Rentrée universitaire 2019 : ce qu’en disent certains étudiants de Sonfonia

7 octobre 2019 à 23 11 17 101710

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, la rentrée universitaire a eu lieu ce lundi, 07 octobre, 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A l’université Général Lansana Conté de Sonfonia (ULGC), les cours ont effectivement démarré, même si l’engouement n’était pas au rendez-vous. Très peu d’étudiants ont pris part à cette rentrée. Interrogés par notre reporter, ils ont exprimé leurs sentiments sur l’année qui commence et leurs souhaits d’une année universitaire sans grève.

La rentrée pédagogique a eu lieu ce lundi 07 octobre 2019 dans les institutions d’enseignement supérieur de la Guinée. Des étudiants de l’Université de Sonfonia ont dit leurs attentes par rapport à cette nouvelle année universitaire.

Décryptage !

Aïcha Fatou Kaba, étudiante en Licence 2 Sciences du langage

Aïcha Fatou Kaba, Licence 2 Sciences du Langage : « je suis très heureuse de reprendre les cours ce lundi. Nous sommes-là après les vacances. Les professeurs sont là, ils sont prêts, nous aussi, nous sommes prêtes. Il se peut que nos amis qui ne sont pas venus aient eus des empêchements ou peut-être ils attendent un moment pour reprendre les cours. En tout cas, je voudrais qu’ils soient là comme nous, qu’ils reprennent les cours. Cette année, je souhaite que nous finissions vite les cours, qu’il n’y ait pas de grève. Nous voulons étudier dans le calme, dans l’harmonie ».

Mohamed Lamine Diakhaby, étudiant en Licence 2 Géographie

Mohamed Lamine Diakhaby, Licence 2 Géographie : « je suis fier d’être à l’école aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui c’est le premier jour de la rentrée universitaire et c’est pour cela que nous sommes-là. Je demande à mes amis étudiants de se mobiliser pour suivre les cours. Car, l’homme sans étude n’est rien. On a commencé aujourd’hui les cours, on cherche à terminer les programmes rapidement. Cette année, on doit alterner la théorie et la pratique. Donc, on va suivre la théorie et appliquer la pratique car un bon géographe est avant tout un praticien ».

Abass Sylla, étudiant en Licence 2 philosophie, concentration psycho-criminologie

Abass Sylla, Licence 2 philosophie, concentration Psycho-criminologie : « le sentiment qui m’anime aujourd’hui est un sentiment de satisfaction. Nous sommes venus reprendre les cours dans la santé, et les cours ont débuté. On a fait une prise de contact avec notre ancien professeur de sociologie de Guinée, on se sent bien. Il nous a fait un rappel des cours de sociologie de Guinée, tout va bien. Ceux qui ne sont pas venus, le message que j’ai à leur endroit, c’est de venir massivement suivre les cours. Parce que les premiers cours sont très intéressants et on se sent bien dans ces premiers cours avec la prise de contact avec les professeurs. Pour ma part, je me suis fixé un objectif depuis que je faisais le collège, j’ai dit que je veux faire la psychologie à l’université. Donc le défi cette année, c’est de valider mes matières et comprendre ce que je dois faire ».

Marima Baïlo Diallo, étudiante en Licence 3 recherches

Mariama Baïlo Diallo, Licence 3 Recherches : « je suis très heureuse parce que les cours ont repris. C’est un sentiment de plaisir que je ressens aujourd’hui. Mon défi cette année, c’est de valider toutes les matières et avoir mon diplôme ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08

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Rentrée universitaire : notre constat à l’Université Gamal de Conakry

7 octobre 2019 à 22 10 57 105710

Comme prévu, la rentrée universitaire a eu lieu ce lundi, 07 octobre 2019, en Guinée. Les vacances terminées, les activités reprennent dans les institutions d’enseignement supérieur du pays. Et, cette reprise a été plutôt timide à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Pr Cheick Abdoul Baldé, Vice recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

Après les préparatifs, place au travail pour les responsables de l’Université Gamal. Selon le Professeur Cheick Abdoul Baldé, vice-recteur de cette institution d’enseignement supérieur publique, toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de cette nouvelle année universitaire. « Ici à Gamal Abdel Nasser de Conakry, la rentrée est effective. En ce qui concerne les préparatifs pour le bon déroulement des programmes, des dispositions sont prises : nous avons notamment aménagé les salles de classe, les tableaux sont repeints, les enseignants sont prêts.

A l’occasion de la rentrée administrative, nous avons exigé à ce que tout soit mis en œuvre pour la réussite de l’année universitaire 2019-2020. Cette année, nous avons reçu 10144 étudiants de toutes options confondues. Les cours, les inscriptions et les réinscriptions commencent aujourd’hui. Pour ce qui est des inscriptions et les réinscriptions, elles se poursuivront jusqu’au 09 novembre 2019. L’inscription c’est 250 mille francs guinéens pour les nouveaux et 200 mille francs guinéens pour les anciens. Ça c’est adopté par toutes les Universités depuis l’année dernière », a indiqué monsieur Baldé.

Mais à Gamal, ce n’est pas encore le grand engouement. Même si les enseignants sont pour la plupart présents, les étudiants ne sont pas au rendez-vous. Dans toutes les salles de classe que nous avons visitées, peu d’étudiants étaient présents. Ce qui n’a pas empêché quand même la reprise des cours par endroits. C’est le cas de la classe de première année Biologie, où Marcel Kamano a dispensé son premier cours de Mathématiques.

« Vous avez vu la salle, sur 250 étudiants il n’y que ce nombre que vous voyez là (36 présents). Normalement, c’est aujourd’hui la rentrée pédagogique mais les étudiants viennent au compte compte-goutte. Il y a très peu d’étudiants par rapport à l’effectif total. Peut-être que c’est les parents qui ne sont pas prêts à laisser les étudiants venir s’inscrire. On ne sait pas exactement pourquoi ils ne sont pas encore prêts à venir », soutient l’enseignant.

Youssouf Chérif, président des étudiants de la licence 4 Génie Civil

De son côté, Youssouf Chérif, président des étudiants de la licence 4 Génie Civil, estime qu’il y a encore des choses à régler avant que tout soit prêt à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. « Nous sommes là, les choses ont commencé, mais tout n’est pas quand même totalement terminé, puisqu’il y a des salles de classe qui sont rénovation. Pour ce qui est de l’inscription, normalement les choses devaient rentrer en ordre depuis le 03 octobre dernier mais moi je n’ai pas eu l’occasion de me réinscrire. Jusqu’à présent je ne me suis pas encore réinscrit. J’appelle mes collègues qui sont à Conakry et à l’intérieur du pays qui n’ont pas encore repris, à venir reprendre les cours », a lancé l’étudiant.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel : 00224622919225 / 66691922

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Boké : les cours reprennent malgré l’absence des élèves

7 octobre 2019 à 21 09 49 104910

Comme cela était attendu, les cours ont finalement repris ce lundi, 07 octobre 2019, dans les écoles de la commune urbaine de Boké. Mais, le rythme est loin encore de revenir à la normale en raison de la faible affluence des élèves, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après trois jours passés sans aller à l’école, les élèves de Boké commencent à reprendre le chemin des classes. Ce lundi, près de la moitié de l’effectif était présent à l’école primaire du centre. Ce qui a permis de démarrer les cours. « Nous avons effectivement repris les cours. Tous les maîtres programmés sont venus et ont donné leur cours conformément à l’emploi du temps préétabli. Mais les élèves étaient très peu. Seulement 48% de notre effectif était présent », explique Saïdouba Mamata Camara, le directeur de l’établissement.

Le constat est quasiment le même au groupe scolaire Franco-arabe Al Rahma. « Nous avons commencé les cours à tous les niveaux. Tous les professeurs qui étaient programmés sont venus et ont déjà donné leur premier cours. Mais, la plus grande partie des élèves ne sont pas venus », déplore le principal du collège Amadou Yombo Diallo.

