Kindia : la réponse du FNDC aux promoteurs d’une nouvelle constitution

4 octobre 2019 à 18 06 46 104610

C’est une réponse du berger à la bergère. Au lendemain d’une conférence organisée hier, jeudi 03 octobre 2019, par des promoteurs d’une nouvelle constitution à Kindia, l’antenne locale du FNDC a répliqué ce vendredi. Le mouvement est descendu dans les rues de la commune urbaine pour distribuer des tracts disant NON à tout changement de l’actuelle constitution, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

« Le FNDC-KINDIA dit NON AU 3ème MANDAT ; PAS DE REFERENDUM ». Ce sont les slogans écrits sur les papiers de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution à Kindia. Les membres du mouvement opposé à un changement de l’actuelle constitution qui devrait déboucher sur un troisième mandat pour le président Alpha Condé, ont sillonné la ville pour distribuer ces tracts et sensibiliser les citoyens à rejeter toute idée de changement de constitution.

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia

Selon Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, l’objectif est d’empêcher l’actuel chef de l’Etat de rester au pouvoir au-delà de ces deux mandats légaux. « Nous sommes dans la ville pour distribuer nos tracts pour mettre la population sur la ligne rouge, afin de dégager le président Alpha Condé du pouvoir avant 2020 s’il tentait d’aller vers un 3ème mandat. Parce que c’est un projet toxique et malsain pour la population guinéenne. Nos T-shirts, nos tracts, nos pancartes, nos banderoles, ce sont nos armes de guerre, et nous allons les utiliser par tous les moyens constitutionnels pour dégager Alpha Condé du pouvoir d’ici 2020 s’il ne renonce pas à ce projet de 3ème mandat.

Ceux qui ont tenu hier la conférence en faveur d’un référendum ici, ils ont mobilisé les gens soi-disant pour les former en entrepreneuriat jeune. C’est dans la salle qu’ils les ont fait porter des T-shirts avec le slogan OUI au référendum. Et, les autres sont venus boycotter la rencontre parce que l’objectif a été détourné. C’est pour dire que le gouvernement et le clan mafieux qui entourent Alpha Condé sont dans une situation délicate, extrêmement compliqué, parce qu’ils ont peur de dire clairement ce qu’ils veulent à la population à la base », soutient l’activiste de la société civile.

Abdourahamane Diallo, membre de FNDC Kindia

Abdourahmane Diallo, également membre de FNDC Kindia, est l’un des volontaires qui étaient sur le terrain. « On nous avait dit qu’en Guinée, il y a des consultations nationales qui ont commencé avec le Premier ministre qui est le promoteur du dialogue social, et que personne ne devait sortir pour dire ni oui, ni non au 3ème mandat ou à la nouvelle constitution pendant cette période. Mais, au même moment, nous voyons des gens qui quittent Conakry dans les véhicules 4X4 qui viennent dire oui au référendum. Nous aussi, on ne peut pas rester dans ce calme olympien pour continuer à suivre cette fausse instruction du Premier ministre. Un dialogue qui ne rime pas d’ailleurs avec la position du président Alpha Condé, qui a demandé clairement à ses partisans de se préparer pour le référendum. C’est pourquoi nous sommes sortis exprimer notre opposition à leur projet et dire aux habitants de Kindia de s’y opposer fermement », a-t-il laissé entendre.

A noter que cette campagne de sensibilisation et de distribution de tracts s’est déroulée sans aucun incident.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Mausolée de Karamoko Alfa Mo Labé : Elhadj Cellou Daka a rejoint sa dernière demeure

4 octobre 2019 à 18 06 20 102010

Comme annoncé dans l’une de nos éditions précédentes, le désormais ex secrétaire fédéral de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le regretté Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo a été inhumé ce vendredi, 04 octobre 2019, après la grande prière hebdomadaire, au mausolée de Karamoko Alfa Mo Labé, en présence du président de son parti, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, entouré de plusieurs autres proches collaborateurs venus de Conakry et des fédérations de la région, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Chef de quartier de Daka I, ancien président de la délégation spéciale de la commune urbaine, secrétaire fédéral de l’UFDG et membre du bureau exécutif national de la Fondation Karamoko Alfa Mo Labé, Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo était un baobab dans le Labé. Il souffrait de diabète et de tension quand, à 86 ans, il a répondu à l’appel du Tout Puissant Allah, aux environs de 21 heures, hier, mercredi 02 octobre 2019, à Conakry.

La triste nouvelle de son décès est tombée comme un couperet à Labé où il est réputé franc et sincère assumant toujours ses prises de position tranchée, sur le plan social et dans l’arène politique. On lui reconnait le mérite d’avoir réussir à mettre fin au conflit intra religieux lié l’hostilité de chef religieux de la place à l’ouverture de certaines mosquées construites par des wahhabites considérés comme minoritaires dans la région.

Toujours est-il que le conseil des anciens de Labé a décidé qu’il soit inhumé au mausolée de Karamoko Alfa Mo Labé, fondateur de la cité et ancêtre de l’illustre disparu. La cérémonie a mobilisé un grand monde dont une forte délégation de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), conduite par son président, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne et comprenant plusieurs autres membres du bureau exécutif national et du conseil politique du parti.

On notait aussi la présence des maires de certaines villes de la Moyenne Guinée accompagnés de fortes délégations de leurs bureaux fédéraux. Sans oublier le président du Parti du Renouveau et du Progrès (PRP), Rafiou Sow, pour le compte de l’opposition guinéenne.

En raison de ce qu’il a incarné pour la Fondation Karamoko Alfa Mo Labé, cette structure a organisé une cérémonie de lecture du Saint Coran à la mémoire du regretté Elhadj Mamadou Cellou Daka Diallo.

Par ailleurs, une importante délégation de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), conduite par les membres du bureau exécutif national du parti de Bah Ousmane résident à Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO et Elhadj Mamadou Bano Bah accompagnés de leur nouveau secrétaire fédéral, Elhadj Mamadou Dian Barry s’est rendue, dans la matinée de ce vendredi, 04 octobre 2019, au domicile du défunt pour les condoléances d’usage.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Consultations nationales : voici la lettre du Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée

4 octobre 2019 à 17 05 53 105310

« S’agissant du débat constitutionnel… Nous vous dirons que nous sommes opposés à toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse ».

A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

CHEF DU GOUVERNEMENT

Objet : Propositions pour la Jeunesse

Monsieur,

Le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée a appris avec surprise par voie de presse votre volonté de prendre en compte les préoccupations des acteurs socio économiques qui ne se sont pas exprimé lors des consultations nationales initiées par le président de la République. C’est pourquoi, monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, étant donné le court temps accordé á nous acteurs n’ayant pas pris part á ces consultations de si haute importance pour l’avenir de la nation, on se tâchera d’être plus bref et plus précis possible.

Ainsi, monsieur le Premier ministre, avant de vous faire part brièvement de nos préoccupations en tant que structure de la jeunesse œuvrant pour la défense des intérêts des jeunes en particulier et ceux de la nation en général, nous vous exprimons notre plus grande désolation sur le fait que dans son discours appelant á des consultations nationales, le premier magistrat du pays n’a pas associé la jeunesse á une telle démarche.

Excellence monsieur le Premier ministre Chef du gouvernement, s’agissant de nos préoccupations, nous jeunes de Guinée évoluant dans le Collectif des Jeunes Démocratiques de Guinée, voici ce que nous vous demandons de transmettre au chef de L’État.

1) Nous demandons que des décisions concrètes et sincères soient prises pour rassembler tout le peuple de Guinée autour des valeurs républicaines et qu’on donne á chaque citoyen sa place dans la société non pas par son appartenance ethnique, politique ou religieuse mais par son mérite.

2) Nous demandons que soit banni par des dispositions réglementaires sévères tout acte d’ethnocentrisme dans toute la vie de la nation.

3) Nous demandons que les jeunes soient associés á toutes prises de décision concernant leur avenir et celui de la nation.

4) Nous demandons que toutes les conditions soient réunies pour une employabilité á grande échelle de la jeunesse.

5) Nous demandons que les vrais jeunes (25ans á 35 ans) répondant aux critères intellectuels requis soient promus á des hauts postes de responsabilité.

6) Nous demandons que des formations régulières soient organisées á l’intention des jeunes évoluant dans tous les secteurs clés de la nation.

7) Nous demandons que le patriotisme soit instauré et enseigné dès l’élémentaire.

Voilà, excellence monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, si brièvement exprimé notre souhait pour la jeunesse de Guinée, en attendant d’autres opportunités pour s’exprimer plus largement et de façon détaillée sur toutes les questions d’ordre national.

S’agissant du débat constitutionnel, bien que vous auriez dit qu’on parle de tout dans ces consultations sauf de ça, si on devrait donner notre point de vue sur ce sujet, nous vous dirons que nous sommes opposés á toute décision qui pourrait compromettre la paix sociale et impacter négativement l’avenir de la jeunesse.

