Crise politique en Guinée : Voici la déclaration du Réseau Libéral Africain

22 octobre 2019 à 20 08 06 100610

Dans le but de dénoncer le projet de révision de la Constitution évoqué par le pouvoir en place, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a appelé à des manifestations le lundi 14 octobre 2019.

En réaction et contrairement à toutes les règles du maintien d’ordre, les autorités ont procédé à une répression sauvage et barbare de cette manifestation, occasionnant des morts et des blessés graves. 

Le Réseau Libéral Africain, tout en rappelant que le droit de manifester est garanti par les conventions internationales dont la République de Guinée est signataire, condamne avec fermeté toute forme de  répression des manifestants.  

Le Réseau Libéral Africain appelle au respect des libertés fondamentales garanties par la constitution et exige des autorités une enquête pour situer les responsabilités des tueries  et de la violence sur les manifestants.

Le Réseau Libéral Africain demande aux autorités Guinéenne, la libération des personnes interpellées  et lance un vibrant appel à toutes les forces démocratiques de  Guinée, afin qu’elles se mobilisent pour le respect des valeurs démocratiques chères au Peuple guinéen.   

Johannesbourg, le 17 octobre 2019

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Manifestations contre le 3ème mandat : le tribunal de Kaloum libère 7 jeunes

22 octobre 2019 à 19 07 37 103710

Les verdicts continuent de tomber dans les tribunaux guinéens contre les opposants au très contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé avec des fortunes diverses. Si certains juges ont eu la main lourde contre les meneurs du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), d’autres ont été plus « cléments ». C’est dans ce cadre que sept (7) jeunes gens, poursuivis pour attroupement et participation délictueuse à un attroupement, ont été libérés ce mardi, 22 octobre 2019, par le tribunal correctionnel de Kaloum, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les prévenus dans ce dossier sont : Abraham Bangoura, Aboubacar Bangoura, Mohamed Camara et Mohamed Lamine Camara (poursuivis pour attroupement et placés sous mandat de dépôt le 14 octobre 2019) ; Mohamed Touré, Elhadj Youssouf Camara et Lansana Sylla (poursuivis pour participation délictueuse à un attroupement et placés sous mandat de dépôt le 18 octobre).

Dans ses réquisitions, le procureur, Aboubacar Sir Sylla, s’est réjoui de n’avoir constaté aucune manifestation dans la commune de Kaloum. « Madame la présidente, je profite de cette occasion pour remercier la jeunesse de Kaloum parce que dans la ville de Conakry, c’est seulement la commune de Kaloum qui n’a pas manifesté cette fois-ci lors de ces dernières manifestations. Pour cela, je dois remercier la jeunesse de Kaloum pour le calme et la sérénité qu’elle a su garder. Ces jeunes que vous voyez devant vous ici ont été arrêtés lors des journées des récentes manifestations. Mais à Kaloum, il n’y a pas eu de manifestations. En plus de ça, ils ont été arrêtés séparément. Aucun d’eux n’était avec l’autre ni moralement, ni physiquement. Donc, nous n’avons eu aucune preuve matérielle ou morale qui justifie leur infraction. Vous les avez entendus ici lors des débats. Le fait d’avoir été arrêté parce qu’on est allé seul pour acheter un plat de riz ne justifie pas qu’on a participé à un attroupement. Donc madame la présidente, qu’il vous plaise de relaxer purement et simplement les prévenus conformément à l’article 544 du code pénal », a plaidé monsieur Aboubacar Sir Sylla.

S’engouffrant dans cette brèche ouverte par le procureur, les avocats de la défense vont plaider la libération de leurs clients. Faisant remarquer l’inexistence de preuves contre les prévenus, les avocats ont tour à tour demandé à madame la présidente, la relaxe pure et simple des jeunes gens.

Ainsi, c’est sans surprise que la juge, madame Mariam Bamba Kallo, a prononcé la relaxe des prévenus « pour délit non constitué ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Condamnation de Badra Koné et Elie Kamano : les avocats dénoncent « une injustice d’Etat » et interjettent appel

22 octobre 2019 à 19 07 09 100910
Me Faya Gabriel Kamano

Le verdict du procès tant attendu de l’artiste Elie Kamano et du secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, Ali Badra Koné, est tombé ce mardi, 22 octobre 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco. Le tribunal, par la voix de la juge Djénabou Donghol Diallo, a eu la main lourde en condamnant Elie Kamano à un an de prison, dont six mois assortis de sursis, pour des faits de participation délictueuse à un attroupement.

Ali Badra Koné, 2ème vice-maire de Matam, a été condamné à 3 ans d’emprisonnement, dont 2 ans assortis de sursis, pour des faits de participation délictueuse à un attroupement, usurpation de tire et fonction, entrave à la libre circulation sur la voie publique, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Deux autres compagnons d’infortune de Badra Koné, à savoir Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura, ont été condamnés à 4 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens. Cette décision n’a pas été du goût des avocats de la défense qui ont interjeté appel.

Dès après l’annonce de cette décision par le tribunal correctionnel de Mafanco, les avocats des prévenus n’ont pas manqué d’exprimer leur désolation et comptent interjeter appel. Selon, maitre Faya Gabriel Kamano « dans cette affaire nous sommes entrain de vivre une injustice d’Etat. Le gouvernement guinéen a créé deux catégories de citoyens, alors que l’article premier de la constitution oblige l’Etat à traiter tous les citoyens sur le même pied d’égalité. Il y a des citoyens qui peuvent faire la promotion de la nouvelle constitution sans être inquiétés et un autre groupe de citoyens qui est contre la nouvelle constitution. Ce groupe de citoyens est traqué, emprisonné, humilié et condamnés de façon injuste. Et c’est qui est déplorable dans cette affaire. C’est que le pouvoir public veut se servir de la justice pour faire taire toutes les voix dissidentes. C’est pourquoi vous allez constater que par synchronisation, les décisions de condamnation sont distribuées par le tribunal de Dixinn et celui de Mafanco. Nos clients Elie Kamano, Ali Badra Koné pour le fait d’exprimer leur droit constitutionnel reconnu à l’article 10 de notre constitution, ont été condamnés à des peines lourdes. Mais, que le pouvoir public soit rassuré, malgré le concours de la justice pour faire taire les opposants pour le troisième mandat, ce projet ne marchera pas et la lutte continuera jusqu’au bout. Nous avons séance tenante relevé appel contre ces décisions arbitraires, injustes et infondées », a dit Me Faya Gabriel Kamano.

