Yomou : un vent violent fait plusieurs dégâts à Péla

26 octobre 2019 à 21 09 39 103910

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier, vendredi 25 octobre 2019, dans la sous-préfecture de Péla, située à 22 kilomètres de la commune urbaine de Yomou. Il a fait plusieurs dégâts matériels dont la maison des jeunes nouvellement construite dans le cadre de l’ANAFIC qui a été détruite, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est peu après le début d’une forte pluie qu’un vent violent a soufflé dans la commune rurale de Péla. Il a décoiffé trois habitations avant de détruite la maison jeunes de la localité, nouvellement construite, et dont les murs sont complètement tombés. « C’est à 19 heures que la pluie a commencé ici, mais avec un vent très violent qui a décoiffé la maison qui se trouvait auprès de chez moi. Et 5 minutes après, nous avons entendu du bruit vers le terrain de football. Nous nous sommes dépêchés pour aller voir ce qui se passe. Arrivés sur les lieux, nous avons constaté que la maison des jeunes a été complètement emportée par le vent violent qui a survolé sur le village de Pela », explique Clément Haba, un habitant de Péla.

Selon certains citoyens de la localité, l’endroit où la maison des jeunes est construite n’est pas approprié pour abriter un bâtiment. Ils soulignent que c’est à cet endroit que le collège de la localité devait être construit. Mais, peu après le début des travaux, un vent a fait tomber le mur, obligeant les gens à déplacer le chantier. Mais, un responsable du projet de construction de la maison des jeunes explique de son côté que les études faites avaient prouvé que le bâtiment pouvait être construit sur les lieux.

Il assure dans le même temps que ces dégâts ne sont dus à un mauvais travail. « C’est après la grand pluie que j’ai été informé de cette triste nouvelle, et je me suis directement rendu sur les lieux, où j’ai constaté les dégâts. Mais, tout ce qu’il faut retenir, est que les dosages étaient bien. Pour preuve, on a un ingénieur qui assurait le contrôle des travaux », a-t-il laissé entendre.

C’est la deuxième fois qu’un vent violent cause des dégâts dans la préfecture de Yomou depuis le début de la saison pluvieuse de cette année. La première fois, ce sont des habitants de la commune qui en avaient victimes. Plusieurs maisons avaient été décoiffées et d’autres démolies par le vent.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Affaire 3ème mandat en Guinée : « Alpha Condé est seul contre le monde entier »

26 octobre 2019 à 21 09 32 103210

L’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu ce samedi, 26 octobre 2019, son assemblée générale hebdomadaire à son siège à la minière. Et, à l’absence de son leader en mission à l’extérieur de la Guinée, c’est le vice-président du parti qui a présidé cette rencontre politique. Dr Fodé Oussou Fofana a profité de l’occasion pour évoquer la dernière manifestation du FNDC et les velléités de l’actuel chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, de s’octroyer un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Fortement applaudi à son arrivée à l’assemblée de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, a serré quelques mains avant de prendre place au présidium, aux côté de ses camarades du bureau politique national. Il assiste aux différentes allocutions des communicants du parti, tout en griffonnant quelques mots sur un papier. Une bonne demi-heure après, il prend le micro et s’adresse aux nombreux militants qui y étaient présents. L’orateur principal commence par faire observer une minute de silence à la mémoire de nos « frère assassinés » lors de ces différentes manifestations en Guinée. Puis, d’une voix triste, il déplore les cas de morts enregistrés la semaine dernière, en marge de la manifestation du front national pour la défense de la constitution (FNDC).

« En trois jours, la Guinée a perdu onze personnes. Je pense que pendant longtemps, le monde entier se rappellera qu’au cours d’une manifestation dans notre pays, onze guinéens, à la fleur de l’âge, ont perdu la vie. L’histoire retiendra qu’un citoyen guinéen, malade, qui se trouvait dans les toilettes, quelqu’un l’a regardé et lui a tiré deux balles dans la tête. Cela aussi fait partie du bilan de monsieur Alpha Condé », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Et, brusquement, avec un air satisfait, le vice-président de la principale formation politique d’opposition en Guinée a félicité les militants de l’UFDG pour la mobilisation dont ils ont fait preuve, cette semaine, lors de la dernière marche pacifique du FNDC à Conakry et à l’intérieur du pays.

« Je voudrais vous féliciter, parce que vous avez prouvé au monde entier que c’est terminé pour le projet de troisième mandat. Ça n’a pas été facile. Parce qu’ils ont calculé, ils se sont dit qu’est-ce qu’il faut faire pour les empêcher d’avoir une forte mobilisation… Parce que si monsieur Alpha Condé voit des milliers de personnes dans la rue, ils auront échoué. Car, ils avaient dit à monsieur Alpha Condé que le FNDC ne représente plus rien… Ils ont imaginé que le FNDC ne pouvait mobiliser que sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa… Alors, le résultat est là. De la Tannerie au stade du 28 septembre, en passant par l’aéroport, Dabomdi et Hamdallaye, nous avons parcouru 11 kilomètres. Personne ne peut vous dire avec exactitude combien de guinéens étaient dans la rue. Nous avons entendu le gouvernement dire qu’il y avait 30 mille personnes… Mais, ce que nous savons, c’est que le peuple de Guinée a envoyé un message à monsieur Alpha Condé, pour qu’il comprenne que le peuple ne veut pas de son projet. Ce message est passé ; et, le monde entier l’a vu », a indiqué Dr Fodé Oussou Fofana.

Tout en soulignant le caractère pacifique et citoyen de cette dernière manifestation du FNDC, le vice-président de l’UFDG s’est interrogé sur les auteurs des tueries de guinéens enregistrées ces dernières années dans le pays.

« Nous avons toujours dit que si on nous laisse manifester, nos militants sont disciplinés, ils ne sont pas violents. On est capable de manifester sans violence. Et, nous l’avons fait pour donner une réponse au gouvernement de monsieur Alpha Condé. Ce gouvernement qui a dit qu’il préfère l’ordre à la loi… On tue des citoyens guinéens par balle… Dans un pays normal, on ne peut pas tuer banalement un citoyen. Même quand un citoyen n’a pas raison, même si vous le prenez avec des cailloux, quand on est force de l’ordre, notre rôle est de le maitriser et non de le tuer. Nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas dans la jungle. Pourquoi monsieur Alpha Condé tue les citoyens guinéens ? Avec la manifestation pacifique nous venons de faire, qui peut nous donner la preuve que ce ne sont pas les forces de l’ordre qui sont en train de tuer. Pourquoi, cette fois il n’y a pas eu de mort ? C’est parce que les consignes n’ont pas été données. Si ce ne sont pas les forces de l’ordre qui tuent, ils n’ont qu’à nous dire qui a tué les onze victimes de la semaine dernière et les 104 autres qui reposent au cimetière de Bambéto. C’est de la responsabilité du gouvernement. Vous ne pouvez pas dire que ce n’est pas vous, sans nous dire qui a tué », a expliqué Dr Fodé Oussou Fofana en ôtant sa casquette.

Parlant des velléités du président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat, le vice-président de l’UFDG a laissé entendre que l’actuel chef de l’Etat guinéen est prêt à marcher sur les cadavres de 12 millions de Guinéens pour un mandat de plus.

