Avis sur la synthèse de la consultation nationale sur une nouvelle constitution

11 octobre 2019 à 23 11 45 104510
Julien DRAMOU, Président fondateur du Mouvement « NOUVELLE RÉPUBLIQUE

« Il est ainsi aisé de comprendre que ce rapport qui manque d’analyses pertinentes, qui ne décline pas la méthodologie de travail, qui n’a pas de données (qualitatives et quantitatives) harmonisées, qui ne contient pas de page de synthèse des grandes conclusions, qui ne fait pas de recommandation ne peut objectivement servir de base à une prise de décision qui touchera la vie des générations à venir, si je mesure bien l’ampleur »

Conakry, le 11 Octobre 2019

LETTRE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Objet : Avis sur la synthèse de la consultation nationale sur une nouvelle constitution

Excellence Monsieur le Président,

Voici un peu plus de trois mois que je vous adressais une première lettre ouverte au sujet de la problématique d’une nouvelle constitution en Guinée. Il s’agissait dans ce courrier de décliner objectivement par ma voix, quelques aspirations profondes de nombreux (euses) compatriotes qui m’ont d’ailleurs témoigné leur sympathie en adhérant massivement au mouvement politique que j’ai l’honneur de conduire aujourd’hui.

Fort heureusement pour ces milliers de Guinéens et Guinéennes, la recommandation de ma lettre quant à l’organisation d’une consultation nationale a été entendue et vous avez daigné instruire à votre Premier Ministre, Chef du Gouvernement, dans une adresse officielle à la nation, d’initier une consultation nationale. Acte pour lequel le mouvement « NOUVELLE REPUBLIQUE » vous félicite et vous remercie.

Aujourd’hui, par la force des choses et dans des conditions pas très appréciables à mon avis, cette consultation a été mise en œuvre et un rapport vous a été transmis. Ce rapport, qualifié de ou titré « SYNTHESE DE CONSULTATIONS DE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT AVEC LES INSTITUTIONS REPUBLICAINES ET LES ACTEURS SOCIOPOLITIQUES » est supposé être une des références ou bases devant vous permettre de vous prononcer sur l’appel à un referendum.

Il s’agit donc d’un document de première importance dans l’acte qui pourrait conduire notre nation vers une renaissance souhaitée paisible. Il est ainsi de mon devoir en tant que citoyen et en ma qualité de Responsable d’un mouvement politique qui se veut acteur de premier plan, dans l’enracinement de la démocratie « nouvelle génération » en Guinée, d’attirer votre attention sur les nombreux manquements qui ont jalonné la procédure de consultation et les faiblesses du rapport tant sur la forme que sur le fond.

Sur les manquements au niveau de la procédure :

Dans votre adresse à la nation, vous mentionniez, je cite : « …j’ai le devoir d’écouter tout le monde. Pour ce faire, j’instruit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’initier des consultations avec les institutions républicaines, …. ». Il apparait clairement que vous avez demandé d’initier et non de mener ou conduire. A ce niveau il y a déjà vice de forme.

Pour nous de la NOUVELLE REPUBLIQUE, l’écoute de tout le monde devait s’étendre aux citoyens, même n’appartenant pas à une organisation formelle quand ils ont la volonté de participer au débat. Et surtout ceux de l’intérieur et de l’extérieur du pays qui ont été omis ou simplement occultés de la consultation. Le fait de trier sur le volet en envoyant des courriers donne un caractère sélectif et par conséquent, d’exclusion.

Cette consultation (sondage) devait être menée par une structure spécialisée et non par une personne ou aurait pu consister à mettre en place une commission nationale, ayant des représentations dans toutes les villes du pays, chargée de recueillir tous les avis comme vous l’avez demandé, sur la base d’un questionnaire ou formulaire (canevas) précis et harmonisé pour tous les participants au sondage (puisqu’il s’agit d’un sondage, si j’ai bien compris votre instruction). Également, le peuple devait être informé sur le calendrier du déroulement des collectes et les lieux de collectes (adresse des commissions mises en place sur tout le territoire). Toutes les données (avis) collectées auraient dû faire l’objet de centralisation et d’analyses dont le rapport contiendrait le condensé et des recommandations pertinentes. Et cela, c’est du travail qui se prépare et ne se déroule pas en deux semaines. Je comprends bien l’urgence peut être de la décision à prendre, mais hélas ! Aujourd’hui, vous avez dans vos mains, un rapport sur quelques avis de la zone restreinte de Conakry qui n’est pas représentative de la nation. La nation ne se limitant d’ailleurs pas aux leaders politiques encore une fois !

Sur les faiblesses du rapport

Partant de la structure du rapport, je constate qu’il contient (1.) une page de garde, (2.) une page de sommaire (table des matières) qui résume pour l’essentiel la liste des organisations consultées, (3.) un corps du rapport qui porte sur (3.1.) une introduction d’à peu près 10 lignes, (3.2.) le contenu très long des entretiens sur près de 30 pages et (3.3.) une conclusion de 4 lignes.

Certaines expressions du rapport sont très subjectives et ne donnent aucun caractère sérieux au document. Je m’en vais en citer quelques-unes à titre d’exemple :

Page 3 du rapport : avis de l’assemblée nationale. « … le souhait d’élaborer le texte de la nouvelle constitution, pour mieux faciliter la compréhension et une bonne communication des messages mobilisateurs ».
Remarque : Ce n’est pas à l’assemblée nationale de conseiller sur les messages mobilisateurs. Cela n’est pas l’objectif de cette consultation.

Page 5 du rapport : Avis du Conseil Economique et Social. « …concernant la nouvelle constitution, elle a dit soumettre la question au débat et à l’avis des conseillers, au cours de la session du conseil économique et social du 17 septembre prochain. Ensuite, les réactions parviendront au Premier Ministre par écrit »
Remarque : la réaction attendue du conseil économique et social n’apparaît nulle part dans le rapport.

Page 28 du rapport : avis de FAPAGUI : « …Oui ! Oui ! Oui ! (trois fois pour manifester le total soutien…».
Remarque : cette triple affirmation dans un tel rapport n’a pas de raison d’être car n’impacte pas le sondage objectif.

Page 30 du rapport : avis de AFCG : « …Oui ! Oui pour la nouvelle constitution… ».
Remarque : cette double affirmation dans un tel rapport n’a pas de raison d’être car n’impacte pas le sondage objectif.

Il est ainsi aisé de comprendre que ce rapport qui manque d’analyses pertinentes, qui ne décline pas la méthodologie de travail, qui n’a pas de données (qualitatives et quantitatives) harmonisées, qui ne contient pas de page de synthèse des grandes conclusions, qui ne fait pas de recommandation ne peut objectivement servir de base à une prise de décision qui touchera la vie des générations à venir, si je mesure bien l’ampleur. Nous sommes donc à la case de départ encore. Cela n’engage que moi. Et une importante partie de la population reste encore sur sa soif quant à cette consultation nationale.

Par ailleurs, à la lecture de ce rapport, il ne ressort nulle part, le taux de participation par rapport à la population cible attendue, le pourcentage de la représentativité du peuple (population sondée), la taille de la population cible par rapport au nombre de guinéens (données de recensement général), etc.

Il vous plaira donc, Excellence Monsieur le Président de la République, maintenant que le rapport vous a été transmis de voir dans quelle mesure vous pouvez affiner son contenu pour le comprendre ou utiliser d’autres références pour fonder votre décision. Toujours est-il que la vaillante jeunesse guinéenne tient au projet de renaissance de la Guinée, pour un nouveau départ que vous aurez certainement le mérite d’amorcer sans l’intention bien entendu de briguer un nouveau mandat. Nous vous en resterons éternellement reconnaissant et inscrirons votre nom en lettre d’or dans les annales de l’histoire de la Guinée.

