Mamou : la mairie (UFDG) s’opposera-t-elle à la manifestation du FNDC contre un 3ème mandat ?

21 octobre 2019 à 20 08 46 104610

Comme annoncé précédemment, le front national pour la défense de la constitution a programmé une nouvelle manifestation le jeudi prochain, 24 octobre 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Et, en prélude de cette « manifestation nationale » contre un troisième mandat et la nouvelle constitution en Guinée, l’antenne du FNDC à Mamou a adressé ce lundi une lettre d’information à la mairie de Mamou, a appris Guineematin.com cet après-midi.

Selon des responsables du FNDC dans la ville carrefour, cette lettre d’information se trouve déjà dans le bureau du maire. « Nous avons écrit aujourd’hui à la commune. Elle a confirmé la réception de la lettre qui se trouve déjà sur la table du maire », a confié Mamadou Aliou Madina Diallo.

Mais, de sources proches de la mairie, cette lettre du FNDC a peu de chances de prospérer. Car, la lettre d’information pour la manifestation anti-3ème mandat aurait été rejetée par la préfecture, autorité de tutelle de la mairie.

« Dès que le FNDC a déposé la lettre à la commune, le maire l’a prise pour l’envoyer à la préfecture. Et, la lettre a automatiquement été rejetée par l’autorité de tutelle », a indiqué au téléphone de Guineematin.com une source proche de la mairie.

Amadou Tidiane Diallo

Pour l’heure, toutes nos tentatives de joindre le maire, Elhadj Amadou Tidiane Diallo (élu sous la bannière de l’UFDG, la principale formation politique d’opposition en Guinée et membre du FNDC) sont restées vaines.

Rappelons que les manifestations de la semaine dernière avaient fait deux morts (un élève et un gendarme), plusieurs blessés (plus d’une trentaine selon une source médicale), 42 personnes interpellées et d’importants dégâts matériels dans la commune urbaine de Mamou.

A suivre!

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kankan : des militants de l’UFR jugés non coupables gardés en prison

21 octobre 2019 à 20 08 27 102710

Trois (3) militants de l’Union des Forces Républicaines (UFR) et un citoyen se disant neutre, mis aux arrêts le 14 octobre dernier à Kankan, sont toujours en prison malgré l’annonce de leur relaxe par le juge. Leur retour en prison s’explique par le fait que le procureur Aly Touré avait fait appel de cette décision du juge. Cette situation inquiète les responsables locaux de l’UFR qui ont tout fait pour obtenir la mise en liberté des trois individus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Trois membres de l’UFR de Kankan et un autre citoyen sont toujours en prison à la maison centrale bien que jugés non coupables par le tribunal de première instance local. A l’issue de leur procès dont le verdict est tombé le jeudi, 17 octobre 2019, le président Abdoul Rachid Camara, avait déclaré non capable et ordonné la libération des six personnes poursuivies par le ministère public pour participation délictueuse à un attroupement. Ces prévenus avaient été arrêtés le jour de la manifestation du FNDC contre le 3ème mandat, sur ordre du préfet Aziz Diop.

Au lieu de les libérer, le bureau du procureur a préféré gardé quatre des six en détention, après avoir annoncé qu’il interjetait appel contre la décision du juge. Une situation qui préoccupe Mamoudou Camara, secrétaire fédéral de l’UFR de Kankan. « Le verdict est tombé le jeudi à 16 heures. Le président a décidé de libérer tout le monde. Trente minutes après, je suis allé demander l’application de la décision auprès du procureur Aly Touré, il m’a dit carrément qu’il n’est pas d’accord avec le jugement et qu’il ne va pas libérer les gens » a dit monsieur Camara.

Le secrétaire fédéral de l’UFR de Kankan dit avoir tout fait pour se faire comprendre par le procureur, mais en vain. « Je suis retourné vers le président pour l’informer de la situation. Il m’a dit que lui, il a déjà tranché et qu’il ne revient plus sur sa décision et de dire au procureur de libérer les jeunes. Malgré tout ça, le procureur dit qu’il refuse la décision. Alors, je lui ai demandé au moins de libérer provisoirement mes membres avant le jour du procès en appel. Ça aussi, il n’a pas accepté », a regretté Mamoudou Camara.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, le procureur Aly Touré a refusé de se prononcer sur la question.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : les nouvelles consignes du FNDC Labé

21 octobre 2019 à 18 06 41 104110

A trois jours de la prochaine manifestation contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, le FNDC Labé a animé une conférence de presse ce lundi, 21 octobre 2019. La structure a fait le point sur les manifestations de la semaine dernière avant d’annoncer les nouvelles mesures prises pour la marche de jeudi prochain, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est par le slogan « Amoulanfé » qui signifie ça ne marchera pas que les membres du Front National pour la Défense de la Constitution de Labé ont ouvert cette conférence de presse. Prenant la parole, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, député uninominal de Labé, s’est félicité d’abord de la « réussite » des manifestations organisées lundi, mardi et mercredi dernier dans la ville.

« L’essentiel de la rencontre, c’est de tirer d’abord les leçons des manifestations passées, féliciter les populations de Labé par rapport à l’esprit de responsabilité dont ils ont fait montre, mais aussi pour avoir massivement répondu à l’appel à manifester du FNDC. Mais également nous féliciter, nous membres du FNDC, de la qualité de l’organisation qui a prévalu et qui a permis d’éviter des failles et des incidents majeurs dans notre ville », a-t-il indiqué.

Au nom du FNDC, l’élu de l’UFDG à Labé a annoncé aussi de nouvelles mesures prises par rapport à la manifestation du jeudi prochain. « Pour la prochaine manifestation, nous avons décidé de changer l’itinéraire pour éviter l’hôpital régional comme nous l’avions promis. Les raisons sont très simples : des pneus ont été brûlés devant ce centre hospitalier, même le gaz qui se dégage de l’incendie de ces pneus peut emmerder les patients qui sont hospitalisés là-bas. En plus de cela, il faut éviter qu’il y ait des accrochages entre les forces de l’ordre et les manifestants au niveau du carrefour de l’hôpital, ce n’est pas bien pour les patients », a dit Cellou Baldé.

Le FNDC Labé en a profité pour appeler les citoyens de la ville à se mobiliser massivement et à manifester pacifiquement le jeudi, 24 octobre prochain, pour exprimer leur opposition au projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Quant aux autorités administratives, les organisateurs de la manifestation les invitent à mettre les forces de défense et de sécurité dans leurs casernes pour éviter des accrochages entre les agents et les manifestants.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Koubia : un homme tué par une branche d’arbre à Garafiri

21 octobre 2019 à 18 06 37 103710

Un homme a été retrouvé mort ce lundi, 21 octobre 2019, dans son champ de fonio situé à quelques encablures de Garafiri, son village natal situé à 7 kilomètres de la commune urbaine de Koubia. Il a vraisemblablement été tué par une branche d’arbre qu’il a coupée, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La victime se nomme Mody Alhassana Baldé, marié à deux femmes et père de six (6) enfants. Selon sa famille, c’est hier, dimanche, aux environs de 18 heures, qu’il est parti à son champ pour un contrôle. Et depuis, il n’est pas rentré à la maison. C’est ainsi que ses enfants se sont rendu tôt ce lundi au champ pour s’enquérir de ses nouvelles.

A leur arrivée, ils ont trouvé le corps sans vie de leur père couché auprès d’un Néré. A côté de lui, se trouvaient une branche coupée et une hache. Ce qui laisse croire que c’est la branche qu’il a coupée qui l’a projeté sur les rochers. Se trouvant seul sur les lieux, il a rendu l’âme.

Après le constat de la gendarmerie de Koubia, la famille de Mody Alhassana Baldé a récupéré son corps. Son inhumation a eu lieu ce lundi même après la prière de 14 heures à Garafiri.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : 8 accusés condamnés à 15 ans de prison pour des violences meurtrières à Tokounou

21 octobre 2019 à 18 06 29 102910

De nombreuses scènes de violence, parfois meurtrières, avaient été enregistrées dans la région de Kankan à l’occasion de l’installation des élus locaux. Vingt cinq (25) personnes, poursuivies pour ces violences, ont été jugées et reconnues coupables ce lundi, 21 octobre 2019, par le tribunal de première instance de Kankan. Ces prévenus avaient été arrêtés dans la sous-préfecture de Tokounou, située à 100 kilomètres de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs communes rurales de Kankan avaient été émaillées de violences en marge de l’installation des exécutifs communaux. C’est le cas à Tokounou où de violents affrontements avaient opposé deux factions du RPG arc-en-ciel, le parti au pouvoir le samedi 06 avril 2019, entraînant trois morts et plusieurs dégâts matériels.

