Conakry : l’UE et ses partenaires assainissent la plage de Bénarès

9 octobre 2019 à 23 11 25 102510

L’Union Européenne (UE) et ses partenaires de l’OIM (Organisation Internationales pour les Migrations) et ENABEL (Agence Belge de Développement) ont organisé une journée d’assainissement à la plage de Bénarès, à Gbessia, dans la commune de Matoto ce mercredi, 09 octobre 2019. L’évènement a regroupé 400 jeunes volontaires et plusieurs autres personnes venues des différents quartiers de Conakry et les représentants de toutes les ambassades des Etats membres de l’Union européenne en Guinée.

La démarche vise à expliquer aux populations de Conakry les risques liés aux déchets sur l’environnement mais aussi sur la vie de l’homme, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La plage de Bénarès a bénéficié d’une toilette ce mercredi matin. La démarche est initiée par les partenaires de la Guinée et s’inscrit dans le cadre du programme dénommé « EU Beach Clean Up ». Elle vise à expliquer aux populations de Conakry les risques liés aux déchets sur l’environnement mais aussi sur la vie de l’homme.

SE Josep COLL, chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée

Selon le chef de la délégation de l’Union Européenne en Guinée, SE. Josep COLL, « c’est un geste, un message que nous voulons faire passer à la population pour montrer effectivement qu’on ne peut pas vivre entouré de déchets. Nous devons les récupérer, les retirer de nos vies pour la santé de la planète. Le message est celui-là. Nous gardons un peu la planète propre parce que, c’est elle qui va s’occuper de nous, de nos enfants et de notre avenir. Nous avons choisi la plage de Bénarès ici à Conakry pour faire ce geste. Nous voulons que Bénarès et le reste de Conakry soient vraiment un espace propre, un espace citoyen, un espace où les gens trouvent la convivialité sans se faire côtoyer par les ordures », a-t-il indiqué.

Mamadouba Toss Camara, maire de la commune de Matoto

Pour sa part, Mamadouba Toss Camara, maire de la commune de Matoto, a salué cette initiative avant de lancer un message citoyen à la population guinéenne. « C’est un sentiment de joie et de satisfaction de voir que l’Union Européenne se mobilise avec toutes les ambassades pour venir vraiment nous appuyer, nous accompagner à travers la journée internationale de Beach Clean up, dont la Guinée est éligible pour cette année pour assainir la plage Bénarès. Je pense que le comportement quotidien est plus qu’une preuve éloquente. Je me suis attelé à l’assainissement de ma commune qui est l’une de mes priorités. Tous les points noirs qui se trouvaient dans la commune ont été débarrassés. Je demande que la population adhère à la politique d’assainissement », a-t-il sollicité.

Cheick OMAR, artiste chanteur

Du côté des jeunes volontaires qui se sont mobilisés pour participer à cette action citoyenne, c’est la satisfaction. C’est le cas de Cheick OMAR, artiste chanteur qui a dit les raisons de son engagement pour cette cause. « Le fait d’avoir su qu’il y avait de l’assainissement, j’étais déjà motivé. J’ai toujours été un patriote, j’adore le patrimoine de mon pays. Il faut que l’on s’y mette. Ce n’est pas pour la commune de Matoto mais c’est pour toute la Guinée. Le fait de me lever, venir assainir, ça ne m’enlève rien. Je suis Guinéen et je dois faire quelque chose pour mon pays. Ma motivation principale, c’est que j’aime mon pays », a-t-il dit.

Marie Jeanne, citoyenne en service à la délégation de l’UE en Guinée

Pour sa part, Marie Jeanne, citoyenne en service à la délégation de l’UE en Guinée, a invité les guinéens à être conscients du péril plastique qui les menace. « Ce qui me motive, je suis Guinéenne et l’état dans lequel notre plage se trouve est vraiment déplorable. Tous les guinéens devraient prendre conscience que le plastique et les ordures ne sont pas du tout bien. La mer aussi a besoin de respirer. C’est pour ça que moi je suis là », a-t-elle laissé entendre.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Conakry : des banquiers à l’école du guichet unique du commerce extérieur de la Guinée

9 octobre 2019 à 22 10 53 105310
Mamoudou Diané, Directeur Général du Guichet Unique du Commerce Extérieur de la Guinée

Depuis le 06 octobre dernier, la direction générale du Guichet Unique du Commerce Extérieur de la Guinée (GUCEG) a entamé une série de formations des différents acteurs concernés. C’est dans cette dynamique que plusieurs travailleurs du secteur bancaire ont été outillés sur le concept ce mercredi, 09 octobre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après la création du Guichet Unique du Commerce Extérieur de la Guinée (GUCEG) par le gouvernement guinéen à travers le ministère du budget, sa direction générale a initié une série de formations à l’endroit des agents du ministère du commerce, des banquiers, des opérateurs économiques et autres. Le but recherché est de leur permettre de s’approprier du concept, de son rôle et de ses fonctionnalités.

Selon Mamoudou Diané, directeur général du Guichet Unique du Commerce Extérieur de la Guinée (GUCEG) « c’est une initiative présidentielle qui a pour mission fondamentale de faciliter, simplifier, sécuriser le climat des affaires en Guinée. Cette initiative est en accord avec toutes les recommandations de la Banque Mondiale particulièrement Doing Business et aussi de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le 06 février 2019, le gouvernement guinéen a signé un contrat avec Webb Fontaine, le leader mondial pour toutes les facilitations du commerce et qui a montré déjà ses preuves dans la sous-région et partout dans le monde entier notamment en Côte D’ivoire, au Benin, au Nigéria, au Congo Brazzaville, Bahreïn. C’est une réforme majeure que la Guinée n’a jamais connue en termes de commerce extérieur », a-t-il expliqué.

Anselme Kamara, directeur du projet

En ce qui concerne la fonctionnalité et l’utilité du GUCEG, Anselme Kamara, directeur du projet, a indiqué que « c’est une plateforme électronique interactive qui fédère l’ensemble des acteurs du commerce extérieur. Donc c’est une plateforme qui permet à chacun des acteurs qui interviennent dans toute la chaîne du commerce de pouvoir faire en ligne l’ensemble de leurs transactions et opérations commerciales. C’est un outil qui permet d’éviter aux opérateurs et à tous les acteurs qui interviennent dans la chaine de pouvoir se déplacer pour faire des opérations. Il permet de mutualiser et d’harmoniser l’ensemble des procédures et des processus qui tournent autour du commerce extérieur. Il permet aussi d’assurer une certaine sécurité des transactions qui sont faites autour du commerce et permet également à l’ensemble de toute la chaine de profiter de la centralisation des données qui sont faites dans cette base de données sur le commerce extérieur », a-t-il dit.

