Kankan : 36 maliens et 4 guinéens, se disant travailleurs de QNET, mis aux arrêts

25 octobre 2019 à 20 08 20 102010
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Les opérations de patrouille des services de défense et de sécurité, initiées depuis bientôt un mois par les autorités de Kankan, se poursuivent. Après l’arrestation d’un groupe de jeunes prostitués libériens, 40 jeunes, dont 36 de nationalité malienne, ont été arrêtés et transportés au camp Soundiata Keita. Ces individus, se réclamant tous membres de la société de vente en réseau QNET, ont été présentés aux médias ce vendredi, 25 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La synergie d’action des hommes en uniformes à Kankan a permis d’interpeller, dans la nuit du jeudi au vendredi, 25 octobre 2019, 40 invendus, dont 36 maliens. Interrogés devant les médias, ils soutiennent ne pas être des malfaiteurs, mais collaborateurs de la sulfureuses société QNET.

Selon Sayon Camara, un d’entre eux, « c’est QNET que moi je fais et qu’ils font eux aussi. On a un compte. Chacun peut donner ses identifiants et à l’aide de la connexion, on peut procéder à la vérification. Ça ne veut dire pas que certains parmi nous sont des malfaiteurs. Ils font QNET et quand tu fais QNET, tu as un numéro matricule international. A l’aide de ça, on peut vérifier l’identité de chacun », a-t-il dit.

Le gouverneur de Kankan, le Général Mohamed Gharé est revenu sur l’interpellation de ces individus. « Ces gens que vous voyez, des étrangers en grande majorité des maliens, se sont retrouvés à Kankan un à un, pour se regrouper dans deux quartiers, Senkefara et Aéroport. Et tous ces deux groupes logent dans la même cour. Qui les loge ? Qui les nourrit ? Pour quel but ? Pourquoi ces gens se retrouvent chez nous maintenant-là et ce moment-ci ? »

L’autre fait qui intrigue le gouverneur, ce sont les amulettes retrouvées avec les jeunes après leur arrestation. « On a retrouvé des objets de protection traditionnelle. Protection traditionnelle contre des balles. Quand on vient chercher de l’argent dans un pays, on n’a pas besoin de venir avec une protection anti balle. C’est pourquoi, une enquête sérieuse et approfondie va être ouverte. Parce que pour nous, QNET n’est qu’une couverture. Sinon, il y a pas de raison que des individus se retrouvent un à un ou à petit groupe dans une préfecture en un même lieu. L’enquête va être approfondie et on saura ce qui est caché derrière. On va savoir qui les a fait venir, qui les logeait et qui les nourrissait », a-t-il laissé entendre.

A noter que ces types d’arrestations de jeunes en grand nombre ont été aussi effectués à Conakry et dans d’autres villes de l’intérieur du pays.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Arrestation de 193 personnes à Siguiri : le préfet « les considère comme des rebelles »

25 octobre 2019 à 20 08 16 101610
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

La vague d’interpellations de personnes suspectes entamée récemment en périphérie de Conakry s’étend à plusieurs villes de l’intérieur du pays. C’est le cas de Siguiri où les services de sécurité ont mis main sur 193 personnes en majorité des étrangers, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Ces personnes de nationalités différentes ont été arrêtées ce vendredi, 25 octobre 2019, par une patrouille mixte dirigée par le Colonel Mamady Condé, commandant du bataillon d’infanterie de Siguiri. Cette interpellation fait suite à une première décision du préfet de Siguiri, le Colonel Moussa Condé, qui avait voulu faire partir de force les personnes concernées de Siguiri. « J’ai reçu l’information comme quoi, il existe des cours dans les périphéries remplies des jeunes étrangers. Très soucieux de la quiétude sociale, j’ai pris la décision de fermer les cours et de les rapatrier. Cette décision avait permis dans un premier temps de les disperser », explique le préfet.

Mais, les intéressés qui se présentent comme étant des travailleurs de la société Qnet ont obtenu l’aval de la justice de rester et de continuer leurs activités à Siguiri. « Malheureusement, j’ai vu une ordonnance du président du tribunal de Siguiri en la personne de Sidiki Kourouma, qui a ordonné la réouverture forcée des cours de Qnet. J’ai même appelé le président et je lui ai fait mes reproches. Donc aujourd’hui, les services de sécurité ont arrêté 193 jeunes de différentes nationalités. Les gens me parlent de Qnet, mais je les considère comme des rebelles. C’est comme ça qu’on forme la rébellion dans un pays », a laissé entendre le Colonel Moussa Condé.

Selon le préfet de Siguiri, il n’y a que 5 guinéens parmi les personnes mises aux arrêts. Les autres sont des maliens, sénégalais, ivoiriens et burkinabés. On n’en sait rien pour l’heure sur la suite qui sera donnée à ce dossier.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Fria : une centaine d’inconnus liés à QNET mis aux arrêts par les autorités

25 octobre 2019 à 20 08 06 100610
Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria,
Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

Les arrestations d’individus inconnus se multiplient à travers la Guinée. Après Coyah, Dubréka, Siguiri et Kankan, c’est à Fria qu’une centaine de personnes se réclamant de QNET ont été retrouvées dans la commune urbaine ce vendredi 25 octobre 2019. L’information a été confirmée par le maire, Lansana Boffa Camara qui rassure que les individus sont suivis à la loupe pour savoir les raisons de leur présence dans la cité de l’alumine, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Contrairement aux rumeurs qui font état de 250 personnes, le maire de la commune urbaine de Fria a précisé qu’il s’agit « d’une centaine de personnes non identifiées qui sont venues. Ils sont venus alors que nous n’étions pas informés. Mais, nous sommes en train de les prendre en main. On a déjà mis une commission sur place qui est en train de suivre ces gens », a expliqué Lansana Boffa Camara.

En ce qui concerne l’identité de ces individus, le maire de Fria a laissé entendre que les vérifications sont en cours. « On est en train de les cerner, de voir clair ce qu’il y a. Mais ils sont tous guinéens, ils sont de la société QNET. Ils sont venus sans nous informer et on a constaté qu’ils sont arrivés pas dans les meilleures conditions. Donc, on a pris le train en marche et on est en train de les identifier. Ils sont localisés, nous savons partout où ils sont ».

En outre, notre interlocuteur a indiqué que cette information a été largement commentée dans la commune urbaine. « Ce qui fait que les gens parlent beaucoup, c’est parce qu’ils sont mal entrés ici. Ils nous ont dit qu’ils sont venus dans le cadre de la formation en marketing par rapport à ce commerce en ligne. Ils sont dans un lieu connu et c’est là que nous les avons rencontrés », a fait savoir le maire.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifestation contre un 3ème mandat en Guinée : ce qui s’est réellement passé à Pita

25 octobre 2019 à 19 07 52 105210

Le communiqué du gouvernement guinéen diffusé hier, jeudi, 24 octobre 2019, et annonçant des dégâts collatéraux de la marche pacifique du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) aux préjudices des locaux du commissariat central de police de Pita et certains policiers de cette localité relevant de la Région Administrative (RA) de Mamou n’est pas vérifiable sur le terrain et ne saurait être conforme à la réalité, rapporte un correspondant de Guineematin.com, en Moyenne Guinée.

