Le procès des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution arrêtés samedi dernier s’est ouvert ce mercredi, 16 octobre 2019, devant le TPI de Dixinn. Abdourahmane Sanoh, le coordinateur du FNDC, et ses proches collaborateurs : Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Bill de Sam, Bailo Barry et Abdoulaye Oumou Sow entre autres, comparaissent pour incitation à la violence. L’opposant Sidya Touré a réagi à cette situation au cours d’un échange téléphonique avec un reporter de Guineematin.com ce mercredi.

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) s’interroge d’abord sur les raisons de l’arrestation et du jugement des activistes anti-troisième mandat. « Je ne sais même pas pourquoi il y a procès. Parce que je ne sais pas pourquoi ils sont arrêtés dans la mesure où ils étaient en réunion au domicile d’un d’entre eux », a-t-il dit.

En ce qui concerne le procès lui-même, Sidya Touré ne croit pas qu’il sera équitable. « Je ne pense pas que ce procès soit équitable. Ces gens ont mis je ne sais pas combien d’heures avant qu’ils puissent avoir accès à un avocat. Ensuite, ils ont été soustraits de la vue de leur avocat qui n’a même pas pu communiquer avec eux pendant des heures. Donc, rien de tout ça n’est équitable. On fait semblant, on montre les muscles pour effrayer les Guinéens. On veut les effrayer pour leur dire qu’il y a une autocratie qui va s’installer dans le pays. C’est de ça qu’il s’agit », soutient l’opposant.

A noter que les leaders du FNDC qui ont déjà comparu devant le tribunal correctionnel de Dixinn ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Ils disent avoir été kidnappés par des hommes cagoulés et conduits en prison sans motifs valables.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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