Andrick Mahemene, expert fonctionnel chargé de la formation

De son côté, Andrick Mahemene, expert fonctionnel chargé de la formation des différents acteurs concernés par l’utilisation du GUCEG, est revenu sur le contenu du module dispensé. « Nous avons entamé la formation des acteurs en ce qui concerne la mise en œuvre du guichet unique mais précisément un module, celui qui permettra aux opérateurs économiques de soumettre leurs intentions d’importer ou d’exporter ; de permettre également aux banquiers d’examiner cette demande d’ouverture de dossiers de domiciliation et également au ministère du commerce d’examiner cette demande d’obtention d’indication des structures d’importation et d’exportation. C’est une formation d’abord qui a commencé avec les agents du ministère du commerce précisément ceux du service DDI-DDE. Et là, nous avons commencé la formation avec les banquiers et nous terminerons avec les opérateurs économiques », annonce-t-il.

Seydou Traoré de la Banque Islamique de Guinée

Bénéficiaire de cette formation, Seydou Traoré de la Banque Islamique de Guinée a exprimé tout son intérêt. Car, soutient-il, « cette formation s’accentue autour de la domiciliation des DDI (demande descriptive d’importation) et des DDE (demande descriptive d’exportation). Cela consiste pour nous les banquiers de s’assurer comment les documents du commerce extérieur concernant la DDI et la DDE sont générés au niveau du ministère du commerce dans la plateforme. Dans le but de collaborer avec le ministère, je tiens à les rassurer qu’au niveau de la Banque nous prenons bonne note du bon traitement des dossiers lorsque la notification viendra chez nous », a-t-il rassuré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Actop Solution : les protestataires trouvent un accord avec leur employeur

9 octobre 2019 à 22 10 29 102910

On vous l’annonçait précédemment, certains travailleurs de la société de gardiennage Actop Solution étaient mécontents de la façon dont ils sont traités par leur employeur. Le lundi dernier, les agents concernés sont allés déposer un mémorandum contenant leurs griefs auprès de leur direction. Les négociations menées entre les deux parties ont abouti à un terrain d’entente, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Deux jours après avoir déposé leur mémorandum contenant leurs revendications, les 15 agents protestataires ont été conviés à une réunion avec leur direction ce mercredi, 09 octobre 2019. Les négociations ont duré quelques heures, et elles ont abouti à un accord sur tous les points de revendication, explique Mamady Sylla, l’un des agents concernés.

« La négociation s’est très bien passée. C’est parce qu’il y avait un problème de communication que nous avons manifesté le lundi, 07 octobre 2019. Suite à ça, le patron nous a convoqués pour une réunion ce matin, donc nous avons pris part à cette rencontre. Et aujourd’hui, je dirai que tous nos points de revendication ont été à 100% pris en compte : les deux mois de d’arriérés de salaires ont été payés sur le champ, il nous a également fait promettre que le 05 du mois ne passera plus sans qu’on ne soit en possession de nos salaires. Les 30% de salaires qui avaient été réduits seront aussi remis.

Il (le patron, ndlr) nous a également donné un délai de deux mois pour l’augmentation de notre salaire, sans oublier la prise en charge médicale qui aussi été accordée et l’obtention de deux jours de repos qui a été également acceptée. Nous avons aussi demandé à ce que les jours fériés soient payés, cela a été approuvé par le directeur. Donc pratiquement, tous les points de revendication ont été acceptés », a-t-il laissé entendre.

Les travailleurs qui se sentaient lésés ont vivement salué l’issue de ces négociations. Une issue qui permet d’ailleurs de ramener un climat calme et de sérénité au sein de l’entreprise.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : la diaspora appelée à s’impliquer pour développer le système sanitaire

9 octobre 2019 à 22 10 10 101010

Le ministère de la Santé et ses partenaires a lancé ce mercredi, 09 octobre 2019, une nouvelle plateforme digitale dénommée « engagepourlasantegn.org ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’engagement de la diaspora pour le renforcement du système de santé en Guinée. La cérémonie de lancement officiel a réuni à Conakry le département et les partenaires qui l’accompagnent ainsi que des représentants des ministères de l’Administration du Territoire, des Affaires Etrangères, de la Douane, et de la société civile guinéenne, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon les porteurs du projet, « engagepourlasantegn.org » est une plateforme d’échanges et de partage d’expériences qui va être le réceptacle d’autres initiatives novatrices comme le financement participatif de la santé et les banques de projets de santé de la diaspora guinéenne. Elle consistera entre autres à identifier, recenser et impliquer les professionnels de santé de la diaspora guinéenne afin de soutenir le renforcement du système de santé en République de Guinée. Ndiaye Fatou Diallo, cheffe de mission de l’Organisation Mondiale pour les Migrations (OIM), a expliqué les motivations pour lesquelles l’organisation a financé ce projet.

Ndiaye Fatou Diallo, cheffe de mission de l’OIM

« La motivation est juste qu’on voudrait vraiment que la diaspora qui a toutes les compétences dans le domaine de la santé puisse commencer à s’impliquer dans la recherche de solutions dans ce domaine. Il est crucial que la diaspora guinéenne puisse quand même aujourd’hui s’impliquer de façon désintéressé et de façon assez patriote à la recherche de la mise en place d’un système sanitaire assez solide pour que la Guinée puisse renforcer son autonomie dans ce domaine. Et, ce projet qui est financé par les fonds internes de l’OIM renforce les gouvernements parce que c’est des Etats membres qui cotisent. Et donc, nous sommes obligés de le faire justement à travers ce type de projet qui est salutaire », a-t-elle expliqué.

Pr. Abdoulaye Touré, Directeur général de l’institut national de santé publique

C’est le Professeur Abdoulaye Touré, Directeur général de l’institut national de santé publique, qui est désigné comme ambassadeur de ce projet. Il compte renforcer la sensibilisation au niveau de ces concitoyens de la diaspora pour qu’ils adhèrent à l’initiative. « Au moment où je venais en 2013-2014 , j’étais convaincu qu’il n’y avait pas beaucoup de personnes qui avaient des diplômes très élevés dans mon domaine de spécialité, et donc, je me suis vu personnellement et moralement interpellé. Et, je compte renforcer la sensibilisation que je faisais déjà avant ce projet. Parce que malheureusement, dans nos institutions d’enseignement supérieur, nous n’avons pas de possibilités de spécialiser les gens dans tous les domaines. Donc à un moment donné, chacun de nous se voit obligé d’aller ailleurs. Mais, quand vous êtes formé, sachez qu’il y a 1000 personnes qui ont votre compétence là-bas et qu’ici il y en a peut-être personne ou il y en a quelque unes. Donc il faut revenir », a-t- il lancé.

