Banjul (Gambie) : voici ce que le forum des ONG demande au régime Alpha Condé

19 octobre 2019 à 23 11 16 101610
Le président Alpha Condé et son PM, Kassory Fofana, favorables à un changement de la constitution pour un troisième mandat

Ce samedi, 19 octobre 2019, 287 représentants d’Organisations non gouvernementales, venus de 36 pays, ont signé une résolution qu’ils comptent soumettre à la commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples. Tenu à « PARADISE SUITES HOTEL – KOLOLI, GAMBIE, ce forum des ONG a dénoncé les violations des droits de l’Homme en République de Guinée par le régime Alpha Condé, en quête d’un troisième mandat, ce que la Constitution guinéenne lui interdit.

En attendant la 65ème session ordinaire de la commission des droits de l’Homme et des peuples (qui se déroulera du 21 octobre au 10 novembre à Banjul), le forum s’est penché sur le cas particulier de la Guinée où dix citoyens (au moins) ont été tués, les leaders du FNDC arrêtés, emprisonnés et jugés pour avoir appelé à des manifestations pour la défense de la constitution…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’essentiel de cette résolution :

Rappelant son mandat de protection et de promotion des droits de l’homme et des peuples en vertu de la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples (la Charte Africaine) ;

Réaffirmant l’importance fondamentale du droit des peuples à participer librement à la direction des affaires publiques de leurs pays et à choisir librement leurs dirigeants, garanti par l’article 13 de la Charte Africaine et d’autres instruments internationaux fondamentaux des droits de l’homme ;

Gardant à l’esprit les objectifs et principes énoncés dans l’Acte Constitutif de l’Union Africaine, en particulier, en ses articles 3 et 4 qui soulignent l’importance de la bonne gouvernance, de la participation populaire, de l’Etat de droit et des droits de l’homme ;

Se référant aux Lignes directrices sur la liberté d’association et de réunion pacifique en Afrique de mai 2017 de la CADHP ;

Se référant encore aux Lignes directrices sur le maintien de l’ordre lors des réunions en Afrique de mars 2017 de la CADHP ;

Préoccupée par la situation actuelle en Guinée en matière de libertés démocratiques notamment la liberté de manifestation et de réunion pacifique ;

Particulièrement préoccupée par les évènements récents en République Guinée qui se sont soldés par des atteintes à la vie, à l’intégrité physique des personnes, à des arrestations, aux détentions arbitraires de manifestants pacifiques et la séquestration à domicile de certains responsables de partis politiques de l’opposition ;

Encore préoccupée par la loi adoptée le 25 juin 2019 sur l’usage des armes par la Gendarmerie Nationale avec toutes les conséquences susceptibles de d’en découler notamment sur les droits et les libertés fondamentaux ;

Considérant le défaut de suites judiciaires à la majorité des plaintes déposées devant les juridictions nationales par les victimes et la société civile en rapport avec les violations des droits de l’homme dans le pays ;

Considérant que l’impunité traumatique en cours en République de Guinée depuis des décennies et qui ne cesse de persister et de s’aggraver aujourd’hui et qui prédispose au crime de demain ;

Davantage préoccupée par l’irrespect du calendrier républicain avec le report constant des échéances électorales essentiellement motivé par des calculs politiques ;

Considérant l’imminence des échéances électorales présidentielles de 2020 en Guinée dans un contexte d’accumulation des contentieux électoraux non épurés à l’image des élections locales du 4 février 2018 ;

Préoccupée par la récurrence des violences occasionnées par les velléités de modification de la loi fondamentale aux fins de prolongation de mandats présidentiels ;

La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en appelle au gouvernement de la Guinée :

  1. A Mettre fin aux actes et faits de séquestration en cours en République de Guinée ;
  2. A libérer immédiatement les leaders politiques et de la société civile arbitrairement arrêtées ;
  3. A restaurer l’espace civique pour une meilleure expression et manifestation des droits et libertés ;
  4. A poursuivre les efforts judiciaires engagés pour assurer justice aux victimes des violations des droits de l’homme afin de mettre fin à l’impunité ;
  5. A faciliter la mise en place d’un espace de dialogue suffisamment inclusif des tendances politiques et à mettre pleinement en œuvre les accords qui en découlent, pour un dénouement durable et apaisé des crises socio-politiques en cours ;
  6. A s’abstenir de procéder à des révisions constitutionnelles visant le maintien au pouvoir et compromettant l’alternance démocratique, seul gage d’une démocratie apaisée et viable ;
  7. A respecter le calendrier républicain avec des règles consensuelles et respectueuses des lois ;
  8. A tout mettre en œuvre pour éviter de développer des foyers de tensions entre les communautés afin de mieux renforcer la cohésion sociale.

Le Forum des ONG

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Pas de décret convoquant les électeurs : pas de législatives cette année

19 octobre 2019 à 21 09 33 103310
Me Salifou Kébé, président CENI

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), au terme des consultations avec le Premier ministre, avait annoncé que les élections législatives le 28 décembre 2019. Certains membres de l’institution électorale avaient dénoncé une décision hâtive et unilatérale, assurant que cette date était intenable. La non convocation du corps électoral par un décret présidentiel à 70 jours de la date du scrutin, vient relancer le débat sur la tenue de ces législatives en Guinée.

Selon le code électoral guinéen, le président de la République doit convoquer le corps électoral soixante dix (70) jours avant la date du scrutin. Ce qui revient à dire que ce décret aurait dû être pris hier, vendredi 18 octobre. La non-prise de ce décret laisse comprendre qu’il n’y a pas d’élections cette année.

Aujourd’hui, de nombreux observateurs donnent raison aux commissaires « frondeurs » de la CENI, issus de l’opposition, qui avaient carrément contredit maître Amadou Salifou Kébé quant à la tenue d’un scrutin régulier à la date du 28 décembre prochain.

Une source bien introduite à la CENI, contactée par Guineematin.com ce samedi, 19 octobre 2019, a clairement indiqué que les législatives ne se tiendront pas à cette date. « Le président de la République ne peut prendre de décret convoquant le corps électoral que si la CENI dispose d’un fichier électoral. Vous savez bien que le processus n’a pas évolué. La révision n’a pas commencé, les machines ne sont pas arrivées sur le terrain, il n’y pas eu de dé-doublonnage. Un fichier aussi corrompu que celui qu’on a, n’a pas été épuré. Donc, ceci explique cela. Il ne peut y avoir d’élections régulières à cette date. C’est impossible. Ce n’était qu’un secret de polichinelle », précise notre source.

