Chute de Bouteflika et d’El-Béchir : un acteur de la société civile s’adresse à Alpha Condé

11 avril 2019 à 20 08 10 04104

La chute des dictateurs Omar El Béchir du Soudan et Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie donne à réfléchir aux autocrates africains et autres présidents qui veulent coûte que coûte s’accrocher au pouvoir. Les réactions ne font que tomber de la part des acteurs de la vie nationale qui pensent que cette situation peut contribuer à pousser les chefs d’Etat africains à mettre de l’eau dans leur vin.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, dans la journée de ce jeudi, 11 avril 2019, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, estime que ces événements doivent servir de leçons à tous les dictateurs qui veulent s’accrocher au pouvoir.

Guineematin.com : actuellement, il y a des remous en Algérie et au Soudan où les populations sont parvenues à chasser leurs dirigeants grâce à la bénédiction de leurs armées. Quel enseignement cela peut donner au reste du continent ?

Sékou Koundouno : la situation en Algérie et au Soudan révèle à suffisance qu’il y un réveil des consciences au niveau des masses citoyennes. Il y a un ras-le-bol de l’establishment et du sérail qui ont fait des décennies de gouvernance teintée de corruption, de clientélisme. Des pratiques liées à un clan qui gère tout un pays, au détriment de l’intérêt général. Donc, ces révolutions ont prouvé à suffisance que même si ces dictatures se dotaient d’une armée aussi puissante, aussi équipée, les citoyens peuvent mettre en déroute ces armées et que celles-ci, à un moment donné, ayant compris que la force, la raison, la vérité était du côté des citoyens, étaient obligées de se ranger du côté des populations pour ne pas qu’eux-mêmes, leur avenir ne soit compromis. En tout cas, c’est un réveil des consciences et c’est une leçon que les peuples soudanais et algériens ont donné au reste de l’Afrique. C’est un signal fort aussi aux autres dictateurs qui veulent se maintenir vaille que vaille au pouvoir, pour leur dire que seul le peuple est souverain et qu’à un moment donné, vous êtes obligés de lâcher ou le peuple risque de vous mettre en déroute.

Guineematin.com : en Guinée, il y a un risque d’un bras de fer entre les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé et ceux qui sont contre. Beaucoup craignent que ça ne dégénère pour qui connait le comportement des forces de l’ordre en cas de manifestation.

Quelle lecture faites-vous de cet état de fait par rapport aux deux pays qu’on vient de citer ?

Sékou Koundouno : nous rassurons déjà les populations qu’il n’y aura aucune répression en Guinée. Les rôles et les missions de nos forces de défense et de sécurité sont bien définis dans les lois qui encadrent la République. Nous voulons lancer un signal aux forces de défense et de sécurité, de se mettre à l’abri de la politique, à l’écart du jeu politique et du jeu citoyen, qu’elles sont une force républicaine. Elles ont été créés sous la demande du souverain peuple pour répondre à un certain nombre de demandes sécuritaires et de défense. Mais, nous rassurons les citoyens et vous les partenaires qui accompagnent le Front National pour la Défense de la Constitution, pour dire tout simplement qu’il n’y aura pas (…) parce que ceux qui soutiennent ce putsch constitutionnel du clan Alpha Condé sont en contradiction avec les textes qui gouvernent notre République. Ils sont en train de conduire le pays vers un lendemain incertain. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que le peuple s’exprimera, il sortira au moment venu et il s’opposera à toute forme de confiscation de sa souveraineté. On ne peut pas permettre et il est inadmissible et inacceptable que dans une République, qu’une minorité de personnes qu’on peut qualifier de gangsters, puisse prendre la nation en otage et que le reste du peuple se résigne. A l’état actuel, au niveau du Front National, les commissions ont été mises en place, le plan opérationnel a été validé, la troupe est fin prête pour aborder toute initiative allant dans le sens de confisquer sa souveraineté et nous estimons que les gens sauront raison garder et qu’ils vont respecter le délai constitutionnel qui gouverne le pays pour que le 21 décembre 2020, nous puissions avoir un nouveau locataire au niveau de Sékhoutouréyah.

Guineematin.com : là vous parlez des stratégies du Front. Mais, en attendant, on ne voit pas des actions concrètes de ce Front sur le terrain tandis que ceux qui sont en face de vous continuent de multiplier les meetings de sensibilisation pour une nouvelle constitution…