Veuillez agréer, monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’expression de notre très haute considération.

Pour le Collectif

Le Président

IRAHIMA KALIL DIALLO

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Vaccination : de nombreux acteurs en conclave pour une mobilisation des ressources endogènes

4 octobre 2019 à 16 04 09 100910

Le ministère de la Santé et ses partenaires, à travers le Programme Élargi de Vaccination (PEV), a organisé ce vendredi, 4 octobre 2019, à Conakry, un atelier de partage sur la stratégie de mobilisation des ressources endogènes pour la vaccination. Pendant plusieurs heures, les participants venus de la Guinée et de pays amis, ont échangé sur les différents thèmes axés sur la mobilisation des fonds pour relever la couverture vaccinale dans notre pays, qualifiée de faible, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’objectif de cette rencontre vise à réaliser avec des consultants, entre-autres, l’inventaire des ressources existantes et potentielles de financement du Programme Elargi de Vaccination (PEV), la disponibilité d’un plan de renforcement des capacités…

Dr Bachir Kanté, représentant du ministère de la Santé

Le représentant du ministère de la Santé, Dr Bachir Kanté, a expliqué le processus mis en œuvre pour rehausser la couverture vaccinale en Guinée. « Nous avons constaté que les ressources de la vaccination ne sont pas de façon optimum. Il y a le gouvernement qui prend une bonne partie, il y a nos partenaires qui nous accompagnent. Mais, nous nous sommes dit qu’il faut qu’on trouve une autre façon de trouver des moyens pour pouvoir avoir des ressources et des financements pour cette vaccination de façon endogène, c’est-à-dire au niveau national. C’est cet atelier-là qui va nous permettre aujourd’hui de voir quelles sont les stratégies que nous pourrons appliquer pour aboutir à cet objectif-là. Il faut que la couverture vaccinale soit rehaussée et aussi qu’il y ait une transparence de la gestion pour que les personnes en concertation voient que les stratégies qui ont été mises en place sont des ressources porteuses, pour qu’à l’avenir qu’elles puissent être pérennes ».

Pierre Ngom, représentant pays du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance

Pour sa part, le représentant pays du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en Guinée, Pierre Ngom, a estimé que cet atelier est d’une importance capitale dans le cadre de la recherche de financement pour la couverture vaccinale dans notre pays. « Cet atelier vient à point nommé pour restituer les résultats d’une consultation qui a été faite récemment au niveau national sur ce sujet-là. Donc, cet atelier est vraiment central à tous les efforts que le PEV fait ainsi que le ministère pour vacciner tous les enfants en République de Guinée. Nous nous attendons à ce qu’il y ait des échanges fructueux sur les résultats de cet exercice et aussi définir ce qu’il faut faire après les dispositions prises. Il faut qu’il y ait un plan d’action sur comment il faut aller de l’avant pour mobiliser les ressources endogènes dans le pays pour financer la vaccination », a t- il indiqué.

Dr Samah Yombouno, coordinatrice nationale adjointe du PEV

De son côté, la coordinatrice nationale adjointe du Programme Élargi de la Vaccination Guinée (PEV), Dr Samah Yombouno, a sollicité l’implication de tous les partenaires pour la réussite de ce projet. « La couverture vaccinale en Guinée est faible. La mobilisation de ces fonds, c’est vraiment pour relever cette couverture vaccinale dans nos différentes structures sanitaires. Au sortir de cet atelier, nous attendons l’engagement des différents partenaires, parce que nous voulons créer un partenariat public-privé par rapport à la vaccination. Nous avons déjà un partenariat avec la chambre de commerce, nous avons discuté avec eux et toutes les activités ont été déjà décrites », a-t-elle souligné.

Il faut rappeler que cette rencontre fait suite au forum organisé par le ministère de la santé sur la vaccination en 2017, qui a permis aux organisateurs d’établir une feuille de route sur des stratégies innovantes pour la mobilisation des ressources endogènes. L’atelier a regroupé des représentants de l’UNICEF, l’OMS, l’USAID, l’OIM, Orange Guinée, de la Société Civile guinéenne et des ministères partenaires comme le Budget, les Finances, l’Administration du territoire et le gouvernorat de la ville de Conakry.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire à l’ENI de Kindia : 01 seul apprenant sur 480 élèves-maîtres

4 octobre 2019 à 14 02 11 101110

La reprise des cours dans les écoles publiques guinéennes, hier jeudi 03 octobre, au compte de l’année scolaire 2019/2020, a été morose tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Les écoles de l’enseignement technique n’ont pas échappé à cette réalité où les apprenants ont brillé par leur absence. C’est le cas dans les écoles professionnelles de Kindia, tout aussi atteint par cette absence remarquée des élèves, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les responsables des écoles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kindia ont été pris de court par la faible affluence des élèves. De l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) au Centre de Formation Professionnel (CFP), en passant par l’Ecole Nationale de la Santé, le constat est le même. Les enseignants et encadreurs se sont présentés, mais les élèves eux ont boudé les salles de classes aussi bien pour hier jeudi que pour la matinée de ce vendredi 04 octobre 2019.

Lamine Kaba

A l’ENI de Kindia, il n’y a qu’une dizaine de personnes qui sont venues sur un effectif de 750. Selon Lamine Kaba, directeur de l’ENI, « ça peut faire une dizaine d’apprenants, toutes les options confondues, sur plus de 700 apprenants, qui est un effectif prévisionnel, parce que nous devons recevoir 450 bacheliers officiellement orientés ; et ceux qui ont postulé pour le concours d’accès à l’ENI sont au nombre de 350. Maintenant, ceux qui sont initialement en place en général, deuxième année Franco arabe, deuxième année Préscolaire, troisième année Préscolaire, donc 480, c’est l’effectif initialement sous nos mains et qui devrait répondre obligatoirement à l’ouverture. Parmi cet effectif, il n’y a qu’une dizaine de personne qui viennent depuis hier », a expliqué le directeur de l’ENI de Kindia.

Amadou Sara Diallo

Dans cette école, un seul élève était présent ce vendredi, deuxième jour de cours. Amadou Sara Diallo, professeur de Sciences et Technologies à l’ENI de Kindia, a dit que le règlement exige que le cours soit dispensé même si c’est un seul élève qui est présent. « Le règlement intérieur stipule que dès l’ouverture des classes, de commencer les cours, même si c’est un élève qui est présent en classe, car il a le plein droit de recevoir les cours. Par rapport à ça, puisqu’ il est là, il ne peut pas chômer parce que ses amis ne sont pas venus. Au moins il y a un élève. Donc, moi j’ai démarré mon cours avec lui. Cela va servir de leçon aux autres de venir demain ou après-demain. C’est une manière de motiver les autres à venir », a-t-il laissé entendre.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Inondation, insécurité, apparition des serpents… SOS pour les populations de Konkouré

4 octobre 2019 à 12 12 57 105710
Alpha Oumar Diallo, victime du projet Souapiti

Depuis la mise en eau du barrage hydroélectrique de Souapiti, les populations de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet (préfecture de Télimélé) sont dans le désarroi. Et, ces derniers jours, en plus de la montée des eaux du fleuve Konkouré, des insectes et des reptiles mettent à rude épreuve l’existence des populations encore présentes dans ce district, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Konkouré.

Comme on pouvait s’y attendre, la fermeture des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti a entrainé une augmentation du volume d’eau au niveau du fleuve Konkouré. Et, depuis quelques semaines, les populations impactées par le projet de construction de ce gigantesque barrage craignent d’être noyer par les eaux de ce fleuve. Et, les populations du district de Konkouré sont visiblement au premier plan.

Dans cette localité, située dans la sous-préfecture de Kollet, une grande partie des habitants ont été déplacés et réinstallés sur le site de recasement de Kondombof. Mais, certaines familles qui réclament une indemnisation (dont certaines en numéraire) vivent encore dans ce district.

Avec la crue qui a englouti certaines maisons (dont une boulangerie) et des cases sur les lieux, ces familles ont déjà les pieds dans l’eau. Mais, elles disent préférer être noyées que de quitter leurs concessions sans être indemnisées par le projet Souapiti. Un projet qui, ces derniers jours, semble avoir adopté une stratégie qui consiste à « diviser pour régner ».

Trouvé dans ce village où l’eau encercle déjà certaines maisons encore habitées, Alpha Oumar Diallo a confié que le projet Souapiti est en train de noyer les biens des gens dans le but de se dérober les indemnisations.