Enfin, soutient ce confident de Guineematin.com, « pour qu’il y ait des élections irréprochables, tout le processus doit être mené dans les règles de l’art, dans le respect des délais légaux. Si tous ces préalables sont respectés, c’est seulement en fin mars ou début avril 2020 qu’on pourra aller aux élections législatives ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Tueries de manifestants en Guinée : « il faut que lumière soit faite ! »

19 octobre 2019 à 21 09 17 101710

L’assemblée générale du PADES de ce samedi, 19 octobre 2019, a été consacrée aux manifestations organisées cette semaine à travers le pays, à l’appel du FNDC. La formation politique dirigée par Dr Ousmane Kaba a salué la forte mobilisation des Guinéens pour exprimer leur opposition au projet de troisième mandat du président Alpha Condé avant de dénoncer la répression de ces mouvements de protestation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Présidant cette rencontre hebdomadaire, Mohamed Kaba, le coordinateur des affaires administratives du Parti des Démocrates pour l’Espoir, a estimé que le peuple de Guinée a donné sa réponse au projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. « Vous avez vu ce qui s’est passé le 14 de ce mois, vous avez vu la réponse donnée par le peuple de Guinée tout entier à la volonté de transgresser notre Constitution, de la tripatouiller et de nous proposer un troisième mandat. La réponse a été claire à cette volonté de vouloir par un référendum dont nous savons d’avance l’issue, de nous dérouter de notre voie démocratique. Je crois que c’est important, il faut comprendre cela : le peuple a réagi le 14 octobre, il a réagi de la plus belle des manières. Le peuple a donné sa réponse qui est le rejet catégorique de cette volonté de nous faire un référendum truqué », a dit l’opposant.

Mohamed Kaba s’est insurgé cependant contre la répression des manifestations par les forces de l’ordre, faisant au moins 10 morts, plusieurs blessés et de nombreuses interpellations. Il appelle l’Etat à faire en sorte que justice rendue pour toutes les victimes de ces exactions. « Je rappelle que la mission régalienne de l’Etat, c’est de protéger la vie des personnes, de protéger l’intégrité du territoire, de protéger les biens des personnes, c’est en ce sens qu’on dote l’Etat de la puissance publique. Mais en aucun cas cette puissance ne doit se retourner contre les enfants, contre les jeunes à la fleur de l’âge pour leur ôter la vie. Je crois que cela est très grave et qu’il faut mener l’enquête dans ce sens.

Je pense que l’enquête qui devrait se mener aujourd’hui en Guinée, c’est de dire comment, pourquoi et qui a tiré sur ces enfants. Et non vraiment ce procès ridicule que nous sommes en train de voir et qui fait la risée de ce pays. Aujourd’hui, la Guinée fait les choux-gras de la presse nationale et internationale, mais c’est négatif pour l’image de ce pays. On aurait dû juste éclaircir cette situation. Voilà une manifestation qui est une manifestation pacifique, comment on retrouve des gens morts par balles ? Voilà la vraie question et c’est en ce sens qu’on interpelle la justice, il faut que lumière soit faite sur ces situations et rapidement, que les personnes innocentes qu’on a arrêtées soient libérées », réclame ce responsable du PADES.

L’opposant soutient que malgré la volonté du pouvoir d’empêcher toute contestation, le mouvement enclenché ira jusqu’au bout. « Les leaders du FNDC ont été arrêtés avant le lundi pour des raisons que vous connaissez. Mais, est-ce que cela a empêché la manifestation de se tenir ? Les leaders ont été arrêtés partout dans le pays, est-ce que cela a empêché le peuple de se prononcer ? Donc cela veut dire que le peuple a fait son choix. Qu’ils arrêtent Sanoh, il y aura d’autres Sanoh ; qu’ils arrêtent Koundouno, il y aura d’autres Koundono ; qu’ils arrêtent autant de personnes qu’ils veulent, il y aura autant de personnes pour reprendre le flambeau pour défendre la liberté du peuple de Guinée », a prévenu Mohamed Kaba.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Cellou Dalein annonce une nouvelle manifestation le jeudi sur l’autoroute Fidel Castro de Conakry

19 octobre 2019 à 17 05 55 105510

La trêve actuelle ne devrait durer que quelques jours. Les manifestations entamées lundi dernier à l’appel du FNDC contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé vont reprendre la semaine prochaine. Après la marche des femmes de l’opposition prévue le mercredi, 23 octobre 2019, le Front National pour la Défense de la Constitution compte organiser « une grande manifestation » le lendemain, jeudi sur l’autoroute Fidel Castro (Conakry), a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters. C’est Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de son parti ce samedi, 19 octobre 2019.

Tout juste sorti de son confinement à son domicile par les forces de l’ordre, Cellou Dalein Diallo a été accueilli avec une grande joie par ses militants réunis au siège de l’UFDG pour assister à cette assemblée générale hebdomadaire. L’opposant a commencé par saluer ses partisans pour leur « contribution » aux manifestations organisées cette semaine à Conakry et à l’intérieur du pays. « Je voudrais vous remercier pour votre contribution remarqué à ces manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution. Je dis contribution remarquée parce que l’UFDG a largement contribué au succès de ces manifestations. Notre combat c’est pour notre pays.

C’est pour qu’il y ait le changement tant attendu, pour que le citoyen guinéen puisse jouir de sa liberté et exercer pleinement ses droits et devoirs. Nous avons à la tête de l’Etat guinéen, des gens qui ont confisqué le pouvoir politique et les ressources du pays pour s’enrichir et réprimer les citoyens chaque fois que ceux-ci veulent exercer leur droit de manifester. Il faut que ce clan mafieux dégage parce qu’il n’est plus à même de répondre aux attentes de la population et il n’a plus aucune légitimité », a dit l’opposant.

C’est pourquoi, Cellou Dalein Diallo appelle ses militants à se mobiliser massivement pour participer à la manifestation du jeudi prochain. « Je vous demande de rester mobilisés pour continuer à mener le combat qui est le nôtre, qui est celui du peuple de Guinée. Un peuple qui est excédé par ces comportements du gouvernement et des forces de l’ordre. Il ne faut pas relâcher la lutte. C’est vrai que c’est dur, mais on doit continuer le combat. Au niveau du FNDC, on a décidé d’organiser une grandiose manifestation, qui dépassera l’ampleur de celle qu’on a l’habitude de faire, sur l’autoroute le jeudi prochain. Donc, soyez tous mobilisés », a-t-il lancé.

Contrairement aux manifestations de cette semaine, le président de l’UFDG annonce que cette fois, ils vont déposer des lettres d’information dans les mairies concernées. Une décision qui fait suite à la récente sortie du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a nié l’interdiction des manifestations en Guinée. « Monsieur Bouréma Condé a dit que les manifestations ne sont pas interdites. Monsieur Bouréma Condé sait pertinemment qu’il a posé un acte adressé aux préfets, sous-préfets, gouverneurs et maires de Guinée, interdisant toute manifestation sur la voie publique et sur les places publiques jusqu’à nouvel ordre.