Dr Edouard Niankoye Lamah, ministre de la Santé

Présent à la cérémonie de lancement de cette plateforme, le ministre de la Santé a salué un projet d’une grande importance pour le système de santé guinéen. Car, Dr Édouard Niankoye Lamah est convaincu qu’un pays ne peut se développer sans la participation de sa diaspora. « La Guinée ouvre ses portes pour recevoir la Diaspora. Nous savons historiquement qu’il n’y a pas un pays qu’on peut citer qui s’est développé ou en voie de développement sans recourir à sa diaspora. Ce que nous pouvons demander à notre diaspora guinéenne, c’est de penser un seul moment à leur pays, de contribuer au développement dans ce cas d’espèce à la santé, au peuple de Guinée afin que la Guinée cesse d’évacuer trop de malades. Et cela viendrait renforcer l’économie de notre pays en développement. La politique de la République de Guinée, c’est justement d’apporter la meilleure santé au peuple de Guinée sur place. Et, c’est pour cela que nous avons souscrit avec beaucoup de fierté à la couverture santé universelle », a dit le ministre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel. 623 532 504

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Kankan : découverte d’un corps en état de putréfaction dans une cabane à Bordeaux

9 octobre 2019 à 18 06 27 102710

Les découvertes macabres s’enchaînent dans la ville de Kankan. Après la découverte du corps d’un enseignant dans un puits, c’est un autre corps qui a été découvert dans une cabane fermée dans la soirée d’hier, mardi 08 octobre 2019. Les faits se sont produits au secteur 4 du quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 16 heures que des enfants jouant au football, frappés par une odeur nauséabonde qui se dégageait de la cabane, ont alerté les riverains. De nombreux citoyens ont aussitôt pris d’assaut les lieux pour savoir de quoi il s’agissait. Les circonstances qui ont prévalu à sa mort demeurent floues pour le moment.

Famoudou Diawara, chef du quartier de Bordeaux

Selon Famoudou Diawara, chef du quartier de Bordeaux, il s’agit d’un corps en état de décomposion avancée. « Aux environs de 16 heures, j’ai eu un coup de téléphone, m’annonçant cette situation très préoccupante. Nous avons trouvé un corps dans une maisonnette. Sans attendre, je suis immédiatement venu. J’ai fait comprendre qu’il faut absolument l’intervention des responsables. Il suffit de s’approcher de la cabane pour savoir à travers l’odeur que le corps est en état de putréfaction avancée », a-t-il expliqué.

Malgré la présence de trois (3) agents de la police, le chef de quartier a préféré attendre la venue de la Croix Rouge pour agir. « Dès qu’il y a un problème de ce genre, on ne peut pas se passer d’eux. Donc, il faut absolument que la Croix Rouge soit là avant qu’on ouvre la porte. Sinon, ça fait plus d’une heure de temps qu’on les attend, mais ils retardent. Mais on ne peut rien entreprendre d’abord car le corps est en décomposition», a-t-il laissé entendre.

L’attente fut longue. C’est finalement dans la nuit, aux alentours de 20 h, qu’un seul agent de la Croix Rouge est arrivé sur les lieux, sous la pression du préfet Aziz Diop, apprend-on. L’agent de la Croix Rouge, avec l’appui de quelques jeunes du secteur et à l’absence des agents des forces de sécurité, ont défoncé la porte. Ensuite, ils ont désinfecté la dépouille avant de l’emballer dans un sac mortuaire.

Après cette action, l’agent de la croix rouge est aussitôt reparti. Sans un véritable constat de spécialiste, il est difficile d’avoir des précisions nettes sur les conditions de cette mort.

Selon Famoudou Diawara, « le défunt serait un certain Barry, un marchand ambulant qui serait originaire de Mamou. Selon son logeur, il habite ici depuis plus de 2 mois. C’est tout ce qu’on sait pratiquement de lui », a laissé entendre le chef de quartier.

Aux environs de 20 heures, le corps a été transporté au cimetière de Bordeaux pour y être enterré, sur recommandation du chef de quartier.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Mamou : 20 officiers de police judiciaire à l’école du nouveau code de procédure pénale

9 octobre 2019 à 17 05 40 104010

Dans le cadre de la mise en œuvre de la troisième phase du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la Réforme de la police au Service du Citoyen, un atelier de formation en faveur des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du commissariat central de Mamou s’est ouvert ce mercredi, 9 octobre 2019, dans la ville carrefour. Pendant dix (10) jours, les vingt (20) officiers vont être outillés sur le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques du terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de renforcement des capacités des officiers de police de judiciaires est organisé par COGINTA, avec un financement du département Américain. Selon nos informations, cette démarche vise à apporter de meilleures connaissances aux OPJ du commissariat central de Mamou dans le respect du nouveau code de procédure pénale et des pratiques du terrain.

Magatte Lélé, conseillère au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

Pour Magatte Lélé, conseillère au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, « nous sommes là dans le cadre de la mise à niveau de la police. La police de proximité a commencé dans la capitale à Conakry, à Kaloum et à Dixinn. Nous sommes à Mamou pour compléter la formation de la section de la police judiciaire. Le renforcement des capacités des officiers de police judiciaire se base sur la formation théorique et pratique. Cette formation vise donc à renforcer davantage leurs capacités. Il faut que les policiers soient capables de maîtriser leur travail et aussi résoudre des questions de prévention et de répression, et lutter contre la criminalité. Lorsque les infractions sont commises, il faut que les policiers puissent interpeller le présumé auteur, et que la victime puisse avoir le réconfort moral », a-t-elle lancé.

Présent à cette rencontre, Elhadj Lanceï Camara, directeur régional de la police de Mamou, a invité les participants à faire preuve de rigueur dans leurs interventions dans le respect de la légalité. « Cette rencontre est très importante. Les OPJ doivent travailler conformément à la loi et dans les règles de l’art. On doit éviter les arrestations arbitraires, les détentions abusives et prolongées. C’est une occasion pour nous de recevoir ces formations. Soyez plus curieux, plus attentifs pour être à la hauteur de votre fonction. Ce qui nous intéresse, c’est la formation que nous allons recevoir ici. Le projet va partir, ce sont ces formateurs qui vont perpétuer l’enseignement qu’ils ont reçu pour les autres. Les techniques d’enquêtes visent à vous mettre en garde, pour travailler selon la loi et non contre la loi. Chacun est comptable de son acte. Quand il s’agit de la formation, je suis content à plus d’un titre. On ne doit pas arrêter quelqu’un à cause d’un acte commis par un autre. Faire venir sa mère pour qu’il se présente, c’est contraire à la loi. Nous saluons l’arrivée de ce projet dans notre pays », a laissé entendre Elhadj Lanceï Camara.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Kindia-Télimélé : le prix du transport augmente (syndicat)

9 octobre 2019 à 16 04 33 103310

La situation se complique davantage pour les usagers de la route Kindia-Télimélé. En plus du mauvais état de la route, les personnes désireuses de voyager entre ces deux préfectures doivent désormais payer plus d’argent. Et, pour cause, le transport a été revu à la hausse hier, mardi 08 octobre 2019, par le syndicat des transporteurs qui roulent sur ce tronçon. Ce changement est intervenu à cause de l’inondation du pont qui relie Kindia à Télimélé, au niveau de Konkouré, a appris Guineematin.com du syndicat de Kindia.

Cette augmentation du prix du transport était prévisible depuis l’annonce (le 24 septembre dernier) de la fermeture de la route habituelle Kindia-Télimélé. Déjà, cette annonce de la « direction du projet Souapiti » avait soulevé des inquiétudes chez les transporteurs qui dénonçaient l’état piteux de la « nouvelle route » qui leur a été indiquée. Certains chauffeurs avaient même menacé de garer leurs véhicules « si le gouvernement ne réhabilite pas cette route qui part de Ségueyah (Kindia) à Kambayah (Télimélé).