Un constat que regrette aussi le délégué communal de l’enseignement élémentaire de Boké. Mamadou Dian Baldé appelle les parents d’élèves à prendre leurs responsabilités face à cette situation. « Aujourd’hui, la rentrée a été effective, mais elle est vraiment morose. Les enseignants sont venus mais les élèves ne sont pas là. Quand même les cours ont été donnés. Nous appelons donc les parents d’élèves à prendre leurs responsabilités. Ils faut qu’ils obligent les enfants à venir suivre les cours », estime le responsable éducatif.

Selon certains, le retard de la venue des élèves à l’école pourrait s’expliquer par les échecs enregistrés lors des examens nationaux de l’an dernier. Beaucoup de candidats ayant échoué n’auraient toujours pas le courage de reprendre le chemin des classes.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Guinée : voici les caractéristiques principales de la 2ème session budgétaire (ministre)

7 octobre 2019 à 20 08 55 105510
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Comme annoncé dans une précédente dépêche, la deuxième session budgétaire s’est ouverte ce lundi, 07 octobre 2019. La séance, présidée par Claude Kori Kondiano, président de l’Assemblée Nationale, a connu la présence du Premier ministre, Kassory Fofana, des présidents d’institutions constitutionnelles et des ambassadeurs accrédités dans notre pays et de nombreuses personnalités. Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, a dit sa satisfaction par rapport au démarrage des travaux de cette deuxième session budgétaire avant d’annoncer ses principales caractéristiques, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, Ismaël Dioubaté a commencé par dire que l’ouverture de cette session s’inscrit dans le respect strict des dispositions de la constitution. Le ministre du Budget a dit son optimisme quant au bon déroulement des travaux durant cette session. « Comme avez dû le constatez, les deux discours, à la fois du ministre à la présidence en charge des relations avec les institutions constitutionnelles et celui du président de l’Assemblée, donnent un bon départ. En attendant la loi de finances qui, légalement, doit être déposée plus tard le 15 octobre 2019, il fallait que cette session ordinaire soit ouverte solennellement. Et je crois que, nous avons pris bonne note du discours du président de l’Assemblée, du contenu du discours du ministre conseiller à la présidence et le gouvernement est en train de travailler sous la direction du Premier ministre pour présenter un budget cohérent avec la politique du développement prôné par le président de la République et je crois qu’on sera dans le temps », a-t-il dit.

Interpellé sur ce que pourraient être les principales caractéristiques du budget au compte de l’année 2020, monsieur Dioubaté a fait savoir qu’il sera consacré en partie aux infrastructures et à l’énergie pour le bien de la Guinée. « En attendant que le conseil interministériel et le conseil des ministres se prononcent, nous sommes toujours en droite ligne par rapport à la vision du président de la République, celui d’encourager le développement à la base, celui de mettre un accent particulier sur les infrastructures routières, l’énergie et puis la décentralisation. Donc, le budget va tourner autour de ces principales questions de développement qui correspondent à la vision du président de la République, de faire de la Guinée un pays émergent », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Actop Solution : des employés dénoncent des abus et interpellent leur direction

7 octobre 2019 à 20 08 40 104010

Les relations ne sont plus en odeur de sainteté entre la direction de la société de gardiennage Actop Solution et une partie de ses employés. Certains agents de la société protestent contre des abus dont ils se disent victimes et appellent à des mesures urgentes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ils sont au nombre de 15 agents. Ils ont rédigé un mémorandum contenant tous leurs griefs et sont venus remettre le document à leur direction. Mamady Sylla est l’un des protestataires. « Cela fait un peu plus de 6 mois qu’on ne reçoit plus notre salaire à temps. Or, il y a certains qui sont privilégiés. Eux, ils reçoivent leur salaire à partir de 28, tandis qu’il y a un groupe qui peut rester deux mois sans avoir leur salaire. Dans notre groupe, il y en a qui ont fait deux mois sans salaire.

Le problème, c’est qu’ils (leurs responsables) doublent les mois. Et en nous payant, ils payent un seul mois, on attend encore deux mois pour recevoir le salaire d’un mois. Donc, c’est ce qui a motivé aujourd’hui les travailleurs que nous sommes à se lever pour venir présenter un mémorandum au niveau de la société. Il n’y a pas d’injures, ni casse, ni jets de pierres. Nous sommes juste venus présenter ce mémorandum à notre direction », explique l’agent de sécurité.

Ces agents sont des anciens employés d’Intercon Sécurité, société qui a été rachetée par Actop Solution. Selon Mamady Sylla, au moment de ce rachat, leur nouvel employeur leur avait promis que tous leurs avantages ne seront pas remis en cause. Mais aujourd’hui, c’est tout le contraire. « Lorsque Actop Solution a racheté la société Intercon Sécurité, il a promis de respecter tous les avantages qu’on avait avec Intercon Sécurité.

Il avait dit que les salaires ne seront pas modifiés, les primes d’ancienneté seront maintenues, les prises en charge, les congés, les jours de fériés, il avait tout promis de respecter. Mais très malheureusement, aujourd’hui on a constaté que tous ces avantages ont été supprimés. Il y a 4 mois de cela, il a réduit le salaire à 30%. Nous, on a l’habitude de voir une augmentation de salaire mais pas une diminution de salaire jusqu’à 30% », a-t-il déploré.

Ces agents espèrent que leur mémorandum aura une suite favorable. A défaut, ils promettent de descendre dans la rue très prochainement pour se faire entendre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel : 620 589 527/654 416 922

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Conakry : les guérisseurs traditionnels accusent les autorités du détournement de plus de 2 milliards

7 octobre 2019 à 19 07 23 102310

« Dans les deux milliards et quelques, le ministère devait donner 529 millions de francs guinéens à la coordination Ebola pour la formation des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée. Nous n’avons bénéficié d’aucune formation ; car, Dr Sakoba Keita, Fodé Tass Sylla et autres ont mangé notre argent. Le reste du montant qui devait servir à la construction de notre hôpital a été aussi détourné par le ministre Naman Keita, Dr Younoussa Ballo, secrétaire général du ministère de la santé à l’époque, Moussa Doumbouya (savant noir), Elhadj Nouhan Kaba, et Ernest Kpakilé Gamy qui est décédé »

La Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FEGAGTH) se dit victime de détournement d’importantes sommes d’argent par les autorités sanitaires. La structure accuse l’ancien ministre de la santé, Naman Kéita du détournement de la somme de 2 milliards 673 millions 177 mille 150 FG. Elle réclame également aux dirigeants actuels du ministère de la santé le montant de 2700 dollars US octroyée par l’Organisation Mondiale de la Santé. L’annonce en a été faite ce lundi, 07 octobre 2019, à travers une conférence que la structure a organisée à la maison de la presse de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis un certain temps, le torchon brûle entre La Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FEGAGTH) et le ministère de la santé. La structure accuse le département en charge de la santé d’avoir détourné des fonds qui étaient destinés à la construction d’un hôpital de la médecine traditionnelle et à la formation des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée. La FEGAGTH ajoute également qu’elle ne bénéficie pas depuis 2011 de la subvention annuelle que l’Organisation Mondiale de la Santé octroie aux guérisseurs traditionnels par l’entremise du ministère dans le cadre de la célébration d’une journée mondiale.

Selon nos informations, c’est pendant la transition, dirigée par le Général Sékouba Konaté que la FEGAGTH avait bénéficié de la part de l’Etat d’un montant de 2 milliards 673 millions 177 mille 150 francs guinéens. Pour Mamady Daman Traoré, « aucun membre de la Fédération n’a vu la couleur de l’argent. Dans les deux milliards et quelques, le ministère devait donner 529 millions de francs guinéens à la coordination Ebola pour la formation des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée. Nous n’avons bénéficié d’aucune formation ; car, Dr Sakoba Keita, Fodé Tass Sylla et autres ont mangé notre argent. Le reste du montant qui devait servir à la construction de notre hôpital a été aussi détourné par le ministre Naman Keita, Dr Younoussa Ballo, secrétaire général du ministère de la santé à l’époque, Moussa Doumbouya (savant noir), Elhadj Nouhan Kaba, et Ernest Kpakilé Gamy qui est décédé ».

