Conakry : Ansoumane Bérété installé au poste de président de l’AASEGUIM

12 octobre 2019 à 21 09 26 102610

L’Association des Anciens Stagiaires et Etudiants Guinéens au Maroc (AASEGUIM) a tenu une assemblée générale ce samedi, 12 octobre 2019, pour installer le nouveau président de la structure. Organisée à l’Institut Supérieur de Commerce d’Administration des Entreprises de Guinée (ISCAEG), situé à Nongo, dans la commune de Ratoma, l’assemblée a connu la présence de nombreux participants et visait également à redynamiser l’ASSEGUIM, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’événement a connu la présence des sénateurs et des officiers locaux de l’AASEGUIM, les membres actifs, les membres associés, les membres sympathisants et les membres d’honneurs. Ansoumane Bérété, réélu au poste de président, a été officiellement installé dans ses fonctions.

Ansoumane Bérété, Association des Anciens Stagiaires et Etudiants Guinéens au Maroc

Dans son discours, monsieur Bérété a mis l’occasion à profit pour dresser le bilan de son premier mandat. « Durant l’année, notre bilan s’est essentiellement axé à mettre en place les fondations de base. Puisque c’est une association qui est très ancienne, mais qui avait besoin d’un certain renouveau, tout en renforçant ses valeurs fondamentales. C’est ce travail que nous avons fait à travers une réforme qui a commencé par la révision de ses statuts et règlements intérieurs. Au-delà de ça, nous avons organisé des activités à impact social, notamment des dons à des orphelinats. Nous avons suscité une démarche dans la durée de l’association vers ce genre d’implication. Il y a aussi des activités de fraternisation qu’on a organisées notamment, les ruptures collectives de jeûnes qui regroupent 400 personnes. Nous l’avons fait pendant deux années. Nous avons facilité l’accès à l’emploi et des stages à certains de nos membres, une vingtaine d’emplois. Nous avons aussi renforcé nos relations de partenariat stratégique avec les autorités et institutions marocaines en Guinée pour contribuer à redynamiser et renforcer la coopération très positive entre la Guinée et le Maroc. Nous avons organisé des tables-rondes de réflexion qui se traduisent dans des idées que nous partageons avec d’autres structures et organes. Toutes les activités que nous avons eues, on a mobilisé 206 millions 60 mille francs guinéens. Les dépenses se sont élevées à 203 millions 441 milles 750 francs guinéens. Nous avons eu du progrès », se réjouit-il.

Le Président réélu n’a pas manqué de demander aux membres de l’association de l’accompagner pour la réussite de la mission qui lui a été confiée encore une fois. Cette mission consiste à relever un certain nombre de défis qui assaillent l’AASEGUIM. « Le nouveau mandat s’inscrit un peu dans la continuation de ce que nous avons entamé durant cette première mandature. Il s’agira pour nous d’appliquer les règles qu’on a commencé à mettre en place et de les finaliser en partie. Il s’agira pour nous de rendre l’association de plus en plus attractive à ses membres mais aussi faire en sorte que l’association ait plus d’impacts sociaux et économiques autour de nous. C’est aussi de pousser un peu plus loin le développement des partenariats pour contribuer positivement aux relations de coopération entre notre pays et le Maroc, où il y a effectivement beaucoup de potentiel partiellement inexploré et donc, où on peut encore capitaliser sur pas mal d’opportunités. Et j’espère que nous y arriverons », a dit Ansoumane Bérété.

A noter que cette assemblée générale a été l’occasion pour réélire les autres officiers dans leurs anciennes fonctions. Selon nos informations, l’AASEGUIM compte plus de 5000 membres à l’échelle nationale et internationale.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Urgent : les 6 leaders du FNDC passent la nuit en détention

12 octobre 2019 à 21 09 04 100410

Arrêtés dans la matinée de ce samedi, 12 octobre 2019, au domicile de monsieur Abdourahmane Sano, à Koloma-Soloprimo, les défenseurs de la constitution guinéenne passeront la nuit en détention, a appris un reporter de Guineematin.com qui est actuellement à la DPJ.

C’est à 20 heures 40 minutes qu’un convoi de la police est sorti de la direction de la police judiciaire où Abdourahmane Sano, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo Diallo et Bill de Sam étaient détenus toute la journée.

Selon une source judiciaire, l’interrogatoire s’est très mal passé entre les agents de la police et les défenseurs de la Constitution guinéenne. Frustrés par l’illégalité de leur arrestation, ces derniers auraient refusé de répondre aux questions des agents du régime.

Finalement, ils ont été sortis de la DPJ pour un lieu de détention non identifié. Interrogé sur place, un des avocats des défenseurs de la Constitution dit lui également ignorer le lieu où ses clients devraient passer la nuit/

A suivre !

De la DPJ (Kaloum), Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : les autorités appellent la jeunesse à la rescousse pour freiner l’insécurité

12 octobre 2019 à 20 08 49 104910

La ville de Kankan vit aujourd’hui dans une insécurité grandissante. Les braquages à main armée et autres attaques nocturnes ont refait surface dans la cité. Dans le souci de stopper l’hémorragie, les autorités préfectorales, communales et les services de sécurité ont décidé de faire appel à la jeunesse locale. C’est dans cette dynamique qu’une réunion de concertation s’est tenue ce samedi, 12 octobre 2019, à la maison des jeunes où plusieurs mesures ont été prises, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’heure n’est plus aux déclarations et autres condamnations. Les autorités de Kankan ainsi que les services de sécurité décident de prendre le taureau par les cornes pour lutter contre le banditisme qui sévit dans la commune urbaine. Ce samedi, c’est le Colonel Aboubacar Diakité, de la troisième région militaire, qui a pris la parole pour lancer un appel aux citoyens, notamment les jeunes. « Il fallait qu’on vous rencontre pour vous donner la parole, pour connaitre votre point de vue, si nous avons votre point de vue et celui des autorités par rapport à l’insécurité, nous les services de défense et de sécurité, nous pourrons mieux jouer notre rôle parce que vous allez nous fournir des renseignements. Vous allez collaborer avec nous, ça permettra de sécuriser la ville ».

Les jeunes se sont montrés ouverts à la proposition des autorités, mais ont posé certaines conditions. Selon Laminedjan Kaba, un des porte-paroles des jeunes, cette opération ne sera possible que s’il y a des numéros verts pour contacter les services de sécurité et des pièces d’identités pour les patrouilleurs. « Nous on est des civiles. Les bandits sont des civiles aussi. Mais, pour bien faire notre travail, les services de sécurité doivent nous aider à avoir des numéros verts sur lesquels on peut les joindre rapidement. Ensuite, il faut qu’on trouve des pièces d’identité pour les jeunes patrouilleurs. Mais aussi, on a peur de quelque chose, si on attrape un bandit et qu’on le remet aux autorités, le lendemain on le voit encore au dehors ».