« Le monde entier a l’œil sur la Guinée. Personne n’est d’accord avec cette affaire de troisième mandat. Vous avez suivi les déclarations de la communauté internationale… Ils ont interpelé le président Alpha Condé en lui disant d’abandonner son projet. Mais, monsieur Alpha Condé a dit que tout ça ce n’est pas mon problème. Parce que dans les autres pays où il y a eu de nouvelles constitutions, il y a eu des morts. Mais, malgré ces morts, il y a eu constitution. Ça veut dire que monsieur Alpha Condé, pour son projet de troisième mandat, pour son référendum, même si je dois marcher sur les cadavres de 12 millions de guinéens, je ne renoncerais pas… Seulement, je voudrais vous rassurer que le combat contre le troisième mandat n’est plus entre Alpha Condé et nous les guinéens. C’est maintenant un combat entre Alpha Condé et l’Afrique, Alpha Condé contre ses amis, Alpha Condé seul contre le monde entier… Nous sommes gouvernés par la loi fondamentale. Et, ce n’est pas parce qu’on est président de la République qu’on doit faire ce qu’on veut. Ce n’est pas parce que monsieur Alpha Condé est le président de la Guinée qu’il peut se lever et dire ‘’moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer, je veux d’une nouvelle constitution’’ », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Mamadou Baïlo Keïta et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Lire

Le RPG AEC pourra-t-il mobiliser comme le FNDC ? « Même si on vide toute la banque centrale… »

26 octobre 2019 à 21 09 08 100810
Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

Après l’éclatante manifestation du FNDC du 24 octobre 2019 contre le 3ème mandat, le parti au pouvoir s’apprête à accueillir le président Alpha Condé en provenance de la Russie. Le RPG Arc-en-ciel entend sans doute faire mieux que le FNDC, même si Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), ne croit pas le défi de la mobilisation sera relevé. Il l’a dit dans une interview accordée à un groupe de médias ce samedi, 26 octobre 2019, en marge de l’assemblée générale du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Nous vous proposons l’intégralité de cette interview :

Par rapport à la marche du FNDC du 24 octobre 2019, les organisateurs parlent d’un million et demi de personnes, alors que le gouvernement évoque le chiffre de 30 mille manifestants. Quelle réponse avez-vous à donner en tant que président du PADES ?

Dr Ousmane Kaba : je trouve que la polémique est complètement inutile. On n’est pas là pour compter entre les deux camps et puis discuter. La question elle, est celle-ci : est-ce que les guinéens adhèrent ou pas au troisième mandat ? Et la réponse, c’est presqu’unanime pour dire non. C’est ça qui compte. On leur lance le défi de faire la même mobilisation à Conakry. Ils ne pourront jamais. Même si on vide toute la banque centrale, ça ne marchera pas.

Le gouvernement a projeté une manifestation pour la réception du président de la République, pensez-vous que les guinéens vont les accompagner lors cette réception ?

Dr Ousmane Kaba : je suis très sceptique. Vous savez, ceux qui sont venus à la mobilisation du FNDC, sont venus librement. Personne n’a été financé dans quoi que ce soit. Il n’y a même pas eu des transports des militants. Les gens, ils ont envie de s’exprimer sur la destinée de leur pays. Et unanimement, en très grande majorité en tout cas, les guinéens rejettent cette idée absurde de troisième mandat alors que la constitution est très claire. Encore une fois, je rappelle à tout le monde que le débat que nous avons, n’est pas un débat sur la constitution. Ça n’a rien à voir avec la constitution. On ne peut pas discuter de quelque chose que personne n’a vu. C’est l’exemple type d’un faux débat. Le vrai débat, c’est est-ce qu’on veut d’un troisième mandat ou pas ? C’est le seul vrai débat. Si c’est les imperfections de la constitution, on peut le faire dans le cadre de la modification de l’ancienne constitution. Pourquoi on ne le fait pas ? Par ce qu’il y a un point précis. L’article 27 qui verrouille le nombre de mandats et tout le problème, c’est au tour de ça. Toute la Nation ne peut pas se mettre à discuter d’un document que personne n’a vu.

A travers le pays, les militants du FNDC sont arrêtés. Quelle est votre lecture par rapport à ces arrestations ?

Dr Ousmane Kaba : c’est une vraie dictature qui est en train de s’installer. Les gens sont arrêtés et je suis ce qui se passe à travers le pays. Puisque nous, nous avons nos démembrements partout. A Gueckédou, les militants du PADES et des autres partis ont été arrêtés. Certains sont relâchés, d’autres ont été condamnés arbitrairement. A Kankan, vous avez suivi ce qui s’est passé. Il y a des gens qui sont arrêtés depuis le 14 octobre pour le FNDC qui sont encore en prison. Ils ont cassé le siège de l’UFR après avoir cassé celui du PADES. Après, on dit que non personne ne manifeste à l’intérieur contre le troisième mandat. Parce qu’on ne laisse même pas le temps aux gens de manifester. Il y a une répression terrible et il y a une militarisation de l’intérieur du pays aujourd’hui qui ne dit pas son nom.

La Russie vient d’abriter le sommet Russie-Afrique sur l’économie. Selon vous, en tant qu’économiste, quel est ou quels sont les avantages que la Guinée peut tirer de ce sommet, surtout que le président le République y a pris part à quelque mois de la fin de son mandat ?

Dr Ousmane Kaba : On a toujours un intérêt dans la coopération avec le monde entier, pas seulement la Russie. La Guinée, comme tous les pays, doit coopérer avec tous les autres pays qui peuvent apporter quelque chose au pays ou à des investisseurs qui peuvent venir en Guinée. Mais franchement, je vais vous dire, moi je me sens toujours humilié quand l’Afrique est convoquée par un seul pays. Ça a commencé avec le sommet France-Afrique, en suite Chine-Afrique, Japon-Afrique, Inde-Afrique et Russie-Afrique. On ne voit nulle part ça dans le monde qu’un seul pays convoque tout un continent. Vous ne trouvez pas que c’est humiliant ? On a toujours intérêt à coopérer. Mais, je pense que la nouvelle génération ne devra pas accepter ce que nous nous acceptons. Ce n’est pas normal.

Que proposez-vous alors ?

Dr Ousmane Kaba : je propose que les africains fassent déjà de la bonne politique chez eux, une bonne gouvernance chez eux, qu’on arrive à développer nos propres pays. Comme ça, les autres pays ne pourront pas convoquer tout un continent à chaque fois. Est-ce qu’on a convoqué l’Amérique Latine une seule fois ? Est-ce qu’on convoqué l’Asie ? Je veux qu’en tant que jeunes Guinéens et africains, que vous réfléchissiez…

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 07 93 59

Lire

Retour de certains députés de l’UFR au Parlement : « c’est leur affaire », réagit Saïkou Yaya

26 octobre 2019 à 21 09 04 100410

L’honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et député du parti à l’Assemblée nationale, a réagi à la décision de certains députés de la formation politique de participer aux activités de l’Assemblée nationale contre la volonté de leur camp. Alors que les groupes parlementaires Alliance Républicaine (de l’UFR) et Libéral-Démocrate (de l’UFDG) ont décidé de retirer leurs députés des travaux parlementaires, deux élus de l’Union des Forces Républicaines et certains de ses alliés ont pris part à la plénière du Parlement d’hier, vendredi 25 octobre 2019.

En réponse à cette attitude, Saïkou Yaya Barry estime que ces députés ont trahi le peuple qui les a élus et indiqué que l’histoire les jugera pour cela. Il l’a dit à l’occasion de l’assemblée générale de son parti de ce samedi, 26 octobre 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Nous députés de l’UFR, nous parlons en votre nom (au nom des militants du parti, ndlr). C’est vous qui êtes dans les manifestations avec nous. C’est vous qui demandez de défendre la Constitution. Nous ne pouvons pas nous dérober de la demande faite par vous les citoyens de ce pays. Nous députés, vous nous avez élus, vous nous avez choisis pour vous défendre. On ne peut pas vous laisser manifester sans vous accompagner parce que c’est grâce à vous que nous sommes députés. Si parmi nous, il y a des personnes qui ne respectent pas les mandats donnés par vous, c’est leur affaire, ils tireront toutes les conséquences à l’avenir parce que je pense que l’histoire est là pour tout le monde.