Propos recueillis par Siba Guilavogui et Mamadou Baïlo Keita pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Yomou : 3 responsables du FNDC condamnés par la justice

22 octobre 2019 à 18 06 38 103810

La justice de paix de Yomou a condamné ce mardi, 22 octobre 2019, les trois responsables locaux du FNDC, interpellés à l’occasion de la manifestation du 14 octobre dernier. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ont écopé de 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis et 500 mille francs d’amende chacun, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

A l’ouverture de leur procès le jeudi, 17 octobre dernier, Bernard Félix Kpoghomou, Charles Louanga Kpoghomou et Antony Haomou avaient sollicité le renvoi de l’audience pour permettre à leurs avocats d’arriver à Yomou. La justice avait alors accédé à cette demande. Elle a remis les trois prévenus en liberté provisoire et renvoyé leur procès à ce mardi, 22 octobre. Mais finalement, les responsables du FNDC à Yomou ont dû comparaître sans avocats. Ils ont tous plaidé non coupables des faits d’attroupement illégal sur la voie publique pour lesquels ils sont poursuivis.

Mais, à l’issue des débats, la justice a estimé qu’ils sont coupables d’avoir manifesté illégalement contre le projet de changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Elle les a condamnés pour cela à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis et au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens chacun.

Juste après la publication du verdict, Bernard Félix Kpoghomou, l’un des condamnés, a dénoncé une décision injuste. « Je crois que cette décision est injuste. Le procès n’a pas été bien fait parce qu’on a commis aucune infraction. Nous avons été arrêtés par la police de façon arbitraire et conduits devant la justice de paix de Yomou, qui a décidé de nous condamner sans preuves », a-t-il dit.

De son côté, l’antenne du FNDC à Yomou promet de réagir à travers une déclaration qu’elle compte publier dans les prochaines heures. Elle pourrait annoncer l’organisation d’une nouvelle manifestation de rue dans la commune urbaine.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Manifestations en Guinée : les militaires seront casernés (Communiqué)

22 octobre 2019 à 18 06 29 102910
Général de Corps d’Armée Namory Traoré, chef d’Etat-major général des Armées

Le Chef d’État-major Général des Armées tient à rappeler à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité, que le contenu du communiqué du 11 octobre 2019 relatif au casernement des militaires en cas de manifestations reste de rigueur.

Le Chef d’Etat-major Général des Armées invite les commandants d’unité à veiller au respect strict des consignements des militaires, avec compte rendu à l’Etat-major Général des Armées de leur situation de prise d’Arme.

Conakry, le 22 octobre 2019

Le Chef d’État-Major Général des Armées

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La manifestation du FNDC autorisée à Conakry : voici le nouvel itinéraire

22 octobre 2019 à 18 06 24 102410
image d’archive

La manifestation projetée par le FNDC le jeudi, 24 octobre prochain est autorisée par les autorités. L’annonce a été faite à l’occasion d’une rencontre organisée ce mardi, 22 octobre 2019, au gouvernorat de Conakry. Mais, l’itinéraire de cette marche a été modifié à la demande des autorités, a appris Guineematin.com des organisateurs.

Cette rencontre a réuni une délégation du Front National pour la Défense de la Constitution et les responsables du gouvernorat de Conakry. Les autorités de la capitale guinéenne ont signifié aux membres du FNDC que leur marche prévue initialement pour se tenir sur l’autoroute Fidel Castro est autorisée, mais à condition qu’ils acceptent de modifier l’itinéraire.

Après concertation, le FNDC a accepté cette demande des autorités de la capitale guinéenne. « Nous avons accepté de modifier l’itinéraire. Désormais, notre marche partira du rond-point de la Tannerie pour s’achever sur l’esplanade du stade du 28 septembre en passant par l’Aéroport, Bambéto, Hamdallaye… », a confié à Guineematin.com Oumar Sylla alias Foniké Mengué, coordinateur national par intérim du FNDC.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Badra Koné (UFR) condamné à 3 ans de prison dont 2 assortis de sursis

22 octobre 2019 à 16 04 05 100510
Badra Koné, secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR

Le tribunal de première instance de Mafaonco a eu la main lourde contre les opposants à un troisième mandat du président Alpha Condé ! Après l’artiste et homme politique, Elie Kamano, et son compagnon, Ibrahima Kéïta, qui ont écopé d’un an d’emprisonnement avec six mois assortis de sursis, c’est Aly Badra Koné de l’UFR qui vient d’être condamné à trois (3) ans de prison dont deux ans assortis de sursis, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont au tribunal.

Au-delà de cette peine privative de liberté, la juge, madame Djénébou Doghol Diallo, a condamné le secrétaire général de la jeunesse de l’UFR et vice-maire de Matam à payer une amende de cinq cent mille francs guinéens.

Par ailleurs, Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura (deux compagnons de Badra Koné) ont été condamnés, eux, à quatre mois d’emprisonnement ferme et à cinq cent mille francs guinéens d’amende.

A suivre !

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Urgent : Elie Kamano et Ibrahima Kéita condamnés à un an de prison dont 6 mois avec sursis

22 octobre 2019 à 15 03 59 105910

Le verdict tant attendu vient de tomber au Tribunal de première instance de Mafanco. Elie Kamano, artiste et leader politique, et son compagnon, Ibrahima Kéïta, ont été condamnés à un an de prison dont six mois assortis de sursis, rapportent les deux journalistes de Guineematin.com qui sont actuellement au tribunal.