« Je demande au gouvernement de ne pas nous laisser avec les gens-là (les représentants du projet Souapiti). Ils iront dire au président de la République qu’ils ont tout satisfait ici ; mais, je demande au président d’envoyer une mission à Konkouré pour contrôler ce que les gens-là sont en train de faire ici. Parce qu’ils sont en train de noyer nos biens pour éviter les indemnisations. Il y a des maisons entières qui sont en train d’être englouties de l’autre côté, en brousse là-bas. On ne peut plus y accéder à cause de la montée des eaux. C’est comme ça qu’ils sont en train de faire disparaitre les biens des gens pour ne pas que le gouvernement sache qu’ils ont refusé d’indemniser les gens… Ils ont tué nos activités. Mais, le peu de biens que nous avons, nous demandons qu’ils nous remboursent. Qu’ils ne nous augmentent rien ; mais, qu’ils nous indemnisent pour qu’on puisse quitter ce lieu », a indiqué Alpha Oumar Diallo.

Toujours assis devant sa boutique, Mamadou Dian Diallo a essuyé, en début de cette semaine, une petite inondation dans sa concession. Une inondation qui n’a ébranlé en rien la détermination de ce vieil homme de 67 ans.

Mamadou Dian Diallo, victime du projet Souapiti

« L’autre fois, c’est le ministre de l’Energie qui est venu nous voir. Il a dit qu’il va envoyer une équipe chez nous… Cette équipe est venue nous voir en fin de semaine dernière. Dès que l’équipe est rentrée, ils ont libéré l’eau sur nous. L’eau est entrée dans toute ma maison. Mais, ils n’ont qu’à garder une chose en tête, à moins qu’ils me tuent, je ne sortirai pas d’ici avant d’être indemnisé. C’est eux qui nous ont dit de partir. Nous, on ne pensait même pas à ça. Et, si avec ça ils ne veulent pas nous rembourser, ils vont nous tuer ici. Mais, nous ne bougerons pas d’ici », a réitéré à Guineematin.com le doyen Mamadou Dian Diallo.

Pendant qu’on s’entretenait avec monsieur Diallo, un serpent est sorti de l’étendue d’eau qui était devant nous. Ce reptile qui a suscité les cris d’affolement de quelques femmes et des enfants qui se trouvaient sur les lieux, s’est dirigé dans un bâtiment inhabité. Et, c’est dans ce bâtiment complètement décoiffé qu’il sera tué par les jeunes.

Selon les habitants, ce reptile n’est pas le premier à apparaître dans ce lieu qui se fait avaler petit à petit par les eaux du fleuve Konkouré. « Depuis que l’eau a commencé à monter, nous assistons tous les jours à des apparitions de serpent ici. Même les animaux ont peur d’être noyés », lance une femme qui détenait un bâton en main.

« Si un serpent comme celui-ci te trouve en train de dormir, tu ne te réveilleras jamais », ajoute un jeune, faisant remuer ses lances pierres. Il fait partie du groupe qui vient de triompher du serpent qui a mis un terme à notre entretien avec monsieur Diallo.

Dans ce district où les habitants ont du mal à dormir, la concession de madame Haoulatou Diallo est quasiment encerclée par les eaux. Actuellement, c’est une seule route qui mène à cette concession occupée par une famille de douze membres. Il nous a fallu contourner pour y accéder, la route du marché et celle qui passe derrière cette concession étant désormais complètement bloquée par les eaux.

Seulement, en plus de la montée sans cesse des eaux et l’apparition inattendue des serpents, les habitants de Konkouré font face à des insectes piquants qu’on leur dit être des moustiques. « Depuis que l’eau a commencé à monter, on constate une présence massive de moustiques. Voyez les petites plaies sur mes pieds et les boutons sur mes bras. C’est l’œuvre de ces moustiques-là », a confié Abdoulaye Diallo, un des fils de madame Haoulatou Diallo.

Avec des bleus sur les pieds et les bras, ce jeune craint aussi l’insécurité dans ce village où ils n’ont plus de voisin direct. « On a des biens, de la marchandise… et, on a peur d’être attaqué par des bandits. Car, si on est attaqué, il n’y a personne pour nous secourir. On est vraiment inquiet ici. C’est pourquoi, on demande aux gens-là (du projet Souapiti) de nous indemniser afin qu’on puisse quitter ce lieu qui est devenu un danger pour nous », a plaidé Abdoulaye Diallo.

Abdoulaye Diallo, victime du projet Souapiti

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Sécurité à l’aéroport de Conakry : entre interrogations et inquiétudes…

4 octobre 2019 à 12 12 29 102910

La découverte du corps sans vie d’une personne « d’origine sub-saharienne » le 30 septembre 2019 sur la trappe de l’atterrissage d’un avion de la compagnie Royal Air Maroc (RAM) à Casablanca, en provenance de Conakry, a créé l’émoi dans l’opinion publique. Au-delà de l’émotion, cette découverte relance le débat sur les conditions de sécurité de l’aéroport international de Conakry Gbessia à un moment où des menaces de toutes sortes pèsent sur la sous-région ouest africaine.

Les autorités guinéennes ont beau rassuré que la lumière sera faite sur ce drame, mais l’inquiétude demeure quant aux conditions de sécurité à l’aéroport de Conakry Gbessia. « Trois experts guinéens ont été dépêchés au Maroc pour se joindre à l’équipe d’enquête… les enquêtes seront diligentées aux fins de faire toute la lumière sur l’identité de la victime, les causes et les circonstances réelles de ce drame », tentait de rassurer le ministère des transports au lendemain du drame.

Pourtant, une source proche du dossier a confié à Guineematin que les demandes de relevés des cameras de surveillance faites par la partie marocaine n’ont pas reçu de suite favorable. Selon nos informations, l’aéroport de Conakry ne dispose pas de suffisamment de cameras de surveillance pour couvrir tout le périmètre, qui s’étend sur 10 kilomètres. « Les responsables de la RAM ont sollicité auprès des autorités aéroportuaires les relevés des cameras de surveillance. Mais on leur a signifié qu’il n’y en avait pas, et qu’il y avait un projet dans ce sens. On leur a fait savoir que ce sera fait l’année prochaine. C’est dans le budget prévisionnel », apprend-on d’une source très introduite dans le milieu.

Toujours est-il que l’on se demande comment ce passager a pu se retrouver là. Défaillance du système de surveillance ? Négligence ? Complicité ? Cette énigme sera-t-elle résolue ? Combien d’enquêtes ont été ouvertes dans ce pays sans jamais se refermer ?

Au-delà de ce souci, l’aéroport de Conakry est confronté à d’autres défis qui inquiètent à plus d’un titre. « Certaines habitations du côté de Gbessia Port sont aujourd’hui collées au mur de l’aéroport. Un vrai danger pour une structure qui veut ouvrir une ligne Conakry-New York. Il y a des ordures qui sont amassées à l’intérieur de l’aéroport, charriées par les eaux de ruissellement. Des canaux d’évacuation des eaux usées traversent les lieux de part en part et sont obstruées. Malgré l’existence d’agents de sécurité et d’une brigade canine, les gens peuvent s’introduire quelques fois dans l’enceinte sans qu’on ne s’en rende compte », poursuit notre interlocuteur, sous le sceau de l’anonymat.

Cette situation met en lumière les nombreux dysfonctionnements au sein de l’aéroport de Conakry, miné à un moment par un scandale de détournement portant sur 4 milliards de francs guinéens. L’ancien Directeur Général de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), Oulaba Kabassan Kéita, avait été épinglé dans ce dossier par un rapport d’audit qui faisait état de « non-conformité entre certaines dépenses effectuées et les autorisations budgétaires validées par le Conseil d’Administration de la SOGEAC ».

Limogé de ce poste et nommé conseiller à la présidence de la République, Kabassan Oulaba Kéita aurait été sommé de rembourser les montants présumés détournés. Un huissier avait été mis à ses trousses, muni d’une sommation interpellative de payement, pour rendre à César son dû… L’on s’interroge d’ailleurs aujourd’hui sur ce qu’il en a été.

Pendant ce temps, malgré la nomination d’une nouvelle équipe dirigeante à la SOGEAC, les conditions de sécurité à l’aéroport de Conakry ne rassurent pas à un moment où la sous-région ouest-africaine est sous la menace du terrorisme, du trafic de drogue et des êtres humains, de la circulation des armes légères et de petit calibre….

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Rentrée scolaire à Kankan : 2 élèves au lycée Almamy Samory Touré

4 octobre 2019 à 11 11 34 103410

La reprise des cours dans les écoles guinéennes a été peu suivie dans la journée d’hier jeudi, 03 octobre 2019. La ville de Kankan n’a pas échappé à cette triste réalité. Malgré la présence des encadreurs et des enseignants dans les différentes écoles, les élèves ont brillé par leur absence, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les élèves de Kankan ont boudé les cours dans la journée d’hier jeudi, consacrée à l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2019/2020. L’atmosphère était morose à l’occasion de cette reprise des cours. Elle a été caractérisée par une absence notoire des apprenants.