Ça démontrera la position qu’ils occupent dans la vie de notre nation et dans le noble combat que nous menons sur le terrain… Eux, ils ont décidé de ne pas nous accompagner dans le combat que nous menons. Chacun a son droit, mais ça nous permet de tirer les leçons et de savoir comment nous comporter. Mais, je vais vous assurer que les députés de l’UFR qui ont décidé de suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale sont avec vous, se battent avec vous, resteront avec vous durant tout le combat qui sera mené », a promis le secrétaire exécutif de l’UFR.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Bah Ousmane Bah sur la mort de son garde de corps : « il est tombé sur le champ de bataille »

26 octobre 2019 à 20 08 54 105410
Bah Ousmane et la famille du défunt

L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), dirigé par le ministre d’Etat, Bah Ousmane, a perdu récemment un des membres de sa garde rapprochée. Amadou Benté Kanté est décédé le mardi, 22 octobre 2019, créant une vive émotion tant dans sa famille politique que biologique. Un vibrant hommage lui a été rendu ce samedi, à l’occasion de l’assemblée générale tenue au siège du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une grosse perte pour l’UPR. Amadou Benté Diallo a toujours été attaché au parti et l’a servi depuis de très longues années. L’essentiel de l’assemblée générale de ce samedi, 26 octobre 2019, a été consacré aux témoignages et salutations d’usage entre les membres du bureau politique de l’UPR et les parents biologiques du défunt.

Après ces salutations, le président de l’UPR, Elhadj Bah Ousmane, a évoqué les souvenirs qu’il garde de feu Amadou Benté Kanté.

Décryptage !

« C’est avec beaucoup d’émotion que je pourrais parler pour évoquer quelque souvenirs de Amadou Benté Kanté. C’était l’un des jeunes chargé du maintien d’ordre au sein du parti. Je ne vais pas dire de mon époque. Mais, ils ont été avec Bah Mamadou, ensuite ce fut avec feu Siradiou Diallo, avant d’être avec moi. Ils étaient nombreux. Certains sont allé ailleurs, mais Amadou Benté Kanté, Aliou Diamant, et d’autres, sont restés avec moi. Ils ont été loyaux et fidèles.

Amadou Benté Kanté est décédé sur le champ de bataille, parce qu’il assurait la surveillance du siège. C’était son tour ce jour. Après s’être acquitté de cette obligation, comme il le fait de tradition, il faisait le jogging entre les deux carrefours ici. Il avait fait plusieurs tours. Il était sur le dernier tour pour venir faire sa toilette et aller vaquer à ses occupations. C’est en revenant ici qu’il est tombé à quelques mètres du siège. Donc, je peux affirmer qu’il est tombé sur le champ de bataille parce qu’il s’est consacré au maintien d’ordre au sein du parti, il s’est consacrer à la protection de ma personne.

Je me souviens encore qu’en 2010, en dépit du fait que l’Etat avait délégué des agents de la sécurité, des militaires, pour nous accompagner, les Amadou Benté, les Aliou Diamant et d’autres m’ont accompagné pendant cette campagne en 2010 à travers toute la Guinée. Depuis, il est resté attaché à ma personne et je dois dire qu’il figurait parmi les fidèles des fidèles.

Donc, c’est avec beaucoup d’émotion, beaucoup de regret que je parle de lui. Le dernier souvenir que je peux évoquer de lui, c’est qu’à la veille, j’ai fais l’autoroute, je suis repassé sur le carrefour Kénien, je suis passé à Belle Vue. Son atelier de ferronnerie était là, il s’est levé, il m’a salué, je ne l’ai pas vu. Il m’a appelé un peu plus tard, vers 19 heures 4 minutes. Il m’a appelé pour me dire monsieur le président, vous êtes passé devant mon atelier, je me suis levé, j’ai levé la main pour vous saluer, mais vous ne m’avez pas vu. Je lui dis, ah ! Je suis au regret, c’est dommage ! Mais comme l’habitude, je lui ai posé la question il n’y a aucun problème ? Il me dit non, il n’y a aucun problème. Je voulais simplement vous saluer.

Donc, c’était le dernier acte qu’il a accompli à ma direction. De mémoire, c’est celui là que je vais garder sans oublier que toute la semaine d’avant, avec les manifestations qui avaient eu lieu ici, il se souciait de ma protection à tel enseigne, avec sa moto, il allait jusqu’au pond 8 novembre voir s’il n’ y a pas d’incidents sur la route. Il allait à mon domicile à Kipé Dadia. De là, il me disait, j’ai fait tel trajet, tel tronçon est libre, allons-y, je vais t’accompagner. Il se mettait devant avec sa moto en éclaireur et jusqu’au pond 8 novembre, il s’arrêtait là. Et l’après midi, il m’appelait pour me dire, voilà, la situation est tranquille, vous pouvez venir. Ça s’est passé comme ça, lundi, mardi, mercredi….

Une bonne partie de sa vie, il a consacré à ma propre protection. Il a travaillé comme on dit communément pour moi, reste que moi aussi j’ai l’obligation de le servir. Comment le servir ? Il a une famille, il a des parents, je porterais toute mon attention sur ses enfants, sur ses épouses… »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

Lire

Panique au RPG-AEC ? Bantama Sow tance Cellou, Sidya et Elhadj Sékhouna

26 octobre 2019 à 20 08 21 102110

Comme à ses habitudes, le ministre des sports, de la culture et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, a fait encore le show le samedi, 26 octobre 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. Il s’en est pris aux principaux opposants du président Alpha Condé mais aussi au Kountigui de la Basse Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Président de la commission d’organisation de l’accueil du président Alpha Condé prévue le 31 octobre prochain, Sanoussy Bantama Sow était amené à parler de ce sujet à l’assemblée générale du parti au pouvoir. Et il en a profité pour tirer encore une fois sur les opposants Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, qui se battent actuellement contre le projet de changement de la Constitution qui permettrait au président Condé de briguer un troisième mandat.

« Le 31 de ce mois, le président Alpha Condé reviendra d’une mission réussie. Tous les Guinéens épris de paix et de justice ont demandé de réserver un accueil chaleureux au président, Professeur Alpha Condé. Au moment où cet homme de paix, cet homme de justice, cet homme de changement est en train de courir à travers le monde pour changer la vie du Guinéen, pour apporter le développement en Guinée, d’autres sont dans des villas, en train de recruter des gens, pensant qu’ils peuvent diviser ce pays. C’est pourquoi, nous avons mis sur pied une commission d’organisation de la réception du président.

Parce que les autres ont dit que lors de leur manifestation de la dernière fois, c’était la mort de ceux qui veulent d’une nouvelle Constitution. Ils ont oublié que c’est eux qui ont fait la campagne de l’autre Constitution qui a été suspendue par les militaires. On a vu Cellou à Labé en tant que directeur de campagne ; on a vu Sidya Touré dire ici ton pied mon pied. C’est parce qu’ils savent qu’après 2020, ils n’auront plus de carrière politique », a estimé le ministre.

Par ailleurs, Bantama Sow a regretté des propos à caractère ethnique que le Kountigui (autorité morale) de la Basse Guinée aurait tenus à l’occasion d’une récente sortie. Des propos qui, selon lui, sont susceptibles de « créer une guerre civile » en Guinée. « Elhadj Sékhouna doit arrêter. Moi Bantama qui parle, j’ai du respect pour lui à cause de son âge, mais je suis un garant de l’unité nationale. Je suis contre l’ethnocentrisme. Je combattrai tout individu : tout Malinké, tout Soussou, tout Peulh, tout Forestier qui ira sur le terrain de l’ethnocentrisme.