Dans ce dossier, vint cinq (25) individus étaient poursuivis pour assassinat, destruction de biens publics et détention illégale d’armes. A la barre du tribunal de Kankan, 17 accusé ont répondu présent, alors que 8 sont en fuite. Détenus depuis le 09 avril 2019, les 17 ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis.

Dans ses réquisitions, le procureur Aly Touré a requis six mois de prison assortis de sursis pour les 17 accusés. Pour les huit (8) autres accusés en fuite, le procureur a requis 15 ans de prison ferme.

Par contre, Maitre Koné, l’avocat de la défense, a plaidé l’acquittement de ses clients.

Dans sa délibération, le tribunal de Kankan, par la voix du juge, Gbamou Kpouloumou, va déclarer les accusés coupables. Pour la répression, les dix sept (17) présents ont été condamnés à un an de prison assorti de sursis. Les huit (8) autres, tous en cavale, ont été condamnés à 15 ans de prison ferme et un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Procès de manifestants contre un 3ème mandat : « le seul crime de Badra Koné est de dire Amoulanfé »

21 octobre 2019 à 18 06 23 102310

Comme annoncé précédemment, les plaidoiries de la défense se poursuivent dans le procès d’Aly Badra Koné, responsable de la jeunesse de l’UFR et 2ème vice maire de la commune de Matam. Après les débats suivis du réquisitoire du procureur, les avocats de l’opposant tentent de démontrer qu’il n’est pas coupable des faits qui lui sont reprochés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Selon maître Salifou Béavogui, membre du collectif d’avocats de Badra Koné, leur client est détenu aujourd’hui pour tout simplement avoir exprimé son opposition au projet de changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Monsieur Aly Badra Koné a toujours été visé, donc il fallait coûte que coûte l’emprisonner. Le seul crime qu’il a commis, c’est de dire Amoulanfé ! Gassata ! Atébein ! Elazologa !

Depuis plus de quatre mois, je n’ai jamais vu un promoteur du troisième mandat comparaître devant les tribunaux de ce pays. En Guinée, aucun procureur n’ose interpeller un militant du OUI pour le changement de la Constitution. Les géniteurs de ce projet de troisième mandat pensent que mettre Badra Koné, Sékou Koundouno, Abdourahmane Sanoh… c’est mettre fin au combat et étouffer le FNDC. Mais c’est un mauvais calcul, parce que le FNDC est devenu un état d’esprit. Nous plaidons non coupables », a dit l’avocat.

Aly Badra Koné est poursuivi « usurpation de titre et de fonctions et participation délictueuse à un attroupement ». Le procureur a réclamé 5 ans d’emprisonnement et une amende de 2 millions de francs contre lui.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Kankan : il meurt en prison peu avant son procès

21 octobre 2019 à 18 06 06 100610
SAMSUNG CAMERA PICTURES

Mamady Camara, 18 ans, est décédé hier, dimanche 20 octobre 2019, à la maison centrale de Kankan. Selon le procureur de Kankan, le jeune homme est mort par suite de maladie, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le défunt est originaire de la préfecture de Beyla. Il a été inculpé pour assassinat et placé sous mandat de dépôt le 1er mars 2019. Le procureur de la République de Kankan, Aly Touré, qui a annoncé la nouvelle, indique qu’il est décédé par suite d’une maladie qu’il trainait depuis son incarcération.

« Les circonstances de ce décès sont très simples : l’accusé, parce qu’il est poursuivi pour des faits criminels, trainait une maladie mais qui ne donnait pas des signes de gravité. Il a été examiné par le médecin de la maison centrale qui lui a administré des soins, mais malheureusement il a rendu l’âme hier.

Suite à son décès, le régisseur de la maison centrale nous a informés, on s’est rendu sur les lieux, on a fait le constat. On a informé le préfet et le maire ainsi que la Croix-Rouge. Les parents même de l’accusé ont été joints, ils nous ont demandé de procéder à l’enterrement parce qu’ils l’ont banni de la famille. C’est ainsi qu’on a procédé à l’enterrement », a-t-il dit.

Le procureur précise que c’est le 29 février 2019 que Mamady Camara a assassiné un conducteur de taxi-moto qu’il avait déplacé dans la sous-préfecture de Kodiaran, relevant de la préfecture de Mandiana. Deux jours plus tard, il a été arrêté par les services de sécurité et conduit à la maison centrale de Kankan. « Il était poursuivi pour avoir donné la mort à Sékou Sagno, un taxi motard. Il l’a déplacé dans la préfecture de Mandiana pour se rendre dans la localité de Kodiaran. C’est en cours de route qu’il a profité de l’isolement entre les deux dans la brousse pour attenter à la vie de Sékou Sagno, jeter son corps et prendre la fuite avec sa moto », soutient Aly Touré.

Mamady Camara est décédé à une semaine de l’ouverture de son procès qui devait avoir lieu à l’occasion des audiences foraines prévues à Mandina. Même si le procureur assure qu’il est mort par suite de maladie, son décès relance le débat sur les conditions de détention à la maison centrale de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Crise politique en Guinée : le Parlement demande le retour des députés de l’opposition

21 octobre 2019 à 17 05 55 105510

Le bureau de l’Assemblée Nationale s’est retrouvé en réunion extraordinaire le vendredi, 18 décembre 2019, pour analyser la situation sociopolitique de la Guinée.

Dans une déclaration dont Guineematin.com a reçu copie, le bureau déplore les pertes en vies humaines enregistrées pendant les manifestations du FNDC contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Les députés plaident pour un rétablissement du dialogue entre les différents acteurs en vue de désamorcer la crise.

Concernant le fonctionnement de l’Assemblée nationale, le bureau invite les députés de l’opposition des deux groupes parlementaires (Libéral-démocrate et Alliance républicaine) à reconsidérer leur position pour revenir au Parlement…

Comme par hasard, la plénière prévue ce lundi, 21 octobre, n’a pas eu lieu. Elle devait porter sur la présentation du projet de Loi de Finances Initiale 2020.

Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce document, signé du Président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano.

Déclaration de l’Assemblée Nationale au sujet de la crise politique que connaît la République de Guinée depuis le 14 octobre 2019 :

L’an deux mille dix-neuf et le vendredi dix-huit octobre, la conférence des Présidents de l’Assemblée Nationale a tenu une réunion extraordinaire, consacrée à l’examen de la situation politique actuelle de notre pays et à l’exploration des voies et moyens de sortie de crise.

A cet effet, prenant acte de la déclaration commune du Groupe Parlementaire Libéral Démocrate et d’une frange du Groupe Parlementaire Alliance Républicaine de suspendre leurs activités au sein de l’Assemblée Nationale, déclaration prononcée vendredi 11 octobre 2019 et immédiatement suivi d’effets ;

Considérant la déclaration d’un groupe d’individus, suivie de mobilisation et de marches ;

Relevant le fait que le mouvement qui s’est traduit, à bien des endroits, par des actes de violence ;

Préoccupée par l’ampleur et les proportions de ces violences ;

De ce qui précède, L’Assemblée Nationale

1- Déplore les pertes en vies humaines et celles matérielles enregistrées à certains endroits du territoire du fait des évènements consécutifs à l’appel de manifester ;

2- Présente ses condoléances émues et sa compassion aux familles des victimes ;

3- Invite les citoyens, les acteurs politiques, le mouvement social, la société civile, les forces de défense et de sécurité ainsi que l’Administration à la retenue et à l’observation d’une attitude responsable ;

4- Invite tous les acteurs à privilégier l’intérêt supérieur du peuple de Guinée en lui assurant un climat de paix et de stabilité dont il a tant besoin pour renforcer sa cohésion et poursuivre sa marche vers le progrès ;

5- invite au retour des Honorables députés ayant suspendu leur participation aux travaux de l’Assemblée Nationale, qui leur offre un cadre idéal de dialogue ;

6- Invite tous les acteurs de la vie nationale à accepter la main tendue du Président de la République, Chef de l’Etat, pour un dialogue responsable et constructif à l’occasion duquel toutes les questions pourraient être abordées et débattues dans l’intérêt supérieur du peuple de Guinée.

