Urgent : décès du syndicaliste Mamadou Mansaré (CNTG)

6 octobre 2019 à 18 06 22 102210

C’est une très mauvaise nouvelle pour le monde syndical guinéen ! Le camarade Mamadou Mansaré est décédé dans l’après-midi de ce dimanche, 06 octobre 2019, à Conakry, a appris Guineematin.com d’un de ses proches.

Secrétaire Général Adjoint chargé des affaires intérieures de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), monsieur Mansaré était également le président du Conseil d’Administration de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).

Il est à préciser que Mamadou Mansaré était le négociateur attitré de la CNTG de ces dernières années et ainsi signataires de très nombreux accords. Âgé d’environ 64 ans, le défunt est originaire de la sous-préfecture de Ouré-Kaba (préfecture de Mamou) ; mais, il a fait son école primaire à Kindia…

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille de ce syndicaliste très courageux et patriote, à la CNTG et à tout le peuple de Guinée.

Paix à l’âme de Mamadou Mansaré, amine !

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Manifestations anti 3ème mandat : ce qu’en disent certains guinéens

6 octobre 2019 à 17 05 18 101810

Ces derniers temps, les opposants au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat se font de plus en plus menaçants. Après Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, qui a appelé ses partisans à s’apprêter à descendre dans la rue, la coordination nationale du FNDC a annoncé aussi le début imminent des manifestations contre le projet de nouvelle constitution.

Ces menaces interviennent alors que toutes les manifestations de rues sont interdites dans notre pays depuis plus d’une année. Faut-il craindre alors de nouvelles violences dans les jours ou semaines à venir en Guinée ? Qu’en disent les citoyens de ce regain de tensions ? Un reporter de Guineematin.com a interrogé quelques habitants de Conakry.

Ousmane Diallo, sociologue

Ousmane Diallo, sociologue : tout bon guinéen doit s’opposer à tout acte qui mettra en jeu les lois de ce pays. Cela veut dire quoi ? Même si je ne suis pas membre direct du FNDC, mais je partage complètement leur position et je leur donne vraiment raison. Quiconque essaye vraiment de barrer la route au progrès, de développement de la démocratie, je ferai partie de l’équipe qui s’opposera à lui. Donc, je donne parfaitement raison à ceux qui veulent appeler à des manifestations contre un troisième mandat en Guinée. Car nous avons en face un pouvoir boucher qui ne veut pas comprendre.

La seule façon qui les amènera à comprendre, c’est la rue. La malchance de la Guinée est que dans l’opposition nous avons des intellectuels, des cadres et des gens qui veulent aider le pays à se développer. Par contre, ceux qui sont au pouvoir, c’est des semi-guinéens qui n’ont vraiment pas l’amour du pays. La seule façon de leur faire comprendre, c’est quand on fait recours aux manifestations de rues. L’actuel président, c’est la rue qui l’a envoyé au pouvoir. Et le peu de réalisations qu’il a eu à faire, c’est parce que les gens ont manifesté qu’il les a faites. Je lance un appel aux forces de l’ordre qui tuent les manifestants, pour leur dire que ces gens se battent pour le respect de la loi, ils se battent pour l’intérêt de tous les Guinéens.

Sékou Bangoura, ouvrier

Sékou Bangoura, ouvrier : chacun a son choix, c’est ça la démocratie. Mais moi personnellement, ma préoccupation actuelle, c’est de sortir le matin, aller chercher mon quotidien pour nourrir ma famille. L’ouverture des classes a eu lieu hier, beaucoup de parents n’ont pas encore trouvé les fournitures scolaires de leurs enfants. Donc moi, ce qui me préoccupe, c’est comment éduquer mes enfants pour leur permettre d’avoir un niveau comme les autres enfants. Maintenant, ceux qui veulent manifester, ils peuvent le faire sans déranger les autres qui sortent pour chercher leur quotidien.