Face à ces inquiétudes, le syndicat des transporteurs de la ligne de Télimélé à Kindia avait clairement annoncé que le transport allait augmenter « si les chauffeurs acceptent de rouler sur la nouvelle route ». Et, ce mardi, le transport a connu une hausse de dix mille francs guinéens (10 000 GNF) sur ce tronçon. Désormais, au lieu de 70 mille francs guinéens, les personnes désireuses de voyager entre Kindia et Télimélé (ou inversement) vont débourser 80 mille francs guinéens pour un aller simple. Et, pour cause, l’ancienne route (jusqu’à pratiquée malgré sa fermeture) n’est plus praticable. Le pont de Konkouré (qui relie les préfectures de Kindia et Télimélé) est immergé depuis le début de cette semaine.

Boubacar Sidy Barry, responsable du syndicat des transports de la ligne de Télimélé à Kindia

« Actuellement, il est impossible de traverser le pont de Konkouré. Les chauffeurs empruntent l’ancienne route jusqu’à Barayah, ils dévient par Khatia pour finalement aboutir à la nouvelle route qui mène au BAC (sur le fleuve Kakrima). Et, beaucoup d’entre eux passent la nuit là-bas pour attendre le BAC… Donc, comme ce n’est plus le même itinéraire, les chauffeurs ont dit qu’il faut augmenter le prix du transport. Avant, c’était 70 mille francs ; mais, on vient d’ajouter 10 mille francs. C’est ce qui fait que le transport est monté à 80 mille francs depuis hier, mardi », a indiqué Boubacar Sidy Barry, responsable du syndicat des transports de la ligne de Télimélé à Kindia.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Alphadjo Diallo, le secrétaire à l’organisation du syndicat des transporteurs de la sous-préfecture de Kollet, assure qu’aucun véhicule n’a franchi le pont de Konkouré depuis mardi, après-midi.

« Le pont est inondé depuis lundi soir. Mais, comme le courant d’eau n’était pas fort, certains véhicules ont traversé. Hier (mardi), avant 15 heures, quand un véhicule arrivait au niveau du pont, le chauffeur coupait le moteur. Et, ce sont les passagers qui poussaient le véhicule pour qu’il traverse. Mais, à partir de 15 heures, aucun chauffeur n’a osé s’aventurer sur ce pont. Le niveau d’eau a considérablement augmenté. Moi, j’ai un mètre 80 centimes. Et, l’eau m’arrive jusqu’aux genoux. Ce mercredi matin, on a voulu évacuer une femme qui était sur le point d’accoucher. Mais, on n’a pas pu ; parce que le pont est infranchissable », a expliqué maitre Alphadjo Diallo.

A rappeler que depuis la fermeture des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti, le volume d’eau augmente sans cesse au niveau du fleuve Konkouré. Des eaux qui entraînent des inondations qui engloutissent actuellement des concessions entières à Konkouré, un district relevant de la sous-préfecture de Kollet, dans la préfecture de Télimélé.

Enfin, précisons que les passagers en provenance de Conakry ont deux possibilités avec la fermeture de l’ancienne voie (Kindia-Télimélé) : passer par Souapiti ou suivre ce nouveau tracé à partir de Kindia.

Mamadou Baïlo Keïta et Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Engagement de la BAD en Guinée : 568 millions de dollars injectés dans l’énergie et le transport

9 octobre 2019 à 15 03 10 101010

Le ministère du Plan et du Développement Economique et la représentation de la Banque Africaine de Développement en Guinée ont organisé ce mercredi, 09 octobre 2019, dans un réceptif hôtelier de la capitale, la revue de la performance du portefeuille pays de la BAD en Guinée. Cette deuxième revue du portefeuille de la Banque au titre de l’année 2019, s’inscrit dans un cadre continu de suivi et d’amélioration de l’exécution des opérations instaurées par le Bureau national de la Banque.

L’objectif principal de cette revue est d’analyser en profondeur le portefeuille afin d’une part de s’accorder sur les actions pour plus de célérité dans la mise en œuvre des projets et programmes, et d’autre part d’assurer l’atteinte des objectifs de développement des dits-projets contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie des populations guinéennes a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Leandre Bassolé, représentant Pays du Groupe de la BAD en Guinée

Selon Leandre Bassolé, représentant pays du groupe de la BAD en Guinée, cette deuxième revue pour l’année 2019 est une revue statutaire qui permet d’échanger sur les différents projets et programmes que son institution met en œuvre en Guinée. Des activités qui n’ont cessé de croitre au cours des quatre dernières années. « On a un niveau d’engagement qui a été multiplié par trois depuis 2015 à 2019. Il s’agit d’un niveau d’engagement qui est autour de 568 millions de dollars qui est concentré principalement au niveau du secteur de l’énergie, le secteur des transports, c’est-à-dire la construction des routes. En termes de niveau de mise en œuvre, le portefeuille dans sa forme actuelle est un portefeuille très jeune.

Donc, la plupart des grands projets sont en phase de démarrage et le niveau de mise en œuvre est moyennement satisfaisant. Parce qu’il y a encore des éléments de blocage qui doivent être identifiés et résolus. Et, je pense que l’atelier nous permettra de mettre l’accent et de discuter sur ces différents points de blocage et d’apporter des solutions durables à ces différents points de blocage. Cela, pour qu’ils soient résolus de façon durable et que la mise en œuvre des différents projets et programmes puisse se réaliser en respectant non seulement le délai, mais aussi que ces projets soient dans le budget défini », a-t-il souhaité.

Le représentant de la BAD en Guinée se dit par ailleurs optimiste quant à la capacité du pays à absorber les fonds que son institution mettra à sa disposition. « Le gouvernement guinéen est prêt à consommer plus que le montant actuel du portefeuille. Je sais qu’actuellement, il y a un besoin en termes de financement plus important. Mais, pour ce qui est de la mise en œuvre du portefeuille au niveau de la Guinée, je reste confiant que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour s’assurer que les différents projets et programmes et les engagements avec le groupe de la Banque Africaine de Développement puissent s’exécuter dans les délais et surtout pour le bien des populations », a-t-il dit.

Hadja Mariama Sylla, représentant la ministre du Plan et de la Coopération

De son côté, Hadja Mariama Sylla, ministre de l’action sociale et représentante de son homologue du Plan et du Développement Economique à la cérémonie, a salué la tenue de cette deuxième revue de la BAD en Guinée. Selon elle, la Banque Africaine de Développement a aligné son document de stratégie pays pour la période 2019-2022 sur le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 à travers 5 piliers. « Ce document pays repose sur deux axes essentiels : l’amélioration de l’accès à l’énergie, le développement des chaines de valeur agricoles et industrielles qui constituent le pilier 2 du PNDES.

(…) L’examen de la revue de ce portefeuille devra permettre la mise en place d’un dispositif d’évaluation à travers un contrat de performance entre l’administration et les coordinations des projets et programmes menés par la Banque, le dialogue entre les parties prenantes dans la mise en œuvre des projets à savoir l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes, l’agence de régulation des marchés publics, la commission nationale des indemnisations, et toutes les structures techniques afférentes de l’administration, bien-sûr le ministère de l’Action sociale qui vient de bénéficier d’un appui de la Banque pour mettre en œuvre le projet concernant la résilience des communautés affectées et victimes de la maladie à virus Ebola.