Conakry, le 21 octobre 2019

Le Président de l’Assemblée Nationale

Propos transcrits par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Avis de publication DATU

21 octobre 2019 à 17 05 41 104110

Le projet urbain eau de Guinée (PUEG) qui relève du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement lance un Appel à Manifestation d’Intérêt. L’objectif est de faire des études de référence et état des lieux d’assainissement urbain, études de définition de la stratégie nationale, études du schéma directeur de l’assainissement des eaux usées et de drainage des eaux pluviales du grand Conakry horizon 2040

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de cet Avis d’attribution du marché :

Avis de publication DATU

Reference Marché : DP N°02/MVAT/PUEG/UGP/2019
Méthode de sélection : Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC).
Mode de passation : Appel d’offres ouvert – Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)
Date de publication de l’AMI : 19 juillet 2018
Délai d’exécution : huit (8) mois.
DÉTAIL DES RÉSULTATS DE L’ ÉVALUATION

  • CONSULTANT / CABINET RETENU: 

Nom du Consultant/Cabinet retenu

Score Technique Pondéré (80%)

Score financier pondéré (20%)

Scores Globaux

Prix de l’offre négocié en Euros (Hors Taxes)

1

SCET Tunisie/SBECG

75,5

20,00

96,40

575 350

  • AUTRES CONSULTANTS / CABINETS EVALUES :

Nom des Consultants/Cabinets évalués

Score Technique Pondéré (80%)

Score financier pondéré (20%)

Scores Globaux

Montant de l’offre en Hors Taxes

1

Groupement EGIS Eau/Cabinet EDE

77,2

16,22

93,42

297 950 EUR et 460 918 USD soit un total de : 709 374 EUR

2

Groupement STUDI / SACI / ISADES

67,6

17,39

84,99

661 700 EUR  

Conversion des Montants en une seule monnaie (aux taux du 17 mai 2019) : 1 EUR = 10 223,8577 GNF et 1 USD = 9 126,00 GNF.

NB : tout consultant/cabinet qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue, doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 21 Octobre 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

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Appel à Manifestation d’Intérêt (PUEG)

21 octobre 2019 à 17 05 16 101610

Le projet urbain eau de Guinée (PUEG) qui relève du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement lance un Appel à Manifestation d’Intérêt. L’objectif est de faire une étude sur la modélisation de l’aquifère de la péninsule de Conakry et développement d’une base de données des utilisateurs de la ressource en eaux et des niveaux de prélèvement.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de cet Appel :

Avis publication Modélisation de l’Aquifère

DETAIL DES RESULTATS DE L’EVALUATION.

  • CONSULTANT / CABINET RETENU: 

Nom du Consultant/Cabinet retenu

Score Technique Pondéré (80%)

Score financier pondéré (20%)

Scores Globaux

Prix de l’offre négocié en Euros (Hors Taxes)

1

SCET Tunisie/SBECG

75,5

20,00

96,40

575 350

  • AUTRES CONSULTANTS / CABINETS EVALUES :

Nom des Consultants/Cabinets évalués

Score Technique Pondéré (80%)

Score financier pondéré (20%)

Scores Globaux

Montant de l’offre en Hors Taxes

1

Groupement EGIS Eau/Cabinet EDE

77,2

16,22

93,42

297 950 EUR et 460 918 USD soit un total de : 709 374 EUR

2

Groupement STUDI / SACI / ISADES

67,6

17,39

84,99

661 700 EUR  

Conversion des Montants en une seule monnaie (aux taux du 17 mai 2019) : 1 EUR = 10 223,8577 GNF et 1 USD = 9 126,00 GNF.

Référence Marché : DP N°02/MVAT/PUEG/UGP/2019
Méthode de sélection : Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC).
Mode de passation : Appel d’offres ouvert – Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)
Date de publication de l’AMI : 19 juillet 2018
Délai d’exécution : huit (8) mois.

NB : tout consultant/cabinet qui souhaite connaitre les raisons pour lesquelles sa proposition n’a pas été retenue, doit en faire la demande à l’adresse suivante : b.s.dokore@gmail.com ou aboubasivory@gmail.com dans un délai de deux (2) semaines à compter de la date de publication de ce résultat.

Fait à Conakry, le 21 Octobre 2019
Le Coordonnateur
Souleymane Dokoré BAH

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Procès de « manifestants du FNDC » à Mamou : 24 citoyens condamnés à un an de prison avec sursis

21 octobre 2019 à 16 04 53 105310

Le procès de 42 personnes interpellées la semaine dernière à Mamou, en marge des manifestations du front national pour la défense de la constitution (FNDC), a connu son épilogue ce lundi, 21 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mamou.

Après requalification des faits de « participation délictueuse à un attroupement » en délit de « participation directe à un attroupement non armé », le tribunal a condamné une vingtaine de prévenus à un an de prison assortie de sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens, chacun, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Poursuivis pour « participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait », les 42 « manifestants du FNDC » viennent d’être situés sur leurs sorts. Siégeant en matière correctionnelle et en premier ressort ce lundi, le tribunal de première instance de Mamou a rendu son verdict dans cette affaire « politico-judiciaire ». Finalement, 18 prévenus ont été renvoyés des fins de la poursuite. Les 24 autres ont été reconnus coupables de provocation directe à un attroupement non armé ; et, condamnés à un an d’emprisonnement assortie sursis et 500 mille francs guinéens d’amande, chacun.

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement (…) sur l’action publique, dit que les délits de coups et blessures, violences volontaires et voie de fait ne sont pas établies ; que le délit de destruction de biens publics et privés n’est pas imputable aux prévenus. Requalifie en délit de provocation directe à un attroupement non armé les faits poursuivis sous la qualification de délit de participation délictueuse à un attroupement ; dit que la contravention d’entrave à la livre circulation sur la voie publique est établie ; dit que les faits de provocation directe à un attroupement non armé et d’entrave à la livre circulation sur la voie publique ne sont pas imputable à Alseny Barry, Mandjou Baldé, Sidy Mohamed Bah, Mamadou Aliou Barry, Alseny Keïta, Mamadou Timbo Diallo, Mariame Gallé Bah, Mariame Sow, Ibrahima Sory Diallo, Abdoulaye Diallo, Ibrahima 2 Barrry, Alpha Saliou Diallo, Amadou Sadio Diallo, Alpha Oumar Diallo, Sadou Bah, Boubacar Diakité, Ibrahima Sylla et Abdourahamane Diallo. Déclare Abdoulaye Keïta et Mamadou Sow coupables de provocation directe à un attroupement non armé ; déclare Mamadou Kana Diallo, Alseny Seck, Mariame Tchéougol Bah, Mamadou Falilou Barry, Ibrahima 1 Barry, Alpha Saliou Bah, Oumaou Hawa Barry, Penda Seck, Fatoumata Binta Sow, Aïssatou Sow, Mohamed Diallo, Mamadou Moussa Camara, Alhassane Seck, Mamadou Lamarana Barry, Mamoudou Camara, Ousmane Barry, Alseny Sow, Mamadou Djouldé Barry, Bademba Barry, Thierno Baïlo Barry, Yaya Barry, Alpha Saliou Sow, Mamadou Diallo et Mohamed Diallo coupables de provocation directe à un attroupement non armé et d’entrave à la libre circulation sur la voie publique. En conséquence, renvoie Alseny Barry, Mandjou Baldé, Sidy Mohamed Bah, Mamadou Aliou Barry, Alseny Keïta, Mamadou Timbo Diallo, Mariame Gallé Bah, Mariame Sow, Ibrahima Sory Diallo, Abdoulaye Diallo, Ibrahima 2 Barrry, Alpha Saliou Diallo, Amadou Sadio Diallo, Alpha Oumar Diallo, Sadou Bah, Boubacar Diakité, Ibrahima Sylla et Abdourahamane Diallo des fins de la poursuite. Condamne Mamadou Kana Diallo, Alseny Seck, Mariame Tchéougol Bah, Mamadou Falilou Barry, Ibrahima 1 Barry, Alpha Saliou Bah, Oumaou Hawa Barry, Penda Seck, Fatoumata Binta Sow, Aïssatou Sow, Mohamed Diallo, Mamadou Moussa Camara, Alhassane Seck, Mamadou Lamarana Barry, Mamoudou Camara, Ousmane Barry, Alseny Sow, Mamadou Djouldé Barry, Bademba Barry, Thierno Baïlo Barry, Yaya Barry, Abdoulaye Keïta, Mamadou Sow Alpha Saliou Sow, Mamadou Diallo et Mohamed Diallo à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amande de 500 mille francs guinéens chacun. Ordonne la confiscation du mégaphone saisie sur Abdoulaye Keïta », a lu le juge Abdoulaye Conté.