Alhassane Touré, conducteur de taxi moto

Alhassane Touré, conducteur de taxi moto : si on change la constitution, forcément il y aura une quatrième République. Ce qui va permettre au président actuel de se présenter encore pour un nouveau mandat. Et moi, je ne suis pas d’avis avec ça. C’est pourquoi, je partage l’idée des manifestations de rues pour empêcher le changement de la constitution. Mais, que ces manifestations se fassent dans les règles de l’art et dans la paix. Car d’habitude, on enregistre beaucoup de pertes des vies humaines à l’occasion des mouvements politiques.

Harouna Bah, commerçant

Harouna Bah, commerçant : pour les manifestations, si c’est le seul moyen dont les opposants au troisième mandat dispose pour exprimer leur mécontentement, leur opposition à ce projet du pouvoir, moi je pense que c’est très bon de manifester. Mais, on sait qu’il y a eu beaucoup de manifestations qui sont soldées par des morts d’hommes dans notre pays. Donc, il serait préférable pour moi qu’ils trouvent une autre solution qui ne soit pas les manifestations de rues.

Parce qu’on a constaté qu’avec ces manifestations, ce sont les citoyens qui meurent ou qui sont blessés. Et, ce sont eux et leurs familles qui perdent. Lorsque vous prenez le cimetière de Bambeto, plus de 100 jeunes tués dans des manifestations de l’opposition sont enterrés là-bas, il n’y pas eu d’enquêtes sérieuses pour identifier et sanctionner les auteurs de ces crimes. Donc, j’appelle les jeunes à prendre conscience, car la politique c’est de la politique.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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Bijouterie : un métier qui comporte beaucoup de risques en Guinée

6 octobre 2019 à 13 01 22 102210

Ils sont nombreux à exercer le métier de bijoutier à Conakry. Une activité qui consiste à se servir de métaux précieux comme l’or et l’argent pour fabriquer des bijoux. Un métier, a priori rentable ; mais, pas pour tout le monde. Ceux qui exercent à Conakry se plaignent de plusieurs difficultés qui empêchent le véritable essor de ce secteur. Ils l’ont dit au micro d’un reporter de Guineematin.com qui est allé à leur rencontre.

Mamadou Djan Bah a sa bijouterie à Koloma marché. C’est là qu’il travaille et revend ses bijoux. Il pratique ce métier avec passion, mais non sans difficultés. Au nombre desquelles, la cherté de la matière première. « Les métaux sont chers : nous achetons 1 gramme d’or à 300 000 ou 350 000 francs guinéens. Alors que c’est ici qu’on extrait l’or. Le problème est qu’on exporte presque tout l’or qui est extrait chez nous. Sinon, ça n’allait pas coûter aussi cher dans le pays. Quant à l’argent, ça provient de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal. Nous achetons le gramme à 7500 et 8000 francs », a-t-il expliqué.

Mamoudou Bela Bah, communément appelé maître Kanté, pratique aussi ce métier depuis 1961 à Conakry. Aujourd’hui, il est le président régional de l’union des bijoutiers de la capitale. Mais, il souligne que les choses ont changé dans le mauvais sens au fil des années pour les bijoutiers guinéens. « Avant, lorsque nous nous étions jeunes, il y avait une boutique ici qui s’appelait Savanel. C’est là-bas où les gens s’approvisionnaient en or et argent.

Mais aujourd’hui, on n’a pas une boutique où acheter même un petit matériel de bijoutier. Seuls le charbon et le sel que nous gagnons en Guinée, tout le reste de nos outils de travail on l’exporte. Et puis, travailler avec les métaux précieux, (l’or et l’argent), ça comporte beaucoup de risques. Nous sommes souvent victimes de vols et d’arnaque », soutient-il.

Il déplore aussi le fait que les fonds octroyés aux artisans par le président Alpha Condé ne soient jamais arrivés au niveau des bijoutiers. « Le président de la République a donné de l’argent aux artisans, mais les bijoutiers n’ont rien vu de cet argent. Un commerçant ne doit pas partir à la place d’un bijoutier, un menuisier ou un tailleur. Chacun doit représenter sa corporation et avoir ce qui lui est destiné. Mais, ici on parle de l’argent pour soutenir l’artisanat, mais les artisans n’en profitent pas », a laissé entendre le président des bijoutiers de Conakry.