Sékou Koundouno : je vous comprends bien. Mais, même ce soir du jeudi 11 avril 2019, nous avons une réunion des membres du Front à notre quartier général. Chaque jour, nous tenons des réunions et il y a des groupes de travail qui sont mis en place. Nous n’avons pas besoin des banderoles et autres effigies. Nous travaillons sur des actions concrètes. Ce qui reste clair, la façon dont le peuple Algérien s’est exprimé, nous le ferons et la façon dont les soudanais se sont exprimés, nous allons le faire. C’est indéniable, nul ne peut l’empêcher. Même si on mettait un PA devant chaque foyer, les gens sortiront et les PA seront obligés d’abdiquer ou de se mettre en retrait. On ne peut pas confisquer la souveraineté du peuple. Je vous l’assure et vous certifie que le peuple est fin prêt. Nous attendons le coup d’envoi qui ne peut être donné que de ceux qui veulent provoquer le peuple et cette provocation viendra d’un projet ou d’une proposition de loi de modification de la Constitution dans le but d’octroyer un pouvoir à vie à monsieur Alpha Condé et de le mettre éternellement au pouvoir. Dès que cette annonce sera faite, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) prendra les dispositions idoines et concrètes, voire même appropriées pour mettre en déroute, si nécessaire, ceux qui veulent fossoyer notre Constitution au détriment du peuple qui est souverain.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Ministère de l’Unité Nationale : un plaidoyer en faveur des victimes de Kaporo-rails et Kipé 2

11 avril 2019 à 20 08 09 04094

Des acteurs de la société civile guinéenne ont présenté dans la soirée de ce jeudi, 11 avril 2019, le « mémo citoyen de solution et de prévention aux problèmes de domaines réservés en Guinée avec accent sur les cas de Kaporo-rails et de Kipé 2 » au ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté. La démarche vise à présenter au ministre de tutelle les dommages que ce déguerpissement a causés en vue de faire un plaidoyer auprès des autres membres du gouvernement en faveur des déguerpis, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abdoul Sacko

Dans son intervention, Abdoul Sacko, président du Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry, a commencé par dire que cette étude a duré environ un mois (26 février au 30 mars 2019). « Nous avons fait un travail de fourmi en dehors de tout ce qui est spectacle, pour s’informer réellement comment nos compatriotes qui sont au niveau de Kipé 2 et de Kaporo rails sont arrivés là et quel a été le travail que l’Etat a fait en amont en termes de protection sociale, en termes de plan d’action sociale avant de procéder au déguerpissement, et quels sont les garde-fous aujourd’hui, ou peut-être le traitement de nos textes de loi, mais aussi les conventions auxquelles la Guinée a souscrit en termes de foncier en Guinée. C’est tout cela qui nous a amenés à étudier les conditions d’installation, mais aussi les conditions de déguerpissement de nos compatriotes au niveau de Kaporo-rails et de Kipé 2, pour faire des propositions à l’Etat, mais aussi aux humanitaires afin que non seulement nos compatriotes qui sont dans cette situation puissent être traités de façon humanitaire, puissent avoir une main forte sur le plan social, sur le plan humanitaire et sur le plan juridique. Mais aussi, travailler à ce que d’autres guinéens ne soient pas dans des situations de sans-abris… », a-t-il expliqué.

Parlant du choix porté sur le ministère de l’Unité Nationale, Abdoul Sacko a dit que « nous, nous considérons le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté comme la porte d’entrée de toutes les actions de plaidoyer, de toutes les actions de protection et de promotion des droits de l’homme. C’est ce qui nous amène à aller vers le ministre ».

Mamadou Taran Diallo

Très satisfait de cette rencontre qu’il a eue avec ces acteurs de la société civile, Mamadou Taran Diallo a promis de transmettre le message à ses collègues du gouvernement en vue de trouver une solution rapide à ce problème. « Nous avons pris acte du mémo et du plaidoyer et nous allons le porter au niveau du gouvernement. Vous aurez remarqué, j’ai dit qu’il y aurait trois voies dans ce genre de dossier : la première voie, il faut qu’on s’entende parce que le ministère de l’Aménagement et de la Ville est chargé du déguerpissement, ce sont ses fonctions qu’il est en train de dérouler. La deuxième chose, j’ai dit que tous ceux qui détenaient des papiers, qu’ils estiment qu’ils peuvent aller porter plainte, le ministère de la Justice est à leur disposition pour rendre la justice. La troisième chose, j’ai dit que le ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale était là pour tous ceux qui étaient porteurs et détenteurs de plaidoyers. Et donc, vous avez vu, le mémo a été présenté dans ce sens comme un mémo de plaidoyer qui ressort des constats et fait des recommandations. Nous prenons acte de cela et nous allons et auprès du gouvernement et auprès des partenaires et de tous les acteurs de la vie politique et économique et sociale guinéenne, nous allons amplifier ce plaidoyer », a-t-il promis le ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Boulangers et pâtissiers : la Coopérative nationale neutralise l’Union professionnelle

11 avril 2019 à 19 07 08 04084

Lancée au mois de janvier 2019 au Palais du Peuple à Conakry, la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) installe progressivement ses antennes régionales et préfectorales à l’intérieur du pays où elle enregistre des adhésions massives des professionnels du métier, rapporte Guineematin.com qui a couvert l’activité dans certaines localité de la Guinée profonde.

Les boulangers et pâtissiers qui ont accueillis le bureau exécutif national de cette coopérative dans les préfectures de Kindia, Mamou, Faranah, N’Zérékoré, Kankan et Labé viennent tous des démembrements de l’Union Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (UPBPAG), dirigée actuellement par un certain Oumar Sacko.

