Fête de l’indépendance : voici ce qui est prévu ce 02 octobre à N’zérékoré

1 octobre 2019 à 22 10 13 101310
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

La Guinée va célébrer demain, mercredi 02 octobre 2019, l’an 61 de son accession à l’indépendance. Une indépendance proclamée le 02 octobre 1958 à la suite du référendum organisé quatre jours plus tôt, à l’occasion duquel les Guinéens se sont massivement prononcés en faveur de la souveraineté de leur pays. A la veille de cette grande fête nationale, le préfet de N’zérékoré a annoncé les couleurs de l’événement au micro du correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon Elhadj Sory Sanoh, toutes les dispositions sont prises pour que la fête soit belle dans la capitale de la Guinée forestière. « C’est un honneur pour nous, une fierté pour tous les Guinéens et Guinéennes que cette fête soit célébrée demain sur toute l’étendue du territoire national et aussi à l’extérieur où se trouvent des Guinéens. Et, quant à nous à N’zérékoré, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour que cette fête soit belle. Le matin, entre 8 heures et 9 heures, les populations vont se diriger vers la place de l’indépendance.

Et à 9 heures, monsieur le préfet accompagné de monsieur le gouverneur et les cadres de l’armée procéderont à la pose des gerbes de fleurs au monument des Martyrs. Après, le gouverneur va faire la revue des troupes, puis il va tenir son discours d’adresse à la population de N’zérékoré, qui sera suivi d’un défilé. A ce défilé, prendront part toutes les sensibilités socio-économiques et socioculturelles de N’zérékoré. Après ce défilé, on va prendre un peu de pause. Et, après la pause, de 16 heures jusqu’à 18 heures, un banquet va être organisé à la résidence du gouverneur », a indiqué le préfet de N’zérékoré.

Initialement prévus dans le défilé qui aura lieu à cette occasion, les partis politiques ont finalement été retirés du programme. Une décision que le préfet a tenté de justifier. « Cette fois-ci, on a voulu que les partis politiques défilent, mais pour des considérations propres à notre milieu, on a dit non. C’est la fête de l’indépendance nationale qui ne tient compte d’aucune opinion politique. C’est le citoyen guinéen tout court qui fête l’anniversaire de son indépendance.

Donc pour cela, nous demandons humblement aux partis politiques de ne plus participer au défilé. Plutôt, ils peuvent venir à la tribune comme les autres pour participer à l’événement mais sans aucun signe politique », a dit Elhadj Sory Sanoh, précisant que « pendant le défilé, les pancartes, les T-shirts, les banderoles, les képis qui ont une connotation politique ne seront pas admis demain à cette manifestation ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Fête de l’indépendance : la ville de Boké déjà dans la ferveur

1 octobre 2019 à 22 10 11 101110

A la veille de la célébration du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, la ville de Boké affiche une image toute festive. La commune urbaine vibre déjà au rythme de cette fête nationale qui sera célébrée demain, mercredi 02 octobre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mardi, 1er octobre 2019, l’heure était aux préparatifs des festivités de l’an 61 de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale dans le Kakandé. A la rentrée de la ville, on voit le tricolore guinéen flottant comme un signe de fierté. Le Rouge Jaune Vert orne aussi le centre-ville, mais aussi le centre culturel, la place des martyrs, l’agence locale de la banque centrale ainsi que plusieurs commerces.

Dans tous les carrefours, des policiers sont déployés pour réguler la circulation. Ils empêchent notamment les véhicules d’accéder aux lieux où sont regroupés de nombreux citoyens pour attendre l’arrivée des artistes annoncés. Il s’agit entre autres de Mousto, Django, Amatala et Ans-T Crazy. L’ambiance s’annonce très festive demain, mardi 02 octobre 2019, dans le Kakandé.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Tél. : 621 905 153

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N’zérékoré : le gouverneur et les populations appellent à une paix durable

1 octobre 2019 à 21 09 51 105110

Les fora et visites conjointes organisées en Guinée Forestière dans le cadre du projet « appui au dialogue et participation politique inclusifs » ont pris fin ce mardi, 1er octobre 2019, dans la salle du CREDEZ, de la commune urbaine de N’zérékoré. La démarche visait à débattre avec toutes les couches socioprofessionnelles sur le maintien d’une paix durable en région forestière, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le gouverneur de la région administrative, Mohamed Ismaël Traoré, qui a présidé l’ouverture des travaux. Dans son intervention, monsieur Traoré a appelé les populations à œuvrer avec l’Etat et les partenaires pour le maintien d’une paix durable dans cette région du pays, jugée conflictogène. « Comme le disait l’autre, la paix n’est pas un vain mot, mais un comportement. La région de N’zérékoré, qui est notre région natale à nous tous, c’est cet objet précieux que nous devons conserver, adorer et mettre tout œuvre pour qu’elle ne connaisse pas de troubles sociaux, pour que notre région soit toujours citée en exemple de havre de paix dans le pays. Mais, qu’on n’entende plus dire que N’Zérékoré est une région à haut risque ou sensible à la violence, ou ville criminogène, alors que N’Zérékoré est convoité par tout le monde, c’est un endroit où il fait bon vivre. On peut même dire que c’est le grenier de notre pays, la Guinée. C’est en même temps, une région qui regorge de potentialités minières fabuleuses. Une région qui constitue le poumon économique du pays. Comment on peut être issu de cette région et qu’on nous qualifie de personnes qui créent l’instabilité sociale? C’est inacceptable. Nous devons travailler pour faire de N’Zérékoré une belle cité paisible où il fait bon vivre non seulement pour chaque Guinéen, mais pour tout citoyen désireux de se rendre chez nous », a dit le gouverneur.

Pour Elhadj Sékou Sanoh, de l’inspection régionale de la ligue islamique de N’Zérékoré, l’Etat devrait penser à outiller et accompagner les religieux dans leur mission de sensibilisation pour la paix et la cohésion sociale. « Nous demandons à l’Etat de venir en aide aux religieux qui sont souvent appelés en rescousse pour calmer les esprits. Nous, nous pensons qu’il faut que le Guinéen se réconcilie avec lui. Il faut que le Guinéen demande pardon à son prochain. Notre pays a un passé douloureux. Nous, nous demandons d’ailleurs ce qu’est devenu le Comité Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale. Cette structure avait un rapport intéressant. Nous attendons toujours la réaction pour connaître la suite qui est donnée aux recommandations. Nous demandons à chacun de nous d’accepter l’autre et d’aimer notre pays pour notre bien commun », a insisté le religieux.

De son côté, Daoro Zoumanigui, responsable régional de l’association pour la promotion des personnes handicapées de N’zérékoré, pense que la justice est la seule voie qui mène à la paix durable. « Ce qui menace la paix, c’est l’injustice, les frustrations et l’impunité. Par exemple, le 4 avril passé, Madame la ministre de l’action sociale a plaidé pour l’intégration à la fonction publique des personnes handicapées diplômées. Mais nous avons été surpris d’être exclus de la liste. Si nous voulons la paix, nous devons être justes, éviter les frustrations, la discrimination et combattre l’impunité. Il faut surtout respecter les droits de l’homme dans nos actions quotidiennes ».

Pour sa part, Madame Madoussou Camara de la mouvance présidentielle et femme leader à N’Zérékoré, a dit que la paix est menacée à cause du tempérament des hommes. « Les hommes sont trop chauds alors que s’il y a problème, c’est nous les femmes qui sommes les plus grandes victimes… Pour éviter cela, il faut qu’on se donne la main, il faut qu’on discute de tous les problèmes au tour de la table ».

