Tueries de manifestants contre un 3ème mandat en Guinée : la réaction de la RADHO

16 octobre 2019 à 22 10 51 105110

Les manifestations contre une nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée se poursuivent dans certains quartiers de Conakry, malgré l’arrestation des leaders du FNDC qui ont appelé les Guinéens à sortir protester. Déjà, selon l’équipe d’assistance médicale du Front national pour la défense de la constitution, ces manifestations ont entraîné la mort de dix personnes dont deux dans la ville de Mamou.

Dans un communiqué signé hier, 15 octobre, la Rencontre africaine des droits de l’Homme (RADHO) a demandé au président Alpha Condé d’abandonner tout projet révisionniste et de tripatouillage de la constitution visant à conserver le pouvoir de manière anti constitutionnelle. Elle a mis en garde les autorités guinéenne contre les arrestations arbitraires et l’usage excessif de la force contre les manifestants…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué :

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Manifestations contre un 3ème mandat : le FNDC décrète une journée ville morte ce jeudi

16 octobre 2019 à 22 10 18 101810

Après trois jours de manifestations qui ont engendré dix morts et plusieurs blessés, le président Alpha Condé refuse toujours de renoncer à son projet de nouvelle constitution qui lui permettrait de bénéficier d’un troisième mandat. Au contraire, la télévision publique continue la propagande de soutien comme si de rien n’était.

C’est pourquoi, le front national pour la défense de la constitution a appelé les Guinéens de tous les bords à poursuivre les manifestations pour la préservation de la démocratie chèrement acquise sous la junte militaire. Mais, contrairement aux trois premières journées, c’est une journée ville morte qui a été décrétée demain, jeudi 17 octobre 2019, sur toute l’étendue du territoire national.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué du FNDC :

Les manifestations du FNDC qui ont débuté le lundi 14 octobre 2019 se sont poursuivies sur l’ensemble du territoire national les mardi 15 et mercredi 16. A Conakry comme à l’intérieur du pays, la mobilisation des citoyens a été grandiose malgré les intimidations et la répression.

Le courage, la détermination et le sens de responsabilité des manifestants observés le lundi et le mardi ont continué à prévaloir la journée du mercredi. Le FNDC s’en félicite et encourage les populations à persévérer.

Comme d’habitude, les forces de l’ordre qui jouissent toujours d’une impunité totale pour les crimes commis lors des manifestations politiques, ont réprimé dans le sang. Le bilan, à l’heure qu’il est, est de dix morts par balles dont cinq élèves et étudiants, soixante-dix blessés par balles (dont dix dans un état critique) et des dégâts matériels importants. En plus d’Abdourahmane Sanoh et de ses collègues de la coordinationation du FNDC, plus de 200 personnes dont une centaine à Conakry avec plusieurs mineurs, 42 à Mamou, 27 à Boké, 10 à Guéckédou, 13 à Marela et plusieurs à Yomou, ont été injustement arrêtées et déférées devant les tribunaux. Nous exigeons leur libération immédiate et sans conditions.

Alors que les partisans du changement de Constitution manifestent librement avec la bénédiction des Préfets et la protection des forces de l’ordre, les adversaires du projet de troisième mandat sont arrêtés, bastonnés, jetés en prison et parfois tout simplement froidement abattus.
Les incursions des forces de l’ordre dans les domiciles des citoyens, avec son corollaire de violences physiques et verbales, ont augmenté d’intensité pendant cette troisième journée du mercredi.

Le FNDC condamne énergiquement cette répression sanglante et ces comportements inhumains des forces de l’ordre et réitère son exigence d’enquête indépendante pour identifier et déférer devant les tribunaux les auteurs et commanditaires de ces crimes odieux. Le FNDC présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le FNDC déplore et condamne les tentatives de communautarisation par le pouvoir d’un combat citoyen qui transcende les clivages politiques et ethniques, et qui a provoqué un sursaut national et une véritable union sacrée des guinéens autour des valeurs essentielles que sont la démocratie et l’État de droit.

Après cette troisième journée de manifestation toute aussi réussie, le FNDC APPELLE A LA POURSUITE DES MANIFESTATIONS PAR L’OBSERVATION, LE JEUDI 17 OCTOBRE 2019, D’UNE VILLE MORTE SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE NATIONAL.

Ensembles, Unis et Solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 16 octobre 2019

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : les diplomates exigent « le respect du cadre constitutionnel »

16 octobre 2019 à 19 07 35 103510

Dans un communiqué de ce mercredi, 16 octobre 2019, les représentants de la communauté internationale demandent au régime Alpha Condé de respecter les délais légaux des élections, « le respect du cadre constitutionnel » et en de mots diplomatiques de libérer les citoyens arrêtés et emprisonnés pour avoir exigé ou manifesté contre un troisième mandat et pour le respect de la Constitution guinéenne.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce communiqué des Missions en République de Guinée des Nations Unies, de la CEDEAO, de la Délégation de l’Union européenne, des Etats-Unis, de France, de Belgique, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni.

CONAKRY – 16 OCTOBRE 2019 : La crise politique que traverse la République de Guinée est source de préoccupations pour la communauté internationale. L’insuffisance de dialogue entre les différents acteurs politiques provoque une escalade de la tension avec des recours à la violence, susceptible de porter gravement atteinte aux acquis démocratiques. Nous appelons tous les acteurs à renouer le dialogue dans le cadre du comité de suivi.

La communauté internationale rappelle que le droit de manifester est un élément essentiel de l’expression démocratique, au même titre que la liberté de la presse. Il appartient aux différents acteurs de faire preuve de calme et de retenue en bannissant tout recours à la violence ou un usage disproportionné de la force. Il importe que les libertés fondamentales soient respectées et que le gouvernement guinéen veille à garantir le respect de l’Etat de droit.