Contrairement aux opposants à un troisième mandat du président Alpha Condé, ceux qui soutiennent un changement de la Constitution qui favoriserait un maintien du régime actuel au pouvoir ne sont pas inquiétés en Guinée. Au contraire, ils bénéficient des moyens de l’Etat et leur campagne est fortement relayée dans les médias d’Etat.

Jusqu’à ce mardi, 22 octobre 2019, l’espoir des défenseurs de la Constitution reposait sur la justice guinéenne. Malheureusement, tous ceux qui ont manifesté leur opposition à ce projet de changement de la Constitution sont condamnés avec le secret espoir de dissuader la majorité des Guinéens pourtant déterminés à se battre pour défendre le principe de l’alternance au pouvoir, seul moyen de faire vivre un semblant de démocratie dans ce pays.

A rappeler que le ministre de la Justice a lui-même démissionné il y a quelques mois en dénonçant ce projet de changement de la Constitution qui est une sérieuse menace de la stabilité des institutions et la démocratie en République de Guinée. Ces condamnations en cascades des défenseurs de la Constitution prouvent aujourd’hui, s’il en était besoin, que Me Cheick Sako avait bien vu la situation qui guettait la Guinée. Et, se sachant incapable de faire fléchir le président Alpha Condé, qui tient à rester au pouvoir « tant que Dieu le voudra », il a préféré rendre le tablier et quitter le pays…

A suivre !

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Manifs contre un 3ème mandat : Badra Koné, Elie Kamano et Cie attendent le verdict à Mafanco

22 octobre 2019 à 15 03 07 100710
L’artiste Elie Kamano, arrêté lundi 14 octobre 2019, à l’occasion des manifestations contre le 3ème mandat du président Alpha Condé

C’est le dimanche 13 octobre, lendemain de l’arrestation des premiers responsables du FNDC (Abdourahmane Sanoh, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Baïlo Barry, Bill de Sam, Abdoulaye Oumou Sow et Cie) que Badra Koné, vice-maire de Matam et secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, a été arrêté à son domicile de Matam. Cette intervention musclée des forces de l’ordre est intervenue à la veille du lancement des manifestations de rue contre un troisième mandat du président Alpha Condé, le lundi 12 octobre 2019, à Conakry et à l’intérieur du pays.

Pour sa part, Elie Kamano, artiste et homme politique, a été arrêté le premier jour des manifestations à la Tannerie, dans la commune de Matoto où il sensibilisait des jeunes sur le mot d’ordre des manifestations des opposants à un troisième mandat en Guinée.

Aly Badra Koné, secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, arrêté le dimanche 13 octobre 2019, à son domicile, à Matam

Détenus et jugés au tribunal de première instance de Mafanco, les deux responsables politiques et plusieurs autres citoyens arrêtés, détenus et jugés comme eux, attendent ce mardi, 22 octobre 2019, le verdict du tribunal.

Arrivés il y a quelques minutes à Mafanco, ces défenseurs de la constitution guinéenne font face à la terrible décision de madame Djénébou Doghol Diallo, la présidente du tribunal.

A rappeler que le procureur, Ibrahima Sory Touré, avait requis cinq (5) ans de prison ferme contre Badra Koné, trois (3) ans contre Elie Kamano, la relaxe pour certains prévenus… Pour leur part, les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe pure et simple en faveur de tous ces combattants pour la démocratie et du respect de l’état de droit en République de Guinée.

A suivre !

Siba Guilavogui et Mamadou Baïlo Kéita sont au TPI de Mafanco pour Guineematin.com

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Prévention de la délinquance à Kindia : le Conseil Local de Sécurité tient sa 1ère session

22 octobre 2019 à 14 02 20 102010
Mohamed Keita, président du CLSPD de Kindia

La première session du Conseil Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance (CLSPD) s’est tenue dans la journée d’hier lundi, 21 octobre 2019, dans la salle de délibération de la mairie de Kindia. La démarche vise à chercher à répondre aux attentes de la population en matière de sécurité. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », financé par le département d’État américain, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Dalaba Bah, chargé des programmes à COGINTA

Cette session s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la doctrine de la police de proximité, comme l’a rappelé Abdoulaye Dalaba Bah, chargé des programmes à COGINTA. « Au mois de juillet passé, nous étions venus faire une formation pour non seulement le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD), la sécurité aussi. Normalement, ils doivent terminer une session tous les 3 mois. Donc, c’est la première session aujourd’hui du CLSPD de Kindia. C’est dans ce cadre que nous sommes venus pour appuyer techniquement. Donc, ce conseil a pour objectif d’assurer la sécurité des citoyens et leurs bien et de faire en sorte que les citoyens eux aussi participent à leur propre sécurité », a-t-il expliqué.

Selon nos informations, la tenue de cette session vise à favoriser la production d’un plan local de sécurité et permettre son exécution correcte dans la localité. Une manière de lutter efficacement contre la délinquance et la criminalité. Selon Mohamed Keita, président du CLSPD de Kindia, « aujourd’hui, nous sommes ici pour la première session du CLSPD dont l’ordre du jour indique la lecture et la modification du statut établi par les membres, à revoir le contenu et discuter de ce qui est bon, de ce qui n’est pas bon et ce qu’ on peut ajouter comme amélioration. Ce conseil peut contribuer à beaucoup de choses. D’abord, nous allons coordonner les actions de prévention et de sécurité au niveau de la commune urbaine de Kindia, mais aussi apporter des solutions par rapport à l’insécurité et les problèmes qui vont être constatés dans les différents quartiers. Donc, ce conseil a ce grand rôle, coordonner toutes ces activités pour que nous puissions parler de la sécurité à Kindia et que les populations puissent vivre dans la paix et dans la tranquillité ».