Ce dernier a été lâché par la base depuis l’échec de la grève des boulangers et pâtissiers de Guinée qu’il a organisé l’année dernière à Conakry et dans certaines préfectures de l’intérieur du pays. Les dissidents donnent comme arguments le manque de résultats concrets réalisés par le bureau exécutif national de l’Union Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée.

Avec le leadership dynamique du jeune Mamadou Adama Diallo, les dissidents de cette union professionnelle qui se sont retrouvés au mois de janvier 2019 sous la bannière de coopérative nationale bénéficient actuellement du soutien et de l’accompagnement du président de la chambre régionale du commerce et de l’industrie de Conakry, Mamadou Baldé dit Baldé Royal Moto qui ne cache pas aujourd’hui ses sentiments de satisfaction du niveau d’implantation remarquable de la nouvelle structure à l’intérieur du pays.

«J’ai un sentiment de satisfaction eu égard au niveau d’implantation de la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée dans les régions et préfectures de l’intérieur du pays. Car, le périple que j’ai effectué à l’intérieur du pays pour l’implantation des antennes régionales et préfectorales de cette coopérative des boulangers a renforcé mes convictions que l’initiative était une nécessité. La corporation était négligée et abandonnée à elle-même. Il n’y avait aucune structure fiable pour accompagner les professionnels du secteur en vue de leur épanouissement à travers la valorisation de leur activité » note Baldé Royal Moto.

Bonnes relations de collaboration avec les autorités guinéennes constituent un atout majeur pour la nouvelle coopérative nationale.

« Je salue la disponibilité et l’accompagnement des autorités civiles et militaires des localités visitées ainsi que des responsables des différentes antennes des chambres de commerce. Maires, préfets et Gouverneurs n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de notre tournée d’implantation des antennes régionales et préfectorales de la coopérative » précise notre interlocuteur qui ajoute que son engagement est motivé par une volonté d’accompagner les initiatives du président Alpha Condé.

« J’ai accepté d’accompagner cette démarche parce que j’ai noté que le programme est une préoccupation du président de la République qui avait reçu cette coopérative à Sékhoutouréya. C’est pourquoi je demande à toutes les autorités civiles et militaires de s’inscrire dans cette dynamique d’accompagnement des boulangers et pâtissiers de Guinée à valoriser leur nouvelle coopérative » insiste Baldé Royal Moto.

Il est à préciser que cette tournée d’implantation des antennes régionales et préfectorales ou communales de la coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée devrait se poursuivre par Boké avant la zone spéciale de Conakry.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Récupération des domaines publics à Siguiri : le lycée de Mady Kaba Camara sera-t-il démoli ?

11 avril 2019 à 18 06 24 04244

Le groupe scolaire Djoma, dans la commune urbaine de Siguiri, est dans le viseur de la Direction Préfectorale de la Ville et de l’Aménagement du Territoire. Un édifice appartenant au ministre conseiller à la présidence Mady Kaba Camara, ancien dignitaire du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans le cadre de la récupération des domaines de l’Etat, la Direction Préfectorale de la Ville et de l’Aménagement du Territoire de Siguiri s’active sur le terrain. C’est dans ce cadre que le groupe scolaire Djoma, appartenant à Mady Kaba Camara, ministre conseiller à la présidence de la République, et ancien du PUP, parti de Lansana Conté, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. Il reste à savoir si les autorités iront jusqu’au bout dans cette affaire.

En tout cas, Yaya Camara, directeur préfectoral de la ville et l’aménagement du territoire, a laissé entendre « qu’aucun citoyen n’est supérieur à un autre. Le plan qu’on a montre que le lieu appartient à l’Etat. Je peux comprendre qu’un citoyen simple occupe un lieu, mais pas les grands commis de l’Etat. Si le ministre a des documents qui prouvent que le lieu lui a été octroyé par l’Etat, il n’y a aucun problème. Dans le cas contraire, il sera démoli ».

En outre, Yaya Camara a fait savoir que le ministre Mady Kaba Camara aurait emprisonné un de ses prédécesseurs par le passé autour du même domaine. « Il paraît, pendant la construction du lieu, à l’époque du PUP, le directeur qui était là s’y était opposé. Ce dernier a été arrêté et emprisonné à l’époque », révèle le directeur préfectoral de la ville et l’aménagement du territoire à Siguiri.

Il reste à savoir si le ministre subira la même rigueur de la loi que les autres citoyens. L’impitoyable déguerpissement à Kaporo rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, à Conakry, est encore dans tous les esprits. A moins que ce ne soit du deux poids, deux mesures.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Chute d’El Béchir et de Bouteflika : « c’est un signal fort pour Alpha Condé »

11 avril 2019 à 18 06 06 04064

Le président Soudanais, Omar El Béchir, contesté depuis quatre mois, a été destitué ce jeudi 11 avril 2019, par l’armée de son pays. Au pouvoir depuis trente ans, le général El Béchir paye les frais de la colère de son peuple. C’est au même scénario qu’on a assisté en Algérie avec Abdel Aziz Bouteflika, également renversé par la rue, avec la bénédiction des fores armées.