De son côté, Jean Paul Lamah, du bureau régional de N’Zérékoré du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Guinée, a rappelé que le projet en cours d’exécution est mis en œuvre dans le souci de renforcer le dialogue et la paix en prélude aux consultations électorales. Comme recommandations, cet expert plaide pour le renforcement du dialogue. « Je me suis beaucoup réjoui de voir qu’il y avait un grand intérêt de la part des participants de pouvoir exprimer leurs soucis par rapport à la paix. Il y a des particularités comme des généralités qui ont été notées parmi les problèmes qui menacent la paix : des conflits éleveurs-agriculteurs aux des conflits politiques en passant par les exactions des forces de l’ordre et les conflits domaniaux. Mais partout, les gens ont exprimé le besoin de renforcer la paix dans les différentes localités à travers le dialogue. Il est important que les représentants des partis politiques se rencontrent le plus souvent pour éviter que les guerres des nerfs se transforment en guerre des muscles », a conseillé ce responsable du HCDH.

A la clôture de ce forum, le 4ème pour la région de la Guinée forestière, après celui de Kissidougou, Gueckédou et Beyla et les visites conjointes de Macenta et Lola, les participants de tous les bords se sont engagés à consolider la paix, à renforcer le dialogue et la cohésion sociale pour le bien de tous.

Le Président délégué du comité de pilotage du projet, Dr Jean Edouard Sagno, au nom de la délégation qui l’accompagne, a noté avec satisfaction cet engagement des acteurs sociopolitiques de la région forestière pour la consolidation de la paix et l’unité nationale.

A rappeler que ces fora et visites conjointes, financées par le PNUD et le HCDH, ont connu la participation de l’Assemblée Nationale, du département de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, du Groupe National de Contact et de la société civile. Les quatre délégations composées à cet effet ont sillonné les quatre régions naturelles du pays, 7 gouvernorats et 23 préfectures jugées conflictogènes en deux semaines.

Depuis N’Zérékoré, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Tribunal de Mafanco : faute d’accusés, toutes les audiences de ce mardi renvoyées

1 octobre 2019 à 21 09 34 103410
Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre de la Justice par intérim

Il n’y a pas eu audiences ce mardi, 1er octobre 2019, au TPI de Mafanco (Conakry). Sept (7) affaires criminelles étaient inscrites au rôle de cette juridiction pour cette journée. Mais, toutes ont dû finalement être renvoyées en raison de l’absence des accusés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Parmi les dossiers qui étaient au programme de cette journée, figurent notamment des cas de viol et de trafic international de cocaïne. Mais, les avocats concernés par ces dossiers ont attendu trois heures durant dans la salle d’audience sans voir les accusés. C’est ainsi que, fatigués d’attendre, ils ont décidé d’aller rencontrer le juge pour lui demander de renvoyer les affaires programmées à la semaine prochaine.

Un des 5 hommes en robe noire qui étaient sur les lieux a pris le soin d’appeler le régisseur de la maison centrale de Conakry pour savoir pourquoi les gardes pénitentiaires n’ont pas envoyé les détenus devant être jugés. Le régisseur Soriba Bangoura lui a signifié qu’il a reçu l’appel du procureur lui disant de ne pas envoyer les accusés dont la comparution était prévue aujourd’hui.

Hormis cet état de fait, il faut souligner que très souvent, les audiences s’ouvrent avec un grand retard dans les tribunaux de première instance, particulièrement dans celui de Mafanco. Mécontents de cette situation, certains avocats nous ont expliqué hors micro qu’il y a un dysfonctionnement total à la maison centrale de Conakry. Ce qui serait en partir à l’origine de ces retards. Certains d’entre eux envisagent d’ailleurs d’écrire au ministère de la justice pour que celui-ci trouve une solution à ce problème.

A rappeler qu’au mois de juillet 2019, plusieurs avocats avaient décidé de bouder les audiences du TPI de Mafanco pour dénoncer le manque de ponctualité des magistrats de ce tribunal. Un débrayage qui n’a toujours pas porté fruit.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel : 224 623 53 25 04

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Kindia : de nombreux acteurs sensibilisés sur la paix, le dialogue et la cohésion sociale

1 octobre 2019 à 21 09 28 102810

Dans la perspective de la tenue des élections législatives en Guinée, le Groupe National de Contact et ses partenaires multiplient les actions sur le terrain pour la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du dialogue. C’est dans cette dynamique que s’est tenue à Kindia dans la journée de ce mardi, 1er octobre 2019, une rencontre entre les couches socioprofessionnelles de la ville. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « appui au dialogue et participation politique inclusifs en Guinée », rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La rencontre de ce mardi visait à sensibiliser les populations sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de la paix et de la solidarité en période pré et postélectorale.

Mme Camara Ousmane Daka Diallo, directrice nationale de la réconciliation au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté
Mme Camara Ousmane Daka Diallo

Dans son discours de circonstance, Mme Camara Ousmane Daka Diallo, directrice nationale de la réconciliation au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, a fait savoir ses attentes. « Comme le disait Gandhi, il n’y a pas de chemin vers la paix. La paix est le chemin. Donc, cela nous rappelle que la recherche et la préservation de la paix constituent la seule voix pour un monde apaisé. C’est l’occasion pour vous les participants de poser les maux sur la table au moyen du dialogue franc, sincère, sans passion, ni haine, mais aussi proposer des pistes de solutions », a-t-elle souligné.

honorable Sékou Camara

Pour sa part, l’honorable Sékou Camara, a dit sa satisfaction quant à l’accueil réservé à la mission de Labé à Kindia en passant par Pita, Dalaba et Mamou. « Nous remercions la population guinéenne, la population du Fouta, à commencer par Labé, Pita, Dalaba, Mamou, jusqu’à Kindia aujourd’hui. Ce que nous avons vu sur le terrain démontre que la Guinée est un pays béni, un pays où il faut s’accepter, se toléré et se donner les mains. Partout où nous sommes passés, les problèmes ont été signalés. D’abord le problème de l’injustice, d’élection, les conflits domaniaux, les viols et tant d’autres. Mais, je pense que tous ces problèmes ont leurs solutions au niveau des populations, car la population elle-même doit se donner la main pour que ces problèmes-là disparaissent ».

Justin Morel Junior

Le conseiller technique du PNUD, Justin Morel Junior, a pour sa part expliqué les thèmes à l’ordre du jour des débats. « Nous sommes-là dans le cadre d’une mission conjointe, dont l’objectif principal tourne autour de 5 thèmes : la paix, l’unité nationale dans la diversité, le respect des droits de l’homme, la participation inclusive, et naturellement l’engagement de tous au service de la nation dans la construction de la paix. Nous sommes à l’initiative de ce projet qui permet aux guinéens de résoudre leurs problèmes par eux-mêmes dans le calme et la dignité avec la construction et la conviction que seule l’unité peut-amener à la paix et au développement du pays », a-t-il laissé entendre.

La délégation, composée du Groupe National de Contact, de Parlementaires, de cadres du ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme et de la Société Civile, va mettre le cap sur Coyah dans la journée de demain mercredi 02 octobre 2019.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kankan : opposition, mouvance et citoyens s’engagent dans la consolidation de la paix

1 octobre 2019 à 21 09 13 101310

La mission pour la consolidation de la paix et le dialogue national se poursuit à travers Guinée dans le cadre du dialogue avec les partis politiques, les acteurs de la société civile et les citoyens. Elle a été reçue ce mardi, 1er octobre 2019, par les autorités régionales de Kankan. La rencontre a eu lieu à la maison des jeunes de la commune urbaine en présence de plus d’une cinquantaine de personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mission était composée des députés Sékouba Konaté, Mariama Tata Bah, du directeur national de la prévention des conflits et du représentant du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme.