Aziz Diop, préfet de Kankan

Le Préfet de Kankan, Aziz Diop, a promis des actions concertées pour arriver à juguler l’insécurité dans la capitale de la Haute Guinée. « On va redynamiser les comités de vigilance dans les quartiers, on va faire les cartes pour les jeunes, nous allons aussi donner 4 numéros successifs. Des dispositions vont être prises. Les patrouilles, ça sera dans la journée et dans la nuit. Mais les numéros verts ne seront pas donnés à n’importe qui. On va protéger tout le monde », a-t-il promis.

Il faut rappeler que les braquages à main armée sont devenus monnaie courante à Kankan. Les bandits ont changé leur méthode opératoire : si par le passé les braquages se passaient en pleine nuit (entre 2h et 3h), ces derniers temps, les malfaiteurs agissent entre 19 heures et 21 heures.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fora sur la paix et le dialogue en Guinée : Patrice Vahard du HCDH à Guineematin

12 octobre 2019 à 20 08 39 103910

Du 21 septembre au 5 octobre 2019, des missions mixtes composées de députés, de cadres du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, de membres du personnel parlementaire, du Groupe national de contact, de la société civile, d’experts du PNUD et du HCDH, ont sillonné les quatre régions naturelles de la Guinée.

Dans les 23 préfectures identifiées comme zones conflictogènes, les délégations, réparties en quatre équipes, ont organisé de fora et de visites conjointes dans le cadre de la présentation du projet « Appui au dialogue et participation politique inclusifs ». Cela, dans le but de consolider la paix et la cohésion sociale, en prélude aux élections prochaines.

A l’issue de ces travaux effectués sur le terrain, les délégations se sont retrouvées au Palais du peuple de Conakry pour faire un débriefing. En marge de la rencontre, le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Guinée, monsieur Patrice VAHARD, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Il est revenu notamment sur son constat, les leçons à tirer de ces missions et les recommandations.

Décryptage !

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on peut retenir des missions que vous avez déployées récemment à l’intérieur du pays, notamment dans les préfectures jugées conflictogènes ?

Patrice Bavard, représentant du HCDH en Guinée

Patrice VAHARD : nous pouvons retenir trois choses essentielles. La première, c’est la composition des délégations elles-mêmes. Ces missions ont permis de rassembler autour du Groupe national de contact composé de hautes personnalités guinéennes jugées intègres, les trois grands groupes parlementaires qui animent l’Assemblée nationale pour parler de la même voix comme des frères et des sœurs, de la paix et la cohésion sociale. La deuxième chose majeure, c’est que la Guinée n’est pas diverse et diversifiée comme on le pense. Il y a une homogénéité autour des problématiques. Enfin, la troisième chose, nous avons rencontré des Guinéens de tous les âges et de toutes conditions physiques qui ont les mêmes espérances et les mêmes attentes.

Leurs attentes c’est l’entente entre les fils et les filles de ce pays. Leur seconde attente c’est de lutter véritablement contre la pauvreté qui les gangrène et qui les empêche de bénéficier de leur vie en société. La 3ème chose, c’est de participer de part égale et de manière inclusive à la vie politique et économique de ce pays. Ils nous ont donné un message fondamental. C’est celui d’insister sur ce qui unit les Guinéens. C’est-à-dire le vivre ensemble, le fait de se tenir la main dans la main. Que le jeu politique entre les frères et sœurs se fasse de manière légale et régulière. Chacun aspire à gouverner, à diriger le pays. Mais tout en mettant la Guinée au-devant et au-dessus de tout. Ça, c’est un message fort et c’est ce que nous cherchions en allant à la rencontre des populations.

Guineematin.com : dans les échanges, quels sont éléments identifiés étant des facteurs qui menacent la paix, selon les différents acteurs rencontrés ?

Patrice VAHARD : on a essayé d’expliquer et d’en appeler à la sagesse surtout dans les différentes localités, du Conseil des sages de réfléchir sur le fait de rassembler tout le monde. Ce qui est plus désirable que l’exclusion. Donc il faut réussir à se dépasser et à se surpasser pour n’exclure personne. C’est ça aussi qui est porté par la Guinée et le système des Nations Unies qui ont pris l’engagement dans la réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Donc, comment faire pour qu’à chaque fois, quelle que soit la situation, qu’il s’agisse de l’accès des jeunes à l’emploi ou à la santé de la reproduction, ou encore de l’exploitation des ressources naturelles, comment faire en sorte à n’exclure personne.

Parce qu’il y a un sentiment d’exclusion que certaines régions ont au-delà des particularismes politiques ici et là. Ce qui veut dire que des efforts doivent être traduits au niveau de la classe politique pour unir davantage sur l’essentiel, pour unir les populations autour de leurs programmes, autour de leurs messages et autour de leur comportement dans la société.

Guineematin.com : après avoir identifié les éléments qui menacent la paix, quelles sont les principales recommandations formulées par les différents acteurs et qui ont retenu votre attention ? Des éléments qui pourraient être mis en œuvre dans le cadre de ce projet.

Patrice VAHARD : on n’a pas encore terminé la mise en commun des recommandations. Mais il est clair qu’une série de recommandations sont faites à l’endroit de la classe politique. Ce qui transparaît, c’est que les sages, les mamans mais aussi les jeunes nous ont dit qu’ils veulent plus d’unité, ils veulent plus d’inclusion et plus de tolérance dans la société guinéenne. Il y aura des recommandations aussi à l’endroit du Système des Nations Unies. Beaucoup ont apprécié le rôle du Système des Nations Unies qui joue un rôle d’arrière-plan et qui met en avant le Groupe national de contact. L’appel a été lancé à celui-ci d’être de plus en plus sur le terrain et proche des populations. Une présence qui peut faciliter le rôle des différents acteurs politiques.

L’envoi de la société civile a montré que beaucoup de ceux qui sont rencontrés ont exprimé le désir de voir une société civile plus proche d’eux, une société civile qui s’intéresse beaucoup plus aux questions de pauvreté et pas seulement qu’aux questions politiques et civiles. Et enfin à l’endroit des médias, qu’ils soient les outils et les canaux par lesquels la promotion du vivre ensemble, la promotion du développement, la promotion de la participation inclusive, la promotion de la prévention des conflits, … se fassent avec leur concours. Dans une semaine à deux au maximum, nous comptons finir le rapport et le présenter, c’est sûr, devant les médias.

Guineematin.com : quelle va être la suite de ce projet « Appui au dialogue et participation politique inclusifs », financé conjointement par le PNUD et le HCDH ?

