Le fils aîné de madame Fatou Badjar vient de réagir à la grâce présidentielle accordée à sa mère. Mamadou Diallo se réjouit de cette décision et remercie le chef de l’Etat. Il l’a dit au cours d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com hier, mardi 1er janvier 2019.

Ce sont en tout 222 détenus que le président de la République a graciés à l’occasion de la fin de l’année 2018. Parmi eux, madame Fatou Badjar Diallo, condamnée dans le cadre de la tentative d’assassinat du Professeur Alpha Condé en 2011. Et cette décision a été accueillie avec une grande joie par la famille de la détenue. « Nous sommes dans l’émotion depuis que nous avons appris cette nouvelle, étant donné que c’est le jour de la fête de fin d’année. C’est vrai, nous ne nous attendions pas à cette nouvelle. Nous sommes vraiment très contents », a réagi au micro de Guineematin.com, Mamadou Diallo, le fils aîné de Fatou Badjar.

Le jeune homme rappelle que l’incarcération de sa mère a été un coup dur pour la famille. Il dit avoir passé des moments difficiles avec son frère et sa sœur depuis que leur mère est en détention. « Mais, par la grâce de Dieu, nous avons pu nous en sortir. Et, Alhamdoulillah au jour d’aujourd’hui ça va. On peut remercier le bon Dieu, on n’a pas eu de particularité, on n’a pas assez souffert. Seulement, l’absence de notre mère a été une grande expérience pour nous. Nous avons toujours prié Dieu pour qu’elle recouvre sa liberté. Et Dieu merci, elle recouvre enfin sa liberté. Je remercie le président de la République du fond de mon cœur pour ce geste », a-t-il dit.

A rappeler que Fatou Badjar Diallo a été graciée avec Almamy Aguibou Barry et Mamadou Alpha Diallo, tous condamnés à 15 ans de réclusion criminelle dans le cadre de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé, situé dans le quartier Kipé (Conakry), le 19 juillet 2011. Cette grâce présidentielle intervient alors que le procès de cette affaire est en cours devant le TPI de Dixinn suite à la décision de la cour suprême, cassant l’arrêt de la cour d’assise de Conakry rendu en 2013.

Avant ces trois, d’autres personnes condamnées dans cette affaire, dont l’homme politique Bah Oury, avaient été graciées par le chef de l’Etat guinéen. Le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB) et Jean Guilavogui, considérés comme étant les cerveaux de l’attaque et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, restent eux en détention.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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