Ngnankoye Béavogui, commissaire central de police adjoint de Kindia et rapporteur du CLSPD

Pour sa part, le commissaire central de police adjoint de Kindia et rapporteur du CLSPD, Ngnankoye Béavogui, s’est réjoui de l’initiative qui vise à rapprocher les citoyens et les services de sécurité. « Ce CLSPD va apporter un plus aux services de sécurité. Avant, c’est la population qui se dirigeait vers les commissariats. Vu le nombre de la population, qui ne fait que s’accroître maintenant, la hiérarchie a misé sur l’organisation d’une police de proximité pour pouvoir aller vers ces populations, et cela, c’est dans le but de connaître les réalités sécuritaires dans les différents quartiers et voir éventuellement quelles sont les solutions à apporter. Donc, on fait recours au CLSPD. Je crois que cela va aider les services de sécurité à lutter contre la délinquance dans les quartiers », a précisé l’officier de police.

A rappeler que c’est les 25 membres qui composent le CLSPD de Kindia qui ont pris part à cette première session. Il a regroupé autour du maire les élus locaux, la justice, les fores de police et de gendarmerie, les opérateurs économiques, les associations de femmes et de jeunes.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96/ 664 35 42 38

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Abdoulaye Oumou Sow après sa libération : « le combat doit continuer au nom de la démocratie »

22 octobre 2019 à 14 02 01 100110

Comme nous l’annoncions précédemment, le journaliste et blogueur Abdoulaye Oumou Sow, chargé de communication du FNDC, a recouvré sa liberté ce mardi, 22 octobre 2019, après avoir passé 10 jours en détention. Le tribunal de première instance de Dixinn qui a condamné 5 autres leaders du Front National pour la Défense de la Constitution avec lesquels il a été arrêté le 12 octobre dernier, l’a relaxé pour délit non constitué. Juste après sa remise en liberté, notre confrère s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal. Il a encouragé les Guinéens à poursuivre le combat entamé par le FNDC au nom de la liberté et de la démocratie.

Décryptage !

« Je vais d’abord remercier le collectif d’avocats qui défend à travers la République tous les défenseurs de la Constitution. Et, je vois qu’ils ont fait du bon boulot à travers la République notamment au tribunal de Dixinn. Vous avez tous suivi le procès, vous avez vu comment ils ont déculotté le procureur, comment ils ont montré que les accusations étaient mensongères. Je sors de prison, mais je sors avec des pincements de cœur parce que je laisse des camarades de lutte derrière. Je pense que le combat doit continuer au nom de la liberté, au nom de la démocratie pour que ces camarades recouvrent leur liberté et pour exiger que justice soit rendue pour toutes ces personnes qui sont tombées sous les balles des forces de l’ordre depuis le début de ces manifestations. Ces personnes-là doivent répondre devant un juge.

Et si ce n’est pas au niveau de la justice guinéenne, ça sera ailleurs. Déjà, nous entamons dès ma sortie d’ici des plaintes au niveau de la CEDEAO. Le combat va continuer. Nous saluons déjà le combat des camarades qui sont dehors, nous allons nous joindre à ces camarades pour continuer ce combat, pour libérer la République des imposteurs. Le combat va continuer au prix de ces personnes qui sont mortes, au prix de ces camardes qui sont en prison, le combat doit continuer. Ces imposteurs ne doivent pas gagner sur nous les républicains, nous les démocrates. Et, je lance aujourd’hui un appel aux journalistes.

Vous savez que pendant la révolution française, pendant la deuxième guerre mondiale, en France, les journalistes ont pris carrément position. A vous de prendre aujourd’hui position pour défendre cette démocratie. Sinon, si ce coup d’Etat constitutionnel marche, c’est la liberté de la presse qui va être brimée. Et je vous assure, tout ce que j’ai vu depuis mon emprisonnement jusqu’à maintenant, je trouve que la presse guinéenne ne fait pas suffisamment pour défendre la démocratie. Elle est garante de la démocratie, si elle ne la défend pas, elle va périr », a dit Abdoulaye Oumou Sow.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Condamnation des leaders du FNDC : leurs avocats ne comptent pas baisser les bras

22 octobre 2019 à 13 01 45 104510

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, certains leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été condamnés ce mardi, 22 octobre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn. Juste après l’énoncé du verdict, le collectif des avocats de la défense a rendu public une déclaration pour indiquer qu’il va interjeter appel et se battre jusqu’à la libération de ses clients, a appris sur place Guineematin.com à travers ses reporters.

Le verdict est tombé dans l’affaire des responsables du FNDC, opposés au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, a été condamné à un an de prison ferme. Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Alpha Soumah (Bill de Sam), Baïlo Barry ont écopé de six mois de prison.

Face à ce verdict, les avocats de la défense ont dit leur déception, mais pas leur surprise, tout en annonçant qu’ils vont faire appel de cette décision :

« Au nom du collectif des avocats de la défense ayant à sa tête Maître Mohamed Traoré, ex bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée, je voudrais dire que nous sommes déçus, mais pas surpris par cette décision. Nous ne nous faisions aucune illusion sur l’issue de ce procès. Notre mission est de plaider, nous avons plaidé. Celui dont la mission est de juger, a jugé.

La bataille judiciaire sera longue et ardue, mais nous ne baisserons pas les bras. Nous savons que l’une des stratégies imaginées pour mener jusqu’a son terme le projet de changement de constitution est de mettre à contribution la justice à travers des décisions que rien ne peut justifier en droit. Nous en sommes conscients. Nous ne parlons pas de façon générale d’une justice dépendante ou aux ordres. Dire que la justice n’est pas indépendante, serait de faire du tort à ceux des magistrats qui font honorablement leur travail et accomplissent en toute indépendance leur mission. Dieu seul sait qu’il y en a.

Les audiences qui se sont déroulées ces derniers jours devant les juridictions de l’intérieur du pays nous l’ont prouvé. Très malheureusement, d’autres ne semblent pas encore avoir compris toute la mesure et toute l’importance de leur mission. Mais, qu’il soit clair pour tout le monde, que ni l’emploi de la violence, ou de la menace, ni les décisions judiciaires iniques, n’empêcheront les guinéens d’exprimer leur opinion et d’exercer leurs droits et libertés qui leur sont reconnus par la constitution, cette constitution que le FNDC s’est engagé à défendre vaille que vaille et pour laquelle il est prêt à tous les sacrifices ».