Elhadj Sékhouna, je lui demande respectueusement d’arrêter, trop c’est trop ! S’il n’arrête pas, la semaine prochaine, je prends la responsabilité d’ouvrir un dossier. Elhadj Sékhouna dit devant la face du monde que le jour où les gens apprendront que les soussous et les peulhs se sont donné la main, les autres auront peur. Quels sont ces autres ? Est-ce que Elhadj Sékhouna parle au nom des soussous ? Je ne le crois pas », a dit ce responsable du parti au pouvoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 621 09 08 18

Lire

L’UFR en colère : « le président de la CENI doit être poursuivi pour haute trahison… »

26 octobre 2019 à 19 07 39 103910

L’incapacité de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à organiser les élections législatives avant 2019 continue de susciter l’indignation au sein des partis politiques de l’opposition. L’Union des Forces Républicaines (UFR) souhaite que des poursuites judiciaires soient engagées contre maitre Amadou Salifou Kébé, président de la CENI, « pour haute trahison ». C’est le 1er vice-président Bakary Goyo Zoumanigui, qui l’a annoncé ce samedi, 26 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’ouverture de la séance, Bakary Goyo Zoumanigui a indiqué que le président de la CENI, maître Salif Kébé, doit être poursuivi pour avoir trahi son serment. « Je dois revenir sur le cas du président de la CENI. Ce monsieur, n’excluez pas que demain, qu’il soit poursuivi pour haute trahison. Il doit être poursuivi pour haute trahison parce quand il a été élu, il a prêté serment de respecter un certain nombre de dispositions légales de notre pays. Le président de la CENI, en choisissant la date du 28 décembre 2019 pour les élections législatives, a posé un acte dangereux qui constitue une haute trahison parce qu’il n’a pas écouté ses pairs, alors qu’il savait intimement que cette date ne pouvait pas être tenue. Et il faut tout faire pour ce monsieur soit jugé parce qu’il a trahi le peuple de Guinée, il a trahi son serment. Donc, il ne suffit pas de le déposer seulement, il doit être poursuivi par la justice », a martelé monsieur Zoumanigui.

Goyo Zoumanigui, premier vice-président de l’UFR

Toutefois, ce proche de Sidya Touré regrette la non-mise en place de la Haute Cour de Justice qui aurait pu permettre de juger certains hauts cadres. « Malheureusement, la Haute Cour de justice qui est habilitée à juger les cas comme ça, n’existe pas. Parce que la gouvernance qui nous dirige, elle a tout fait pour que cette cour ne soit pas mise en place. Si cette cour existait, je crois que des plaintes seraient déjà déposées devant cette cour pour dire que non seulement le président de la CENI, mais d’autres cadres du gouvernement doivent être jugés pour les actes qu’ils posent, les détournements de fonds. Aujourd’hui, si le président de la République parle de référendum, de changer la constitution, c’est parce qu’il sait que cette cour n’existe pas… Et nous devons œuvrer pour que ce monsieur soit jugé un jour », a-t-il lancé.

Plus loin, Bakary Goyo Zoumanigui a dénoncé le manque d’indépendance de la justice avant d’inviter les militants à redoubler d’engagement dans le combat contre le 3ème mandat. « Nos camarades qui ont dit qu’ils vont manifester leur désaccord par rapport au changement de la constitution ont été arrêtés 72 heures avant même l’évènement. Ça veut aujourd’hui chez nous que la justice, elle est rendue par des gens qui ne sont pas à la hauteur. C’est l’ancien ministre de la justice, Cheick Sako, qui a vite vu et il a démissionné de son poste. Donc, le combat que nous avons commencé, nous devons le continuer, rien ne doit nous décourager. Je vous exhorte à rester vigilants et suivre le mot d’ordre du FNDC », a-t-il martelé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Changement de Constitution : le message de Fodé Oussou aux membres du CNT

26 octobre 2019 à 19 07 17 101710

A l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG de ce samedi, 26 octobre 2019, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de la formation politique, a interpellé les membres du CNT sur le débat en cours autour du projet de changement de l’actuelle Constitution. L’opposant a regretté le silence de Hadja Rabiatou Sérah Diallo, la présidente du Conseil National de Transition, et l’ensemble des membres de l’institution, sur cette question qui les intéresse en tant que rédacteurs de la Constitution que le pouvoir entend changer. Un silence coupable, selon ce responsable du principal parti d’opposition du pays.

« Je tiens à lancer un appel solennel à Hadja Rabiatou Sérah, présidente du CNT (actuelle présidente du Conseil Economique et Social), et à tous ceux qui ont été membres du CNT, de prendre leurs responsabilités. Ils devraient être les premiers à mener le combat et être membres du Front National pour la Défense de la Constitution. Madame Hadja Rabiatou et les membres du CNT, nous avons vos noms. Nous allons les afficher, parce que qui ne dit rien, consent. Si vous ne dites rien devant l’injustice, devant l’arbitraire, vous avez pris parti pour l’oppresseur.

Les membres du CNT, nous vous rappelons que c’est vous qui vous êtes assis, vous avez travaillé, vous avez été payés, le peuple vous a félicité et ça nous a permis de faire partir les militaires. On a une constitution, le président a juré deux fois là-dessus en 2010 et 2015.Vous savez pertinemment que monsieur Alpha Condé n’a pas raison. Si vous avez peur de dénoncer cela, c’est que vous êtes complices de la situation », a dit Dr Fodé Oussou Fofana.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel. 00224623532504

Lire

Le PADES droit dans ses botte: « lorsqu’on opprime le peuple, le peuple réagit »

26 octobre 2019 à 18 06 42 104210

Les formations politiques membres du Front National pour la défense de la Constitution (FNDC) se félicitent de la forte mobilisation d’il y a 48 heures organisée à Conakry et à l’intérieur du pays pour contrer le 3ème mandat. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 26 octobre 2019, le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a justifié les raisons de telles manifestations qui visent à enraciner la démocratie dans notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’actualité sociopolitique de la Guinée a polarisé les débats ce samedi au PADES. La séance a été présidée par Dr Aboubacar Demba Diaby, coordinateur chargé de l’organisation du parti.

Mohamed Kaba, Coordinateur National du PADES

Dans sa prise de parole devant les nombreux militants, Mohamed Kaba, Coordinateur National du PADES est revenu sur la marche du FNDC, tenue il y a 48 heures. « Il ne s’agit pas de marcher pour marcher. C’est extrêmement important et, cela ramène à la mission du FNDC. Cette mission, c’est de faire en sorte que la démocratie puisse vivre dans notre pays. C’est de faire en sorte que les principes et les institutions de la République soient respectés. C’est de faire en sorte que notre loi suprême, qui est la constitution, qui a été acceptée par le peuple de Guinée, que cette constitution-là soit sauvegardée, qu’elle ne soit pas tripatouillée au profit d’intérêts personnels. Voilà l’objectif. Toutes les entités, toutes les forces vives sont sorties pour dire NON ! Nous voulons désormais qu’en Guinée, qu’il y ait un processus électoral ; qu’en Guinée, qu’il y ait la démocratie ; qu’en Guinée, qu’il y ait l’alternance, qui est le soubassement de la démocratie ».

Poursuivant son intervention, Mohamed KABA s’en est pris à l’appareil judiciaire, prompt à sanctionner un seul camp. Toute chose qui ne va point décourager le FNDC, soutient-il. « Dans cette démarche, vous avez vu la réaction que lorsqu’on opprime le peuple, le peuple réagit. La marche du 24 Octobre avait pour objectif de rappeler deux choses au pouvoir : premièrement, c’est de libérer sans condition toutes ces personnes injustement arrêtées et ce n’est pas seulement à Conakry, c’est aussi à l’intérieur du pays. C’est de les libérer immédiatement. Parce que ces personnes-là n’ont commis aucune infraction… Nous avons su qu’en Guinée, la justice pouvait être expéditive, la justice pouvait être rapide. Deuxièmement, c’est de dire au président Alpha Condé qui, il faut le dire, quand il était dans l’opposition, dans cette lutte, il a toujours dit qu’il respecterait la constitution, qu’il n’allait jamais tripatouiller la constitution. C’est de lui rappeler cela. C’est de lui dire, qu’il gagnerait à stabiliser le pays, qu’il gagnerait à respecter les principes qui ont fait que le peuple a eu confiance en lui et l’a porté au pouvoir. C’est de lui dire simplement que cette constitution, qu’il ne la touche pas », a-t-il martelé.