La communauté internationale est convaincue que la seule voie vers la stabilité, la croissance et la démocratie réside dans l’esprit de collaboration et de consultation de toutes les parties prenantes afin de développer une Guinée pacifique et prospère. Il est ainsi indispensable d’organiser dans les délais légaux des élections, législatives et présidentielles, libres, crédibles et transparentes, dans le respect du cadre constitutionnel et dans un environnement apaisé. Une éventuelle libération rapide des personnes détenues de façon préventive serait de nature à aider à l’apaisement.

Communiqué conjoint des représentants des Nations Unies, de la CEDEAO, de la Délégation de l’Union européenne, des Etats-Unis, de France, de Belgique, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni

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Kindia : 6 mois de prison requis contre les opposants à un 3ème mandat

16 octobre 2019 à 19 07 10 101010

Comme annoncé précédemment, le procès des 8 manifestants anti-3ème mandat arrêtés à Kindia s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, devant le tribunal de première instance de la ville. Après les débats, le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement et 500 000 francs d’amende contre les prévenus, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Oumar Barry, 18 ans, apprenti chauffeur ; Youssouf Barry, 33 ans, marchand ; Mamadou Pathé Diallo, 19 ans, élève, ont été arrêtés dans la nuit du dimanche 13 au lundi, 14 octobre 2019. Mamoudou Bah, 29 ans, charretier ; Boubacar Barry, 19 ans, élève ; Abdourahmane Camara, 28 ans, cireur de chaussures ; Amadou Oury Diallo, 50 ans, charretier ; et Ibrahima Camara, ont été à leur tour interpellés le lundi 14 octobre 2019 entre 9 heures et 14 heures.

Poursuivis pour « participation à un attroupement interdit sur la voie publique », les opposants au projet de changement de l’actuelle Constitution et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Pendant les débats, ils ont tenté de justifier qu’ils ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés.

Mais le ministère public, représenté par Alsény Bah, est convaincu du contraire. Selon le procureur, les prévenus ont effectivement participé à un attroupement illégal sur la voie publique. Ils ont également brûlé des pneus du carrefour Wondima au centre-ville, en passant par Komoya, Mangoya, Tafory et le marché Sanloyah, a-t-il indiqué.

C’est pourquoi, le procureur a demandé au tribunal de retenir 7 des 8 prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à 6 mois d’emprisonnement et au payement d’une amende de 500 000 francs chacun. Il a requis la remise en liberté de l’élève Boubacar Barry pour délit non constitué. Après ces réquisitions, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 23 octobre prochain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo

Tel. 664354238

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Labé : quelques manifestants dans les rues contre la volonté des responsables du FNDC

16 octobre 2019 à 18 06 02 100210

Quelques manifestants sont revenus dans les rues de la commune urbaine de Labé ce mercredi, 16 octobre 2019, contre la volonté des responsables de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui avaient demandé à chaque cellule de base de rester dans son quartier en attendant d’autres consignes apparemment liées à l’issue du procès qui se tient en ce moment au Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Les responsables de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) voulaient que les manifestants fassent leurs démonstrations de force dans leurs quartiers respectifs pour ce mercredi, 16 octobre 2019, troisième jours des manifestations contre la nouvelle constitution et le 3ème mandat en faveur du président Alpha Condé. Mais, certains citoyens de la commune urbaine de Labé en ont décidé autrement. Ils sont descendus dans les rues pour ériger de barricades sur certains principaux axes routiers de la ville, pour racketter les paisibles citoyens qui sont dans l’obligation de se déplacer en cette période de grande incertitude.

« On s’est dit aujourd’hui d’utiliser une autre stratégie, c’est d’appeler nos responsables dans les différents quartiers, parce qu’on a scindé les 28 quartiers en quatre (4) zones. Chaque zone a un responsable. Pour ce troisième jour, on a dit au responsable de chaque quartier de maitriser ses éléments au sein de son quartier, parce que les gens ont fait le tour de la ville durant deux jours, on a demandé donc à chacun de rester dans son quartier et de manifester là-bas. Il faut dire que les quartiers où vous avez vu aujourd’hui du monde, ce sont des quartiers où des gens ont l’habitude de se rassembler. Si nous prenons au niveau de Hoggo M’Bouro, ce sont ceux qui sont à Daka, Tata qui sont tout près de là-bas. Ils ont dit vu qu’ils ont mobilisé beaucoup de monde qu’ils vont venir là-bas pour se limiter là-bas. Toute suite, nous allons nous rendre là-bas pour tenir ces gens-là en haleine, en leur disant c’est quoi la suite et qu’est-ce qui est prévu » a expliqué le chargé de la communication de l’antenne locale du FNDC.
II ressort de cet entretien que nous avons eu avec notre interlocuteur, la suite à réserver aux prochaines manifestations dépend en grande partie à l’issu du procès des responsables nationaux du FNDC entamé aujourd’hui du côté du Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Renvoi du procès des leaders du FNDC : « nous ne comprenons pas cette décision »

16 octobre 2019 à 17 05 55 105510

Comme annoncé précédemment, le procès des leaders du FNDC arrêtés samedi dernier s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Abdourahmane Sanoh, le coordinateur national du FNDC, et ses proches : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow, Mamadou Sanoh et Mamadou Bobo Bah, ont comparu pour « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public ». Ils ont tous plaidé non coupables, soulignant qu’ils n’ont pas été interpellés mais plutôt kidnappés par des hommes armés et cagoulés, puis torturés dans les agents de sécurité.