Patrice VAHARD : ce n’est pas seulement le PNUD et le HCDH qui le financent. Le Fonds de la Consolidation de la paix est un fonds conjoint qui essaie d’accompagner tous les pays dans le monde entier, la Guinée en particulier, dans les efforts visant d’abord à prévenir tous les obstacles au développement durable. Egalement, prévenir les conflits et accompagner les efforts pour la stabilité et la paix dans le pays. Qu’est-ce qui va advenir ? Ce que nous allons faire le point et tirer les leçons des 18 mois qu’a duré ce projet. Et, c’est ce que le peuple guinéen veut, c’est ce qui pourra être le facteur inhibiteur de la paix et de la stabilité qui va guider la suite du projet.

En d’autres termes, nous ferons en sorte si on pense que les interventions sont nécessaires, évidemment, ce ne sont pas les ressources qui vont manquer. Nous nous réjouissons surtout de l’appropriation nationale des efforts du Fonds de consolidation de la paix. C’est-à-dire que ce sont les Guinéennes et Guinéens qui portent cela. Le projet lui-même est piloté par un comité de coordination qui réside au sein du cabinet du Premier ministre et qui implique les différents acteurs comme l’Assemblée nationale. Donc, cette appropriation certainement et en écoutant le rapport des différentes populations, nous permettront de décliner la suite du projet.

Entretien réalisé par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Arrestation des leaders du FNDC : « pas de recul, quoi qu’il arrive » (Déclaration)

12 octobre 2019 à 20 08 20 102010

« Nous appelons tous les patriotes membres et sympathisants du FNDC à rester en alerte maximale en vue d’actions fortes visant à obtenir la libération sans délai de nos camarades de lutte. La nature de ces actions vous sera communiquée au fur et à mesure de l’évolution de la situation », a indiqué le FNDC, dans sa déclaration de ce samedi 12 octobre 2019. Les défenseurs de la constitution guinéenne précisent d’ailleurs que « les manifestations du lundi 14 octobre restent bel et bien maintenues ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration :

PEUPLE DE GUINÉE,

Moins de 48 heures avant le début des gigantesques manifestations appelées par le FNDC, les ennemis de la République n’ont trouvé mieux à faire que de kidnapper nos camarades et les mettre aux arrêts, en violation des lois de la République.

Le FNDC considère que cet acte est une provocation et une forfaiture de trop que le peuple de Guinée ne saurait tolérer.

Le FNDC est plus que jamais déterminé à défendre la Constitution de la République de Guinée. Pour ce faire, aucune intimidation ne nous fera renoncer à cet idéal car nous sommes convaincus de la justesse de notre combat.

PEUPLE DE GUINÉE, L’HEURE EST GRAVE !!!

L’arrestation de nos camarades est une preuve éloquente de la panique qui s’est emparée du camp d’en face. Cela doit nous galvaniser davantage pour intensifier notre mobilisation afin de barrer la route à toute velléité de changement de notre Constitution.

Nous mettons en garde les autorités guinéennes que nous ne saurons tolérer le moindre acte malveillant à l’encontre de nos camarades arrêtés.

Toute tentative d’étouffement de notre mouvement sera vouée à l’échec car le peuple de Guinée ne se laissera pas faire.

Nous rappelons au Gouvernement que le FNDC ne se résume pas à ses braves leaders qui viennent d’être arrêtés. Le FNDC, c’est toutes les braves hommes et femmes engagées pour la défense de notre Constitution.

Par conséquent, nous appelons donc tous les patriotes membres et sympathisants du FNDC à rester en alerte maximale en vue d’actions fortes visant à obtenir la libération sans délai de nos camarades de lutte. La nature de ces actions vous sera communiquée au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Par ailleurs, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale de tout ce qui pourrait arriver à nos vaillants leaders qui sont illégalement privés de leur liberté.

En attendant de nouvelles instructions de la Coordination Nationale du FNDC, nous réaffirmons que les manifestations du lundi 14 octobre restent bel et bien maintenues. Les préparatifs de ces manifestations se poursuivent et il n’y aura pas de recul, quoi qu’il arrive.

Nous rappelons que les manifestations du lundi 14 octobre s’étendent sur l’ensemble du territoire national. Elles font partie d’une série d’actions ininterrompues que nous avons lancées jusqu’à l’abandon du projet maléfique de changement de notre Constitution et du troisième mandat.

Vive la lutte citoyenne

Vive le FNDC

Ensembles, Unis et Solidaires, Nous vaincrons.

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Attaque à la frontière guinéo-malienne : un mort, 3 blessés…

12 octobre 2019 à 19 07 46 104610

Trois minibus transportant en majorité des commerçants en provenance de Siguiri pour Bamako ont été la cible d’une attaque de coupeurs de route à l’aube de ce samedi, 12 octobre 2019. Au moins une personne a été tuée dans l’attaque, trois autres ont été blessées et d’importantes sommes d’argent ont été emportées, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

L’attaque a eu lieu à 4 heures du matin à Kourémalé, peu après la frontière séparant la Guinée et le Mali. Dans les trois véhicules attaqués, se trouvaient des commerçants guinéens et maliens. Plusieurs d’entre eux partaient acheter des marchandises à Bamako pour venir les revendre à Siguiri. Parmi eux, Mamadou Sow qui s’en est sorti avec des blessures.

« On s’est embarqués à Siguiri aux environs de 2 heures du matin, on est arrivés au poste de contrôle de la frontière aux environs de 4 heures du matin. Après le contrôle, nous nous sommes embarqués dans un minibus malien pour aller à Bamako. Mais, à une cinquantaine de mètres du poste de police malien, nous avons vu deux minibus garés, ils avaient été interceptés par des coupeurs de route qui avaient déjà dépouillé leurs passagers. Ne sachant pas ce qu’il se passait, notre chauffeur s’est également garé. Immédiatement, un homme a ouvert le feu derrière nous. Malheureusement, les balles ont touché 4 d’entre nous. L’un a trouvé la mort et deux autres plus moi avons été blessés. Moi, j’ai été touché au niveau d’un pied et de la hanche. Les assaillants nous ont mis à terre pour nous fouiller, ils ont pris tout ce qu’on avait. Moi, j’avais un montant de 3 millions de francs CFA. Les autres aussi avaient plusieurs millions de francs CFA, ils ont tout emporté », explique ce commerçant.