Dr Aboubacar Demba Diaby, Coordinateur chargé de l’organisation du PADES

Pour sa part, Dr Aboubacar Demba Diaby, Coordinateur chargé de l’organisation du PADES, a invité la fédération à ne pas signer des accords avec un gouvernement dont le mandat est entrain de finir. « C’est pour m’adresser au gouvernement de Vladimir Poutine en Russie, sur la rencontre entre la Russie et les pays africains qui vient de s’achever. Pour le cas de la Guinée, nous voulons dire au président Russe et à son gouvernement, que le mandat du président Alpha Condé s’achève en 2020 et qu’aucun partenariat possible ne doit être engagé avec un gouvernement sortant. S’il doit y avoir des accords, nous demandons au président Vladimir Poutine et à son gouvernement, de se pencher vers son nouveau président qui serait installé en 2020 », a-t-il lancé.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél.: 00224 622 07 93 59

Lire

Développement industriel et des PME : Kassory Fofana lance le FODIP à Conakry

26 octobre 2019 à 17 05 17 101710

Le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP) a été lancé hier, vendredi 25 octobre 2019, à Conakry. Présidée par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, la cérémonie a connu la présence du ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, son homologue des sports, de la culture et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, ainsi que le directeur général du FODIP.

Le Fonds de Développement Industriel et des PME (FODIP) est un Établissement Public à caractère Administratif (EPA), doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il a pour objectif de promouvoir le développement industriel et des PME du pays. Selon Ibrahima Kassory Fofana, le Premier ministre guinéen, ce projet « va permettre à la Guinée, sur les trois années à venir, de réduire la pauvreté de 40% et de s’adresser à 40% de nos concitoyens.

Cette dynamique accélérera sans doute le rythme de création d’emplois et de richesse et favorisera notre objectif de développement et de transformation structurelle de l’économie guinéenne dans une perspective durable et inclusive qui est un pilier essentiel du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). L’opérationnalisation du FODIP s’inscrit dans la dynamique des actions prioritaires déployées par le Gouvernement en vue de créer les conditions les plus favorables au développement du secteur privé en Guinée », a-t-il dit.

Le chef du gouvernement guinéen précise que « le FODIP s’adresse, par la création du fonds de financement, à la contrainte majeure à laquelle s’exposaient nos petits entrepreneurs. Il va renforcer les structures en capital de leurs affaires par les dotations en capital et en quasi-capital de manière à réduire la fragilité financière desdites entreprises. Le FODIP va ensuite s’adresser à la question essentielle de garantie pour minimiser le risque pour les banques. En plus, le FODIP va soutenir le développement des entreprises », a laissé entendre Kassory Fofana.

Selon le ministre de l’industrie, des petites et moyennes entreprises, la mise en place du FODIP permettra de résoudre plusieurs difficultés qui freinaient jusque-là le développement des PME en Guinée. « Le FODIP pourra permettre de résoudre certaines difficultés liées notamment à la faiblesse de la culture entrepreneuriale, le faible taux de formalisation des entreprises, l’insuffisance de l’assistance technique et financière des PME, le faible taux de bancarisation entre autres. L’avènement du Fonds du Développement Industriel et des PME (FODIP) coïncide à la mise en place d’un certain nombre d’outils de base favorisant le développement industriel des PME », a expliqué Tibou Kamara.

De son côté, le directeur général du FODIP compte bien s’investir pour réussir la mission qui lui est confiée, et qui n’est autre que l’atteinte des objectifs pour lesquels ce fonds a été mis en place. Et pour cela, Aliou Souaré a déjà identifié les actions à mettre en œuvre. « En termes de perspectives, le FODIP envisage entre autres, de faire réaliser des études multidimensionnelles et multisectorielles sur l’entrepreneuriat guinéen afin d’actualiser les données et comprendre les différentes problématiques et les enjeux réels pour plus d’efficacité et d’efficience de l’action publique.

Nous comptons accompagner les entreprises guinéennes dans leur processus de formation afin de les conformer aux standards de gouvernance d’entreprise. Nous allons mettre en place un système d’accompagnement, selon le niveau d’évolution des entreprises : amorçage, croissance, expansion. Nous allons également participer à la diversification de l’économie guinéenne qui est actuellement située à plus de 77% d’exportation essentiellement dans les secteurs des mines et de minerais pour atteindre un pourcentage de 55% de produits transformés en Guinée.

Le FODIP va faire la promotion de l’entrepreneuriat féminin afin d’augmenter son poids à au moins 30% de l’entrepreneuriat total, contre 17% actuellement. Ceci dans le but de faire des femmes entrepreneures une force motrice de l’écosystème entrepreneurial guinéen. Le FODIP apportera aussi un appui à l’entrepreneuriat des jeunes, notamment dans le domaine de l’innovation et de l’économie numérique.

Participer à la transition économique et écologique en termes d’impact économique, social et écologique ; rehausser, sur un horizon de 15 ans, l’apport du secteur industriel à 33% du PIB contre 17% actuellement dont 6,2% des mines. Le FODIP va participer à la valorisation du secteur primaire, pourvoyeur de matières premières aux industries, pour une transformation industrielle et une commercialisation optimale des produits finis, selon les avantages comparatifs des différentes régions de la Guinée », a annoncé le directeur général du FODIP.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Lire

Manifs du FNDC : Damaro accuse Cellou Dalein et Sidya d’avoir voulu faire un coup d’Etat

26 octobre 2019 à 17 05 11 101110

La marée humaine qui a dit non au 3ème il y a quarante huit (48) heures à Conakry à travers une marche géante continue de troubler le sommeil des responsables du RPG Arc-en-ciel. Le député Amadou Damaro Camara continue d’accuser le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) d’avoir voulu « faire un coup d’Etat ». Il l’a réitéré ce samedi, 26 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses report

Dans son intervention, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe de la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale, a indiqué que le droit à la manifestation est reconnu par la constitution. Mais, quand les manifestations ont pour but de créer le désordre, d’appeler à l’insurrection, les droits ne sont plus constitutionnels.

Selon lui, « le 14 octobre, les appels de l’opposition étaient clairs. Non seulement ils demandaient à tout le pays de manifester, ils demandaient à tout le monde de créer la fumée dans sa concession, ils demandaient à tout le monde que si quelqu’un pouvait rejoindre son bureau le lundi, c’est qu’ils auraient échoué. Ils ont donné trois jours : le lundi, le mardi, le mercredi. Et le jeudi, ils devraient faire leur baptême. Mais, quand il y a avortement (que nos mamans nous excusent), on ne fait pas de baptême. Et, c’était d’autant plus inquiétant que, Air France qui n’a jamais interrompu ses vols même pendant Ebola, ce jeudi (17 octobre 2019), Air France a annulé son vol sur Conakry. Et le vendredi qui a suivi, contrairement à son itinéraire habituel, Air France a fait Paris-Nouakchott ; Nouakchott-Freetown ; Freetown-Nouakchott, changer d’équipage avant de rejoindre Conakry. Quand des passagers se sont demandés qu’est-ce qu’il y a, les hôtesses de l’air ont même eu la maladresse de dire que « vous ne savez pas qu’il y a risque de coup d’Etat en Guinée ? ». Voilà le vrai but de Sidya Touré et de Cellou Dalein Diallo. Ils ont échoué », a-t-il laissé entendre.