Cette procédure de refonte constitutionnelle doit être dépourvue de toute tache, garder toute sa dimension nationale et inclusive, et le MOUVEMENT NOUVELLE REPUBLIQUE (MNR), consulté ou pas consulté apportera autant que possible, toute sa contribution par des propositions et des actions jusqu’au jour où la victoire d’une nouvelle constitution sera obtenue maintenant ou les années à venir.

Je vous prie, Excellence Monsieur le Président, de trouver ici, l’expression de ma très haute considération.

Votre humble compatriote

Julien DRAMOU,

Président fondateur du Mouvement

« NOUVELLE RÉPUBLIQUE »

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Qui veut arrêter les leaders du FNDC ? « Nous sommes encerclés… »

11 octobre 2019 à 23 11 16 101610
Abdourahmane Sanoh, coordinateur du front national pour la défense de la Constitution

Le gouvernement Kassory Fofana prévoit-il l’arrestation des leaders du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) dans sa stratégie d’empêcher des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé en Guinée ?

Selon un responsable du FNDC, des pick-up des forces de sécurité (police et gendarmerie) ont encerclé le domicile de monsieur Abdourahmane Sanoh, coordinateur du front national pour la défense de la Constitution (FNDC), sis à Soloprimo, dans la commune de Ratoma.

L’informateur de Guineematin.com qui était dans la concession a précisé que le leader de la lutte contre un troisième mandat en Guinée n’était pas seul chez lui ce vendredi soir, 11 octobre 2019. « En plus de monsieur Abdourahmane Sano, nous sommes avec le chargé des Opérations du FNDC (Ibrahima Diallo) et le responsable des stratégies et planification (Sékou Koundouno). Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais, nous sommes encerclés par les quatre pick-up . Pour le moment, ils ne sont pas entrés… ».

Comme on le sait, le FNDC a appelé les Guinéens à des manifestations de rue le lundi prochain, partout en République de Guinée et dans les ambassades, pour protester contre la volonté du président Alpha Condé de confisquer le pouvoir après on deuxième et dernier mandat constitutionnel. N’ayant pas d’arguments solides contre les défenseurs de la Constitution et du principe de l’alternance, le pouvoir qui a installé des PA militaires dans plusieurs carrefours de Conakry menace de sévir contre « les fauteurs de troubles ». Est-ce que l’arrestation des leaders est également prévue ? Une telle initiative servirait-elle à calmer le jeu ou à entraîner l’effet contraire ?

Attendons de voir !

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An 61 de l’indépendance : la célébration en France

11 octobre 2019 à 18 06 29 102910

A l’instar des précédentes éditions, nos compatriotes vivants en France ont massivement pris part aux festivités marquant le 61ième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Pour marquer l’évènement de toute sa noblesse et sa grandeur, l’Ambassade de Guinée en France n’a pas lésiné sur les moyens. C’est ainsi qu’elle s’est attachée des services du très chic Pavillon Royal situé dans le quartier huppé du 16ième arrondissement de Paris.

L’évènement fût avant tout rehaussé de la présence très remarquée du Ministre Guinéen des Affaires Etrangères, monsieur Mamadi Touré, une première depuis l’accréditation de notre Ambassade dans l’Hexagone. En provenance de New-York où il avait pris part à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le patron de la Diplomatie Guinéenne a fait halte à Paris pour prendre part à ces festivités. « Cette présence du Ministre est un signe éloquent de l’excellence des relations entre lui et l’Ambassadeur Amara Camara. Les deux se connaissent depuis leur jeune âge », murmure-t-on du côté de la rue Faisanderie.

Parmi les autres convives, on notait la présence des représentants de l’Etat Français et des Institutions internationales dont le siège est en France, également de nombreux Ambassadeurs des pays amis de la Guinée accrédités en France. On notait aussi la présence de nombreux responsables associatifs guinéens et d’autres anonymes. C’est dans une salle pleine à craquer que le Ministre Mamadi Touré et les Ambassadeurs amis de la Guinée ont été chaleureusement accueillis et installés par l’Ambassadeur de Guinée en France entouré de ses principaux collaborateurs.

Après les salamalec d’usage, c’est le patron de l’Ambassade qui a pris la parole. L’enfant de Kankan a, dans son discours, souhaité la bienvenue aux invités avant de retracer l’histoire de la Coopération bilatérale entre la France et la Guinée, de 1958 à nos jours. Pour l’ancien haut cadre de l’UNESCO, les relations entre la France et la Guinée sont excellentes. Il a pris des exemples concrets pour illustrer ses propos dont celui de la hausse de l’enveloppe de l’aide bilatérale. « Je me réjouis du soutien concret de la France et du soutien personnel du président de la République française en portant son aide bilatérale à la Guinée à un niveau jusque-là inégalé (de 350 millions d’euros à 501 millions d’euros) » se félicitera monsieur Camara. Au cours de cette prise de parole ponctuée d’applaudissements de l’auditoire, l’Ambassadeur a demandé l’aide de chacun et tous pour lutter contre l’immigration clandestine des jeunes mineurs qui ternit l’image de notre pays. Il a également exhorté nos compatriotes aux respects scrupuleux des lois de la République française, condition sine qua non d’une intégration réussie dans le pays d’accueil, en l’occurrence la France.

Pour sa part, le patron de la diplomatie guinéenne a mis l’accent sur les valeurs historiques dont notre pays a été pionnier au lendemain de notre indépendance. Mamadi Touré a vivement souhaité que la Guinée retrouve cette place qui nous honorait sur le plan culturel, économique et historique.

Après les discours, la fête s’est poursuivie autour du cocktail offert par l’Ambassade. C’était le moment d’échanges et de prise de connaissances entre les invités.

L’évènement fût aussi marqué par la brillante prestation de plusieurs vedettes de la musique guinéenne dont Doura Barry et Mory Kanté. C’est dans cette ambiance festive que la fête s’est poursuivie jusque tard dans la soirée.

Malgré le tohu-bohu de la classe politique guinéenne autour de l’épineuse question sur une nouvelle constitution, aucune altercation à caractère politique, ethnique et religieuse n’a eu lieu durant ces festivités du 61ième anniversaire de notre indépendance. Pourtant, parmi les invités, on notait la présence de nombreux responsables politiques, aussi bien de la mouvance que de l’opposition. Comme quoi, les Guinéens peuvent mettre leurs différences de côté, le temps de la fête nationale. Et, nos compatriotes vivants en France se sont donné rendez-vous au 02 Octobre 2020 dans l’espoir que la Guinée sera plus forte et plus unie.

De paris (France), Alpha Oumar DIALLO pour Guineematin.com

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Kankan : une rixe entre syndicats des transporteurs fait des blessés et des dégâts matériels

11 octobre 2019 à 17 05 52 105210

Un violent affrontement entre les membres du syndicat des transporteurs indépendant est survenu ce vendredi, 11 octobre 2019, à leur gare routière, située au quartier Gare, dans la commune urbaine de Kankan. Les responsables de cette gare routière privée accusent des éléments de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), d’être à l’origine des attaques à jets de pierre dont ils ont été victimes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’atmosphère était chaude ce vendredi au siège des transporteurs du syndicat indépendant de Kankan, situé en bordure de route dans le quartier Gare. A l’origine de cette querelle, le refus des indépendants de rejoindre la grande gare régionale située au quartier Aéroport comme le veut une partie du bureau régional. Avant l’arrivée des autorités, des véhicules ont été endommagés, plusieurs personnes ont été blessées, d’autres ont été conduites à l’hôpital.