Honorable Mariama Taata Bah

Les souhaits de bienvenue ont été formulés par le gouverneur de Kankan, Mohamed Gharé. Ensuite, c’est la députée, Maria Tata Bah, qui a pris la parole au nom de la mission, devant une foule composée en majorité par les femmes, pour dire que la Guinée est bien une famille. « Tout ceux qui ont dit que la Guinée est une famille n’ont pas tort. Je le confirme, la Guinée est une grande famille. Quand il y a l’unité et la paix du cœur, ce sont les femmes qui en bénéficieront. Refusons la guerre, refusons la division, ça ne nous mènera nulle part », a-t-elle laissé entendre sous un tonnerre d’applaudissements.

Après l’intervention de Mariama Tata, la parole a été donnée à 10 personnes issues des partis politiques, de la société civile et des citoyens pour s’exprimer sur les problèmes qui freinent le développement de Kankan.

Honorable Sékouba Konaté

A la fin de la séance, l’Honorable Sékouba Konaté s’est dit satisfait du déroulement du dialogue mais aussi de la présence massive des femmes. « Ce qui m’a marqué particulièrement à Kankan, c’est la présence massive des femmes, elles ont donné assez d’importance à la rencontre. Le fait de se regarder en face et se parler a mis à l’aise plus d’un. Il y en a qui étaient frustrés à un niveau très élevé, mais ils ne le sont plus après cette rencontre », a-t-il soutenu.

Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel par intérim à Kankan

Selon Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel par intérim à Kankan, aucun développement n’est possible sans la paix. « Aucune construction, aucun développement, rien n’est possible sans la paix. Cultiver la paix, c’est le gage de tout départ. Donc, s’il y a un groupe qui intervient dans ce sens, nous les accueillons à bras ouvert. La paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement. Il faut que dans chaque comportement qu’on récente la paix », a-t-il dit.

Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG de Kankan

Pour sa part, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG de Kankan, estime que cette mission peut aboutir à un bon résultat si on la laisse aller jusqu’au fond. « J’ai de l’espoir que les députés peuvent tenter de résoudre ce problème s’ils vont jusqu’au fond, si on leur permet d’évoluer. La réconciliation nationale est indispensable, mais c’est les régimes qui ont fait que nous sommes à cet état actuel », a-t-il dénoncé.

A retenir que ce projet est initié par le Système des Nations Unies à travers le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Guinée (HCDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), porté par l’Assemblée Nationale et le ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fête de l’Indépendance : voici l’adresse du président Alpha Condé à la nation

1 octobre 2019 à 20 08 54 105410

Guinéennes et Guinéens,

Mes chers compatriotes de la Guinée et de la diaspora

Notre pays célèbre aujourd’hui le soixante et unième anniversaire de son indépendance nationale. Ce moment important de notre histoire commune, s’inscrit dans un contexte de paix et de cohésion sociale, instauré grâce aux efforts de toute la population guinéenne engagée dans la préservation de nos acquis et de notre héritage commun. C’est une date importante pour nous tous, parce que cette journée annuelle de commémoration de notre souveraineté, offre l’occasion à chaque Guinéen, de percevoir désormais l’avenir de la Guinée en termes de destin commun et d’intérêt national.

Dans son histoire, notre pays a surmonté depuis soixante années, de nombreuses épreuves, à commencer par les conditions de notre accession à la souveraineté internationale. La Guinée, comme chacun le sait, a été le premier pays indépendant d’Afrique francophone, après le vote historique du 28 septembre 1958, qu’a précédé notre indépendance, le 2 octobre 1958. Depuis cette date, notre république a traversé des épreuves parfois difficiles, mais celles-ci sont toujours inhérentes à la construction d’une république souveraine et fière de son histoire. Aujourd’hui, la nouvelle génération nourrit avec nous, une autre ambition, celle de consolider notre Etat de droit, dans un pays apaisé et confiant en ses valeurs de progrès et de justice sociale…

Au nom de cette noble tâche qu’est la construction d’un pays uni et solidaire que nous accomplissons ensemble depuis 61 ans, je voudrais rendre un hommage mérité à nos devanciers. Ceux qui se sont illustrés dans la lutte pour l’indépendance, en inaugurant la longue marche qui a conduit à la fondation de l’Etat guinéen.

Je voudrais également rendre hommage à mes prédécesseurs à la tête de la Guinée, pour la pierre que chacun d’entre eux a apporté à l’édification de notre maison commune qui demeure à la fois, notre bien partagé et notre patrimoine historique.

Aussi, je voudrais enfin exprimer ma reconnaissance à chacun d’entre vous qui avez contribué à la promotion de cet idéal commun, celui d’une grande Guinée forte et prospère que nous souhaitons léguer aux futures générations.

C’est pourquoi, j’invite chaque citoyen, jeunes et femmes, acteurs de la vie publique, de la société civile, acteurs du secteur économique, à poursuivre cette œuvre de préservation de nos acquis en matière de démocratie et de libertés publiques, nos incontestables réalisations économiques et sociales. La modernisation de la gouvernance et de l’action publique basée sur la transparence, donnera à tous les citoyens guinéens, les moyens d’accéder à l’information publique sur l’évolution de notre pays. Cet investissement offrira à la presse publique et privée dont le rôle est important dans notre démocratie, les moyens d’exercer sa mission dans un esprit de liberté et de responsabilité propice à l’équilibre de notre société.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

Je suis conscient de l’importance des enjeux de l’édification d’une société de liberté et de responsabilité. C’est dans cet objectif que je reste déterminé à poursuivre avec vous, l’œuvre de protection du chantier démocratique que nous avons commencé ensemble depuis 2010 et qui n’a cessé de progresser. Dans ce combat mené avec un engagement qui réunit toutes les composantes de la nation guinéenne, nous restons attachés à l’une de nos valeurs cardinales : la défense de l’unité nationale et de notre modèle social qui exclut le rejet de l’autre. Le développement de notre vie politique qui s’effectue dans un espace de fraternité et de solidarité active, conduira prochainement à l’organisation de nouvelles élections législatives, selon le chronogramme qui sera établi et proposé par la Commission électorale nationale indépendante. Il s’agit de renouveler notre représentation nationale dans un parlement où toutes les sensibilités politiques choisies par le peuple, trouveront leur place dans le cadre du pluralisme politique qui caractérise notre modèle politique. En Guinée, la démocratie et le respect de la volonté populaire resteront toujours pour notre gouvernement, des valeurs intangibles.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

Au cours de cette année, dans l’objectif de renforcer nos institutions, notre pays a enregistré de nombreux débats politiques dont celui relatif à l’organisation des pouvoirs publics. Dans la société dans laquelle nous vivons en Guinée, la voix de chacun compte, mais celle du peuple compte encore plus, parce que c’est le peuple qui est le seul souverain. Après avoir suivi avec beaucoup d’intérêt les débats des uns et autres, sur l’organisation de l’Etat et des pouvoirs publics, j’ai instruit le Premier ministre d’ouvrir les consultations nationales avec les institutions, les acteurs politiques et sociaux et les forces vives de la nation, dans le but de structurer les débats. Je félicite tous les participants pour l’engouement que cela a suscité chez chacun d’entre eux. Ce nouveau rendez-vous est un exercice démocratique auquel, tous les citoyens quel que soit leur obédience politique, sont invités à prendre part, et à donner leurs avis. En matière de lois, il ne s’agit pas de promouvoir des intérêts personnels ou de gérer l’avenir d’un seul homme, mais d’œuvrer pour améliorer le destin de toute une nation. J’attends le compte rendu et le rapport du Premier ministre pour tirer les conséquences qui s’imposent…

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

En ce soixante et unième anniversaire de notre accession à la souveraineté internationale, je voudrais encore rappeler que nos principaux défis demeurent la promotion d’une société meilleure pour les Guinéens. Notamment par le partage des richesses et des fruits de la croissance économique, à travers nos différents projets de développement.