N’fally Sidibé

Cette situation est déplorée par les nombreux chefs d’établissement rencontrés par notre reporter. Selon N’fally Sidibé, proviseur du lycée régional Almamy Samory Touré, il n’y a que trois élèves qui ont répondu à l’appel. « Chez moi ici, onze (11) sur onze (11) encadreurs ont répondu à l’appel. Côté enseignant, seize (16) du lycée et huit (8) du collège programmés étaient tous là. Ce matin, avant la montée des couleurs, tous les enseignants étaient en place. Mais très malheureusement, je n’ai reçu que trois (3) élèves… Les élèves n’étant pas venus en grand nombre, on a dit à ceux qui sont venus d’aller informer leurs camarades que les cours ont débuté ».

C’est le même constat qui se remarque au lycée du 3 avril de la commune urbaine. En raison de la faible affluence, Mamadu Sayon Konaté, Professeur d’Economie Politique, a beau rassemblé les élèves dans une salle, il n’a pas 10 apprenants. « Vous voyez bien que les élèves n’ont pas répondu massivement à l’appel. Ici dans cette classe, il y a les élèves de 2 salles réunies, Terminale Maths A et B. Mais malgré cela, ils ne sont qu’au nombre de 8. Nous professeurs par contre, nous sommes venus massivement pour donner cours », a-t-il affirmé.

La même atmosphère morose a été constatée, un peu partout dans les écoles de la commune urbaine de Kankan. Même au sein de celles qui relève du secteur privé. Les encadreurs d’écoles pointent surtout du doigt les parents d’élève. « Cet état de fait, c’est la faute des élèves et des parents d’élèves. Parce qu’on ne peut pas accuser d’emblée les élèves. Bien qu’ils soient la cible, mais ils sont au niveau des familles. Ce manque de mobilisation au niveau des élèves dépend des parents d’élèves. Las parents sont informés. Si malgré cela les élèves ne viennent pas, c’est que les parents sont responsables », accuse un encadreur d’une école privé qui a préféré garder l’anonymat.

A signaler aussi que les élèves de Kankan ont toujours boycotté la rentrée des classes quant elle intervient en milieu de semaine.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire morose, comment réussir cette nouvelle année ? Le DPE de Dubréka à Guineematin

4 octobre 2019 à 10 10 39 103910
Mohamed Lamine Touré « Kounda », Directeur Préfectoral de Dubréka

A l’occasion de la rentrée scolaire qui a eu lieu officiellement hier, mercredi 03 octobre 2019, le directeur préfectoral de l’éducation de Dubreka a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu dans la préfecture. Mohamed Lamine Touré « Kounda » est revenu sur le constat qui a prévalu sur le terrain en cette première journée, mais aussi sur les dispositions prises pour la réussite de cette nouvelle année scolaire.

Décryptage !

Guineematin.com : la rentrée scolaire était prévue ce mercredi, 03 octobre 2019, en Guinée. Mais, celle-ci n’a pas été effective à Dubreka tout comme dans les autres villes du pays, en raison de l’absence des élèves dans les écoles. Votre réaction par rapport à cette situation.

Mohamed Lamine Touré : ma réaction, c’est que ça ne peut faire plaisir à personne. Ça ne fait pas plaisir à un administrateur scolaire de voir que les élèves à peu près boudent l’école à la rentrée scolaire. Mais, on peut expliquer ça un peu à travers certaines réalités que nous avons connues dans le temps. Quand vous ouvrez l’école en pleine semaine, vous verrez une certaine lenteur de la part des enfants pour rejoindre l’école compte-tenu du fait que la semaine a avancé. Ils diront que nous n’aurons qu’un à deux jours pour être à l’école, pourquoi ne pas attendre lundi ? C’est mal comprendre le système puisque nous évoluons avec un calendrier scolaire qui démarre ses activités le premier jour de la rentrée. Il est bien que les parents sachent, que les élèves sachent, que c’est dès le premier jour de la rentrée que l’on commence à mettre en œuvre les instructions pédagogiques du département.

Le facteur le plus remarquable, c’est que l’autorité nous dit, faites une rentrée effective. La rentrée effective signifie que les enfants sont en classes, les maîtres ou professeurs sont en place, et les cours ont effectivement démarré. C’est ce qu’on appelle rentrée effective. Vous avez remarqué qu’en ce qui nous concerne, nous avons fait l’essentiel, c’est-à-dire que les professeurs et les enseignants de l’élémentaire ont massivement répondu, les encadreurs administratifs scolaires sont en place. Et je crois qu’à partir de là, on peut tout de suite dire que l’appel du ministre a été bien entendu. Parce que c’est là où le commandement existe. Et le commandement a fait son travail, et les commandés ont bien répondu.

Guineematin.com : on sait que l’année dernière le système éducatif guinéen a été perturbé par les grèves déclenchées par le SLECG. En tant que première autorité éducative de Dubréka, est-ce que vous craignez des situations de ce genre cette année encore ?

Mohamed Lamine Touré : moi, je ne sens pas de menace de grève. Vous savez que la vie est évolutive. Et, autant que la vie évolue, autant les esprits évoluent, autant les consciences se mettent en place. Et, chacun de nous a su l’impact négatif que le fait que les enfants aient boudé les classes, que les enseignants aient séché les cours, l’impact que cela a produit au système éducatif, tout au moins à l’année scolaire 2018-2019. Je crois que quand on fait une étude introspective, hier nous étions en réunion avec monsieur le ministre, qui a nous rendus responsables de tout cela. Et, il aurait même dit que même lui, il est impliqué par rapport à ça. Mais, moi je me suis dit que les personnes les plus responsables, c’est nous qui sommes au niveau opérationnel.

C’est qu’à l’instance des décisions, même si quelque part nous nous sommes consultés, nous partageons les embryons de décisions. Mais, les instructions viennent d’en haut vers nous. Et donc, nous avons la charge de superviser, d’encadrer, mais aussi de transmettre les connaissances. Si à ce niveau, nous refusons de transmettre les connaissances, nous sommes les premiers fautifs. Et les fautifs au centre de l’événement, au centre de l’échec, nous sommes là, nous qui sommes au niveau opérationnel. Menace de grève, je n’en crois pas. Parce que tous les enseignants sont conscients aujourd’hui que c’est parce que l’école a été troublé, la quiétude est partie de l’école, les enfants n’ont pas étudié de façon paisible, les cours n’ont pas été dispensés comme cela se devait, de façon paisible, de façon à ce que les enfants puissent les assimiler, ce qui a causé l’échec écrasant de l’année passée.

C’est pourquoi, je dis aux gens, n’allez pas à la catastrophe. C’est la valeur vénale, c’est la valeur actualisée de l’école comme le disent les économistes. On ne peut pas faire évoluer le système éducatif en un an. Mais, l’année 2018-2019 a connu des perturbations, et les résultats de ces perturbations sont ce que nous avons vu. Les conséquences, on les a vus à travers le taux de réussite. Remettons nous à la tâche, que chacun des acteurs se réconcilie avec soi-même et que l’on voit en face l’avenir des enfants. Hier, le ministre a mis les gens en confiance, il a dit que personne ne sera touché à tort. Ils n’ont qu’à aller dans les écoles, avec confiance. Et nous donnerons le temps au temps pour que l’administration puisse réagir aux conditions de vie des enseignants, pour qu’eux syndicats, réajustent les armes pour voir en face l’avenir des enfants afin que cette année et les années qui suivront se passent paisiblement pour rehausser les défis.

Guineematin.com : quelles sont les dispositions qui ont été prises par vos soins pour le bon déroulement du programme scolaire ?

Mohamed Lamine Touré « Kounda », Directeur Préfectoral de Dubréka

Mohamed Lamine Touré : pour le bon déroulement du programme scolaire, j’avoue que lorsque nous avons fait une étude introspective, les autorités du département, les autorités au niveau déconcentré, après l’analyse qui a été faite, nous nous sommes dit que nous sommes fautifs. Cela, parce que les enseignants par endroits, certains n’ont pas la capacité requise pour donner du bon produit. Alors, le ministre a proposé au gouvernement de faire un effort pour trouver des fonds afin que certains enseignants soient renforcés par rapport à leurs capacités. Donc la première chose, c’est que dans le sens de la qualification de l’école, dans le sens du renforcement de la qualité de l’enseignement apprentissage, nous avons donc commencé par renforcer la qualité des enseignants.

Il y a deux semaines ou plus que les enseignants sont en train de renforcer leurs capacités. Il y a 15 jours que les enseignants, en dépit de leur congé, ils ont fait un don de soi en s’accordant 15 jours pour aller suivre des formations. Et j’avoue qu’hier, le ministre a dit qu’il souhaitait que cela impacte positivement au réinvestissement, pour la qualité du taux de réussite qui a transgressé l’année dernière. Donc ça, c’était les dispositions par rapport au renforcement des capacités dans l’objectif de l’amélioration de la qualité de l’enseignement.

L’autre chose, c’est que nous avons cherché à recadrer le cadre de vie, le cadre environnemental là où les enfants étudient afin que les bancs soient à l’état d’une proprété absolue pour que les cours se passent normalement. Et, les communautés ont été mobilisées par rapport à ça, les encadreurs scolaires ont été mobilisés par rapport à ça. Toutes les écoles étaient prêtes à recevoir les enfants aujourd’hui et les cours auraient effectivement démarré. D’ailleurs, dans certaines écoles, les cours ont effectivement démarré, dans d’autres c’est clopin-clopant.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, quel est votre mot de la fin ?

