme, il n’y a aucune raison qu’on ne puisse pas aller aux élections législatives. « L’institution en charge des élections a dit qu’elle est prête à organiser les élections législatives. Alors, pourquoi rejetez-vous la date ? Le délai des députés est dépassé, les organisateurs sont prêts et toi, tu ne veux pas, qu’est-ce que tu veux ? Mais, ce qu’ils souhaitent, c’est qu’ils ne veulent pas que le président travaille. Ils veulent nous distraire tout le temps sur des futilités et après, ils viendront crier sur tous les toits qu’Alpha Condé n’a rien fait pour le pays. C’est tout ce qu’ils veulent. Ayons pitié de ce peuple. Acceptons de rentrer ensemble et de sortir ensemble afin que le pays puisse se développer davantage », a-t-il exhorté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Arrestation d’individus munis de gris-gris à N’Zérékoré : le patriarche appelle au calme

5 octobre 2019 à 16 04 06 100610
Le patriarche de N’zérékoré, Molou Holomo Haly Zogbélémou

Un groupe de huit individus a été mis aux arrêts il y a quelques jours à N’zérékoré, accusé de s’être livré à de la magie noire dans un domaine appartenant à un responsable local du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La nouvelle s’est propagée dans la ville comme une traînée de poudre et a suscité commentaires et interrogations. Pour parer à toute éventualité, le doyen des sages de la région, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou, a appelé au calme et à la retenue, en attendant que la justice fasse son travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des individus qui seraient venus de la Haute Guinée ont été mis aux arrêts dans un domaine appartenant au coordinateur régional du FNDC, Job Lucas KPOGHOMOU, au quartier Nienh Kpama 2, en train de se livrer à des pratiques assimilées à de la magie noire. Pour calmer les esprits, le patriarche Molou Holomo Hazaly Zogbélémou a organisé une importance réunion dans la soirée d’hier Vendredi, 04 octobre 2019.

Selon le patriarche, « nous avons organisé cette rencontre eu égard aux informations que nous avons reçues, en ce qui concerne les gens qui ont été interpellés dans la forêt par des citoyens de Nienh. Selon les informations, il y a eu des gens qui sont partis dans le champ d’un citoyen pour faire des rituels. Ils étaient au nombre de dix (10), ils ont été interpellés par la jeunesse et conduit au niveau du maire, du maire à la gendarmerie, et de la gendarmerie à la justice. De nos jours, il y a 8 qui sont retenus. Les deux ont été laissés parce que selon la justice, c’étaient des transporteurs, des motards. Les huit qui sont retenus par la justice vont faire face à la loi ».

Pour calmer les ardeurs des uns et des autres, le patriarche a appelé au calme. « Nous appelons jeunesse au calme, nous appelons la population de N’Zérékoré à se ressaisir parce que le problème est déjà à la justice. Quant à moi, le patriarche de N’Zérékoré, je lance un appel à tous les sages de la région d’être avec moi le mercredi, 09 octobre 2019, pour que nous puissions analyser ensemble ce problème, voir les tenants et aboutissants, pour que nous puissions donner de bonnes informations à la population ».

Pour rappel, c’est dans la nuit du mercredi, 25 septembre 2019, que ce groupe de personnes qui serait venu de la Haute Guinée a été mis aux arrêts. Ils avaient par devers eux 2 boucs noirs, 2 coqs noirs, 5 téléphones, 4 motos, un sac de 50 kg rempli de fétiches et des armes. Ils ont été maitrisés aux environs de minuit en train de faire un rituel dans la forêt de Job Lucas KPOGHOMOU, coordinateur régional du FNDC, au quartier Nienh Kpama II dans la commune urbaine de N’Zérékoré.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Intoxication alimentaire à Dinguiraye : décès de 4 membres d’une même famille