Lorsque les maires reçoivent les demandes, ils ne savent pas à quoi se fier souvent. Est-ce que c’est la Constitution qui autorise ? Est-ce que c’est l’interdiction du ministre ? Voilà le problème. Si le ministre veut, il va prendre un acte pour lever cette interdiction qu’il n’assume pas parce qu’il est convaincu que c’est une violation de la Constitution. Comme ils ont dit que les manifestations ne sont pas interdites, le FNDC déposera des déclarations d’information lundi pour la manifestation du jeudi », a dit Cellou Dalein Diallo.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224 623 532 504

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Procès de 42 manifestants du FNDC contre un 3ème mandat à Mamou : les réquisitions du procureur

19 octobre 2019 à 17 05 49 104910

Ouvert le mercredi dernier, le procès de 42 citoyens (tous interpellés en marge de la manifestation du FNDC à Mamou) s’est poursuivi hier, vendredi 18 octobre 2019, au tribunal de première instance de Mamou. Et, après plusieurs heures de débat au cours desquels les prévenus ont tous plaidé non coupables des charges articulées contre eux, le ministère public a requis des peines différentes, allant de la prison ferme à la relaxe contre ces « manifestants anti-3ème mandat », a appris Guineematin.com après la mise en délibéré de ce dossier « politico-judiciaire ».

Poursuivis pour « participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait », les 42 prévenus ont défilé à la barre du tribunal de première instance de Mamou pour expliquer les circonstances de leurs interpellations par les forces de l’ordre, en marge des échauffourées qui ont éclaté à Mamou en début de cette semaine.

L’audience qui a débuté aux environs de 9 heures30’ a duré jusque tard dans la nuit (vers 1 heure30’ du matin). Elle s’est tenue dans un épais silence qui a été momentanément interrompu à cause des crises d’épilepsie de certains prévenus qui tombaient dans la salle d’audience. Au moins trois personnes qui étaient dans le box des accusés se sont écroulées devant le juge Abdoulaye Conté qui a conduit les débats dans cette affaire.

Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public, le procureur Elhadj Sidiki Camara, a requis des peines différentes aux prévenus qu’il a pris par catégorie. Ces peines vont de la prison ferme à la relaxe.

Trois mois de prison (dont un mois ferme) et une amande de 500 mille francs guinéens ont été requis contre cinq prévenus pour les faits de « participation délictueuse à un attroupement, entrave à la libre circulation sur la voie publique, destruction de biens publics et privés, coups et blessures, violences volontaires et voie de fait ». Six mois d’emprisonnement assortis de sursis et 300 mille francs guinéens ont été requis contre vingt autres prévenus pour « participation délictueuse à un attroupement et entrave à la libre circulation sur la voie publique ». Six mois d’emprisonnement assorti de sursis et 200 mille francs guinéens d’amande ont été requis contre deux prévenus pour « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles graves à l’ordre public ». Et, la relaxe a été requis pour quinze prévenus contre lesquels « le ministère public n’a pas trouvé suffisamment d’éléments de preuves ».

Prenant la parole, les avocats de la défense, par la voix de Me Paul Lazard Joachim Gbilimou, ont plaidé pour la relaxe de leurs clients, tout en dénonçant un ministère public qui reparti des peines qui lui ont été dictées.

« Mes 42 clients sont poursuivis pour cinq infractions. Et, le procureur n’a pas rapporté la preuve de la commission de ces infractions par mes clients. Ceux qu’on poursuit pour attroupement et autres ont été arrêtés séparément. Alors que l’article 627 et autres disent que pour qu’il y ait attroupement il faut au minimum deux personnes… Mais, nos clients ont été arrêtés un à un, dans des quartiers différents. Ceux qui ont été arrêtés ne sont même pas membres du FNDC (front national pour la défense de la constitution. Certes il y a eu manifestation à Mamou, mais les services mis à la disposition du procureur n’ont pas interpellé les vraies personnes qui ont manifesté… Par rapport aux coups et blessures volontaires, nos clients n’ont pas battu quelqu’un. Et, ceux-là qui ont été blessés ne diront jamais que voici telle personne, parmi les prévenus, qui a porté main sur moi. C’est pourquoi nous demandons que nos clients soient renvoyés des fins de la poursuite pour délits non constitués… Il y a même eu des fous, des gens qui souffrent d’une dépression mentale, qui ont été arrêtés. Vous avez vu les crises d’épilepsie, des gens qui tombent en pleine audience. Et, avec ça le procureur demande que des gens soient condamnés… c’est comme si on lui avait dicté des peines qu’il est en train de répartir aux gens », a plaidé Me Paul Lazard Joachim Gbilimou.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi, 21 octobre prochain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Boké : le leadership et l’autonomisation des femmes au centre d’une table ronde

19 octobre 2019 à 16 04 38 103810

Le groupe d’action pour l’alphabétisation et la formation (GAPAF) en partenariat avec OSIWA-Guinée, a organisé une table ronde sur la promotion de l’égalité des sexes, la lutte contre la discrimination et le renforcement du leadership féminin à Boké. Les travaux qui ont duré deux jours ont réuni plusieurs jeunes filles et garçons leaders de la préfecture. La cérémonie de clôture des travaux a eu lieu ce samedi, 19 octobre 2019, dans la salle de conférence de la préfecture de Boké en présence des autorités préfectorales et de la société civile, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Mohamed Djiba Fofana, président du GAPAF

Selon Mohamed Djiba Fofana, le président du GAPAF, « cette table ronde fait suite à une série d’activités dans le cadre de la mise en œuvre du projet : Promotion de l’égalité des sexes, lutte contre la discrimination et renforcement du leadership féminin. L’objectif, c’est d’expliquer aux femmes l’importance de leur implication et de leur représentativité au niveau des sphères de prise de décision dans le processus du développement socioéconomique du pays, mais aussi identifier et analyser les différents problèmes qui opposent les femmes leaders du pays et proposer des mécanismes efficaces pour rendre effective la synergie entre elles », a-t-il indiqué.

A l’issue de ces travaux, les organisateurs ont dit ce qu’ils attendent des participants. « A la fin de cette activité nous voulons avoir des femmes leaders qui sont connues dans chaque zone et une base de données est mise en place en leur faveur ; des femmes conscientes de l’importance de leur implication ainsi que de leur représentativité au niveau des sphères de prise de décision dans le développement du pays entre autres », a laissé entendre Ramatoulaye Sangaré, responsable de la communication du GAPAF.

Manian Diallo, porte parole des participants

Au nom des participants, Manian Diallo, a remercié les organisateurs avant de prendre l’engagement de travailler en synergie pour l’émancipation des femmes de Boké. « Nous, participants à cette rencontre, remercions le groupe d’action pour l’alphabétisation et la formation ainsi que son partenaire OSIWA pour la qualité de l’organisation. Désormais, nous sommes outillés pour solutionner les problèmes qui nous assaillent. Nous nous engageons donc pour dire qu’à Boké, il y aura une synergie entre les femmes pour booster nos activités », a-t-elle promis.