Plusieurs citoyens de la préfecture de Pita en particulier, et de nombreux observateurs de la Moyenne Guinée en général ont été surpris d’apprendre hier, jeudi, 24 octobre 2019, en début de soirée, à travers un communiqué du gouvernement guinéen qu’au cours de la manifestation organisée dans la commune urbaine par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), le commissariat central de police a été attaqué par des manifestants et que des agents de ce service ont été blessés.

En réalité, cette marche pacifique qui a connu une grande mobilisation populaire s’est déroulée sans incident tout au long du parcours suivant : devanture, djissouma, devanture, bloc administratif préfectoral et devanture.

Selon des informations recueillies alors auprès de certains acteurs de la société civile et cadre de l’administration préfectorale immédiatement après la diffusion du communiqué du gouvernement guinéen, c’est après la marche pacifique, au moment où les organisateurs ont dispersés les manifestants et se sont séparés avec un sentiment de satisfaction, que des enfants incontrôlés sont allés lancer quelques pierres en direction du commissariat central de police.

Ne sachant pas s’il s’agit de provocation isolée ou d’acte structuré, les policiers trouvés sur les lieux ont tiré trois (3) coups de sommation qui ont alerté le Khalif du Foutah Djallon, Elhadj Mamadou Bano Bah, secrétaire préfectoral des Affaires Religieuses. Ce notable de la région est immédiatement venu aux nouvelles et a fini par chasser les enfants concernés des parages du commissariat central de police de Pita.

En terme de constat, aucun dégâts n’a été enregistré ni sur les engins stationnés devant le commissariat, ni sur l’infrastructure. Et les coups de sommation n’ont touché aucun manifestant.

C’est donc à la grande surprise générale que l’opinion locale a suivi le contenu du communiqué du gouvernement guinéen à ce sujet.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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N’Zérékoré : un soldat condamné à 10 ans de réclusion criminelle

25 octobre 2019 à 19 07 42 104210
Almamy Mounachir Sylla, procureur militaire

Dans le cadre de ses audiences criminelles, le tribunal militaire de N’zérékoré a condamné à 10 ans de prison ferme ce vendredi, 25 octobre 2019, le soldat David Haba. Il a été reconnu coupable des faits de vol à main armée, coups et blessures volontaires et devra également payer une amende de 50 millions de francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au terme d’intenses débats, le tribunal militaire de N’Zérékoré a rendu public son verdict dans le procès du soldat David Haba. Il était poursuivi pour des faits de vols à main armée, coups et blessures volontaires au préjudice d’un taxi motard, du nom de Mamadou Diallo.

A la barre, David Haba a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a présenté ses excuses à la victime, qui à son tour a demandé au tribunal d’appliquer la loi.

De son côté, le ministère public, par la voix du Commandant Almamy Mounachir Sylla, a tout d’abord rappelé les faits avant de demander au tribunal de condamner l’accusé à 12 ans de réclusion criminelle et au payement d’une amende de 60 millions de francs guinéens. « C’était le 16 décembre 2018 à Manéah, dans la préfecture de Coyah. Le jeune Mamadou Diallo, âgé de 18 ans, faisait le taxi moto. Il a quitté chez lui très tôt le matin, arrivé à SODEFA, David Haba fut son premier client. Il lui avait dit qu’il va pour prendre deux bidons de gasoils à la carrière de Manéah. Arrivé là, il a fait trainer le jeune jusqu’à 11 heures. Donc, il a de pris son téléphone pour dire qu’il veut émettre un appel pour qu’on envoie les bidons. Il a dit au jeune d’avancer un peu sa moto dans un couloir. Et quand le jeune est resté dans le couloir, il était un peu fatigué par ce qu’il a trop attendu. Il s’est couché sur sa moto. Alors, David s’est retourné avec le poignard, il a donné 7 coups au niveau de son abdomen, de son dos, et au niveau de ses côtes, au flanc gauche. Après, il a abandonné le centre d’instruction du km 36 où il suivait la formation et s’est enfui avec la moto du jeune. Et tellement les coups étaient durs, le jeune motard a été admis à l’hospitalisation, où on lui a fait des traitements, il a subi une intervention chirurgicale ».

Pour ce qui est de l’interpellation du soldat, l’empereur des poursuites dira : « lorsqu’il a fait ça, il a abandonné le centre où il est parti suivre la formation. Les policiers étaient à sa recherche, il a même laissé son maillot de sport et le poignard dans le lieu du crime. Donc, à travers ça, les gens sont allés au centre de Manéah où ils ont fait un rassemblement général. Mais, le soldat était absent dans les rangs. Donc, on a mené les enquêtes. La moto qu’il a enlevée au jeune, il est allé la vendre à Nzérékoré. Quand, il a su à Nzérékoré qu’on le cherchait, il a fui pour aller à Gueckédou. A Gueckédou, il s’est retranché dans un hôtel, il est resté dans l’hôtel plus de 10 jours. Comme il faisait des va-et-vient là-bas, le propriétaire de l’hôtel a douté sur lui, il est allé se plaindre à la gendarmerie. Il a dit qu’il y a quelqu’un qui loge dans mon hôtel, il n’a pas payé ni les aliments ni les frais de l’hôtel. Donc, lui aussi l’a poursuivi pour filouterie d’hôtel… La gendarmerie a fait un procès-verbal sur lui, pour filouterie d’hôtel et abandon de poste. Quand il est venu au niveau du juge d’instruction, le juge s’est rendu compte que c’est un militaire et le juge de paix de Gueckédou a transféré le dossier au parquet militaire de N’Zérékoré. Donc, le parquet militaire de N’Zérékoré ayant des informations de ce qui s’est passé à Conakry, a saisi le juge d’instruction par réquisitoire pour ces faits de vol à main armée, et coups et blessures volontaires ».

Le juge audiencier, M. Ibrahima Daman, a déclaré le soldat David Haba coupable des faits et l’a condamné « à 10 ans de réclusion criminelle et au payement d’une amende de 50 millions de francs guinéens ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Un mort lors la manif du FNDC : témoignages émouvants des proches d’Alsény Sow

25 octobre 2019 à 19 07 24 102410
Feu Alsény Sow

En marge de la marche du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, un accident mortel de la circulation s’est produit hier jeudi. La collision entre deux motards au niveau de Yimbaya, sur l’autoroute Fidel Castro, a coûté la vie à Alsény Sow, un lycéen en classe de 12ème année. L’émotion est grande ce vendredi 25 octobre 2019, dans sa famille au quartier Cosa, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le jeune Alsény Sow est décédé suite à un accident de la circulation survenu hier jeudi en marge de la manifestation du FNDC. La disparition de ce jeune footballeur de l’académie Pita Forever a créé une vive émotion à Cosa où parents, amis et connaissance se bousculent pour compatir à la douleur de la famille.