Le corps de la victime, un commerçant malien prénommé Demba, et les trois blessés ont été admis dans une clinique de Kourémalé. Après les premiers soins, Mamadou Sow est rentré à Siguiri. Il dénonce le laxisme des services de sécurité malien. « C’est vraiment étonnant qu’une attaque de ce genre se produise à une cinquantaine de mètres d’un poste de police et que les agents ne réagissent pas », a-t-il dit.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Manifs du FNDC : la réaction du RPG-AEC

12 octobre 2019 à 19 07 30 103010

L’appel à manifester lancé par Front National pour la Défense de la Constitution préoccupe le RPG Arc-en-ciel. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 12 octobre 2019, le parti au pouvoir a appelé ses partisans à une campagne de ramassage des vieux pneus abandonnés en bordures des routes. Une façon d’empêcher les opposants au projet de nouvelle constitution de brûler ses pneus sur la route pour barrer la circulation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre hebdomadaire tenue au siège national du RPG Arc-en-ciel à Conakry a été consacrée uniquement aux manifestations projetées à partir du lundi prochain par les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

A l’ouverture de la séance, c’est tout d’abord Dr Sékou Condé, secrétaire permanant du RPG Arc-en-ciel, qui a lu une déclaration de la CODENOC (Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution). Il a fustigé l’appel à manifester lancé par le FNDC. « La CODENOC dénonce avec fermeté une déclaration totalement irresponsable et antidémocratique qui sape tous les fondamentaux de la République et de l’Etat de droit, et fait peser de sérieuses menaces sur la paix, la quiétude sociale et la sécurité des citoyens », a-t-il dit.

De son côté, Alhassane Diakité, membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, est revenu sur le contenu d’une réunion secrète que Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, aurait tenu récemment avec des commerçants à Conakry.

« Tous les grands commerçants étaient invités à cette réunion, de Tanènè à Kindia et les centres commerciaux de Madina et des environs. Arrivé dans la salle, monsieur Mamadou Cellou Dalein Diallo a demandé à ce que les téléphones soient éteints. Aussitôt, il a expliqué sa tournée en Europe concernant un soi-disant 3ème mandat. Il avertit tout le monde pour dire que s’ils échouent les trois jours qui viennent, c’est-à-dire lundi, mardi et mercredi, ils n’auront plus le pouvoir en République de Guinée. Actuellement, ils disent qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils sont soutenus et que ce n’est pas eux qui se mettront au-devant de la scène, qu’il y a la société civile, les syndicats, et le FNDC, c’est eux qui vont se mettre devant pour les accompagner. Il dit de ne pas avoir peur, qu’aucun militaire n’ose tirer. Que quand Dadis a essayé, il s’est retrouvé au Burkina et que les militaires qui vont essayer de le faire auront de sérieux problèmes. Il dit qu’il attache de l’importance à ces trois jours, car après ça va être le baptême, le jeudi. Mais que s’ils échouent, tous les leaders de l’opposition sont obligés de fuir le pays », a-t-il annoncé.

Face à cette situation, le RPG Arc-en-ciel ne compte rester les bras croisés. M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel et directeur général de l’Office Guinéen des Chargeurs, invite les jeunes du parti au pouvoir à la mobilisation pour contrer les opposants.

« Le RPG Arc-en-ciel se bat pour promouvoir la paix, la démocratie et l’unité nationale dans notre pays. Plus de 30 ans dans l’opposition, jamais un seul jour, le leader du RPG Arc-en-ciel, l’ensemble de ses militants, n’ont jamais prôné la violence. Ce n’est pas dans notre habitude. Ceci dit, à partir de demain, toute la jeunesse du RPG, celle des partis alliés, chacun doit rester vigilant, cultiver la paix, la concorde nationale et l’unité de notre pays. Veuillez à ce qu’il y ait une campagne de ramassage des vieux pneus abandonnés çà et là, que les adversaires se servent pour semer le désordre et la panique au sein de la population paisible. Notre rôle est d’empêcher tout dégât qui pourrait causer la panique dans la cité. C’est pour cette raison que des comités de base, aux sous-sections, aux sections, à toutes les associations, aux mouvements de soutien, chacun doit œuvrer afin que tous ces instruments vieux, les vieux pneus, les garages, soient surveillés pour empêcher les fauteurs de troubles d’agir pour assurer leur forfaiture », a-t-il lancé.

Pour sa part, le ministre Lansana Komara, membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a appelé les Guinéens « à vaquer à leurs affaires le lundi. Surtout, ne vous laissez pas distraire. Préparons-nous pour les élections, mobilisez-vous pour la révision des listes électorales, c’est ça l’essentiel ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le PADES prévient : « la date du lundi va s’inscrire dans les annales de notre pays… »

12 octobre 2019 à 19 07 27 102710

Les manifestations du 14 octobre 2019, annoncées par le Front Nationale pour la Défense de la Constitution (FNDC), polarisent les débats dans la capitale guinéenne. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, 12 octobre 2019, le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a invité ses militants et sympathisants à se mobiliser massivement pour manifester contre le projet de nouvelle constitution. La séance a été présidée par Mohamed Kaba, coordinateur administratif du parti, en présence de plusieurs cadres et militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ténenké Dioubaté, coordinatrice politique du PADES

Dans son discours, la coordinatrice politique du PADES, Ténenké Dioubaté, a lancé un appel à tous les militants du parti à se mobiliser comme un seul homme pour participer à la manifestation du FNDC. « Je vais dire aux militants et sympathisants du PADES que l’heure a sonné. Il s’agit de notre grande manifestation prévue le 14 octobre 2019. Cette date va s’inscrire dans les annales de notre pays parce que le peuple de Guinée vit dans un esclavage qui ne dit son nom. On a trop souffert et on est fatigué. Quand on est fatigué de quelque chose, il faut l’exprimer, et ce qu’on va faire le 14 octobre 2019, à l’opinion nationale et internationale pour dire que le peuple de Guinée en a mare. Le peuple en a mare parce que la démocratie, ce n’est pas qu’on a vu, mais c’est plutôt la dictature. Nous sommes fatigués de la dictature. Ceci dit, au nom du président du parti, Dr Ousmane Kaba, au nom de tous membres de la coordination nationale du parti, je demande à tous les militants et sympathisants du PADES de se lever comme un seul homme pour prendre part à cette grande manifestation. Elle n’est pas liée à Dr Ousmane Kaba, pas au président Sidya, pas au président Cellou Dalein Diallo, pas aux responsables de la société civile. Mais, elle est tout simplement liée à nos populations qui ont trop souffert », a-t-elle laissé entendre.

Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES

En ce qui concerne l’arrestation de certains responsables du FNDC, Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, dira que c’est une mesure qui ne fera que galvaniser davantage le FNDC et ses membres. « Je pense que c’est une action qui n’est pas juste, qui est illégale. On ne peut pas, dans notre pays, arrêter des gens pour avoir exprimé leur opinion alors que la Loi consacre la liberté d’opinion. Nous demandons au pouvoir de relâcher immédiatement ces personnes parce ça, ça ne va pas dans le sens l’apaisement, dans le sens de la cohésion… Si vous avez suivi le Premier ministre, il a dit que tous les intervenants dans le processus de consultation ont demandé la paix. Mais, la paix se construit comment ? La paix se construit en respectant les droits de tous les citoyens. La paix se construit en mettant en place un système judiciaire équitable. La paix se construit en ne bafouant pas les libertés individuelles et collectives des gens. Il faut éviter de mettre de l’huile sur le feu et libérer les leaders du FNDC parce qu’ils n’ont commis, à mon sens, aucun acte illégal. Nous, cette arrestation ne changera en rien en ce qui concerne notre position d’accomplir la démarche engagée par le FNDC. Ce sont des actes d’intimidation. Aujourd’hui le pouvoir est apeuré, le pouvoir est aux abois parce qu’il a vu derrière le FNDC, c’est le peuple qui est en train de manifester son aspiration à avoir une vie démocratique saine ».