Après avoir résisté à une pluie de cailloux, N’fally Keita, secrétaire chargé à l’organisation du syndicat des indépendants, est revenu sur ce qu’il a vécu. « Ils nous ont attaqués d’abord à notre place qui se trouve sur la route de Kouroussa. Il y a vraiment eu des jets de pierre. Ils se sont embarqués ensuite dans un véhicule pour venir s’attaquer aussi à nous ici. Nos véhicules ont été caillassés. Au moins quatre personnes ont été grièvement touchées », a-t-il expliqué.

Les nerfs à vif, N’fally Kéita, pointe du doigt la CNTG et un de ses principaux leaders, Salah Kourouma. « Nous ne sommes pas du même bord que la CNTG. Ils n’ont pas le droit de quitter chez eux pour venir s’en prendre à nous. Mais l’instigateur de tout ça, c’est Salah. Il dit qu’aucune gare routière n’ouvrira en dehors de la leur. La prochaine fois qu’ils reviendront, en cas de mort d’homme, ce sera aux autorités d’endosser le pot cassé », a-t-il laissé entendre.

Dans la foulée, le préfet de Kankan arrive sur les lieux. Aussitôt, Aziz Diop invite les responsables à une discussion. « Nous ne voulons pas d’affrontement. Ce qu’on vous demande, c’est de choisir dix personnes qui me trouveront au bureau. Nous allons finir avec ça aujourd’hui », a lancé monsieur Diop.

Mais, pour le leader du syndicat indépendant, l’heure n’est plus aux négociations. « Nous n’irons pas négocier. On négocie pour éviter le conflit. Mais après le conflit, à quoi bon de négocier ? »

En marge de cet affrontement, la cafétéria d’un citoyen a été vandalisée et pillée. Le propriétaire, Moussa Konaté, impute la responsabilité aux syndicalistes de la CNTG et promet de les poursuivre en justice pour le préjudice qu’il a subi. « Ce matin, nous étions calmement assis ici quand ils se sont brusquement attaqué à nous. J’ai été lapidé au bras gauche. Je n’arrive même pas soulever la main. Mes enfants qui étaient avec moi ont été aussi lapidés. Ils n’ont pas pu me secourir. Ils ont emporté presque tout ce que je possédais dans mon bar : ma recette, les sommes d’argent que je gardais pour les autres. Mes thermos et mes vers ont été cassés. Il faut que l’autorité me rétablisse dans mon droit. Sinon, j’irai me plaindre partout où je pourrai ».

A noter que les responsables de la CNTG refusent de commenter cette situation. Salah Kourouma, cité comme étant le cerveau de ces affrontements, les quatrièmes du genre à en croire le camp des syndicats indépendants, refuse de se prononcer sur le sujet.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Le premier imam de Fayçal aux politiciens : « je condamne fermement toute sorte de violence… »

11 octobre 2019 à 17 05 28 102810

Dr Ibrahima Sakho, président du parti CPUG (Changement, Progrès et Unité pour la Guinée) a été reçu ce vendredi, 11 octobre 2019, par le premier imam de la grande mosquée Fayçal de Conakry. Elhadj Mamadou Saliou Camara et Dr Sakho ont parlé de la préservation de la paix dans notre pays au moment où la tension est perceptible entre opposants et promoteurs de la nouvelle constitution, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Dr Ibrahima Sakho, c’est depuis l’étranger qu’il a été fasciné par les messages de paix et le franc-parler du premier imam de la grande mosquée Fayçal. Profitant de son séjour en Guinée, le président du parti CPUG a échangé avec Elhadj Mamadou Saliou Camara au tour des questions d’intérêt national, et plus particulièrement, de la préservation de la paix. « Je suis venu le voir parce que je sais que c’est un homme de vérité, c’est un homme qui aime la Guinée et c’est un homme qui voudrait qu’il y ait la paix dans notre pays. C’est un homme comme moi en réalité, parce quand vous reprenez bien ce que ça veut dire CPUG : Changement, Progrès, Unité pour la Guinée, cela a tout son sens. En somme, ce qui m’a amené ici, c’est qu’il lance un appel aux hommes politiques guinéens, à la population guinéenne à ne pas céder à la violence. Parce que la violence est un élément qui n’arrange personne. Nos concitoyens aujourd’hui n’ont pas d’eau, pas d’électricité et nous n’avons pas de système d’éducation à la hauteur de ce que nous espérons. Si en plus de ça nous devons mettre des manifestations violentes pour détruire le peu qu’on a, je pense que nous ne devons pas l’accepter. C’est pourquoi je suis venu voir le premier imam de notre pays, lui demander à ce qu’il fasse cet appel à l’ensemble des hommes politiques pour que règne la paix dans notre pays », a-t-il expliqué.

Très ému par cette visite et par le contenu du message de Dr Sakho, Elhadj Mamadou Saliou Camara a fait savoir qu’ils sont désormais de bons amis. « C’est mon ami dès aujourd’hui, parce que je ne le connaissais pas avant. Monsieur Sakho me connaissait, car il a dit qu’il m’écoutait durant des années. C’est cette confiance qui l’a fait venir auprès de moi. Alors, je le prends aujourd’hui comme un fils, comme un frère, comme un ami. Tant qu’il aime la Guinée, tant qu’il travaille pour l’honneur de la Guinée, il sera mon ami. Je suis très content de le connaitre aujourd’hui et je suis avec tous les gens qui aiment la Guinée », a-t-il laissé entendre.

Poursuivant, Elhadj Mamadou Saliou Camara, connu pour ses messages de paix et d’unité nationale, a lancé un appel aux gouvernants : « je suis connu ici comme un guinéen qui n’a pas de parole seulement. J’aime mon pays, j’aime le peuple de Guinée et je suis guinéen. Avant d’être Soussou, je suis guinéen, je suis Malinké, Peulh et Forestier. Je respecte mon pays comme je respecte ma religion. Je compte sur ma religion pour me sauver demain devant le créateur. Je fais confiance à mon pays pour me faire sortir de l’obscurité, de la pauvreté et de l’ethnocentrisme. J’appelle humblement tous ceux qui sont là pour gouverner ce pays-là, aujourd’hui le pays est dans vos mains et je vous le confie. Je vous demande de sauver la Guinée, l’honneur et la souveraineté de la Guinée. C’est Dieu seul qui sait qui sera un jour président de ce pays-là. J’implore Dieu de choisir des hommes droits, des hommes patriotes, des hommes qui aiment la vérité et qui aiment le développement de ce pays-là. Je condamne fermement toute sorte de violence dans les paroles et dans les actes. La violence n’arrange rien », conseille-t-il.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Consultations nationales : Fodé Oussou en colère contre Kory Kondiano

11 octobre 2019 à 17 05 22 102210

Le rapport des consultations menées récemment par le Premier sur l’opportunité ou non d’une nouvelle constitution mentionne que l’Assemblée nationale est favorable au projet de changement constitutionnel. Si Kassory Fofana s’est basé sur la position exprimée par le bureau exécutif du parlement pour faire son rapport, il faut dire que celle-ci est loin de faire l’unanimité chez les députés.

A l’occasion de la plénière parlementaire de ce vendredi, 11 octobre 2019, Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate a laissé éclater sa colère contre le président de l’Assemblée nationale. Il dénonce un complot orchestré par Claude Kory Kondiano et les députés du RPG Arc-en-ciel, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous dénonçons un complot permanent orchestré par le président de l’Assemblée nationale et les députés du RPG Arc-en-ciel, en engageant le parlement et disant devant le Premier ministre que nous sommes d’accord pour la nouvelle constitution. C’est la plénière qui est souveraine. Ce que le président Kory Kondiano a dit au Premier ministre n’engage pas le parlement guinéen, ça n’engage que Kory et les députés du RPG Arc-en-ciel. Si Kory voulait savoir quelle était la position du parlement guinéen, on aurait débattu cela ici en plénière devant tout le monde pour qu’on donne une position.