Monsieur Ibrahima Sow père de feu Alseny

Selon Monsieur Ibrahima Sow, le père de la victime, son garçon était en compagnie de ses amis jusqu’à la Tannerie pour prendre part à la manifestation du FNDC. C’est dans cette ambiance qu’il a pris la moto d’un de ses amis pour faire un tour, puisque la marche n’avait pas commencé. Malheureusement, il est entré en collision avec un autre motard. « Je suis sorti très tôt pour aller à mon lieu de travail, mais j’ai trouvé qu’il n’y avait pas de travail à cause de la marche. Donc, je suis revenu à la maison. A mon retour, je n’ai pas trouvé mon fils à la maison. Je me suis dit qu’il était à l’école puisque je lui avais dit d’aller à l’école. Mais, on m’a fait savoir qu’il n’y avait pas cours et qu’il était revenu se changer pour aller à la marche. A la Tannerie, il a emprunté la moto de son ami afin d’aller faire un tour au carrefour. Mais à peine qu’il a bougé, il s’est croisé avec un autre motard. Il y a donc eu une collision entre eux. Mon fils qui ne portait pas de casque a eu la tête complètement cassée. Les gens ont même cru qu’il était mort déjà puisqu’il gisait dans du sang qui pouvait contenir un sceau d’eau. C’est alors que les gens sont venus le prendre pour l’envoyer à la l’hôpital de la base militaire. Ceux-ci ont dit que ça dépasse leur compétence et qu’il faut l’envoyer à Donka. C’est ainsi qu’il a été envoyé aux urgences à l’hôpital de Donka », a-t-il expliqué.

Poursuivant, monsieur Ibrahima Sow dit que c’est à 14 heures qu’il a appris la mauvaise nouvelle. Mais, à l’hôpital Donka, monsieur Sow soutient que les médecins lui ont fait payer près d’un million de FG avant de lui annoncer que son fils est décédé. « Quand j’ai été informé de son accident, je suis allé de toute urgence à Donka. Arrivé à l’hôpital, j’ai trouvé que mon fils est hospitalisé, et était sous assistance respiratoire puisqu’il était probablement dans le coma. Quand les médecins m’ont vu, ils ont commencé par me demander de l’argent. Ils disent que je devais payer en tout 900 mille francs guinéens. Et puisque je n’avais pas d’argent sur moi, j’ai emprunté une mototaxi, je suis venu à la maison pour me débrouiller pour avoir l’argent chez notre concessionnaire. A mon retour à l’hôpital, les médecins qui étaient conscients que mon enfant était mourant, ils m’ont mis la pression pour que je leur donne le montant. Je leur ai dit de patienter un peu. Je suis rentré à nouveau pour voir mon enfant, j’ai compris qu’il ne s’en sortirait pas. J’ai demandé à nouveau aux médecins comment il allait, ils m’ont répondu qu’il allait beaucoup mieux et que je dois donner leur argent. Je leur ai donné les 900 mille FG, mais dix minutes après, ils m’ont dit que mon enfant est mort. Je dis alors qu’ils me restituent mon argent puisqu’ils savaient que mon fils était mort. Ils ont refusé. Ils savaient que mon fils était mort, mais ils ne m’ont pas dit de peur que je ne donne les 900 mille ».

Madame Ramatoulaye Sow, mère de feu Alseny

Très affectée, madame Ramatoulaye Sow a dit qu’elle ne retient que de bonnes choses de son fils, Alsény Sow. « Depuis que j’ai conçu Alsény Sow, il ne m’a fait aucun mal, il ne m’a jamais fait pleurer. Son rêve, c’était de devenir un grand footballeur. D’ailleurs, tout le monde l’appelle ici Zidane Sow, puisque c’était son idole. Il alliait le football à l’école ».

Mamadou Alpha Bah, président fondateur de l’académie football club Pita Forever

Le président fondateur de l’académie de football Pita Forever, Mamadou Alpha Bah, a dit toute sa tristesse devant le décès de son protégé. Selon lui, c’est au mois de mars 2019 qu’il a recruté le jeune homme lors d’un tournoi de détection. « Après qu’on l’ait engagé, il a facilement intégré le groupe. Vu le talent qu’il avait à jouer avec les deux pieds, on l’a mis dans les 11 titulaires du groupe. Nos relations, c’était de très bonnes relations parce que je vous dis, c’est un enfant joyeux, toujours souriant, qui n’a pas de problèmes, qui est respectueux. A travers lui, il nous a envoyé beaucoup d’autres enfants après. A le voir dans le terrain, c’est un enfant qui était motivé, il ne jouait pas avec son avenir », a-t-il rappelé.

A noter que le regretté Alsény Sow était originaire de Diaguissa, relevant de la préfecture de Dalaba.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Assassinat d’un commerçant à Kankan : le suspect arrêté sera bientôt jugé (Parquet)

25 octobre 2019 à 18 06 51 105110
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Les services de sécurité de Kankan ont mis main sur un jeune suspecté d’être impliqué dans le récent assassinat d’un commerçant dans la ville. Et, ce dernier devrait bien comparaître devant la justice. C’est le procureur de Kankan Aly Touré qui l’a annoncé à l’occasion d’un point de presse ce vendredi, 25 octobre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le suspect est un jeune de 29 ans. Il a été arrêté dans la préfecture de Mandiana. Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, il sera bientôt jugé non seulement pour cet assassinat mais aussi pour plusieurs autres infractions. « Sommairement interpellé, le nommé Mory Magassouba a reconnu plusieurs cas de vols à main armée et autres infractions d’ordre criminel dans la région administrative de Kankan.

Après analyse du procès-verbal qui a été transmis par les officiers enquêteurs du commissariat de la police de Kankan, et conformément aux dispositions de l’article 141 du code de procédure pénale, le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire en saisissant un juge d’instruction pour les faits d’assassinat, de vols à mains armées, de détention illégale d’armes et de consommation de chanvre indien. Il a été placé sous mandat de dépôt et le jour d’audience fera l’objet d’une autre communication », a dit Aly Touré.

Il ajoute que le suspect a dénoncé d’autres personnes qui seraient ses complices à Kankan et à Mandiana et qui sont recherchées par les services de sécurité.