Après les débats qui ont duré quelques heures, l’audience a été renvoyée à la demande du procureur au vendredi, 18 octobre prochain, pour les réquisitions et plaidoiries. Au sortir de la salle d’audience, maître Mohamed Traoré, membre du collectif d’avocats qui défend les activistes opposés à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a réagi au micro des reporters de Guineematin.com qui étaient sur place. Il s’étonne que ces personnes soient jugées pour le simple fait d’avoir appelé les Guinéens à manifester dans les rues pour exprimer leur opposition au changement de la Constitution voulu par le pouvoir et qui devrait permettre à l’actuel chef de l’Etat de briguer un 3ème mandat.

« Nous constatons à l’issue de cette audience qu’aujourd’hui en Guinée, lorsque vous appelez les citoyens à manifester de façon républicaine, de façon pacifique, vous commettez une atteinte grave à l’ordre public. Lorsque vous demandez aux entreprises de fermer pour ne pas être victimes de vandalisme, pour ne pas être victimes de violence, lorsque vous demandez aux citoyens de rester à la maison pour ne pas que les contre-manifestants les agressent, vous commettez une atteinte grave à l’ordre public. C’est pour cette raison que nous sommes là pour démontrer à l’opinion nationale et internationale que nous n’allons pas laisser passer cette injustice. Il y a des avocats qui sont mobilisés, ils seront mobilisés jusqu’à la fin de toute cette procédure parce que force doit rester à la loi.

Nous pensions que le tribunal aurait donné quand même à ces prévenus une garantie d’indépendance, une garantie de bonne justice, mais nous sommes sur notre faim sur cette question. Parce que ce qui est étonnant, même celui pour lequel le procureur lui-même avait demandé la mise en liberté provisoire n’a pas été libéré. Cette décision du tribunal (de renvoyer le procès au vendredi prochain et de refuser de mettre en attendant les prévenus en liberté, ndlr), nous ne la comprenons pas. Et en plus, le procureur a opté pour la procédure de flagrant délit.

Cette procédure signifie qu’en principe, une fois que les mis en cause ont été conduits devant le procureur, ils doivent être jugés immédiatement ou au plus tard le lendemain. Et aujourd’hui, nous voyons à l’audience que c’est le procureur lui-même qui demande le renvoi parce qu’il n’est pas prêt à plaider alors que nous nous sommes prêts. C’est lui qui a engagé cette procédure, il est censé être prêt, il est censé maîtriser son dossier. C’est étonnant qu’il demande un renvoi (…) Il y a plusieurs audiences qui se passent simultanément devant différentes juridictions. A Mafanco, le procureur a demandé un renvoi au vendredi ; à Dixinn le procureur demande la même chose ; à Mamou aussi c’est vendredi. Donc nous sommes fondés de croire que c’est une demande concertée entre les différents procureurs sur la base d’instructions qu’ils ont reçues », soutient l’avocat.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : le procès des leaders du FNDC renvoyé au vendredi 18 octobre

16 octobre 2019 à 17 05 44 104410

Comme annoncé dans nos précédents articles, les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) étaient au tribunal de première instance de Dixinn, ce mercredi, 16 octobre 2019. Après plusieurs heures de débat contradictoire entre le ministère public et les avocats de la défense, le juge Aboubacar Maféring Camara a renvoyé le dossier au vendredi 18 octobre pour les plaidoiries et réquisitions, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow, Ibrahima Diallo, Mamadou Sanoh et Mamadou Bobo Bah ont été appelés à la barre. Ils sont poursuivis pour « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public ».

Au cours des débats, le représentant du ministère public, Sidy Souleymane N’Diaye, a fait observer la gravité des accusations articulées contres les prévenus. « Le tribunal doit juger ces personnes en fonction de leurs agissements qui sont graves pour la société », a indiqué Sidy Souleymane.

De leur côté, les avocats de la défense, composés de maîtres Salifou Béavogui, Mohamed Traoré, Alsény Aissata Diallo, Rafi Razza, Pépé Antoine Lama, Macky Touré, ont à tour de rôle dénoncé une violation de la loi dans ce dossier parce que, disent-ils, leurs clients n’ont fait qu’exprimer leur opposition au changement de la constitution qui est d’ailleurs une violation de la loi.

Après la comparution de tous les prévenus, le procureur a formulé une demande de renvoi pour les plaidoiries et réquisitions. « Monsieur le président, je vous demande humblement de renvoyer ce dossier au vendredi prochain pour les plaidoyers et réquisitions afin de permettre au ministère public de mieux se préparer ».

Une demande aussitôt rejetée par les avocats de la défense qui ont demandé à ce que le tribunal tienne compte du fait que leurs clients sont innocents pour plaider et requérir. « Monsieur le président, nous n’accepterons pas cette demande du ministère public qui obéit aux ordres d’autres personnes. Le procureur a demandé ce renvoi parce qu’il a des comptes à rendre. Même ses réquisitions seront écrites là-bas. Donc, nous voulons que nous allions aux plaidoiries et réquisitions, à défaut, suspendre l’audience pour deux heures ou permettre à nos clients de rentrer chez eux et revenir se présenter le jour de la prochaine audience ».

Le juge Aboubacar Maféring Camara va finalement refuser la demande de remise en liberté de Mamadou Sanoh avant de renvoyer le procès au vendredi 18 octobre 2019 pour les plaidoiries et réquisitions.

En attendant, Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow, Ibrahima Diallo, Mamadou Sanoh et Mamadou Bobo Bah ont été reconduits à la maison centrale où ils sont détenus depuis le samedi, 12 octobre 2019.