Jean Beavogui, secrétaire général chargé des collectivités de Boké

Présent à la cérémonie, secrétaire général chargé des collectivités de la préfecture de Boké a salué aussi cette activité et remercié les organisateurs. « Nous remercions très sincèrement le GAPAF pour l’organisation de cette activité. Comme vous le savez, le Professeur Alpha Condé a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes. Tout son souci c’est comment rendre la femme de Guinée leader et autonome. Ainsi, les femmes qui sont devant vous ici, sont responsables et rassurez-vous que votre objectif est atteint parce qu’elles feront une bonne restitution. A vous les femmes, je vous demande de vous entraider sans considération politique ou ethnique. Nous, autorités, sommes à votre disposition pour tout besoin », a dit Jean Béavogui.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Labé : une tombe profanée à Kouramangui, deux suspects interpellés

19 octobre 2019 à 16 04 11 101110

Une tombe a été profanée dans le secteur de Ley Thiandhi, relevant de la commune rurale de Kouramangui, dans la préfecture de Labé. La découverte de cet acte a été faite dans la soirée du jeudi, 17 octobre 2019, et a révolté les parents de feu Thierno Mamadou Aliou Ley Thiandhi, enterré là depuis 19 ans dans l’enceinte de la mosquée de Ley Thiandhi, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce fait divers a créé une vive tension et une bagarre dans la localité hier vendredi. Selon nos informations, les auteurs de la profanation de la tombe n’y ont rien laissé.

Thierno Sadou Diallo, fils de feu Thierno Mamadou Aliou Ley Thiandhi

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, Thierno Sadou Diallo, un des membres de la famille, a expliqué ce qui s’est passé. « C’est la tombe de mon père qui a été profanée par des personnes de mauvaise foi. La tombe se trouve dans l’enceinte de la mosquée. Et c’est notre famille qui a cédé la parcelle où cette mosquée est construite. La tombe était là même avant la construction de cette mosquée. Mais, depuis sa reconstruction par les arabes, les wahhabites ne cessaient de réclamer à ce que la tombe soit démolie et déplacée hors de la mosquée. Car selon eux, toute personne qui prie dans cette mosquée, sa prière ne sera pas exhaussée à cause de l’existence de la tombe de notre père dans l’enceinte de la mosquée. Maintenant, ils sont venus nuitamment profaner la tombe de notre père enterré ici il ya depuis 19 ans de cela. Ils n’ont rien laissé à l’intérieur de la tombe. Seul un seul os que j’ai vu de mes propres yeux », a-t-il raconté.

Poursuivant, Thierno Sadou Diallo a fait savoir que des échauffourées ont éclaté dans la journée du vendredi. « Actuellement, toutes les autorités de Kouramangui, y compris les services de sécurité, sont là pour faire le constat. Nous soupçonnons les wahhabites qui habitent à Thiallou d’être derrière cela. Pour la simple raison, ces derniers n’ont jamais accepté de faire la prière de vendredi ici à cause de cette tombe dans l’enceinte de la mosquée. Mais, à notre grande surprise, aujourd’hui, ces wahhabites et leurs femmes sont venus en grand nombre pour la prière du vendredi ici parce que certes, on leur a soufflé là-bas que la tombe qu’ils voulaient déplacer a été profanée. C’est leur présence que les fidèles musulmans de Ley Thiandhi n’ont pas pu digérer et des accrochages ont aussitôt éclaté entre nous. J’ai été blessé au dos et mon tee-shirt a été déchiré dans la bagarre. Nous demandons aux autorités à tous les niveaux de tout mettre en œuvre pour retrouver les coupables de cette profanation qui se trouvent parmi eux ».

Thierno Sadou Diallo, Chef du secteur Ley Thiandhi et homonyme du fils du défunt

De son côté, le chef secteur de Ley Thiandhi, a fait savoir que deux suspects ont été interpellés et déposés à Labé pour approfondir les enquêtes. « C’est nuitamment que des inconnus sont venus profaner cette tombe. On était au nombre de quatre, et nous étions venu pour la prière de 17 heures dans la journée du jeudi 17 octobre 2019 lorsque nous avons constaté cela. Directement, nous avons informé les autorités administratives et religieuses à tous les niveaux. Ce vendredi 18 octobre 2019, l’un des fils du défunt, qui détenait un coupe-coupe et une bouteille d’essence a menacé que personne ne priera dans cette mosquée tant que les autorités administratives ne viennent pas. Un véritable tohu-bohu a éclaté entre les femmes d’un côté et les hommes de l’autre côté. Le maire, le sous-préfet et le commissaire de police de Kouramangui sont venus pour constater les faits. Après un long moment de concertation entre les autorités et les notables de Ley Thiandhi, deux suspects qui soutenaient que la présence de la tombe dans l’enceinte de la mosquée est anormale ont été interpellés et déposés à Labé pour approfondir les enquêtes », précise Thierno Sadou Diallo.

Au moment où on quittait les lieux, les deux suspects ont été transportés à bord du véhicule du maire de la commune rurale de Kouramangui pour Labé.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : un éboulement dans une carrière de sable fait un mort à Boussoura

19 octobre 2019 à 16 04 07 100710

Un éboulement dans une carrière d’exploitation de sable a coûté la vie à un jeune du nom de Souleymane Bah, âgé de 15 ans, à Télimélé hier, vendredi 18 octobre 2019. Le drame s’est produit au secteur Pétel, district de Boussoura, relevant de la commune rurale de Sarékaly, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations reçues sur place, plusieurs jeunes étaient à l’intérieur de la carrière quand l’éboulement s’est produit aux environs de 9 hures. Un est décédé sur place alors que les autres ont réussi à s’enfuir pour se sauver.

La victime, du nom de Souleymane Bah, âgé de 15 ans, était un apprenti-mécanicien dans un garage situé au quartier Hafia, dans la commune urbaine de Télimélé. Aussitôt informé, le maître de la victime s’est rendu au commissariat de police pour faire une déclaration.

Après plus de deux heures de recherche, le corps de Souleymane Bah a été retrouvé sous la terre. Après le constat fait par la police, le corps a été envoyé à la morgue de l’hôpital de Télimélé avant d’être mis à la disposition de sa famille.

A rappeler que les éboulements continuent de faire des victimes dans la préfecture de Télimélé. Il y a quarante huit heures, un autre éboulement a tué un jeune homme à Sogoroya, dans la commune rurale de Sarékaly.

Depuis Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Mamou : un jeune homme retrouvé mort dans une rivière

19 octobre 2019 à 15 03 26 102610

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé hier, vendredi 18 octobre 2019, dans une rivière à Mamou. Ni son identité encore moins les circonstances de sa mort n’ont été élucidées, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

C’est à la rivière Mamouwol, au quartier Boulbinet, dans la commune urbaine de Mamou que cette découverte a eu lieu. Sakamissa Camara, le président du conseil de quartier de Boulbinet, a informé les autorités communales qui ont pris des dispositions pour repêcher le corps et l’envoyer à l’hôpital pour une autopsie.

« J’étais au marché lorsqu’on m’a appelé pour m’informer de la découverte d’un corps sans vie à la rivière Mamouwol. Je me suis rendu sur les lieux pour constater les faits. Ensuite, j’ai appelé le maire qui a dépêché une équipe avec les sapeurs-pompiers, on a repêché le corps. Nous allons voir comment retrouver sa famille. Sinon les autorités vont nous remettre le corps et nous allons nous en occuper », a indiqué le chef de quartier.