Le commerçant Alpha Issiaga Diallo, résidant au quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan, a été tué par balle dans la soirée du lundi, 14 octobre 2019. Des individus l’ont appelé au téléphone et lui ont demandé de les trouver au niveau d’un terrain de football. A son arrivée sur les lieux, ils l’ont abattu avant d’emporter sa moto.

Avant cet assassinat, d’autres meurtres, vols et attaques à mains armées ont été enregistrés ces derniers temps dans la commune urbaine de Kankan. Le procureur Aly Touré promet que les auteurs de ces actes seront retrouvés et jugés. « Ces crimes odieux qui ont heurté la conscience collective et semé des troubles sérieux à l’ordre public ne pourront rester impunis », a assuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kindia : une mineure de 13 ans victime d’un viol collectif à Yéwolé

25 octobre 2019 à 18 06 30 103010

Les cas de viol, notamment sur des mineures, atteignent des proportions inquiétantes en Guinée. Dans la ville de Kindia, c’est une mineure de treize (13) ans qui a été victime d’un viol collectif. Les faits se sont produits la semaine dernière au quartier Yéwolé, dans la commune urbaine. Trois (3) des sept (7) présumés auteurs du viol ont été mis aux arrêts, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet autre cas de viol sur une mineure de 13 ans a choqué plus d’un dans la ville de Kindia. Sept jeunes garçons sont pointés du doigt dans cette affaire. Trois (3) d’entre eux ont été mis aux arrêts alors que les quatre (4) autres sont pour le moment en fuite.

Selon la victime, ses bourreaux lui ont tendu un piège avant d’abuser d’elle. « J’étais partie assister à l’anniversaire d’une de mes copines le lundi dernier, non loin de chez nous. C’est là-bas que l’un des violeurs, du nom de Mohamed alias M’Boma, est venu m’appeler aux environs de minuit sous prétexte que mes parents me cherchaient activement. Je l’ai facilement cru parce que j’ai peur de la réaction de mes parents. J’ai suivi le jeune. Après quelques pas, j’ai trouvée 6 autres jeunes. Ils ont profité de moi, ils m’ont violé. Avant de le faire, ils m’ont d’abord attaché avec une chaine suivie de plusieurs intimidations. Je leur ai dit de me laisser appeler mes parents, mais ils ont retirés le téléphone », a-t-elle expliqué.

Absent au moment des faits, le père de la victime a été informé dès son retour. Il est allé rencontrer le chef de quartier pour voir la marche à suivre. Selon Fodé Moussa Bangoura, « j’ai trouvé que rien n’est fait pour ma fille. Je suis passé voir le chef de quartier pour qu’il fasse quelque chose, mais en vain. J’ai donc ordonné à mes enfants de rechercher les jeunes violeurs. C’est comme ça qu’ils ont pu mettre main sur 3 personnes et les 4 autres sont introuvables. J’appelle donc les autorités pour m’aider à retrouver les autres », a lancé le père de la victime.

Les trois (3) présumés violeurs sont dans les mains de la justice, à la prison civile de Kindia. Les quatre (4) autres sont en cavale.

Depuis Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Parlement : Moustapha Naïté sur le vote du projet de loi relatif aux Travaux Publics

25 octobre 2019 à 18 06 11 101110

Comme annoncé précédemment, l’Assemblée Nationale guinéenne était en session plénière ce vendredi, 25 octobre 2019. Une rencontre au cours de laquelle deux accords de financement et un projet de lois ont été examinés et adoptés par les députés. La plénière a porté entre-autres sur l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourd de transport des marchandises dans les états membres de la CEDEAO, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La plénière de ce vendredi a connu la présence de Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics, et de Papa Koly Kourouma, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Parmi les textes examinés, figure celui relatif à « l’acte additionnel du règlement 14 avec la CEDEAO pour renforcer le contrôle de la charge à l’essieu ». Il concerne au premier plan le ministère des Travaux Publics et a été adopté à l’unanimité des 50 députés présents.

A la fin de cette plénière, le ministre Moustapha Naïté est revenu en détails sur ce qui doit être fait dans ce domaine : « Vous êtes bien informés de l’état de nos routes, les dégradations et les agressions que nos routes subissent en longueur de journée avec ces gros porteurs que nous avons sur la route. Nous avons déjà signé une concession avec une entreprise qui opère dans la sous-région avec AFRIC-PESAGE pour assurer le meilleur suivi du contrôle de la charge à l’essieu. Il s’avère que ce n’est pas du tout facile dans la mise en œuvre de cette application mais, le travail a déjà commencé sur le terrain et nous voulons progressivement, au fur et à mesure que les routes sont construites ou reconstruites, que cette concession soit là où des postes de pesage ont été installés, que cela rentre en vigueur avec une certaine rigueur.

Les députés ont posé des questions par rapport à l’opérationnalisation de ces postes de pesage. J’ai rappelé que les premiers postes de pesage ont été construits en 2009 avec le financement de l’Union Européenne, mais ça n’a pas connu de démarrage. Des postes étaient construits, mais ce n’était pas appliqué sur le terrain. Il fallait d’abord qu’une loi soit votée pour un meilleur contrôle, en tout cas, pour la protection des patrimoines routiers nationaux. Cette loi est passée à l’assemblée nationale seulement en fin 2016, donc, qui donnait les bases juridiques nécessaires pour pouvoir avancer dans le contrôle.

Au vu de certaines dégradations de certaines chaussées, nous nous sommes dit qu’il fallait aller avec beaucoup d’intelligence, avec beaucoup de responsabilité et les partenaires, les syndicats et les autres, pour que quand une route est définitivement construite ou reconstruite, que l’opérationnalisation du poste de pesage soit effective. Donc, nous sommes là-dessus et c’est un processus qui va prendre un peu de temps. Mais, quand ça va atteindre la vitesse de croisière, je pense que ce soit les grandes surfaces comme des grandes sociétés, la cimenterie, le port autonome, partout où les gros porteurs peuvent venir, nous allons mettre les postes de pesage pour qu’avant la sortie des installations de ces usines du port, que les camions soient pesés et que la charge soit connue avant d’être sur le patrimoine routier national ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Kankan : en cavale, le chargé de l’organisation du FNDC se dit traqué par Aziz Diop

25 octobre 2019 à 18 06 01 100110

Les temps sont durs pour l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Kankan. Alors que le procureur « refuse » d’élargir certains de ses membres pourtant innocentés par le juge, c’est le chargé à l’organisation du FNDC qui se dit traqué par le préfet Aziz Diop. Depuis l’arrestation de ses amis il y a dix jours, Ibrahima Simagan a pris la poudre d’escampette, de peur de se faire arrêter par le tout puissant préfet, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les sièges de l’Union des Forces Républicaines (UFR) et de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ont été récemment victimes de saccages et de jets de pierres à Kankan. Les partisans du FNDC ont été mis aux arrêts, jugés et innocentés par le tribunal mais gardés en prison pour certains, sur ordre du procureur Aly Touré.