Mamady Daman Traoré, Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboriste

En outre, Mamady Daman Traoré, président de la FEGAGTH a rappelé que depuis 2011, sa structure n’a jamais perçu le montant que l’OMS leur octroie à travers le ministère de la Santé. « Chaque année, l’OMS donne au ministère 2 700 dollars US pour nous qui sommes les guérisseurs traditionnels et herboristes. Le montant dont je vous parle peut varier d’une année à une autre. Mais depuis 2011, nous n’avons jamais touché ce montant qui est versé annuellement dans le cadre d’une célébration. C’est le ministère qui détourne notre argent », a fait savoir Mamady Daman Traoré.

Enfin, Mamady Daman Traoré interpelle le président Alpha Condé pour qu’il s’implique dans l’amélioration de leurs conditions car, regrette-t-il, « nous ne recevons rien de la part du ministère, on n’a pas d’hôpital destiné aux guérisseurs traditionnels et herboristes et nous ne bénéficions pas de formation ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifestations anti-3ème mandat : les appels de Cellou Dalein, Sidya et Ousmane Kaba aux Guinéens

7 octobre 2019 à 17 05 52 105210

Comme annoncé précédemment, les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé comptent entamer leurs mouvements de protestation à partir de la semaine prochaine. Le Front National pour la Défense de la Constitution, structure composée des principaux partis d’opposition du pays, d’activistes de la société civile et de syndicalistes entre autres, a appelé au début des manifestations de rues le lundi, 14 octobre prochain sur l’ensemble du territoire national.

Cela, afin de barrer la route au projet de changement de l’actuelle constitution qui devrait permettre au chef de l’Etat guinéen de s’octroyer un troisième mandat en 2020. Juste après la lecture de la déclaration annonçant cette décision devant la presse ce lundi, 07 octobre 2019, les opposants Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Dr Ousmane Kaba ont adressé un message à leurs compatriotes.

Décryptage !

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne : dans ce combat, il n’y a aucun doute, nous sommes avec tous les Guinéens honnêtes, épris de paix, de justice et de la démocratie. Nous sommes avec la communauté internationale (certains membres de cette communauté se sont exprimés clairement contre le changement ou le tripatouillage de la constitution). Nous sommes soutenus, nous devons résister. Il s’agit de défendre les valeurs auxquelles est particulièrement attaché notre pays. Ce combat est multiforme, nous devons le mener avec détermination et avec l’esprit de sacrifice que cela exige.

Sidya Touré, président de l’UFR : nous rentrons dans une phase où les Guinéens doivent récupérer leur liberté qu’on veut nous confisquer. Il faut que cela soit clair, nous n’accepterons pas de 3ème mandat, que ça soit par référendum ou organisé de manière déguisée derrière un semblant d’élections législatives. Nous n’accepterons pas que le peuple de Guinée soit capitalisé, nous n’accepterons pas qu’il n’y ait même plus de partis d’opposition parce que c’est l’objectif qui est fixé. Nous sommes déterminés à aller de l’avant, nous allons faire en sorte que les Guinéens démontrent la légitimité dans ce pays.

Dr Ousmane Kaba, président du PADES : la situation est grave ! La question essentielle est celle-ci : est-ce que les Guinéens veulent la République et la liberté ou les Guinéens veulent une royauté ou la présidence à vie ? Je pense que toutes les personnes de bonne volonté doivent se donner la main pour éviter à notre pays un recul démocratique. Ce combat doit être le combat de tous les Guinéens où qu’ils soient. Je voudrais placer ce combat sous le signe de l’unité nationale et de la fraternité de notre pays. Il faut que tous les Guinéens se donnent la main. Parce que c’est une partie de l’élite qui confisque la liberté de la Guinée.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224 623 532 504

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Université de Sonfonia : « ce n’est pas évident que tout le monde soit là au premier jour » (Recteur)

7 octobre 2019 à 17 05 38 103810

Les cours ont repris timidement dans les institutions d’enseignement supérieur de la Guinée ce lundi, 07 octobre 2019. C’est le cas à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia où les autorités comptent mettre tout en œuvre pour une année universitaire réussie. L’annonce en a été faite par le recteur, Professeur Amadou Oury Koré Bah, dans un entretient accordé un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce lundi moins d’une heure après le démarrage des cours.

L’université Général Lansana Conté de Sonfonia compte près de 20 mille étudiants. Toutefois, peu d’étudiants ont répondu présent ce lundi pour la reprise des cours au compte de l’année universitaire 2019/2020.

Pr Amadou Oury Koré Bah, recteur de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia

Pour le Professeur Amadou Oury Koré Bah, qui a sillonné plusieurs salles de classe, l’essentiel est que les cours ont effectivement démarré. Il a dit espérer que d’ici la fin de la semaine, les salles de classe vont faire le plein. « J’ai un sentiment de réconfort parce que l’ouverture des classe c’est aujourd’hui. Comme vous l’avez vu, nous sommes peut-être à la 6ème salle de classe, nous avons les étudiants et des enseignants dans les salles. Vous savez, lorsqu’on a une course à faire, on ne commence pas par la vitesse de croisière, on commence par une petite vitesse et on fonce. J’ai compté 40 étudiants dans une des salles, 50 de l’autre côté. Ce n’est pas évident que tout le monde soit là au premier jour. Mais déjà, les cours ont démarré et c’est ce qui nous intéressait pour le moment. Et j’ai constaté qu’il y avait un engouement du côté de ceux qui sont là. Et, j’estime qu’au fur et à mesure, d’ici la fin de la semaine, les classes seront remplies », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le recteur de l’Université de Sonfonia a indiqué que le défi est immense pour son institution cette année. « C’est pourquoi des dispositions idoines ont été prises pour boucler les modules conformément au calendrier universitaire. Le défi pour nous, c’est d’améliorer la qualité du service, la ponctualité des enseignants, c’est un défi que j’ai. Et puis le travail des étudiants, parce qu’un étudiant a par cours 150 heures de travail : 45 heures en classe, 105 heures en dehors de la classe, pour qu’il ait les 6 crédits. Il est difficile de faire comprendre aux gens que lorsqu’ils ne viennent pas en classe, ils doivent être en études ou à la bibliothèque, ou au laboratoire, ou à la maison. Il n’est pas dit qu’il faut être en classe pour étudier dans le système mondial auquel nous appartenons. Nous voulons faire mieux que les années passées. C’est le travail de tout le monde, l’amélioration de la gouvernance de l’enseignement et de la recherche, ça doit être amélioré. Nous avions des résultats très appréciables, mais nous en voulons plus », a-t-il fait savoir.

Selon nos informations, plus de 6 mille étudiants ont reçu leurs diplômes l’année dernière à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia. Normalement, plus de 5 mille autres doivent y être orientés au compte de cette année.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Lycée 28 septembre : « le train a bougé et nous n’attendrons personne »

7 octobre 2019 à 17 05 05 100510

Quatre jours après l’ouverture officielle des classes, les cours peinent à démarrer effectivement dans les écoles. Cela, en raison de la faible affluence des élèves. Moins de la moitié des effectifs ont répondu présent dans les établissements scolaires de la commune de Kaloum visités par un reporter de Guineematin.com ce lundi, 07 octobre 2019.

Cheick Ahmed Tidiane, élève en classe de Terminale sciences sociales

Au lycée 28 septembre de Kaloum, 840 élèves étaient programmés ce lundi. Mais, seulement 355 ont répondu présent. Parmi eux, Cheick Ahmed Tidiane, élève en classe de Terminale sciences sociales. « Je suis là à cause de la volonté de reprendre les cours, parce que je veux réellement apprendre pour pouvoir bien affronter le baccalauréat », soutient le jeune lycéen, très enthousiaste.