Salimatou Diallo et Saidou Hady pour Guineematin.com

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Mamadou Karfa tué par balle à Wanindara : témoignages de son père et d’un rescapé

16 octobre 2019 à 16 04 57 105710

Les manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont endeuillé de nombreuses familles suite à l’intervention des forces de l’ordre. Parmi ces victimes, figure le jeune Mamadou Karfa Diallo, élève en classe de 10ème année, tué par balle au quartier Wanindara, dans la journée du lundi 14 octobre 2019. Ses parents et amis sont toujours sous le choc et accusent des gendarmes de l’avoir assassiné, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Karfa Diallo a été tué par balle quelques heures après le début de la manifestation du FNDC avant-hier lundi. Sa famille et un rescapé accusent des gendarmes d’avoir ouvert le feu sur ce jeune élève.

Salimou Bah, rescapé

Selon Salimou Bah, un de ses amis, c’est bien un gendarme qui a tiré sur Karfa. « On était assis derrière la cour lorsqu’on a aperçu deux pick-up de la gendarmerie venir : l’un est venu d’un côté, l’autre de l’autre côté, ils nous ont ceinturé. Puisqu’on avait plus où aller, on a donc essayé de fuir pour rentrer dans la cour. Dans nos manœuvres pour ouvrir le portail de la cour, un gendarme armé d’un fusil PMAK a tiré sur les deux jeunes. Je veux parler de Mamadou Karfa Diallo et de Thierno Sadou Bah. Sinon nous, nous ne manifestions pas. Nous étions juste assis derrière la cour. Après avoir tiré sur eux, le gendarme est venu braquer son fusil sur moi aussi, il a dit qu’il va achever Thierno Sadou Bah qui n’était pas encore mort et me tuer moi aussi. Je l’ai alors supplié de ne pas le faire. Je lui ai dit que déjà le second est sur le point de mourir. C’est ainsi qu’il a insulté ma mère, et m’a dit de dire d’accord, j’ai obtempéré. Ça, il l’a fait au moins trois fois, j’ai dit aussi d’accord trois fois. C’est ainsi qu’il a enlevé son fusil sur moi et est remonté dans leur pick-up », a témoigné Salimou Bah.

Mamadou Aliou Diallo, père du défunt Karfa Diallo

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Mamadou Aliou Diallo, père du défunt Karfa Diallo, a dit avoir appris ce décès avec beaucoup de tristesse. Selon lui, son fils était malade ce jour et avait passé une bonne partie de la matinée au lit. « Nous souffrons ici. En plus du fait qu’ils aient tué mon fils, hier nuit encore les forces de l’ordre rentraient dans le quartier pour dicter leur loi sur les paisibles citoyens. Ils viennent lancer du gaz lacrymogène sur les gens, les frapper et les arrêter. Nous voulons que ça s’arrête. Nous souhaitons porter plainte. Mais, même si on le fait, est-ce que cela peut changer quelque chose ? Qu’est-ce qui peut remplacer la vie de mon enfant ? La seule chose que nous demandons à l’Etat, c’est de faire arrêter les exactions dont nous sommes victimes et nous restituer le corps de mon enfant. Nous voulons nous-mêmes l’enterrer», a-t-il souhaité.

A noter que le défunt, Mamadou Karfa Diallo, était originaire du district de Dar-Es-Salam, relevant de la sous-préfecture de Porédaka, dans la préfecture de Mamou.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Chaude journée de manifestation : plusieurs personnes interpellées à Labé

16 octobre 2019 à 16 04 16 101610

Pour la troisième journée consécutive, les habitants de Labé sont descendus dans la rue ce mercredi, 16 octobre 2019, pour protester contre le projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Mais, contrairement aux deux précédents jours, cette journée a connu des violences et de nombreuses interpellations, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Après deux journées de manifestations sans incident, les responsables du Front National pour le Défense de la Constitution comptaient se faire entendre à nouveau ce mercredi. Mais cette fois, les manifestants se sont heurtés aux forces de l’ordre. Des heurts ont opposé des jeunes manifestants aux agents de sécurité notamment au niveau du rond-point de l’hôpital régional. Pendant plusieurs heures, les deux camps ont échangé des jets de pierres contre gaz lacrymogènes. Une véritable intifada qui s’est soldée par plusieurs arrestations de manifestants.

Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de l’UFDG à Labé et membre du Front National pour la Défense de la Constitution

Malgré tout, le FNDC ne compte pas baisser les bras. Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de l’UFDG à Labé et membre du Front National pour la Défense de la Constitution, invite les citoyens à s’armer de courage pour poursuivre le combat jusqu’au bout. « Nous voyons que les citoyens sont motivés à continuer la manifestation. Nous sommes engagés à poursuivre cette manifestation, à canaliser la marche pour qu’elle soit pacifique. Ce n’est que le début du combat car tout le peuple est engagé à aller jusqu’au bout pour exiger du gouvernement et du président Alpha Condé de retirer son projet de modification de la constitution.

Si le président de la République dit que le changement de la constitution n’est pas synonyme de troisième mandat et si le ministre Bouréma Condé lui-même dit qu’il n’y a jamais eu une quelconque interdiction de manifester, nous nous disons qu’ils sont en train de reculer et nous estimons que s’il y a eu ce revirement et ce changement de ton, c’est parce que cette manifestation commence à avoir un impact positif. Certains d’entre nous ont été arrêtés depuis hier, tout cela c’est pour nous décourager. Mais, nous allons maintenir le cap jusqu’à la victoire finale », a-t-il indiqué.