5 octobre 2019 à 15 03 46 104610

Quatre (4) personnes, dont deux (2) enfants, ont perdu la vie du vendredi 05 au samedi 06 octobre 2019, suite à une intoxication alimentaire à Dinguiraye. Le drame s’est produit au district de Sébékoro, situé à sept (7) kilomètres de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Abdoul Karim Diallo, le père de famille, c’est suite à un repas collectif que ses enfants ont été les premiers à se plaindre de maux ventre le jeudi 03 octobre, suivis de vomissements puis de leur décès le lendemain. « Le jeudi dernier, aux environs de 14h, ma deuxième femme du nom d’Aminata Barry, a cueilli des feuilles de patate aux alentours de notre concession à Koumbia Sébékoro. Après avoir cuisiné, nous avons mangé. Nous étions au nombre de six: ma femme Aminata, ma jeune sœur Aissatou et son garçon, Mamadou Saliou, mes enfants Saïkou Yaya, Hady et moi. Quelques heures après le repas collectif, mon garçon Sékou Yaya, âgé de 3 ans, et Mamadou Saliou Barry, le fils de ma sœur, âgé d’un an et demi, ont commencé à vomir. Nous les avons envoyés à l’hôpital. Ils ont rendu l’âme le lendemain. Ensuite, ma femme et ma sœur aussi ont commencé à vomir. Elles ont aussi rendu l’âme ce samedi. Actuellement, c’est mon garçon Hady et moi qui sommes en vie. Je n’ai pas de douleurs, mais j’ai des vertiges et je vomis », a-t-il raconté, visiblement éprouvé par cette mésaventure.

Pour le moment, les causes du drame restent inconnues. Selon le médecin traitant, la cause du drame n’a pas pu être déterminée, « mais une autopsie des corps est prévue et un examen du reste du repas », a-t-il précisé.

Nous y reviendrons.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Siguiri : les Journées Nationales de la Jeunesse perturbées par des jeunes en colère

5 octobre 2019 à 15 03 36 103610

La deuxième journée des activités organisées dans le cadre des Journées Nationales de la Jeunesse a été perturbée dans la ville de Siguiri. Des jeunes en colère ont empêché la tenue d’une conférence initiée dans ce cadre, ce samedi 5 octobre 2019. Ils exigent que toute la lumière soit faite sur le budget du projet avant la suite des activités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les Journées Nationales de la Jeunesse doivent se tenir à Siguiri du vendredi 04 au dimanche 06 octobre 2019. Mais, les choses commencent à tourner au vinaigre dans la cité avec une opacité présumée dans la gestion des fonds alloués à l’événement.

La journée de ce samedi a connu des perturbations. Des jeunes en colère contre les organisateurs dénoncent des dysfonctionnements dans l’organisation de ce forum. C’est ce que soutient Laye Diawara, porte-parole des jeunes. « Nous constatons un dysfonctionnement dans l’organisation. D’abord, quelques jours avant le forum, nous avons mis des commissions sur place qui étaient coordonnées par le préfet. Il y a eu un retard dans le financement. On m’avait dit que c’est le ministre des mines, Abdoulaye Magassouba, qui devait venir avec l’argent. Personnellement, j’ai appelé le ministre au téléphone, il m’a répondu qu’il vient comme guinéen et natif de Siguiri, et non comme organisateur et que c’est une affaire du ministère de la jeunesse », a expliqué Laye Diawara.

En outre, le porte-parole de la jeunesse dénonce le flou artistique entretenu autour du montant alloué à cette fête. « D’après ce que j’ai appris, on a donné 80 millions de FG aux huit secrétaires généraux du RPG Arc-en-ciel, une autre somme à la commission d’assainissement, etc. Mais la somme venue pour le forum n’a jamais été déclarée officiellement ».

Devant cet état de fait, les jeunes disent que lumière sera faite sur les fonds alloués avant la suite des événements. « Aujourd’hui, ils sont venus dissoudre toutes les commissions. C’est seulement la commission d’accueil, la commission mobilisation et la commission d’organisation qui sont restées. Donc, nous nous disons que tant que l’affaire de budget ne sera pas claire, il n’y aura pas de conférence. Nous avons dit aux jeunes de sortir de la salle. Mais regardez, c’est maintenant qu’on repeint la salle qui doit recevoir les gens » se désole Laye Diawara.

Pour le moment, tous les cadres venus pour la conférence sont au bureau du préfet pour une réunion de crise tandis que les jeunes campent dehors. Ils exigent que toute la lumière soit faite avant la suite des activités.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : des communicants de l’UFR et l’UFDG à l’école de la communication politique

5 octobre 2019 à 13 01 13 101310

Dans sa dynamique de promotion et de vulgarisation des valeurs et principes libéraux, la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté a initié un atelier de formation en communication et marketing politique en faveur des jeunes communicants de l’UFDG et de l’UFR, les principaux partis politiques d’opposition en Guinée. Cette initiative s’est ouverte ce samedi, 05 octobre 2019, et vise à répondre aux besoins de renforcement des capacités des membres des instances des partis politiques affiliés au réseau libéral africain dans le domaine de la communication, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Durant deux jours, les participants auront l’occasion de se familiariser avec les outils classiques et digitaux de la communication afin de mieux défendre les idéaux de leurs partis politiques, dans les règles de l’art.