Sur l’action civile, le tribunal a renvoyé Issiaga Camara, Samuel Téliano et Elhadj Mamady Kaba à mieux se pourvoir, tout en condamnant Mamadou Kana Diallo, Alseny Seck, Mariame Tchéougol Bah, Mamadou Falilou Barry, Ibrahima 1 Barry, Alpha Saliou Bah, Oumaou Hawa Barry, Penda Seck, Fatoumata Binta Sow, Aïssatou Sow, Mohamed Diallo, Mamadou Moussa Camara, Alhassane Seck, Mamadou Lamarana Barry, Mamoudou Camara, Ousmane Barry, Alseny Sow, Mamadou Djouldé Barry, Bademba Barry, Thierno Baïlo Barry, Yaya Barry, Abdoulaye Keïta, Mamadou Sow Alpha Saliou Sow, Mamadou Diallo et Mohamed Diallo « au dépens ».

A noter que l’avocat de la défense, Me Paul Lazard Joachim Gbilimou a immédiatement relevé appel de cette décision, tout en accusant le tribunal d’avoir dit le droit en partie. « Nous estimons que le bon droit n’a pas été dit », a lâché Me Paul Lazard dans la foulée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le verdict reporté à demain pour Badra Koné et Cie

21 octobre 2019 à 16 04 32 103210

Comme au tribunal de première instance de Dixinn, le TPI de Mafanco a reporté à demain, mardi 22 octobre 2019, le verdict du procès contre les opposants à un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée.

Badra Koné, le vice-maire de Matam et secrétaire général de la jeunesse de l’UFR et ses compagnons d’infortune seront reconduits à la Maison centrale de Coronthie en attendant cette décision qui impactera sans doute la suite du débat politique en République de Guinée. Ainsi a décidé le tribunal après la réquisition du procureur et les plaidoiries des avocats.

A rappeler que ce responsable de l’UFR et plusieurs autres membres du FNDC ont été interpellés les samedi et dimanche qui ont précédé la première manifestation de rue en Guinée contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Ces arrestations qui terniront pour toujours l’image de ce régime ont peut-être permis d’atténuer la mobilisation du lundi, 14 octobre 2019, dans la commune de Matam.

Finalement, Badra Koné sera fixé sur son sort le même jour que les premiers responsables du Front national pour la défense de la Constitution (Abdourahmane Sanoh, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo Barry…) qui attendent le verdict du tribunal de première instance de Dixinn demain mardi.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : réquisition contre deux jeunes à Conakry

21 octobre 2019 à 15 03 34 103410

Le tribunal de première instance de Mafanco a jugé ce lundi, 21 octobre 2019, plusieurs jeunes accusés d’avoir participé aux manifestations organisées la semaine dernière à Conakry contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Parmi eux, figurent Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura. Le procureur a requis la condamnation des sieurs à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende d’un millions de francs, chacun, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pourtant, à la barre, les deux jeunes ont expliqué avoir été arrêtés le dimanche, 13 octobre 2019, c’est-à-dire la veille du début des manifestations auxquelles ils sont accusés d’avoir participé. L’un d’entre eux dit avoir été arrêté dans la cour de Badra Koné, responsable de la jeunesse de l’UFR et 2ème vice-maire de la commune de Matam, et l’autre assure avoir été interpellé à son domicile contigu à celui de l’opposant.

Mais malgré tout, le procureur veut que le tribunal retienne Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura dans les liens de la culpabilité pour « participation délictueuse à un attroupement ». Il a alors requis une condamnation à 6 mois de prison ferme et au payement d’une amende d’un million de francs guinéens, chacun. Les deux jeunes vont devoir retourner donc à la maison centrale de Conakry où ils sont détenus depuis plusieurs jours.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo est au tribunal de Mafanco pour Guineematin.com

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Manifestants contre un 3ème mandat au tribunal : un avocat guinéen invoque les révolutions au Burkina, Soudan…

21 octobre 2019 à 15 03 07 100710
Maître Alsény Aïssata Diallo

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le procès des cadres du Front national pour la défense de la Constitution dont le vice-maire de Matam et premier responsable de l’UFR sont actuellement jugés au tribunal de première instance de Mafanco. Ils sont poursuivis pour les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

Dans sa plaidoirie, Me Alseny Aïssata Diallo, un des avocats de la défense du vice-maire de Matam et premier responsable de la jeunesse de l’UFR, a demandé à la présidente du tribunal de se souvenir des révolutions enregistrées au Burkina Faso, au Soudan et ailleurs pour élargir ces combattants de la démocratie et se mettre elle-même du bon côté de l’histoire.

Ci-dessous, l’essentiel de la plaidoirie de maître Alsény Aïssata Diallo :

Nos clients ont été arrêtés dans la cour, monsieur Badra a été arrêté dans sa cour par plus de 20 pick-up de policiers et de gendarmes. Mais ça, c’est la voie publique ça. Ils sont allés jusqu’à arrêter son grand frère qui avait des documents médicaux sur lui. Je suis désolé. J’ai vu des forces de l’ordre détruire tout sur leur passage pour interpeller monsieur Badra Koné.
Madame la présidente, les faits ne sont pas du tout établis. La concession de monsieur Badra n’est pas sur une voie publique, je n’ai vu aucune route traverser sa concession. Il a été interpellé à domicile, c’est cela des troubles à l’ordre public ? Je ne sais pas où nous allons.

De toutes les façons, madame la présidente, vous n’êtes pas liée aux réquisitions du ministère public. Tout laisse à croire que ce sont des réquisitions d’un ministère public pour le 3ème mandat. Mais ça, ça ne va pas prospérer.

Vous avez vu ce qui se passe actuellement au Soudan, c’est tout le monde qui se lève. On a vu ce qui s’est passé au Burkina Faso, on a parlé de sécurité présidentielle ; mais, quand tout le monde s’est levé, le président Blaise Compaoré a pris sa jambe au coup. Le peuple est plus fort que les réquisitions du ministère public.

Je vous prie, madame la présidente, de vous conformer aux dispositions des articles 497, 544 et 539 du code de procédure pénale. Ces articles disent que le juge ne peut fonder son jugement que sur des preuves apportées et discutées contradictoires devant lui à la barre. Aujourd’hui, quel a été le seul élément de preuve que le ministère public a réussi à apporter afin qu’il soit discuté contradictoirement devant votre tribunal ? Aucun élément. Il n’a pas pu envoyer aucune preuve que monsieur le maire a été interpellé dans la circulation, dans la voie publique…

A suivre !

Du TPI de Mafanco, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le procureur réclame 5 ans de prison contre Badra Koné

21 octobre 2019 à 14 02 42 104210
Badra Koné, secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR

Comme annoncé précédemment, le procès de Cheickna Aly Badra Koné, responsable de la jeunesse de l’UFR et 2ème vice maire de la commune de Matam, s’est ouvert ce lundi, 21 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Après les débats, le procureur a requis 5 ans d’emprisonnement contre l’opposant, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Arrêté pour avoir appelé les Guinéens à sortir massivement dans la rue pour manifester leur opposition au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, Badra Koné et ses avocats ont tenté pendant les débats de prouver au tribunal qu’il n’a commis aucune infraction à la loi. Mais de son côté, le procureur assure que le responsable de la jeunesse de l’UFR s’est rendu coupable d’usurpation de titre et de fonctions, et participation délictueuse à un attroupement.

C’est pourquoi, dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a demandé au tribunal de retenir le 2ème vice maire de Matam dans les liens de la culpabilité en le condamnant à 5 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende de 2 millions de francs. Au moment où nous mettons cet article en ligne, ce sont les avocats de la défense qui font leurs plaidoiries.