Mamadou Alpha Barry, vice maire de la commune urbaine de Mamou, qui s’est rendu sur les lieux, a regretté cette perte en vie humaine. Selon lui, la mairie attend le résultat de l’expertise médicale pour décider de la suite à donner à cette affaire. « Nous sommes vraiment peinés, c’est vraiment une désolation. C’est une perte pour sa famille et pour Mamou. On attend le travail de l’hôpital avant de prendre une décision », a-t-il dit.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Institut des Mines et Géologie de Boké : les étudiants se font toujours attendre

19 octobre 2019 à 15 03 12 101210
Dr Daouda Keita, Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké

Plus de deux semaines après la rentrée universitaire 2019-2020, la majorité des étudiants de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké n’ont toujours pas repris le chemin des classes. Malgré tout, les autorités de l’institution d’enseignement supérieur ont décidé de démarrer les cours avec le peu d’étudiants présents, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Boké.

Dr Daouda Keita, le directeur général adjoint chargé des études, les cours ont débuté à l’ISMGB depuis le 08 octobre. Mais jusqu’à présent, la grande partie des étudiants n’ont pas répondu présent. « Depuis le 3 octobre dernier nous sommes tous là. Et on a mis en place une équipe pour les inscriptions et réinscriptions. Mais cette année, on a constaté le retard des étudiants, jusqu’à maintenant ils ne sont pas nombreux. Néanmoins, on a commencé les cours depuis le 08 octobre au niveau de l’Université Géo-mines de Boké », a-t-il indiqué.

Le responsable éducatif espère cependant que les étudiants viendront dans les prochains jours et que cette année universitaire sera bien réussie. Il se félicite notamment de l’arrivée de nouveaux cadres qui vont renforcer le personnel de l’institut. « Cette année, nous avons eu la chance d’avoir 25 cadres qui vont prendre service dans notre institution. À ce niveau, il était question de donner la base de la pédagogie universitaire, il était important de montrer à ces jeunes que l’enseignement n’est pas un lieu où on peut s’enrichir mais plutôt un lieu où il faut se sacrifier pour un résultat. On leur a montré comment faire le plan du cours et tous les documents liés à la pédagogie de l’enseignement supérieur ».

Choisi pour être une école d’excellence, l’institut supérieur des Mines et de la Géologie de Boké a bénéficié aussi de nouveaux équipements cette année. De quoi réjouir le DGA chargé des études. « On a reçu des machines qui nous permettront de mettre un labo en place. Et c’est un élément important pour rendre pragmatique nos cours dans les différentes classes. Parce que l’enseignement des Mines et de la Géologie est une option de métier. Donc nous allons démontrer par des travaux pratiques. Avec ces équipements, nous allons rendre les travaux plus pratiques pour améliorer la formation de nos étudiants. Ça nous permettra aussi de faire des prestations pour les entreprises minières », a dit Dr Daouda Keita.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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AG du RPG-AEC : Damaro invite les militants « à s’investir à maintenir le vivre ensemble… »

19 octobre 2019 à 14 02 55 105510
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel

Alors que le contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé continue de diviser, les responsables du parti au pouvoir en Guinée réaffirment leur engagement dans ce sens. Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, réitère le soutien du RPG Arc-en-ciel au président Alpha Condé en tout lieu et en toute circonstance.

L’annonce en a été faite ce samedi, 19 octobre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue à son siège, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, l’honorable Amadou Damaro Camara a fait savoir que le président de la République est le seul et unique « patron ». Donc, quand il prend une décision, tout le parti doit l’accepter et l’accompagner dans la mise en œuvre correcte de la décision. « Le parti est derrière le professeur. Le professeur n’a pas demandé à garder le pouvoir par décret. Il n’a pas demandé à garder le pouvoir par sa majorité à l’Assemblée. Il y a un penseur français, Jean Jacques Rousseau, qui a dit que « le peuple a le droit de changer ses lois, même si elles sont les meilleures ». Tout ce que le président demande, est-ce que je peux soumettre au peuple pour qu’il se prononce par OUI ou NON ? Entre nous, en quoi cela est difficile ? En quoi cela peut amener en des pertes de vies ? Il y a une constitution qui existait en 2008, il y a une junte militaire qui a suspendu cette constitution, il y a le chef de cette junte qui a proposé une constitution, qui a été approuvée par un corps qui n’a pas été élu. Après ça, il y a un président démocratiquement élu qui veut proposer, même pas à ses représentants, mais qui veut proposer une nouvelle constitution directement au peuple. Quand on est vraiment pour la démocratie, on ne peut pas faire mieux que de s’adresser directement au peuple. Par conséquent, nous réaffirmons en tant que parti, notre attachement à cette nouvelle constitution », a dit l’honorable Damaro.

Par ailleurs, Amadou Damaro Camara a fait savoir que le problème de 3ème mandat est un faux débat tout en invitant les militants à prôner le vivre ensemble en Guinée. « Le peuple de Guinée a le droit de se doter d’une nouvelle constitution. Et dans le respect de cette constitution, la suite viendra. C’est ça la réalité. Le parti demande aux uns et autres de prôner le vivre ensemble. Dans toute cette agitation, il y a un seul critérium qui est important : la volonté des composantes de la nation guinéenne clairement exprimée de vivre ensemble. Aucune composante de la Guinée n’a des velléités de sécession, toutes les composantes veulent vivre ensemble. C’est ça le plus important. Les militants, militantes, sympathisants et toutes les bonnes volontés doivent s’investir à maintenir ce vivre ensemble, à maintenir l’atmosphère de paix ».

En outre, le chef de la majorité à l’Assemblée nationale a indiqué que plusieurs actes ont été posés par le Chef de l’Etat de 2011 à nos jours. « On n’a pas à se gratter la tête pour savoir de 2011 à maintenant qu’est-ce qui a été fait ou qu’est-ce qui est en cours d’être fait. Quand le professeur a dit qu’il a hérité d’un pays, pas d’un Etat, il n’y avait aucune préfecture en Guinée qui avait un commissariat digne de nom, une gendarmerie digne de nom, une résidence, un bureau de préfet digne de nom, ou de gouverneur digne de nom. C’est ça les premiers symboles de l’autorité de l’Etat. On dit oui, les routes sont aujourd’hui complètement défoncées ; oui, c’est vrai. Elles étaient tellement bien faites que ça n’a pas tenue même 5 ans. C’est ça le résumé. On dit qu’il n’y a pas d’eau, quelle est la ville qui avait de l’eau, Alpha Condé est venu fermer le robinet ? Quelle est la ville qui avait le courant Alpha Condé est venu couper ? Quelle est la ville qui avait complètement du goudron Alpha Condé est venu enlever le goudron ? On dit que ce n’est pas moi qui ai enlevé le chemin de fer, mais ça a disparu en ton temps. Ce n’est pas moi qui ai vendu Air Guinée ; mais, il a disparu en ton temps », a-t-il insinué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifestations contre un 3ème mandat : les femmes du FNDC dans la rue le mercredi

19 octobre 2019 à 14 02 26 102610
image d’archive

Les manifestations se poursuivent contre un troisième mandat du président Alpha Condé en République de Guinée. En principe, le chef de l’Etat actuel de la Guinée termine son deuxième et dernier mandat en 2020. Mais, à un an de la fin de son mandat, Alpha Condé veut changer la constitution sur laquelle il a prêté serment deux fois (en 2010 et 2015) pour rester toujours à la tête du pays.