Mais, ils se sont vus en catimini comme ils ont l’habitude de faire des complots dans ce pays pour dire au Premier ministre que le parlement est d’accord. Le parlement n’est pas d’accord, le parlement ce n’est pas les membres du bureau, le parlement c’est l’ensemble des 113 députés du parlement guinéen. Il faut que Kassory comprenne que ce qu’il a écrit n’engage que Claude Kory et les militants du RPG », a déclaré le vice-président de l’UFDG.

Honorable Bakary Diakité, député membre du groupe parlementaire du RPG-AEC

Mais, l’honorable Bakary Diakité, secrétaire parlement et député membre du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel, prend le contre-pied de la version de son collègue. Pour lui, la position exprimée par le bureau de l’Assemblée nationale est celle de l’institution. « Je m’inscris en faux contre les déclarations de l’honorable Fodé Oussou. Quand nous avons reçu le Premier ministre à l’Assemblée nationale, une réunion du bureau de l’Assemblée nationale a été convoquée dans la salle des actes. Deux sujets étaient à l’ordre du jour de cette réunion : l’organisation des élections législatives et l’opportunité d’une nouvelle constitution.

Et, par rapport à ces deux questions majeures qui intéressent la vie de la nation, nous, en tant que représentants du peuple, franchement nous nous sommes prononcés au nom de l’Assemblée nationale. En ce que je sache, le bureau de l’Assemblée nationale est suffisamment représentatif de l’ensemble des députés. Donc par rapport à ce qu’il a dit, ça n’engage que lui. Ce que nous avons dit la dernière fois était au nom de l’ensemble des députés. S’ils ont boycotté, je pense qu’ils ne peuvent qu’en tirer les conséquences. Nous on s’est exprimé au nom de tous les députés et nous avons dit ce que nous pensions et ce que nous avons dit est sur le rapport du Premier ministre », a dit cet autre parlementaire.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elhadj Mamadou Saliou Camara a prévenu Alpha Condé : « je lui ai dit de ne pas accepter… »

11 octobre 2019 à 17 05 01 100110

Au moment où la tension monte d’un cran entre opposants et promoteurs de la nouvelle Constitution, Elhadj Mamadou Saliou Camara, premier imam de la mosquée Fayçal, a lancé un message fort au président Alpha Condé et au Premier ministre, Kassory Fofana. Le responsable religieux invite les deux hommes à ne pas céder à la violence et à préserver leur honneur. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec Dr Ibrahima Sakho, président du parti Changement, Progrès et Unité pour la Guinée (CPUG), dans la journée de ce vendredi 11 octobre 2019.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage !

« J’étais avec le président hier, on a fait deux heures du temps. Lorsqu’on était assis, je lui ai dit de ne pas accepter la guerre. Ce n’est pas bon. Fais tout ce que tu peux, mais de ne pas répondre à l’opposition pour la guerre. Barre la route devant la guerre. En Afrique et dans le reste du monde, tout le monde cherche deux choses : l’honneur et le bonheur. Mais ici en Guinée, on ne cherche que le bonheur. Quand je suis imam aujourd’hui, l’argent vient de la part de l’opposition et du gouvernement. Ça, c’est mon bonheur qui consiste à construire des maisons pour mes enfants et j’oublie mon histoire derrière moi. Moi, je suis âgé de plus de 80 ans, je vais faire quoi avec l’argent ? Zéro ! Je vais faire quoi avec les femmes ?

Hier, j’ai invité le Premier ministre et il est venu. Je lui ai dit les mêmes mots. Il ne faut pas aider quelqu’un contre ton honneur. Moi, je défends l’honneur. Le Prophète Mohamed ne vit plus ça fait plus de 1 400 et quelques années, mais son honneur reste. Pendant la colonisation française, la Guinée était préfecture, le Sénégal était gouvernorat, la France capitale, et Kindia était un cercle. De Gaulle est passé, mais la France est restée. L’honneur de De Gaulle est là. Nous, c’est le bonheur seulement qu’on cherche pour dire qu’il a construit tel nombre de maisons. C’est quoi ça ? Ici, tu ne vois jamais un fonctionnaire qui dit si c’est comme ça je démissionne. Jamais ! Tu peux nommer aujourd’hui Elhadj Mamadou Saliou Camara comme ministre de l’Elevage, c’est moi qui vais dire au président que tu m’as trahi. On a combattu ensemble, pourquoi tu me mets ici ? C’est parce que ce n’est pas le travail qu’il veut… ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Guinée : les députés de l’opposition suspendent leur participation au parlement

11 octobre 2019 à 15 03 56 105610

L’information était dans l’air depuis 24 heures, elle est désormais officielle. Les députés de l’opposition guinéenne décident de suspendre leur participation aux activités de l’Assemblée nationale. Les élus de l’UFDG, l’UFR l’UDG et l’UPG, membres des groupes parlementaires Libéral démocrate et Alliance républicaine ont fait l’annonce à travers une déclaration rendue publique ce vendredi, 11 octobre 2019. Ils n’ont pas précisé cependant la durée de la suspension de leur participation aux activités du parlement.

Guineematin.com vous livre ci-dessous leur déclaration.

LES DÉPUTÉS ISSUS DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION

(UFDG, UFR, UDG, UPG), MEMBRES DES GROUPES PARLEMENTAIRES LIBÉRAL DÉMOCRATE ET ALLIANCE RÉPUBLICAINE, FONT LA DÉCLARATION SUIVANTE :

Considérant la violation systématique de la Constitution et des autres Lois de la République par le Gouvernement et sa majorité parlementaire ;

Considérant la volonté mainte fois exprimée par les autorités de ce pays d’élaborer une nouvelle Constitution pour se maintenir au pouvoir, en violation flagrante de la Constitution en vigueur ;

Considérant que l’article 51 de la Constitution en vigueur ne peut servir de base légale pour initier l’élaboration d’une nouvelle constitution ;

Considérant que l’élaboration d’une nouvelle Constitution suppose la rupture de l’ordre constitutionnel en vigueur ce qui n’est pas le cas actuellement ;

Considérant que notre Constitution dispose en son article 2 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus et par voie de référendum. Aucune fraction du peuple, aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ». Ce qui signifie que notre modèle démocratique est du ressort de la démocratie représentative et non de la démocratie directe.