Propos recueillis par Salimatou Diallo et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : 3 responsables de l’UFDG arrêtés et déférés à Kankan

22 octobre 2019 à 13 01 39 103910

Trois membres du comité de base de l’UFDG à Kinièbakoura ont été arrêtés dans la soirée du lundi, 21 octobre 2019, par la CMIS de Siguiri. Ils ont été déférés tard la nuit à la maison centrale de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est Lanciné Keïta, le secrétaire fédéral de l’UFDG à Siguiri, qui a annoncé la nouvelle. Selon lui, Fran Traoré, Madou Sidibé et Amadou Barry, tous membres du comité de base du principal parti d’opposition du pays dans la sous-préfecture de Kinièbakoura, ont été interpellés pour s’être prononcés contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« Le vendredi passé, nous sommes allés installer notre comité de base à Kinièbakoura. Après l’installation, nous nous sommes regroupés pour faire une vidéo dans laquelle nous avons exprimé notre opposition au projet de troisième mandat du président. C’est cette vidéo qui a énervé le préfet de Siguiri parce que dans la vidéo, les jeunes de Kinièbakoura disent que Kinièbakoura dit NON au troisième mandat.

C’est ainsi que des agents de la CMIS sont partis hier soir pour arrêter Fran Traoré, au domicile duquel nous avons tenu la réunion et les deux autres. Au crépuscule, je suis parti à la base de la CMIS, le préfet est venu me trouver là-bas, il a demandé aux agents de les embarquer pour Kankan. Après, ils m’ont appelé pour me dire qu’ils ont été déférés à la maison centrale de Kankan », a indiqué le premier responsable de l’UFDG à Siguiri.

Il promet de se battre pour tenter d’obtenir la libération de ses collègues « arrêtés et incarcérés illégalement ». Il faut dire que le pouvoir guinéen s’est radicalisé ces dernières semaines contre les opposants au projet de nouvelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. De nombreux acteurs politiques et de la société civile ont été arrêtés dans plusieurs villes du pays pour avoir exprimé leur opposition à ce projet.

Alors que certains attendent d’être fixés sur leur sort, d’autres ont déjà été condamnés à des peines de prison. C’est le cas des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) jugés à Conakry. Abdourahmane Sanoh, le coordinateur national de ce front opposé à un troisième mandat en Guinée, a écopé d’un an d’emprisonnement et quatre de ses proches collaborateurs ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement chacun.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Condamnation des leaders du FNDC : voici la réaction de Mme Diallo Asmaou Barry, épouse d’Ibrahima Diallo

22 octobre 2019 à 13 01 17 101710

Comme annoncé précédemment, le tribunal de première instance de Dixinn a rendu ce mardi, 22 octobre 2019, son verdict sur le procès des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution. La juridiction a condamné Abdourahmane Sanoh, le coordinateur national du FNDC, à un an d’emprisonnement et ses collaborateurs : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Alpha Sylla alias Bill de Sam et Baïlo Barry à 6 mois d’emprisonnement ferme. Peu après la lecture de la décision par le juge Aboubacar Mafering Camara, Asmaou Barry, épouse de Ibrahima Diallo, chargé des opérations du FNDC, a réagi au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était au tribunal. La journaliste exprime sa peine et se dit déçue de la justice guinéenne.

Décryptage !

« Je suis dévastée, pas par la peine qui leur a été infligée. Je suis surtout dévastée parce qu’en tant que citoyens, on vient de nous confirmer qu’on a tort de croire à la justice guinéenne. En tant que citoyens, on nous montre que nous n’avons pas raison de croire à une justice libre, à une justice indépendante dans ce pays. C’est tout simplement ce que cette décision vient confirmer au peuple de Guinée. Moi, en tant qu’épouse d’Ibrahima Diallo, qui le vis tous les jours, je sais que c’est un homme juste, c’est un homme droit. Jamais, jamais il ne peut être coupable de quoi que ça soit. Donc, s’ils ont été condamnés à ces peines, c’est injuste et je dénonce cette décision.

Encore une fois, c’est à tout le monde, à tout le peuple de Guinée de se mobiliser pour dire non à la justice téléguidée, qu’on n’accepte pas cela. Aujourd’hui, c’est ce groupe de 5 qui est victime de cette injustice. Mais demain, ça peut être vous, ça peut être n’importe quel guinéen. Nous ne sommes pas en sécurité en tant que guinéens parce qu’on peut se faire kidnapper n’importe comment dans les quartiers et nous ne pouvons pas espérer que justice nous soit rendue. Parce que malheureusement, la justice guinéenne ne peut faire que ce qu’elle a fait ce matin. Donc, je suis dévastée. J’ai confiance aux avocats qui ont déjà relevé appel et j’espère qu’à la cour d’appel, la décision du tribunal de première instance de Dixinn sera tout simplement annulée. Parce cette décision ne devrait pas avoir lieu.

Et nous qui sommes encore dehors, que ça soit les amis, les familles, tous les proches, nous allons continuer à rester forts pour eux parce qu’ils ne peuvent pas être au trou et que nous autres nous laissions nous abattre. Le combat qu’ils ont entamé, c’est le combat de tous. Donc, il nous revient à tous la responsabilité de le poursuivre, sinon on aura donné raison à la justice guinéenne comme pour dire qu’ils ont raison d’être emprisonnés. C’est ce qu’il ne faut pas accepter. Il ne faudrait pas qu’on ait l’impression que le pouvoir de Conakry a raison d’emprisonner ces personnes éprises de paix et de justice. Donc à nous de poursuivre ce qu’ils ont entamé », a-t-elle lancé.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Université de Kindia : Dr Jacques Kourouma passe le témoin à Dr Daniel Lamah

22 octobre 2019 à 12 12 49 104910

Récemment nommé recteur de l’université de Kindia, Dr Daniel Lamah a pris les rênes de cette institution d’enseignement supérieur dans la journée d’hier lundi, 21 octobre 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités, des cadres des différents services et les enseignants-chercheurs, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence du rectorat de l’université de Kindia qui a servi de cadre à cette cérémonie. Après avoir passé 3 ans à la tête de cette institution, le très contesté Dr Jacques Kourouma a passé le témoin à Dr Daniel Lamah.