Pour faire face efficacement aux difficultés qu’ils rencontrent et permettre l’essor de leur secteur, Mamadou Yero Diallo, un autre bijoutier, l’implication des autorités du pays. « Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide pour que nous puissions évoluer dans ce domaine. Surtout de lutter contre la fabrication des bijoux de contrefaçon. Maintenant, même les bagues d’alliance, nous constatons que nos commerçants vont les commander en Chine et ils viennent les revendre en Guinée. Cela réduit notre clientèle, alors que ces bagues en provenance de Chine ne sont pas faites d’or et d’argent pures. La plupart sont des faux bijoux, mais ça nous fatigue nous les artisans locaux.

Nous demandons aussi la construction d’un centre artisanal pour les bijoutiers, nous sollicitons qu’il (l’Etat) nous aide à avoir des machines de fabrication de nouvelles générations, parce que nous travaillons avec des vieilles matériels, tels que le marteau, l’enclume, les pinces et autres. Tout ce que nous fabriquons aujourd’hui, nous le faisons à la main, alors que ce qui est fait à la main et ce qui est fait à l’aide d’une machine, les deux ne peuvent pas être les mêmes. C’est pourquoi les autres pays nous dépassent dans ce sens », a dit l’artisan.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Lycée GLC (Labé) : les décès de deux Profs de philosophie laissent un grand vide

6 octobre 2019 à 12 12 46 104610

En cette nouvelle année scolaire 2019-2020, le Lycée Général Lansana Conté (GLC) de Labé est confronté au grand vide laissé par les deux éminents professeurs de philosophie de l’établissement, Fodé Aboubacar Bangoura et Fodé Moussa Diané, décédés des suites de maladies, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le censeur du Lycée Général Lansana Conté, David Fara Yombouno pointe un doigt accusateur sur les parents d’élèves qui ont démissionné dans le suivi de la scolarité de leurs enfants. « Les parents d’élèves doivent aider pour la sensibilisation des élèves, pour leur dire qu’après trois mois de vacances, dans les conditions normales, le 3 octobre, ils devaient être dans la précipitation pour reprendre les cours, puisque nous évitons ce qui est arrivé l’année passée. L’année passée les cours n’ont pas démarré aussitôt. Mais, cette année, la date du 3 octobre ayant été respectée, les parents, de leurs côtés, devaient vraiment sensibiliser pour que le premier jour des cours que les élèves viennent. Au niveau des parents, il n’y a pas eu vraiment une grande mobilisation », a-t-il expliqué.

David Fara Yombouno, censeur du Lycée Général Lansana Conté

Parlant des préparatifs de cette rentrée scolaire, le censeur de Général Lansana Conté de Labé, David Fara Yombouno déplore aussi le retard accusé par les autorités scolaires dans la mise à disposition du matériel didactique. « Au niveau des autorités, par rapport au matériel qu’on devait recevoir, c’est seulement hier (ndrl vendredi, 4 octobre) que nous avons reçu quelques boites de craie, les règles, les compas, etc. Ce qui devait venir même une semaine ou deux semaines à l’avance. Parlant des cahiers, on ne peut pas préparer sans les cahiers. On parle d’ouvrir les registres, le cahier de contrôle des professeurs, le cahier de contrôle des professeurs dans la classe, maintenant, il y a aussi des registres à préparer. Si on envoie seulement le matériel deux jours après l’ouverture des classes, ça c’est une difficulté. Jusqu’à présent, on n’a pas pu entrer en possession des cahiers venus du département. Ça aussi c’est une difficulté » a-t-il regretté.