Seulement, les acteurs de la société civile et les partis politiques de l’opposition ont créé une coalition (le front national pour la défense de la Constitution, FNDC) pour s’opposer à ce projet et contraindre le président Alpha Condé à respecter les dispositions constitutionnelles. C’est dans ce cadre que le FNDC a lancé les manifestations le lundi dernier, 14 octobre 2019, malgré l’arrestation des leaders qui attendent le verdict de leur procès le mardi prochain.

Selon Hadja Maïmouna Bah, une des responsables des femmes du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), les guinéennes seront dans la rue le mercredi prochain. La marche se déroulera entre le rond point Hamdallaye et l’Esplanade du stade du 28 septembre, à Dixinn.

Au cours de leur manifestation, ces femmes comptent dénoncer, au-delà de la volonté du président de s’accrocher au pouvoir au prix du sang des Guinéens, l’assassinat de leurs enfants et les privations des libertés dans notre cher pays.

Le lendemain, jeudi, le Front national pour la défense de la démocratie reprendront leurs manifestations de rue par une sortie sur l’autoroute Fidel Castro pour exiger le respect de la Constitution.

A suivre !

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Nouvelles tensions à N’Zérékoré : voici la réaction du cadre de concertation inter communautaire

19 octobre 2019 à 13 01 56 105610

Le cadre de concertation intercommunautaire de N’Zérékoré a réagi aux nouvelles tensions dans la ville suite à la tenue d’une conférence débat sur la nécessité de changer l’actuelle Constitution. La structure dit prendre acte de la situation et compte se bouger pour éviter des violences, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

La quiétude régnait à N’Zérékoré depuis la signature en juin dernier d’un protocole d’accord entre les autorités locales et l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution. Accord interdisant toute manifestation, qu’elle soit pro ou anti-nouvelle Constitution. Mais, de nouvelles tensions sont apparues ces derniers jours dans la ville. Cela, suite à la tenue d’une conférence débat organisée à l’ENI de N’Zérékoré et qui portait sur la promotion du projet de nouvelle Constitution.

La rencontre qui va à l’encontre du protocole d’accord en vigueur, avait été perturbée par un groupe de jeunes qui sont allés jeter des pierres dans la salle. Les forces de l’ordre sont intervenues en procédant à des tirs de sommation, provoquant une véritable débandade sur place. La participation des autorités : gouverneur, préfet et maire de N’Zérékoré à cette rencontre a irrité les responsables locaux du FNDC qui ont entamé des concertations pour décider de la suite à donner à cette situation.

De son côté, le cadre de concertation intercommunautaire, partie prenante des négociations ayant conduit à la signature de l’accord du 19 juin 2019, s’est réuni pour se pencher sur la situation. Au sortir de la rencontre Blanchard Mamy, le porte-parole du cadre, est revenu sur le contenu des travaux. « Quand nous nous sommes réunis, on nous a donné des informations par rapport à cette conférence, on a fait comprendre qu’il y a eu une déclaration de la part du préfet, et aussi il y a eu la déclaration du FNDC par rapport à la rencontre du mercredi 16 octobre 2019.

Nous avons lu la déclaration du FNDC et à l’issue de ça, nous avons dit que le cadre de concertation intercommunautaire, qui a pour rôle principal de préserver la paix, nous devons nous lever. Nous avons participé à la signature du protocole d’accord du 19 juin dernier au gouvernorat, alors nous avons dit que cet accord est en vigueur. Que personne ne doit violer cet accord. Et nous, nous ne pensons pas que c’est violé. Par rapport à ce qui s’est passé, nous prenons acte et nous saluons le sens de responsabilité des membres du FNDC. Ce n’est pas la faiblesse mais je crois qu’ils ont respecté l’accord », a-t-il indiqué.

Le porte-parole du cadre de concertation intercommunautaire de N’Zérékoré annonce des rencontres avec les autorités, le FNDC et le patriarche de la ville « pour tirer les leçons de ce qui s’est passé ». En attendant, il demande « aux membres du FNDC, à la population, aux autorités de faire en sorte que cette paix que nous recherchons tant soit préservée à N’Zérékoré ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Manifs contre un 3ème mandat : le RPG-AEC dénonce « la violence et l’intolérance » (Déclaration)

19 octobre 2019 à 13 01 50 105010

A travers une déclaration lue ce samedi, 19 octobre 2019, à son siège national, à Conakry, le RPG Arc-en-ciel a réagi aux manifestations enregistrées cette semaine en Guinée. Manifestations appelées par le FNDC contre le projet de changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Le parti au pouvoir dénonce « la violence et l’intolérance » qui ont caractérisé ces mouvements de protestation et s’incline devant la mémoire des personnes tuées à cette occasion.

La formation politique félicite aussi les forces de l’ordre « pour leur professionnalisme » et appelle le gouvernement à accélérer les enquêtes « afin de mettre hors d’état de nuire » ceux qui sèment la mort pendant les manifestations de l’opposition d’où qu’ils viennent.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration du parti.

Déclaration de la direction nationale du RPG Arc-en-ciel

Guinéennes et Guinéens, chers compatriotes,

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle, de l’emploi et du travail

La direction nationale du parti constate avec regret la montée récurrente de la violence et de l’intolérance dans notre pays. En effet, cette semaine qui s’’achève a été marquée par des séries d’agitations, de violences, avec des cas de décès enregistrés suite à la marche folle programmée par un prétendu Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Quelle légitimité dispose ce fameux front pour parler ou agir au nom du peuple souverain de Guinée ?

Guinéennes et Guinéens, chers compatriotes,

La direction nationale du parti voudrait tout d’abord s’incliner pieusement au nom de notre parti, ses alliés et sympathisants, devant la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie lors de ces événements malheureux. Elle voudrait ensuite souhaiter aux blessés prompt rétablissement et présenter ses condoléances aux familles endeuillées.

C’est le lieu pour nous, RPG Arc-en-ciel, partis alliés et sympathisants d’encourager le gouvernement à accélérer les enquêtes en cours afin de mettre hors d’état de nuire ces individus qui sèment la mort pendant les manifestations de l’opposition d’où qu’ils viennent.