Jo Holden, Directeur de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté Afrique de l’Ouest

Le Directeur de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté Afrique de l’Ouest, Jo Holden, est revenu plus en détails sur les objectifs d’une telle initiative. « La fondation Friedrich Naumann veut créer un nouveau cadre d’échanges, de protection intellectuelle et de renforcement des capacités des cadres politiques sur de nouvelles perspectives dans le domaine de la communication et du marketing politique afin de mieux les utiliser. Dans le monde d’aujourd’hui, la communication est devenue un outil déterminant dans la conduite de l’exercice du pouvoir. Il n’est pas exagéré de dire, parler c’est prendre le pouvoir. Il est donc évident que la communication influence les orientations politiques et de prise de décision. D’où l’intérêt d’un tel projet », a t- il expliqué.

Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines

Au nom des bénéficiaires, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, a remercié les initiateurs du projet. « Je voudrais remercier très sincèrement la fondation Naumann qui a eu l’initiative d’organiser cette rencontre. Cet atelier permettra sans doute de renforcer les capacités de nos structures politiques afin de mieux maîtriser les techniques de communication et de cerner les enjeux liés à la communication et au marketing politique. La communication politique devient à la fois un moyen de convaincre les électeurs et d’éveil des consciences », a-t-il laissé entendre.

En outre, l’ancien Premier ministre a fait savoir que cette initiative aurait dû également concerner les autres communicants des autres formations politiques pour le bien de la Guinée. « J ‘aurais bien souhaité que cet atelier s’adresse à tous les communicants pour que nous ne soyons pas, nous les libéraux, les seuls à prôner ces idéaux qui nous sont chers, dont personne ne peut se passer aujourd’hui, mais aussi à ceux qui croient encore en des jours meilleurs dans une théorie qui a complètement perdu son sens, puissent aussi écouter dans ce qui se dit dans cet atelier, afin d’être beaucoup plus proche des objectifs que nous avons d’une Guinée prospère et unie », a indiqué Sidya Touré.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Conakry : une centaine de praticiens du Droit à l’école de la Cour de Justice de la CEDEAO

5 octobre 2019 à 12 12 55 105510

L’atelier d’information et d’échange des acteurs juridiques et judiciaires de deux jours portant sur procédure et la jurisprudence de la Cour de Justice de la CEDEAO a pris fin hier vendredi, 04 octobre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Une initiative du ministère Guinéen de la Justice en collaboration avec cette juridiction oust-africaine, destinée aux praticiens du droit dans notre pays (professeurs d’universités, magistrats, avocats…), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr Ousmane Diallo, directeur de la recherche et de la documentation de la Cour de justice de la CEDEAO

Dans son intervention, Dr Ousmane Diallo, directeur de la recherche et de la documentation de la Cour de justice de la CEDEAO, a dit que cet atelier a été organisé en faveur d’une centaine d’acteurs de la famille judiciaire guinéenne. Et, au cours de ces deux jours de travaux, plusieurs thèmes ont été débattus : « la compétence de la Cour de Justice, la pratique et la procédure de la Cour de Justice, les différents arrêts rendus par la Cour de Justice et qui constituent sa jurisprudence et enfin les défis et les perspectives d’évolution de la cour. Il était vital pour la Cour de justice de la CEDEAO de venir en Guinée comme elle essaie de la faire aussi souvent que possible à travers les 15 Etats membres de la CEDEAO puisque c’est de cette seule façon qu’elle peut établir un dialogue avec les juridictions nationales. Puisque la Cour de Justice de la CEDEAO et les juridictions nationales sont dans un partenariat pour que la Communauté des Etats membres de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) soit dans un espace de droit, un espace de démocratie et un espace où il règne tous les principes de l’Etat de droit ».

Hon. Juge Januària Tavares Silva Moreira Costa, représentant le président de la Cour de Justice de la CEDEAO

De son côté, honorable Juge Januària Tavares Silva Moreira Costa, représentant le président de la Cour de Justice de la CEDEAO à cet atelier, a dit sa joie sur le bon déroulement des travaux de Conakry. Selon elle, l’objectif de l’atelier a été atteint. « Notre objectif a été atteint. Après la présentation du thème et les débats qui s’en sont suivis, nous pouvons dire que les participants ont pu dissiper leur doute et ont pu comprendre le fonctionnement de la Cour de Justice de la CEDEAO. Nous pouvons aussi dire que nous avons atteint notre objectif car nous avions l’intention de nous rapprocher de la Guinée, des juristes et de d’autres personnes qui sont liées à la justice communautaire. Un autre avantage que nous avons eu de cet atelier, c’est le réveil que nous aurons chez les magistrats nationaux, qui auront la possibilité désormais d’appliquer la législation communautaire ».