En ce qui concerne le personnel enseignant, notre interlocuteur a relevé une insuffisance de professeurs dans certaines disciplines comme la philosophie et les mathématiques. « Cette année, le Lycée Général Lansana Conté a enregistré le décès de deux professeurs qui enseignaient la même matière. C’est-à-dire la philosophie. Je veux parler ici de monsieur Fodé Aboubacar Bangoura qui enseignait la philosophie et tout dernièrement monsieur Fodé Moussa Diané que nous avons perdu et dans le même établissement. Cela nous a causé pas mal de difficultés. Ça veut dire que nous sommes en manque de professeurs par rapport à la philosophie. Ensuite les mathématiques, depuis que je suis arrivé au Lycée Général Lansana Conté comme censeur en septembre 2012, on a toujours eu des difficultés de professeurs. En mathématiques, on a toujours cherché à trouver par nos propres moyens un professeur pour venir compléter, parce qu’on n’a que deux professeurs de mathématiques titulaires qui sont là. Et vous savez que toutes les options font mathématiques. Nous avons besoin d’un professeur de mathématiques pour compléter à 3 parce que nous avons beaucoup d’heures de mathématiques », a-t-il prévenu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Enseignement supérieur : l’Université Nongo Conakry prête à démarrer les cours

6 octobre 2019 à 10 10 45 104510

La rentrée universitaire au compte de la session 2019-2020 est programmée pour le lundi, 07 octobre 2019, dans toutes les institutions d’enseignement supérieur public et privé de Guinée. A l’Université Nongo Conakry (UNC), dans la commune de Ratoma, les dispositions sont déjà prises par la direction pour le démarrage effectif des cours à la date indiquée. C’est en tout cas ce qu’a confié à un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 4 octobre 2019, Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études de l’UNC.

Les étudiants guinéens vont reprendre le chemin des universités et institutions d’enseignement supérieur dans moins de 72 heures. A l’université privée Nongo Conakry (UNC), une réunion s’est tenue dans ce cadre ce vendredi, 04 octobre 2019, entre le rectorat et les professeurs.

Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études

Selon Professeur Mawiatou Bah, vice-recteur chargé des études, « il fallait s’assurer qu’au niveau des départements et des facultés, que toutes les dispositions sont prises pour élaborer les emplois du temps et choisir les enseignants qui doivent dispenser les cours. Puisque là, on ne permet pas à n’importe qui d’enseigner chez nous. Les choix sont faits et doivent être validés par une commission. C’est ce que nous avons fait, nous avons cherché à valider les choix effectués par les départements sur les enseignants qui doivent être recrutés pour dispenser les cours cette année à l’Université Nongo Conakry. Cette phase terminée, les emplois du temps sont élaborés et sont déjà affichés. Chaque cours est déjà attaché à un professeur. Maintenant, au niveau de la scolarité, ils sont sur place depuis plus de deux semaines, c’est-à-dire depuis le 15 septembre 2019. Ils reçoivent les gens qui viennent pour prendre les fiches de renseignement sur les différents programmes et les opérations de réinscription ont réellement démarré chez nous de telle manière que nous espérons démarrer les cours le 07 octobre ».

Sur le plan des infrastructures, le Professeur Mawiatou Bah rassure que « toutes les infrastructures sont là, les tables-bancs ont été revus. Les tableaux sont prêts, la climatisation et la ventilation sont là. Les toilettes sont terminées et fonctionnelles, les ordinateurs ont été vérifiés par une équipe de maintenanciers. Tout est là pour que les cours démarrent exactement le 07 octobre 2019 ».

Malgré la non-orientation des bacheliers par l’Etat dans les universités privées depuis quelques années, Professeur Mawiatou Bah soutient que son université ne sera pas affectée par cette mesure. « L’UNC n’a pas créé ses infrastructures pour compter sur les étudiants que le gouvernement nous envoi. Nous offrons des formations, nous faisons des prestations à la communauté et là, nous nous sommes préparés conséquemment. Nous n’entendons pas fermer parce que l’Etat n’envoi pas chez nous. De toute façon, chaque année c’est plus de 600 ou 700 étudiants qui viennent », a-t-il fait savoir.