En outre, Mohamed Kaba a dénoncé la stratégie du deux poids-deux mesures des autorités quand il s’agit de manifestation dans notre pays. « Vous avez vu le deux poids deux mesures qui est en train de se faire avec les arrestations des opposants au pouvoir ? Cela s’est passé à chaque fois que le FNDC veut manifester son opposition au 3ème mandat. Vous avez vu ce qui s’est passé à Coyah, à Kindia, à Dubréka, à Kankan, à N’Zérékoré. Je crois que l’on doit revenir à de meilleurs sentiments. Ce n’est pas à lui de montrer ses muscles, le Président de la République est une institution qui est pour tous les guinéens. C’est le garant de la stabilité du pays, c’est le garant de la paix et dans ce sens, il doit faire de sorte que tous les actes qui vont être posés soient en faveur de la stabilité du pays », a-t-il conseillé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

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Sidya Touré à ses militants : « quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi, ni mercredi »

12 octobre 2019 à 18 06 43 104310

L’Union des Forces Républicaines (UFR) compte répondre massivement à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le lundi, 14 octobre 2019. Pour gagner le combat contre « les ennemis de la République », Sidya Touré a exhorté ses militants à une grandiose mobilisation. Il l’a dit à l’occasion de la tenue de l’assemblée générale du parti républicain ce samedi, 13 octobre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers l’un de ses reporters.

C’est un Sidya Touré déterminé à lutter contre le projet de nouvelle constitution qui s’est exprimé à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR de ce samedi. L’ancien Premier ministre a invité ses militants à ne pas reculer et à se lever comme un seul homme pour combattre les promoteurs du projet de nouvelle constitution. « Le peuple de Guinée, c’est vous ; le souverain dans ce pays, c’est vous. Celui qui décide de l’orientation de la République de Guinée, c’est le peuple de Guinée, et vous êtes les représentants du peuple de Guinée. Ils ne peuvent pas nous effrayer. Il parait qu’on a arrêté Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et même Bill de Sam, parce qu’on ne va pas changer notre programme. Demain on ne manifeste pas parce que c’est dimanche. Lundi vous sortez ou vous ne sortez pas ? », a lancé Sidya Touré, répondu en chœur par l’affirmative.

Poursuivant sa diatribe contre le régime en place, Sidya Touré a rassuré ses militants que le combat sera mené jusqu’au bout. « Les leaders de l’opposition, qu’on soit bloqué, arrêté, qu’on soit je ne sais quoi, le lundi, le peuple de Guinée doit se manifester. Ce n’est pas seulement lundi, mardi ou mercredi mais ça va continuer. Je dis Amoulanfé (ça ne marchera pas, ndlr). On envoi des gens pour dire qu’on va assassiner Sidya, on va tuer Cellou Dalein, on va faire ceci. Notre vie est dans les mains de Dieu. La différence entre nous, c’est que nous croyons en Dieu. Ecoutez bien, peut-être que le samedi prochain il n’y aura pas de réunion ici parce que ce n’est pas Conakry seulement. Quand on sort le lundi, ça ne va pas s’arrêter mardi ni mercredi. Ne vous laissez pas intimider. Si la Guinée doit aller mieux, c’est vous qui allez le décider, si votre avenir doit être meilleur, si les enfants ne doivent plus aller dans les trains d’atterrissage des avions, si les enfants ne doivent plus mourir dans la Méditerranée, sortez massivement le lundi, 14 octobre 2019. On ne va pas s’arrêter devant cette affaire de troisième mandat. Troisième mandat, Amoulanfé. Présidence à vie, Amoulanfé. Elections truquées, Amoulanfé », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne l’arrestation de certains membres du FNDC, Sidya Touré a affirmé devant ses militants qu’ils vont contacter leurs avocats pour qu’ils sachent où se trouvent leurs camarades.

Par la même occasion, le président de l’UFR a indiqué que le FNDC a écrit une lettre au président en exercice de la CEDEAO pour attirer son attention sur la situation qui prévaut en Guinée. « C’est pour lui dire qu’on a donné des ordres pour qu’on puisse manifester à partir du lundi parce qu’il n’y a pas d’autres solutions. Tout ce qu’on a fait depuis l’arrivée de ce régime en Guinée, ça a été pour rien du tout. Donc, nous sommes sur ce chemin. C’est le lundi, on est prêt pour ça ? On est prêt pour sortir ? Si on vous donne l’argent de la Guinée prenez, bouffez et vous sortez manifester. Le lundi, 14 octobre 2019, nous allons manifester ou nous n’allons pas manifester ? Troisième mandat Amoulanfé. Notre avenir est dans nos mains et je sais qu’à chaque fois nous avons relevé le défi », a-t-il indiqué.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Football : Antonio Souaré élu président de l’UFOA

12 octobre 2019 à 17 05 13 101310

Nouvelles charges pour le président de la Fédération Guinéenne de Football. Mamadou Antonio Souaré est porté à la tête de l’Union des Fédérations Ouest Africaines (UFOA) zone A.

Le richissime homme d’affaires guinéen était le seul candidat pour succéder le Sénégalais Augustin Senghor à ce poste. Il a été élu donc par simple acclamation ce samedi, 12 octobre 2019, en marge de l’assemblée générale de l’UFOA qui tient à Dakar, au Sénégal.

Elu pour un mandat de quatre ans, Antonio Souaré est le premier guinéen à diriger cette confédération sous régionale de football qui comprend 9 fédérations nationales.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « si vous apprenez que nous sommes en prison ou assassinés, continuez la lutte »

12 octobre 2019 à 13 01 44 104410

C’est un Cellou Dalein Diallo plus que déterminé qui vient de tenir un discours musclé à l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, ce samedi, 12 octobre 2019. Le principal opposant guinéen a d’abord annoncé l’arrestation de certains leaders du FNDC dont le coordinateur national, Abdourahmane Sano, par le régime Alpha Condé qui tient à garder le pouvoir après ses deux mandats.

Cellou Dalein Diallo a exigé la libération des leaders du Front national pour la défense de la constitution et réitéré sa détermination à continuer son combat démocratique pour l’avènement d’un Etat de droit en République de Guinée. Pour l’opposant, cet objectif doit être poursuivi par ses militants avec ou sans lui…

Selon le président de l’UFDG, ses sources indiquent que si des arrestations sont planifiées et est en train d’être exécutées contre les leaders du FNDC, c’est autre chose qui aurait été prévue pour lui et le président de l’UFR. « Il paraît que l’objectif du pouvoir n’est pas de nous arrêter. Mais, de nous éliminer, Sidya et moi », dit-il, tout en demandant à ses militants de ne pas reculer pour autant.