Alpha Sény Camara, magistrat et conseiller technique du ministre de la Justice

Pour sa part, Alpha Sény Camara, magistrat et conseiller technique du ministre de la Justice, a remercié l’ensemble des participants et la Cour de Justice de la CEDEAO pour cette initiative. Monsieur Camara a dit sa joie de savoir que « les participants ont aujourd’hui compris comment la Cour de justice de la CEDEAO fonctionne, en ce qui concerne la saisine, le traitement des procédures, jusqu’au règlement définitif, c’est-à-dire la décision. L’intérêt de cet atelier est qu’on a fini par comprendre comment on saisi la Cour, qui a qualité de saisir cette Cour, quelles sont les complications qu’il y a à l’occasion des décisions que cette Cour entreprend de temps en temps. Vous comprenez que l’intérêt est grand parce qu’en fait, ce n’est pas les personnes physiques qui sont traînées devant la Cour de Justice de la CEDEAO, c’est plutôt les Etats, parce que la Cour de Justice de la CEDEAO, c’est les Etats qui sont à la base de sa création et c’est justement les Etats qui sont les justiciables. Vous voyez donc comment c’est intéressant, comment un Etat peut être condamné lorsqu’il est traduit devant la Cour de justice de la CEDEAO ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Télimélé : 162 enseignants renforcent leurs capacités en méthodologie d’enseignement

5 octobre 2019 à 12 12 38 103810
Hadja Mariama Ecole Diallo, DPE Télimélé

Dans le cadre de la qualification de l’enseignement-apprentissage, une centaine d’enseignants de l’élémentaire évoluant dans la préfecture de Télimélé vient de bénéficier d’une session de renforcement des capacités. Pendant deux semaines, ils ont été outillés en Méthodologie d’enseignement, Technique sur l’évaluation des apprentissages scolaires, entre-autres. La formation, initiée par le Ministère de l’Education Nationale avec l’appui de la GIZ, a pris fin hier vendredi, 04 octobre 2019, en présence des autorités éducatives régionales et préfectorales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est au total cent soixante deux (162) enseignants de l’élémentaire, issus des différentes collectivités locales de Télimélé, qui ont pris part à cette session de formation. Elle a tourné autour de deux matières fondamentales, à savoir le Français (Lecture) et les Maths (Calcul).

Dans son intervention, Barry Mamadou Saliou, un des formateurs et cadre de la Direction Préfectorale de l’Education de Télimélé, s’est réjoui de cette initiative avant d’inviter les bénéficiaires à une large restitution des connaissances acquises pendant la formation.

Barry Mamadou Saliou, cadre de la DPE de Télimélé

« Nous sommes très heureux de cette formation qui est venue à point nommé pour la qualification du système éducatif de notre pays. Tout au long de cette formation, nous avons rencontré des enseignants qui ont envie d’apprendre, des enseignants qui ont soif de savoir. Ils ont observé la discipline la plus absolue et ont participé activement aux séances d’activités. Nous vous invitons chers enseignants à démultiplier vos différents acquis à vos camarades qui n’ont pas eu la chance d’assister à cette formation ».

Même sentiment de satisfaction chez la directrice préfectorale de l’éducation de Télimélé, Hadja Mariama Ecole Diallo. « J’éprouve une grande satisfaction suite à la tenue de cette présente formation des enseignants combien de fois importante pour l’amélioration de l’enseignement-apprentissage. Les enseignants ont été approchés aux activités de formation durant toute la session et ont exprimé le sentiment d’avoir tiré le maximum d’intérêt. Toute chose qui contribuera à l’amélioration de leur pratique de classe. Ils ont exprimé le souhait de voir se multiplier pareille formation ».

Mouctar Camara, représentant de l’Inspection Régionale de l’Education de Kindia

Pour sa part, Mouctar Camara, représentant de l’Inspection Régionale de l’Education de Kindia à cette cérémonie, est revenu sur les objectifs qui ont conduit à initier une telle formation. « Aujourd’hui, la plupart des enseignants engagés éprouvent d’énormes difficultés en termes de méthodes d’enseignement, de techniques sur l’évaluation des apprentissages scolaires et de perceptions du métier d’enseignant. Ces difficultés d’ordre pédagogique et professionnel sont préjudiciables au rendement scolaire des élèves qui terminent le cycle primaire avec des insuffisances notoires en lecture, en écriture et en calcul. C’est pour remédier à cet état de fait que la présente formation a été initiée par le département », a-t-il fait savoir.