Cette situation dénote de la volonté des autorités de Kankan de restreindre la marge de manœuvre de tout contestataire, notamment ceux qui sont opposés au projet de 3ème mandat. Les membres du FNDC de Kankan sont dans l’œil du cyclone et en subissent de plein fouet les conséquences.

Celui qui se dit aujourd’hui dans la ligne de mire du préfet, c’est Ibrahima Simagan, membre du bureau des jeunes de l’UFR et chargé à l’organisation de l’antenne régional du FNDC. C’est lui qui avait appelé les citoyens de Kankan à se tenir prêt pour le 14 octobre sur les réseaux sociaux. Depuis lors, monsieur Simagan n’est pas tranquille.

Ibrahima Simagan, du bureau des jeunes de l’UFR, membre du FNDC Kankan

« Le lundi 14 octobre 2019 à 14h j’ai reçu un appel. L’intéressé m’a demandé où j’étais, il m’a dit « ah dis donc tu ne peux pas me dire où tu es ? Si tu ne le dis pas on va t’arrêter, parce qu’on te cherche comme ça ». Automatiquement, j’ai su que c’est le Préfet. Mais, comme il ne m’a pas dit son nom, moi aussi je n’ai pas dit où j’étais. Le lendemain, il m’a rappelé. Il m’a dit Simagan, va te présenter à la police. Je lui ai demandé ce que j’avais fait, il m’a dit qu’on me recherche. Je lui ai demandé ce que j’ai fait pour qu’on me recherche ? Il m’a dit qu’on a besoin de moi, qu’il faut que je me présente au commissariat. Ensuite, il m’a demandé où je suis. Je lui ai répondu que je ne suis pas à Kankan. Après, il m’a dit clairement que c’est lui, le préfet de Kankan Aziz Diop. Moi aussi, j’ai raccroché mon téléphone », a expliqué Ibrahima Simagan.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, le préfet Aziz Diop a balayé d’un revers de la main ces accusations. « Franchement, même si ce monsieur là se présente ici, je ne peux pas le reconnaître. Je ne l’ai jamais appelé, il a son numéro avec les services de sécurité et au moment où je vous parle, je sais où il est. Si je veux l’arrêter, il est dans une sous préfecture. Il a fait une incitation à la rébellion », accuse le préfet.

Il est toutefois difficile de croire à cette position du préfet d’autant plus qu’à travers un enregistrement sonore, on peut clairement entendre le Préfet se présenter et demander à Ibrahima Simagan de se rendre à la police au risque de se faire arrêter.

Pour sa part, monsieur Simagan, responsable de l’antenne régionale du FNDC est en fuite. Il se dit menacé et ne compte pas pour l’instant revenir à Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : reprise des audiences criminelles avec une trentaine de dossiers

25 octobre 2019 à 17 05 48 104810

Les audiences criminelles ont repris hier, jeudi 24 octobre 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré. Une trentaine de dossiers impliquant de nombreux présumés criminels sont au programme, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

« Après les vacances judiciaires, on a organisé ces audiences criminelles pour pouvoir juger les présumés criminels qui sont à la maison centrale. Nous avons près de 30 dossiers qui sont programmés. Pour la première programmation, nous avons programmé 12 dossiers criminels, et après les autres vont suivre jusqu’à ce que tous les dossiers criminels de notre ressort soient effectivement jugés et que les présumés auteurs soient situés sur leurs sort », a annoncé Sidiki Kanté, procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Parmi les dossiers programmés, on retrouve des cas de meurtres, assassinats, viols, tentatives de meurtres, fabrication de fausse monnaie, coups et blessures volontaires ayant entraîné mort sans intention de la donner, incendie volontaire… Selon le procureur, l’objectif est d’évacuer le maximum de dossiers en attende de jugement.

« Nous avons pris des dispositions du point de vue criminelle comme correctionnelle. Il y a la population qui veut voir ces gens-là jugés pour que personne ne soit à la maison centrale qui ne soit pas jugé. Alors, il faut situer les présumés auteurs sur les sort pour qu’il y ait plus de condamnés que de prévenus », a laissé entendre Sidiki Kanté.

A noter que lors de la première journée de ces audiences criminelles, deux accusés ont été jugés pour des faits de tentative d’assassinat et de meurtre. Ils ont été condamnés à 5 ans de prison ferme.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Conakry : des journalistes de la télé « Evasion Guinée » réclament des arriérées

25 octobre 2019 à 17 05 25 102510

Des journalistes licenciés du groupe de presse Evasion Guinée trimballent en justice leur patron, Moussa Traoré, à qui ils réclament des arriérées de salaire. Ils étaient tous présents au tribunal de première instance Mafanco le mercredi dernier, 23 octobre 2019. Le juge saisi de cette affaire, ayant constaté l’échec des négociations, a autorisé les journalistes licenciés à citer le groupe Evasion Guinée devant le tribunal du travail en formation contentieuse par voix d’huissier, a appris sur place Guineematin.com a travers un de ses reporters.

Jusque là, cette affaire était à la phase des négociations. Mais, comme les deux parties ne sont pas parvenues à trouver un terrain d’entente, l’affaire entre dans sa phase contentieuse.

Selon maitre Thierno Souleymane Barry, avocat des journalistes, « on est en matière de travail. Donc, il y a deux phases. La première, il y a une obligatoire de conciliation. Cela signifie que le juge saisi va tenter de réconcilier les deux parties pour arriver à une entente. Exemple, nous demandons des arriérées de salaire et l’attestation de travail, comme le veulent les lois de notre pays. Il aurait appartenu à l’autre partie de dire nous payons vos arriérées et nous vous donnons vos attestations de travail. Si on était parvenu à une telle entente, l’affaire pourrait s’arrêter-là », a-t-il expliqué.

Cette démarche n’ayant pas prospéré, le juge a autorisé les journalistes à citer le groupe de médias en justice. « Le juge a constaté l’échec des négociations, il a autorise les requérants à citer le groupe Evasion Guinée au tribunal de travail. Donc, on rentre dans la phase contentieuse. Et là, a une prochaine audience, chacune des parties viendra au niveau du juge qui siège avec les assesseurs pour déterminer qui a raison et qui a tord avant de trancher », a expliqué l’avocat.

En outre, maitre Thierno Souleymane Barry a précisé que dans cette affaire, il y a deux dossiers à savoir : le dossier de la journaliste Mariama Sall et Cie, et le dossier de neuf autres journalistes. Mais à un moment donné, dit-il, on va faire une jonction de la précision. « Certains parmi eux ont travaillé pendant 5 ans et d’autres 11 ans. Et un beau matin, ils ont reçu un licenciement technique. Cela est tout à fait normal. Mais, si on arrive à ce niveau là, il faut au moins payer les arriérées de salaires de ces personnes. Deuxièmement, quand vous licenciez quelqu’un, la loi vous oblige de remettre une attestation de travail à ces personnes », a expliqué l’avocat.