A noter que toutes les activités restent toujours paralysées dans la ville de Labé. Seuls les lieux administratifs fonctionnent en partie.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Manif anti 3ème mandat : un policier blessé et 3 arrestations à Bailobayah (Dubréka)

16 octobre 2019 à 15 03 44 104410

La troisième journée de manifestation appelée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé est émaillée d’incidents sur la route Le Prince. Au quartier Bailobayah, relevant de la commune de Dubréka, des affrontements sont signalés entre jeunes et forces de l’ordre avec des arrestations et un blessé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’image des dernières quarante huit heures, la journée de ce mercredi est encore mouvementée sur certaines parties de Conakry et de ses environs. Des heurts ont éclaté entre jeunes manifestants et agents des forces de l’ordre ce mercredi matin, 16 octobre 2019, à Bailobayah, sur la route Le Prince.

Les jeunes manifestants ont barricadé la route pour empêcher la circulation. Des gendarmes, arrivés sur les lieux, ont pourchassé les manifestants en aspergeant du gaz lacrymogène. Les jeunes ont répliqué à l’aide de pierres. Le face-à-face, très tendu entre les deux camps, va durer une bonne dizaine de minutes.

Les manifestants vont finir par reculer devant la hargne des forces de l’ordre. Trois d’entre eux sont mis aux arrêts et embarqués sans ménagement à bord d’un pickup. Un policier a été également blessé au niveau du genou.

A rappeler que les deux camps, manifestants et forces de sécurité, se montrent hostiles aux journalistes dans la zone de Bailobayah.

Depuis Bailobayah, Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Procès des manifestants contre le 3ème mandat à Mamou : l’audience renvoyée en attendant des renforts de sécurité

16 octobre 2019 à 15 03 29 102910

Comme annoncé précédemment, le procès de 42 citoyens arrêtés pour avoir manifesté à Mamou contre un troisième mandat du président Alpha Condé en début de cette semaine s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, au tribunal de première de Mamou. Mais, l’audience a été renvoyée sine die cet après-midi à cause des échauffourées en cours à Petel, l’un des quartiers les plus chauds de la commune de Mamou pendant ces manifestations anti-troisième mandat appelées par le FNDC, a appris Guineematin.com de sources locales.

Poursuivis avec des accusations de « participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait », les 42 manifestants du front national pour la défense de la constitution, arrêtés ont été présentés ce mercredi au tribunal de première instance de Mamou. Mais, la tension en cours dans la ville a écourté les débats. C’est un seul prévenu qui a été entendu à la barre. Et, pour des « raisons de sécurité », l’audience a été ajournée.

« On était tous dans la salle d’audience, on était bien motivé à commencer les débats aujourd’hui et à les continuer jusqu’au bout. Mais, malheureusement, dès que nous avons débuté, on a appris qu’il y a des manifestants qui sont au niveau du pont de Petel et qui se dirige vers le tribunal. Et, si c’est le cas, nous, on est dans l’obligation d’arrêter. Parce qu’on n’est pas tellement en sécurité pour nous permettre de continuer les débats. C’est pourquoi, le tribunal a estimé qu’il fallait renvoyer à une date ultérieure. Le temps pour nous de prendre toutes les dispositions pour continuer les débats », a dit le procureur Elhadj Sidiki Camara à sa sortie d’audience.

Présent à l’ouverture de cette audience, Me Paul Lazard Joachim Gbilimou, l’avocat des prévenus souscrit à ce report qui devrait permettre d’organiser et mettre en place un dispositif permettant la tenue, en toute sécurité, d’un procès au tribunal de Mamou.

« J’ai été envoyé à Mamou pour défendre ces 42 personnes qui sont arrêtées-là. Et, vous avez constatez ce matin l’ouverture du procès. Mais, pour des questions de sécurité, l’audience a été renvoyée à une date ultérieure ; jusqu’à ce que le parquet, en collaboration avec les unités de police et de gendarmerie, essaient de mettre en place une mesure de sécurité pour la protection du tribunal et son personnel et de l’avocat qui va défendre les 42 personnes qui sont interpellées… Parce qu’il y a la tension, il y a un risque de soulèvement. Donc, puisque les agents qui sont affectés pour la sécurité du tribunal sont minimes par rapport à ce qu’on devait envoyer, le tribunal, sur proposition du parquet, a décidé de renvoyer sine die. Ils ont fait appel aux autres préfectures pour faire venir des agents en renfort pour que le tribunal soit sécurisé », a expliqué Me Paul Lazard Joachim Gbilimou, envoyé à Mamou par le collectif des avocats du front national pour la défense de la constitution.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Thierno Sadou Bah tué à Wanindara : témoignages émouvants de sa famille

16 octobre 2019 à 14 02 57 105710

Comme annoncé précédemment, Thierno Sadou Bah, âgé de 21 ans, originaire du district de Dar-Es-Salam, relevant de la sous-préfecture de Porédaka dans la préfecture de Mamou, a été tué par balle lundi dernier auprès du domicile familial à Wanindara, dans la commune de Ratoma. Au lendemain de ce meurtre, la maison mortuaire a encore reçu la visite des forces de l’ordre majoritairement des gendarmes, qui ont jeté des gaz lacrymogènes et violenté certains membres de la famille, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Diouhé Bah, père du défunt

Selon Mamadou Djouhé, le père de la victime, c’est le lundi, 14 octobre aux environs de 14 heures, que des gendarmes à bord de pick-up sont venus ouvrir le feu sur deux jeunes de la même famille dont son fils Thierno Sadou Bah. Après la prière de 14 heures, un groupe de gendarmes est venu dans le quartier. Et, c’est en ce moment qu’un d’entre eux a tiré sur deux de nos enfants qui étaient dehors en même temps. Ils en sont tous morts. Moi, je ne pardonne pas celui qui a tué mon enfant Thierno Sadou. Car tu ne peux jamais aimer celui qui a tué ton enfant. Mon fils n’avait pas de problème, il ne ment pas et ne vole pas. Il était respectueux et aimait tout le monde. Je dénonce cette façon de faire des forces de l’ordre. Maintenant, ce n’est plus dans les rues qu’ils tuent nos enfants, ils viennent jusque dans les quartiers pour tirer sur nous. Il faut que cela cesse », a-t-il lancé.