Cette actualité inspire les acteurs politiques guinéens, dont certains estiment que cela doit servir de leçons à ceux qui ambitionnent de s’accrocher au pouvoir vaille que vaille. C’est le cas du député de Labé, Cellou Baldé, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 11 avril 2019.

Hon. Cellou Baldé

« Les enseignants qu’on peut tirer, c’est que les peuples du monde, et particulièrement de l’Afrique, expriment de plus en plus leur besoin de démocratie, de respect de l’Etat de droit, leur besoin que les Présidents respectent les constitutions sur lesquelles ils ont juré pour exercer leur pouvoir.

Aujourd’hui, l’exemple de l’Algérie et du Soudan sont suffisamment éloquents pour ceux qui encore continuent à rêver de briguer des mandats non prévus dans la Constitution. Je crois que ce sont des exemples clairs, des signaux forts qui sont envoyés vers les dictateurs des autres pays, notamment chez nous en Guinée.

C’est vrai, à chaque révolution, il y a que les gens payent un sacrifice. Ça dépend si vous voulez de l’aspect républicain des forces de défense et de sécurité d’un pays à l’autre. Je crois que la Guinée ne fera pas exception. C’est vrai qu’ici, l’armée et le débat sont ethniques. Mais, c’est comme dans beaucoup d’autres que nous avons connu.

En Guinée, comme je le dis souvent, force restera au peuple. Le peuple de Guinée est en train de s’organiser autour du Front National pour la Défense de la Constitution ; mais également, autour d’autres plateformes revendicatives qui sont contre le tripatouillage constitutionnel, contre la présidence à vie.

Je crois qu’au moment venu, l’armée et les forces de défense et de sécurité se rangeront derrière le peuple, car la souveraineté appartient au peuple. C’est aussi un signal fort et clair lancé au Pr Alpha Condé, non seulement par le Président Issoufou du Niger, Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie, et maintenant par Omar El-Béchir du Soudan. Les peuples de ces pays ont pris les choses en main et ont mis fin à ces régimes de dictature dont certains ont fait 20 ans, d’autres 30 ans, avec leur cortège d’assassinat politique durant tout leur règne.

C’est un signal fort pour le Président Alpha Condé et pour tous les ennemis de la République qui gravitent autour de lui et qui sont en train de l’inciter à violer délibérément la Constitution pour briguer un mandat de plus ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Education : voici les raisons de la suspension de la grève du SLECG

11 avril 2019 à 17 05 55 04554
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, la grève générale et illimitée du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a été suspendue ce jeudi 11 avril 2019, vingt quatre heures après son déclenchement. L’annonce en a été faite à l’occasion de son assemblée générale tenue à son siège.

Le SLECG a suspendu la grève et invite les enseignants à reprendre les cours demain vendredi sur toute l’étendue du territoire national.

      Le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a fait machine arrière

On en est arrivé à cette solution suite à plusieurs actions. A travers une correspondance adressée au SLEG par le ministre de l’Enseignement Supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé, a annoncé l’ouverture des universités à l’équipe de recensement, composée entre-autres d’éléments du SLECG. Une manière d’accéder aux revendications du SLECG.

Selon Aboubacar Soumah, « aujourd’hui, on vous a convoqué pour que nous puissions échanger par rapport à la lettre que nous avons reçue par rapport au respect des points concernant l’enseignement supérieur. Et que, nul n’ignore aujourd’hui, la réticence manifestée par le ministre de ce département, qui depuis la signature de ce protocole jusqu’aujourd’hui, s’est opposé catégoriquement à la décision du gouvernement. Mais, syndicalement aidant, aujourd’hui, nous avons reçu une correspondance qui met un terme à cette réticente. Cela, après avoir fait une démonstration de force hier, qui a prouvé que nous sommes les maîtres du terrain, que le SLECG est le seul maître du terrain dans le système éducatif guinéen. Vous l’avez prouvé hier, vous l’avez prouvé aujourd’hui, et vous allez toujours le prouver demain. Vous avez prouvé que nous sommes le seul syndicat crédible, uni, incontournable, fort, imbattable. Ce qui fait que quelque soit les montagnes qui se dresseront devant nous, nous allons les déplacer ».

       Il faut féliciter et remercier le ministre Tibou Kamara

Poursuivant, Aboubacar Soumah a dit qu’il y a des actes posés par le gouvernement dans cette lettre, qui prennent en compte les revendications du SLECG. « Il y a l’engagement à la fonction publique des 10 homologues de Kindia. Cela aussi a été accordé. Le ministre Tibou Kamara, qu’il faut féliciter et remercier, parce qu’il se bat pour la restauration de la paix dans notre pays, il se bat pour la préservation de la quiétude sociale, il se bat pour le maintien du dialogue social. Donc hier, séance tenante, il a appelé le ministre de la fonction publique concernant l’engagement des 10 homologues. Celui-ci est prêt, il n’attend que les dossiers pour prendre l’acte demain. Quant aux camarades syndicalistes qui sont à Kankan, qui jusqu’à présent n’ont pas été rétablis dans leurs fonctions, il a également appelé devant nous le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, qui s’est étonné de voir jusqu’à présent qu’à Kankan les camarades-là ne sont pas encore rétablis. Il a fait semblant qu’il n’était pas au courant, parce qu’il était au courant. Donc, lui aussi hier, il a demandé à ce qu’on dépose à son niveau la liste de ces camarades. Ça aussi ça va être fait demain », a-t-il annoncé.