Elhadj Mamadouba Camara, proviseur du lycée 28 septembre

Malgré la faible affluence des élèves, le proviseur, Elhadj Mamadouba Camara trouve que l’effectif est encourageant. « En ce qui concerne l’affluence des élèves, c’est un peu encourageant parce que c’est un établissement à double vacation. Donc, si nous avons dès cette deuxième semaine 355 sur 840 c’est déjà encourageant. Nous avons passé de salle de classe en salle de classe pour lancer un appel pressant à la conscience des élèves ici présents de se mobiliser et d’inviter les leurs d’être à l’école car les cours ont commencé. Nous exhortons également les parents d’élèves de mobiliser leurs enfants pour les envoyer à l’école. Car le train a bougé et nous n’attendrons personne. Et désormais qu’ils sachent que les compositions vont bientôt commencer », a-t-il lancé.

Ibrahima Chérif Camara, professeur de philosophie au lycée 28 septembre

Ibrahima Chérif Camara, enseignant dans cet établissement scolaire public, appelle aussi à la mobilisation des parents d’élèves pour ramener leurs enfants à l’école. « Comme vous l’avez constaté, la rentrée n’est pas effective dans la mesure où la plupart des professeurs sont disponibles, mais les enfants ne sont pas venus massivement. Donc, ça c’est un de regret pour nous parce que l’examen se prépare dès le premier jour. L’année passée, les écoles privées étaient très en avance sur les écoles publiques lors des examens nationaux. Je pense donc qu’il faut prendre conscience et se mettre dès maintenant au travail », a dit ce professeur de Philosophie au lycée 28 septembre de Kaloum.

A noter que le constat était le même dans les autres écoles publiques de Kaloum comme le lycée 02 octobre et le collège Château d’Eau. Partout, on a constaté une présence effective du personnel enseignant et d’encadrement mais une faible affluence des élèves. Ce qui a empêché la reprise effective des cours ce lundi.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 07 93 59

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ISSEG de Lambanyi : 57 inscrits sur près de 4000 étudiants (direction)

7 octobre 2019 à 16 04 50 105010

La rentrée universitaire, programmée pour ce lundi, 07 octobre 2019, dans toutes les institutions d’enseignement supérieur public et privé de Guinée, a été effective. Les inscriptions et réinscriptions ont déjà été entamées dans les institutions d’enseignement supérieur du pays au compte de l’année universitaire 2019/2020. C’est le cas à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education (ISSEG) de Lambanyi où quelques 57 réinscrits ont été enregistrés ce lundi, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les enseignants programmés à l’ISSEG de Lambanyi ont tous répondu présent ce lundi à l’occasion de la rentrée pédagogique dans les institutions d’enseignement supérieur de la Guinée.

Akoye Massa Zoumanigui, DG de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée

Selon Akoye Massa Zoumanigui, enseignant-chercheur, directeur général de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée, la rentrée se passe dans de bonnes conditions. « Depuis le 03 octobre, nous sommes activement dans le processus de la rentrée universitaire 2019-2020. Avant-hier samedi, il y a eu le conseil de perfectionnement où chacun a posé les problèmes qui le préoccupent. Donc globalement, tout se passe bien », a-t-il dit.

Par ailleurs, le DG de l’ISSEG a expliqué que les inscriptions ont démarré ce lundi 7 octobre 2019 avec un faible effectif de présents. « De la deuxième à la quatrième année, nous avons un effectif de réinscrits de 57 étudiants. Et c’est le 4 octobre que nous avons reçu la liste des étudiants de la première année. Donc, c’est seulement ce matin qu’on a commencé l’inscription des étudiants de la première année. Parce qu’on ne peut pas inscrire quelqu’un s’il n’est pas sur une liste. La liste est maintenant à notre possession, on a commencé l’inscription des étudiants de la première année. Tout se passe bien, dans les conditions normales, les cours commencent. Mais, nous avons un effectif de 57 sur 2400 pour les anciens. Il y a 1501 nouveaux qui sont annoncés. Est-ce-que les cours sont possibles de se tenir? Dans tout les cas, nous sommes dans les dispositions nécessaires de commencer les cours aujourd’hui, dès que nous nous rendrons compte que l’effectif qui est là peut permettre de commencer les premiers cours, puisque tous les professeurs sont là et disponibles ».

En outre, monsieur Zoumanigui a fait savoir qu’il n’y a pas de dispositions particulières prises cette année, même si des difficultés existent. « Il n’y a pas de dispositions particulières. Les emplois du temps ont été établis, les professeurs savent les cours qu’ils vont donner et avec quelle pédagogie il faut donner ses cours et ça, c’est chaque année… Nous n’avons pas de difficultés particulières. Les difficultés que nous avons, c’est à l’instar des autres institutions d’enseignement supérieur, c’est le problème d’infrastructures, mais que nous sommes en train de résoudre au fur à mesure », a-t-il dit.

Dorkass Caroline Lamah, étudiante en Licence 3 Sciences de l’Education

Chez les étudiants, même si l’on est content d’avoir fait la réinscription, l’on dénonce le non démarrage des cours. C’est le cas de Dorkass Caroline Lamah, étudiante en Licence 3 Sciences de l’Education : « cette année, la rentrée universitaire débute bien, parce que je suis venu me réinscrire aujourd’hui, mais les cours n’ont pas encore repris. Mais quand même, l’emploi du temps est déjà prêt. Je dirai que c’est un retard. Parce que jusqu’à présent, il y a des inscriptions et réinscriptions qui sont en cours de route. Donc, il faut régler tout ceci avant de commencer les cours. Les étudiants sont coupables de ce retard, si on venait nous réinscrire depuis le 03 octobre, aujourd’hui on serait déjà en classe parce que l’emploi du temps est déjà affiché ».

Chez les nouveaux étudiants, l’on trépigne d’impatience pour le démarrage des cours. Ahmed Sékou Touré, orienté première année Physique-Chimie dénonce l’attroupement pendant la réinscription. « La rentrée s’annonce bien, nous sommes un peu encombré avec les inscriptions et les réinscriptions. Je suis un peu pressé pour le démarrage des cours. Parce que je fais la première année et j’ai envie de connaitre les réalités de l’université. Je veux poursuivre mes études, finir dans les meilleures conditions et espérer avoir un emploi », a-t-il laissé entendre.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire : timide reprise des cours au lycée Senghor et au groupe scolaire Titi

7 octobre 2019 à 16 04 43 104310

Les cours ont timidement repris ce lundi, 07 octobre 2019, dans les écoles du pays. Après quelques jours de retard, les élèves reprennent enfin le chemin des classes. C’est le cas au lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya et au groupe scolaire Aboubacar Titi Camara de Matoto, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com ce matin.

Au lycée Senghor, l’heure était à la satisfaction chez le proviseur, Elhadj Amara Balato Keita. Car, après quelques jours de retard dû à l’absence des élèves à l’école, les cours ont pu reprendre ce lundi, 07 octobre 2019.

Elhadj Amara Balato Keita, proviseur du lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya

« Par rapport à l’ouverture 2019-2020, je vois une motivation chez les élèves, les enseignants et chez les encadreurs. Nous sommes tous à cheval pour que les cours reprennent dans les conditions normales, parce que les élèves ont soif d’apprendre, les enseignants aussi ont soif de communiquer après deux (2) mois de repos. Concernant les troubles que l’école guinéenne a connus l’année dernière, élèves et professeurs veulent s’y mettre pour que cela ne se répète pas, pour faire avancer l’école guinéenne. Comme la date du 03 octobre n’a pas été une réussite sur toute l’étendue du territoire, aujourd’hui les élèves ont répondu massivement et les professeurs sont au nombre de 47, dont 23 professeurs programmés pour donner cours aujourd’hui », a indiqué le proviseur.

Même si les cours ont repris, l’affluence des élèves n’est toujours pas de mise. Selon Sorry Bayo, élève de la 12ème année sciences mathématiques dans cet établissement, seulement près de la moitié des élèves de sa classe sont venus à l’école aujourd’hui.