Mohamed Lamine Touré : le dernier mot, c’est par là où vous avez commencé. Je voudrais que la presse et la population accompagnent l’école. Et comment la presse va accompagner l’école ? C’est sensibiliser la couche enseignante, c’est sensibiliser les partenaires sociaux qui enclenchent les problèmes de faire en sorte que les enfants puissent étudier paisiblement. Donc ces enfants sont à sauvegarder, l’avenir de la nation est à sauvegarder. Et l’avenir de la nation se sauvegarde à travers l’école, l’enfance, parce que c’est eux l’avenir de demain.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Dubreka

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Insolite : un maître coranique jugé pour viol sur un jeune garçon

4 octobre 2019 à 10 10 23 102310

Un procès inédit s’est ouvert ce jeudi, 03 octobre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. C’est un maître coranique qui est poursuivi pour le viol d’un garçon de 13 ans qui se trouve être son talibé. L’acte s’est passé au quartier Sonfonia, dans la commune de Ratoma. A la barre, le prévenu a partiellement reconnu les faits articulés contre lui, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

M.B.S, le maître coranique mis en cause dans cette affaire, reconnaît avoir ôté le pantalon du jeune S.B. et avoir touché à son sexe « par simple curiosité ». Mais, il assure qu’il ne l’a jamais pénétré comme le prétend la partie civile. « Le vendredi, 27 septembre 2019, après la lecture du coran, je suis allé avec S.B. et un autre jeune dans ma chambre pour leur remettre des maillots. L’un d’eux a pris un maillot et il est sorti. Je suis resté avec S.B. dans la chambre. Je lui ai demandé d’enlever son pantalon, il l’a fait. J’ai alors joué avec son sexe. Après, je lui ai remis 10 mille francs guinéens comme frais de transport. Mais, il n’y a pas eu de pénétration ni d’éjaculation comme prétend la partie civile », a assuré le prévenu.

Des explications loin de convaincre l’avocat de la partie civile. Maître Amadou Oury Diallo a aussitôt répliqué en lui demandant pourquoi il n’a pas demandé à l’enfant d’enlever son pantalon devant les autres talibés. « Il n’allait pas l’accepter. C’est pourquoi je l’ai fait rentrer dans la chambre », répond le maître coranique, estimant qu’il n’a rien fait de grave. « J’ai violé les principes de l’islam. Mais, je ne l’ai pas abusé sexuellement. J’ai touché seulement son sexe par curiosité », s’est-t-il défendu.

Mais, la mère de S.B, l’enfant victime de ce présumé viol, va balayer d’un revers de la main la version du prévenu. Appelée à la barre, la dame a narré sa version des faits. « Ce jour, S.B. est revenu à 18 heures à la maison. Dès son retour, il m’a dit : maman, aujourd’hui Oustaz m’a fait quelque chose. Il m’a emmené dans sa chambre, il a fermé la porte et il m’a intimé d’enlever mon pantalon. Quand j’ai enlevé mon pantalon, Oustaz a manipulé mon sexe. Il a enlevé lui aussi son pantalon et il m’a dit de sucer son sexe. Il a tenté de me pénétrer par derrière et a éjaculé sur moi. Après, il m’a dit de nettoyer, je l’ai fait. Il m’a remis 10 mille francs guinéens comme frais de transport et m’a dit que si je raconte ça à quelqu’un, il va me maudire », a-t-elle expliqué.

Explication suffisante, selon le conseil de la partie civile, pour établir la culpabilité du mis en cause. Le monde à l’envers, estime maître Amadou Oury Diallo. « Nous vivons dans un monde à l’envers. Normalement, les maîtres coraniques remplacent les érudits et les érudits remplacent les prophètes. L’enfant a été envoyé à l’école de M.B.S. pour apprendre le coran. Mais, au lieu de lui enseigner les principes de l’islam, il a fait le contraire en abusant sexuellement son élève. Si les garçons ne peuvent pas échapper aux agressions sexuelles dans son école, ce ne sont pas les fillettes qui seront à l’abri. Donc aujourd’hui, les chefs de familles se demandent où envoyer leurs enfants pour assurer leur éducation », a fait observer l’avocat, avant de demander au tribunal de condamner le prévenu au payement d’un franc symbolique.

De son côté, le procureur Daouda Diomandé a rappelé que ce maître coranique a plus de 50 élèves dans son école. Il s’interroge alors si S.B. est le premier à avoir été victime d’un tel abus de sa part ou si d’autres en avaient été victimes auparavant. « Il a manipulé le sexe de l’enfant et il a tenté de le pénétrer par derrière. Cet acte impudique, ignominieux est au-dessus de l’entendement. C’est un acte contre la morale prévu et puni par l’article 274 du code pénal guinéen. C’est pourquoi, je vous demande de le condamner à 3 ans d’emprisonnement ferme et une amende d’un million de francs guinéens », a requis le représentant du ministère public.

C’est dans ce contexte que le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le17 octobre 2019. En attendant, le maître coranique poursuit son séjour à la maison centrale de Conakry, où il est détenu depuis le 1er octobre dernier.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Consolidation de la Paix, gestion de l’ANAFIC… le vice-maire de Gueckédou à Guineematin

4 octobre 2019 à 9 09 58 105810

Comme annoncé précédemment, le forum sur la paix et le dialogue a pris fin en début de semaine à N’zérékoré au compte de la région de la Guinée Forestière. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet « Appui au dialogue et participation politique inclusifs en Guinée », porté par l’Assemblée Nationale et le département de l’Unité Nationale avec l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le développement et le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme.

L’étape de Gueckédou a permis de lever un coin de voile sur les menaces pesant sur la paix dans cette préfecture et les moyens d’y remédier, a appris sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

En marge des travaux de ce forum, notre reporter s’est entretenu avec le premier vice-maire de Gueckédou Faya Jacques Millimouno. Selon lui, les problèmes qui menacent la paix dans sa municipalité sont de plusieurs ordres : le manque de concertation entre les différents acteurs, le manque d’emploi des jeunes, le retard de l’information portée auprès des autorités, le racket exercé par les forces de sécurité sur les jeunes…

Jacques Millimono, premier vice-maire de Gueckedou

En termes de solution, cet élu local estime que le dialogue est le seul remède aux nombreux défis de Gueckédou. « Au tour de la table, tous les problèmes posés se disputent et trouvent une solution. Le chômage dont on parle n’est pas l’apanage de Gueckédou. C’est un problème national. Nous faisons tout pour cultiver la paix et le dialogue dans notre ville et entre tous les citoyens», a expliqué Faya Jacques Millimouno.

En prélude aux prochaines élections, le 1er vice-maire soutient que les dispositions sont prises pour sensibiliser et cultiver la paix dans l’esprit de tout le monde et au niveau de tous les acteurs sociopolitiques pour éviter la violence et toutes les menaces sur la paix et la cohésion sociale.

Parlant des projets financés par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), ce Faya Jacques Millimouno a indiqué que la commune urbaine de Gueckédou a reçu plus de 2 milliards 100 millions de FG pour la construction de plusieurs infrastructures. « Comme projets, l’enveloppe a servi à la construction du marché de Gueckédou pour trois hangars, l’ouverture d’une route dans le marché, la construction de 32 kiosques toujours dans le marché, la construction du bureau du marché et de 2 blocs de latrines de six cabines au marché. Ce, en vue d’améliorer les conditions de vie et de travail de nos braves femmes qui sont régulièrement exposées à toutes les intempéries. Au départ, le devis qu’on avait fait était de six milliards de FG puisque nous voulions faire un marché à deux voire trois niveaux », a-t-il fait savoir.

En outre, le vice-maire s’est réjoui de l’avancée des travaux exécutés dans le cadre de l’ANAFIC à hauteur de 70%, alors que l’entrepreneur a reçu à date 30%. « L’argent-là sert à financer les travaux, à payer l’ingénieur conseil et l’agent de développement local recruté à cet effet. Mais, nous sommes heureux que ces travaux soient réalisés pour le bien de nos populations », a conclu notre interlocuteur.