« Si vous apprenez que nous sommes en prison ou assassinés, continuez la lutte ! », a-t-il lancé, comme ultime instruction. Applaudi par une foule surchauffée, le chef de file de l’opposition guinéenne a demandé à ses militants de sortir massivement dans la rue à partir du lundi prochain pour exiger au président Alpha Condé de respecter la Constitution guinéenne et se plier aux règles de la démocratie dont le principe sacré est l’alternance au pouvoir.

A suivre !

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat : des leaders du FNDC arrêtés

12 octobre 2019 à 13 01 13 101310

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, des agents des forces de sécurité rôdaient hier soir autour du domicile privé du Coordinateur national du FNDC, à Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma. Et, depuis quelques heures, ce samedi, 12 octobre 2019, de sources concordantes annoncent l’arrestation de certains défenseurs de la Constitution guinéenne.

A son arrivée à la DPJ (Direction de la police judiciaire), à Kaloum où certains annonçaient la présence des leaders du FNDC, notre reporter n’a pas été autorisé d’entrer pour une vérification de cette information.

Seulement, un responsable du Front national pour la défense de la constitution qu’il a joint au téléphone a cité quelques leaders qui ont été arrêtés au domicile privé du coordinateur du FNDC. A en croire Foniké Mengué, à part le coordinateur, Abdourahmane Sano, il y a Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo (Destin en Main) et Bill de Sam qui sont parmi les personnes arrêtées.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo est à la DPJ pour Guineematin.com

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Guinée : voici un important communiqué de l’Eta-major général des Armées

12 octobre 2019 à 12 12 14 101410
Général de Corps d’Armée, Namory TRAORE, Chef d’État-Major Général des Armées

Le Chef d’État-major Général des Armées tient à rappeler à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité, qu’il leur est formellement interdit de se confondre à tout mouvement de foule.

A cet effet, les Militaires seront consignés dans leurs Casernes à partir du 14 octobre 2019 et des contrôles physiques seront effectués par les Commandants d’Unité avec compte rendu à l’État-major Général des Armées, de leur situation de prise d’Arme.

En vertu de la Loi N°/2015/009/AN du 04 Juin 2015, portant maintien de l’Ordre public en République de Guinée, le Chef d’État-major Général des Armées invite les Unités de Police et de Gendarmerie à agir avec professionnalisme dans le strict respect des lois de la République, de la protection des citoyens et de leurs biens, de la libre circulation des personnes, des biens et services.

Tout militaire qui sera appréhendé dans un mouvement de foule ou dans une situation irrégulière, sera sanctionné conformément au Règlement de Discipline Générale

Conakry, le 11 octobre 2019

Le Chef d’État-Major Général des Armées

Général de Corps d’Armée Namory TRAORE

Commandeur de la Légion d’Honneur

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Manifs à Labé : ce que l’imam Badrou a dit au FNDC (avec vidéo)

12 octobre 2019 à 11 11 01 100110

Après avoir écouté religieusement les porte-paroles de la forte délégation de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) venue lui rendre visite et demander des bénédictions, l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses, a exprimé ses sentiments de satisfaction avant de prodiguer de sages conseils aux organisateurs des manifestations prévues à compter de ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, une importante délégation du FNDC a rencontré hier, vendredi 11 octobre 2019, l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses. Ces émissaires des adversaires du 3ème mandat pour le président Alpha Condé étaient venus échanger avec le chef religieux sur les manifestations qu’ils comptent organiser dans la ville de Labé à compter de ce lundi, 14 octobre 2019. En rassurant que les manifestants programmés ne feront de la violence dans les rues de Labé, les hôtes de l’imam de Labé ont aussi sollicité des bénédictions du notable pour la réussite du programme et la consolidation de la paix de la cité.

Elhadj Thierno Badrou Bah, imam de Labé et inspecteur régional des Affaires Religieuses

Au cours de son intervention, l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah a expliqué que l’islam n’interdit pas à quelqu’un de revendiquer ses droits. Mais, la religion instruit de se méfier de tout ce qui peut provoquer la violence ou des affrontements.

Le chef religieux que ce n’est pas seulement le manifestant qui doit s’abstenir de provoquer la violence, mais, même celui qui reste à la maison ne doit pas manipuler ou inciter à la violence. C’est pourquoi, il a vivement invité les organisateurs des manifestations programmée de faire en sorte que les biens des pauvres citoyens ne soient pas détruits.

« Vous de Labé ici, vous devez servir d’exemple et de vecteurs de paix et de quiétude sociale à travers le pays », a-t-il indiqué.

Le chef religieux a largement rappelé que toutes les religions du monde prônent la cohabitation pacifique entre les citoyens avant d’insister sur les méfaits de la violence.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Session budgétaire du parlement : voici la première partie du chronogramme

12 octobre 2019 à 10 10 20 102010

Les 59 députés présents à la plénière d’hier, vendredi 11 octobre 2019, ont adopté la première partie du chronogramme de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale de l’année. Une session dite budgétaire et qui porte sur l’examen et l’adoption de la Loi de finances initiale 2020. Mais, en plus du budget de l’Etat pour l’année prochaine, la représentation nationale va examiner et adopter aussi 10 textes dont des conventions, accords, prêts, chartes et projets de lois.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du chronogramme adopté.

CHRONOGRAMME DE LA DEUXIÈME SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE POUR L’ANNE 2019

1ère TRANCHE ALLANT DU 10 AU 25 OCTOBRE 2019

·Jeudi 10 octobre

Ø 11 h 00 : Réunion du Bureau dans la salle des actes

Ø 13h 00 : Conférence des Présidents dans la salle des actes

· Vendredi 11 octobre : 11h 00 – 12h 00 : Plénière consacrée à l’adoption du chronogramme

·Du lundi 14 au samedi 19 octobre : Examen en Commissions des textes ci-après :

  1. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23/04/19 dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré de développement et d’adaptation au changement dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN) ;
  2. Accord de prêt entre la Guinée et le Fond Africain de Développement (FAD), signé le 23 avril 2019 dans le cadre du financement du projet d’aménagement de la route Boké-Québo (phase 1) ;
  3. Convention de concession minière signée entre la Guinée et la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba ;
  4. Charte nationale des petites et moyennes entreprises (PME), signée le 19/07/2019 par le gouvernement de la Guinée et les partenaires des Associations socioprofessionnelles :
  5. Actes additionnels A/SA17/02/12 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’Essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO ;
  6. Projet de loi portant code de drogues de la République de Guinée ;
  7. Projet de loi relatif à la mutualité en Guinée ;
  8. Projet de loi portant promotion et protection des personnes atteintes d’albinisme en Guinée ;
  9. Projet de loi portant organisation, proposition et contrôle des activités physiques et sportives en Guinée ;
  10. Projet de loi portant code de l’enfant en Guinée