C’est pourquoi je voudrais vous exhorter à des réflexions profondes pour identifier l’ensemble des problèmes qui affectent la mise en œuvre des projets et programmes en vue de formuler des recommandations pertinentes, soutenues par un plan d’action opérationnel », a lancé la ministre Hadja Mariama Sylla.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Diffamation et Injures au SLECG : Aboubacar Soumah et Kadiatou Bah à la barre

9 octobre 2019 à 14 02 46 104610

L’opposition entre les deux groupes qui se battent pour le contrôle du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) se transporte sur le terrain judiciaire. Aboubacar Soumah et Kadiatou Bah, irréductibles adversaires, se présentant chacun secrétaire général du SLECG, étaient tous à la barre du tribunal de Dixinn ce mercredi, 9 octobre 2019, dans deux procédures distinctes, a appris sur Guinematin.com à travers un de ses reporters.

L’adversité ne retombe pas dans la guerre de leadership qui mine le SLECG depuis un certain temps. Dans la bataille judiciaire qui oppose les deux camps, il y a deux procédures distinctes : dans la première affaire, c’est Kadiatou Bah qui poursuit Aboubacar Soumah et Mohamed Bangoura pour diffamation et injures. Dans la seconde affaire, c’est Aboubacar Soumah et Mohamed Bangoura qui poursuivent Kadiatou Bah et son groupe pour diffamation, injures et dénonciation calomnieuse.

A l’ouverture de l’audience de ce mercredi, le tribunal a procédé à la fixation de la consignation à 500 mille francs guinéens pour le second dossier qui est à sa première phase, avant de le renvoyer au 23 octobre pour l’ouverture des débats.

Ensuite, les débats vont s’ouvrir dans le premier dossier où Aboubacar Soumah et Mohamed Bangoura sont poursuivis pour injures et diffamation. Dès l’entame du procès, les avocats de la défense vont soulever des exceptions d’irrégularité de la procédure. Maître Salifou Béavogui, un des avocats de la défense, va demander au tribunal de déclarer nulle la présente procédure.

Selon lui, c’est une procédure teintée d’irrégularités et de règlements de compte. « La date de naissance et la nationalité de la plaignante ne figurent pas dans l’exploit de citation directe de madame Kadiatou Bah, datée du 24 juillet 2019. Ensuite, la loi sur la cyber-sécurité indiquée dans l’exploit n’a pas été publiée au journal officiel de la République. Or, la publication de cette loi est obligatoire pour la rendre opposable aux citoyens. C’est pour tous ces motifs qu’on vous demande d’annuler cette procédure et de renvoyer les parties à mieux se pourvoir », a sollicité maître Salifou Béavogui.

Dans leur réponse, les avocats de Kadiatou Bah diront que les exceptions soulevées ne tiennent pas la route. « Ces exceptions soulevées n’ont rien à voir avec l’exploit de citation. C’est du dilatoire. Il prend le fond de l’affaire et il ramène ça dans les exceptions. Je vous demande d’écarter ces exceptions soulevées et d’ordonner l’ouverture des débats au fond », a rétorqué maitre Maurice Saa Tolno.

Finalement, le tribunal a mis cette demande en délibéré pour décision être rendue le 23 octobre 2019.

A rappeler que toutes les deux camps, véritables frères ennemis, étaient présents à l’audience de ce jour.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Identification des électeurs : notre constat dans certaines CAERLE de Lambanyi

9 octobre 2019 à 12 12 05 100510

L’opération d’identification des électeurs en prélude aux élections législatives prévues le 28 décembre prochain se tient en ce moment sur l’ensemble du territoire guinéen. Des agents sont déployés sur le terrain par la CENI pour permettre aux électeurs inscrits de venir s’assurer qu’ils n’ont pas de problèmes à régler. Comment cette opération se déroule-t-elle dans les quartiers ? Un reporter de Guineematin.com est allé faire le constat dans certaines CAERLE du quartier Lambanyi dans la commune de Ratoma.

Moussa Camara, membre de la CAERLE

Cette opération va durer 10 jours. Elle permet aux électeurs déjà inscrits de vérifier et de corriger des erreurs qu’ils pourraient avoir mais aussi de renseigner la commission électorale sur certains changements survenus sur le terrain. Selon Moussa Camara, membre de la commission administrative d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) de Kinifi village, ce travail se fait sur la base de fiches conçues à cet effet. « Sur la fiche, on retrouve des carreaux à remplir pour chaque situation qui correspond avec l’électeur en question. C’est-à-dire lorsque la personne est décédée, on remplit la colonne « décédé ».

Après vérification, la carte va être écrasée. Si c’est la mise à jour, on regarde au niveau de la photo, si la photo n’est pas bien sortie, on note sur la colonne « mise à jour ». Et si vous résidez dans le même secteur, on remplit la colonne « résident ». Une fois là-bas, on va essayer de trouver une solution. Et, si la personne est malade et qu’un membre de sa famille est présente, ce dernier peut vérifier pour la personne malade, nous on va remplir « malade ». Lorsque les cartes d’électeurs viendront, la personne pourra voter au moment opportun », explique-t-il.

Mais sur le terrain, cette opération ne suscite un grand engouement. Dans toutes les CAERLE visitées par notre reporter, les électeurs viennent au compte-goutte. « Nous avons commencé ces travaux depuis le dimanche. Et, pour l’instant tout se passe bien grâce au chef de secteur qui nous facilite la tâche en nous aidant à identifier les gens à travers ses connaissances. Mais, les gens ne viennent pas massivement. En deux jours, on a pu vérifier que pour 169 personnes résidant au secteur Kinifi village. On a identifié 13 personnes décédées et 28 autres qui se sont déplacées », souligne Moussa Camara.

M’Bemba Condé, président de la CAERLE du secteur Fodéba Soumah, quartier Lambanyi

Le constat est le même à la CAERLE situé au secteur Fodéba Soumah, toujours dans le quartier Lambanyi. Et, selon M’Bemba Condé, le président de cette commission, le manque d’affluence des électeurs s’expliquerait par la faible communication autour de l’opération. « On a commencé depuis le dimanche. Mais, depuis qu’on a commencé, il n’y a pas d’engouement parce qu’il y a un manque de communication. Quand même le chef de secteur fait son mieux en passant régulièrement l’information à la mosquée. C’est ce qui nous a permis d’ailleurs de vérifier pour 250 personnes pendant les deux premiers jours », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bella Diallo, citoyen

Parmi les 250 électeurs identifiés dans ce secteur, figure Mamadou Bella Diallo, rencontré sur place. Venu procéder à la vérification, il rentre satisfait. « On nous a dit de venir vérifier nos papiers. C’est ce qui m’a poussé à venir ici. Et, j’ai vérifié rapidement, j’ai trouvé que je n’ai aucun problème. Maintenant, puisque moi j’ai déménagé, ils m’ont dit qu’au moment venu, je vais me faire recenser dans mon nouveau quartier pour que je puisse voter là-bas. J’appelle tous les électeurs à venir vérifier leurs fiches, car si tu veux aider ton candidat, il faut avoir ta carte d’électeur pour que le jour du scrutin tu puisses voter », a lancé ce citoyen.