Quant à la représentante des bénéficiaires, elle a laissé entendre que cette séance a permis de consolider les acquis et d’apporter des connaissances nouvelles leur permettant d’exercer la profession avec plus d’efficacité. « Ces deux semaines d’intenses activités nous permettront d’agir sur le terrain convenablement. Nous restons reconnaissants aux initiateurs, aux encadreurs et aux partenaires qui œuvrent pour la promotion de l’excellence dans le domaine éducatif », a lancé madame Soumaré.

Mamadou Aliou Cherif, représentant de la FEGUIPAE

De son côté, Mamadou Aliou Cherif, représentant de la FEGUIPAE (Fédération Guinéenne des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole) a remercié le gouvernement, les partenaires, la DPE et tous ceux qui se sont impliqués dans la planification et l’exécution de ces travaux. Selon monsieur Chérif, « c’est nous les parents d’élèves et les enfants qui sommes les bénéficiaires, puisque les enfants constituent l’avenir de la nation ».

Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com
Tél : 622525250

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Rentrée scolaire difficile au centre Sogué : « notre bus est en panne »

5 octobre 2019 à 7 07 55 105510

A l’image des autres du pays, le centre Sogué a ouvert ses portes le mercredi dernier, 03 octobre 2019, au compte de l’année scolaire 2019-2020. Mais, cette rentrée intervient dans un contexte un peu difficile dans cette école qui forme des enfants aveugles et malvoyant, située à la cité de solidarité de Taouyah, dans la commune de Ratoma. Cela, en raison de la panne du bus qui transporte ses élèves, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour la première journée de cette nouvelle année scolaire, tous les encadreurs et enseignants du centre Sogué ont répondu présent à l’école. Mais, chez les élèves, seulement une dizaine a répondu à l’appel, explique Delphine Sénia Zoumanigui, la directrice de l’établissement.

Delphine Sénia Zoumanigui, directrice du centre Sogué

« Les enseignants étaient tous là, ils sont venus prêts avec les cahiers préparés et tout. Normalement, on devait commencer les cours dès ce premier jour, mais comme le nombre d’élèves présents était trop petit par rapport à celui des absents, nous avons jugé nécessaire de commencer les cours le lundi, 07 octobre 2019 », a-t-elle indiqué.

Aujourd’hui, ce qui préoccupe le plus la direction du centre Sogué, c’est la panne de son seul bus qui transporte ses élèves à l’école et les ramènent chez eux après les cours. Des élèves aveugles et malvoyant qui se déplacent très difficilement. « Actuellement, nous n’allons pas nous plaindre par rapport aux matériels, notamment le braille. Nous en avons suffisamment eu l’année dernière. Mais, en ce qui ce qui concerne le ramassage des élèves dans leurs domiciles, nous avons notre bus qui est actuellement en panne, il est au garage. Nous avons fait appel aux parents d’élèves et nous les avons sensibilisés afin qu’ils puissent envoyer leurs enfants à l’école comme c’est le début en attendant que le bus soit réparé et remis en circulation.

Mais à cause de ça, on ne peut pas laisser les enfants, ils risquent de perdre puisque le plus difficile c’est le début de l’année. Mais, si l’enfant n’arrive pas à maîtriser au début de l’année, ce n’est pas en fin d’année qu’il va rattraper ce qu’il a perdu. Le programme est échelonné par semaine, et si vous perdez 2 ou 3 semaines, ce n’est pas au cours des autres semaines là que vous pourrez vous rattraper. Vous risquez dans ce cas de ne pas terminer le programme d’ici à la fin de l’année. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de sensibiliser les parents pour qu’ils emmènent leurs enfants à l’école jusqu’à ce que le bus soit réparé », souligne Delphine Sénia Zoumanigui.

Le centre Sogué, établissement public de formation des enfants aveugles et malvoyant, compte de nos jours 57 élèves. Mais, la directrice de l’école précise que les inscriptions sont toujours en cours. L’année dernière, l’établissement avait présenté 4 candidats à l’examen d’entrée en 7ème année. Tous sont admis, et l’un d’entre eux s’est même classé 2ème de la commune de Ratoma.