En ce qui concerne les améliorations apportées dans les programmes d’enseignement, le vice-recteur chargé des études à l’Université Nongo Conakry a confié qu’il y a des innovations. « Cette année, nous avons même soumis certains de nos programmes à l’évaluation externe. A l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) du ministère, nous avons déjà soumis deux programmes qui ont été évalués et qui ont réussi. Nous nous apprêtons maintenant encore à soumettre plus de cinq programmes à l’ANAQ. Justement, nous estimons que les contenus sont bons et les objectifs de formation qui y sont répondent vraiment à un besoin », a laissé entendre Professeur Mawiatou Bah.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Entrée universitaire : l’UNIC n’attend que les étudiants

6 octobre 2019 à 10 10 09 100910

La rentrée pédagogique dans les universités guinéennes est officiellement fixée au lundi, 7 octobre 2019. Les responsables des établissements ont déjà tout mis en œuvre pour que cette date soit respectée pour un démarrage effectif des cours. C’est le cas à l’Université Internationale Collège (UNIC) située à Lambanyi, dans la commune de Ratoma, où le recteur Fara Pascal Tonguino, a confié à un reporter de Guineematin.com que toutes les dispositions sont prises pour un bon démarrage des cours.

L’on s’active autour des derniers réglages dans les universités et institutions d’enseignement supérieur public et privé du pays pour une reprise effective des cours ce lundi, 07 octobre 2019. Le recteur de l’Université Internationale Collège (UNIC), interrogé par notre reporter, a laissé entendre que toutes les dispositions sont prises pour le bon démarrage des cours. « Au jour d’aujourd’hui, les emplois du temps sont pratiquement disponibles. Le personnel enseignant est également disponible pour les classes ciblées. Il reste aujourd’hui un seul maillon pour démarrer les cours. C’est la présence effective des étudiants. Pratiquement, nous sommes prêts pour démarrer l’année », a annoncé Fara Pascal Tonguino.

Fara Pascal Tonguino, recteur de l’Université Internationale Collège (UNIC)

Parlant de l’infrastructure, le recteur de l’UNIC a fait savoir qu’il y a suffisamment de place pour accueillir les étudiants. « Comme vous le constatez, l’établissement est très vaste. Toutes les salles de classes sont disponibles. Donc, il n’y a aucun problème. Le corps professoral est disponible, tout le personnel de l’encadrement est prêt, les salles sont disponibles ».

Revenant sur le programme universitaire, Fara Pascal Tonguino dira que « dans le respect du calendrier universitaire, les cours sont programmés pour le 7 octobre, puisqu’il faut respecter l’autorité. Mais, c’est le contexte qui va commander. Le paramètre étudiant est une référence de taille pour permettre de commencer effectivement les cours. C’est dans cette perspective, nous avons dit que nous projetons l’ouverture pour le 7 octobre. Mais, à partir du 7 octobre, nous allons demander à tous ceux qui viendront, personnels comme étudiants, de revenir le 14 octobre 2019 pour que le démarrage effectif des cours puisse avoir lieu à partir de cette date », a-t-il annoncé.

Pour ce qui est des nouvelles dispositions prises, le recteur a fait comprendre que cette année, l’université va offrir des tablettes aux nouveaux étudiants. « Cette année, la mobilisation va surtout vers les étudiants de la première année. Ceux de 2ème, 3ème et 4ème année, eux sont les produits de cette école. Eux, leurs soucis c’est de venir rentrer et suivre leurs cours. Maintenant, pour ceux de première année, tout étudiant inscrit à cette université aura droit à une tablette. Une tablette de qualité, toute neuve, que nous avons négociée avec Tecno », a-t-il lancé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/ 654 416 922

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Rentrée 2019 : voici l’état des préparatifs à l’université Mahatma Gandhi de Lambanyi

6 octobre 2019 à 9 09 50 105010

Comme annoncé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, la rentrée dans les universités et institutions d’enseignement public et privé est prévue demain, lundi 07 octobre 2019. A l’Université privée Mahatma Gandhi de Lambanyi, dans la commune de Ratoma, tout est fin prêt pour l’accueil des étudiants à la date indiquée. L’information a été révélée à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, octobre 2019, par le recteur par intérim, Aly N’Diaye.