Après cette étape d’identification, suivront les opérations de révision proprement dites. Et puis après, il y aura l’affichage des listes électorales et la distribution des cartes d’électeurs.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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Conakry : le fils de l’ancien ministre Kader Sangaré se suicide

9 octobre 2019 à 11 11 34 103410
Toumany Sangaré, fils de monsieur Abdoul Kader Sangaré

Les habitants du quartier Minière, dans la commune de Ratoma, ont été réveillés en sursaut ce mercredi, 9 octobre 2019, par des cris et des pleurs venant d’une famille domiciliée près de l’hôtel du Golfe. C’est Toumany Sangaré, fils de l’ancien ministre Kader Sangaré, âgé d’une vingtaine d’années, qui s’est donné la mort par pendaison aux environs de 5 heures du matin, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Selon les informations recueillies sur les lieux, Toumany Sangaré, fils du ministre Abdoul Kader Sangaré, ancien chef du Département des Sports sous le régime de feu Lansana Conté, en était à sa deuxième tentative. Notre source précise que Toumany Sangaré avait tenté une première fois de se suicider, mais ses amis avaient réussi à l’en empêcher.

Né aux USA, le jeune homme vivait à Las Vegas mais venait en Guinée depuis l’âge de 16 ans, apprend-on. Mais, pourquoi a-t-il fait cela ? La question demeure sans réponse.

Aucune autre information sur les circonstances de ce suicide n’a été donnée par la famille qui a tout simplement esquivé les questions de notre reporter. Le chef du quartier a également opté pour la même posture.

Le corps a été transporté dans le véhicule de la Protection Civile.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Santé : le ministre de la Défense inaugure le Centre d’imagerie de référence des Armées

9 octobre 2019 à 11 11 28 102810

Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail au sein des Forces armées guinéennes, Dr. Mohamed Diané a procédé ce 9 octobre 2019 à la remise officielle d’une radio d’imagerie avec capteur plan à la direction générale des Services de santé des armées.

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale a indiqué que l’acquisition de matériels ultra performants au compte des Armées est l’aboutissement des réformes engagées depuis 2011 par le président de la république, le Pr. Alpha Condé, dans le Secteur de Sécurité.

« Comme vous le savez, l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel des Forces armées est une priorité du gouvernement et du chef des Armées. Ces équipements de dernière génération mis à la disposition de la direction générale des services de santé des armées contribuera sans nul doute à renforcer les capacités de prise en charge sanitaire de nos militaires, mais aussi à soulager la population dans le cadre des relations civilo-militaires si chères au ministère de la Défense nationale », a tenu à souligner Dr. Diané au cours d’une brève cérémonie organisée au Camp Samory Touré, en présence de nombreux professionnels de la santé. « C’est le lieu de remercier nos partenaires techniques et tous ceux qui contribuent de façon efficiente à la modernisation de nos structures de santé ».

Pour le ministre de la Défense, l’acquisition de cette Radio numérique n’est que le début d’un vaste programme du ministère de la Défense nationale visant à doter nos forces de défense et de sécurité de structures sanitaires et d’équipements à la pointe de la technologie, leur permettant de relever le défi de la santé pour tous. Sans oublier bien évidemment d’investir dans la formation y afférente.

En procédant à la remise officielle, le ministre de la Défense nationale a exhorté les bénéficiaires à tout mettre en œuvre pour accomplir correctement leur travail, en se mettant à la disposition pleine et entière des patients et surtout, à veiller au bon entretien du matériel. « Au personnel militaire, je transmets les chaleureuses salutations et félicitations du président Alpha Condé pour la discipline observée, la loyauté et la rigueur dans le travail au sein de nos différentes unités et garnisons », a dit Dr. Mohamed Diané.

A noter que ce centre d’imagerie flambant neuf se trouve dans l’enceinte du Camp Samory et est ouvert à tous.

Transmis par le service de communication du ministère de la Défense

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Viol d’une mineure à Conakry : le procureur demande l’acquittement…

9 octobre 2019 à 11 11 19 101910

Le procès du jeune soudeur MMD s’est poursuivi hier, mardi 08 octobre 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn. Il est accusé de viol suivi de grossesse sur une mineure, FDD, en 2018. Les faits se sont produits au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, à un moment où FDD était âgée de 14 ans. Après les explications de l’accusé, la semaine dernière, ce fut autour de la tante de la victime de répondre aux questions du tribunal, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Appelé à la barre par le président du tribunal, le présumé auteur de ce viol a réitéré que la plaignante était sa copine depuis trois longues années. « C’était ma copine. Nous sortions ensemble et sa tante était au courant. Parfois même, je donnais des billets de banques à sa tante. Sa tante m’aidait parfois à la rencontrer. Je n’ai jamais eu des relations sexuelles forcées avec elle. On a eu plusieurs fois des rapports sexuels, mais c’est avec son consentement. C’est lorsque j’ai interrompu les cadeaux qu’elle a porté plainte contre moi », a expliqué l’accusé à la barre.

Après les explications de l’accusé, c’est madame T.D, la tante de la victime, qui a donné sa version des faits. Elle a fait savoir que le présumé auteur du viol est son locataire. Et ce dernier, dit-t-elle, a profité de son absence de la maison pour violer la petite FDD dans son lit, en la menaçant avec un couteau. « J’étais partie à Kindia pour un décès. J’ai laissé FDD à la maison. La nuit, le soudeur a profité de l’absence des membres de la famille pour surprendre la fille et la violer. Après ce viol on est resté pendant 4 mois et demi. C’est ainsi que les voisins nous ont fait savoir que FDD est enceinte. C’est ainsi qu’on l’a envoyée à l’hôpital. Les médecins ont confirmé qu’elle est enceinte de 4 mois 10 jours. Après, on a appelé les membres de la famille et on a porté plainte contre MMD qui n’a pas nié les faits », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, madame TD a démenti les allégations selon lesquelles elle aurait reçu de l’argent de la part de l’accusé. Selon elle, c’est une seule fois qu’elle a reçu 20 mille FG pendant qu’elle a eu un décès. « C’est une seule fois qu’il m’a remis 20 mille francs guinéens à l’occasion d’un décès qu’on avait eu. En dehors de ce montant, je n’ai jamais reçu un cadeau comme il prétend ici. Ensuite, FDD n’est jamais sortie avec lui pendant la nuit, même les voisins sont témoins », a-t-elle laissé entendre.

Dans son intervention, le juge va faire une remarque avant de poser une question : « FDD a fait plusieurs fois des relations sexuelles avec MMD sans vous informer. Elle est tombée enceinte pendant 4 mois et demi sans également vous informer. Comment jugez-vous cela ? »

Dans sa réponse, madame TD a fait savoir qu’elle n’est pas juge. « Je ne peux pas juger ça. Tout ce que je sais, MMD est le père de l’enfant. Et c’est dans ma chambre qu’il a violé FDD pendant mon absence. C’est tout c’est que je sais. Et aujourd’hui, nous ne réclamons rien à l’accusé ».