Considérant que personne ne dénie au peuple de Guinée sa souveraineté et donc le droit de changer de constitution lorsque certaines conditions sont réunies (rupture de l’ordre constitutionnel en vigueur : guerre, révolution, coup d’état, création d’un nouvel Etat, etc.) ou de la réviser dans le respect des procédures prévues à cet effet ;

Considérant qu’aux termes des dispositions de la Constitution en vigueur, le peuple n’a pas l’initiative de la loi et aucune procédure consultative du peuple n’est prévue en dehors du référendum. Mieux, le référendum d’initiative populaire n’est pas prévu dans notre Constitution et la liberté d’opinion et d’expression reconnue aux citoyens guinéens ne leur confère pas, en temps normal, un droit d’initiative pour convoquer un référendum législatif ou constitutionnel ;

Considérant que les consultations engagées par le Premier ministre, dès lors qu’elles visent à l’élaboration d’une nouvelle Constitution, sont illégales, inopportunes et contraires à la Constitution en vigueur et aux principes démocratiques et de l’État de droit ;

Considérant que le Parlement est une institution qui n’appartient à personne et dont les membres siègent conformément à la Loi ;

Considérant que le fait de siéger au Parlement ne signifie pas collaborer avec le pouvoir en place et encore moins cautionner les violations de la Loi perpétrées par ce dernier ;

Considérant que la position exprimée par le Président de l’Assemble Nationale et certains membres de la majorité parlementaire dans le cadre des consultations engagées par le Premier ministre ne reflète pas celle du Parlement, aucune résolution n’ayant été adoptée en faveur de l’élaboration d’une nouvelle Constitution ;

Considérant l’interdiction illégale de manifester depuis juillet 2018, en violation des droits constitutionnels des citoyens guinéens tels que consacrés par l’article 10 de la Constitution ;

Considérant que l’article 21 de la Constitution dispose : « le peuple de Guinée a le droit de résister à l’oppression » ;

Considérant la violation systématique du Code Electoral en ce qui concerne l’installation des Conseils de Quartier, de District et Régionaux ;

Considérant le non respect du calendrier électoral et des recommandations du rapport d’audit sur le fichier électoral ;

Considérant que la décision du Président de la CENI fixant date du 28 décembre est illégale dans la mesure où elle viole le Code électoral, notamment en ses articles 17 à 29 ;

Considérant que la date proposée est techniquement intenable en raison des réalités du terrain, de la complexité des activités et /ou des opérations, ainsi que des délais légaux incompressibles ;

Considérant que les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et tous les citoyens qui se battent pour le respect de la Constitution, du Code électoral et du Code des Collectivités locales ne font que leur devoir en application de l’article 22 de notre Loi fondamentale en vertu duquel « chaque citoyen a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et aux règlements ».

De ce qui précède, les députes des Groupes Parlementaires issus des Partis Politiques membres du FNDC

DÉCIDENT

De suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée Nationale

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Insécurité à Conakry : kidnappé pendant 5 jours, Kâwou Kodho raconte sa mésaventure

11 octobre 2019 à 13 01 33 103310
Mamadou Aliou Diallo, marabout, connu sous le nom de Kâwou Kodho

Porté disparu depuis cinq jours, le marabout Mamadou Aliou Diallo, plus connu sous le nom de Kâwou Kodho, est revenu à son domicile dans la matinée de ce vendredi, 11 octobre 2019, à Nongo, dans la commune de Ratoma. Visiblement éprouvé, le vieil homme de 76 ans, interrogé par un reporter de Guineematin.com, dit avoir été convoyé vers Pamelap, à Forécariah, avant de fausser compagnie à ses ravisseurs.

Après cinq jours d’angoisse, la famille de ce vieux marabout a retrouvé le sourire ce vendredi matin lorsque Kâwou Kodho a franchi le portail du domicile familial. Difficilement, Kâwou Kodho est parvenu à raconter sa mésaventure. « Le dimanche, 06 octobre 2019, j’ai reçu un appel d’un de mes collaborateurs, me demandant d’aller avec lui à Wanindara pour lire le Coran et faire des prières pour un monsieur. C’était après la prière de 14 heures. Ils m’attendaient après les rails à Cosa. Quand je suis arrivé, on m’a dit de monter dans une voiture. Je suis monté. On a roulé de longues minutes. J’ai commencé à douter. Puis, quand j’ai voulu poser des questions, ils ont pompé du gaz sur nous », a-t-il expliqué.

Poursuivant, le vieux marabout dit s’être retrouvé en pleine brousse avec d’autres personnes dans le véhicule. « Quand j’ai repris conscience, on était toujours dans le véhicule. Mais, c’était en pleine brousse. Quelques temps après, ils ont arrêté le véhicule pour descendre. Ils pensaient qu’on dormait. J’ai fait semblant que j’étais inconscient. Dès qu’ils se sont éloignés, j’ai forcé les portières. J’ai alerté les deux autres qui étaient avec moi. On s’est faufilé pour plonger dans la brousse. On a marché de longues heures avant d’arriver à un endroit où on nous dit que nous étions à Pamelap. Comme j’avais de l’argent dans mes poches, j’ai trouvé un véhicule pour revenir ».

Le vieux marabout est revenu sans ses téléphones, confisqués par ses ravisseurs dès les premières heures de son rapt.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Adoption du chronogramme de la session budgétaire : 59 députés présents sur les 113

11 octobre 2019 à 13 01 25 102510

Sur les 113 députés inscrits à l’Assemblée nationale, ce sont seulement 59 qui ont répondu présents à l’appel nominal de ce vendredi, 11 octobre 2019, à la plénière consacrée à l’adoption du chronogramme de la session budgétaire, ouverte le 07 octobre.

Selon un reporter de Guineematin.com qui est sur place, un total de dix textes de conventions et de projets de loi sont programmés par les députés pour cette première phase de la session. Il y a notamment deux accords de prêt, une convention minière, cinq projets de loi (dont le code de l’enfant en Guinée), un acte additionnel au sein de la CEDEAO et une charte nationale des PME.

Selon ce programme, les députés tiendront une plénière le 25 octobre pour autoriser la ratification de cinq conventions des dix textes en examen. Mais, ce qui est actuellement le plus attendu est la position des députés de l’opposition puisque l’opinion guinéenne ne comprend pas qu’ils appellent à des manifestations de rue en continuant à siéger à l’Assemblée nationale…

A suivre !

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guinematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Manifestation contre un 3ème mandat : la CPI pour prévenir des crimes potentiels en Guinée

11 octobre 2019 à 13 01 02 100210

Comme on le sait, les manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé commenceront le lundi prochain, 14 octobre 2019. Et, cela risque de se prolonger puisque le camp présidentiel semble déterminé à pousser le chef de l’Etat à la faute. Pour leur part, les défenseurs de la Constitution et de la stabilité des institutions républicaines (qui passe naturellement par une alternance au pouvoir) se montrent encore plus déterminés à aller jusqu’au bout.

Sachant bien que le pouvoir ne compte que sur la répression, notamment les tirs à balles réelles sur les manifestants pour se maintenir, les défenseurs de la Constitution se sont adressés à la CPI (Cour Pénale Internationale). Le FNDC a demandé à la section « persécutions et crimes de masse » de la CPI de mettre déjà en place une procédure d’alerte précoce et de veille pour l’adoption de mesures urgentes aux fins de la prévention de crimes potentiels en République de Guinée.

Il importe de préciser que plus de cent Guinéens ont été tués lors des précédentes manifestations politiques depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir. Et, il n’y a jamais eu de justice pour les victimes. Ce qui est une sorte de garantie pour une répétition de tels crimes…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette lettre du FNDC :

FNDC_alerte CPI

A suivre !

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Manif contre un 3ème mandat : le CODHONM compte documenter tous les cas de violations des droits de l’Homme

11 octobre 2019 à 12 12 38 103810

Le Collectif des ONG de Défense des Droits l’Homme contre un Nouveau Mandat (CODHONM) compte suivre de près le déroulement des manifestations de rue appelées par le FNDC pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. La structure a mis en place un centre de monitoring et de documentation lui permettant de recenser tous les cas de violations des droits de l’Homme qui pourraient être enregistrés à l’occasion de ces mouvements de protestation. Elle a fait l’annonce à travers une déclaration rendue publique ce vendredi, 11 octobre 2019.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration.

Collectif des ONG de Défense des Droits l’Homme contre un Nouveau Mandat CODHONM

Me Frédéric Foromo Loua, coordonnateur du CODHONM

Voilà que depuis un certain temps, par tous canaux de communication, des individus mal intentionnés remettent à l’ordre du jour la rédaction d’une nouvelle constitution au prétexte que celle en vigueur ne serait pas l’émanation du peuple et aurait été adoptée par un organe non élu notamment le Conseil National de Transition.