Lundi 21 octobre : A partir de 10 h, inter-commissions sur les cinq accords ci-après :

  1. Accord de prêt entre la Guinée et le Fonds Africain de Développement (FAD), signé le 23/04/19 dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré de développement et d’adaptation au changement dans le Bassin du Niger (PIDACC-BN) ;
  2. Accord de prêt entre la Guinée et le Fond Africain de Développement (FAD), signé le 23 avril 2019 dans le cadre du financement du projet d’aménagement de la route Boké-Québo (phase 1) ;
  3. Convention de concession minière signée entre la Guinée et la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du Mont Nimba ;
  4. Charte nationale des petites et moyennes entreprises (PME), signée le 19/07/2019 par le gouvernement de la Guinée et les partenaires des Associations socioprofessionnelles :
  5. Actes additionnels A/SA17/02/12 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’Essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats membres de la CEDEAO ;

Mercredi 23 octobre : Rédaction des rapports sur les textes précités

Jeudi 24 octobre : A partir de 10 h 30, Plénière consacrée au vote des lois d’autorisation de ratification des cinq conventions précitées.

Du mardi 22 au vendredi 25 octobre

Parallèlement aux activités précitées à mener dans l’intervalle, poursuite de l’examen de projet de loi de finances initiale 2020, et des cinq projets de loi ci-après ;

  1. Projet de loi portant code de drogues de la République de Guinée ;
  2. Projet de loi relatif à la mutualité en Guinée ;
  3. Projet de loi portant promotion et protection des personnes atteintes d’albinisme en Guinée ;
  4. Projet de loi portant organisation, proposition et contrôle des activités physiques et sportives en Guinée ;
  5. Projet de loi portant code de l’enfant en Guinée

Conakry, le 10 octobre 2019
La Conférence des Présidents

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Kindia : une maison réduite en cendre sous les yeux impuissants des sapeurs-pompiers

12 octobre 2019 à 10 10 07 100710

Une maison d’habitation a pris feu dans la journée d’hier vendredi, 11 octobre 2019, au quartier Sinania, dans la commune urbaine de Kindia. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés malgré la présence des sapeurs pompiers, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bâtiment en question est composé de 5 chambres et d’un salon, bâti a bord de la route qui mène au siège du gouvernorat. Il abritait plusieurs familles, dont celle d’un gendarme. Le sinistre s’est déclaré aux environs de 16 heures, faisant plusieurs dégâts matériels.

Amadou Camara, un des témoins de la scène, a expliqué comment le feu a été maitrisé en présence des sapeurs pompiers, qui n’ont rien fait. « C’est entre 15h et 16h qu’on a constaté la présence du feu dans la maison de notre voisin. On a vite informé les sapeurs-pompiers qui sont aussitôt venus. Ils ont tout fait, mais leur moteur a refusé de s’allumer. Alors nous les jeunes, nous nous sommes battus pour maitriser le feu qui s’était déjà propagé pour réduire en cendre le contenu de la maison », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Abdoulaye Bangoura, professeur de Mathématiques au lycée du 28 septembre de la commune urbaine, dit avoir tout perdu. « Je ne peux pas estimer sur place ce que le feu vient de consumer. Mais, j’ai presque tout perdu. Mes dossiers depuis que je suis enseignant, les documents, les papiers de mes enfants, ma dépense et beaucoup d’autres choses sont brûlés chez moi », a-t-il fait savoir.

Le gendarme Amadou Camara, en service à l’escadron mobile numéro 7 de Kindia, l’une des victimes de l’incendie, se montre fataliste. « Honnêtement, je ne sais quoi dire. J’ai perdu beaucoup de choses. Avec mon état-là, je ne peux même pas les citer. Mais, ce n’est rien. Parce que c’est Dieu qui a fait son travail ».

Interrogé sur l’incapacité des sapeurs pompiers à allumer leur moteur, le gendarme se montre également fataliste. « Tu sais, je ne peux pas dire beaucoup de choses sur ça. Je ne peux pas dire que c’est leur faute ou leur négligence. Parce que quand on les a appelés, ils sont venus, même s’ils n’ont pu rien faire à cause de leur moteur. L’homme doit savoir que tout ce qui doit arriver arrive forcement. Les sapeurs-pompiers, leur moteur était tout neuf aujourd’hui, mais ils ne pouvaient rien faire pour cet incendie ».

L’origine de cet incendie n’est pour le moment pas connue et les victimes ont passé leur première nuit d’hier vendredi à la belle étoile.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Labé : le FNDC chez l’imam Badrou Bah (avec vidéo)

12 octobre 2019 à 9 09 51 105110

Une délégation de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) s’est rendue dans l’après-midi d’hir, vendredi 11 octobre 2019, au domicile de l’imam de Labé, Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses pour rassurer du caractère pacifique des manifestations projetées à compter de ce lundi, 14 octobre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Après les salutations d’usages, il est revenu à Thierno Moussa Diallo, président de la cellule FNDC du quartier Madina, relevant de la commune urbaine de Labé, de prendre la parole pour expliquer l’objectif de la visite et introduire le député Cellou Baldé, comme chef de mission.

Thierno Moussa Diallo, président de la cellule FNDC du quartier Madina

« C’est le député Cellou Baldé qui dirige la délégation ici. Nous sommes informés que la coordination nationale du FNDC a lancé un mot d’ordre de manifestation parce que le président a dit que c’est le peuple qui est souverain. Nous savons que ces manifestations sont prévues dans tout le pays et à l’extérieur partout où le FNDC est représenté. Nous avons décidé alors de venir vous informer que les antennes locales du FNDC nous avons planifié une sortie le lundi. Cette manifestation va se dérouler à Labé ici comme d’habitude. Ce n’est pas pour détruire, bastonner ou lancer des pierres », a-t-il indiqué.

Prenant la parole à son tour, le député de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a commencé par préciser que c’est Al Habib Bah, coordinateur régional du FNDC qui dirige la délégation.

« Il est du devoir des responsables et tous les membres du FNDC de venir, même si nous savons que vous l’avez déjà appris par voie de presse, vous informé que la structure ambitionne de répondre à l’appel à manifester lancé sur le plan national. Mais, vous êtes nos parents, ce qui se trame est une contradiction, quand une chose est objet de polémique, il faut du tact, en chercher des solutions, consulter les notables à ce sujet. Comme l’a dit mon prédécesseur, chez nous ici à Labé, l’objectif c’est de faire comme on a l’habitude de le faire. Que Dieu soit loué ! Ce sont des hommes d’expériences issus des organisations de défense des droits de l’homme, des partis politiques qui ont initié ces manifestations. Le plus souvent, les manifestations de déroulent bien, en raison des concertations qui se font autour » a ajouté le député de Labé qui, par la suite, a demandé des bénédictions pour la réussite du programme du FNDC et pour le maintien de la paix dans la cité.