Sorry Bayo, élève de la 12ème année SM au lycée Léopold Sedar Senghor de Yimbaya

« Ce matin, les élèves ne sont pas venus au complet, il y a eu près de 50% de présents dans notre classe. Le professeur d’Economie nous a donné le programme du cours avec quelques explications à l’appui », a-t-il laissé entendre. Au groupe scolaire Aboubacar Titi Camara de Matoto également, c’est seulement ce lundi que la rentrée a été effective. « Chez nous ici, c’est ce matin que la rentrée a été effective. Comme vous le savez, depuis le 03octobre, l’école a ouvert ses portes, mais du fait que l’ouverture est tombée en milieu de semaine, les élèves ne sont pas venus à l’école. Mais aujourd’hui, l’engouement a été de taille avec la présence de tous les professeurs et un nombre de 200 élèves présents aujourd’hui », a expliqué Mohamed Camara, administrateur général de cet établissement scolaire privé.

Elhadj Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Lycée Donka : « ceux qui viennent sans la tenue, nous les congédions » (Proviseure)

7 octobre 2019 à 15 03 54 105410

C’est finalement ce lundi, 7 octobre 2019, que les cours ont connu un engouement dans les écoles de la capitale guinéenne au compte de l’année scolaire 2019/2020. Au lycée Donka, dans la commune de Dixinn, les élèves se sont massivement mobilisés pour suivre les cours, en présence de tous les enseignants programmés et de l’encadrement de l’école, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ouverture officielle des classes le jeudi, 03 octobre dernier, fut très morose dans les écoles de Conakry et de l’intérieur du pays. Il a fallu attendre ce lundi pour voir un nombre important d’apprenants venir dans les salles de classe.

madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka

Selon madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka, depuis la rentrée officielle des classes, les cours se poursuivent dans son établissement. « Ici, nous ne parlons pas de l’ouverture des classes. Mais plutôt de la continuation des cours. La date officielle de l’ouverture des classes en République de Guinée, c’était prévue le 3 Octobre 2019. Au niveau du lycée de Donka, les cours continuent. Tous les professeurs programmés sont présents, et les élèves sont aussi venus en grand nombre. Ceux qui viennent sans la tenue, nous les congédions. Nous leur disons d’aller prendre leur tenue à la maison. Parce que nous estimons qu’aujourd’hui, les parents peuvent faire tout pour remettre les fournitures à leurs enfants. Donc, nous ne recevons pas les élèves qui ne viennent pas en tenue », a-t-elle annoncé.

Pour ce qui est des dispositions prises pour arriver à une année scolaire réussie, madame Sangaré Mamadia Camara a laissé entendre qu’il y aura un renforcement des méthodes d’évaluation. « Cette année, nous avons pris des dispositions pour renforcer le contrôle pédagogique au niveau des salles de classe. Nous renforçons la discipline au niveau des élèves et des professeurs. Nous avons des petits problèmes au niveau du portail. Mais cette fois-ci, on va le changer pour renforcer davantage la discipline et la régularité des élèves » a-t-elle promis.

Boubacar Siddighy Barry, président de l’APEAE de Dixinn,

Présent sur les lieux, le président de l’Association de Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE) de Dixinn, Boubacar Siddighy Barry, a demandé aux parents d’agir pour que les enfants soient assidus et ponctuels dans les écoles. « On dit, qui voyage loin, prépare très tôt sa monture. C’est à l’ouverture des classes que l’enfant prépare son bon choix pour la fin d’année. Si nous continuons à les garder auprès de nous, ce n’est pas une bonne image…Il y a quand même le problème de moyens qui se pose chez certains. C’est vrai, tous ne sont pas en disponibilité d’avoir le matériel nécessaire pour envoyer les enfants à l’école. Mais, cela n’empêche pas de dire à l’élève d’aller en classe avec les moyens disponibles pour le moment. Donc, je demande à tout un chacun, au parent d’élèves, quelque soit le petit moyen que tu as, met ça à la disposition de l’enfant et montre lui le chemin de l’école », a-t-il conseillé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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MUFFA et MC2 : le ministre Taran DIALLO et le Maire Tos CAMARA sensibilisent les jeunes et femmes de Matoto

7 octobre 2019 à 14 02 00 100010

Communiqué : Le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté s’est rendu, le vendredi 4 octobre, à la mairie de Matoto. Objectif, procéder avec le maire de la plus grande commune du pays à l’information et sensibilisation de la population sur le prêt financier que souhaite leur faire le président Alpha Condé à travers les structures MUFFA et MC2.

Selon le ministre Mamadou Taran Diallo, il s’agit d’un outil de développement du président Alpha Condé mis à la disposition des jeunes et des femmes. « Je suis venu ici pour savoir si les outils de développement du président de la République le Professeur Alpha Condé a mis à la disposition des jeunes et des femmes à travers Afriland Bank qu’on appelle Muffa et MC2, est-ce que c’est connu, appliqué et au bénéfice des populations de Matoto. Vous avez vu donc les échanges ont porté avec les femmes et les jeunes pour savoir que l’unique MUFFA qui existe ici est à Bonfi. Nous devons nous engager et faire en sorte que les MUFFA et les MC2 arrivent à être domiciliés à Matoto et que les jeunes et les femmes de Matoto puissent souscrire à ces capitaux pour dérouler leurs activités économiques et financières », explique-t-il.

Parlant de ce choix porté sur les femmes et les jeunes, Taran Diallo déclare que cela s’explique par leur combat dans la vie sociopolitique du pays.
« Comme on l’a dit, les femmes sont d’abord les porteuses et les militantes de la paix et la sécurité. Vous connaissez les femmes, on les appelle les mères de famille et quand tu es mère de famille c’est que tu ne veux d’aucun problème qui puisse atteindre ton mari et tes enfants. Et les jeunes c’est les acteurs de tout ce qui est militantisme, de tout ce qui est activités juvéniles, activités politiques, activités de la société civile. Donc tout ce qu’ils touchent ces sigles-là sont des sigles porteurs de la stabilité et de la quiétude dans notre pays », a-t-il ajouté.

Mamadouba Tos Camara, maire de la commune de Matoto lui dira que cette action vise à remédier à tout ce qui freine les services sociaux de base dans la commune de Matoto. « Si vous me demandez les actes que nous comptons poser aujourd’hui pour notre Commune, je pense que notre souci aujourd’hui c’est tout ce qui fait tare aux services sociaux de base tels que les infrastructures sanitaires, les écoles, l’assainissement qui est l’une de nos priorités aujourd’hui et surtout la formation des jeunes pour leur autonomisation. Nous venons de sortir d’une réunion où le ministre Taran nous accompagne à travers l’Afriland Bank pour venir soutenir nos mamans et les jeunes, mais il faut renforcer les capacités avant de les doter des moyens pour ne pas qu’une fois les moyens obtenus, on se retrouve dans la déception », a-t-il rappelé.

Aussi faudrait-il rappeler que la priorité du ministre Taran Diallo et du maire Mamadouba Tos Camara est non seulement le renforcement des capacités des principaux concernés mais également leur éviter de tomber dans les disgrâces de la banque.

Par le service de communication du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté

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Manifestations contre un 3ème mandat en Guinée : voici la déclaration du FNDC

7 octobre 2019 à 13 01 21 102110

« Tous les membres du FNDC, organisations de la société civile, syndicats, partis politiques, mouvements de femmes et de jeunes, organisations socioprofessionnelles, associations d’artistes, étudiants et élèves, citoyens engagés et autres, sont invités à commencer dès cette déclaration, à se mobiliser et à mobiliser les populations pour le succès des manifestations contre le 3ème Mandat. »

Le FNDC se réjouit de n’avoir pas pris part à la mascarade déguisée sous le label de ‘’consultations’’ qui n’était autre qu’une nouvelle manœuvre dilatoire destinée à servir d’alibi pour légitimer le processus de Coup d’Etat constitutionnel entrepris par le pouvoir guinéen.