Ibrahima Sory Diallo est au tribunal de Mafanco pour Guineematin.com

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : ce que Badra Koné de l’UFR a dit au tribunal

21 octobre 2019 à 14 02 20 102010

Le procès du vice-maire de la commune de Matam et premier responsable de la jeunesse de l’UFR, Aly Badra Cheickna Koné, s’est ouvert ce lundi, 21 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Poursuivi « pour usurpation de titre et de fonction et participation à un attroupement interdit », l’opposant a plaidé non coupable et expliqué n’avoir commis aucune infraction à la loi, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

A l’image des leaders du FNDC jugés la semaine dernière au tribunal de Dixinn, et de l’artiste et homme politique, Elie Kamano, jugé à Mafanco, Badra Koné est a comparu serein et déterminé à défendre son combat contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Le responsable de la jeunesse du parti de Sidya Touré a démenti ceux qui l’accusent d’avoir porté une tenue militaire et d’avoir tenu des propos graves dans une vidéo qu’il a publiée sur les réseaux sociaux à la veille de son interpellation.

« Madame la présidente (du tribunal, ndlr), j’ai vu débarquer chez moi plus de 20 pick-up de la gendarmerie et de la police venus casser tout chez moi. On m’aurait appelé au téléphone, je serais venu tout de suite car je suis le 2ème vice maire de la commune de Matam. Je suis un homme politique, les gens sont toujours chez moi. Je portais une tenue dédouanée à la douane guinéenne. C’est un accoutrement vendu à Madina. Je ne peux pas dire que ça c’est une tenue militaire. Je suis le président de la jeunesse de l’UFR, je réagis toujours à l’actualité politique de mon pays au siège du parti.

C’était à l’assemblée générale du parti. C’est le lieu et le moment indiqué. J’ai tenu un discours pour dire que l’intimidation est terminée, j’ai dit que s’il le faut, ils n’ont qu’à sortir toute l’armée mais on va sortir lundi. Je n’ai pas insulté le président, j’ai juste dit que la Constitution mous donne le droit de manifester et qu’il faut cesser d’arrêter les gens arbitrairement. J’ai aussi dit qu’Alpha Condé est un employé des Guinéens comme moi. Je lui ai dit de respecter la volonté du peuple », a notamment dit le 2ème vive maire de Matam.

Après l’audition du prévenu à la barre, un débat houleux s’est engagé entre le procureur et les nombreux avocats de la défense dont maîtres Mohamed Traoré, Salifou Béavogui, Antoine Pépé Lamah, Alsény Aïssata Diallo, Thierno Oumar Barry entre autres. Le procureur a décidé de montrer à la présidente du tribunal une vidéo postée le samedi, 12 octobre dernier, par Aly Badra Koné sur les réseaux sociaux. Une preuve, selon lui, qui incrimine l’opposant.

Mais, les avocats de la défense ont désapprouvé et dénoncé avec véhémence cette démarche du représentant du ministère public, estimant qu’il devait verser tout ce qu’il a comme preuves contre le prévenu dans le dossier d’accusation. Ce qui a amené le procureur à demander le renvoi de l’audience à demain pour lui permettre de mieux se préparer. Mais, cette demande ne passe pas aussi chez les conseils du prévenu qui rappellent qu’il s’agit là d’un cas de flagrant délit et qu’on ne peut pas retarder le procès tout en gardant leur client en détention.

Faute d’entente entre les parties au procès, les avocats ont conseillé à leur client de ne plus répondre à aucune question. Ils exigent du tribunal de passer à la phase des réquisitions et plaidoiries ou alors de remettre l’opposant en liberté provisoire s’il faut reporter le procès. Face à cette situation visiblement compliquée pour elle, la présidente du tribunal a décidé de suspendre l’audience pour un moment.

En attendant, les militants de l’UFR présents dans la salle et le responsable de la jeunesse du parti font le show sur les lieux. Les uns appellent Badra Koné en disant « Général » et lui répond en disant « Amoulanfé ». A noter aussi la présence de la députée et membre du bureau exécutif de l’UFR, Hadja Aïssata Daffé dans la salle. Elle est venue soutenir Aly Badra Koné.

Ibrahima Sory Diallo est au tribunal de Mafanco pour Guineematin.com

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Impossibilité de tenir les législatives en 2019 : l’OIF demande « un nouvel agenda » à la CENI

21 octobre 2019 à 14 02 13 101310

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) annonce que les élections législatives n’auront pas lieu en fin d’année en Guinée. C’est à travers une conférence de presse organisée à Conakry ce lundi, 21 octobre 2019, que la structure a fait cette déclaration en présence du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). L’OIF invoque des raisons d’ordre technique pour expliquer cet état de fait, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En lieu et place de la CENI, c’est l’OIF qui annonce l’impossibilité pour notre pays d’honorer la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives. C’est le diplomate malien Tiéman Koulibaly, envoyé spécial de la secrétaire générale de l’OIF pour la Guinée qui a fait cette annonce.

Selon monsieur Koulibaly, un certain nombre de contraintes doivent être levées avant d’aller aux élections. « La Guinée a décidé de se doter d’outils modernes, sur le plan technologique, de conduite d’opérations électorales. Un nouveau logiciel très performant et à la pointe des technologies a été acquis par CENI et est en cours de mise en œuvre. Cette avancée technologique qu’il faut saluer nécessite un travail très important. Des partenaires sont en train de travailler pour que le logiciel soit installé sur les kits d’enrôlement qui ont été acquis avant d’être déployés sur le terrain pour le début, non seulement, de l’enrôlement, mais aussi du nettoyage du fichier électoral, parce que cela fait partie des recommandations de l’audit du fichier. Tout ce travail est en cours et nous avons procédé à une évaluation qui nous a amené à établir que le chronogramme qui était annoncé, qui avait été proposé par la CENI était difficile à mettre en œuvre », a-t-il fait savoir.

Devant cet état de fait, l’envoyé spécial de la secrétaire générale de l’OIF pour la Guinée a dit qu’à l’issue des actions en cours sur le terrain, une autre date sera proposée en tenant de l’évolution du processus. « Nous avons procédé à un certain nombre de suggestions dont le gouvernement a pris acte. Aujourd’hui, je suis en mesure de vous dire que la date qui a été proposée par la CENI, celle du 28 décembre, pour la tenue des élections législatives est à reconsidérer. Cette date sera difficile à mettre en œuvre même si la CENI elle-même travaillera à non seulement approfondir les diligences qui sont en cours pour le déploiement des équipes pour la collecte et le traitement des données, leur centralisation ; et de la même manière, continuera sa réflexion afin de déterminer un nouvel agenda concernant les consultations électorales pour l’élection des députés », a laissé entendre l’ancien chef de la diplomatie malienne.

En outre, Tiéman Koulibaly a fait savoir que pour faire baisser la tension et renouer le fil du dialogue entre les acteurs politiques, le comité de suivi du dialogue politique va être relancé. « Nous avons convenu qu’il était nécessaire de réactiver le comité de suivi parce que ce travail préparatoire est en cours et ce travail doit être fait de manière collective afin que chaque partie puisse participer pour que les résultats, de la même manière que cela avait été fait pour le rapport d’audit, soient acceptés par tout le monde ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Sommet Russie-Afrique à Sotchi : Vladimir POUTINE à l’agence TASS (interview)

21 octobre 2019 à 13 01 50 105010
Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie

A la veille du sommet Russie-Afrique, prévu les 23 et 24 octobre 2019 à Sotchi (en Russie), Monsieur Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie, a accordé une interview à l’agence d’information publique TASS. Au cours de cet entretien, le numéro 1 russe a expliqué les grandes lignes de ce sommet.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de cette interview :

Agence TASS : Le sommet de Sotchi est appelé à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique. Les participants amèneront à Sotchi leurs idées concernant le développement de la coopération. Et la Russie, qu’est-ce qu’elle est prête à proposer aux États du continent ? Quel est l’atout principal de la Russie que vous présenterez aux chefs des délégations lors du sommet ? Quel est le volume des investissements russes dans l’économie des pays africains que vous espérez atteindre, disons, dans les cinq ans à venir ?

Vladimir Poutine : La Russie et les pays africains sont liés par des relations traditionnellement amicales, éprouvées par le temps. Notre pays a joué un rôle significatif dans la libération du continent en aidant la lutte des peuples d’Afrique contre le colonialisme, le racisme et l’apartheid.