Madame Hawa Kouayaté, responsable des femmes du FNDC-Labé

De son côté, Mme Hawa Kouayaté, a, au nom des femmes FNDC de Labé promis à l’imam Thierno Badrou Bah qu’il n’y aura aucun problème sur le terrain, même en cas de provocation.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour .com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Enseignement supérieur : plusieurs responsables d’universités et instituts remplacés

12 octobre 2019 à 9 09 21 102110

Dans un décret lu dans la soirée d’hier, vendredi 11 octobre 2019, à la télévision nationale, le président de la République a procédé à des remaniements au sein de plusieurs institutions d’enseignement supérieur du pays. Des recteurs, directeurs généraux et secrétaires généraux entre autres, ont été remplacés.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les différentes nominations effectuées par le chef de l’Etat.

Université de N’zérékoré

Recteur : Dr Oumar Keïta, précédemment directeur général de l’institut supérieur des Mines et Géologie de Boké.

Université de Kindia

Recteur : Dr Daniel Lamah, précédemment secrétaire général de l’Université de Sonfonia

Secrétaire général : Dr Mamadou Bilo Doumbouya, enseignant-chercheur à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

Université de Sonfonia

Vice-recteur chargé des études : Professeur Momoya Sylla, ancien secrétaire général de l’Université de Labé

Secrétaire général : Dr Campel Doumbouya, précédemment vice-doyen de la faculté des sciences sociales

Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké

Directrice générale : Dr Diaka Sidibé, précédemment directrice générale adjointe du centre mines et sociétés (Banque mondiale) de l’institut des Mines et Géologie de Boké, chef de département à l’autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement, la formation et la recherche (ANAC).

Institut supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Kountia

Directrice générale : Professeur Djenabou Barry, précédemment directrice générale adjointe du centre d’excellence de prévention et contrôle des maladies transmissibles (Banque mondiale), du laboratoire de recherche de la société démocratie et développement durable à l’Université de Sonfonia.

Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire de Dalaba

Secrétaire général : Professeur Mamadou Alpha Baldé, enseignant-chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : les dix ans du Volontariat Français célébrés au CCFG

12 octobre 2019 à 0 12 08 100810
Kourouma Ramatoulaye Camara, Cheffe de cabinet du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Les volontaires Français évoluant dans des divers domaines en Guinée ont célébré le dixième anniversaire de France Volontaire ce vendredi, 11 octobre 2019, à Conakry. C’est le Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG), qui a servi de cadre à cette cérémonie, présidée par l’ambassadeur de France en Guinée, Jean Marc Grosgurin, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette fête a connu la présence des représentants des structures nationales et internationales de volontariat en Guinée, des représentants du Système des Nations Unies, des structures d’accueil de volontaires, etc.

SE. Jean Marc Grosgurin, ambassadeur de France en Guinée

Dans son discours, l’ambassadeur de France en Guinée, Jean Marc Grosgurin, dira que le Volontariat Français évolue dans 55 pays. « France Volontaires regroupe près de 40 associations et fondations de quatre ministères différents : ministère des Affaires Etrangères, de l’Education, de l’Agriculture, du ministère du Commerce, aussi les coopérations de développement, Agence Française de Développement (AFD) et plus de 10 collectivités territoriales sont engagées à des degrés divers dans cette démarche. Le Volontariat Français est représenté dans 55 pays dans le monde avec plus de 15 000 volontaires qui remplissent des missions de coopérations de développement ».

Au delà de ces chiffres, dit monsieur Grosgurin, le volontariat participe à la construction d’une citoyenneté active et contribue à l’appropriation par les citoyens des enjeux de défis du développement durable. «Le volontaire travaille au renforcement de la cohésion sociale. Il offre ainsi un signe d’espace d’épanouissement individuel et collectif, il contribue au développement des sociétés plus fortes et dynamiques ».

Par ailleurs, l’ambassadeur de France en Guinée a laissé entendre que dans les prochaines années, la Guinée demeurera une destination privilégiée du Volontariat Français. « Cette journée d’anniversaire que nous célébrons est une occasion d’échange sur le devenir du volontariat. Comment faire évoluer le concept de volontariat ? Comment l’adapter aux enjeux de demain ? Comment contribuer au développement d’un volontariat sud-sud ? Durant les prochaines années, la Guinée demeurera une destination privilégiée du Volontariat Français… »

Ismaëla Diagne, secrétaire général de France Volontaires en Guinée

Le secrétaire général de France Volontaires en Guinée, Ismaëla Diagne, a souligné dans son intervention qu’il y a des défis énormes qui justifient cet engagement au volontariat. « Ce défi, il se pose à nous tous. Qu’on soit autorité publique, organisme de coopération, organisme de volontariat, il s’agit de répondre aux défis de la quantité. Comment on y répond ? Il faut qu’on travaille tous collectivement pour qu’on puisse mettre des dispositifs robustes dans le pays qui permet de déployer le maximum de jeunes et les mettre dans les situations d’engagement avec des missions de qualité. Il faut que les partenaires accompagnent cet effort, ce mouvement, parce qu’il y a une vraie demande au niveau nationale. Le deuxième défi, c’est le défi de la qualité. Il ne faut pas simplement faire le quantitatif et le nombre, il faut que les missionnaires permettent aux jeunes aussi de se réaliser professionnellement. Pour qu’à la fin de leur parcours, qu’ils puissent se réinstaller et réinvestir leur savoir faire au service de leur pays » a-t-il laissé entendre.

De son côté, madame Kourouma Ramatoulaye Camara, Cheffe de cabinet du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a fait savoir que le volontariat occupe aujourd’hui une place importante en Guinée. « Le volontariat occupe aujourd’hui une place importante dans le processus de développement de la Guinée où un grand nombre de volontaires sont sur le terrain et ils interviennent dans des divers domaines auprès des communautés et dans diverses structures. En 2019, nous comptons 584 volontaires nationaux, avec l’agence nationale de volontariat jeunesse, et 17 153 avec la Croix Rouge guinéenne, 170 Peace Corps américains, 141 volontaires Français et 86 volontaires des Nations Unies. C’est en 2018 que le gouvernement guinéen a reconnu la contribution des volontaires dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable », a-t-elle précisé.

Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires en Guinée

Pour sa part, Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires en Guinée, a énuméré les secteurs dans lesquels les volontaires évoluent. « Nous évoluons dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’agroforesterie, de l’environnement, de la santé, la sécurité alimentaire, etc. »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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