Mamadou Bhye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Le président des aveugles de Guinée : « le gouvernement pense que nous ne pouvons pas … »

5 octobre 2019 à 7 07 45 104510
Niang Georges Sagnane, président de l’Union Guinéenne des Aveugles et Malvoyants

Le 04 octobre de chaque année est considérée comme une journée nationale des aveugles et malvoyants dans beaucoup de pays du monde. En Guinée, cette journée n’est pas commémorée. Mais, Georges Sagna Niang, le président de l’Union Guinéenne des Aveugles et Malvoyants, a profité d’un entretien avec Guineematin.com pour se prononcer sur la situation des personnes atteintes de déficience visuelle et interpeller les décideurs là-dessus.

Décryptage !

Guineeamtin.com : nous sommes le 04 octobre, une journée dédiée aux aveugles et malvoyants dans beaucoup de pays du monde. Que représente cette journée pour vous ?

Georges Sagna Niang : je vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer en ce jour solennel. Le 04 octobre de chaque année est célébrée par certains pays comme journée nationale des aveugles et malvoyants. C’est une journée comme les autres journées qui permettent aux personnes porteuses de déficience visuelle de s’exprimer à travers le monde, de parler de leurs difficultés, de parler de leurs acquis et de montrer leurs talents.

Guineematin.com : en parlant de cette journée, on n’oublie pas aussi l’écriture Braille qui permet aux aveugles et malvoyants de lire et écrire.

Georges Sagna Niang : oui, cette journée permet à nous déficients visuels de rendre un hommage à notre héros qui est Louis Braille, l’inventaire de l’écriture Braille dans le monde entier. C’est un français qui est né le 4 janvier 1909 à Couvet dans une région de la France et qui a perdu la vue à l’âge de 5 ans dans l’atelier de son père. Et après, c’est un jeune qui s’est battu contre vents et marrées pour créer l’écriture Braille à l’âge de 16 ans, c’est-à-dire en 1825. Et, cet alphabet Braille est composé de six (6) points. Il est tiré de l’alphabet de Charles Barbier, un officier français qui a créé un alphabet tactile de 12 points pour aider l’armée française à s’exprimer dans l’obscurité, dans le silence en temps de guerre.

Donc, c’est de cette écriture que Louis Braille s’est inspiré pour tirer les six points qui nous permettent aujourd’hui de s’exprimer à travers le braille. Le Braille est rentré ici en Guinée en 1988 à travers un monsieur Zoumanigui Nicolas que nous rendons un hommage, qui est le père fondateur de l’écriture Braille ici en Guinée. A ce jour, il n’y a qu’une seule école qui est le centre Sogué des aveugles et malvoyants de Conakry qui se trouve dans la cité de solidarité. A travers le monde, même dans la sous-région, nous avons des grands centres qui sont des instituts. Il y a les instituts des jeunes aveugles du Mali, du Sénégal, de partout. Mais, la Guinée n’a pas encore d’instituts appropriés aux personnes déficientes visuelles.

Guineematin.com : est-ce que le gouvernement vous accompagne dans la célébration de cette journée ? Qu’est-ce qui est fait par le gouvernement pour accompagner les déficients visuels ?

Georges Sagna Niang : d’abord, je vais vous dire que cette journée est répertoriée dans le calendrier des journées mondiales, des journées nationales et internationales des personnes déficientes visuelles, mais c’est une journée méconnue par certains pays. Parce que ce n’est pas toutes les associations de personnes aveugles qui la célèbre. Les pays qui célèbrent cette journée sont souvent accompagnés et soutenus par le gouvernement. Mais nous ici, j’avoue que ce n’est pas toutes les journées liées aux personnes porteuses de handicap en général et celles des déficients visuels en particulier qui sont pris en compte par l’Etat guinéen. Ça, c’est un grand manque à gagner.

Alors que tout gouvernement membre des Nations Unies ayant ratifié les conventions internationales relatives aux lois et aux droits des personnes porteuses de handicap doit accompagner les OPH (Organisation des Personnes Handicapées) dans leur pays à célébrer les différentes journées liées aux personnes porteuses de handicap qui sont les seules journées qui leur sont données, qui leur permettent de s’exprimer dans le monde entier. C’est une occasion pour nous d’attirer l’attention du gouvernement, les décideurs politiques, pour qu’ils prennent en compte les personnes qu’ils sont en train de minimiser dans le monde.

Guineematin.com : quelle est la contribution que votre structure apporte pour faciliter la formation des aveugles et malvoyants de Guinée ?