Plus tard, nous avons aidé les Africains à protéger leur indépendance et leur souveraineté, à établir les États, à mettre en place les fondements des économies nationales, à créer des forces armées aptes au combat. Les spécialistes soviétiques et puis russes ont construit d’importants sites de l’infrastructure, des centrales hydroélectriques, des routes, des entreprises industrielles. Des milliers d’Africains ont reçu une formation professionnelle de qualité dans nos grandes écoles. De nombreux leaders actuels des pays africains s’en souviennent bien et apprécient notre soutien. Nous n’oublions pas ces pages de l’histoire non plus.

Aujourd’hui, le développement et le renforcement des relations mutuellement avantageuses avec les pays africains et leurs groupements d’intégration font partie des priorités de la politique extérieure russe. Très bientôt, nous serons témoins d’un événement historique, sans précédents : le 24 octobre Sotchi accueillera le sommet Russie – Afrique. C’est le premier sommet à part entière qui rassemblera les leaders des pays africains et les dirigeants des groupements régionaux majeurs. L’idée d’organiser un tel événement a surgi il y a longtemps, mais il a fallu du temps et de grands travaux préparatoires pour que le Sommet devient le point de départ pour des relations de partenariat équitables, basées sur l’égalité en droit et l’intérêt pratique mutuel.

Nous attendons que nos collègues africains, représentants du milieu d’affaires, amènent à Sotchi un portefeuille important de propositions visant à élargir les relations bilatérales. Et que les dirigeants des organisations régionales africaines nous fassent part de leurs considérations comment développer ensemble la coopération multilatérale. Nous allons examiner ces idées avec intérêt et réfléchir sur ce qui peut être réalisé dès maintenant et ce qui demandera une étude supplémentaire.

La Russie a aussi des projets concernant la croissance future des relations avec le continent africain. Nous visons à discuter ces idées avec nos partenaires, les systématiser et fixer de manière la plus concrète possible dans la déclaration finale. En plus, il est important de définir les mécanismes pour réaliser les accords qui seront atteints lors du sommet à Sotchi.

Je suis persuadé que le sommet sera une réussite car nous avons toutes les conditions préalables nécessaires. Aujourd’hui, les relations russo-africaines sont en plein essor. Un dialogue politique intense est en cours, y compris sur les questions de sécurité globale et régionale. Les liaisons interparlementaires s’élargissent. Le commerce mutuel augmente et se diversifie progressivement.

Ensemble avec la communauté mondiale, la Russie prête une assistance intégrée à l’Afrique, y compris pour réduire le fardeau de la dette des États de la région. Nous réalisons avec de nombreux pays les programmes « dette en échange du développement ». Nous aidons à lutter contre la propagation de maladies transmissibles (y compris la fièvre hémorragique Ebola), à surmonter les séquelles des catastrophes naturelles, à régler les conflits existants et à prévenir de nouvelles crises. Nous assurons la formation des cadres nationaux africains dans les universités russes à titre gratuit et commercial. Nous établissons l’interaction dans le cadre des institutions de défense et des forces de l’ordre.

Mais l’ordre du jour de notre coopération est loin de s’y limiter. Nos partenaires africains voient et apprécient que la politique extérieure de la Russie, y compris en ce qui concerne le continent, est constructive. Que notre pays qui est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce pour la démocratisation de la vie internationale, soutient l’aspiration bien fondée des États africains de mener une politique indépendante et autonome et de définir leur avenir eux-mêmes, sans recommandations imposées. Avec ceci nous ne soumettons pas notre soutien et les projets de développement proposés à des conditions politiques ou autres, aux préférences économiques et commerciales soi-disant « exclusives » qui sont en réalité léonines, nous n’imposons pas notre position – au lieu de cela nous respectons le principe proposé par les Africains eux mêmes « solutions africaines aux problèmes africains ».

En ce qui concerne le volume éventuel des investissements en Afrique dans les cinq ans à venir, ils sont bien considérables – aujourd’hui nous sommes en train de préparer et de mettre en œuvre des projets d’investissements avec la participation russe mesurée en milliards de dollars. Les ressources dont disposent la Russie et les entreprises russes sont importants. À notre tour, nous attendons que nos partenaires créent des conditions stables et prévisibles et les mécanismes de protection des investissements qui sont indispensables pour le business, qu’ils assurent un climat d’investissements favorable.

Agence TASS : Le monde moderne se distingue par une concurrence particulièrement élevée. La Russie est-elle prête à une compétition rude en Afrique, par exemple, avec la Chine ou les États-Unis ? Voyez-vous des risques de protectionnisme, de conflits commerciaux ou de concurrence malhonnête envers la Russie ? Quelles sont les méthodes de lutte ? Cette compétition ne nuira t elle pas aux partenaires africains ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, ce ne sont pas seulement les pays de l’Europe occidentale, les États-Unis et la République populaire de Chine qui sont intéressés par le développement des relations avec les pays d’Afrique, mais aussi l’Inde, la Turquie, les États du Golfe, le Japon, la République de Corée, l’Israël, le Brésil. Et ce n’est pas par hasard. L’Afrique devient de plus en plus un continent d’opportunités. Elle dispose d’énormes ressources et d’une potentielle attractivité économique. Ses besoins d’infrastructure augmentent, la population s’accroît rapidement et les demandes de cette dernière augmentent aussi. Donc, le marché intérieur et la consommation s’élargissent. Et là où il y a des perspectives considérables pour les investissements, pour le profit, il y a aussi la concurrence qui, malheureusement, dépasse parfois les bornes de la décence.

Nous voyons de nombreux États occidentaux recourir à la pression, à l’intimidation et au chantage des gouvernements des pays souverains africains. Par de telles méthodes, ils essaient de restituer l’influence et les positions dominantes perdues dans les anciennes colonies et – déjà sous un « nouvel emballage » – de pomper des surprofits, d’exploiter le continent sans tenir compte ni des gens qui habitent ici, ni des risques environnementaux ou autres. Et, peut-être, afin que personne ne s’oppose à cette politique, ils entravent l’établissement des relations plus étroites entre la Russie et l’Afrique.

Bien sûr, nous tenons compte de ces réalités et nous en tirons des conclusions appropriées. Et nous sommes prêts, non à une « répartition » des richesses du continent, mais à une concurrence pour la coopération avec l’Afrique. L’essentiel est qu’elle soit civilisée et se développe dans un cadre légal. Nous avons bien quelque chose à offrir à nos amis africains. C’est de cela, entre autres, qu’il s’agira lors du futur Sommet.

Et, bien sûr, nous visons avec nos partenaires africains à défendre les intérêts économiques communs, à les protéger des sanctions unilatérales, y compris par la diminution de la part du dollar et le passage aux autres monnaies dans les règlements mutuels.

Je suis persuadé que les Africains ne sont pas intéressés par l’escalade de la confrontation des grands pouvoirs sur le continent. Au contraire, ils préféreraient que la rivalité se remplace par la coopération dans la lutte contre les défis tellement aigus pour l’Afrique comme le terrorisme, la criminalité, le trafic des stupéfiants, la migration incontrôlée, la pauvreté, les maladies transmissibles dangereuses. Je le répète, c’est à ce travail que la Russie est prête.

Notre agenda africain a un caractère positif, orienté vers l’avenir. Nous ne nous faisons pas des amis contre qui que ce soit et rejetons résolument les « jeux » géopolitiques quelconques autour de l’Afrique.

Agence TASS : Le modèle soviétique de la coopération avec les pays d’Afrique prévoyait souvent l’octroi de crédits. Cette politique s’est elle justifiée ? Est ce que la Russie prévoit continuer la pratique d’octroi de crédits aux pays africains ? Quels sont les autres mécanismes de soutien aux pays africains que vous êtes prêt à discuter ?

Vladimir Poutine : Sans aucun doute, le modèle soviétique, avec ses avantages et ses inconvénients, s’est avéré suffisamment efficace à l’étape de l’établissement des États africains. Aujourd’hui nous continuons à prêter une aide financière aux États d’Afrique. Cependant, si avant ces décisions étaient prises surtout pour des raisons politiques, aujourd’hui c’est fait dans le cadre d’assistance humanitaire.

Quant à l’octroi des crédits, aujourd’hui ils portent un caractère de marché. Par exemple, la décision est prise sur l’octroi à l’Égypte d’un crédit de 25 milliards de dollars pour la construction de quatre exemplaires de la centrale nucléaire à El-Dabaa. Il s’agit justement d’un crédit de marché.