Parlant de la dernière marche organisée par le FNDC, le patron de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale a dit que les organisateurs doivent pouvoir faire la différence entre la foule et le peuple. Selon lui, cette marche a enregistré « une foule à Conakry, une foule à Mamou et une foule à Labé. Le peuple de Guinée, c’est de Kassa à Yomou. Nous ne demandons pas deux choses, une seule. S’ils sont si conscients, si convaincus de leur bon droit, il y a une seule question, qu’on demande au peuple de Guinée OUI ou NON. Et, ils ont dit que si nous arrivons à faire 10% de ce qu’ils ont fait, Sidya a dit qu’il va nous rejoindre encore. Je lui réponds qu’il n’a plus de place parmi nous. Fodé Oussou qui a été un peu plus orthodoxe a dit que si vous faites le tiers, qu’il va nous féliciter. Eh bien le jeudi ou le jour de l’arrivée du président, nous attendons les félicitations de Fodé Oussou », lance-t-il.

S’agissant des nombreuses interpellations d’individus suspects dans certaines villes du pays, Amadou Damaro Camara a invité les militants à la vigilance. Selon lui, il y a des personnes malintentionnées qui veulent déstabiliser la Guinée. « Le Libéria à côté a connu la guerre, la Sierra-Leone a connu la guerre, la Guinée-Bissau a connu la guerre, le Sénégal a toujours des bisbilles dans son Sud… Il y a des phénomènes qui ont commencé en Guinée, c’est 140 et quelques personnes jeunes gens qui ont des amulettes sur leurs corps, des antis balles, qui disent qu’ils sont des ouvriers d’une société d’internet. Est-ce qu’on a besoin de pare-balles pour aller sur internet ? 214 ont été aussi appréhendés à Siguiri, 80 et quelques ont été arrêtés hier à Kankan, on nous signale quelques dizaines à Fria qui viennent ensemble, qui sont logés ensemble, qui mangent ensemble. Qui les a fait venir ? Qui les loge ? Qui les nourrit ? Au nom de la direction nationale du parti, nous demandons expressément au gouvernement et aux services de sécurité, d’aller au fond et au tréfonds de cette affaire. Et, qui quiconque serait de près ou de loin lié à cela, qu’il soit mis hors d’état de nuire. Parce qu’il s’agit de la sécurité de la Guinée. Et comme ça commence à parler, nous avons appris qu’il y a des leaders déjà qui commencent à prendre des billets pour aller voir du côté de Paris. Même s’ils vont jusqu’à Honolulu, le peuple de Guinée les rappellera », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Conakry : les artisans de Guinée exigent le renouvellement du bureau de leur fédération

26 octobre 2019 à 16 04 55 105510

Depuis un certain temps, le torchon brûle entre le président de la Fédération Nationale des Artisans de Guinée (FENAG) et certains membres de la structure. Ces derniers réclament instamment le renouvellement du bureau de la FENAG dont le mandat a expiré il y a de longues années. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration rendue publique ce samedi, 26 octobre 2019 à Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A part la demande de renouvellement du bureau, les frondeurs ont exprimé également leur aversion face au manque de résultats du président de la FENAG.

« Conakry, le 26 octobre 2019.

La commission d’organisation des artisans de Guinée exige, au nom de tous les artisans et artisanes de Guinée, le renouvellement du bureau de la Fédération Nationale des Artisans de Guinée (FENAG). Un bureau qui a été mis en place depuis le 25 septembre 2004 à Faranah.

Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de congrès de renouvellement. Le président qui dirige cette FENAG n’a pas pu satisfaire les artisans à tous les niveaux sur le terrain.

Donc, nous demandons humblement à l’autorité et à toutes les personnes de bonne volonté de nous appuyer pour la bonne marche de cette démarche. Parce que la FENAG n’est pas une propriété privée.

En effet, la FENAG est une structure nationale, installée sur toute l’étendue du territoire national, un mandat de 4 ans renouvelable une seule fois.

L’artisanat représente 46 % de la population guinéenne, 93 corps de métiers, répartis en 8 sous-secteurs.

Maintenant, nous demandons l’installation d’un nouveau bureau pour que les artisans soient satisfaits de leur travail et rétablis dans leurs droit ».

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Guinée : voici le nouveau programme des manifs du FNDC

26 octobre 2019 à 14 02 39 103910

Le Front National pour la Défense de la Constitution a modifié son programme de manifestations prévues la semaine prochaine. La structure qui proteste contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé a renoncé à ses journées ville-morte du lundi et du mardi prochains mais aussi à sa marche prévue pour le mercredi, 30 octobre 2019, a appris Guineematin.com des organisateurs.

Selon le nouveau programme rendu public ce samedi, 26 octobre 2019, par la cellule technique nationale du FNDC, c’est une marche funèbre qui sera finalement organisée le mercredi, 30 octobre 2019, pour l’enterrement des personnes tuées à l’occasion des manifestations de la semaine dernière. S’en suivra une journée de recueillement le vendredi, 1er novembre.

Ensuite, des manifestations contre le projet de troisième mandat seront organisées le lundi, 04 novembre 2019, sur l’ensemble du territoire national. Le FNDC précise qu’il a décidé désormais, « de marcher chaque lundi pour s’opposer catégoriquement au troisième mandat ».

A suivre !

Lire

Le FNDC interdit de manifester à Siguiri : le maire invoque une lettre de Bouréma Condé

26 octobre 2019 à 13 01 22 102210
Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri
Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri

Contrairement à Conakry et dans plusieurs autres villes de l’intérieur, les manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont jusque-là interdites à Siguiri. Et, pour justifier son refus d’autoriser l’organisation de ces mouvements de protestation, le maire de Siguiri invoque une lettre du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, interdisant toute manifestation de rue.

Après le refus de la mairie d’autoriser la marche qu’elle comptait organiser le jeudi, 24 octobre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri, l’antenne locale du FNDC a adressé une nouvelle lettre d’information aux autorités communales pour une manifestation demain, dimanche. Mais, pour la deuxième fois consécutive, le maire de la ville Koumba Sékou Magassouba a interdit la marche visant à protester contre le changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

« Encore une fois de plus, je ne peux pas vous autoriser à manifester pour des raisons suivantes : nous avons reçu une lettre émanant de notre département de tutelle, signée du ministre Bouréma Condé et adressée aux gouverneurs de régions, préfets et maires, interdisant toutes les manifestations de rue. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons reçu aucune lettre qui abroge cette décision. Donc en application de cette lettre, je vous interdis de manifester.

Deuxièmement, vous manifestez pourquoi ? Au nom de quelle structure ? Le FNDC ? Nous n’avons reçu aucun document de cette structure. Et le troisième motif, Siguiri n’abrite aucun chef, les chefs que vous cherchez se trouvent à Conakry et Kankan, partez là-bas », a dit le maire de Siguiri à l’endroit des membres du Front National pour la Défense de la Constitution.

Cette sortie de l’autorité locale contraste avec la récente déclaration du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, qui a nié l’interdiction des manifestations de rue dans le pays. De son côté, le FNDC-Siguiri a décidé finalement de renoncer à sa manifestation qui était prévue demain, dimanche 27 octobre 2019, pour éviter tout bras de fer avec les autorités locales.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Prévention des conflits : plusieurs jeunes filles et garçons outillés à Mamou

26 octobre 2019 à 12 12 11 101110

Un atelier sur la mobilisation et l’implication des jeunes hommes et femmes dans la prévention des conflits pour une paix durable s’est tenu cette semaine à Mamou. Il a été organisé par le Groupe de travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et le Sahel, une plateforme mise en place par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). L’objectif est de responsabiliser davantage la jeunesse guinéenne et l’amener à s’engager dans la préservation de la paix et la quiétude sociale dans le pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet atelier de trois jours (du 21 au 23 octobre 2019) a été organisé dans le cadre d’un projet initié par l’UNOWAS et concernant trois pays : la Guinée, le Benin et le Togo. « Ce projet vient pour nous conscientiser et interpeler les jeunes de ces pays. Nous savons que nos marches se transforment souvent en violences, on n’a pas encore intégré la manifestation pacifique », a souligné Makalé Soumah, présidente de l’antenne du réseau Ouest-africain des jeunes filles/femmes leaders de la CEDEAO (ROAJELF).