Georges Sagna Niang : notre association, en partenariat avec des associations françaises comme Guinée Solidarité et autres ainsi que des personnes de bonne volonté, nous avons pu mettre sur place un système qu’on appelle le système de parrainage qui nous permet de suivre les enfants après le primaire, le secondaire et jusqu’à l’université. Ce système s’appelle le système d’intégration, qui évolue dans les autres pays. Le système d’intégration permet aux personnes atteintes de déficience visuelle de suivre les mêmes cours, au même moment que les personnes non-porteuses de handicap, les enfants qu’on appelle les clairvoyants. Ce système marche bien. Parce que grâce à ce système, nous avons aujourd’hui des cadres au niveau de certains départements ministériels, chose qui est salutaire. C’est minime, c’est peu par rapport à la sous-région, mais c’est quelque chose que nous apprécions et que nous pensons que l’Etat pourra améliorer.

Guineematin.com : après la formation, les déficients visuels sont confrontés à d’autres problèmes dont celui de l’employabilité. Quel est votre apport dans ce sens ?

Niang Georges Sagnane, président de l’Union Guinéenne des Aveugles et Malvoyants

Georges Sagna Niang : nous menons un combat, celui de défendre les droits de ces personnes déficientes visuelles. Nous sommes les voix des sans voix. Ça veut dire que nous représentons leur voix auprès de toute personne, de toute autorité. Déjà, vous savez que la scolarisation fait défaut. Ça veut dire que nous avons des problèmes par rapport à la scolarisation, par rapport à des parents qui sont réticents quant à la solarisation de leurs enfants déficients visuels. Il y en a qui ne connaissent pas jusqu’à présent que le Braille existe. Il y en a jusqu’à présent qui ont des aveugles dans les maisons et qui les utilisent pour faire de la mendicité, avoir de l’aumône. Et, le gouvernement n’a encore mis en place aucun système de sensibilisation, de porte-en-porte pour permettre à ces personnes de voir qu’il y a une école malgré le fait qu’elle soit la seule pour des personnes déficientes visuelles.

Maintenant, après les études, après tout le calvaire traversé par la personne atteinte de déficience visuelle, elle est confrontée encore au problème d’employabilité. Et ça, c’est un très grand problème. Mais, nous nous sommes battus il y a trois à quatre années de cela, lorsqu’il y avait le concours d’accès à la fonction publique concernant l’enseignement pré-universitaire, il y a eu 4 candidats qui ont passé le concours et il y a eu trois admis avec mention qui sont au niveau de la fonction publique. Mais réellement, je pense que le gouvernement pense que nous, nous ne pouvons pas faire quelque chose. Mais, je dis qu’ils se trompent. Il faudrait qu’ils prennent langue avec la sous-région, pour savoir que nous pouvons faire quelque chose, il faudrait qu’ils voyagent. Nous aussi, nous sommes une partie de la population. Ce n’est pas au gouvernement seulement que je vais m’adresser, mais c’est aux politiciens en général.

Dans les autres pays, nous avons des personnes déficientes visuelles qui sont des députés à l’Assemblée nationale, nous en avons vu qui sont des ministres. Mais, qu’est-ce que l’Afrique fait jusqu’à présent ? Qu’est-ce que les dirigeants africains font de ces déficients visuels ? Alors, c’est une journée qui me révolte mais je remercie le bon Dieu de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer en ce jour, lancer un appel à mes frères porteurs de handicap en général et ceux des déficients visuels, pour que nous nous donnions la main et que nous menions le même combat en vue d’atteindre nos objectifs. Personne ne viendra faire notre plaisir à notre place.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematibn.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Collège Thyndel (Labé) : 2000 élèves sans latrines, besoins de professeurs…

5 octobre 2019 à 6 06 39 103910

Le Collège Thyndel, situé dans la commune urbaine de Labé, démarre l’année scolaire 2019-2020 avec plusieurs difficultés liées notamment à une capacité d’accueil largement dépassée, au problème de latrines pour les près de 2000 élèves et leurs encadreurs, ainsi qu’au déficit de professeurs dans les matières essentielles comme les mathématiques, le français, la physique et la chimie, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Pour les deux premiers jours de l’année scolaire 2019-2020, le principal du Collège de Thyndel dans la commune urbaine de Labé, Moustapha Pounthioun Diallo estime le taux de présences de ses élèves à 12, 44%. « Je dirai que d’une façon générale, la reprise a été effective mais quelque peu timide. Tous les professeurs programmés se sont présentés. Il y a eu un petit nombre d’élèves qui s’est présentés aussi et les professeurs donné les cours le 3 octobre 2019. Aujourd’hui aussi, tous les professeurs programmés étaient là. Les élèves qui sont venus ont été réunis par promotion et les cours ont été dispensés », explique-t-il.