Je veux également noter qu’à l’époque post-soviétique, à la fin du XXe siècle, la Russie a annulé les dettes soviétiques des pays africains d’un montant de 20 milliards de dollars. C’était non seulement un acte de générosité, mais un geste pragmatique car beaucoup d’États africains étaient incapables de régler les intérêts pour ces crédits. C’est pourquoi nous avons estimé qu’il était optimal pour tous de prendre un nouveau départ pour la coopération.

Aujourd’hui, d’autres schémas s’appliquent à une partie de la dette restante. Par exemple, des accords intergouvernementaux sont réalisés selon le programme « dette en échange du développement » avec le Madagascar, le Mozambique et la Tanzanie. Par analogie avec ces pays, nous prévoyons régler le reste de la dette de l’Éthiopie (163,6 millions de dollars) auprès de la Russie – le projet d’un accord en question est en train d’être coordonné.

Je voudrais aussi rappeler que la Russie apporte des contributions aux programmes internationaux de l’assistance à l’Afrique dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé, du Programme alimentaire mondial (PAM), de l’Organisation internationale de protection civile. Parfois, l’aide est prêtée en nature. Ainsi, depuis 2011, nous avons fourni aux représentations du PAM en Afrique 258 camions KAMAZ. Une autre partie de 75 camions vient d’être expédiée.

Avec ceci, le recours aux nouveaux mécanismes financiers ne signifie aucunement le renoncement aux crédits, au contraire, il élargit et enrichit la palette des instruments pour l’aide au développement. Il favorise l’établissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Russie et les pays d’Afrique.

Tous ces problèmes seront examinés au forum économique du 23 24 octobre. Nous sommes prêts à écouter les propositions de nos partenaires africains et à faire part de nos propres considérations.

Agence TASS : La coopération militaire et technique a été précédemment une des sphères de coopération de Moscou avec les pays d’Afrique. Y a t il des projets visant à élargir l’interaction dans ce domaine ? Préparez-vous des projets ou contrats concrets pour les discuter avec les participants au sommet ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, les traditions de notre coopération militaire et technique ont des racines profondes. Elle s’est formée aux toutes premières étapes de l’établissement des États africains et a joué son rôle dans la lutte des peuples du continent pour l’indépendance. Et nos partenaires africains l’apprécient hautement.

Aujourd’hui, des accords sur la coopération militaire et technique sont en vigueur avec plus de 30 pays africains auxquels nous expédions une large nomenclature d’armes et de matériel. Bien sûr, elle est expédiée en partie à titre gratuit. Mais c’est une pratique habituelle suivie par tous les pays majeurs du monde.

Il est encourageant de voir que le partenariat militaire et technique continue à évoluer énergiquement. Et souvent ses initiateurs sont les pays africains eux-mêmes qui sont conscients qu’il faut savoir protéger son indépendance et sa souveraineté. Y compris face aux groupes extrémistes et terroristes. De là, une motivation de plus pour l’interaction avec la Russie qui possède une expérience riche de la lutte contre le terrorisme, y compris en Syrie.

Nos partenaires africains participent activement aux forums et manœuvres militaires et techniques, organisés par la Russie où ils prennent connaissance des modèles prometteurs des armes et du matériel militaires russes, de l’expérience de leur emploi. De notre part, nous allons contribuer à la préparation des cadres militaires des États africains et participer à la formation des soldats de la paix africains.

Agence TASS : La coopération sociale et humanitaire est nommée parmi les sujets du sommet. Pourquoi la Russie vient elle en aide à l’Afrique si les questions sociales sont loin d’être résolues à l’intérieur de la Fédération de Russie elle même ?

Vladimir Poutine : L’aide humanitaire à l’Afrique est prêtée par de nombreux États du monde. Et dans chacun d’entre eux – que ce soient les États-Unis, la France, la Chine ou d’autres pays – les problèmes du secteur social, c’est-à-dire de la santé, de l’éducation, de la culture, sont loin d’être résolus.

La Russie octroie aussi de l’aide humanitaire aux États africains, mais sans réduire le financement de ses propres programmes. En plus, les bonnes qualités de l’humanisme, de la charité, du soutien au moment difficile sont inhérentes à notre peuple.

Je vais vous citer un exemple récent. La Russie, comme beaucoup d’autres États, a prêté son aide aux pays africains frappés du cyclone tropical Idai en avril 2019. Des convois humanitaires russes ont été expédiés au Zimbabwe, Malawi et Mozambique – des tentes multiplace, des couvertures et des produits alimentaires d’un poids de 30 tonnes pour chaque pays.

Nous continuons à participer activement à l’assistance intégrée à l’Afrique. Ainsi, depuis octobre 2017, la partie russe participe à la mise en œuvre au Mozambique du projet du Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour la création d’un système d’alimentation scolaire, d’un montant de 40 millions de dollars. Et à Madagascar, un projet est mis en œuvre pour l’introduction des technologies modernes et des équipements de désinfection, d’un montant allant jusqu’à 15 millions de dollars.

Nous aidons aussi nos amis africains dans le développement de la santé publique. Car les maladies transmissibles dangereuses ne connaissent pas de frontières. Ainsi, la Russie a été parmi les premiers à réagir à l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola en assignant 60 millions de dollars à la lutte contre la maladie. Aujourd’hui, le « Centre de recherche microbiologique et de traitement des maladies épidémiologiques » fonctionne en Guinée. La Russie a fait une contribution de 20 millions de dollars au programme de la Banque mondiale pour la réalisation de l’Initiative mondiale de la lutte contre le paludisme.

Et ces exemples sont nombreux. Je veux souligner : la participation de la Russie à la lutte contre la pauvreté, les maladies dangereuses, d’autres menaces de caractère global, la prévention des risques potentiels, comme on dit, « à distance » – correspond entièrement à nos intérêts nationaux.

Agence TASS : Les questions de sécurité sont très aigües dans de nombreux pays d’Afrique. Cela empêche le travail des entreprises russes là bas. Allez-vous aborder des questions de sécurité lors du sommet et proposer des mesures pour son renforcement ? Par quoi la Russie est-elle prête à aider à surmonter les conflits sur le continent ?

Vladimir Poutine : L’interaction dans le domaine de la sécurité régionale reste une composante importante dans les relations de la Russie avec les pays du continent africain. Ce n’est pas par hasard que le slogan de notre sommet est « Pour la paix, la sécurité et le développement ». Sans résoudre ces problèmes aucune avancée progressive n’est possible.

La situation dans de nombreuses régions de l’Afrique reste instable : des conflits nationaux et ethniques ne sont pas réglés, des crises aigües sociales et économiques ne s’arrêtent pas. Une activité intense est menée au nord de l’Afrique, dans la région de Sahara-Sahel, du Tchad et de la Corne de l’Afrique par de nombreuses organisations terroristes, y compris Daech, Al Qaïda, « Boko Haram », « Al Shabab ». Les forces armées et de l’ordre de nombreux pays africains ne sont pas capables de s’opposer seuls aux combattants et ont besoin d’une aide importante.

Nous allons tenir le cap de l’élargissement des contacts entre les services spéciaux et les forces de l’ordre de la Russie et des pays d’Afrique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la propagation de drogues, le blanchiment d’argent, la migration illégale, la piraterie.

La pratique de formation des cadres militaires nationaux et des agents des forces de l’ordre africaines dans les grandes écoles du Ministère de la défense de la Russie et du Ministère de l’Intérieur de la Russie, y compris à des conditions préférentielles ou gratuitement, est bien recherchée. Par exemple, au cour des cinq dernières années seulement plus de 2 500 militaires des pays d’Afrique ont suivi des cours dans les établissements de formation militaire du Ministère de la défense de Russie.

Nos partenaires africains participent activement aux évènements organisés par la Russie comme le Forum militaire et technique international et les rencontres des hauts représentants en charge des questions de sécurité. Onze pays africains ont participé aux Jeux internationaux de l’armée « ArMI 2019 ». Et le nombre de ceux qui voudraient s’y joindre augmente toujours.

Finalement, tous ces programmes poursuivent le même objectif – aider les Africains à résoudre eux-mêmes les problèmes existants de la sécurité, ce qui permettra de renforcer les États africains eux-mêmes, leur souveraineté et leur indépendance. Ce qui veut dire que la situation dans le monde entier deviendra plus stable et prévisible.

Fin

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : la lettre du FNDC à la mairie de Kindia

21 octobre 2019 à 13 01 17 101710

Comme indiqué dans nos dépêches du samedi dernier, les responsables de la société civile et des partis politiques, réunis au sein du Front national pour la défense de la Constitution, annoncent des manifestations de rue le jeudi prochain, 24 octobre 2019.