Une aberration, pour qui sait que c’est cette constitution qui a permis l’élection en 2010 et 2015 de l’actuel Président de la République et a institué l’Assemblée Nationale dont le mandat a déjà expiré ainsi que toutes les autres institutions républicaines.

Pour contrer et dissuader cette volonté de remise en cause de l’ordre constitutionnel, des citoyens réunis au sein du Front National pour la Défense de la Constitution ont projeté une série de manifestations à partir du 14 octobre prochain pour marquer leur désapprobation de cette entreprise à la fois illégale, immorale et notoirement dangereuse pour la stabilité de notre pays.

Ainsi, notre pays traverse une crise sociopolitique marquée par des divergences majeures autour de l’organisation des élections législatives et surtout des tentatives résolues de remise en cause de l’actuelle Constitution.

Face à cette situation résultant de l’entêtement des affidés du pouvoir de soutenir l’idée d’un troisième mandat et de la détermination du peuple de Guinée à résister contre l’oppression et la confiscation du pouvoir, nos organisations expriment leurs inquiétudes face à la montée de la tension sociale.

Cette crainte est justifiée quand on se rappelle des discours va-t’en guerre de certains membres du Gouvernement ou hommes politiques qui souhaitent sans ambiguïté voir le pays basculer dans l’affrontement et dans la violence simplement parce qu’ils ont décidé contre toute décence d’entraver l’alternance démocratique en Guinée.

C’est pourquoi, en tant qu’organisations respectueuses des valeurs républicaines et profondément attachées à la démocratie et à l’Etat de droit, nous avons à plusieurs reprises interpellé le Président de la République et ses partisans de s’abstenir de cette dérive immorale et anachronique.

Ces appels sont restés sans effet, au contraire les partisans de la remise en cause de l’ordre constitutionnel ont multiplié les stratagèmes et autres déclarations dans le but d’assouvir cette soif inassouvie du pouvoir.

Conscientes du fait que cette situation risque d’occasionner de graves violations des droits de l’homme, nos organisations ont décidé de mettre en place le Centre de Documentation et de Monitoring de tous les Cas de Violations des droits de l’homme dans le contexte politique en perspective.

Ce centre est déjà opérationnel et va documenter dans une base de données tous les cas de violations des droits de l’homme enregistrés sur le territoire national pendant ces moments de troubles sociopolitiques. Le moment venu, les complices, auteurs ou coauteurs de ces violations seront tenus responsables devant les juridictions nationales ou internationales.

Nous demandons à tous les citoyens, victimes ou témoins de cas de violations des droits de l’homme de nous rapporter à travers les trois numéros de téléphones disponibles tous les cas de violations des droits de l’homme.

En tout état de cause, nous rappelons

Au Gouvernement, son obligation de respecter, promouvoir et protéger les droits de l’Homme,

Aux forces de défense et sécurité d’avoir en toute circonstance un comportement républicain dans le cadre du maintien de l’ordre

Aux Citoyens, d’exercer leur droit constitutionnel de manifester légalement contre toute forme d’oppression et d’ensevelissement de façon pacifique et républicaine.

A la Justice, d’exercer cette fonction régalienne conformément à la loi et à son serment.

Les numéros de contact du Centre de Monitoring et de Documentation :

627 23 24 53, 654 40 38 24, 662 41 04 71

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France : un guinéen meurt dans un accident de moto, la police mise en cause

11 octobre 2019 à 12 12 06 100610

Un jeune guinéen a trouvé la mort dans un accident de la circulation le dimanche, 06 octobre 2019, en France. Sa famille qui accuse la police française d’être à l’origine de sa mort, a déposé plainte pour homicide involontaire. Une information judiciaire a été ouverte hier, jeudi 10 octobre sur cette affaire, a appris Guineematin.com de médias français.

Ibrahima Bah, 23 ans, originaire de la préfecture de Pita (en moyenne Guinée), circulait en moto à proximité d’une opération de police dans le quartier de la Ceriseraie, à Villers-le-Bel, dans le Val-d’Oise. Selon un communiqué du parquet de Pontoise, des témoins ont expliqué que le jeune serait passé au moment où des policiers avaient fait arrêter une voiture à un carrefour après des « infractions routières ».

« Un des fonctionnaires de police, par geste et par la voix, lui aurait fait signe de ralentir. Dans des circonstances qui restent encore floues, Ibrahima est allé percuter le poteau métallique d’un lampadaire. Il a trouvé la mort sur place. De son côté, la famille de la victime estime la police a joué un rôle dans la chute du jeune. Elle a déposé plainte contre X pour homicide involontaire.

Selon l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou, des « témoins qui ont assisté à toute la scène ont indiqué qu’un véhicule de police a pu être responsable de la chute mortelle ». L’enquête, désormais diligentée par un juge d’instruction, doit permettre de faire la lumière sur « les circonstances entourant la chute », précise le procureur de Pontoise Éric Corbaux.

Lundi dernier, un millier de personnes se sont rassemblées à Villiers-le-Bel pour réclamer « la vérité » sur les circonstances de la mort d’Ibrahima Bah. Une mort qui intervient près de 3 mois après celle de Mamoudou Barry, un enseignant-chercheur guinéen, agressé mortellement le 19 juillet 2019 près de Rouen, dans l’ouest de la France.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Départ du Bataillon Gangan5 pour le nord Mali : le message du ministre de la Défense

11 octobre 2019 à 10 10 45 104510

Dans la matinée de ce vendredi, 11 octobre 2019, le ministre de la Défense nationale a procédé à la remise officielle du Tricolore national au Bataillon Gangan5, en vue de son déploiement au nord du Mali, dans le cadre de la Minusma. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des autorités militaires et les représentants des partenaires techniques.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le discours intégral du ministre d’Etat, Dr. Mohamed Diané :

Mesdames et Messieurs ;

C’est un grand honneur pour moi de présider la cérémonie de remise du drapeau National au nouveau contingent militaire que la Guinée envoie en mission au sein de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA).

Cette cérémonie marque le démarrage du processus de déploiement du Bataillon Gangan 5 sur le théâtre des opérations à Kidal et simultanément le retour au pays de Gangan-4 après un an de mission bien accomplie.

Vous me permettrez de commencer mon propos par remercier vivement toutes les personnalités qui ont bien voulu répondre à notre invitation. Leur présence, qui témoigne une fois encore leur engagement ainsi que la bonne santé de notre partenariat, nous obligent.

Ensuite, je remercie les autorités locales et le commandement de Samoréya pour la qualité de l’organisation ainsi que l’accueil chaleureux qui nous a été réservé.

Mesdames et Messieurs,

Depuis le début de l’instabilité survenue au Mali, la Guinée a répondu présente pour aider nos frères et sœurs de ce pays à retrouver la stabilité socio-politique.

Si l’histoire et la géographie ont fait du Mali et de la Guinée ce qu’il est convenu d’appeler les deux poumons d’un même corps, l’attitude de nos autorités politiques face aux crises dans l’un ou l’autre de ces pays, a toujours justifié l’évidence de cette assertion.

Notre prompte intervention au Mali depuis 2012 au sein de la MISMA, explique cet élan de solidarité et surtout la mutualisation des efforts que requiert la lutte contre toutes les formes de terrorisme qui agitent le monde.

Nous sommes à notre cinquième contingent du genre qui se déploie à Kidal au sein de la MINUSMA, face à la recrudescence de l’insécurité sur le territoire malien.