Moustapha Pounthioun Diallo, principal du Collège de Thyndel

A la question de savoir pourquoi alors aucun élève n’était dans aucune salle de classe de son établissement ce vendredi, 4 octobre 2019, entre quelques minutes seulement après 10h, le principal du collège a trouvé une excuse… « On a mobilisé les élèves par promotion et nous avons dispensé les cours de 8h à 10h. Ensuite, on nous a annoncé le décès d’un professeur d’Anglais qui enseigne ici et nous nous sommes mobilisés avec les autorités de l’éducation pour nous transporter au lieu du décès en vue de présenter les condoléances. Pour ces deux premiers jours, je peux estimer le taux de présence des élèves à 12,44% », a ajouté Moustapha Pounthioun Diallo.

Comme difficultés majeures en ce début d’année scolaire, le principal du collège de Thyndel rappelle le problème auquel son établissement est confronté depuis quelques années. Il s’agit de l’épineuse question de latrines. « Le problème persiste. On n’a pas trouvé de solution jusqu’à présent. Et nous en appelons à toutes les bonnes volontés pour nous aider à résoudre ce problème », a-t-il indiqué.

Il y a aussi la question de la capacité d’accueil de son établissement : « nous n’avons que 4 groupes pédagogiques par promotion et les effectifs sont vraiment très pléthoriques. La capacité d’accueil est largement dépassée. Nous allons voir comment nous allons gérer ça pour que les choses puissent avancer dans la bonne direction. Nous avons 8 salles de classe pour 16 groupes pédagogiques » totalisant près de 2000 élèves « nous évoluons à mi-temps » pour un ratio situé entre 100 et 110 élèves par salle de classe.

En ce qui concerne le personnel enseignant, le Collège Thyndel de Labé manque de professeurs spécialistes des disciplines essentielles : « il nous faut un professeur de mathématiques, un professeur de physique, un professeur de français et un professeur de chimie » a-t-il conclu son entretien avec Guineematin.com ce vendredi, 4 octobre 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lycée Wouro : 70 élèves pour les 2 premiers jours de la nouvelle année scolaire

5 octobre 2019 à 6 06 18 101810

Sur les 800 élèves officiellement inscrits au Lycée Wouro, dans la commune urbaine de Labé, ce sont seulement 70 qui ont été recensés par le surveillant général pendant les deux premiers jours de l’année scolaire 2019-2020, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Kolouba Niankoye Sakouvogui, censeur du Lycée Wouro

A en croire le censeur du Lycée Wouro, Kolouba Niankoye Sakouvogui, beaucoup d’élèves de la 11ème sont venus à son école pour se faire inscrire. « Fort malheureusement, les élèves de la terminale ne sont pas venus d’abord. Mais, les élèves des classes intermédiaires, à savoir les 12ème et de la 11ème. Ils sont entrain de venir pour s’inscrire », a-t-il expliqué.

Ce vendredi, 4 octobre 2019, il n’y avait que 6 élèves en Terminale Maths, il n’y avait personne en Terminale Expérimentale, zéro élève en Terminale Sciences Sociales. « J’estime le nombre d’élèves que j’ai vu ce vendredi, que le surveillant a recensé à 70 sur en quelques sortes 800 inscrits ».

Par contre, « les professeurs sont disponibles. Certains professeurs sont assis au bureau entrain d’attendre les élèves qui ne sont pas venus. Je crois bien, il faudrait que je lance un appel à tous élèves, à tous les niveaux parce que les cours ont bien débutés. Il faudrait que tous les élèves réussissent à venir à l’école pour qu’on puisse débuter, eu égard à l’échec de l’an dernier, pour qu’on puisse essayer de résoudre de certaines choses. Les premiers élèves qui sont venus ont déjà pris programme. Et ils sont entrain d’évoluer dans le programme. Je demande aux élèves de venir commencer les cours, parce que tout est mis à leurs dispositions », a-t-il rassuré.

Cet encadreur invite les journalistes à sensibiliser les parents d’élèves à libérer leurs enfants : « il ne faudrait pas que les enfants disent qu’ils ne viennent à l’école que lundi, ou bien qu’ils attendent le 15 ou le 30. Les études ont déjà commencé. Et ça continuera jusqu’au jour J, parce que le ministre ne va pas attendre un père de famille pour que son enfant puisse se mettre à jour. Après 2 semaines, on va faire les évaluations. Les professeurs ont commencé déjà les cours.

Un seul problème signalé. Celui qui est lié au besoin de couches de peinture pour les bâtiments de l’établissement. En attendant, il convient de préciser que dans chaque salle de classe, on peut compter au moins 70 élèves.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
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