   « Demain on reprend ! Demain à l’école ! Demain à l’école »

Au regard de la prise en compte de toutes ces revendications et l’acceptation du ministre Abdoulaye Yéro Baldé de faire participer le SLECG au recensement des enseignants du supérieur, Aboubacar Soumah, avec l’accord de la base, a annoncé la suspension de la grève. « Quels sont ceux qui sont d’accord pour la suspension ? », a lancé le secrétaire général du SLECG. « Demain on reprend ! Demain à l’école ! Demain à l’école » ont répondu en chœur les syndicalistes.

« Au nom du bureau exécutif national du SLECG, après la lecture de la réaction adressée à nous par le gouvernement, après l’avis de l’Assemblée générale, après consultation de la base à l’intérieur du pays, le bureau exécutif national du SLECG décide de la suspension de la grève déclenchée le 10 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A cet effet, je demande à toutes les enseignantes, tous les enseignants, de reprendre le chemin de l’école demain vendredi, 12 avril 2019 à 08 heures ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 08 09 18

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Tirage au sort de la CAN/2019 de football : La Guinée dans le chapeau 2

11 avril 2019 à 17 05 45 04454

La Confédération Africaine de Football (CAF) a dévoilé ce jeudi, 11 avril 2019, les chapeaux pour le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations. Ce sont quatre chapeaux qui sont constitués pour un tirage au sort prévu demain vendredi, 12 avril 2019, au Caire, en Egypte.

Les meilleures équipes actuelles du continent sont logées dans le chapeau 1 : l’Egypte (pays hôte de la compétition), le Sénégal (1er en Afrique au classement FIFA), le Cameroun (tenant du titre), le Nigéria, le Maroc et le Tunisie.

Notre pays, la Guinée, est logé dans le chapeau 2, en compagnie de la RDC, du Ghana, du Mali, de la Côte d’Ivoire, de l’Algérie et de Côte d’Ivoire.

        Voici les 4 chapeaux :

Chapeau 1: Égypte, Cameroun, Sénégal, Tunisie, Nigéria, Maroc

Chapeau 2: Guinée, RD Congo, Ghana, Mali, Côte D’ivoire, Algérie

Chapeau 3: Afrique du Sud, Ouganda, Bénin, Mauritanie, Madagascar, Kenya

Chapeau 4: Zimbabwe, Namibie, Guinée Bissau, Angola, Tanzanie, Burundi.

Les équipes qui se trouvent dans le même chapeau ne seront pas dans la même poule lors des phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), prévue du 21 juin au 19 juillet 2019. Quatre poules de six équipes seront formées pour la première CAN à 24 équipes.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Conseil des ministres : voici le compte rendu de ce 11 avril 2019

11 avril 2019 à 17 05 38 04384

Conakry, le 11 Avril 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 11 avril 2019 avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTÉRIEL DU MARDI, 09 AVRIL 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a instruit les départements ministériels et les services publics concernés à prendre les meilleures dispositions pour sécuriser dans les plus brefs délais les zones minières et les mettre à l’abri d’actes de vandalisme et de troubles de tous ordres devenus récurrents ces dernières années. La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger.

Le Chef de l’Etat a invité à la tenue régulière des Conseils de cabinet hebdomadaires dans les départements ministériels avec une exigence de compte rendus documentés adressés au Président de la République et au Premier Ministre

Le Président de la République a rappelé les dispositions légales et réglementaires interdisant la cession ou la mise en bail par les gouverneurs et préfets des domaines de l’Etat. Il a stigmatisé l’attitude de certains administrateurs territoriaux qui, sans en avoir les prérogatives, procèdent en toute illégalité, à des aliénations du patrimoine foncier ou immobilier de l’Etat. Ces fonctionnaires s’exposent à des sanctions disciplinaires et judiciaires sévères.

Le Chef de l’Etat a donné des directives relatives au Hajj 2019 afin d’en qualifier l’organisation et permettre aux pèlerins guinéens d’effectuer ce rite religieux dans de meilleures conditions de confort et de sécurité. Des instructions ont été données pour la publication dans les plus brefs délais du tarif du Hajj 2019 et du démarrage des inscriptions des candidats au pèlerinage afin d’éviter tout retard et tout désordre dans la programmation des convois.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 09 avril 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile qui a présenté (3) projets de textes sur :

Le protocole d’accord entre le Gouvernement de la République de Guinée et l’Organisation Internationale de la police criminelle-INTERPOL, relatif à la mise en œuvre du programme « Système d’Information Policière pour l’Afrique de l’Ouest » (SIPAO) en Guinée ;

Le projet de Décret pourtant création, attribution, organisation et fonctionnement du Comité National du Système d’Information Policière pour l’Afrique de l’Ouest » (SIPAO) en Guinée ;

Le projet de Décret portant création du centre de recueil et d’enregistrement des données policières et du système d’information policière en Guinée.