De retour de la Guinée Forestière, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Conseil des ministres : voici le compte rendu de ce 03 septembre

4 octobre 2019 à 9 09 35 103510

Conakry, le 3 Octobre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 03 octobre 2019, de 10h à 13h, avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS 10, 17, 24 SEPTEMBRE ET 1er OCTOBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a invité le Ministre de la justice à poursuivre et intensifier les reformes au niveau de son département tout en veillant au respect strict des lois de la République, en vue de qualifier davantage le cadre légal dans lequel évoluent les Guinéens et les étrangers résidant en Guinée

Le Chef de l’Etat a exigé des Ministres en charge de la Jeunesse et du Budget le règlement à temps des subventions destinées au financement des activités du Fonds National d’Insertion des Jeunes (FONIJ)

Le Président de la République a instruit le Ministre en charge de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale de faire un recensement exhaustif des nombreuses avancées enregistrées dans le domaine de la protection des Droits Humains afin d’alimenter et mieux motiver le rapport national sur le 3eme Examen Périodique Universel (UPU) sur la Guinée, notre pays péchant souvent par un déficit de transmission des progrès significatifs réussis dans ce domaine, aux institutions internationales

Le chef de l’Etat a insisté sur le respect des dispositions règlementaires relatives au Contenu local, particulièrement à la notion de préférence nationale privilégiant dans certaines limites, les sociétés de nationalité guinéenne par rapport aux société de droit guinéen dans l’attribution de marchés publics

Le Président de la République a instruit les départements ministériels et les services publics concernés à diligenter la mise en place des filières de café, du cacao et de l’anacarde tout en procédant à l’homologation de prix bord champs incitatifs pour les producteurs et en règlementant les circuits de commercialisation et en organisant les chaines de valeur. Les départements en charge de l’agriculture, de l’Economie, du Budget et du Commerce sont invités à la mise en place de ces filières

Le Chef de l’Etat a instruit d’étendre la mission des Brigades mixtes chargées de l’interdiction des occupations illicites des domaines publics aux activités de contrôle liées à l’assainissement et à l’insalubrité de lemme qu’au contrôle de commercialisation de produits prohibés et médicaments et aliments périmés

Le Président de la République a demandé aux départements ministériels concernés de diligenter la formation professionnelle des jeunes destinés à l’exploitation des boulangeries en conteneurs déjà livrées afin d’en faire également des formateurs pouvant initier d’autres jeunes à cette activité

Le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de prendre à temps toutes les dispositions requises afin de garantir une réussite totale à la fête tournante de l’indépendance nationale qui sera célébrée en 2020, dans la région administrative de Kindia

Le Président de la République a informé le Conseil de la visite d’amitié que doit effectuer en Guinée à partir du 04 décembre prochain, le Président de la République d’Afrique du Sud, Mr Cyril Ramaphosa. Il a indiqué que les Chefs d’Etat du de Djibouti et du Kenya sont également attendus à Conakry au courant du mois de Décembre 2019

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des 10, 17, 24 septembre et du 1er octobre 2019.

Dans ce cadre, le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Fonction Publique de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration a soumis pour examen le projet de Loi portant Code de Conduite de l’Agent Public.

Il a indiqué que parmi les maux qui entravent l’efficacité de l’action publique et affectent la délivrance des services de qualité aux populations, figurent le manque de professionnalisme et le déficit d’intégrité morale et d’éthique professionnelle des agents publics.

Le Ministre a souligné qu’à l’examen de ces facteurs de déficience de l’action publique, il est apparu nécessaire de mener des reformes énergiques avec l’élaboration d’un code de bonne conduite en vue d’améliorer la gouvernance et lutter efficacement contre la corruption.

Il a indiqué que le présent code comprend 50 articles, chacun d’eux traitant de manière précise un élément particulier de la mise en forme de l’éthique publique.

Au terme de la Présentation, le Conseil a soutenu l’esprit de réforme qui guide le Ministre et approuvé le projet de code de bonne conduite de l’Agent Public

Le Ministre des Transports a soumis à l’attention du Conseil trois séries de documents pour approbation portant respectivement sur : la Lettre de Politique Sectorielle des Transport (LPST), le Plan de Déplacement Urbain de Conakry (PDU) et le Plan national de Sécurité Routière (PNSR).

S’agissant du Plan de Déplacement Urbain de l’agglomération de Conakry, il a indiqué que ce document a été soumis, après études, au Comité Interministériel pour l’Aménagement du territoire (CIAT), le 26 Juin 2019, sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Quant à la sécurité routière, il a rappelé que ce sont les Etats Généraux qui ont clairement ouvert la voie pour la mise en œuvre des cinq piliers du Plan National de Sécurité Routière.

Le Ministre a rappelé que dès la constitution du Gouvernement, le Premier Ministre a fixé à son département la responsabilité de trouver des solutions à la circulation routière dans la capitale. Ainsi, avec l’appui de l’équipe d’assistance technique du Projet d’appui au secteur des transports, financé par l’Union Européenne, son département a lancé l’étude d’un Plan de Déplacement Urbain (PDU) pour la mobilité dans la capitale.

L’étude a abouti à des recommandations dont entre autres :

La reconstruction d’un réseau de transport en commun multimodal desservant toute l’agglomération de Conakry ;
L’articulation des transports en commun avec un développement urbain résolument polycentrique, validé par l’étude du ‘‘Grand Conakry, vision 2040’’ ;
L’amélioration de l’efficacité économique des transports collectifs des communes de l’agglomération incluant CoyaH et Dubréka, en maitrisant les couts d’exploitation pour limiter les subventions d’Etat, par la création d’une Autorité Organisatrice du Transport Urbain de Conakry.

En ce qui concerne la sécurité routière sur le territoire, l’analyse a porté sur les cinq piliers reconnus par les Nations-Unies sur la base desquels son département a lancé un certain nombre de réformes comme le projet de code de la route, le décret de création de l’AGUISER.

A côté de ses réformes proposées, le Ministre a avancé des constats sur l’état de nos routes sur le manque des moyens alloués à la sécurité routière et à l’assurance des victimes des accidents de routes.

Afin de faire face à ces problématiques, le Ministre a soumis pour adoption, les résolutions issues de l’atelier de présentation du Plan de Déplacement Urbain de Conakry et les Etats Généraux de la sécurité Routière.

Au terme des débats, le Conseil a salué le travail remarquable fait par le Ministère des Transports et adopté les projets de Décret proposés. Le Conseil a également recommandé au Ministre de travailler à une base institutionnelle minimale afin de tenir la date de novembre prochain pour la tenue de la table ronde avec les bailleurs de fonds pour le financement des projets identifiés

Le Conseil reste par ailleurs attentif aux résultats de la rencontre entre le Ministère des Mines et le Ministère des Transports autour de la Loi ferroviaire

Le Gouverneur de la Banque Centrale a soumis pour examen le projet de Loi relative aux Bureaux d’Information sur le Crédit en République de Guinée.

Le Gouverneur a rappelé qu’en dépit des reformes monétaires et financières engagées ces dernières années, le système financier guinéen, à l’instar de celui de la plupart des pays en développement, ne joue pas encore pleinement son rôle dans le financement de l’économie.

Il a indiqué que les études menées ont montré qu’une des principales contraintes au développement du crédit bancaire en Guinée réside dans les difficultés que les institutions financières éprouvent à disposer d’information fiables cohérentes sur les demandeurs de crédit.

Il a souligné que ce bureau d’information sur le Crédit permettra de faciliter la prise de décision au niveau du financement, de réduire le taux des créances douteuses et litigieuses et de rendre encore plus accessible le crédit au profit des PME/PMI et des particuliers. Ce bureau permettra également d’améliorer le rang de la République de Guinée au niveau du classement « Doing Business » de la Banque Mondiale.

Au terme des débats, le Conseil a approuvé le projet de Loi à soumettre à la plus prochaine session du Parlement

Le Ministre chargé des Investissements et des Partenariats Publics Privés a fait une communication relative au Programme Millenium Challenge Corporation (MCC) : avantages, enjeux et défis.

Le Ministre a souligné que l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2040, passe nécessairement par la construction d’infrastructures solides et modernes. Le programme Millenium Challenge Corporation est l’une des solutions pour répondre à cette épineuse préoccupation du Gouvernement.

Pour cela, il faudrait être éligible au programme. Ainsi pour chaque pays candidat, l’éligibilité au programme du MCC est basée sur l’évaluation de vingt (20) indicateurs de performance de bonne gouvernance, de capital humain, de libertés politiques et économiques traités et notés par des institutions indépendantes.

Il a rappelé que le programme MCC offre aux pays sélectionnés deux types d’aide financière selon leur performance :

Le programme Seuil (Threshold)
Le programme Compact. Le montant moyen de cette subvention est de 350 millions de dollars US.

Il a précisé que pour être éligible au programme Compact du MCC, il faudrait un travail constant et un engagement sur plusieurs années. Pour y arriver, le Ministre a ajouté qu’il faudrait une forte volonté politique. Aussi les actions suivantes sont à mener :

Procéder à la vulgarisation dans la plupart des ministères des reformes ont été menées mais elles sont très peu vulgarisées,
Mener des réformes sur certains indicateurs,
Présenter un bilan sur la lutte contre la corruption et l’organisation d’élections législatives.
Le Ministre a rappelé que pour pouvoir évoluer dans le programme MCC, la stratégie du MIPPP a été de créer une unité de coordination avec pour unique objectif l’atteinte du programme seuil d’ici 24 mois. L’Unité de coordination a identifié huit (8) indicateurs sur lesquels elle travaille actuellement en étroite collaboration avec les ministères concernés en vue d’atteindre les objectifs du programme MCC

Au terme des débats, le Conseil a retenu la nécessité de coordonner les efforts des équipes travaillant dans l’amélioration de la perception pays. Qu’il s’agisse du CPI, du Doing Business ou du MCC.