Dans la sous-région, d’autres pays sont de plus en plus confrontés à des attaques terroristes récurrentes qui entraînent des affrontements inter communautaires, compromettant dangereusement la cohésion nationale dans les Etats concernés.

Aujourd’hui plus que jamais, les pays africains et leurs partenaires internationaux sont interpellés par la dégradation de la situation sécuritaire dans la sous-région avec ses conséquences de migrations de populations, de perturbation de programmes de développement et d’exacerbation des revendications sociales.

La réponse adaptée à l’évolution de cette situation sécuritaire doit amener les Etats à revoir leur vision stratégique, tout en renforçant la coopération multilatérale afin de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité, indispensables à tout développement.

C’est effectivement dans cette optique que la Guinée ne saurait s’arrêter en si bon chemin dans l’œuvre de pacification du Mali.

Voilà qui explique sa détermination à rester au sein de la communauté internationale aussi longtemps que les circonstances l’exigeront au Mali, voire toute la bande sahélo-saharienne.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais à présent m’adresser aux vaillants soldats du Bataillon Gangan-5.

Après un an de préparation pré-déploiement, vous voici en route pour relever vos frères d’armes de Gangan-4. Ayez à l’esprit, en toute circonstance, que l’armée guinéenne dont vous êtes les braves missionnaires, a toujours été une armée glorieuse par ses hauts faits en Afrique.

Durant toute votre mission, vous devez veiller à préserver ces acquis obtenus au prix de multiples sacrifices.

Le drapeau National que j’ai l’honneur de vous remettre, au Nom de Son Excellence Pr Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat et chef des Armées, est le symbole de la souveraineté de notre Nation.

Comme vos devanciers, vous devez jalousement le garder et le maintenir haut par votre capacité opérationnelle et votre rigueur dans l’accomplissement de la mission.

Vous ne devez pas perdre de vue les règles d’engagement et le droit humanitaire international, qui ont meublé votre formation. C’est en cela que vous serez les dignes représentants de l’armée guinéenne au sein de la MINUSMA.

Nos frères et sœurs du Mali et des autres pays du sahel ont besoin de retrouver la paix, la sécurité et l’unité nationale afin de poursuivre ensemble le développement de leurs pays respectifs. Vous êtes donc des soldats de paix et de développement.

Pour terminer, je voudrais m’acquitter du devoir que le Président de la République m’a chargé outre mesure. Celui de remercier tous les formateurs et encadreurs qui se sont honorablement accompli tout au long de la préparation de ce déploiement.

Les mêmes remerciements vont à l’endroit de tous nos partenaires traditionnels qui nous appuient dans la préparation et l’équipement de nos différents contingents et la montée en puissance de l’armée en général dans la dynamique de la Réforme du Secteur de Sécurité.

Je profite de cette cérémonie pour exhorter toutes nos forces de défense et de sécurité, notamment celles en poste le long de nos frontières ainsi que l’ensemble de nos populations, à renforcer la vigilance face aux menaces terroristes qui trouvent en l’intégrisme un terreau fertile.

Que Dieu protège Gangan-5. Le peuple de Guinée dont vous êtes les ambassadeurs de la paix, vous garde dans ses prières et bénédictions.

Vive la coopération internationale ;

Vive la paix et la sécurité.

Je vous remercie !

Kindia, le 11 octobre 2019

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale

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Chemin de fer Boké –Télémélé : 6 Milliards payés aux communautés environnantes

11 octobre 2019 à 10 10 24 102410

Le Consortium SMB-Winning a procédé à des remises de compensations ce mercredi 9 octobre 2019, à la Base Vie Chemin de fer, auprès de 43 personnes impactées par la réalisation d’une gare de triage et de retournement de trains, pour un montant total de six milliards sept cent sept millions six cent quarante-huit mille cinq cent soixante francs guinéens (6.707.648.560 GNF) dans les villages de Katounou, Kamikolo, Kagbany, district de Sogoboly, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké.

Le montant communautaire inclut dans le montant total est d’un milliard quatre cent quatre-vingt-seize millions trente-deux mille francs guinéens (1.496.032.000 GNF).

S’exprimant au nom du Consortium SMB Winning, le représentant de la SMB a rappelé que « Cette 10ème compensation s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité Sociétale du Consortium qui, basé sur les études d’impact environnemental et social réalisées, entend respecter ses obligations en indemnisant les personnes impactées par les travaux de construction de ses infrastructures et encourager les activités génératrices de revenus par des accompagnements concrets et efficaces. Dans le cadre de sa collaboration avec toutes les parties prenantes, le Consortium SMB Winning œuvre aussi à l’amélioration des conditions de vie dans vos villages respectifs ».

Pour le sous-préfet adjoint de la CR de Kolaboui, Malik Savané : « Nous devons, à cette phase, au regard des aides que nous apporte le Consortium SMB Winning, prendre l’initiative aussi de valoriser nos plantations et plaines agricoles… »

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités des districts cités plus haut, d’un huissier de Justice, des représentants de la Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES) ainsi que des bénéficiaires munis de leurs pièces d’identification. Interrogés, certains bénéficiaires visiblement heureux ont exprimé à notre micro, leurs sentiments de satisfaction au Consortium SMB Winning pour le respect de ses engagements en faveur des populations locales. Et ils ont surtout promis d’utiliser ces fonds à bon escient.

A noter que le projet s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une ligne de chemin de fer du Consortium SMB-Winning, de Dapilon (Boké) à la zone minière de Santou (Télémélé).

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Boké : le Consortium SMB-Winning accueille 30 de ses employés de retour de Chine après 3 mois de formation

11 octobre 2019 à 10 10 15 101510

Communiqué : Le Consortium SMB-Winning a accueilli dans la matinée du mercredi du 09 octobre à la base vie de Kaboyé, district de Katougouma, ses 30 employés de retour en Guinée après 3 mois de formation à l’apprentissage de la langue chinoise à Pékin.

Ce séjour linguistique a été mis en place par la direction générale du Consortium dans le cadre du renforcement des compétences et capacités des ressources humaines, essentiellement au niveau des cadres intermédiaires.

En présence de leurs collègues, de leurs parents et amis, les bénéficiaires de ce programme de formation ont évoqué avec nostalgie les souvenirs de leurs séjours en Chine. Chacun des employés ayant pu se rendre à Pékin a tenu à remercier la direction générale pour cette opportunité exceptionnelle.

Pour Mohamed Lucas Camara, « l’hospitalité du peuple chinois m’a marqué : tous nos interlocuteurs nous ont accueilli très chaleureusement tout au long de notre séjour. Leur professionnalisme et leur engagement pour nous permettre de progresser rapidement m’a beaucoup touché ».

Pour les participants, ce séjour leur a permis d’aborder également des notions de gestion et de pratiques du travail d’équipe.

La prochaine étape est désormais pour le Consortium est de bâtir une École pour l’apprentissage de la langue et de la culture chinoise en Guinée.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Parlement : une plénière pour le chronogramme, l’opposition menace…

11 octobre 2019 à 9 09 58 105810

Les députés se retrouvent ce vendredi, 11 octobre 2019, à l’Assemblée nationale pour la toute première plénière après celle de l’ouverture, le 7 octobre, seconde session ordinaire de l’année, portant sur l’examen du projet de loi de finances initiale 2020. Selon des informations confiées à Guineematin.com, les députés auront comme seul point à l’ordre du jour, l’adoption d’un chronogramme.

Ce calendrier de travail pourrait, selon certaines indiscrétions, intégrer l’examen d’un certain nombre de textes de conventions et de projets de loi, en attendant la disponibilité du projet de loi de finances initiale de l’année 2020, attendu d’ici le 15 du mois.