Ces projets sont la concrétisation de la volonté commune de l’Union Européenne, de INTERPOL et des Etats membres de l’Afrique de l’Ouest de concevoir et de mettre en œuvre un système global d’information policière, afin d’accroitre la capacité des services chargés de l’application de la Loi dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée.

Le Ministre en charge de la Sécurité a indiqué que la mise en place du programme SIPAO permettra de faire bénéficier notre pays d’une base de données criminelles fiables pour tous les services chargés de l’application de la Loi (Police, Gendarmerie, Douane, justice, Eaux et Forêts) favorisant ainsi la lutte contre toutes les formes de criminalité émergentes.

Au terme des débats, le conseil a adopté les trois (3) projets de Décrets sous réserve de la prise en compte des observations formulées.

Le Ministre du Commerce qui a soumis à l’approbation du Conseil, deux projets de Décret sur :

La création et les statuts de l’Office National de Contrôle de Qualité ;

La création et les statuts de l’Agence Guinéenne de Promotion des Exportations.

La mise en place de ces deux structures qui viennent combler un vide institutionnel réel a été jugée pertinente puisqu’elle permet l’amélioration de la sécurité alimentaire et la promotion des exportations des produits agricoles, artisanaux et manufacturiers guinéens.

Le Conseil a adopté ces deux textes de création.

Le Ministre de l’élevage a fait une communication sur le recrutement de 1200 agents dans les effectifs de la fonction publique.

Le ministre a mis en avant la vision de Monsieur le Président de la République de moderniser l’élevage guinéen en le faisant notamment évoluer d’un système extensif traditionnel vers un système d’élevage intensif plus productif, économiquement rentable et plus respectueux de l’environnement.

Il a rappelé le vieillissement du personnel du Ministère de l’Elevage dont le dernier recrutement de cadres date des années 1990 alors que tous les ans, des dizaines de fonctionnaires de ce département font valoir leurs droits à la retraite. Cette réalité est reflétée dans la dernière situation des effectifs qui établit clairement la nécessité de procéder à un recrutement pour combler le déficit de personnel.

Le Ministre soutient que cette insuffisance de ressources humaines compromet fortement la mise en œuvre des programmes d’encadrement des éleveurs, de promotion de l’insémination artificielle, de surveillance et de lutte contre les maladies animales.

Au terme des débats, le Conseil a marqué son accord pour cette initiative du Ministre de l’Elevage en insistant sur les points suivants :

  • Procéder à une approche progressive dans le recrutement
  • Etablir des critères de recrutement clairs et transparents
  • Revoir le transfert au niveau du Ministère de l’Elevage des vétérinaires affectés dans d’autres départements ministériels
  • Envisager le retour de certains vétérinaires ayant suivi des formations à l’étranger et actuellement non employés dans la fonction publique pour diverses raisons Le Ministre de l’environnement et des Eaux et Forêts a fait une communication sur la problématique de la gestion de la zone côtière et de la mangrove.

Le ministre a informé sur l’importance de la protection environnementale du littoral et souligné que les risques climatiques auxquels sont exposés les écosystèmes et les groupes socio-économiques ont des conséquences désastreuses sur le littoral.

Il indique la nécessité que la conservation de la nature apparaisse plus présente parmi les programmes de développement de la zone côtière et que les choix d’aménagement prennent en considération la préservation de la mangrove qui couvre une superficie de 285.000 ha, le long du littoral guinéen.

Le Conseil a invité les Ministres en charge de l’Environnement et de la Pêche à présenter à une prochaine session, la situation des Domaines Publiques Maritimes (DPM) et de leur occupation pour permettre au Conseil de prendre les décisions appropriées sur cette problématique essentielle.

Au titre des questions diverses :

Le Conseil a décidé de la tenue de la Conférence diplomatique nationale du 29 avril au 3 mai 2019. A cet effet, toutes les dispositions doivent être prises pour préparer les différentes communications du Gouvernement ;

Le Conseil a confirmé la tenue à Conakry du 1er au 5 mai 2019 de la 38eme Convention- Congres du LIONS CLUB qui devrait enregistrer la participation de 1000 à 1500 membres. Les objectifs de cette convention sont entre autres :

  • Mettre en évidence la philanthropie vis-à-vis des démunis
  • Présenter les besoins essentiels de nos populations aux partenaires étrangers
  • Encourager les nouveaux donateurs à s’investir
  • Attirer des investisseurs vers notre pays
  • Renforcer l’action sociale

Le Ministre de la Pèche a informé le Conseil du séjour prochain en Guinée, du 13 au 17 mai 2019, d’une mission d’évaluation de l’Union Européenne en vue de tester les capacités d’exportation de produits halieutiques guinéens vers l’Europe et conclure éventuellement des contrats de pèche pour autant que les conditions de levée des sanctions européennes soient réunies.