L’Etat doit combler les besoins sociaux de base de nos populations dans les secteurs sociaux éducatifs et sanitaires, dans la fourniture d’eau, d‘électricité, l’accès aux logements sociaux. Notre gouvernance est orientée vers la transformation de l’économie guinéenne, pour améliorer les conditions de vie de nos populations. C’est ainsi que nous avons décidé désormais de consacrer 15% des recettes minières au financement des collectivités locales à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités, l’ANAFIC. Ce projet doté d’un budget de 700 milliards de francs guinéens, est destiné à impulser le développement dans ces régions minières. Ce programme s’exercera dans le respect des normes environnementales et de transparence dans le secteur minier.

Cette politique comprend également l’inclusion économique financière et sociale nécessaire pour lutter contre la pauvreté, avec l’aide des partenaires techniques et financiers internationaux comme la Banque mondiale, pour cela 104 millions de dollars ont déjà été mobilisés. Les ressources internes seront également mises à profit par les efforts du gouvernement pour l’amélioration du recouvrement fiscal qui devrait passer de 13 à 15% du produit intérieur brut. Conformément aux recommandations de la conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Notre politique d’emploi mettra davantage la priorité sur les jeunes et les femmes qui vont bénéficier d’une politique de promotion du contenu local donnant la priorité à l’emploi local et à la main d’œuvre nationale. Tous ces impératifs figurent dans la lettre de mission du gouvernement.

Guinéennes et Guinéens, mes chers compatriotes

En ce jour de retrouvailles nationales, mes pensées vont à l’endroit des pionniers de l’intégration continentale qui ont inauguré le combat pour bâtir une grande Afrique, fière d’elle-même et confiante en son destin. C’est-à-dire, un continent capable de se prendre en charge et de relever les défis du développement qui se posent à nos concitoyens, dans un continent apte à lutter contre les périls qui menacent la paix et le climat. Ainsi que d’autres dangers, notamment l’exode tragique vers l’Europe d’une fraction de sa jeunesse à travers les déserts et les océans.

Mes pensées s’adressent à nos forces armées. Notre armée nationale et républicaine guinéenne qui fait aujourd’hui la fierté de notre pays, parce qu’elle est garante de la défense de notre territoire et contribue de manière significative à la protection de nos valeurs républicaines. Nous disposons d’une armée de paix et de développement qui participe en ce moment aux opérations de maintien de la paix dans notre région ouest africaine, dans le cadre de la Minusma à Kidal, dont les efforts sont loués par l’ensemble de la communauté internationale.

Mes mots s’adressent également à nos ainés, les braves et anciens combattants qui ont été à l’avant-garde de la marche de notre peuple vers l’indépendance et le progrès social.

Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes

A l’occasion de cette fête nationale, c’est également le lieu d’exprimer notre solidarité envers les plus démunis, ceux dont l’amélioration de la vie quotidienne fait partie de nos préoccupations. Je tiens à vous rassurer que l’Etat dans sa gouvernance sociale, continuera d’offrir tout son soutien à cette partie de la population et prendra toutes les dispositions utiles à leur égard.

J’adresse également une pensée solidaire à l’endroit de nos travailleurs participant au développement de notre administration et de notre économie. Ainsi qu’à nos compatriotes vivant à l’Etranger, qui sont une partie intégrante de notre avenir commun.

A ces pensées, j’associe également, les Étrangers qui ont choisi de vivre parmi nous, nos partenaires qui œuvrent à nos côtés dans nos différents projets de développement pour l’avenir et le développement de notre pays. 61 ans après le jour glorieux où la Guinée a accédé à l’indépendance et à la souveraineté, c’est ensemble, dans l’oubli de nos divisions passées que je vous convie à regarder avec moi vers un avenir de prospérité. Car ce n’est qu’ensemble, unis et solidaires, que nous parviendrons à relever les défis de développement de notre cher et beau pays

Bonne fête de l’indépendance
Vive la République de Guinée,
Que Dieu bénisse notre pays.

Alpha Condé, président de la République

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02 octobre 2019 : le président Alpha Condé déposera une gerbe de fleurs à la place des martyrs

1 octobre 2019 à 20 08 44 104410
Alpha Condé, président de la République, et le doyen Elhadj Biro Kanté, compagnon de l’indépendance

A l’occasion du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, Son Excellence le Professeur Alpha Condé, Président de la République, Chef de l’Etat, procédera au dépôt d’une gerbe de fleurs le mercredi 2 octobre à la place des martyrs dans la commune de Kaloum.

Sont conviées à prendre part au cérémonial prévu à partir de 9 heures les personnalités ci-après :

• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
• Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;
• Monsieur le Président de la Cour Suprême ;
• Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;
• Madame la Présidente de la Haute Autorité de la Communication;
• Madame la Présidente du Conseil Economique et Social ;
• Monsieur le Médiateur de la République ;
• Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Nationaux de Guinée ;
• Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;
• Monsieur le Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains ;
• Monsieur le Chef de File de l’Opposition ;
• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
• Mesdames et Messieurs les ministres conseillers membres du cabinet présidentiel ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;
• Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;
• Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;
• Messieurs les Directeurs Généraux de la Police, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;
• Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;
• Messieurs les co-présidents de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale ;
• Les compagnons de l’indépendance ;
• Messieurs les leaders des partis politiques ;
• Messieurs les représentants des centrales syndicales et de la société civile ;
• Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 1er octobre 2019

Mamady Sinkoun Kaba

Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

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Découverte d’un corps dans un vol de la RAM : les précisions du DGA de la SOGEAC

1 octobre 2019 à 18 06 39 103910

Comme annoncé précédemment, le corps sans vie d’un jeune homme a été découvert sur la trappe de l’atterrissage du vol AT-526 de la Compagnie Royal Air Maroc hier lundi. Pour en savoir davantage sur ce qui s’est produit, un reporter de Guineematin.com a joint au téléphone ce mardi, 1er octobre 2019, le Directeur Général Adjoint de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), Abdoul Kader Yombounaud.

La découverte macabre a eu lieu à Casablanca, au Maroc, vers 6h 30’ sur la trappe de l’atterrissage du vol AT-526 de la Compagnie Royal Air Maroc en provenance de Conakry.

Selon le DGA de la SOGEAC, Abdel Kader Yombounaud, la nationalité et la provenance de la victime ne sont pas connues. Il a également indiqué que les conditions météorologiques ont influé sur la vie de la victime. « Pour le moment, rien ne prouve que le jeune qui est mort est de nationalité guinéenne, et la provenance du corps n’est pas encore connue. Le corps, quand il est dans l’air, à moins 40 ou 60 degré, le cops se congèle. La trappe peut garder un corps de quatre à cinq jours avant qu’il ne se retrouve. L’avion de la SABENA, où il y avait Yaguine et Fodé, (en 1999, ndlr), ils ont fait quatre à cinq jours dans la trappe de l’avion. Le seul problème que nous avons est que l’avion vient de Conakry », a-t-il regretté.

En outre, le Directeur Général Adjoint de la SOGEAC a fait savoir que des mesures ont été prises par les autorités pour éclairer la lanterne de l’opinion sur ce qui s’est passé. « Il y a une commission d’enquête qui a été instituée sur arrêté ministériel. Nous allons envoyer une délégation au Maroc pour demander à la société Royal Air Maroc de nous emmener toutes les informations concernant l’avion qui a quitté la terre de Guinée », a fait savoir Abdel Kader Yombounaud.