De son coté, l’avocat du groupe Evasion Guinée, maître Salifou Béavogui, a laissé entendre qu’il aurait souhaité que la conciliation entre les parties continue. « En dépit de tout, je souhaite que cette conciliation continue. Parce qu’un mauvais arrangement vaut toujours mieux qu’un bon procès…Donc, si je continue à rester avocat dans ce dossier, je vais m’impliquer fortement pour qu’on puisse trouver une solution négociée dans l’intérêt de toutes les parties », a-t-il lancé.

Pour rappel, c’est dans une note Réf : 101-SP-GEG-2019, en date du mercredi, 10 juillet 2019, que le Président Directeur Général d’Evasion Guinée a mis « en chômage technique » seize (16) journalistes arguant « une période difficile de restructuration ». Les concernés s’étaient dit surpris de cette décision et réclament aujourd’hui le payement de leurs arriérées de salaires.

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Consultations nationales : le parti ARENA dément le rapport de la Primature

25 octobre 2019 à 17 05 18 101810

La Primature a-t-elle menti dans son rapport sur les consultations menées le mois dernier par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, autour d’un changement ou non l’actuelle Constitution guinéenne ? Tout porte à le croire en tout cas. C’est ce qui ressort d’une lettre du parti Alliance pour Renouveau National (ARENA), signée de son président Dr Sékou Kouréissy Condé et adressée au chef du gouvernement.

Dans ce courrier, la formation politique relève une différence notoire entre le contenu de ses échanges avec le Premier ministre lors de ces consultations et ce qui est mentionné dans le communiqué de la Primature publié sur le site du gouvernement. L’ARENA demande donc à Kassory Fofana d’ordonner « le retrait pur et simple » du passage erroné indiquant que le parti « s’engage à aller vers les hésitants et autres dubitatifs pour les amener à la compréhension et à l’adhésion au principe de changement de la Constitution ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier de l’ARENA adressé au Premier ministre guinéen.

Malencontreuse erreur ou mensonge au sommet de l’Etat ? Quoi qu’il en soit, cela met en doute le rapport sur les consultations nationales menées par le Premier ministre. Rapport sur la base duquel le président Alpha Condé devrait décider de changer ou non l’actuelle Constitution et s’ouvrir la voie d’un troisième mandat.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Conakry : un policier tué par balle devant son domicile à Yattayah-Fossidet

25 octobre 2019 à 16 04 58 105810

Un policier âgé d’une trentaine d’années, répondant au nom de Mamadouba Bangoura, a été retrouvé mort devant sa maison ce jeudi, 24 octobre 2019, aux environs de 4H. Le drame s’est produit au quartier Yattayah Fossidet, dans la commune de Ratoma. Selon la femme de la victime, son mari a été tué par balle par un inconnu qui a emporté son sac à dos, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les informations recueillies sur les lieux du drame, le brigadier Mamadouba Bangoura était l’aide de camp de monsieur Amadou Diallo, secrétaire général de CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée). Il a été tué par balle devant sa porte par un inconnu aux environs de 4h.

Interrogée par les médias, Fouleymatou Camara, la femme du policier, est revenue sur les circonstances du drame. « Mon mari a quitté son travail pour rejoindre son domicile ici à 4 Heures. Son patron l’avait appelé pour aller à la garde. Donc, malheureusement, quand il est revenu, il a frappé à la porte, mais on dormait. Il a contourné pour frapper à la fenêtre. Je me suis réveillée pour ouvrir la porte. Mais au retour, il a trouvé quelqu’un devant lui, qui lui a tiré dessus. C’est quand j’ai ouvert la porte, j’étais avec mon fils, qui m’a dit, maman vient voir l’état dans lequel mon père se trouve. C’est ainsi je suis venu voir mon mari, couché par terre. C’est un inconnu qui lui a tiré dessus. Il a emporté aussi son sac à dos où se trouvait son arme. Donc, il n’a pas pu s’en sortir. Il a succombé à la blessure », a-t-elle expliqué en larmes.

Pour sa part, Abdoulaye Camara, un des membres de la famille, a exprimé la désolation que cet acte a créé au sein de la famille. « Dès que l’acte s’est produit, nous avons appelé les autorités communales et elles ont dépêché des agents de police pour venir faire le constat. La famille est dans une situation très triste… »

Le corps du brigadier Mamadouba Bangoura a été transporté par une ambulance à la morgue de l’hôpital Ignace Dean. Le défunt était marié à deux femmes et père de six enfants.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Conakry : 4 opposants au 3ème mandat condamnés au TPI de Mafanco

25 octobre 2019 à 16 04 42 104210

Les opposants au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé continuent de défiler à la barre des tribunaux avec des fortunes diverses. C’est dans ce cadre que quinze (15) prévenus, mis aux arrêts il y a une dizaine de jours, ont été fixés sur leur sort hier, jeudi 24 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Poursuivis pour participation délictueuse à attroupement, quatre d’entre eux ont été reconnus coupables, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans la journée du lundi, 14 octobre 2019, que ces quinze jeunes gens ont été interpellés individuellement, suite à l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Appelés à la barre, ils ont tous nié les faits pour lesquels ils sont jugés.

Après les débats dans cette affaire, le ministère public, par la voix de Joséphine Loly Tinkiano, va demander au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la culpabilité en les condamnant à 3 mois de prison ferme chacun. « Madame la présidente, les prévenus devant vous ont été arrêtés le jour de la manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution. Ils sont sortis pour brûler des pneus sur la route et empêcher d’autres citoyens de vaquer à leurs occupations. Dans les procès verbaux établis, les prévenus ici présents ont reconnu les faits. C’est pourquoi, je vous demande de les retenir dans les liens de la prévention pour participation délictueuse à un attroupement. Pour la répression, je vous demande de les condamner à 3 mois d’emprisonnement », a-t-elle requis.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont estimé que le ministère public n’a pas apporté de preuves suffisantes pouvant permettre au tribunal de condamner leurs clients. C’est pourquoi, Me Faya Gabriel Kamano a plaidé non coupable tout en demandant à la présidente du tribunal de faire application des dispositions de l’article 544 du code pénal, en les relaxant.