Le Conseil a pris acte des résultats des évaluations de performances des départements ministériels basées sur les objectifs spécifiques et action prioritaires de la lettre de mission délivrée à chaque département par Monsieur le Premier Ministre. Il a félicité les départements qui ont obtenu la mention satisfaisante, encouragé et exhorté ceux qui ont obtenu la mention peu satisfaisante, à redoubler d’efforts pour l’atteinte des objectifs fixés.

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Déclaration des biens : le Balai Citoyen s’adresse à Papa Koly

11 avril 2019 à 11 11 52 04524
Elhadj Papa Koly Kourouma, ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

La Cellule Balai Citoyen rappelle au nouveau Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Monsieur Papa Koly Kourouma, son devoir d’effectuer la déclaration sur l’honneur de ses biens à la cour constitutionnelle avant sa prise de fonction.

Monsieur Papa Koly Kourouma a récemment été nommé par le Président de la République au poste de Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement. La Cellule Balai Citoyen tient publiquement à le féliciter pour cette nomination et lui souhaite plein succès dans sa nouvelle fonction lourde en responsabilité.

Au passage, comme tout haut-responsable entrant en fonction, nous nous permettons de rappeler qu’il lui est impératif d’effectuer la déclaration sur l’honneur de ses biens, tel que cela est exigé par l’Article 36 de la Constitution qui dispose: « Après la cérémonie d’investiture et à la fin de son mandat, dans un délai de quarante-huit (48) heures, le Président de la République remet solennellement au Président de la Cour Constitutionnelle la déclaration écrite sur l’honneur de ses biens. Les Ministres avant leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci déposent à la Cour Constitutionnelle la déclaration sur l’honneur de leurs biens. La déclaration initiale et celle de la fin de mandat ou des fonctions sont publiées au Journal Officiel. Les dispositions du présent article s’appliquent au Président de l’Assemblée Nationale, aux premiers responsables des institutions constitutionnelles, aux Gouverneurs de la Banque Centrale et aux responsables des régies financières de l’Etat ».

Pour rappel, la Cellule Balai Citoyen a publié il y a peu son rapport d’audit citoyen sur le respect de cette disposition. Les résultats démontrent que cette mesure majeure pour la moralisation de la gestion publique n’est que trop peu respectée.

Nous sommes convaincus que le Ministre Papa Koly Kourouma partagera la légitimité de notre appel et qu’il fera le nécessaire pour que sa déclaration soit très prochainement publiée au Journal Officiel tel que cela est imposé par les lois de la République.

Conakry, le 11 avril 2019
Secrétariat Administratif
Salia Camara

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Suspension de la grève : voici l’essentiel de l’AG du SLECG (vidéo)

11 avril 2019 à 11 11 37 04374

A l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire de ce jeudi, 11 avril 2019, à son siège, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a suspendu la grève générale déclenchée hier. Aboubacar Soumah a alors demandé à tous les enseignants et chercheurs de la Guinée de reprendre les cours demain, vendredi, sur toute l’étendue du territoire national.

En attendant de revenir sur cette importante assemblée générale des enseignants et chercheurs de Guinée, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration du leader du SLECG, le camarade Aboubacar Soumah en vidéo :

Du Siège du SLECG, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : 9ème cas de mort et 3ème à N’zérékoré

11 avril 2019 à 11 11 00 04004
image d’archive

Depuis le lancement des épreuves physiques pour le recrutement dans l’armée guinéenne, la liste des victimes ne fait que s’allonger. Un 3ème cas de décès a été enregistré hier, mercredi 10 avril 2019, à N’zérékoré, le neuvième (9ème) depuis le début de cette opération. Un élève en classe de 10ème année, répondant au nom de Benjamin Gnabalamou, est tombé après avoir parcouru les huit (8) kilomètres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La série noire se poursuit pour les candidats au recrutement dans l’armée guinéenne. De Kankan à N’zérékoré, en passant par Mandiana et Lola, la liste des victimes s’allonge.

Un troisième cas de décès a été enregistré dans la ville de N’zérékoré. Il s’agit d’un jeune d’une vingtaine d’années, Benjamin Gnabalamou, détenteur du numéro 2750, élève en classe de 10ème au collège-lycée de Gouécké.

Selon nos informations, c’est après avoir parcouru les huit (8) kilomètres en moins de 40 minutes que Benjamin Gnabalamou est tombé. Il est transporté d’urgence par les services de la protection civile de l’hôpital régional de N’zérékoré. Quelques minutes après son admission dans la salle d’observation, il est placé dans la salle de réanimation. Notre source ajoute que c’est là que le jeune homme a rendu l’âme, sans aucune pièce d’identification.

Ce n’est qu’à 19 h que le tuteur de Benjamin Gnabalamou l’a découvert dans la morgue de l’hôpital régional de N’zérékoré.