Aux dernière nouvelles, « une commission d’enquête technique d’incident, composée de cadres de l’aviation civile guinéenne, de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), de la gendarmerie du transport aérien, du Représentant Résident et du Chef d’Escale de la compagnie Royal Air Maroc en Guinée, a été mise en place. Trois experts guinéens ont été dépêchés au Maroc pour se joindre à l’équipe d’enquête constituée à cet effet…A ce stade de l’enquête préliminaire, il n’est ni établi qu’il s’agit d’une personne de nationalité guinéenne ni confirmé qu’elle s’est effectivement embarquée à partir de l’aéroport de Conakry… »

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : le FNDC va saisir à nouveau la CPI

1 octobre 2019 à 14 02 51 105110

Opposé à toute idée de changement de la Constitution guinéenne, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) annonce sa volonté de saisir dans un bref délai la Cour Pénale Internationale (CPI). La démarche vise à alerter sur les menaces de répression proférées par les partisans du putsch constitutionnel contre ceux qui veulent s’y opposer. L’annonce a été faite ce mardi 1er octobre 2019, au siège de la coordination nationale du FNDC, situé au quartier Kipé Dadia dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La réunion des membres du FNDC a eu lieu à huis clos. Au terme de plus d’une heure d’entretien, les opposants à l’idée d’un règne à vie du président Alpha Condé ont fait d’importantes annonces.

C’est Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC, qui a révélé le contenu des deux décisions prises à l’occasion de la plénière. « Il a été instruit à la coordination nationale du FNDC de procéder sans délai à la transmission d’un courrier à la Cour Pénale Internationale, dans sa section Persécution et Crimes de masse.

Comme vous le savez, les tenants du pouvoir de Conakry sont en train de crier sur tous les toits à la répression. Il nous a été demandé de transmettre un courrier à cette section afin qu’elle prenne acte de ce comportement. Et deuxièmement, qu’elle puisse surveiller le comportement des forces de défense et de sécurité », a-t-il expliqué.

En outre, Sékou Koundouno a fait savoir que de nouvelles stratégies sont en train d’être mises en place pour que le combat engagé par le FNDC aboutisse au succès escompté. « Comme vous le savez, au niveau du FNDC, l’heure des discours a déjà pris fin. Dans les heures et jours qui suivent, d’importantes décisions d’envergure seront mises à la disposition du souverain peuple de Guinée et la conquête de cette souveraineté sera enclenchée.

Deuxième point, les leaders se sont accordés à travailler étroitement avec une grande solidarité dans le combat que nous menons actuellement, dans le cadre de la défense de la constitution. Il a été demandé qu’au-lieu que les réunions ne se limitent de façon hebdomadaire, les leaders se retrouveront chaque jour si possible afin d’analyser, de peaufiner toutes stratégies constitutionnelles qui corroborent avec les traités, conventions et nos lois internationales ».

Ces décisions du FNDC interviennent au lendemain de la sortie du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, qui a alerté l’opinion sur la menace d’une « guerre civile » qui plane sur le pays.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

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Décès de Jacques Chirac : les hommages de l’opposant guinéen Ibrahima Sakho

1 octobre 2019 à 13 01 26 102610
Les défunts présidents Lansana Conté et Jacques Chirac à l’inauguration du barrage Garafiri, en 1998

Les réactions continuent de se faire entendre à travers le monde suite à la mort de l’ancien président français Jacques Chirac, décédé la semaine dernière à Paris. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com depuis la capitale française où il se trouve, l’opposant guinéen Dr Ibrahima Sakho a regretté la perte d’un grand ami de l’Afrique et la Guinée. Le président du parti CPUG a rendu un vibrant hommage à l’ancien chef d’Etat français.

Dr Ibrahima Sakho, président du parti CPUG

« C’était un grand homme politique français. Il était un grand ami de l’Afrique et en particulier de la Guinée. On se souviendra de lui comme un personnage qui a beaucoup aidé la Guinée ne serait-ce que dans la construction du barrage hydroélectrique de Garafiri. Il a contribué beaucoup financièrement à l’époque du président Lansana Conté. On peut aussi parler de cet homme politique français qui s’est aussi battu pour la libération du professeur Alpha Condé qui est notre président actuel. C’est une énorme perte pour nous. Et, nous présentons nos condoléances à sa famille naturelle mais aussi à toute la France », a-t-il réagi.

Par ailleurs, Dr Ibrahima Sakho s’est prononcé aussi sur certains sujets qui font l’actualité en Guinée. C’est notamment la date annoncée par le président de la CENI pour la tenue des élections législatives. Le jeune opposant trouve le chronogramme proposé irréaliste et dénonce une mascarade en cours de préparation. C’est pourquoi, il appelle « tous les patriotes guinéens, tous les démocrates guinéens à ne pas participer à cette mascarade. Parce que s’ils font ces élections alors que nous avons un fichier électoral tronqué, c’est que le gouvernement actuel et Alpha Condé ont des idées derrière la tête.

A savoir certainement une fraude massive et la corruption généralisée pour pouvoir engranger d’éventuels résultats en leur faveur. Cela peut conduire à des violences dans notre pays, chose qu’on ne souhaite pas. Nous voulons la paix, l’unité et une véritable démocratie dans notre pays. Aucune personne soucieuse du bonheur de nos concitoyens guinéens ne voudra participer à ces élections législatives qui seront certainement biaisées et qui peuvent engendrer d’autres violences postélectorales », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne les consultations menées par le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana autour du changement de constitution ambitionné par le pouvoir, le président du parti CPUG a donné les raisons de la non-participation de sa formation politiques à ce débat. « On ne peut pas adhérer à des consultations de cette sorte lorsqu’ils ont déjà leurs idées arrêtées. De toutes les façons, ce régime doit être combattu et balayé », a lancé Dr Sakho.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Rentrée scolaire à N’Zérékoré : voici les nouvelles mesures (DPE)

1 octobre 2019 à 13 01 17 101710

Dans moins de quarante huit heures, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école au compte de l’année scolaire 2019/2020. Les préparatifs ont atteint leur vitesse de croisière pour une rentrée réussie. A N’zérékoré, de nouvelles dispositions ont été prises par le directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité. L’annonce en a été faite hier lundi, 30 septembre 2019, à l’occasion d’une rencontre entre le directeur et les acteurs du système éducatif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après le taux élevé d’échec enregistré dans les examens nationaux de la session 2019, les responsables du système éducatif veulent inverser la tendance. C’est pour cette raison qu’à N’zérékoré, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) a décidé de prendre le taureau par les cornes. De nombreuses mesures ont été prises pour faire face aux défis qui assaillent les écoles : prolifération des écoles privées, installation des jeux de loterie dans les alentours des établissements scolaires, la situation des triplant dans les salles de classes, ainsi que la suppression des classes spéciales (7ème spéciale et 11ème spéciale).