Après cet échange, le tribunal va décider d’entende la victime à hui clos, étant donné qu’elle est mineure. Par la suite, le dossier connaitra les plaidoiries et réquisitions, également à huis clos.

Pendant les plaidoiries, apprend-on, le procureur, Boubacar 1 Bah, et l’avocat de la défense, maitre Emmanuel Kpana Bamba, ont sollicité l’acquittement de l’accusé.

Pour sa part, la partie civile, ne bénéficiant pas des services d’un avocat, ne réclame rien, bien que la fille soit une mineure au moment des faits.

L’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 15 octobre 2019. Il est a rappelé que l’accusé, MDD, est placé sous mandat de dépôt depuis le 09 octobre 2018.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Politique, paix, unité : le message du nouveau président de la coordination Haali Poular

9 octobre 2019 à 9 09 40 104010
Elhadj Ousmane Sans Loi Baldé, président de la coordination Haali poular de Guinée

L’Union Haali Poular et l’association Dental Gorko Sousai Debbo Hoolo Internationale, toutes basées aux Etats-Unis ainsi l’association Haali Poular basée au Mali, étaient hier, mardi 08 octobre 2019, au siège de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée. Elles sont venues présenter leurs condoléances suite au décès de l’ancien président de la structure Elhadj Saïkou Yaya Barry.

Une occasion mise à profit par le nouveau président de la coordination Haali Poular pour adresser un message à ses compatriotes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Tély Sall, président de Dental Gorko Sousaie Debbo Hoolo en Guinée

C’est Tély Sall, président de l’association Dental Gorko Sousai Debbo Hoolo en Guinée et secrétaire général de la section internationale, qui a adressé le message de condoléances de la délégation aux responsables de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée. Il a annoncé qu’ils ont apporté une contribution composée d’une voiture, un ordinateur portable et une enveloppe financière de 9 millions de francs guinéens à la coordination.

« On a pu trouver le prix d’un bœuf, le prix des condiments pour le sacrifice et un montant symbolique pour les sages, les membres du bureau exécutif de la coordination. Ça, c’est de la part de l’Union du Fouta résidant aux Etats-Unis. Ensuite, Dental Gorko Soussai Debbo Hoolo nationale et internationale avait promis un véhicule à la coordination, nous avons pu apporter ça aujourd’hui. Et ensuite, un ordinateur pour pouvoir centraliser toutes nos données au sein de la coordination. Nous avons honoré cet engagement. Nous sommes là aussi pour réitérer notre soutien au nouveau président qui a été élu en la personne d’Elhadj Ousmane Fatako Baldé et lui dire de faire en sorte que tous les Foulbhés et Haali Poular du monde soient unis et indivisibles. Et, nous sommes aussi prêts à apporter des réflexions pour ça », a-t-il indiqué.

En réponse, Elhadj Ousmane « Sans Loi Baldé, nouveau président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, a remercié vivement les associations concernées. « La voiture, l’argent et tous les biens que vous nous avez offert, cela pour des sacrifices en la mémoire de notre regretté doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry et pour renforcer les travaux de la coordination nous vont droit au cœur. Je vous exhorte à vous impliquer davantage afin de porter plus haut cette coordination. Ne rejetez personne, car une seule personne rejetée peut détruire tout ce que nous avons comme acquis. Toute personne qui veut dévier, qui veut sortir du cadre règlementaire de notre coordination, faites tout pour le ramener dans les rangs », a-t-il exhorté.

Par ailleurs, Elhadj Ousmane « Sans Loi » Baldé a invité ses collaborateurs à ne pas mélanger les activités de la coordination à la politique. « Ne vous affichez pas directement pour un parti politique dans la coordination. Je sais que nous sommes des citoyens guinéens, chacun a donc un penchant pour un leader politique. Il peut donc aimer et soutenir son leader mais de grâce, qu’il ne rejette pas un autre membre de cette coordination parce qu’il n’est pas du même bord politique que lui.

Je le dis parce que la politique c’est de diviser pour régner. Les politiques, ce qu’ils disent, ce n’est pas forcément ce qu’ils font ; ce qu’ils font aussi, ce n’est forcément pas ce qu’ils disent. Mais, puisque le monde est régi aussi par la politique, la gouvernance est régie par la politique, nous allons juste essayer de les encadrer. Nous devons mettre tout le monde au même pied d’égalité puisqu’ils sont tous nos enfants, ils sont nos petits frères, nos parents. Nous devons travailler ensemble pour maintenir la paix et l’entente entre tout le monde », conseille le président de la coordination Haali Poular de Guinée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifestations contre un 3ème mandat : le FNDC Kindia s’active déjà sur le terrain

9 octobre 2019 à 9 09 24 102410

L’antenne du FNDC à Kindia se met à la tâche pour préparer les manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé qui démarrent le 14 octobre prochain. Les membres de la structure ont entamé hier, mardi 08 octobre 2019, une tournée dans les quartiers de la ville mais aussi dans les sous-préfectures et districts. L’objectif est de mobiliser les citoyens pour qu’ils participent à ces mouvements de protestation, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Alsény Farinta Camara

Selon Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, cette tournée consiste à « réveiller les cellules dormantes » sur le terrain. Cela, afin que les citoyens de ces différentes localités se mobilisent pour participer aux manifestations annoncées. « Nous sommes descendus sur le terrain pour réveiller nos cellules dormantes dans les différents quartiers et districts de la ville de Kindia, les sous-préfectures, pour qu’ensemble nous pussions nous lever comme un seul homme, pour dire NON à un troisième mandat. Nous ne provoquerons personne, mais le président a appelé ses partisans le 24 mars à l’affrontement. Nous, nous voulons la paix et la quiétude sociale. Mais nous n’allons pas céder à la provocation. Nous allons défendre la nation vaille que vaille, coûte que coûte pour barrer la route aux promoteurs de ce projet toxique, afin d’accompagner le professeur Alpha Condé dans son village pour sa retraite présidentielle », a-t-il indiqué.

Abdourahmane Diallo

Le district de Séguéya relevant de la commune urbaine de Kindia, a constitué la première étape de cette tournée de sensibilisation. Et, selon Abdourahmane Diallo, membre du FNDC Kindia, les journées de ce mercredi et de demain jeudi seront encore plus chargées. « Cette tournée dans les districts s’inscrit dans le cadre de la défense de la patrie. Ça va nous prendre le temps qu’il faut, mais on ne va pas lâcher. Ça jamais ! Parce que le peuple de Guinée est avec nous pour défendre sa constitution qui lui est très cher. Aujourd’hui, nous sommes ici à Sèguèya pour la première étape, demain mercredi c’est Linsan, Kolentin, Bokaria et on terminera par la commune urbaine. Le jeudi, ce sera le tour de Mambiya, Camara Bougni, Koliagbé, Friguiagbé et on termine à Damakanya », a-t-il souligné.