C’est le directeur général adjoint de l’enseignement supérieur, Professeur Mambi Keita, qui a présidé la rencontre. « Ce que chacun de nous doit comprendre, c’est qu’une université est un ensemble de facultés, un ensemble de centres de recherche, un ensemble d’écoles et les grands services. Ce qui est évident, l’université de Kindia n’a pas tous ces éléments encore. Donc en réalité, c’est un projet d’établissement que les collègues qui sont nommés doivent pouvoir développer, c’est à dire il faut asseoir l’université en diversifiant des facultés, en créant des écoles, des centres et des laboratoires de recherche », a-t-il conseillé.

Dans son discours, Dr Jacques Kourouma, le recteur sortant, a souhaité la bienvenue à son successeur tout en invitant les uns et les autres à la bonne collaboration. « Je veux simplement remercier les uns et les autres. Ce moment solennel est une occasion pour moi de rendre hommage à monsieur le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par qui, sur sa proposition, le président de la République m’a fait confiance en me nommant il y a 3 ans à ce service. Je voudrais souhaiter la bienvenue au nouveau recteur et à monsieur le secrétaire général qui l’accompagne. Mes remerciements aux autorités administratives de Kindia, aux sages et religieux de Kindia, aux femmes leaders de Kindia, la jeunesse de Kindia et à la population entière qui nous a aidés à accompagner, à accueillir les étudiants à l’université de Kindia. Je ne veux pas terminer sans remercier sincèrement mes collaborateurs. Je leur dis grand merci. Et c’est aussi l’occasion pour moi de vous dire de faire plus ce que vous avez fait pour moi pour accompagner le nouveau recteur. Il faut le soutenir dans ses actions pour l’encourager à chaque pas .Ne le laissez pas seul. Cette expérience m’a prouvé que c’est ensemble qu’on va avancer. C’est pourquoi je vous le confie. Mais en retour, monsieur le nouveau recteur, je vous invite aussi à les accepter chacun dans sa diversité, dans sa différence », a dit Dr Jacques Kourouma.

Dr Daniel Lamah, recteur de l’université de Kindia

Pour sa part, Docteur Daniel Lamah, le nouveau recteur de l’université de Kindia, a exprimé sa satisfaction pour la confiance placée en lui tout en se disant conscient des défis qui l’attendent. « Mon sentiment est un sentiment de satisfaction, pare que j’ai bénéficié d’abord de la confiance des autorités. Et sur le terrain, nous avons vu qu’à l’interne, les étudiants et les étudiantes, les travailleurs, toutes catégories confondues, sont satisfaits de notre arrivée ici. C’est vrai, c’est de la joie mais en fait, il faut être humble et avoir le sens de l’humilité, reconnaître que c’est un défi qu’il faut relever. Ce défi est un défi de devoir vis-à-vis des bénéficiaires directs qui sont les étudiants mais aussi des travailleurs à l’interne pour qu’à partir des résultats internes qu’on va réaliser ensemble pour qu’on puisse montrer à l’autorité hiérarchique quelle ne s’est pas trompée. Nous devons travailler d’arrache-pied pour apporter des transformations positives au niveau de cette institution afin de soigner limage de cette université par des résultats et de mettre tout le monde au travail dans un climat de confiance et de franche collaboration », a laissé entendre dit Dr Daniel Lamah.

Il est à préciser que Dr Karim Camara a également passé le témoin à Dr Mamadou Billo Doumbouya au poste nouveau secrétaire général de l’université de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Braquage à N’Zérékoré : une jeune fille dépouillée de tout

22 octobre 2019 à 12 12 31 103110

Une collégienne a été victime d’un braquage lundi soir, 21 octobre 2019, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Des hommes armés et cagoulés l’ont attaquée dans la rue et ont enlevé tout ce qu’elle possédait avant de disparaître, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Selon la victime, l’acte s’est passé aux environs de 19 heures entre les quartiers Tilépoulou et Wessoua, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. « Je venais de Tilépoulou chez ma grand-mère aux environs de 19 heures, elle m’avait donné du repas que je devais envoyer à mon père à Koyapoulou. Arrivée au niveau du pont qui relie le quartier Tilépoulou au secteur Koyapoulou dans Wessoua, 3 individus armés et dont les visages masqués sont sortis devant moi pour me dire de leur remettre le plat et mon téléphone de marque Samsung A70.

Faute de quoi, ils vont me faire du mal. Et moi, je n’ai pas résisté, je leur ai remis ce qu’ils ont demandé. Après, ils sont descendus dans le bas-fond. Et moi, j’ai continué directement à la maison pour aller informer mes parents. Mais quand on est revenu sur les lieux, on les a plus vus », a expliqué la victime, qui appelle à la méfiance.

« Je rends d’abord gloire à Dieu car c’est grâce à lui que j’ai eu la vie sauve. Ensuite, je demande à la population de N’Zérékoré, surtout les jeunes filles d’être vigilantes et de se faire souvent raccompagner par quelqu’un », a-t-elle lancé.

A noter que les services de défense et de sécurité ont intensifié les patrouilles mixtes (police, gendarmerie et armée) ces derniers temps pour lutter contre l’insécurité grandissante dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Mais malgré tout, les bandits continuent toujours de sévir contre les citoyens dans la ville.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Fodé Oussou prévient : « il n’y aura pas de paix tant que M. Sanoh et Cie sont en prison »

22 octobre 2019 à 12 12 14 101410
Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La condamnation des leaders du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) passe très mal au sein de l’opinion guinéenne. Comme on le sait, le Coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh, a été condamné à un an de prison ferme et ses collègues (Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Baïlo Barry et Bill de Sam) à six mois de prison ferme.