Le Ministre des Mines et de la Géologie a fait une communication relative à la Mise en œuvre de l’Accord Intergouvernemental de Facilitation du Transport des Ressources Naturelles d’origine guinéenne via les infrastructures situées en territoire libérien, signé le 25 octobre 2013, entre la République de Guinée et la République du Libéria.

Il a rappelé que le dernier accord intergouvernemental conclu entre la Guinée et le Libéria pour l’évacuation de produits miniers guinéens par le territoire libérien est le Protocole de Facilitation du Transport des Ressources Naturelles d’origine guinéenne qui date de 2013.

Depuis son département a ouvert des consultations avec les autorités libériennes qui ont abouti au recrutement d’un consultant qui a rédigé l’accord d’Implémentation, visant à définir le mode opératoire détaillé du Protocole intergouvernemental du 25 octobre 2013. La partie libérienne a validé ces principes à la veille de la visite de travail et d’amitié que S.E.M. le Président de la République du Libéria a effectuée en Guinée en juillet 2019.

Ce projet d’Accord d’Implémentation est organisé en 5 chapitres et se fixe comme objectif général de promouvoir une utilisation partagée des infrastructures de transport au Libéria, et des objectifs spécifiques.

Le Ministre a indiqué que ce projet d’Accord d’Implémentation est à la fois suffisamment précis pour encadrer et faciliter la rapide concrétisation du passage de produits miniers guinéens par le territoire libérien, et suffisamment ouvert, afin d’élargir si nécessaire le champ de la coopération entre les deux pays au-delà des infrastructures existantes.

Au terme des débats, le Conseil a reconnu l’intérêt pour la partie guinéenne de privilégier la stabilité juridique dans les délais d’évaluation du contrat. Le Conseil a en outre approuvé le texte

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale a fait une communication relative à la Présentation du Rapport National sur le troisième Examen Périodique Universel (EPU) de la République de Guinée.

Le Ministre a rappelé que depuis son avènement, en 2010, à la magistrature suprême de la République de Guinée du Professeur Alpha Condé notre pays a retrouvé, progressivement et remarquablement, sa place d’antan comme Etat fréquentable capable de tenir ses engagements internationaux.

Il a souligné que c’est cette volonté ferme qui a abouti aux résultats dont entre autres :

La participation de la Guinée à toutes les rencontres internationales sur les droits de l’homme ;
La mise à jour de la Guinée en matière de dépôt des différents rapports devant les organes de traités des Nations Unies et de la Sous-région ;
Le passage de la Guinée pour les différents Examens Périodiques Universels (EPU) devant le Conseil des Droits de l’homme à Genève : EPU 2010, 2015 et 2020 ;
Le passage, en 2013 et 2018, de la Guinée devant le comité contre la torture des Nations Unies et ce après plus de 30 ans d’absence.

Le Ministre a expliqué que l’Examen Périodique Universel (EPU) est un mécanisme unique du Conseil des droits de l’homme ayant pour but d’améliorer la situation des droits de l’homme dans chacun des États membres des Nations Unies. Il consiste à examiner, dans les sessions de janvier/février, avril/mai et octobre/novembre, tous les cinq ans les réalisations des Etats.

Le résultat de chaque examen est un « document final » listant les recommandations faites à l’État examiné qu’il devra mettre en œuvre avant l’examen suivant.

Le Ministre a souligné que dans la perspective de ce troisième examen prévu en janvier 2020, son département a élaboré un rapport au nom de la Guinée comportant les avancées en matière de promotion et protection des droits de l’homme dans notre pays. Il ressort aussi les défis auxquels notre pays fait face dans sa perpétuelle volonté de mettre cette problématique au cœur de ses préoccupations.

Il a signifié au Conseil que l’adoption de ce rapport permettra sa soumission, en octobre 2019, au Conseil des droits de l’homme à Genève pour son examen en janvier 2020.

Au terme des débats, Sous réserve de la prise de ses observations, le Conseil a approuvé le texte

III. AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre du Budget a informé le Conseil de l’arrivée de la délégation du Fonds Monétaire International en République de Guinée. Il a invité le Ministère des Travaux et des Investissements à s’impliquer fortement dans les négociations.

Le Ministre des Transports a informé le Conseil des dispositions qu’il a pris suite au communiqué de la compagnie Royal Air Maroc faisant planer de fortes présomptions sur l’identité et l’origine du jeune homme mort retrouvé dans le train d’atterrissage d’un avion en provenance de Conakry.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a attiré l’attention du conseil sur la nécessité d’appliquer les mesures de contenu local aux projets de construction des infrastructures afin de favoriser la relocalisation des ressources.

Avant de lever la séance le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Absence des élèves dans les écoles de N’zérékoré : le DPE interpelle les parents d’élèves

4 octobre 2019 à 9 09 27 102710

Comme annoncé hier, la rentrée scolaire n’a pas été effective hier, mercredi 03 octobre 2019 en Guinée. Dans toutes les écoles du pays, la plupart des encadreurs et des enseignants ont répondu présent, mais les élèves de leur côté, ont brillé par leur absence. Une situation que le directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré déplore, imputant la responsabilité aux parents d’élèves. Moussagbé Diakité s’est confié au correspondant de Guineematin.com sur place, appelant l’APEAE à prendre ses responsabilités pour le retour des élèves en classes.

Moussagbé Diakité, directeur préfectoral de l’éducation de N’zérékoré

« Ce jour, 03 octobre 2019, le constat dans les écoles est que les enseignants sont venus en classes, mais les élèves ne sont pas venus en grand nombre. Ce qui prouve à suffisance que les APEAE doivent prendre leurs responsabilités. Si l’administration a pris ses responsabilités pour ouvrir les documents pédagogiques, établir les emplois du temps individuels et les emplois du temps de façon générale, je crois que l’APEAE aussi doit prendre toutes ses dispositions à travers tous ses démembrements pour que les élèves se présentent dans les écoles.

Donc, nous demandons à l’APEAE de prendre sa responsabilité pour mettre massivement les élèves en route pour l’école. Et, nous demandons aussi à tous les parents d’élèves de se mobiliser comme un seul homme pour envoyer les enfants à l’école. Pour que demain, les élèves soient massivement dans les classes parce qu’ils sont attendus maintenant par les enseignants, par l’encadrement scolaire qui sont tous présents dans les écoles », a dit le DPE de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 166 816/666 890 877

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Elections législatives : l’identification des électeurs commence ce vendredi à Yomou

4 octobre 2019 à 9 09 14 101410
M’Mah Dopavogui, présidente de la CEPI de Yomou

Dans la perspective des élections législatives prévues le 28 décembre prochain, les opérations de révision du fichier électoral s’ouvrent aujourd’hui, vendredi 04 octobre 2019, dans la préfecture de Yomou. C’est la présidente de la CEPI qui l’a annoncé ce jeudi à l’occasion de la cérémonie de remise des matériels devant servir à faire ce travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette cérémonie a eu lieu dans les locaux de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI). C’est monsieur Ségbè Béavogui, directeur des micros réalisations (DMR), représentant le préfet de Yomou, qui a procédé à cette remise des matériels aux responsables des différentes CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales) présents. La cérémonie a connu également la présence du maire de la commune urbaine et des responsables des services de sécurité de Yomou.

« Pour une question de transparente, je vous ai tous invités ici pour prendre part à la remise officielle des matériels pour l’identification des électeurs. Après cette remise, les opérations d’identification des électeurs seront lancées officiellement demain à 8 heures du matin. Ça sera à la maison des jeunes de Yomou pour la commune urbaine et dans les différentes CESPI de notre circonscription électorale », a déclaré M’Mah Dopavogui, la présidente de la CEPI de Yomou.

Mathieu Kpoghomou, maire de la commune urbaine

Mathieu Kpoghomou, le maire de la commune urbaine, a salué l’arrivée de ces matériels dans sa localité. Il promet de s’impliquer dans la sensibilisation des citoyens pour les mobiliser à participer à ces travaux. « Je remercie les membres de la CENI centrale, parce que sans ces matériels on ne peut pas faire la révision du fichier électoral. Les hommes qui doivent faire le travail sont déjà identifiés, ils sont formés, il ne restait plus que le matériel pour que cette activité importante commence.

Et si aujourd’hui nous sommes en face de ces fournitures et matériels qui permettront que l’activité soit effective, je pense qu’il faut se sentir heureux. Quant à nous, autorités communales, nous mettrons tout en œuvre pour que la population sache qu’il faut aller se faire enrouler. La sensibilisation va commencer dès ce soir par les crieurs publiques », a promis le maire de Yomou.