Les responsables de l’Université Mahatma Gandhi n’ont pas attendu l’annonce des autorités pour se mettre à la tâche. Un travail avait été fait en amont depuis la mi-septembre pour une rentrée universitaire réussie. C’est ce qu’a laissé entendre Aly N’Diaye, recteur par intérim de ladite université.

Aly Diaye, recteur de Mahatma Gandhi

« Au niveau du l’université Mahatma Gandhi, comme il est de coutume, on a fait notre rentrée universitaire depuis le 16 septembre. Depuis ce jour, tout le personnel et l’encadrement sont sur place. A la suite de cela, on a mis une commission d’accueil, d’orientation et d’inscription de nos étudiants. Dans ce cadre là, on a instruit tous les chefs de départements, les doyens des facultés de concevoir les emplois du temps pour l’année universitaire en cours. A ce jour, tous ces emplois du temps sont prêts. La liste des cours est déjà paramétrée dans notre système de base de données, et nous sommes fin prêts pour le démarrage effectif des cours. Tous les professeurs déjà ont été consultés pour recueillir leur disponibilité et l’adapter en fonction du programme par rapport à l’emploi du temps. Donc, si les étudiants répondent à l’appel à partir du lundi 07 octobre, nous, nous sommes prêts à démarrer effectivement les cours » a-t-il annoncé.

Pour aller toujours vers la qualité et la performance, ajoute-t-il, « on a eu des séances de travail avec des professeurs venus de Sénégal avec qui on a travaillé sur l’amélioration continue de nos programmes d’enseignements. Ces programmes ont été validés, et c’est ce qu’on va appliquer à la rentrée. Ensuite, une commission est là pour permanemment recevoir, orienter les étudiants afin qu’ils puissent choisir en toute liberté les filières qu’ils veulent faire. Nous avons également un système de gestion automatisé des notes qui est de rigueur. C’est dans cette plateforme que toutes les inscriptions se font et de façon sécurisée » a précisé monsieur N’Diaye.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Collège Général Lansana Conté (Labé) : plus de 900 élèves utilisent les toilettes des riverains

6 octobre 2019 à 9 09 47 104710

En raison du manque de latrines au Collège Général Lansana Conté, dans la commune urbaine de Labé, les près de 900 élèves de l’établissement investissent les toilettes des concessions privées situées dans les parages pour se mettre à l’aise pendant que leurs professeurs font la queue devant la porte de l’unique cabine du lycée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Selon le principal du Collège Général Lansana Conté de Labé, Mamadou Adama Barry, la non reprise effective des cours dans son établissement, 3 jours après la rentrée des classes est liée à une habitude devenue une tradition chez les élèves guinéens. « Cette reprise a été plus ou moins effective, dans la mesure où les enfants ont pris l’habitude de ne répondre présents dans les écoles que le lundi. Quand l’ouverture coïncide au beau milieu de la semaine, pratiquement l’engouement n’est pas tel qu’on s’attend. Ce qui fait qu’on n’a pas eu assez d’élèves ici » a-t-il expliqué.

Mamadou Adama Barry, principal du Collège Général Lansana Conté de Labé

Le Collège Général Lansana Conté devrait recevoir au total cette année scolaire 918 élèves pour 10 groupes pédagogiques et 10 salles de classe. Mais, il est confronté à l’insuffisance de professeurs. « En géographie, on avait un professeur ici qui avait 20 heures. Il avait la charge de tout le collège. Malheureusement, il a fait valoir ses droits à la retraite. Depuis qu’il est parti, pratiquement il n’y a pas de remplaçant. On a négocié avec des jeunes étudiants diplomitifs qui nous aidaient et que l’APEAE a pris en charge. On avait un manquant aussi en physique. Au courant de l’année scolaire écoulée, il y a eu quelques remous ici. Ce qui a fait qu’on a muté le professeur qui avait les 10ème en charge. C’est l’ancien directeur des études. Depuis qu’il est parti, il n’y a pas eu de remplaçant. Là également, on a négocié avec un des professeurs du Lycée, en la personne de monsieur Samba qui nous a aidés. En histoire, on avait aussi un manquant de 14 heures. Là aussi, on a contacté quelques contractuels, une dame qui nous a aidés. L’année passée, on avait 5 contractuels pris en charge par les parents d’élèves. Quand on a posé le problème à la DPE, ils nous ont dit de rencontrer l’APEAE pour qu’ensemble on discute et qu’on trouve un terrain d’entente afin qu’ils nous aident à la prise en charge de ces contractuels » a-t-il ajouté.