Annoncée dans la matinée de ce mardi, 22 octobre 2019, par Aboubacar Maféring Camara, président du tribunal de première instance de Dixinn, après avoir requalifié les faits pour la troisième fois, suscite des réactions de surprise et de désapprobation, notamment de la part des membres du FNDC.

Selon Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et membre du FNDC, le régime Alpha Condé vient de montrer qu’il méprise même la communauté internationale. Rappelant le dernier communiqué conjoint des ambassadeurs occidentaux et ceux de la CEDEAO et de l’Union africaine, l’opposant estime que le régime guinéen vient de franchir aujourd’hui une autre étape. « C’est un mépris pour la communauté internationale, nos partenaires qui se sont toujours impliqués dans le processus démocratique de notre pays pour qu’il y ait la paix en Guinée ».

Fodé Oussou Fofana estime que cette décision du tribunal de première instance de Dixinn est même une humiliation pour notre pays : « On vient d’humilier la République ! On vient de donner une autre image de la gouvernance de monsieur Alpha Condé ».

Comme réaction suite à cette décision, l’opposant annonce que le Front national pour la défense de la Constitution va « requalifier sa lutte ! Comme le juge a requalifié les faits sans rouvrir le débat, nous allons, nous aussi, requalifier la lutte », dit-il. Et, avec fermeté, le vice-président du principal parti de l’opposition guinéenne prévient qu’il ne saurait y avoir de paix en Guinée sans la libération des combattants pour la défense de la démocratie. « Il n’y aura pas de paix ou de dialogue tant que monsieur Sanoh et ses collègues sont en prison ! C’est hors de question ! Aujoud’hui, ils viennent d’annuler tout : il n’y a plus de paix, il n’y a plus de dialogue, nous allons requalifier, reconsidérer notre position. Ils ont été arrêtés arbitrairement, détenus arbitrairement et condamnés arbitrairement. Le dernier des juges du monde sait que quand on requalifie les faits, on doit rouvrir les débats. Ce que le juge de Dixinn a refusé. C’est une provocation. Et, nous allons nous retrouver pour trouver une réponse à cette provocation », a indiqué l’opposant.

« Je pense que la communauté internationale, s’il y avait encore un doute sur la volonté de monsieur Alpha Condé d’imposer la dictature en Guinée, les membres de la communauté internationale ont aujourd’hui la réponse, puisque eux-mêmes ont demandé la libération de ces gens pour apaiser », dit Fodé Oussou Fofana.

A rappeler que les leaders du FNDC ont été arrêtés dans la matinée du samedi 12 octobre au domicile du premier responsable du Front à cause de leur appel à des manifestations de rue en Guinée et dans les ambassades guinéennes à l’étranger pour exiger au président de la République le respect de la Constitution guinéenne. Interdit de briguer plus de deux mandats, le président Alpha Condé veut changer la constitution (sur laquelle il a prêté serment deux fois, en 2010 et 2015) afin de pouvoir continuer à diriger la Guinée. A l’occasion de sa toute dernière sortie médiatique, le chef de l’Etat a réitéré son intention de rester au pouvoir « tant que Dieu le voudra »…

A suivre !

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Conakry : un corps sans vie découvert dans la salle d’audience du tribunal de Kaloum

22 octobre 2019 à 10 10 53 105310

Un jeune homme, du nom Laye Keita, a été retrouvé mort dans la salle d’audience du tribunal de première instance de Kaloum dans la matinée de mardi 22 octobre 2019. La confirmation a été donnée par le procureur de la République près ledit tribunal, Aboubacar Sir Sylla, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le procureur, Laye Keita était récemment poursuivi au tribunal de Kaloum pour un vol de téléphone, puis libéré il y a une semaine. « Ce matin, un jeune du nom de Laye Keita a été retrouvé mort dans la salle d’audience ici. C’est un jeune qui a été poursuivi pour vol de téléphone mais qui a été libéré il y a une semaine. Quand on a pris connaissance de ça, on a appelé la DPJ (Direction de la Police Judiciaire) pour venir faire le constat. Ensuite, la DPJ est venue prendre le corps et l’envoyer à l’hôpital national Ignace Deen pour l’autopsie », a expliqué Aboubacar Sir Sylla.

A la question de savoir ce qui pourrait être à l’origine de ce décès, le procureur a fait savoir que rien n’est encore clair. « Pour le moment, on ne sait rien sur la cause de sa mort. On attend les résultats que les médecins vont donner pour savoir de quoi il est mort. Il y a aussi un policier qui dort ici dans la salle, on attend qu’il vienne pour nous dire comment cela est arrivé », a laissé entendre monsieur Sylla.

A suivre…

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineeematin.com

Tél: 00224 622919225 / 666919225

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Elhadj Ousmane Baldé Chez le Kountigui : « nos dirigeants n’ont pas été à la hauteur »

22 octobre 2019 à 10 10 38 103810
Elhadj Ousmane Fatako Baldé et Elhadj Sekhouna Soumah

Quelques semaines après son arrivée à la tête de la coordination des Foulbhés et Hâli-Poular, Elhadj Ousmane Fatako Baldé et sa suite ont effectué une visite de courtoisie chez le Kountigui de la Basse Côte hier lundi, 21 octobre 2019. Cette rencontre, tenue à Tanènè Bouramaya, dans la préfecture de Dubréka, a été sanctionnée par une déclaration conjointe. Elhadj Ousmane Baldé est longuement revenu sur les raisons de sa visite chez Elhadj Sékhouna Soumah, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la localité.