Selon Moussagbè Diakité, « pour corriger les erreurs de l’année scolaire 2018-2019, nous avons pris des dispositions afin d’en tirer les leçons. Nous avons vu l’analyse des résultats des examens, on a vu que les résultats de cette année n’ont pas été reluisants et il fallait prendre des mesures correctives par rapport à ça. Parmi ces mesures correctives, il faut essayer de voir la situation des occupations illégales des écoles, vous allez voir les kiosques des jeux de loterie, des kiosques de café, de restaurants installés tout au long des écoles. Tout ça vient diminuer le rendement scolaire, puisque les élèves, au lieu de rentrer dans les écoles, ils passent tout le temps camoufler dans les cafeterias ou à jouer à Guinée Games. De 8 heures jusqu’à 14 heures, les élèves sont devant ces kiosques-là. Donc, nous allons faire des correspondances, rencontrer l’autorité pour attirer son attention sur la floraison des occupations illégales, pour que ces concessions scolaires soient libérées… »

En ce qui concerne les triplant dans les classes, le DPE reste droit dans ses bottes. « Pour ce qui est de la situation des triplans, quand vous les gardez, il y aura accumulation de candidats dans les salles de classes et il y aura même manque de salles de classes. Donc, il faut faire la part des choses. C’est les promus et les redoublants seulement qui seront installés dans les salles de classe…»

Quant à la mesure qui concerne la suppression des classes spéciales, qui par le passé permettait aux candidats malheureux des examens d’accéder aux classes supérieures, elle est tout simplement annulée. « Pour les élèves qui font 7ème et 11ème spéciales, j’ai instruit aux chefs d’établissements publics comme privés de ne jamais recevoir un élève non admis au BEPC, ou au CEE, ce que les gens appellent 7ème ou 11ème spéciales. Et celui qui va se hasarder à le faire s’exposera à la rigueur de la loi », a mis en garde Moussagbè Diakité.

Pour ce qui est de la création des écoles privées, le DPE annonce que des mesures sont prises pour que tout se passe dans les règles de l’art. « Donc, nous avons mis en garde les fondateurs des écoles privées. Ceux qui ont des écoles privées et ceux qui veulent avoir des écoles, ils n’ont qu’à déposer des documents pour avoir des arrêtés d’autorisation de construction des écoles. S’ils terminent de construire, ils déposent une demande pour avoir une autorisation d’ouverture de ces écoles. Mais, quiconque se hasarde à ouvrir une école, deux salles de classe ou bien une villa, si on se rend compte, ces intéressés seront soumis à la rigueur de la loi ».

En outre, le DPE a invité les autorités à tout mettre en œuvre pour que l’année scolaire soit paisible. « Nous demandons l’appui de nos autorités de la place pour que cette année soit une année paisible, une année d’étude tranquille pour que les résultats ne soient pas comme ceux de 2019 ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16

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Banankoro : la formation des membres des CAERLES lancée sur fond de division

1 octobre 2019 à 12 12 50 105010

L’atelier de formation des membres des CAERLES (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales) a démarré hier, lundi 30 septembre 2019, dans la sous-préfecture de Banankoro. Mais, les travaux se tiennent sur fond de division. Deux personnes se disputent le poste de rapporteur de la CEPSI, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Aly Bocar Samoura, commissaire de la CENI

Sur les 230 membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales de Banankoro, Soromaya et Sibiribaro, concernés par cet atelier, 219 ont répondu présent à l’ouverture des travaux. Une cérémonie au cours de laquelle, Aly Bocar Samoura, commissaire de la CENI et superviseur de l’axe Kouroussa-Kankan-Kérouané, a salué le calme qui prévaut sur le terrain. « Contrairement à ce que certains racontent sur Banankoro, j’ai constaté qu’il y a le calme et que tout se passe bien sur le terrain. Je demande donc à tout un chacun de collaborer avec les facilitateurs pour faciliter la formation », a lancé ce membre de la CENI centrale.

Sékou Touraman Diakité, préfet de Kérouané

C’est le préfet de Kérouané, Sékou Touraman Diakité, accompagné d’une forte délégation, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier. Il a promis le soutien des autorités locales aux membres des CARLES dans leurs travaux. « Nous, autorités préfectorales et de la collectivité, sommes engagés à vous accompagner dans ce processus. Vous êtes à Kérouané pour le recensement des électeurs. Avec cette laborieuse population, on vous accompagnera dans votre mission », a-t-il assuré.

A noter toutefois que cet atelier se tient dans un contexte quelque peu tendu. En effet, deux membres de la CESPI de Banankoro se disputent le poste de rapporteur de ce démembrement de la CENI. A l’ouverture des travaux, le commissaire de la commission électorale présent sur le terrain avait annoncé que ce poste revient à Yakouba Kandé, parce que c’est le nom de ce dernier qui se trouve à la CENI. Mais, il est revenu un peu plus tard pour annoncer que c’est plutôt Ibrahima Camara qui est le rapporteur de la CESPI, arguant que c’est le juge qui lui a fait comprendre que c’est ce dernier qui a été élu à ce poste.

Ce qui a irrité Yakouba Kandé qui menace de porter plainte contre le commissaire de la CENI Aly Bocar Samoura.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat : voici la position du GOHA

1 octobre 2019 à 12 12 24 102410

Déclaration : Depuis un certain temps, l’opinion guinéenne est secouée par l’idée du changement de notre Constitution et la possibilité d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Cette idée s’est transformée en une prise de position politique de plus en plus tranchée au niveau des acteurs politiques et des organisations de la Société Civile. Cette division a débordé la Capitale Conakry pour gagner l’intérieur et l’extérieur pays. La Guinée vit aujourd’hui une situation où prévaut une tension ponctuée d’arrestations, de menaces et d’intimidations.

Face à cette situation, le GOHA a observé un long temps d’attente, d’observation et de concertation avec tous ses dénombrements tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Guinée.

A l’issue d’un dépouillement et tenant compte des positions respectives des différentes sections du GOHA, le Bureau Exécutif est parvenu de commun accord aux conclusions ci-après :

-Tirant les leçons de l’atmosphère d’insécurité qui a prévalu par le passé entrainant des pillages sans précédent au détriment des opérateurs économiques avec des pertes se chiffrant à des centaines de milliards de francs guinéens, encore non dédommagées ;

-Considérant que la tension qui s’installe aujourd’hui ne fera qu’éloigner et faire hésiter les investisseurs à intervenir en Guinée provoquant un recul de fait du PIB et du taux de croissance, augmentant l’anxiété des populations innocentes prises dans les engrenages de la pauvreté ;

-Considérant qu’au regard de la situation socioéconomique actuelle de la Guinée la priorité doit être portée sur le développement, la réduction de la pauvreté, le soulagement du panier de la ménagère, la sécurité et la culture de la paix et de l’unité ;

-Vu que le système économique de la Guinée saisi à travers le prisme du réseau routier urbain et interurbain résume on ne peut mieux l’état piteux de nos voies de communication et les grippages de l’économie ;

En tant qu’organisation citoyenne, le GOHA s’inscrit dans la logique du refus d’un changement constitutionnelle et tend la main à toute personne physique ou morale pour qu’ensemble cette tentative de changement de la Constitution soit un échec.

Il importe de rappeler que la raison sociale et historique l’emporte sur la raison individuelle. La Constitution en vigueur n’enfreint nulle part les libertés individuelles et collectives, la liberté d’entreprendre et les droits fondamentaux du citoyen. Aux heures d’aujourd’hui, la Guinée a d’autres priorités brûlantes que de perdre son temps à cogiter inutilement sur un thème qui n’est pas pour le GOHA à l’ordre du jour.

Les peuples du monde nous observent, le goût du pouvoir est là mais il faut se ressaisir et respecter les principes démocratiques. La Guinée et le guinéen ont trop souffert du fait de certains hommes.

Le GOHA invite l’ensemble de ses structures à rester mobilisées et vigilantes.

Le GOHA invite le peuple de Guinée à rester soudé autour des principes démocratiques qui sont le socle de toute nation ouverte au progrès, notamment la primauté du droit et l’alternance au sommet de l’État.

Vive la Démocratie dans le respect de nos textes fondateurs !