Pendant que la farce se déroulait à la Primature à Conakry, M. Alpha CONDE récompensait par le mépris ceux qui ont répondu naïvement à son appel, en annonçant à New York, sa décision sur le 3ème mandat, sans même attendre pour la forme, l’issue des ‘’consultations’’ qu’il a ordonnées dans une adresse solennelle à la nation.

Maintenant que M. Alpha CONDE a exprimé publiquement le 23 septembre 2019 sa décision de faire un Coup d’Etat constitutionnel aux conséquences néfastes pour la Guinée et pour la Sous-Région, le FNDC lance un appel à la mobilisation de tous les guinéens pour faire barrage à ce macabre projet des ennemis de notre Pays.

C’est pourquoi le FNDC appelle les guinéens à des manifestations à partir du lundi 14 Octobre 2019, tant sur le territoire national qu’à l’étranger.

Rappelant l’appel lancé par M. Alpha CONDÉ le 24 mars 2019, demandant à ses partisans de se ‘’préparer à l’affrontement’’ si les démocrates refusaient le débat autour de son projet de 3e Mandat, le FNDC invite le Peuple à la vigilance. Il rendra M. Alpha CONDE responsable de toute violence contre les citoyens et leurs biens durant ces manifestations dont l’unique but est de défendre pacifiquement la Constitution de Mai 2010.

Dans le souci de prévenir les risques d’affrontements liés aux menaces publiques proférées par M. Alpha CONDE et ses proches, le FNDC :

Le FNDC remercie les Institutions Internationales et les Gouvernements de pays amis qui ont mis en garde M. Alpha CONDE contre les risques de son dangereux projet.

Tous les membres du FNDC, organisations de la société civile, syndicats, partis politiques, mouvements de femmes et de jeunes, organisations socioprofessionnelles, associations d’artistes, étudiants et élèves, citoyens engagés et autres, sont invités à commencer dès cette déclaration, à se mobiliser et à mobiliser les populations pour le succès des manifestations contre le 3ème Mandat.

Le FNDC félicite toutes ses antennes de l’intérieur et de l’extérieur du Pays pour le travail déjà accompli en vue de sauver la Patrie. Il les invite à resserrer les rangs autour de notre idéal de démocratie pour encore plus de mobilisation et de détermination, jusqu’à la victoire finale.
En fonction de l’évolution de la situation, des consignes précises seront données en vue d’une meilleure coordination de nos actions en Guinée et à l’étranger.

Que nul ne recule devant l’arrogance, les intimidations et la répression, armes ultimes des imposteurs, qui montreront rapidement leurs limites. C’est à ce prix seulement que nous libérerons notre Pays des clans mafieux, et empêcherons toute velléité de confiscation de notre Démocratie et de nos libertés.

  • Appelle le Peuple de Guinée à se mobiliser massivement et partout en vue de grandes manifestations républicaines pour exprimer son opposition totale au projet de 3ème Mandat, tout en demeurant vigilant afin de ne pas céder aux éventuelles provocations et intimidations;
  • Conseille vivement aux opérateurs économiques ainsi qu’aux sociétés établies sur le territoire guinéen, de s’abstenir de toute activité à partir du 14 Octobre 2019 ;
  • Invite tous les citoyens détenteurs d’engins roulants privés ou publics à une extrême prudence en les immobilisant ;
  • Demande particulièrement aux compagnies minières, aux banques, usines, stations de vente de carburant et aux autres entreprises publiques et privées de suspendre toute activité durant les manifestations, en vue d’éviter tout incident dommageable;
  • Appelle les ouvriers et tous les corps de métiers à observer cet appel patriotique pour éviter tout risque regrettable.

Pas de Référendum ! Pas de 3ème Mandat ! Pas de Coup d’Etat Constitutionnel !

Vive l’alternance démocratique et apaisée !
Ensemble Unis et Solidaires Nous Vaincrons !
Conakry, lundi 07 octobre 2019

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Rentrée scolaire : les élèves se font toujours attendre au lycée Kipé

7 octobre 2019 à 13 01 18 101810

Quatre jours après l’ouverture officielle des classes, la reprise peine à être effective au lycée Kipé, l’un des plus grands de la commune de Ratoma. La faute à l’absence des élèves dont la plupart n’ont toujours pas repris le chemin des classes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Premier lundi de cette nouvelle année scolaire, ce jour était attendu pour être celui de la reprise effective des cours. Mais, tel n’a pas été le cas dans de nombreux établissements scolaires de Conakry. Et la raison n’est autre que l’absence des élèves. Les enseignants et encadreurs, eux, sont tous présents.

Amadou Barry, censeur chargé des classes des 12ème et terminales au lycée Kipé

« La reprise a été effective dans notre établissement aujourd’hui. 23 professeurs sont programmés et 22 sont effectivement présents. Le seul absent a bénéficié d’une promotion. Quant aux élèves, c’est à ce niveau-là que le bât blesse. Sur 1261 attendus, nous n’avons que 308 élèves à l’intérieur de la cour dont 87 filles. Donc c’est à ce niveau-là que l’affluence n’est pas totale », explique Amadou Barry, censeur chargé des classes des 12ème et terminales au lycée Kipé, qui s’interroge sur les raisons de cette faible affluence des élèves dans les écoles.

Abdoulaye Fatoumata Traoré, principal de ce collège

Au collège Kipé, l’affluence est un peu plus importante qu’au lycée. Mais là aussi, ce n’est pas encore le plein. « Aujourd’hui, les enfants sont venus en grand nombre et tous les professeurs sont là. Les 24 professeurs programmés dont 5 femmes sont là de 08 heures à 10 heures. Aujourd’hui, on a programmé 1753 élèves dont 840 filles. Et nous avons 650 élèves qui sont venus en tenue dont 270 filles. Je lance un appel solennel à l’endroit des parents d’élèves de laisser les enfants venir à l’école. Parce que l’ouverture c’est maintenant, ce n’est pas demain. Même si les enfants n’ont pas de tenue scolaire pour la semaine-là, ils n’ont qu’à les laisser venir à l’école sans tenue », a lancé le principal de ce collège, Abdoulaye Fatoumata Traoré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Non à un 3ème mandat : les Guinéens dans la rue à partir du 14 octobre

7 octobre 2019 à 12 12 57 105710

Le front national pour la défense de la Constitution met sa menace à exécution. Des manifestations vont commencer le 14 octobre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à respecter la Constitution guinéenne en quittant le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat, en 2020, a appris Guineematin.

L’annonce a été faite dans la matinée de ce lundi, 07 octobre 2019, au siège de la PECUD, à Kipé, dans la commune de Ratoma en présence des principaux leaders de l’opposition guinéenne dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et Sidya Touré de l’UFR.

A préciser que ces manifestations devraient être organisées par le FNDC sur toute l’étendue du territoire guinéen et dans les ambassade de la Guinée à l’étranger.

Arrivé au pouvoir en décembre 2010, le président Alpha Condé veut changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais, dans leur écrasante majorité, les Guinéens s’opposent à cette velléité et exigent le respect de la Constitution.

A suivre !

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Kankan : des acteurs locaux en concertation sur la paix et le mariage précoce

7 octobre 2019 à 12 12 45 104510

Une rencontre d’échange d’idées sur des thématiques liées à la gestion des conflits, la quiétude sociale, la paix, l’unité, la fraternité et le mariage précoce s’est tenue dans la journée du vendredi, 04 octobre 2019, à la maison des jeunes de Kankan. Cette initiative de West Africa Network Peace Building (WANEP-Guinée) a regroupé des membres d’ONG de la place, d’associations, de plateformes, des jeunes ambassadeurs et des femmes leaders de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans le souci de la préservation de la paix et de l’unité nationale mais aussi dans le cadre de la lutte contre le mariage précoce que l’ONG internationale WANEP-Guinée a organisé cette rencontre de concertation.