De son côté, Alpha Diallo, en service à la logistique de la CENI et qui a convoyé ces équipements à Yomou, a mis l’occasion à profit pour déplorer le mauvais état de la route qui a rendu sa mission difficile. « Je remercie le Tout Puissant Allah qui nous a conduit de Conakry jusqu’à Yomou sain et sauf et qui nous a permis de livrer les matériels à leur destination dans un bon état. Mais, il faut dire vrai, ce n’était pas une mission facile en raison du mauvais état des routes, particulièrement le tronçon N’zérékoré-Yomou. Cette route est devenue vraiment impraticable. Nous avons passé 7 heures sur une distance de 28 km. Je prie le ministre des Travaux Publics de faire face rapidement à cette situation », a-t-il plaidé.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Lola : « qu’est-ce qui menace la paix ici ? »

4 octobre 2019 à 8 08 53 105310
Préfet de Lola, Saa Yola Tolno

Une délégation composée de députés guinéens, d’experts des Nations Unies, de cadres du ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, de la Société Civile et du Groupe National de Contact a bouclé une tournée marathon axée sur la promotion de la paix, du dialogue et de la cohésion sociale.

Dans la préfecture de Lola, la mission a conféré avec les autorités et les acteurs sociopolitiques. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet « Appui au dialogue et participation politique inclusifs en Guinée », rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Après le souhait de bienvenue adressé à ses hôtes, le préfet de Lola, Saa Yola Tolno, s’est réjoui de cette initiative. « Nous remercions la délégation par rapport à l’importance du thème à débattre. Avec la présence de tous les acteurs sociaux, cela ne fera que nous aider à consolider la paix et la cohésion sociale dans notre préfecture », a souligné le Préfet.

En prenant la parole devant la cinquantaine de participants, Dr Jean Edouard Sagno, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée Nationale, a expliqué que ce projet repose sur cinq concepts-clés à savoir : la promotion de la paix, du dialogue, de la participation inclusive, la promotion de l’unité dans la diversité et le respect des droits de l’homme.

Selon Docteur Sagno, « nous venons à Lola aujourd’hui vous dire ce qu’est le projet et comment vous allez jouer votre partition. Avant d’être là, nous avons déjà fait quelques préfectures et nous sommes sur l’axe 4, celui de la Guinée forestière. Et dans chaque région naturelle, le projet a dépêché une mission et de façon simultanée. Ce, afin de permettre à nos populations d’être prêtes à promouvoir la paix et le dialogue avant, pendant et après les consultations électorale annoncées à la fin de cette année et en 2020 dans notre pays ».

Hadja Zénab Traoré du Groupe National de Contact

Pour sa part, Hadja Zénab Traoré du Groupe National de Contact a insisté sur les vertus de la paix. « C’est dans la paix qu’on peut célébrer les mariages, organiser des rencontres, tenir des conférences de presse ou faire des réunions comme ici. Le Groupe National de Contact est à l’écoute des populations pour qu’après ce tour d’horizon, qu’on sache où commencer. Pour le moment, nous sommes à l’écoute et au contact des populations », a-t-elle expliqué, tout en rappelant la complexité de la gestion des problèmes transfrontaliers entre les populations guinéennes, ivoiriennes et libériennes.

Honorable Fatoumata Binta Koïn Diallo

La députée Fatoumata Binta Koïn Diallo, élue sous la bannière de l’UFDG, a rappelé à l’assistance que rien n’est possible sans la paix. « Comme nous sommes venus vous expliquer les concepts clés de ce projet portant sur la paix et le dialogue, je voudrais que les participants nous disent quels sont les problèmes qui menacent la paix ici ? Et, quelles sont les solutions possibles pour sauver et consolider la paix à Lola. Je vous rappelle que rien n’est possible sans la paix. Sans la paix, il n’y a pas de développement. Sans la paix, on ne peut absolution rien. Et, je rappelle que sans justice, il n’y a pas de paix. Nous savons que Lola est une préfecture frontalière. Nous parlons des élections législatives qui arrivent. Généralement, avant, pendant et après chaque consultation électorale, c’est des problèmes. Mais, chacun de nous doit se rappeler que nous sommes tous les mêmes. Nous sommes tous d’Adam et d’Eve. La diversité ethnique, religieuse et autres, doivent nous permettre de consolider le tissu social et l’unité de notre pays. Pour cela, il faut qu’on s’écoute, qu’on se respecte, qu’on dialogue et que les conventions soient respectées », a sollicité la députée.

Honorable Anne Marie Mansaré

La députée Anne Marie Mansaré, du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, a invité les populations de Lola à travailler à la consolidation de la paix en toute circonstance. « Je vous demande de faire attention à la politique. Si la politique doit nous séparer et détruire les veilles amitiés, cela ne serait pas bien. Moi je vous demande de dire non à la guerre et oui à la paix », a plaidé l’Honorable Anne Marie Mansaré.

Honorable Christian Sinata Touré du groupe parlementaire Alliance Républicaine

Le député uninominal de Lola, chef de la délégation, Christian Sinata Touré, du groupe parlementaire Alliance Républicaine, a demandé aux participants d’être les messagers de la délégation auprès des populations de Lola. « Lola, comme toutes les préfectures de la Guinée, a besoin de se développer et d’aller de l’avant. Pour cela, il nous faut la paix, la compréhension entre les différentes couches sociales. Je vous demande de rester chacun comme apôtre de la paix pour le bien de notre préfecture ».

Au nom des participants, Elhadj Ibrahima Sylla du RPG-AEC a soutenu que Lola est un modèle de paix. « Notre présence ici traduit cette réalité. Tous les sages sont là. Et un sage ne ment pas. Le message qu’on vous confie ici pour toute l’Assemblée Nationale, c’est que nous avons un Préfet modèle. Je pense que chacun devrait s’inspirer de l’exemple de Lola. S’il y a un problème, c’est tout le monde qui se retrouve dans le dialogue pour trouver la solution. C’est pourquoi la paix règne à Lola. Nous sommes entre deux frontières, ce n’est pas facile, mais notre Préfet a réussi à ramener la paix et la quiétude à nos frontières. Il faut le féliciter… ».

La cérémonie a pris fin dans une atmosphère festive et clôturée par des prières et bénédictions pour le bien de tout le pays.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Paix et cohésion culturelle en Haute Guinée : OCPH et WANEP-Guinée magnifient le bilan de leurs actions

4 octobre 2019 à 7 07 26 102610

L’Organisation Catholique pour la Promotion Humaine (OCPH) en consortium avec WANEP Guinée (West Africa Network Peace Building) est au terme de son projet intitulé « Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité ». Une initiative mise en place en partenariat avec Catholique Relief Service (CRS) sous financement de l’Agence Américaine pour le Développement Internationale (USAID) pour une période de deux ans. C’est pour faire le bilan de ce projet en Haute Guinée que ses initiateurs ont organisé un point de presse ce jeudi, 03 octobre 2019 dans la ville de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il a été question au cours de cet échange avec les médias des avancées enregistrées dans l’exécution de ce projet intitulé « projet de Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité ». Un projet mis en œuvre par Catholique Relief Service dans trois communes de Conakry et en Haute Guinée.

Selon nos informations, c’est au total 68 localités qui sont ciblées dans les 7 zones d’intervention du projet à savoir : Conakry (communes de Matam, Matoto et Ratoma) et Haute Guinée (Kankan, Siguiri, Kouroussa et Dinguiraye).

Oua-Oua Célestin Dramou, coordinateur du projet Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité

Selon Oua-Oua Célestin Dramou, coordinateur du projet Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité, « sept (7) plateformes ont été créées avec un total de 245 membres, soit 35 par localité pour conduire les activités de sensibilisation, de plaidoyer, mobilisation sociale et de collecte d’information sur les conflits. Ensuite, les 245 membres des 7 plateformes sont formés à la médiation, à la prévention et à l’atténuation des conflits et à la cohésion sociale pour les activités de sensibilisation, de plaidoyer, de mobilisation sociale et de collecte d’informations sur les conflits ».

En termes de résultat, les leaders d’opinion ont été engagés efficacement dans la promotion de tolérance, la réconciliation et la coexistence pacifique. Les femmes ont également contribué à la réconciliation politique. Quant aux jeunes leaders, ils ont collaboré pour promouvoir des élections pacifiques, précisent les organisateurs.

Jonas Mamady Kamano, coordinateur national du projet Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité

Selon Jonas Mamady Kamano, coordinateur national du projet Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité, la Haute Guinée a été choisie comme cible à cause de l’existence massive des zones minières dans la région. « En Haute Guinée, on n’a pas ciblé toutes les préfectures. On a ciblé des zones où il y a une présence de mines. A Kankan, peut-être qu’il n’y a pas de mines, mais il y a des petits soulèvements ici », a-t-il laissé entendre.

Selon les organisateurs, la prochaine étape du projet devrait toucher la région de la Guinée Forestière.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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