Conakry, le 1er Octobre 2019

Le Président

Chérif Mohamed Abdallah

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La satisfaction du maire de Beyla : « les travaux financés par l’ANFIC sont avancés à plus de 80 % »

1 octobre 2019 à 11 11 37 103710
Djiba Donzo, maire de Beyla

A l’image des autres collectivités du pays, la commune urbaine de Beyla a bénéficié du financement d’un certain nombre de projets de développement par l’Etat à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Des efforts sont entrain d’être fournis sur le terrain et les projets ont connu une certaine évolution, tournant autour de 80%. C’est ce qu’a confié Djiba Donzo, le maire de Beyla, à un reporter de Guineematin.com qui était en séjour dans sa commune.

Les projets financés dans le cadre de l’ANAFIC sont salués à travers le pays par les bénéficiaires. C’est le cas du maire de Beyla, Djiba Donzo, qui est revenu sur ce qui est entrain d’être réalisé sur le terrain avec le montant d’un milliard et demi de francs guinéens de l’ANAFIC. « Je remercie le gouvernement et le Pr Alpha Condé. Grâce à lui, notre commune a bénéficié du financement de plusieurs projets cette année. Il s’agit de la construction de deux écoles : l’une à Morisangarédou et l’autre à Mouridou. Nous avons également la construction de 5 forages dans les quartiers de Kémé Bourama, Dramé Oumar, Djakodou Soubakono, Djakodou Tinkan et Kissidou. Le montant total reçu de l’ANAFIC pour l’année 2019 est d’un milliard 532 millions de FG. Même si les entrepreneurs n’ont reçu que 30% du montant du contrat, les travaux sont avancés à plus de 80 % », dit-il.

Selon nos informations, le budget annuel de développement 2019 de Beyla est de 2 milliards 432 millions 167 mille francs guinées, y compris le montant accordé par l’ANAFIC.

En plus des projets qui sont en train d’être réalisés dans le cadre de l’ANAFIC, d’autres actions sont entreprises au bénéfice de la communauté. Selon Djiba Donzo, « d’autres projets de développement de grande importance ont été entamés dans notre commune, comme la réhabilitation de certaines fontaines d’eau à l’arrêt depuis des années. A cela s’ajoute la construction de la voirie pour 16,8 km, sans compter les 12 km initialement offerts par le Chef de l’Etat. Nous allons également passer au lotissement de la ville pour ouvrir les routes ».

A côté de cela, la mairie envisage de faire de l’éducation une priorité. « Beyla est en retard dans l’éducation. Les infrastructures scolaires nous manquent et ce qui existe est mal entretenu. Même aujourd’hui, j’ai envoyé une équipe au collège où 3 classes sont délabrées. Le lycée aussi, grâce à l’association des anciens élèves de cet établissement, a bénéficié de la construction de deux salles de classe mais qui ne sont pas achevées. Nous sommes entrain de sensibiliser les citoyens pour que chacun contribue à sa manière pour achever les deux salles avant l’ouverture des classes », a laissé entendre Djiba Donzo.

Pour faire face aux difficultés qui assaillent la commune urbaine de Beyla, un forum s’y est tenu où des discussions importantes ont eu lieu. « Récemment, nous avons organisé un forum socio économique et culturel pour identifier les problèmes de développement qui se posent à la commune mais également les solutions, surtout au niveau de l’éducation et de la santé. Ce document contient des thématiques très importantes pour le développement de notre commune et nous comptons le soumettre au gouvernement et aux partenaires au développement », a fait savoir le maire.

Djiba Donzo, maire de Beyla

La commune de Beyla est identifiée comme l’une des localités conflictogènes du pays. C’est dans ce cadre que la mission des parlementaires, des partenaires et du département de l’Unité Nationale a séjourné à Beyla. La démarche s’inscrit dans le cadre du projet « appui au dialogue et participation inclusive ». Selon Djiba Donzo, les principaux conflits qui minent la paix et la cohésion sociale dans cette localité sont les conflits domaniaux et les différends électoraux. Comme solution, le maire préconise le dialogue et la concertation entre les différents acteurs sociopolitiques de Beyla.

A rappeler que la commune urbaine de Beyla est l’une des 14 collectivités de la préfecture du même nom, relevant de la région de N’zérékoré. Ses 37 432 habitants vivent sur une superficie de 1732 km2. Elle compte 9 quartiers et 11 secteurs.

Depuis la fin de l’année 2018, c’est Djiba Donzo qui dirige les destinées de cette municipalité qui a connu la naissance du célèbre Bembeya Jazz national, l’orchestre mythique de Guinée qui a tiré son nom d’un petit cours d’eau traversant le centre-ville de la commune.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Sacrifice à la mémoire d’Elhadj Saïkou Yaya : témoignages de Cellou Dalein, Ousmane Kaba, Taran Diallo et Louncény Nabé

1 octobre 2019 à 11 11 12 101210
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition

Comme annoncé récemment, un grand sacrifice a été organisé le dimanche, 29 septembre 2019, à la mémoire de feu Elhadj Saïkou Yaya Barry, ancien président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée. La cérémonie a eu lieu au domicile du défunt à Hafia, dans la commune de Dixinn. Outre le président de la République, des membres du gouvernement et de l’administration, des leaders de l’opposition et de nombreux autres citoyens ont pris part à l’événement. Plusieurs d’entre eux ont pris la parole pour encore une fois, rendre hommage à ce compagnon de l’indépendance, décédé à l’âge de 86 ans.

Décryptage !

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne : je suis venu prendre part aux prières qui étaient en train d’être faites pour le repos de l’âme d’Elhadj Saïkou Yaya. J’étais déjà là pour les condoléances. Je suis content de savoir que beaucoup de guinéens sont venus lui rendre hommage. C’est un homme qui mérite le respect et la considération, qui mérite les hommages qui lui sont en train d’être rendus. C’est un homme d’une droiture exceptionnelle, quelqu’un qui aimait la vérité, qui aimait le droit, et qui s’est battu toute sa vie d’abord pour l’indépendance de la Guinée, mais aussi il s’est battu pour l’instauration d’un Etat de droit, pour la justice pour les Guinéens.

Et, chaque fois que c’était nécessaire, il s’est exprimé pour prendre position contre l’injustice, contre la négation du droit chaque fois que des Guinéens étaient persécutés, chaque fois que les Guinéens étaient violentés, chaque fois que les Guinéens étaient victimes d’injustice. Je garde de lui le souvenir d’un homme humble, un homme honnête, un homme courageux.

Dr Lonceny Nabé, Gouverneur de la Banque centrale de Guinée

Dr. Lonceny Nabé, gouverneur de la Banque centrale de Guinée : Elhadj Saïkou Yaya Barry était un homme de sagesse et tout entier féru de l’histoire de la Guinée. Il était un bon guinéen mais surtout un bon gendre. Parce que vous ne savez pas que mon épouse est sa nièce. De ce point de vue, il a usé de tous les droits et devoirs que doit et que peut éprouver un gendre vis-à-vis de son beau-fils. Donc, je sais que c’était un homme de dialogue, un homme de paix, un homme de sagesse. Et donc, je suis fier que je me sois marié dans sa famille et j’ai profité pour faire des prières et des bénédictions pour le repos de son âme. Et, en effet, l’œuvre gigantesque accomplie par Elhadj Saïkou Yaya ne peut être récompensé par Dieu que par le paradis. Et je souhaite que le paradis éternel soit sa dernière demeure et que la terre de Guinée qu’il a aimée, qu’il a servi lui soit légère.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : je présente mes condoléances en tant que figure nationale dans ce pays. C’est aussi mon oncle, nous sommes très habitués depuis mon enfance. C’est un papa, c’est aussi pourquoi je viens saluer la famille puisque je fais partie aussi de cette famille. Elhadj Saïkou Yaya était aussi la figure nationale. Ailleurs comme en Guinée, tous les grands hommes se battent pour l’indépendance et pour la démocratie. Ce sont les deux mamelles du combat en Guinée. Il y a la première génération qui s’est battue pour l’indépendance, il en fait partie, il y a la deuxième génération qui se bat pour la démocratie, il en fait aussi partie, voyez-vous ? C’est un homme exceptionnel qui fait partie de tous les combats guinéens.