Les acteurs concernés se sont alors entendu de faire des cotisations pour venir en aide à ces contractuels. « J’avoue qu’on n’a pas pu donner à ces contractuels la valeur du SMIG, mais puisqu’ils voulaient être employés ils nous ont accompagné », a-t-il révélé.

Parlant de l’infrastructure, le principal du collège, Mamadou Adama Barry estime que la construction de quelques salles de classe par l’Etat pourrait aider à réduire la pléthore des élèves dans les différentes salles de classe.

Par ailleurs, il a rappelé que son établissement est lui aussi confronté à un problème de latrines : « on a un effectif de plus de 900 élèves, on n’a pas de latrines pratiquement. Nous utilisons les latrines des voisins. Eux aussi, franchement, ils en ont assez. Imaginez, quand vous avez dans une concession scolaire comme ça plus de 800 élèves sans latrines, il va de soi qu’ils vont utiliser les latrines des voisins. Quant au moins 50 personnes fréquentent une concession, c’est quelque chose de très difficile », a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Collège Konkola (Labé) : des élèves privés de cours de mathématiques

6 octobre 2019 à 8 08 28 102810

Il y a 24 heures de cours de mathématiques non dispensées au préjudice de 3 salles de classe au Collège Konkola, où la Direction utilise, depuis 5 ans, un contractuel pris en charge par les parents pour les élèves qui en ont la chance, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

En attendant la reprise effective des cours au Collège Konkola, dans la commune urbaine de Labé, où les élèves refusent pratiquement de venir à l’école depuis le début de cette année scolaire, la direction des études est confrontée, depuis 5 ans, à une insuffisance de professeurs de mathématiques.

« Nous avons 13 groupes pédagogiques au Collège de Konkola, à savoir : 3 pour les 7ème Année, trois 8ème Année, trois 9ème Année et quatre 10ème Année pour 13 salles de classe opérationnelles. Au Collège de Konkola, les cours ne sont pas à mi-temps. C’est de 8h à 14 heures. L’effectif de l’établissement aujourd’hui est de 1.515 élèves dont 765 filles. Nous avons ici 24 heures de mathématiques non enseignées. Pour trois classes, il n’y a pas de professeur. Il y a aussi la vétusté des locaux comme vous le voyez ici » a expliqué le directeur des études du Collège Konkola de Labé, Mamadou Mouctar Barry.

Mamadou Mouctar Barry, Directeur des études du collège Konkola

Il convient de signaler les élèves de l’établissement qui reçoivent jusque-là les cours de mathématiques le doivent à leurs parents qui mettent la main à la poche. « Nous travaillons avec un contractuel communautaire que les parents d’élèves payent. Et cela, depuis 5 ans, ce trou est là. L’argent de l’APEAE que nous récoltons, il y a une clef de répartition. Dans cette clef de répartition, c’est dans la part de l’APEAE que nous prenons pour payer les contractuels » a-t-il ajouté.

Au cours de cette nouvelle année scolaire 2019-2020, l’établissement est aussi obligé de faire appel aux services d’un autre contractuel pour les cours de Biologie. Il sera question de combler le vide laissé par l’ancien principal du collège, Amadou Mouctar Diallo qui vient d’être muté à l’Inspection Régional de l’Education de Labé.

Avec cette situation qui se constate presque dans les établissements scolaires du pays, tous les ingrédients sont réunis pour que le fameux projet de changement de la constitution pouvant aboutir à un mandat supplémentaire pour le président Alpha Condé passe sans coup férir auprès des élèves et de leurs parents qui en ont assez de la mauvaise gouvernance scolaire en Guinée.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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