Cependant, la plénière de ce vendredi risque d’être agitée. En effet, on parle d’un retrait ou tout au moins d’un boycott partiel de la session par les députés de l’opposition regroupés au sein des groupes parlementaires Libéral-Démocrate et Alliance républicaine.

D’ailleurs, une source proche des deux familles politiques, membres du FNDC et opposées à toute modification de la constitution, a confié à Guineematin.com, l’organisation à midi, d’une conférence de presse. A cette occasion, l’opposition parlementaire entend annoncer une décision qui va situer l’opinion sur la suite des événements.

A suivre !

De l’Assemblée nationale, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Escroquerie : un marabout condamné à un an d’emprisonnement à Conakry

11 octobre 2019 à 9 09 25 102510

Le tribunal correctionnel de Dixinn a condamné hier, jeudi 10 octobre 2019, un marabout nommé Amadou Oury Sow. Ce dernier a été reconnu coupable d’avoir escroqué une de ses clientes. Il a écopé d’un an d’emprisonnement et le payement du montant qu’il a reconnu avoir extorqué à la dame, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, que cette affaire s’est produite. Madame A.D est venu confier ses soucis au marabout. Elle a sollicité son aide pour sa réussite personnelle et celle de ses enfants, mais aussi pour que son mari n’épouse pas une seconde femme. Selon la dame, le marabout lui a demandé de lui verser un montant de 80 millions de francs pour qu’il l’aide à réaliser ses vœux. Elle dit avoir versé l’argent au marabout mais sans avoir de résultats probants. Elle n’a pas eu le succès et son mari a épousé une seconde femme. C’est ainsi qu’elle a porté plainte pour escroquerie. Le marabout a été arrêté et placé sous mandat le 23 septembre 2019.

Au cours des débats, le prévenu a reconnu avoir travaillé pour la plaignante. Mais, contrairement aux déclarations de la dame, il dit n’avoir pris qu’un montant de 2 500 000 francs avec elle. De son côté, la partie civile maintient sa version selon laquelle l’escroquerie porte sur une somme de 80 millions de francs. « En tant que conseil de la partie civile, nous demandons au tribunal de condamner le prévenu au payement de 80 millions de francs guinéens. Montant que le marabout a escroqué à ma cliente », a sollicité l’avocat de la plaignante dans sa plaidoirie.

De son côté, le ministère public par la voix de monsieur Boubacar 1 Bah, au cours de ses réquisitions, a demandé la condamnation du prévenu à 8 mois d’emprisonnement ferme et au payement du montant réclamé par la partie civile. « Il savait bien qu’il n’avait aucun pouvoir pour aider cette dame. Il lui a demandé de l’argent sachant bel et bien qu’il n’a aucun pouvoir. Il a demandé à la dame d’acheter 5 cartons de papier rame et de faire accompagner chaque carton par un montant de 500 000 francs. Cependant, aucune promesse du marabout n’a pu prospérer. Cela n’a pas empêché le mari de la dame de chercher une seconde femme bien qu’il ait reçu tous ces montants…

Il a aussi nié les faits en plaçant comme argument que c’est A.D qui lui a demandé de rendre folle sa coépouse. Et que c’est parce qu’il a refusé ce projet, qu’elle a porté plainte contre lui. Mais, tout cela n’est pas vrai. Il a tout simplement utilisé des manœuvres frauduleuses pour escroquer la dame. C’est pourquoi je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité d’escroquerie en le condamnant à 8 mois d’emprisonnement et au payement des différents montants réclamés par la partie civile » a requis le procureur.

Après sa délibération, le tribunal a condamné le marabout à un an d’emprisonnement et à un million de franc d’amende. Il doit aussi rembourser à la plaignante le montant de 2 500 000 francs guinéens qu’il a reconnu avoir pris avec elle.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Des jeunes de la Forêt soutiennent l’UFDG : « nous nous reconnaissons dans les valeurs de ce grand parti »

11 octobre 2019 à 8 08 35 103510

Engagée dans la bataille que mène le FNDC pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, l’UFDG vient de bénéficier d’un soutien de taille. Plusieurs jeunes ressortissants de la Guinée forestière ont créé une association visant à soutenir les idéaux de la principale formation politique d’opposition du pays. Cette association a été lancée hier, jeudi 10 octobre 2019, au cours d’une conférence de presse à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La structure est dénommée association de la jeunesse forestière pour le soutien aux idéaux de l’UFDG. Selon son président, Charles Zoumanigui, elle vise avant tout à défendre les intérêts de la Forêt, une région aujourd’hui abandonnée par les gouvernants. « Nous savons que la forêt est une région laissée pour compte, une région marginalisée, cela n’est secret pour personne. Donc, nous nous sommes constitués en association pour d’ores et avant défendre les valeurs de la Forêt et faire en sorte que la voix de la Forêt soit aussi prise en compte dans les prises de décisions de notre pays.

Le soutien des idéaux de l’UFDG ça vient donner une autre coloration politique à notre association, dans la mesure où, nous nous reconnaissons désormais dans les actions formelles d’un grand parti politique, nous nous reconnaissons dans l’idéal de défense, dans les valeurs de défense de ce grand parti. Donc, nous sommes membres à part entière de cette plus grande formation politique de la Guinée », a-t-il expliqué.

Il ajoute que cette association a trois vocations fondamentales. « La première vocation est de rappeler aux forestiers qu’ils n’ont plus intérêt à soutenir ce régime (le régime Alpha Condé), la deuxième vocation est de lutter contre tout changement de constitution dont l’effet serait de contourner le principe sacrosaint de l’alternance démocratique. Dans le même ordre d’idées, elle se reconnaît dans le combat du FNDC. Par conséquent, elle approuve et observe le mot d’ordre de manifester sur toute l’étendue du territoire à partir du lundi 14 octobre 2019.

La troisième et la dernière vocation de cette association est de soutenir l’UFDG, à sa tête le président Elhadj Cellou Dalain Diallo, à travers des manifestations, des meetings, des conférences de presse pour que les Guinéens comprennent désormais que ce n’est qu’avec l’UFDG que l’alternance est possible en 2020 », a dit Charles Zoumanigui.

L’association de la jeunesse forestière pour le soutien aux idéaux de l’UFDG invite donc les Guinéens à se mobiliser massivement pour participer aux manifestations de rue appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution. « Au peuple de Guinée qui a toujours été présent aux grands rendez-vous, aujourd’hui encore le pays a besoin de vous pour sauver les acquis démocratiques. Nous nous sommes battus, du sang a été versé, nos sœurs ont été violées, il y a eu des handicapés à vie pour préserver cette démocratie-là. Aujourd’hui, cette démocratie est menacée, le pays a encore besoin de nous comme le 28 septembre 1958, il encore besoin de nous comme en janvier-février 2007, il a encore besoin de nous comme le 28 septembre 2009.

Nous devons préserver nos acquis démocratiques, sinon nous aurons trahi la mémoire de nos martyrs. Mais, je vais compter sur vous, nous serons prêts lundi 14 octobre pour répondre à l’appel du FNDC. Nous jeunes, nous serons massivement présents à cet appel pour barrer toutes les sabotages de cette constitution. Ce projet satanique de changement de la constitution n’émane pas d’une préoccupation juridique, sa motivation est plutôt politique, celle de contourner le principe sacrosaint de l’alternance », a laissé entendre le président de ce mouvement.

Par ailleurs, les membres de cette structure dénoncent le fait que justice n’a toujours pas été rendus sur les exactions de Zogota et de Womey, dans la préfecture de N’zérékoré.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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