A l’entame de son discours, le chef de la délégation de la coordination nationale des Foulbhés et Hâli-Poular de Guinée a rappelé le caractère fraternel de cette visite. « La Moyenne Guinée et la Basse Guinée ont la Guinée en commun, une religion en commun, un fraternité commune. C’est pourquoi, après avoir pris le contrôle de la coordination nationale des Foulbhés et Hâli-Poular, nous nous faisons le devoir de venir à la maison du père de tout le monde en Basse Guinée pour venir vous saluer et nous enquérir de votre santé… Une autre raison de notre venue est qu’hier, c’était vous et Elhadj Saïkou Yaya Barry (paix à son âme), qui étiez en collaboration dans les deux coordinations. C’est donc pour vous réaffirmer notre détermination à poursuivre et à raffermir les relations entre le Fouta et la Basse Guinée et surtout remettre à la disposition de la Basse Guinée tous les peulhs et Hâli-Poular qu’ils soient au Fouta ou ailleurs en Guinée et dans le monde. L’origine, c’est au Fouta, mais les peulhs sont partout à travers le monde et plus particulièrement en Basse Guinée. Aujourd’hui, tous les fils et toutes filles de la Guinée qui sont en Basse Côte sont sous couvert d’Elhadj Sékhouna Soumah. Alors, nous confions à Dieu, nous confions à Elhadj Sékhouna Soumah la coordination nationale des Foulbhés et Hâli-Poular, bref toute la Guinée et tout ce qui est entrain de se passer actuellement en Guinée et cela, dans la fraternité et dans le cadre de la pratique de notre religion musulmane ».

Elhadj Ousmane Fatako Baldé, président de la Coordination des Foulbhés et Haali Poular

Par ailleurs, Elhadj Ousmane Baldé n’a pas manqué d’inviter les uns et les autres à renforcer l’unité nationale, surtout que les guinéens sont profondément religieux. « La Guinée nous est commune, la religion musulmane nous est commune. Dans un pays où 90 ou 95 % des citoyens sont des musulmans et les 5 autres pour cent constituent des chrétiens, ce pays là est un pays de religions. Si tel est le cas, ce pays ne doit pas être un pays d’hypocrisie. S’il ne l’est pas, tout le monde sera sauvé. Comme c’est le cas en Guinée, n’acceptons pas que la politique nous domine dans nos pratiques et dans nos relations… Je demande à cette occasion à chacun de nous, de renforcer la fraternité, la bonne pratique de la religion musulmane et les bonnes pratiques des coutumes et mœurs de nos parents. C’est ce qui nous aidera à développer notre pays et amener la paix sociale. Je demande à Elhadj Sékhouna Soumah de s’investir davantage dans la promotion de l’islam, de la bonne éducation des générations, exiger de faire ce qui doit être fait et interdire tout ce qui est mauvais afin de favoriser le développement et la paix sociale dans notre pays », a-t-il plaidé.

Concernant le développement socioéconomique du pays, Elhadj Baldé attire l’attention sur le fait que la Guinée a été dotée de tout par la nature mais peine encore à décoller. « Aujourd’hui, nous avons une lourde responsabilité, que Dieu nous aide à surmonter les défis qui s’imposent à la nation guinéenne. La Guinée ne devrait pas être dans cet état que nous connaissons aujourd’hui du fait qu’on n’a pas pu mettre en relation notre connaissance à la pratique en faveur du développement socioéconomique du pays. Si nous disposons d’un savoir et nous ne cherchons pas à développer notre pays, tous nos enfants vont fuir notre pays et aller mourir dans l’océan et dans le désert à la recherche de la fortune et donc du bien être. Partout en Guinée, tu ne feras pas plus de 5 ou 10 km sans voir un cours d’eau. Où que tu mets des semences, elles vont pousser. Nous avons toutes les richesses dans notre pays. C’est vraiment un paradis terrestre pour nous si nous parvenons à savoir nous en servir. Pendant ce temps, certains veulent s’approprier de ça à notre détriment. Nos dirigeants n’ont pas été à la hauteur, si non chaque guinéen aurait eu sa villa, ses deux voitures et un salaire de plusieurs millions. Mais, ce n’est pas le cas. En plus de ca, chaque jour nous nous mettons à nous insulter, nous bagarrer entre nous. Ceux qui viennent d’ailleurs piller nos richesses vont nous appuyer dans nos querelles entre nous et nous priver de nos richesses », a regretté le sage.

A noter que les discours des deux présidents des coordinations de la Basse Guinée et des Foulbhés et Hâli-Poular ont été sanctionnés par une déclaration conjointe signée par les deux parties appelant le Président Alpha Condé à renoncer à son projet de changement de constitution destiné à lui procurer un 3ème mandat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél.: 00224 622919225 /666919225

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Un an de prison contre Sanoh ! 6 mois contre Ibrahima, Koundouno, Baïlo et Bill de Sam

22 octobre 2019 à 10 10 14 101410

Le verdict vient de tomber au tribunal de première instance de Dixinn. Abdoulaye Oumou Sow, Mamadou Bobo Bah et Mamadou Sanoh (jeune frère de monsieur Abdourahmane Sanoh) ont été renvoyés à des fins de la poursuite. Tandis que le Coordinateur national du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), Abdourahmane Sanoh (ancien ministre de l’Agriculture) a été condamné à un an d’emprisonnement ferme.

Ibrahima Diallo, Baïlo Barry, Sékou Koundouno et Bill de Sam condamnés à six mois d’emprisonnement ferme.

Les avocats et le procureur comptent relever appel de cette décision !

A rappeler que ces acteurs de la société civile ont été condamnés pour avoir simplement appelé les Guinéens à manifester dans la rue contre la volonté du président Alpha Condé à changer la constitution en vue de rester au pouvoir à vie…

Lors de sa toute dernière sortie médiatique, le président Alpha Condé a réitéré qu’il sera président de la Guinée tant que Dieu le voudra (?), alors que la Constitution guinéenne lui interdit de faire plus de deux mandats. Il tient ainsi à changer cette Constitution (sur laquelle il a prêté serment en 2010 et 2015) acquise sous la junte militaire, le 7 mai 2010 pour continuer à diriger le pays « tant que Dieu le voudra », en réprimant ainsi dans le sang les manifestations et emprisonnant les leaders…

A suivre !

Salimatou Diallo et Ibrahima Sory Diallo sont au TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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