Mamadou Bobo Bah, oncle du défunt

De son côté, Mamadou Bobo Bah, oncle du défunt Thierno Sadou Bah, a aussi fustigé ce comportement des forces de l’ordre. Selon lui, son neveu a été tué alors qu’il tentait de sauver Mamadou Karfa Diallo, un autre jeune qui avait reçu une balle. Il promet de porter plainte auprès de la justice. « Nous allons porter plainte. Nous demandons justice. Il faut qu’il y ait justice. Nous ne voulons plus jamais ça. Nous réclamons justice pour ces tueries barbares. Nous sommes tous citoyens de ce pays. On ne doit pas accepter que des gens viennent se jeter sur nous pour nous tuer ainsi. Nous allons porter plainte et nous réclamons justice », a-t-il dit.

Après le meurtre de Thierno Sadou Bah, sa famille a été victime d’autres exactions de la part des forces de l’ordre. Alors qu’ils étaient réunis pour les condoléances d’usage, les agents de sécurité sont venus s’en prendre à eux.

Thierno Sadou Bah, oncle et homonyme du défunt

Thierno Sadou Bah, oncle et homonyme du défunt, dit avoir reçu une balle tirée par des gendarmes à la cheville. « Hier mardi, nous recevions nos proches pour la présentation des condoléances, des gendarmes sont venus à bord de deux pick-up et fait irruption dans la cour. Ils ont tout fait sauf du bien. Ils nous ont jeté du gaz lacrymogène, frappé les enfants, les femmes, et les vieux. Malgré tout cela, un d’entre eux a pris une arme à feu et a tiré sur mon pied. C’est à l’hôpital que la balle a été extraite. Cette attitude des forces de l’ordre dépasse mon entendement. Je suis sans mots aujourd’hui parce que si ce sont des gens qui sont censés nous sécuriser qui viennent pour nous tuer, je n’ai pas de mots pour qualifier cela », a dit monsieur Bah qui se déplace aujourd’hui à l’aide de béquilles.

Les manifestations contre le tripatouillage de la constitution appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont fait au moins 10 morts, 70 blessés par balles et près de 200 arrestations, selon le dernier bilan provisoire fourni par l’équipe d’assistance médicale du FNDC ce mercredi.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Lutte contre le 3ème mandat : ouverture du procès de 8 membres du FNDC à Kindia

16 octobre 2019 à 14 02 18 101810
Tribunal de première instance de Kindia

Le procès de huit (8) membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a débuté ce mercredi, 16 octobre 2019, dans la salle d’audience du tribunal de première instance de Kindia. Ils sont poursuivis pour attroupement sur la voie publique. Le procès a démarré en présence d’une grande foule sans avocat, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les prévenus dans ce dossier politico-judiciaire ont été arrêtés entre le dimanche 13 et le lundi 14 octobre 2019. Il s’agit d’un certain Oumar, âgé de 18 ans, apprenti chauffeur ; Youssouf Barry, âgé de 33 ans, marchand ; Mamadou Pathé Diallo, un élève âgé de 19 ans. Ils ont tous été arrêtés dans la nuit du dimanche, 13 octobre 2019 entre 23 h et 1h du matin.

Le second groupe est composé de Mamoudou Bah, un charretier âgé de 29 ans ; Boubacar Barry, un élève âgé de 19 ans, Abdourahmane Camara, un cireur âgé de 28 ans ; Amadou Oury Diallo, un charretier de 50 ans et Ibrahima Camara. Ce second groupe a été mis aux arrêts dans la journée du lundi, 14 octobre 2019, entre 9h et 14h.

A la barre, les huit prévenus ont nié les faits pour lesquels ils sont jugés.

Nous y reviendrons !

Depuis le TPI de Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : déjà 10 morts ! (liste des victimes)

16 octobre 2019 à 14 02 06 100610
Alpha Condé, président de la République

Les manifestations contre une nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée se poursuivent dans certains quartiers de Conakry, malgré l’arrestation des leaders du FNDC qui ont appelé les Guinéens à sortir protester. Déjà, selon l’équipe d’assistance médicale du Front national pour la défense de la constitution, ces manifestations ont entraîné la mort de dix personnes dont deux dans la ville de Mamou.
Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce bilan de ces manifestations qui ont commencé le 14 octobre :

Manifestations du FNDC des 14, 15 et 16 octobre 2019
Le bilan provisoire de la répression des manifestations du FNDC s’est aggravé ce mercredi 16 Octobre. A la mi-journée, le nombre de victimes qui était de 7 hier est passé à 10.

Les dix victimes sont les suivantes :

1- Mamadou Lamarana Bah, âgé de 16 ans, élève. Il est originaire de la préfecture de Télimélé et a été tué par balle à Sonfonia ;

2- Thierno Sadou Bah, 18 ans, chauffeur

3- Mamadou Karffa Diallo, 22 ans, élève ;

4-Mamadou Aliou Diallo, 24 ans, maçon ;

5-Amadou Oury Diallo, 25 ans, chauffeur ;

6-Abdoulaye Timbo Sow, 27 ans, marchand ;

7-Thierno Mamadou Kalidou Diallo, 27 ans, médecin stagiaire ;

8-Ousmane Kéita, 22 ans, originaire de Mamou Dounet, taxi-moto ;

9-Boubacar Diallo, 14 ans, élève, originaire de N’Diaré Poredaka, Mamou ;

10-Thierno Aliou Barry, lycéen, 17 ans, Kimbely-Mamou

PS : Tous ces corps, à l’exception de Thierno Aliou Barry, décédé à Mamou et déjà enterré, ont été transportés dans les morgues des centres hospitaliers de Conakry par la Croix Rouge.