Dans sa décision, le tribunal, par la voix de la juge Djénabou Donghol Diallo, va relaxer onze (11) des quinze (15) prévenus « pour délit non constitué ». Les quatre (4) autres ont été reconnus coupables des faits de participation délictueuse à un attroupement. Les deux premiers (Ibrahima Sory Diallo et Alsény Doumbouya) ont été condamnés à 3 mois d’emprisonnement ; les deux autres (Karamoko Sylla et Amadou Barry) ont écopé de 2 mois de prison.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pas de manif du FNDC à Kankan : le coordinateur régional en donne les raisons

25 octobre 2019 à 16 04 38 103810
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Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avait appelé ses partisans à des marches à travers la Guinée ce jeudi, 24 octobre 2019, pour dénoncer les velléités du président Alpha Condé à s’accrocher au pouvoir. A l’image du 14 juillet dernier, cette autre manifestation n’a pas eu lieu dans la ville de Kankan. Si d’aucuns pensent que les intimidations et autres menaces proférées par le préfet en sont la cause essentielle, la coordination locale du FNDC soutient tout le contraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Toutes les activités de la ville de Kankan, fief du parti au pouvoir, ont tourné comme d’ordinaire ce jeudi. La ville grouillait de monde et aucune manifestation n’a été signalée.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon plusieurs observateurs, l’antenne locale du FNDC a cédé aux intimidations du préfet, Aziz Diop qui n’a jamais cessé de martelé que le FNDC n’existe pas à Kankan. Mais, selon Cheick Mohamed Kaba, coordinateur régional du FNDC, c’est plutôt d’autres raisons qui expliquent cet état de fait. « Nous n’avons pas manifesté aujourd’hui pour deux simples raisons qui sont faciles à comprendre. D’abord, nous avons nos militants qui sont en prison. Le tribunal a ordonné leur libération, le procureur a fait appel. Donc, nous sommes dans les démarches. Le deuxième aspect, nous avons nos camarades de Siguiri qui sont arrêtés et transférés à Kankan ici. Donc, nous cherchons à les faire libérer. Ensuite, l’autorisation de marche est tombée hier. Donc, on n’était pas suffisamment préparé », a expliqué Cheikh Mohamed Kaba.

Ibrahima Simagan

Un argument rejeté par le responsable chargé à l’organisation de l’antenne régionale du FNDC. Selon Ibrahima Simagan, joint au téléphone, les membres du FNDC ne se sont pas entendus sur la démarche à suivre, précisant qu’au cours d’une réunion, plusieurs d’entre eux se seraient opposés à l’idée d’une manifestation.

Mais, Cheick Mohamed Kaba dit ne pas être au courant de cette divergence. « Sincèrement, je ne suis pas au courant de ce que vous dites là. Nous, on est tenu de suivre le mot d’ordre du front. Je ne suis pas informé de cette divergence à laquelle vous faites allusion ».

Interrogé sur les agissements du préfet, Cheikh Mohamed Kaba a dit que le préfet, Aziz Diop est bien dans son rôle. « Il a raison, il est dans son rôle de préfet. D’abord, il est militant du RPG. Même s’il dit aujourd’hui que l’opposition n’existe pas à Kankan, il est dans son rôle. Moi, je peux dire et j’affirme que je suis majoritaire en Haute Guinée ».

Pour terminer, monsieur Kaba a laissé entendre que si les membres du FNDC arrivaient à recouvrer la liberté, ils se feront entendre lors des prochains appels à manifester.

Il faut tout de même signaler que la dernière fois que le front avait manifesté à Kankan, le 30 avril 2019, ses partisans avaient été pris à partie, copieusement passés à tabac par les militants du RPG Arc-en-ciel.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manifestation du FNDC à Gaoual : les organisateurs écourtent la marche pour éviter les contre-manifestants

25 octobre 2019 à 16 04 25 102510

Les responsables de l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont réduit le trajet de la manifestation de rue qu’ils ont organisé hier, jeudi 24 octobre 2019, dans la commune urbaine de Gaoual pour éviter de rencontrer des contre-manifestants favorables aux velléités révisionnistes du président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans la lettre d’information adressée le lundi, 21 octobre 2019, au maire de la commune urbaine de Gaoual, Daouda Diallo par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), il était question d’une marche pacifique allant du pont de Tominy, sur la route de Téliméle au pont de Komba, sur la route de Kounsitel.

« Hier matin, au moment où on bougeait pour la marche, le maire de la commune urbaine est venu avec le commissaire de police et le commandant de la Gendarmerie nous demander de modifier l’itinéraire initialement prévu, parce que les jeunes de Koumbia, un quartier peuplé en majorité de responsables, militants et sympathisants du RPG Arc-en-ciel, auraient menacé de s’attaquer à tout manifestant qui s’aventurer dans le coin. C’est pour cette raison que les autorités nous ont demandé de changer l’itinéraire » m’a expliqué un responsable de l’antenne locale du FNDC, Ghouddoussy Baldé.

Après une longue discussion entre les organisateurs de la marche, représentés par le coordinateur préfectoral du FNDC, Alpha Mamadou Saïdou Diallo, qui était entouré pour la circonstance des secrétaires fédéraux de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Mamadou Sacko et de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Amadou Tidjane Diallo et le maire de la commune urbaine, Daouda Diallo, il a été convenu que les manifestants partent jusqu’au niveau de la Tribune, « parce qu’on avait perdu assez de temps » a ajouté notre interlocuteur.

Suite à cette décision de dernières minutes a découragé plusieurs jeunes manifestants qui s’étaient massivement mobilisés au pont Tominy pour le départ. Considérant qu’en acceptant l’injonction des autorités locales les encadreurs de l’antenne préfectorale du FNDC ont fait preuve de manque de détermination dans la lutte contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé, ces jeunes ont quitté les rangs pour aller vaquer à leurs affaires personnelles.

Qu’à cela ne tienne ! A la Tribune, trois discours ont été prononcés pour clôturer la manifestation du FNDC de ce jeudi, 24 octobre 2019. Le coordinateur préfectoral du FNDC, Alpha Mamadou Saïdou Daillo, le secrétaire fédéral de l’UFR, Mamadou Sacko, adjoint au maire de la commune urbaine et celui de l’UFDG, Amadou Tidjane Diallo ont tour à tour remercié et félicité les quelques 50 manifestants qui ont accepté de continuer le trajet avec eux dans l’ordre et la discipline avant d’inviter les uns et les autres à rester plus que jamais mobilisés contre le changement de la constitution et un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Au cours de leurs interventions, les orateurs ont aussi dénoncé et condamné ce qu’ils qualifient de détention illégale et arbitraire des principaux leaders nationaux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Aucun autre incident n’a été signalé sur le terrain pendant et après cette manifestation du FNDC dans la commune urbaine de Gaoual.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Guinée : la PCUD exige la libération de Sanoh et de ses collègues

25 octobre 2019 à 16 04 07 100710
Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et Coordinateur national du FNDC
Abdourahmane Sanoh

DÉCLARATION : Suite à la condamnation des membres du FNDC dont Abdourahamane SANO, Président de la PCUD, se référant aux instruments juridiques auxquels la Guinée a souscrit librement notamment aux niveaux régional et international, et en se basant sur l’article 10 de la Constitution qui consacre la liberté d’associations, de manifestation et de cortège, le Comité de Coordination de la PCUD condamne avec la plus grande fermeté ces décisions qui n’honorent pas la justice guinéenne.