Selon elle, « ce projet cible 15 préfectures du pays à tensions. Donc ce sont les conducteurs taxis motos, les syndicats et les journalistes qui sont invités. Nous devons éviter, nous jeunes, les violences. Nous devons apprendre à être responsables. On ne peut pas confier une responsabilité à un irresponsable. Il est important d’éviter les violences, les violences n’arrangent rien. Soyons responsable, construisons notre pays », a lancé Makalé Soumah.

Le gouverneur de Mamou s’est fait représenter à la cérémonie d’ouverture des travaux par son chef de cabinet, Bernard Mara. Après avoir souhaité la bienvenue aux organisateurs et participants, il interpellé les jeunes de Guinée sur la nécessité d’éviter les violences. « Au nom de monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons la cordiale bienvenue dans la ville carrefour. Vous jeunes, vous jouez un rôle prépondérant.

On parle de conflits si les opinions sont diverses. Et vous les jeunes, vous êtes en première ligne. Si on dit marche en Guinée, cela se transforme souvent en violences … Donc c’est le moment et le lieu de dire aux jeunes que sans paix, pas de développement. Nous vous invitons à suivre attentivement ces enseignements », a-t-il conseillé aux participants.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

Lire

Guinée : ABLOGUI dénonce les condamnations injustifiées des leaders du FNDC

26 octobre 2019 à 11 11 14 101410

Communiqué : C’est avec consternation que l’Association des Blogueurs de Guinée a appris les condamnations injustifiées prononcées contre les membres du FNDC. Il s’agit principalement de Abdourahamane Sanoh, Sékou Koundouno, Elie Kamano, Alpha Soumah alias Bill de Sam, Badra Koné, Ibrahima Keita, Mamadou Bailo Barry et Ibrahima Diallo qui sont tous condamnés à des peines allant de 3 mois à 1 an d’emprisonnement.

Depuis le 12 octobre 2019, les arrestations arbitraires se sont multipliées dans les rangs du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Malgré la libération de notre secrétaire général Abdoulaye Oumou Sow, nous restons solidaires, déterminés et fermes face à l’arbitraire que subissent les citoyens opposés au projet inopportun de changement de la constitution.

Nous condamnons fermement les arrestations arbitraires et les scènes de violence qui ont fait une dizaine de morts et plusieurs blessés principalement à Conakry et à Mamou. Nous exigeons qu’une enquête soit diligentée afin de situer les responsabilités dans ces tueries. Nous dénonçons l’instrumentalisation, l’acharnement de la justice contre les défenseurs de l’alternance démocratique et son inaction contre les véritables criminels.

L’Ablogui exige la libération sans condition des membres du FNDC et le respect des droits et des libertés.

Conakry, le 24 octobre 2019

L’ABLOGUI

Lire

Dr Cheick Taliby Sylla : le bienfaiteur et messager idéal du chef de l’Etat auprès de la population de Kindia

26 octobre 2019 à 11 11 10 101010

Publireportage : Il est de notoriété publique dans la préfecture de Kindia que Dr Cheick Taliby Sylla, ce fils du terroir, s’investit régulièrement dans son village natal de Foulayah, pour soulager les populations de cette localité qui le lui reconnaissent sans ambages. Suivant en cela la politique de décentralisation et d’amélioration des conditions de vie des populations à la base du Président Alpha Condé et de l’orientation constante du Premier Ministre, Docteur Ibrahima Kassory Fofana, invitant chacun de ses ministres à œuvrer pour l’épanouissement desdites populations avec altruisme sans bornes, un engagement à fleur de peau et une volonté tenaces, Docteur Cheick Taliby a très tôt compris qu’il fallait s’y atteler pour sortir de l’ornière ces communautés rurales.

N’a-t- il pas construit et amélioré la mosquée de la localité de Foulayah où son père exerça pendant plus de quatre décennies son imamat ? Ayant bu au suc spirituel dans cette mosquée, son devoir était de l’entretenir, l’améliorer et d’en construire des pans entiers afin qu’elle puisse absorber plein de fidèles musulmans, car partout en Guinée, nous observons une croissance exponentielle des populations dans les communes proches des grandes villes, et Foulayah est une agglomération qui n’échappe point à cette règle.

Au-delà de l’aspect spirituel, la vocation socioculturelle de cette contrée, par la présence d’une université publique, amène-t-il Cheick Taliby à souscrire aux sollicitations d’étudiants ? Il apporte une aide quotidienne aux étudiants de l’université de Kindia ce, pour promouvoir indéniablement l’ancrage de la nourriture spirituelle de l’esprit sur sa terre natale.

Il a construit plusieurs mosquées dans les différents villages et quartiers de Kindia, offert une quarantaine de motos aux chefs de quartiers et présidents de districts de la commune urbaine. Il a en outre électrifié les communes rurales de Samayah, Kolentin, Souguéta, Linsan et les lieux saints de Tabouna.

De même, la construction d’une école primaire dans le district de Yengueleyah, commune rurale de Friguiagbé, sans oublier différentes organisations de lectures de Coran pendant le mois Saint de Ramadan pour la consolidation et la quiétude sociale en Guinée, la rénovation et l’équipement du siège du RPG arc-en-ciel, sont entre-autres actions réalisées à Kindia par Docteur Cheik Taliby Sylla.

Dans le cadre du sport, il soutient inlassablement le tournoi annuel inter quartiers, doté du trophée Professeur Président Alpha Condé.

Voilà on ne peut mieux l’attention que ce fils du terroir accorde à la Ville de Kindia. Dans ces conditions, peut-on égaler Docteur Taliby sur les terres de ses ancêtres ? Avec l’omniprésence d’équipements socioéducatifs de base et spirituels, Foulayah peut-elle en réclamer encore ?

Oui ! Réclamer la construction d’autres équipements au moment où elle en est très bien lotie, pour faire un pied de nez aux fils du terroir dont l’investissement dans ce domaine se passe de commentaires.

C’est un secret de polichinelle, la notabilité, la jeunesse, les habitants de la préfecture de Kindia sont tous avec ce fils qui apporte la lumière, l’expression de son engagement auprès du Chef de l’Etat et du Chef du Gouvernement, pour mettre en application l’orientation et les stratégies de développement endogène du gouvernement dans sa localité. D’ailleurs, l’adhésion populaire à ces idéaux est visible et sans faille.

Sékou Komoyah Kaba

Lire

Procès de manifestants contre un 3ème mandat : 5 mineurs condamnés à Kaloum

26 octobre 2019 à 10 10 59 105910

Les procès des personnes interpellées lors des manifestations du FNDC se poursuivent à Conakry. Ce vendredi 25 octobre 2019, c’était au tour de huit (8) mineurs de comparaitre devant le tribunal correctionnel pour enfants de Kaloum. Poursuivis pour attroupement interdit non armé, cinq (5) d’entre eux ont été condamnés à cinq (5) mois assortis de sursis, alors que les trois (3) autres ont été libérés pour délit non constitué, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les mineurs poursuivis pour ces faits d’attroupement interdit sont : Abdoul Ghadiri Barry, Alsény Bangoura, Boubacar Diallo, Boubacar Ly, Elhadj Saidou Diallo, Mamadou Baïlo Diallo, Mamadou Aliou Sy et Alpha Oumar Diallo. Leur âge varie entre 14 et 15 ans.

A la barre, les huit prévenus ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries.