Comme celles des trois premiers jours, les lundi, mardi et mercredi, les manifestations de ce jeudi, précédées de la marche des femmes du FNDC à Conakry (entre le rond point Hamdallaye et l’Esplanade du stade du 28 septembre) visent à contraindre le président Alpha Condé à respecter la constitution guinéenne (sur laquelle il a prêté serment deux fois, en 2010 et 2015) et qu’il veut changer dans l’unique but de continuer à diriger la République de Guinée.

Déjà, à Kindia, les opposants à une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat, ont écrit à la mairie pour l’informer de la tenue de cette importante manifestation le jeudi prochain.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la lettre de l’antenne FNDC à la mairie de la commune urbaine de Kindia :

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Tueries de manifestants en Guinée : voici ce que dit la Coalition pour la Cour Pénale Internationale

21 octobre 2019 à 12 12 21 102110
Maître Elhadj Hamidou Barry, avocat à la Cour et président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale

« La priorité pour les guinéens, ce n’est pas une nouvelle constitution, encore moins un troisième mandat pour l’actuel Président de la République. Les priorités pour les guinéens, c’est comment avoir des routes, comment assurer la sécurité des populations et de leurs biens, comment faire en sorte que les élèves et étudiants poursuivent paisiblement leurs études, comment examiner tous les cas de violations des droits de l’homme commises en Guinée depuis 1958, comment achever les élections locales organisées depuis février 2018, comment préparer les élections législatives et présidentielle qui s’approchent… ».

La Coalition Guinéenne Pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) suit de près la situation socio-politique qui prévaut en Guinée et exprime ses vives préoccupations suites aux violations des droits de l’Homme enregistrées pendant les journées de manifestations organisées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), le lundi 14 Octobre 2019 et les jours qui ont suivi, sur l’ensemble du territoire national.

Pour rappel, le lundi 7 Octobre 2019, le Front National Pour la Défense de la Constitution, composé d’organisations de la société civile, de partis politiques, d’activistes et de citoyens engagés, a lancé un appel à manifestations pour protester, conformément à l’article 10 de la Constitution du 07 mai 2010, contre le projet de nouvelle constitution initié et soutenu par le Président de la République, son Gouvernement et le Parti au pouvoir.

En effet cet article dispose : « Tous les citoyens ont le droit de manifestation et de cortège. Le droit de pétition est reconnu à tout groupe de citoyens. Tous les citoyens ont le droit de former des associations et des sociétés pour exercer collectivement leurs droits et leurs activités politiques, économiques, sociales ou culturelles. Tous les citoyens ont le droit de s’établir et de circuler sur le territoire de la République, d’y entrer et d’en sortir librement ».

Comme à l’accoutumé, le Gouvernement guinéen a, aux moyens de discours teintés de menaces et d’intimidations, opté pour la répression et l’entrave au droit de manifestation. Résultats, une dizaine de morts, des blessés graves, des arrestations et détentions arbitraires, de destructions de biens publics et privés, des exactions et agressions dans les domiciles des paisibles citoyens.

Il est important de rappeler que la Constitution du 23 décembre 1990 avait fixé l’âge maximum à soixante-dix (70) ans pour être candidat à l’élection présidentielle. Cette disposition a été supprimée à cause de certains candidats qui étaient frappés par la limite d’âge. Pour toutes ces raisons, le peuple doit refuser à ce que les constitutions soient taillées sur mesure afin de servir des intérêts d’une personne ou d’une minorité de guinéens.

La Coalition Guinéenne Pour la Cour Pénale Internationale affirme solennellement que la priorité pour les guinéens, ce n’est pas une nouvelle constitution, encore moins un troisième mandat pour l’actuel Président de la République.

Les priorités pour les guinéens, c’est comment avoir des routes, comment assurer la sécurité des populations et de leurs biens, comment faire en sorte que les élèves et étudiants poursuivent paisiblement leurs études, comment examiner tous les cas de violations des droits de l’homme commises en Guinée depuis 1958, comment achever les élections locales organisées depuis février 2018, comment préparer les élections législatives et présidentielle qui s’approchent à grand pas, enfin comment éradiquer le GRAND SYSTEME de corruption, de détournements des deniers publics, de pillage de nos ressources financières et naturelles, d’injustice, d’insécurité, d’inégalités sociales, de pauvreté et autres.

En tant qu’Organisation de défense des droits de l’Homme, la CGCPI rappelle son attachement au respect des fondements de l’Etat de droit, au respect des libertés individuelles et collectives, aux valeurs et principes de la démocratie et que le FNDC agit sur la base des articles 10 et 22 de la Constitution du 07 mai 2010 qui disposent respectivement que : « Tous les citoyens ont le droit de manifestation et de cortège. Le droit de pétition est reconnu à tout groupe de citoyens. Tous les citoyens ont le droit de former des associations et des sociétés pour exercer collectivement leurs droits et leurs activités politiques, économiques, sociales ou culturelles. Tous les citoyens ont le droit de s’établir et de circuler sur le territoire de la République, d’y entrer et d’en sortir librement » (article 10).

« Chaque citoyen a le devoir de respecter la personne humaine et les opinions des autres. Chaque citoyen doit contribuer, dans la mesure de ses moyens, à l’impôt et doit remplir ses obligations sociales pour le bien commun dans les conditions que la loi détermine. Chaque citoyen a le devoir sacré de défendre la Patrie. Les biens publics sont sacrés et inviolables. Toute personne doit les respecter scrupuleusement et les protéger. Tout acte de sabotage, de vandalisme, de détournement, de dilapidation ou d’enrichissement illicite est réprimé́ par la loi. (article 22). La Coalition Guinéenne Pour la Cour Pénale Internationale réaffirme son attachement et au respect des instruments juridiques nationaux et internationaux de promotion et de protection des droits de l’Homme, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Charte Africaine de la Démocratie, les élections et la bonne gouvernance, le principe de base des Nations-Unies sur le Maintien d’Ordre…

La CGCPI réitère son adhésion à toutes les dynamiques nationales et internationales qui visent à s’opposer contre le tripatouillage de la Constitution du 7 Mai 2010.

Notre Coalition invite le Gouvernement guinéen à respecter les libertés publiques et individuelles contenues dans la Constitution, notamment la liberté de manifestation, de réunion et d’association.

La CGCPI rappelle également au peuple de Guinée qu’il a le droit le plus absolu de résister contre l’oppression en se fondant sur l’article 21 de la Constitution qui prévoit que : «Le Peuple de Guinée détermine librement et souverainement ses Institutions et l’organisation économique et sociale de la Nation. Il a un droit imprescriptible sur ses richesses. Celles-ci doivent profiter de manière équitable à tous les Guinéens. Il a droit à la préservation de son patrimoine, de sa culture et de son environnement. Il a le droit de résister à l’oppression ».

Il est important de relever que toutes les crises graves que la Guinée a connues ont pour origine l’accession et ou au maintien au pouvoir politique. A titre purement illustratif, on peut citer les événements de janvier et février 2007 et les douloureux massacres du 28 septembre 2009.
Notre organisation estime que la solution de sortie de crise réside dans le respect strict de la Constitution du 07 mai 2010, notamment en ses articles 27 et 154

« Le Président de la République est élu au suffrage universel direct. La durée de son mandat est de cinq ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels, consécutifs ou non » (article 27 ), « La forme républicaine de l’Etat, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’Etat, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision» (article 154 ).

Eu égard aux différentes violations des droits de l’homme commises à Conakry et à l’intérieur du pays, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale :

  • Condamne avec la dernière énergie l’usage excessif de la force pendant les opérations de maintien d’ordre.
  • Exige que des enquêtes soient diligentées contre les auteurs des crimes perpétrées contre les citoyens guinéens.
  • Invite le Président de la République à renoncer à son projet de changement de l’actuelle Constitution sur laquelle repose les fondements de son pouvoir.
  • Exprime sa solidarité et compassion aux familles endeuillées et blessées.
  • Réclame la libération immédiate et sans condition des membres du Front National pour la Défense de la Constitution et de toutes les personnes arrêtés suite aux manifestations en cours dans le pays.

Conakry, le 21 octobre 2019
Pour le Bureau Exécutif National
Le Président
Maître Elhadj Hamidou Barry

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