Boubacar Mansaré, chargé du projet Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité auprès de WANEP-Guinée

Selon Boubacar Mansaré, chargé du projet Cohésion Culturelle pour la Paix et la Prospérité auprès de WANEP-Guinée, cet atelier a favorisé d’importants échanges entre les acteurs concernés. « Aujourd’hui nous avons doublement travailler ici. La première activité concernait le forum communautaire qui nous a vraiment permis, avec les participants, de partager des bonnes pratiques, des leçons, les cas de l’innovation mais aussi les cas de succès que nous avons documentés à travers ce projet depuis sa phase d’extension ; et la deuxième activité que nous sommes entrain de mener ensemble, c’est l’événement culturel régional qui regroupe l’essentiel des structures relais du projet, notamment les femmes leaders, les jeunes leaders, les plateformes, les leaders religieux et les jeunes ambassadeurs », a-t-il expliqué.

Sékou Condé, participant et président d’une plateforme

Au sortir de la séance de concertation, Sékou Condé, participant et président d’une plateforme, a dit avoir retenu beaucoup de choses de ces échanges. « C’est une fierté pour moi de me retrouver ici avec l’ensemble des membres de la plateforme, ainsi que les jeunes ambassadeurs, les femmes leaders et les religieux. Je retiens beaucoup de choses de cette réunion. Comme activité menée, on a pu consolider la paix au niveau de Kankan, en approchant la presse, en informant la population, en éduquant la population dans le cadre de la culture et de la paix », a-t-il fait savoir.

Il faut signaler que cette réunion, qui vise à consolider la paix, la culture et la cohésion sociale et à débattre sur le mariage précoce, doit se tenir dans les autres régions administratives de la Guinée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Sur les traces d’Elhadj Ousmane Baldé « Sans loi », nouveau président de la coordination Haali Poulaar

7 octobre 2019 à 12 12 05 100510
Elhadj Ousmane Baldé « Sans Loi », nouveau président de la coordination Haali Poular

Selon des chroniques historiques, le Fouta-Djalon s’étendrait des baobabs de Saraya (Kouroussa), aux palmiers de Kakandé, à Boké. Ce vaste ensemble, pays habité en très grande majorité par les Peuls et Haali Pulaar, à l’instar des trois autres régions de la Guinée, dispose d’une coordination nationale, dont le président Elhadj Saïkou Yaya Barry vient de décéder. Homme intègre et dynamique, ce Seydiyanké de Dabola de l’aristocratie régnante des Almamy du Fouta théocratique, laisse un vide difficile à combler.

Mais, à l’unanimité de ses membres, en accord avec le Khalife général Elhadj Bano Bah, de toutes les autorités morales religieuses et l’ensemble des fils de la région d’ici et de la diaspora, le choix a été porté sur Elhadj Ousmane Baldé « Sans loi ». Un opérateur économique de grande renommée, très présent dans le tissu économique et social de la Guinée, dont le lourd investissement (sept milliards de FG) dans la construction d’une mosquée de 15 000 places et d’un centre islamique dans son village à Fatako (Tougué), suffit pour démontrer son ancrage à la fois religieux et populaire.

Pourtant, comme tous les grands fortunés du Fouta-Djalon, Elhadj Ousmane Baldé « sans loi » est parti de rien. C’est un jeune homme, muni de quelques bonbons, allumettes et colas, qui fait des dizaines de kilomètres à pied pour se rendre à Labé, la grande ville, se procurer de petites marchandises qu’il revend dans les marchés forains de Fatako et environs.

Plus tard, poussé par le goût de l’expansion, il décide de scruter d’autres cieux, car comme le dit l’adage « on n’est jamais prophète chez soi ». Gueckédou, la florissante ville de commerce du Sud, une des portes d’entrée en Sierra Leone, sera la future destination d’Ousmane Baldé. Convaincu qu’il n’y a pas de sot métier mais des sots hommes, il va exercer tous les petits métiers allant, paraît-il, de la vente de petits produits de consommation à celle du bois mort.

Après des années de dur labeur, la chance lui sourit. Ses affaires prospèrent et le voilà qui, de l’échelle de l’effort, emprunte désormais l’ascenseur de la consécration. Il fait à présent partie des grands commerçants du pays avec des grands magasins et boutiques, de la représentation des marques de véhicules comme l’américaine Général Motors, et des comptes en banque bien garnis.

Par un coup magique du destin, le jeune commerçant ambulant de Fatako, devenu prospère, est élu président de la chambre de commerce et d’industrie de Guinée. Plus rien dans le secteur économique et bancaire ne se décide en son absence dans le pays. Les autorités le savent et le couvrent d’une attention particulière car, de par sa position privilégiée, il peut influencer le cours des événements en rapprochant des hommes et des tendances parfois diamétralement opposés.

Malgré tout ce prestige et les ors de ses immenses et flamboyantes résidences, Elhadj Ousmane Baldé « sans loi » ne disloque pas son identité, à plus forte raison, laissé sa vulnérabilité creuser son sillon dans sa vie.

Cette identité, c’est d’abord et avant tout Fatako, qui serait une altération de « farako » qui veut dire derrière la plaine en Maninka. Il est une synthèse du village habité par les Peuls et les Diakhankés. Sa mère est de la seconde communauté, alors qu’historiquement et sociologiquement, il est issu du clan des Demboubhés, frères des Koulounnankés, illustre ascendance d’Alpha Abdourahmane Koïn, fils d’Alpha Ibrahima et petit fils de Saïkou Saliou Balla mo Koïn, l’un des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta-Djalon, au début du 17e siècle.

Tenez, c’est Alpha Abdourahmane Koïn, le plus jeune des troupes du Fouta sous le commandement du Seydiyanké conquérant, Almamy Oumar Barry, qui captura l’animiste chef du N’Gabou, Diankewali Sané lors de la mémorable bataille de Tourban Kansala en 1868.

Les Demboubhés sont aussi les frères des Helayankés de Timbi. Comme pour démontrer que le tout nouveau président de la coordination nationale Hal Pulaar est un valeureux fils du Fouta, dont les familles ont victorieusement pris part à la rédaction, parfois par le sabre, de la belle histoire du Fouta qui n’emprunte rien à la légende pour avoir ses lettres de noblesse et de grandeur.

C’est un baobab de Koïn qui pousse là où celui de Dabola est tombé, avec les mêmes branches qui s’étendent pour donner de l’ombre à tous les fils du Fouta et de la Guinée toute entière.

Pour sa réussite, Elhadj Ousmane Baldé « sans loi » peut compter sur les bénédictions de sa prestigieuse famille maternelle Diakhanké, maraboutique par essence, de Fatako à Matakaou ( Koubia) de Badougoula ( Wora mali ) à Touba la sainte à Gaoual; mais aussi sur le soutien de ses fortes alliances comme celle de l’une de ses épouses, hadja Safiatou, fille du Nguerianké, Saifoulaye Diallo celui qui proclama l’indépendance de la Guinée le 2 octobre 1958 dont les connexions et interconnexions au cœur du grand Labé lui seront utiles et précieuses, tout autant que celles de sa femme, Hadja Hawaou, princesse Kaldouyanké de Simili, dans Koubia, de la famille du Waliou, le Ndouyêdio Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, aussi dont son père Alpha Bacar Diâri est le petit neveu, tandis que sa mère, Nénan Djénabou Barry dite « Nen Dara », est la fille d’un autre grand Waliou, le Worladio Thierno Oumar Rafiou de Daralabé. A noter que c’est une des sœurs de ce dernier qui est la mère du Kaldouyanké alpha Ibrahima Bassagui, le père du cadi de Kaadé et roi de Labé, l’illustre Alpha Yaya Diallo.

Comme on le voit, les cartes que le tout nouveau président de la coordination nationale Hal Pulaar a entre ses mains sont toutes des jokers qui viennent s’ajouter à sa grande réputation d’homme de devoir et d’honneur, déterminé à mériter l’inestimable confiance placée en lui par ses frères et pour la mémoire d’Elhadj Saïkou yaya Barry. Le nouveau capitaine du bateau Hal Pulaar le conduira à coup sûr à bon port, les vagues et les tempêtes n’y pourront rien.