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur Boubacar 1 Bah, est revenu sur les circonstances dans lesquelles les enfants ont été arrêtés avant de demander leur relaxe pure et simple. « Madame la présidente, suite à l’appel lancé par le Front National pour la Défense de la Communication (FNDC) aux citoyens de manifester dans les rues de Conakry et de l’intérieur du pays contre le projet de changement de la constitution, les agents de maintien d’ordre ont procédé à des arrestations. Des arrestations qui ont été enregistrées tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée. C’est ainsi que ces mineurs ont été arrêtés dans leurs différents quartiers au courant des journées du lundi 14 et mardi 15 octobre 2019. Madame la présidente, ces jeunes mineurs, même en les voyant, on se rend compte qu’ils ne peuvent pas troubler l’ordre public. Le ministère public ne retient aucune infraction contre eux. Tout le monde sait, lorsqu’il y a des manifestations, comment les agents se comportent par endroits dans l’exercice de leur profession à travers les rues et dans certaines concessions. Ils arrêtent n’importe qui, n’importe où et n’importe comment. Vous avez vu un de ses enfants, il est bastonné avec des matraques au niveau de ses jambes. Et tous ces enfants qui sont passés devant vous ici, vous-même vous avez constaté qu’ils ne sont même pas arrêtés dans le même quartier. En plus de ça, ils ont été arrêtés séparément, aucun n’a été pris parmi des manifestants et il n’y avait aucune relation entre eux. Un est arrêté à Sonfonia, les autres à Démoudoula, à Koloma, à Concasseur, à Bonfi et à Matam. Vous avez suivi leurs explications, chacun d’eux était seul quand on l’arrêtait. Et pour qu’il y ait attroupement il faut au moins deux personnes. Comme vous le savez, nous poursuivons à charge et à décharge, c’est pourquoi je vous demande qu’il vous plaise d’ordonner leur relaxe pure et simple pour délit non constitué », a requis le procureur Boubacar 1 Bah.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont tour à tour remercié le procureur pour sa réquisition avant de plaider la libération de leurs clients.

Maître Mohamed Abou Camara

Pour maître Mohamed Abou Camara, « l’Etat qui est censé assurer la protection et l’éducation des enfants, est au contraire cet Etat qui est en train de les exposer. Madame la présidente, ces enfants sont victimes d’intimidation, d’abus de pouvoir et d’autorité. Je vous prie de regarder les réalités en face et d’appliquer la loi ».

Maître Thierno Souleymane Barry

De son côté, maître Thierno Souleymane Barry a fustigé les comportements des agents de maintien d’ordre et a regretté que des mineurs innocents soient traduits en justice alors que les prédateurs de l’économie du pays sont en liberté. « Madame la présidente, c’est le lieu et le moment de dénoncer ce dont les enfants sont victimes en Guinée. Il y a des milliards qui sont volés dans notre pays, mais les voleurs de ces milliards, on ne les arrête pas. Ce sont ces mineurs qu’on doit protéger et éduquer là qu’on arrête et qu’on traduit en justice. Madame la présidente, les enfants n’ont pas leur place en prison, mais à l’école où ils vont être formés pour pouvoir se prendre en charge demain. Ils doivent être bien traités puisque ce sont eux la relève de demain. Ces innocents que vous voyez ici aujourd’hui, tout leur problème, c’est le fait de naître en Guinée. Ils n’ont pas droit à la liberté, à la protection et à l’éducation ? J’ai honte pour la Guinée, j’ai honte pour la justice guinéenne. Ce tribunal, pour enfants qui est spécial pour ce genre de dossiers spéciaux, a pour avantage d’avoir des juges compétents et des agents compétents pour la bonne gestion des dossiers en matière pénale. Madame la présidente, je vous demande de libérer ces enfants innocents », a plaidé maître Thierno Souleymane Barry.

Dans la délibération, le tribunal a reconnu coupable cinq mineurs : Abdoul Ghadiri Barry, Alsény Bangoura, Boubacar Diallo, Boubacar Ly et Elhadj Saidou Diallo. Pour la répression, ils sont condamnés à 5 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende de 500 mille FG.

Les 3 autres : Mamadou Baïlo Diallo, Mamadou Aliou Sy et Alpha Oumar Diallo ont été libérés pour délit non constitué.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

Lire

Crise politique en Guinée : le Mouvement des Femmes pour la Paix tente de décrisper la situation

26 octobre 2019 à 10 10 54 105410

Le 14 octobre 2019 et les jours suivants, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a organisé des manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays. Ces manifestations organisées les 14 et 15 octobre 2019 ont occasionné des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels importants.

Au total, on estime le nombre de morts à onze personnes. Consciente de la nécessité de promouvoir la paix et la quiétude entre les citoyens en vue de favoriser le vivre ensemble, le Mouvement des Femmes pour la Paix, sous le leadership de sa présidente, madame Madina Daff, a entrepris des actions sur le terrain. L’objectif était de présenter des condoléances aux familles endeuillées et sensibiliser les femmes sur l’importance de la paix, les rôles et les responsabilités de la femme dans la consolidation de la paix.

C’est ainsi que la présidente du Mouvement des Femmes pour la Paix, Madina Daff, est allée à Wanidara 1 et à Wanindara 2 pour présenter ses condoléances aux familles éplorées suite au décès de certains jeunes du quartier. Elle a imploré la grâce de Dieu pour que l’âme des défunts repose en paix. Ensuite, elle dira que la mission des femmes pour la paix est de travailler à rendre les Guinéennes et Guinéens plus heureux, par l’établissement et le renforcement de relations toujours plus amicales et fraternelles entre les citoyens. Elle a également regretté les pertes en vies humaines tout en souhaitant que de tels événements ne surviennent plus dans notre pays.

Poursuivant son périple, la mission dirigée par Madina Daff a adressé les mêmes messages aux femmes de transversale numéro 6 (T6) tout en les invitant à sensibiliser les autres citoyens à promouvoir la paix et la quiétude sociale.

Le Mouvement des Femmes pour la Paix

Lire

Manifs anti-3ème mandat : 5 jeunes condamnés à Conakry

26 octobre 2019 à 10 10 21 102110

Les procès des personnes arrêtées à l’occasion des récentes manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé et interdites par les autorités se poursuivent à Conakry. Huit jeunes interpellés entre le 15 et le 18 octobre 2019 dans plusieurs quartiers de la capitale ont été jugés hier, vendredi 25 octobre, par le tribunal de première instance de Mafanco. Cinq d’entre eux ont été condamnés et les trois autres ont été relaxés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Alhassane Diallo, Thierno Madiou Bah, Thierno Ousmane
Diallo, Mohamed Sampil Camara, Mamadou Moussa Diallo, Amara Sylla,
Ibrahima Diallo et Amadou Bangoura, étaient poursuivis pour participation délictueuse à un attroupement et destruction de biens, notamment les Points d’Appui (P.A) de Kakimbo et Koloma dans la commune de Ratoma. A la barre, les prévenus composés notamment d’apprentis chauffeurs, chauffeurs, vulcanisateur, ferrailleur et maçon, ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux.

Devant la présidente du tribunal, madame Djénabou Doghol Diallo, ils ont expliqué qu’ils n’ont pas pris part aux manifestations appelées par le FNDC et qu’ils ont été arrêtés individuellement dans leurs domiciles ou dans leurs lieux de travail. Après leurs explications, Mohamed Cissé, substitut du procureur de la République près le TPI de Mafanco, a demandé au tribunal de condamner les prévenus « Ibrahima Diallo à 6 mois d’emprisonnement ferme et Mohamed Sampil Camara à un an d’emprisonnement, et de relaxer les 6 autres pour délit non constitué à leur égard ». De son côté, le collège d’avocats constitué pour défendre les prévenus a sollicité la relaxe pure et simple de l’ensemble de ses clients pour délit non constitué.

Dans sa décision, le tribunal a relaxé Alhassane Diallo, Thierno Madiou Bah et Thierno Ousmane Diallo. Par contre, la juridiction a condamné « Mohamed Sampil Camara à 6 mois d’emprisonnement ; Ibrahima Diallo à 4 mois d’emprisonnement dont 2 assortis de sursis ; Amara Sylla et Amadou Bangoura à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis ; et Moussa Diallo à 3 mois d’emprisonnement assortis de sursis ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 516 922

Lire