Par la même occasion, la PCUD remercie les citoyennes et citoyens de Conakry et de l’intérieur du pays, de la grandiose mobilisation dont ils ont fait montre lors de la marche du jeudi 24 octobre, en vue d’exprimer leur opposition au projet de 3ème mandat et exiger la libération des personnes arrêtées et réclamer justice pour toutes les victimes lors des manifestations.
Elle félicite les populations pour le sens élevé de responsabilité et le caractère républicain ayant caractérisé la marche pacifique du jeudi 24 octobre 2019.

Cependant, elle déplore et condamne les multiples violations des droits de l’Homme perpétrées sur des citoyens guinéens lors des manifestations précédentes et demande qu’une enquête indépendante soit diligentée afin de faire toute la lumière sur les exactions. Elle présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaitent prompt rétablissement aux blessés.

La PCUD exige la mise en liberté immédiate et sans conditions de son Président et de tous les autres combattants arrêtés lors des manifestations pacifiques.

La PCUD réitère son engagement au sein du FNDC dans son combat pour la défense des acquis démocratiques et des libertés publiques en Guinée.

Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons !

Vive la démocratie !

Prêts pour la défense des acquis démocratiques.

Conakry, le 25 octobre 2019

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Développement durable : Comment choisir son option pour être compétitif sur le marché de l’emploi ?

25 octobre 2019 à 15 03 20 102010

Le sujet est en discussion depuis ce mercredi matin au centre culturel franco guinéen  »espace Feu Sory Kandia KOUYATÉ ». Ces travaux du  »forum de l’orientation, de l’emploi et de l’employabilité des jeunes », d’inscrit dans le cadre de l’aide des étudiants et futurs étudiants dans le choix des options dans les institutions d’enseignement supérieur en Guinée et en France.

Une initiative de l’Ambassade de France en Guinée à travers l’Institut Français, l’Agence Universitaire de la Francophonie AUF, le projet BOCEJ  » booster les compétenc pour l’employabilite des jeunes », et d’autres partenaires à l’image du Ministère de la Jeunesse et de l’emploi des Jeunes.

Plus d’une centaine d’ étudiants y étaient mobilisés pour la circonstance, en présence de plusieurs invités, dont des chercheurs, enseignants et acteurs de la société civile.

Dans son allocution, l’ambassadeur de France, M. Grogurins, rappellera que 450 jeunes Guinéens sont reçus tous les ans dans les universités françaises, avec des montants  »raisonnables comparés à d’autres Universités Américaines et Anglaises ».

Il poursuit en disant que  »les étudiants guinéens ont pour la plupart un faible niveau et réussissent difficilement le cursus universitaire, ce qui est regrettable. Il a terminé son propos en rassurant la Guinée, de l’intention de l’hexagone à toujours continuer à appuyer l’Etat Guinéen dans cette perspective.

Mme Ramatoulaye Camara, Cheffe de Cabinet Ministère de la Jeunesse

Poursuivant, il est revenu à la Cheffe de Cabinet du Ministère de la Jeunesse et de l’emploi Jeunes, Ramatoulaye CAMARA d’apprécier l’initiative qui  »s’inscrit dans les priorités de mon département, sous l’impulsion du Chef de l’État, le Président Alpha CONDÉ.

Thierno Illassou Baldé du projet BOCEJ

Elle a aussi encouragé les jeunes à partir étudier mais surtout à revenir mettre ces compétences au service de la Guinée, qui en a tant besoin. Un point de vue soutenu par me Responsable du projet  »booster les compétences pour l’employabilité des jeunes » BOCEJ, Thierno Illassou Baldé, de partager son expérience à travers son parcours en Guinée, au Maroc et en France avant de venir servir dans son pays. Ce qu’il souhaite pour les jeunes qui partent étudier à l’étranger. Pour lui,  »partir n’est pas mauvais en soi, mais partir étudier et revenir servir son pays, est ce que chaque jeune ici présent doit avoir à l’esprit… ».

IDIATOU CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironnementguinee.org

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Parlement : plusieurs députés du groupe parlementaire de l’UFR présents à l’hémicycle

25 octobre 2019 à 13 01 29 102910

L’Assemblée nationale est réunie en séance plénière ce vendredi, 25 octobre 2019, pour examiner et adopter un certain nombre de textes et d’accords de financement. Au terme de l’appel nominal, 50 députés ont répondu présent dont 6 des 12 membres du groupe Alliance républicaine, regroupant les élus de l’UFR et leurs alliés. Ce qui contraste avec la décision des responsables du parti de Sidya Touré de retirer les députés membres de leur groupe parlementaire des activités de l’Assemblée nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com présent à l’hémicycle.

Il s’agit du Président du groupe parlementaire, Dr Ibrahima Deen Touré, Elhadj Ibrahima Sila Bah du PGRP, Dr Christian Sinata Touré de l’UPG, Thérèse Téwa Yaradouno, Mohamed Aly Doumbouya de l’UFR et de l’honorable Aboubacar Soumah du GDE, tous députés membres du groupe parlementaire Alliance républicaine. Malgré la décision de l’opposition de retirer les députés membres de ces deux groupes parlementaires (Libéral-Démocrate et Alliance républicaine) des activités de l’Assemblée nationale, ces élus ont répondu présent à l’hémicycle.

La semaine dernière, le Président de l’Assemblée nationale a signé une correspondance adressée aux députés des deux groupes parlementaires concernés, leur demandant de reconsidérer leur position et de revenir continuer les activités parlementaires. C’est cet appel qui aurait permis de décrisper un peu la situation qui a suivi le retrait des députés de l’opposition des travaux du Parlement depuis le 11 octobre 2019.

A noter que pour la plénière de ce vendredi, les 50 députés présents vont examiner au total trois textes dont deux accords de financement et un projet de loi. A savoir :

  1. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23/04/19 dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré de développement et d’adaptation au changement dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN) ;
  2. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23 avril 2019 dans le cadre du financement du projet d’aménagement de la route Boké-Québo (phase 1) ;
  3. Actes additionnels A/SA17/02/12 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’Essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO

Les deux autres textes, initialement programmés dans le même lot, pourraient intervenir la prochaine plénière. Ce sont :

  1. La Convention de concession minière signée entre la Guinée et la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba ;
  2. La Charte nationale des petites et moyennes entreprises (PME), signée le 19/07/2019 par le gouvernement de la Guinée et les partenaires des Associations socioprofessionnelles Cette plénière se déroule en présence des ministres de l’Economie et des Finances, Mamady Camara ; de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma et celui des Travaux Publics, Moustapha Naïté.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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