Mohamed Soumah

A Séguéya, le point focal du Front National pour la Défense de la Constitution a rassuré la délégation. « Nous sommes fin prêts ici pour déjouer cette mafia, ce complot très mauvais pour la population guinéenne. Au lieu de s’occuper du chômage qui ravage le pays, c’est un autre coup de foudre qu’ils préparent pour qu’on souffre davantage. La jeunesse en a assez ! Donc à partir du 14 octobre, nous allons manifester contre le 3ème mandat et le changement de notre constitution », a déclaré Mohamed Soumah.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Manifestations de rue en Guinée : le FNDC-Labé réfléchit à d’autres stratégies

9 octobre 2019 à 9 09 02 100210

L’initiative du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) visant à organiser des manifestations de rue dans tout le pays à compter du lundi prochain, 14 octobre 2019, alimente les débats dans la ville de Labé où son antenne annonce des concertations en local pour peaufiner d’autres stratégies plus efficaces en vue de marquer des points, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Interrogé ce mardi, 8 octobre 2019, sur les manifestations de rue annoncées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), un responsable de son antenne de Labé, Oumar Sadio Diallo de la cellule de communication de la structure, n’a pris aucun engagement devant la caméra de Guineematin.com en ce qui concerne la date du lundi, 14 octobre 2019.

« Il faut dire d’abord qu’avant de prendre cette décision, toutes les bases et toutes les antennes ont été consultées. La décision a retardé parce qu’on était entrain de voir comment réellement remobiliser toutes les troupes du FNDC. Au niveau national, ils ont annoncé qu’à partir du 14. C’est bien précisé. Ce n’est pas seulement que le 14. Mais, qu’à partir du 14. On peut dans certaines localités commencer le 15, le 16. C’est juste pour préciser qu’à partir du 14, le FNDC, sur toute l’étendue du territoire national et à l’étranger, compte faire des séries de manifestation » a-t-il expliqué.

En conséquent, l’antenne FNDC de Labé compte se conformer aux réalités du terrain : « à Conakry, ils ont leur stratégie à eux. Et à Labé aussi, on a notre stratégie à nous. Et c’est quoi cette stratégie ? On a installé le FNDC dans tous les quartiers de Labé et dans toutes les sous-préfectures. On doit dire à toutes ces antennes de se mobiliser fortement. Que chacun en quelques sortes fasse sa mobilisation dans son quartier ou dans sa sous-préfecture afin que cet appel à la sortie soit un appel réussi. Et qu’est-ce qu’on a à dire, c’est les citoyens. Ce combat-là, c’est un combat citoyen. C’est de se préparer à tous les niveaux : les commerçants, les gens des banques, tous ceux qui travaillent et qui sont assoiffés du combat démocratique. On va leur dire de se préparer vraiment, parce que le combat qui est entrain d’être déclenché va être vraiment houleux », a ajouté Oumar Sadio Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : « on compte 17 maquis au marché de Kiroti »

9 octobre 2019 à 2 02 08 100810

Dans de nombreux marchés de Conakry, on rencontre des maquis, des débits de boissons alcoolisées, fréquentés par des jeunes désœuvrés, qui se livrent à la consommation de l’alcool et du chanvre indien. Une situation qui favorise la délinquance et même l’insécurité. Le marché de Nongo-Kiroti, derrière le stade de Nongo, dans la commune de Ratoma, est une parfaite illustration de ce laisser-aller. On y rencontre au moins dix sept (17) maquis, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Les marchés de Koloma, de Kiroti, de Sangoyah-Pharmacie, de Démoudoula, les débarcadères de Dixinn Port, de Kaporo, de Nongo, de Bonfi, entre-autres, sont envahis de maquis où la consommation de l’alcool et de la drogue se fait à ciel ouvert.

Le petit marché de Nongo-Kiroti, dans la commune de Ratoma, compte de nos jours quelques dix sept (17) maquis où l’alcool coule à flot. La drogue y est également consommée. Certains évoquent même des cas de prostitution dans ce marché, créé depuis 1998.

Mamadou Dian Diallo, administrateur du marché Nongo Kiroti

L’administrateur du marché, Mamadou Dian Diallo, est aujourd’hui impuissant devant les difficultés qui minent les lieux. « Pendant toute la journée, on ne fait qu’entendre de la musique dans le marché. Ce qui est incompatible avec le fonctionnement d’un marché. Des maquis dans un marché, c’est inacceptable. J’ai demandé à tous les responsables de ces maquis de me présenter des papiers qui prouvent que l’Etat leur a donné une autorisation d’ouvrir un maquis ; mais, ça n’existe pas. Car la mairie ne va jamais donner une autorisation d’ouvrir un maquis dans un marché. Donc, ce sont des fictifs, des clandestins. De nos jours, on compte dix sept (17) maquis dans le marché, avec des jeunes qui viennent passer toute la journée à boire de l’alcool, qui vont se transformer en délinquant et créer l’insécurité au niveau du marché ».

Par ailleurs, Mamadou Dian Diallo dénonce la sous-traitance des magasins par ceux qui les ont reçus des mains de la mairie, pour les transformer en maisons d’habitation. « Cette responsabilité incombe aux propriétaires des magasins. Quand la mairie t’attribue un magasin pour faire le commerce, toi tu viens fermer le magasin ou bien tu le donnes aux gens pour y habiter, comment est ce que le marché va se développer ? L’habitation est incompatible avec le commerce. Personne n’a fait rentrer les gens dans les magasins si ce n’est pas les propriétaires, car ce sont eux qui viennent à la fin du mois pour réclamer l’argent. L’argent ne tombe pas dans las mains de l’administrateur, ni chez le comptable. L’argent tombe dans les mains de ces propriétaires », a déploré l’administrateur du marché de Kiroti.

En outre, Mamadou Dian Diallo est confronté au non payement des taxes par les occupants des magasins, pour une modique somme de 5000 francs guinéens par mois. « Nous avons des difficultés pour les recettes car les gens qui occupent les boutiques n’acceptent pas de payer. Imaginez une boutique qui ne paye que 5000 FG par mois, une somme dérisoire, comparativement à une étalagiste qui paye 500 francs par jour, ça lui fait 15 000 francs le mois ».

Des mesures ont été prises ces derniers temps en vue de remettre de l’ordre au niveau du marché de Kiroti. Un délai a été donné aux occupants illégaux pour qu’ils se régularisent ou qu’ils quittent les lieux, apprend-on. Selon l’administrateur dudit marché, « pour le moment, nous sommes en période de sensibilisation. Je leur ai donné un délai de trois mois, à savoir Octobre-Novembre-Décembre. C’est-à-dire qu’avant Janvier 2020, ils doivent quitter pour aller chercher des logements dans les quartiers. Quiconque ne quitte pas jusqu’en janvier 2020, nous serons obligés de le vider. Vous savez, on a besoin de récupérer les locaux pour faire le commerce, surtout que la loi nous donne le pouvoir de le faire ».

Enfin, Mamadou Dian Diallo lance un appel aux autorités pour « désenclaver la route de 20 mètres qui existe entre le stade de Nongo et le marché de Kiroti. Si cette route est désenclavée, le marché va démarrer à 100% », estime l’administrateur du marché.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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