Chers compatriotes,

Le RPG Arc-en-ciel et ses alliés regrettent qu’il y ait des Guinéens qui décident de marcher sur le cadavre d’autres guinéens pour arriver au pouvoir. Qu’il y ait des Guinéens qui décident d’arriver au pouvoir par la voie de la violence et des armes, en violation de la Constitution qu’ils prétendent défendre. Qu’il y ait des Guinéens qui pensent qu’ils peuvent écourter le mandat du Professeur Alpha Condé que le peuple de Guinée lui a donné librement.

C’est le lieu mesdames et messieurs, au nom de la direction nationale du parti, de remercier les forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur retenue, nous évitant ainsi le chaos et la désolation. La direction nationale du parti profite aussi de cette occasion pour remercier les militantes, militants, et sympathisants ainsi que tout le peuple de Guinée pour leur soutien et leur mobilisation car ils ont prouvé par cet acte le grand amour qu’ils ont pour le président Professeur Alpha Condé et son parti, le RPG Arc-en-ciel.

La direction nationale du parti invite les militantes, militants, sympathisants et toutes les bonnes volontés, à rester mobilisés et vigilants. Car ceux qui souhaitent déstabiliser notre chère nation ne dorment pas. Ils doivent savoir que la diversion ne passera pas. Le peuple de Guinée est et restera toujours avec l’homme du changement, le bâtisseur, le Professeur Alpha Condé.

Fidel à ses idéaux de paix et de concorde nationale, le RPG Arc-en-ciel invite toutes les Guinéennes et tous les Guinéens à privilégier la culture de la paix et d’unité pour le vivre ensemble. Car nous Guinéens, ne construirons rien si nous laissons monter la haine, l’ethnocentrisme et l’intolérance.

Enfin, le RPG Arc-en-ciel déclare qu’il est, reste et restera uni derrière le président Professeur Alpha Condé.

Vive la paix

Vive l’unité nationale

Vive la Guinée unie et prospère

La direction nationale du RPG Arc-en-ciel

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Tueries de manifestants en Guinée : le Barreau « regrette et appelle à l’ouverture d’enquêtes… »

19 octobre 2019 à 13 01 37 103710

Les violences meurtrières enregistrées ces derniers jours en Guinée ont choqué les consciences. Le barreau de Guinée ne reste pas indifférent face à cette situation où une dizaine de morts par balles ont été enregistrés dans les protestations contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Dans une déclaration rendue publique ce samedi, 19 octobre 2019 à Conakry, le barreau de Guinée regrette les pertes en vies humaines et demande l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités.

Guineematin.com vous propose le contenu de cette déclaration, lue par maitre Djibril Kouyaté, bâtonnier de l’ordre des avocats.

« Face à la situation sociopolitique actuelle et face à la recrudescence de la violence, le barreau de Guinée exprime ses vives préoccupations et inquiétudes face au déclenchement infernal et inacceptable de violences dans un pays dont les équilibres politiques et communautaires, fragiles et précaires, ont plutôt besoin d’être préservés et mis à l’abri de toutes velléités.

Le barreau de Guinée rappelle son profond attachement à l’Etat de droit, au respect des libertés fondamentales et aux exigences de justice.

Le barreau appelle les pouvoirs publics à veiller à ce qu’aucune action de maintien de l’ordre ne vienne à se transformer en des actions de « violence légale » sur le terrain, tournée contre des citoyens déterminés à se faire entendre pacifiquement.

Le barreau rappelle son attachement à la liberté de manifester comme mode d’expression du citoyen conformément à la loi.

Le barreau appelle les acteurs politiques de quelque bord que ce soit et la société civile concernée à la retenue et les invite de façon insistante au dialogue et à l’expression de leurs opinions de manière légale et non violente.

Le barreau rappelle sa ferme adhésion à l’Etat de droit, à la démocratie et à la justice qui doit s’appliquer sans aucune considération.

Le barreau de Guinée, regrettant les morts et les blessures de personnes innocentes survenus à l’occasion des manifestations politiques et publiques, s’incline devant la mémoire des personnes tuées et appelle à l’ouverture immédiate d’enquêtes et d’informations judiciaires en vue de situer les responsabilités.

Le barreau se tient à la disposition de l’ensemble des acteurs politiques, publics et de la société civile pour entamer une solution pérenne de sortie de crise conformément aux vertus républicaines.

Le barreau engage les pouvoirs publics à favoriser ce dialogue citoyen et responsable dans un climat apaisé ».

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Justice : des membres du FNDC Labé condamnés à six mois assortis de sursis

19 octobre 2019 à 13 01 26 102610

Les opposants au 3ème mandat pour Alpha Condé continuent de défiler à la barre des tribunaux de Conakry et de l’intérieur de la Guinée. Au tribunal de Première Instance de Labé, ce sont dix prévenus, arrêtés en pendant les manifestations appelées par le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) qui ont été condamnés hier vendredi, 18 octobre 2019. Ils étaient poursuivis pour «participation délicieuse à un attroupement, destruction de biens publics et occupation illégale de la voie publique », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La machine judiciaire, enclenchée contre les opposants au 3ème mandat, continue sa marche avec des fortunes diverses pour les prévenus. Si à Coyah 5 manifestants jugés pour « participation à une manifestation non autorisée sur la voie publique » ont été libérés pour délit non constitué, à Labé, 10 personnes ont été reconnues coupables. Le verdict est tombé dans la soirée d’hier vendredi, 18 octobre.

Selon nos informations, le juge a prononcé une peine de 6 mois assortis de sursis et une amende de 500 mille FG chacun contre 10 personnes : Mamadou Sarifou Baldé, Mamadou Hady Diallo, Amadou Barry, Idrissa Baldé, Amadou Korka Diallo, Mamadou Cissé, Abdourahmane Sow, Mamadou Samba Barry, Mamadou Bachir Diallo et Amadou Diouldé Barry.

Au cours des débats, les prévenus ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis.

Dans ses réquisitions, le procureur Ansoumane Dounoh a demandé au tribunal de les retenir dans les liens de la culpabilité en les condamnant à six mois de prison avec sursis et à une amende de 500 mille FG.

Dans sa délibération, le juge Ibrahima Sory Camara a suivi les réquisitions du représentant du ministère public en condamnant les 10 prévenus à 6 mois assortis de sursis et à une amende de 500 mille FG chacun.

Désormais, les yeux sont tournés vers les tribunaux de Dixinn, Mafanco, Mamou, Kindia et Yomou où des membres du FNDC, opposés à un mandat de trop pour Alpha Condé, sont entrain d’être jugés.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Communiqué : le ministre de la Défense n’a convoqué aucun militaire

19 octobre 2019 à 13 01 07 100710
Aladji Cellou Camara, Directeur de l’information et des relations publiques des Armées

Le ministre de la Défense ne convoque pas un militaire !

Lorsqu’un militaire est soupçonné d’avoir commis une infraction, il est convoqué par un Officier de police judiciaire qui constate les infractions, réuni les preuves et défère l’intéressé devant le Procureur du tribunal militaire lorsque l’infraction est de la compétence de cette juridiction. Il revient au procureur, uniquement à lui, d’engager des poursuites. En AUCUN CAS le ministre de la Défense nationale ne convoque un militaire.