Amadou Diouldé Diallo, journaliste – historien
Vichy / France

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Journée nationale de la jeunesse : les assurances du ministre Mouctar Diallo

7 octobre 2019 à 12 12 04 100410

Comme annoncé précédemment, la 29ème journée nationale de la jeunesse guinéenne a été célébrée en différé hier, dimanche 06 octobre 2019, à Siguiri. Organisé à la place des martyrs de la ville, l’événement a connu une forte mobilisation de jeunes venus de toutes les régions du pays. Une occasion mise à profit par le ministre pour tenter de rassurer les jeunes de Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est sous le thème « Jeunesse, paix et développement durable » que cette journée a été célébrée. Le chef de l’Etat qui était annoncé à l’événement n’a pas effectué le déplacement, mais plusieurs membres du gouvernement et de nombreux jeunes venus de Conakry et des 33 préfectures du pays étaient présents.

Dans son discours de bienvenue, le maire de la commune urbaine de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, a salué le choix porté sur sa ville pour abriter cette célébration. « L’autorité communale par ma voix réaffirme sa totale satisfaction pour le choix porté sur Siguiri dans le cadre de cette anniversaire.

Par la même occasion, elle félicite très sincèrement les gouvernements africains pour la mise en œuvre de ce processus afin de réunir toute la jeunesse africaine autour d’un idéal commun pour la paix et le développement à l’image de la Jeunesse du Rassemblement Démocratique Africain (JRDA). Elle vous invite à pérenniser ces rencontres pour une meilleure consolidation de l’unité et de la paix. J’invite la jeunesse africaine en général et celle de la Guinée en particulier à redoubler d’efforts en s’adonnant à la formation et à une éducation correcte pour être au rendez-vous. Car le futur leur appartient », a-t-il lancé.

De son côté, le porte-parole de la jeunesse à cette cérémonie a invité le gouvernement et les partenaires au développement à mieux adapter leurs politiques aux besoins de la jeunesse. « Nous interpellons le gouvernement et l’ensemble des partenaires au développement à mieux revoir leurs politiques de développement. Cela consiste essentiellement à la création d’opportunités et de formations pour générer les revenus et des emplois en faveur des jeunes. Il s’agit d’élaborer des politiques publiques de jeunesse appropriées, mobiliser des ressources qualifiées et dégager les moyens financiers conséquents pour la mise en œuvre », a dit Bamba Traoré.

Prenant la parole, le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, s’est montré rassurant. Mouctar Diallo a promis que les actions en faveur de l’autonomisation des jeunes de Guinée vont se poursuivre et se renforcer. « Les actions initiées et engagées dans le cadre de la participation citoyenne et de l’autonomisation des jeunes vont se poursuivre avec pugnacité dans le seul but que les jeunes en tirent le meilleur profit et en sortent comme des citoyens capables de prendre une part active dans la réalisation qualitative de leur destin, je voudrais mettre en exergue les actions liées au développement de l’entreprenariat jeunesse, à celui des travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ainsi qu’à la mise en place de la future structure faîtière en tant qu’outil d’accélération et de renforcement de la participation citoyenne des jeunes.

Aussi, faut-il préciser que la conduite efficace et efficiente de ces différentes initiatives, avec à la clé, la farouche volonté d’optimisation des résultats visés, favorisera à coup sûr la capture du Dividende Démographique, une action sur laquelle nous sommes résolument engagés et qui fut le thème central de la feuille de route de l’Union Africaine sous la présidence de la Guinée à travers le Président de la République, le Professeur Alpha Condé », a laissé entendre le ministre.

A rappeler que les activités de cette journée se sont étalées sur trois jours. Elles ont consisté entre autres à l’assainissement des lieux publics, le reboisement et l’aménagement des forêts et des sites touristiques, la rénovation et l’équipement de la maison des jeunes de Siguiri, une formation sur l’entrepreneuriat, des conférences sur des sujets d’enjeu national…

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : les vendeuses du marché d’ENTAG défient les autorités et réoccupent la chaussé

7 octobre 2019 à 11 11 37 103710

L’installation des murets par le ministère des Travaux publics dans les marchés de Conakry a permis de fluidifier la circulation et de minimiser les risques d’accident. Mais de nos jours, certaines vendeuses ont réoccupé la chaussée en s’asseyant devant les murets au grand dam des administrateurs des marchés, impuissants face à ce problème. Les marchés de Matoto, ENTAG, ENCO 5 en sont la parfaite illustration, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les habitudes ont la vie dure, a-t-on coutume de dire. Les marchandes, chassées de la route il y a de cela quelques temps grâce à la construction des murets, sont revenues s’y installer dans certains marchés de Conakry. Le marché d’ENTAG (nom de l’ancienne usine de l’Entreprise de Tabac et Allumettes de Guinée) dans la commune de Matoto, illustration bien cette réoccupation de la chaussée par ces femmes avec les tous les risques que cela comporte.

Là, elles sont revenues sur la chaussée, devant les murets, ne craignant même plus les descentes inopinées de la police. Quelques fois, c’est à une course poursuite que l’on assiste entre les deux parties, apprend-on. Entre midi et 18 heures, c’est à une forte affluence que l’on assiste devant les murets, pourtant conçus pour garder les vendeuses loin de la chaussée.

Nansady Sangaré, administrateur adjoint du marché ENTAG

Interrogé par le reporter de Guineematin.com sur cet état de fait, Nansady Sangaré, administrateur du marché d’ENTAG, a dit que de nombreuses sanctions ont été infligées aux vendeuses, sans jamais que cela ne les décourage. « Cette occupation anarchique des artères ne date pas d’aujourd’hui. Mais, je vous dirai que bien avant le placement de ces murets, l’administration du marché avait commencé à se battre pour que ces gens-là quittent la chaussée. Depuis toujours, nous les sensibilisons. Nous avons toujours organisé des séances de sensibilisation mais les femmes ne comprennent toujours pas. La police a plusieurs fois saisi leurs marchandises, mais cela ne les fait pas quitter la chaussée », se désole-t-il.

Par ailleurs, Nansady Sangaré a révélé que des interpellations, des saisies de marchandises et même des gardes à vue ont été effectuées contre celles qui reviennent devant les murets. « Des accidents mortels se produisent souvent ici sous leurs yeux. Mais, elles disent pendant ce temps que c’est Dieu. Elles ne se soucient pas de leur vie. C’est ça le problème. Quand tu leur demandes pourquoi elles viennent occuper la route, elles évoquent un problème de place. Mais c’est faux. Elles n’ont aucune raison valable qui puisse les amener à exposer leur vie. Je pense qu’on ne doit chercher à avoir quelque chose que si on est vivant. Elles refusent de comprendre. Pour les déguerpir des artères, les administrateurs du marché, les agents des forces de l’ordre et les autorités communales, nous sommes passés par plusieurs techniques comme l’interpellation des récidivistes, les gardes à vue, la saisie de leurs marchandises. Mais tout ça ne les a pas empêchées de réoccuper la chaussée », a-t-il fait savoir.

Face à cette situation et surtout devant les risques encourus par les contrevenantes, l’administrateur du marché d’ENTAG se dit inquiet et annonce que de nouvelles stratégies contre le phénomène sont en train d’être prises. « Depuis que les femmes ont commencé à occuper la chaussée, on a fait beaucoup de choses. Vous avez vu ces derniers temps, les murets sont placés, mais elles sortent de l’espace approprié à leur activité pour aller occuper les espaces qui ne sont pas réservés pour le commerce. Maintenant, on est en train de voir quelles sont les nouvelles stratégies à trouver pour qu’elles quittent définitivement la chaussée. Parce que là, c’est leur vie qui est en danger et nous, notre devoir c’est de protéger la vie et les biens des marchands », a indiqué monsieur Sangaré.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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