70 blessés par balles dont 5 dont le pronostic vital est engagé.

Près de 200 arrestations dont une centaine à Conakry avec plusieurs mineurs, 42 à Mamou, 10 à Guéckédou et plusieurs à Yomou.

On continue d’assister à de nombreuses incursions des forces de l’ordre dans les domiciles des citoyens où des femmes ont été agressées physiquement et verbalement et leurs marmites de riz renversées.

Le plus choquant a été la descente des forces de l’ordre dans la famille des victimes Thierno Sadou Diallo et Mamadou Karffa Diallo à Wanindara où les agents ont cassé chaises et tentes, proféré des injures et tabassé les parents des victimes avant de pulvériser de gaz lacrymogènes les nombreux parents et amis venus présenter leurs condoléances.

Sources : Équipe d’assistance médicale du FNDC.

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Affaire 3ème mandat : des tirs et jets de pierre à N’zérékoré

16 octobre 2019 à 13 01 30 103010

Décidemment, les promoteurs du contesté projet de nouvelle constitution ne sont pas prêts à reculer bien que leur initiative soit à la base des nombreux morts et des blessés enregistrés ces derniers jours à Conakry et Mamou. La ville de N’zérékoré a été mouvementée dans la matinée de ce mercredi, 16 octobre 2019. Une rencontre portant sur la nouvelle constitution a essuyé des jets de pierre à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI), dans la commune urbaine et s’est terminée dans la débandade, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La matinée a été mouvementée à N’zérékoré ce mercredi, à l’occasion d’une cérémonie intitulée « Débat national sur la nouvelle constitution ». La rencontre, organisée à l’ENI, a connu la présence d’enseignants, des autorités administratives et locales, des sous-préfets, de la société civile, des responsables religieux et coutumiers. Une initiative des enseignants de la localité, apprend-on.

Le gouverneur, le préfet, le maire ont tour à tour pris la parole pour s’exprimer sur le sujet. Mais, dès que Sory Sidibé, un des porteurs du projet, a pris la parole pour tenter de justifier le projet de nouvelle constitution, c’est une pluie de cailloux qui s’est abattue sur la salle de l’ENI. Et, c’est une belle pagaille qui s’en est suivie.

Les agents de sécurité présents sur les lieux ont réagi par des tirs de sommation dans une ambiance indescriptible. Une femme est tombée en syncope et transportée à l’hôpital. La situation a eu pour conséquence de perturber les cours dans une école voisine de l’ENI, dont les élèves sont tous sortis avant la fin des cours.

Les auteurs des jets de pierre n’ont pas pu être identifiés, aucune arrestation n’a été enregistrée. Mais, c’est un signal fort envoyé aux promoteurs du 3ème mandat, surtout qu’une trêve est signée à N’zérékoré entre les sensibilités sociopolitiques à ce sujet pour préserver la paix dans la capitale de la Guinée Forestière.

Foromo Lamah avec Alpha Kanso pour Guineematin.com

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Abdoulaye Oumou Sow sur leur arrestation « ça m’a rappelé la rébellion en Côte d’Ivoire »

16 octobre 2019 à 13 01 21 102110

« J’ai vu des hommes cagoulés avec des fusils, ça m’a rappelé la rébellion en Côte d’Ivoire. Je me suis demandé si ce sont des mercenaires ou des agents des forces de défense et de sécurité. Ils ont mis une arme sur mon cou et m’ont demandé de monter sur leur pick-up. Ils nous ont conduits à la CMIS de la Camayenne… », a notamment expliqué Abdoulaye Oumou Sow au tribunal de première instance de Dixinn.

Ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, le procès des leaders du FNDC se poursuit actuellement au tribunal de première instance de Dixinn, de même que dans certaines villes de l’intérieur où il y a également eux des arrestations des membres du front national pour la défense de la Constitution. C’est le cas par exemple à Coyah, Kindia et Mamou.

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour continuer à diriger le payer. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations le lundi dernier, 14 octobre 2019, pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester. C’est à cause de cet appel que le coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sano, et cinq de ses plus proches collaborateurs (Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Diallo) ont été arrêté très tôt dans la matinée du samedi au domicile privé de monsieur Sano.

A suivre !

Salimatou Diallo et Saidou Hady Diallo sont au TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : 42 citoyens jugés à Mamou

16 octobre 2019 à 13 01 12 101210

Comme annoncé précédemment, plusieurs personnes ont été interpellées lors des folles journées de manifestation enregistrées en début de cette semaine à Mamou. Ces manifestants contre un troisième mandat du président Alpha Condé ont été auditionnés, inculpés et placés sous mandat de dépôt dans les heures qui ont suivi leurs arrestations par les forces de l’ordre. Et, selon le parquet du tribunal de première instance de Mamou qui a été joint au téléphone par Guineematin.com, leur procès s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019.

« Le procès de tous les suspects qui ont été interpellés ici lors des manifestations du FNDC s’ouvre aujourd’hui devant le tribunal de première instance de Mamou. Au départ, ils étaient au nombre de 29 ; mais, avec les nouvelles interpellations, ce sont 42 suspects qui seront présentés au tribunal pour : participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait », a confié le procureur Elhadj Sidiki Camara.