Par contre, le procureur militaire peut demander une autorisation de poursuite au ministre de la Défense lorsqu’il s’agit d’un officier supérieur.

Dans le cas d’un officier général, la demande d’autorisation de poursuite est adressée au ministre en charge de la Défense nationale qui la transmet au président de la République.

Le ministre de la Défense nationale n’a jamais convoqué un militaire. Ni hier, ni aujourd’hui. Ce n’est pas son rôle.

Aladji Cellou Camara, Directeur de l’information et des relations publiques des Armées

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Procès du 3ème mandat en Guinée : « j’aurais aimé être Nigérien », dit Abdoulaye Oumou Sow

19 octobre 2019 à 12 12 48 104810
Abdoulaye Oumou Sow, journaliste et blogueur guinéen, arrêté et emprisonné pour ses opinions contre un 3ème mandat du président Alpha Condé

Une semaine après leur arrestation, suivie des sévices corporels indescriptibles dans les lieux de détention, Abdourahmane Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo Barry, Bill de Sam et Mamadou Bobo Bah ont été reconduits à la Maison centrale de Coronthie où ils doivent attendre jusqu’au mardi, jour du verdict.

Hier, vendredi 18 octobre 2019, après les plaidoiries des avocats, le tribunal leur a donné la parole pour leur ultime défense. Très engagé pour la liberté d’expression et les droits humains, le journaliste est auteur de plusieurs éditoriaux publiés sur Guineematin.com où il n’a jamais fait mystère de son opposition contre la violation de la constitution et des lois dans son pays.

Comme on le sait, dans l’exercice de son métier de journaliste, il a souvent été menacé et même agressé sans renoncer pour autant à ce passionnant métier. Avec le soutien de Guineematin.com, il avait même poursuivi un gendarme qui l’avait agressé, alors qu’il couvrait une manifestation de la société civile en 2016. Même s’il paraissait un peu plus éloigné du terrain ces derniers temps, c’est parce qu’il donnait beaucoup plus de son temps à la défense de ses opinions sur son blog et sur les réseaux sociaux.

D’ailleurs, il a été l’un des premiers à annoncer la présence des agents de la sécurité qui rôdaient autour du domicile du coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh, la veille de leur arrestation, la nuit du vendredi. C’était donc logiquement que le journaliste s’est rendu le lendemain au petit matin au domicile de monsieur Sanoh pour vérifier ce qui lui a été décrit au téléphone quelques heures plutôt. Surtout que les leaders du FNDC devaient animer une conférence de presse sur la première journée de manifestation le lundi, 14 octobre.

Malheureusement, le journaliste-blogueur sera arrêté, embarqué, torturé et détenu comme tous les autres. Et, ce qui est plus surprenant est son jugement comme si le fait de relayer ses opinions dans les médias ou aller au domicile d’une personnalité publique était devenu un crime en République de Guinée !

Pour son dernier mot à la barre, le journaliste et blogueur a dit son regret de n’être pas un Nigérien puisque Mahamadou Issoufou, le chef de l’Etat nigérien, a fait arrêter les promoteurs du troisième mandat, alors que chez nous, en Guinée, on arrête les défenseurs de la Constitution et on favorise les campagnes de promotion du 3ème mandat, menées sur le terrain par des ministres, directeurs et chefs des régies financières.

Abdoulaye Oumou Sow, journaliste et blogueur guinéen, arrêté et emprisonné pour ses opinions contre un 3ème mandat du président Alpha Condé

« J’aurais aimé être un Nigérien. Pourquoi un Nigérien ? C’est parce que dans ce pays, le président a ordonné l’arrestation des personnes qui avaient déclaré être pour qu’il brigue un 3ème mandat en violation de la Constitution. Mais, hélas, je suis guinéen, le pays de monsieur Alpha Condé. Monsieur le président, rendez-nous justice en rendant justice au peuple de Guinée », a dit le journaliste et blogueur, Abdoulaye Oumou Sow.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Baïlo Barry au tribunal : « le peuple de Guinée doit prendre son destin en main pour que vive la démocratie »

19 octobre 2019 à 11 11 45 104510
Baïlo Barry (Destin En Main), arrêté et emprisonné depuis une semaine et jugé pour avoir appelé les Guinéens à manifester contre un 3ème mandat du président Alpha Condé

Les leaders du front national pour la défense de la démocratie ont aujourd’hui fait une semaine en prison. Ils ont été arrêtés et détenus pour avoir demandé aux populations guinéennes de sortir manifester dans la rue pour exiger au président Alpha Condé de respecter la constitution et de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat en 2020.

Parmi les leaders du Front national pour la défense de la démocratie qui ont été jugés hier, il y a Baïlo Barry de l’ONG « Destin En Main ». Invité à prononcer son dernier mot à la barre, après la réquisition du procureur et les plaidoiries des avocats, cet acteur de la société civile estime que c’est à leurs femmes qu’ils doivent demander pardon. Il a aussi utilisé cette ultime occasion qui lui a été offerte pour sa défense pour lancer un appel pressant au peuple de Guinée à se mobiliser pour empêcher le coup d’Etat constitution. Pour Baïlo Barry, il revient au peuple de prendre son destin en main pour que vive la démocratie.

« Monsieur le président, je commence par demander pardon à nos pauvres femmes à qui nous avons été arrachés. Monsieur le président, libérez nous. Laissez nous rejoindre nos familles. Et je demande au peuple de Guinée de prendre son destin en main pour que vive la démocratie en Guinée », a lancé Baïlo Barry.

Abdourahame Sanoh, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Abdoulaye Oumou Sow, Baïlo Barry, Bill de Sam et Mamadou Bobo Bah attendent le verdict du tribunal de première instance de Dixinn le mardi prochain, 22 octobre 2019.

A suivre !

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Sékou Koundouno du FNDC au juge : « je ne renoncerai pas à ce combat… »

19 octobre 2019 à 10 10 56 105610
Sékou Koundouno, emprisonné pour avoir appelé les Guinéens à manifester contre un 3ème mandat du président Alpha Condé

Administrateur Général de la Cellule Balai Citoyen Guinée, Sékou Koundouno est le responsable des stratégies et planification du front national pour la défense de la constitution (FNDC). Interrogé par le tribunal de première instance de Dixinn sur le communiqué appelant les Guinéens à manifester dans la rue contre un troisième mandat du président Alpha Condé, le militant de la société civile a réitéré sa fierté de rester du bon côté de l’histoire de la Guinée.

« J’ai toujours milité pour la démocratie, le respect des principes et lois de la République ; mais, aujourd’hui, je suis en prison. Monsieur le président, sachez que je ne regrette pas mon acte et je ne renoncerai point à ce combat parce que je ne suis pas un lâche et je mourrai digne », lancé Sékou Koundouno comme dernier mot avant le verdict, attendu le mardi prochain.

A suivre !

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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