Mamadou Taran Diallo, ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale

Mamadou Taran Diallo, ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté : comme vous avez vu, conformément à nos traditions, Son excellence monsieur le président de la République est venu lui-même présenter les condoléances à l’occasion du décès du président de la coordination Haali Poular. Il vous souviendra que lorsqu’il était en séjour aux Etats-Unis, il avait déjà envoyé une délégation composée de sept (7) ministres. Mais en plus, comme dans ses habitudes et dans ses traditions dans les affaires sociales, lui-même il tient à renforcer. C’est dans ce cadre qu’il est venu là.

Et, vous avez entendu les mots, les messages de paix, de solidarité et d’unité qui ont été prononcés et par ceux qui accueillent, par la famille, par Son Excellence monsieur le président de la République, et les sages qui ont fait les bénédictions. Elhadj Saïkou Yaya, c’est le doyen, c’est la sagesse, c’est la culture, c’est l’intellectuel. Et, comme vous avez entendu, c’était le souci permanent d’unité et de paix pour la Guinée.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Nouvelle Constitution : nous ne pouvons pas risquer dix années supplémentaires de ce régime

1 octobre 2019 à 10 10 23 102310
Thierno Yaya Diallo, président de Guinée Moderne

Le 28 septembre 1958, il y a de cela 61 ans, les Guinéens avaient refusé la soumission à la France. Une soumission qui allait sans doute rabaisser notre dignité. 

Mais, par patriotisme et compréhension des enjeux d’alors, ayant compris que la dignité et le respect ne se monnaient pas, ni se négocient, mais qu’il fallait les conquérir. La jeunesse de l’époque, aujourd’hui nos pères, mères, grands-pères et grands-mères, ont choisi l’indépendance, la dignité. Une dignité fondée sur des valeurs de tolérance et de respect de nos traditions.

Voilà le combat que portait les pères de notre indépendance et qui justifiait largement le NON du 28 septembre 1958.

Nos hommages mérités à cette belle génération de dignité et du refus, cette génération qui maitrisait très bien les enjeux de son époque et qui a fait de la République de Guinée un pionnier des indépendances en Afrique. 

Femmes de Guinée

Nous sommes en 2019, l’histoire de la Guinée indépendante n’a pas été une trajectoire rectiligne, elle est jusqu’à ce jour un long fleuve trouble, une longue traversée faite de tempêtes et de difficultés, sans cesse croissante.

 Tout cela entretenu par un système caractérisé par la mauvaise gouvernance qui ôte aux Guinéens leur dignité obtenue au prix de douloureux sacrifices.  C’est ce système déloyal et injuste, qui vous empêche vous, braves femmes de Guinée de vous épanouir ; c’est ce complot oligarchique qui vous empêche d’accéder à des soins de santé et de maternité dignes sans oublier l’insuffisance de personnel sanitaire.

 Braves femmes de Guinée, après 61 ans d’indépendance, c’est cette association d’hommes regroupés autour de leurs vils intérêts qui vous refusent les financements et la création d’activités génératrices de revenus.

Enfin, braves femmes, cheffes de famille et mères que vous êtes, préoccupées de l’avenir de vos filles et fils, sachez-le bien, que c’est bien ce régime et ceux qu’ils ont remplacés qui sont responsables des désastreuses conditions de vos enfants.

Accepteriez-vous pour dix ans encore de telles humiliations et de telles souffrances ?

Jeunesse de Guinée,

Sommes-nous conscients que nous devions sauvegarder l’héritage transmis par nos parents ? Sommes-nous conscients que nous devions en être les dignes dépositaires ?

L’histoire de notre République si bien relatée dans nos cours, nous rappelle les combats menés avec fierté par nos pères et mères pour l’accès à l’indépendance.

Avons-nous, nous aussi, fait face à l’imposition forcée ? Voici que les pages de notre histoire continuent de se remplir. Ces pages dérouleront avec exactitude si nos actions ont été fidèles aux principes du 28 septembre 1958.

 L’histoire rappellera également si elles ont trahi ces principes aux profits de la corruption et de la quête des intérêts personnels de quelques-uns. Bien sûr que si, cela sera marqué honteusement.

  • Si le chômage gangrène votre quotidien et qu’en même temps, l’absence d’alternatives épuise vos espoirs,
  • si l’accès au financement pose énormément de problème à vous, jeunesse de Guinée,
  • si une formation de qualité ne s’obtient que chez une classe restreinte et dominante, parce qu’elle capte toutes nos ressources et se refuse de la redistribuer de manière juste.

Peuple de Guinée

La République de Guinée, est notre bien commun. C’est sur cette terre bénit que nous sommes nés, c’est sur cette terre que nous voulons vivre et mourir, donc c’est sur cette terre que nous devons nous réaliser et épanouir. Aucun épanouissement ni aucune réalisation ne peuvent cependant se faire sans au préalable mener avec responsabilité les inévitables combats qui nous mèneront vers le succès.

Or, ce qui se trame aujourd’hui avec le régime actuel, est une volonté manifeste de confiscation de nos intérêts, de notre volonté de sortir des difficultés. Ce référendum annoncé, qui n’a d’ailleurs aucunement sa raison d’être, si toutefois nous acceptons qu’il ait lieu, rien ne pourra empêcher ce régime de jouer sur les chiffres pour un nouveau mandat.

En réalité, cette volonté de changer la constitution n’a qu’un seul objet, ouvrir les possibilités d’un troisième mandat, et bien sûr d’un quatrième mandat. Donc d’exposer la Guinée et les Guinéens à dix années supplémentaires de misère. 

Chers compatriotes, particulièrement femmes et jeunes !

Accepter un référendum, c’est s’inscrire dans la continuité de dix ans de plus de médiocrité, dix ans de plus de corruption, dix ans de plus de chômage de nos jeunes, dix ans de plus de privation des libertés individuelles, dix ans de plus d’inégalité sociale, dix ans de plus d’un système sanitaire moribond, dix ans de plus de clivage ethnique, dix ans de plus d’exode, dix ans de plus d’abîme de système d’éducation et de formation, dix ans de plus …… !!!

Guinéennes et Guinéens, personne ne se battra à notre place, ce combat est le vôtre, le nôtre et le mien. Notre destin commun ne s’aurait être une misère sans fin.

   Thierno Yaya Diallo

PRÉSIDENT GUINÉE MODERNE

Thierno Yaya Diallo, président de Guinée Moderne

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Kamsar : décès du maire, Bocar Morin Camara

1 octobre 2019 à 9 09 25 102510
Feu Bocar Morin Camara, maire de Kamsar

Dans un communiqué rendu public dans la matinée de ce mardi, 1er octobre 2019, la mairie de la commune rurale de Kamsar a annoncé le décès de monsieur Bocar Morin Camara.

Élu le 11 février 2019 à la tête de la mairie de Kamsar (préfecture de Boké) sous la bannière de l’UFDG, Bocar Morin Camara a rendu l’âme la nuit d’hier et aujourd’hui à aujourd’hui. Il rejoindra sa dernière demeure dans l’après-midi de ce mardi, à 17 heures, au cimetière de son village, TAIGBE, a-t-on appris.

Paix à son âme, amine !

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