Rappelons que ces 42 manifestants ont été interpellés lors de la manifestation appelée par le front national pour la défense de la constitution pour protester contre un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Sékou Koundouno du FNDC sur les sévices subis : « on m’a déshabillé… »

16 octobre 2019 à 12 12 53 105310

« A la veille de notre arrestation, des agents des renseignements généraux circulaient aux alentours du domicile de monsieur Abdourahmane Sano. Le samedi matin, je rentre dans le domicile de monsieur Sano. J’étais prêt à décrocher mon téléphone quand un agent me dit : « si tu décroches, je tire sur toi… », a notamment expliqué Sékou Koundouno à la barre du tribunal de première instance de Dixinn.

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le procès des leaders du FNDC a commencé ce mercredi, 16 octobre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn.

Après Ibrahima Diallo et Baïlo Barry, c’est Sékou Koundouno qui a raconté sa mésaventure au tribunal. « Ce que j’ai vécu à la villa 26, c’est du jamais vu ! On m’a envoyé à la CMIS numéro 5 de Dubréka. On m’a déshabillé, ils m’ont mis nu. Le lendemain, j’ai été conduit à la CMIS de la Cimenterie…. ».

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour continuer à diriger le payer. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations le lundi dernier, 14 octobre 2019, pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester. C’est à cause de cet appel que le coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sano, et cinq de ses plus proches collaborateurs (Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Diallo) ont été arrêté très tôt dans la matinée du samedi au domicile privé de monsieur Sano.

A suivre !

Salimatou Diallo et Mamadou Saïdou Diallo sont au TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Procès des leaders du FNDC : ce qu’en dit l’opposant Sidya Touré

16 octobre 2019 à 12 12 31 103110

Le procès des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution arrêtés samedi dernier s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, devant le TPI de Dixinn. Abdourahmane Sanoh, le coordinateur du FNDC, et ses proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Bill de Sam, Bailo Barry et Abdoulaye Oumou Sow entre autres, comparaissent pour incitation à la violence. L’opposant Sidya Touré a réagi à cette situation au cours d’un échange téléphonique avec un reporter de Guineematin.com ce mercredi.

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) s’interroge d’abord sur les raisons de l’arrestation et du jugement des activistes anti-troisième mandat. « Je ne sais même pas pourquoi il y a procès. Parce que je ne sais pas pourquoi ils sont arrêtés dans la mesure où ils étaient en réunion au domicile d’un d’entre eux », a-t-il dit.

En ce qui concerne le procès lui-même, Sidya Touré ne croit pas qu’il sera équitable. « Je ne pense pas que ce procès soit équitable. Ces gens ont mis je ne sais pas combien d’heures avant qu’ils puissent avoir accès à un avocat. Ensuite, ils ont été soustraits de la vue de leur avocat qui n’a même pas pu communiquer avec eux pendant des heures. Donc, rien de tout ça n’est équitable. On fait semblant, on montre les muscles pour effrayer les Guinéens. On veut les effrayer pour leur dire qu’il y a une autocratie qui va s’installer dans le pays. C’est de ça qu’il s’agit », soutient l’opposant.

A noter que les leaders du FNDC qui ont déjà comparu devant le tribunal correctionnel de Dixinn ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Ils disent avoir été kidnappés par des hommes cagoulés et conduits en prison sans motifs valables.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Baïlo Barry (Destin En Main) à la barre : « on m’a torturé à Dixinn »

16 octobre 2019 à 12 12 28 102810

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les leaders du front national pour la défense de la Constitution, arrêtés le samedi dernier au domicile de monsieur Abdourahmane Sano, ont été conduits au tribunal de première instance de Dixinn ce mercredi, 16 octobre 2019, où leur jugement à commencé.

Le coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh, et ses cinq proches collaborateurs (Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Barry) sont poursuivis pour avoir appelé à des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

A la barre, ils dénoncent un kidnapping et des tortures dans les CMIS (Compagnies mobiles d’intervention et de sécurité). Après Ibrahima Diallo, c’est Baïlo Barry (Destin En Main) qui a dénoncé ce qu’il a subi après son isolement dans une cellule à Dixinn.

« on m’a torturé à Dixinn »

« Nous n’avons pas été arrêtés ; mais, kidnappés par des hommes cagoulés, ayant des armes de guerre et des pistolets. Ils nous ont menottés dans la violence et ils y avait des fusils d’assaut. Ils nous ont pris et conduits à la CMIS de Camayenne. Ils nous ont mis contre le mur, on s’attendais à une fusillade. C’est après qu’ils nous ont conduits à la villa 26. Lorsqu’on nous a divisé dans les CMIS, la cellule où on m’a mis était tellement restreinte que je ne pouvais pas tendre mes pieds. C’est comme ça qu’on m’a torturé à Dixinn jusqu’au matin ».

A un an de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution guinéenne pour continuer à diriger le payer. En réaction à ce risque d’atteinte à la démocratie dont la sève nourricière est l’alternance au pouvoir, plusieurs partis d’opposition ont rallié un mouvement initié par la PECUD (une plateforme de la société civile) pour créer le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est ce front qui a appelé les Guinéens à entamer des manifestations le lundi dernier, 14 octobre 2019, pour démontrer au président de la République et à son entourage que les Guinéens sont opposés à un changement de leur constitution acquise de haute lutte sous la junte militaire en 2010. Mais, les manifestations étant interdites en Guinée par une décision du gouvernement (en violation de la constitution), les leaders du FNDC ont alors demandé aux Guinéens de sortir partout sur le territoire national et à l’étranger devant les ambassades pour manifester. C’est à cause de cet appel que le coordinateur du FNDC, Abdourahmane Sano, et cinq de ses plus proches collaborateurs (Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Bill de Sam et Baïlo Diallo) ont été arrêté très tôt dans la matinée du samedi au domicile privé de monsieur Sano.

A suivre !

Salimatou Diallo et Saïdou Hady Diallo sont à Dixinn pour Guineematin.com

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