Interrogé par notre reporter, un des candidats au recrutement, qui a couru avec la victime, a expliqué ce qu’il sait du drame. « Hier, on a mis nos numéros sur un papier et collé sur nos maillots. Et, pendant la course, les papiers sur lesquels nos numéros étaient portés se sont mouillés pour se déchirer… Ensuite, quand il est tombé, on l’a envoyé urgemment à l’hôpital. Moi, je suis parti à la maison à 14 heures. Depuis, je l’appelais mais pas de réponse. C’est quand son tuteur est venu me demander à 15 heures qu’on s’est mis à l’appeler, mais en vain. C’est pourquoi, on est venu le chercher à l’hôpital. Moi, j’avais le numéro 2751 et lui le numéro 2750. On était ensemble jusqu’à ce qu’il est tombé ».

Pour le tuteur de Benjamin Gnabalamou, qui a requis l’anonymat, « sa sœur lui avait dit de surseoir à ce recrutement, mais il n’a pas compris. Demain jeudi, on vendra prendre le corps ».

Si tout ce passe comme prévu, les candidates feront leur entrée en matière demain vendredi à partir de 7 heures. Elles auront à parcourir une distance de 6 kilomètres.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél :(00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Soudan : le président El Béchir aurait démissionné

11 avril 2019 à 9 09 47 04474

Lu pour vous : Les médias d’Etat annoncent une « déclaration prochaine importante » de l’armée soudanaise, quatre mois après le début du mouvement de contestation populaire dirigé contre le président Omar el-Béchir au pouvoir depuis 1989. Des militaires de haut rang discuteraient de la mise en place d’un Haut conseil transitoire des Forces armées, alors que des rumeurs circulent sur la chute du régime.

Le président a démissionné, selon l’agence Reuters qui cite plusieurs sources gouvernementales et provinciale.
« Le régime est tombé, le régime est tombé ». Devant le quartier général de l’armée, où ils campent depuis cinq jours maintenant, des milliers de manifestants se prennent à rêver à haute voix, alors qu’une réunion de hauts responsables des forces armées serait en cours selon plusieurs sources locales. Un Haut conseil de transition des Forces armées serait en discussion ainsi que la question de savoir qui présiderait cette instance.

L’armée soudanaise a promis jeudi une « déclaration importante bientôt », déclenchant de nouvelles scènes de liesse devant le quartier général des militaires à Khartoum.

« Béchir a démissionné »

Ce jeudi matin, la nouvelle d’une démission du président Béchir a été donnée par plusieurs sources gouvernementales et par un ministre provincial, selon l’agence Reuters. Omar el Béchir se trouverait au palais présidentiel « sous bonne garde »; ajoutent des sources soudanaises.

Les habitants de la capitale soudanaise sont appelés à rejoindre massivement les milliers de manifestants réunis pour le sixième jour consécutif devant le siège de l’armée, qui abrite aussi le ministère de la Défense et la résidence officielle du président Béchir, ont fait savoir les organisateurs de la contestation.

Ces milliers de Soudanais réclament invariablement la démission du président Béchir, 75 ans et au pouvoir depuis trois décennies, et demandent à l’armée de rejoindre leur mouvement.

Nous attendons comme tout le monde de savoir ce que va annoncer l’armée.

Sara Abdelgalil, porte-parole de l’Association des professionnels soudanais
« Les gens arrivent en masse », a rapporté jeudi matin un témoin présent sur le lieu du rassemblement.

La foule déterminée avait défié toute la journée de mercredi le régime devant ce siège de l’armée, dont les intentions, tout comme celles de la police, restent pour l’instant incertaines.

« L’armée soudanaise va diffuser une importante déclaration bientôt. Attendez-la », a dit un présentateur sur la télévision d’Etat jeudi matin.

Béchir doit partir. Nous en avons eu assez de ce régime. Trente ans de répression, de corruption, d’abus de droits, ça suffit.
Un manifestant anti-régime à Khartoum
La télévision d’Etat n’a pas donné davantage de détails et diffusait des chants militaires, alors que la contestation populaire entrait dans sa sixième journée consécutive.

« Nous attendons de grandes nouvelles. Nous ne partirons pas d’ici tant que nous saurons pas ce que c’est », a indiqué à l’AFP un manifestant devant le siège de l’armée.

« Mais nous savons que Béchir doit partir. Nous avons eu assez de ce régime. Trente ans de répression, de corruption, d’abus de droits. C’est assez », a-t-il poursuivi.

« Nous attendons comme tout le monde de savoir ce que va annoncer l’armée », explique un des porte-parole de l’Association des professionnels soudanais, qui organise les manifestations.

Plusieurs véhicules militaires transportant des troupes sont entrés dans le complexe qui abrite le QG de l’armée dans les premières heures de la journée de jeudi, ont déclaré des témoins à l’AFP.

Mercredi, le parti du Congrès national (NCP) du président Béchir avait appelé l’ensemble de ses membres à un rassemblement de soutien au chef de l’Etat jeudi à Khartoum, signe que le président ne semblait pas prêt à céder. Mais, mercredi soir, ce rassemblement a été reporté sine die.

« Protéger les citoyens »
« Des hommes et des femmes de toutes les coins de Khartoum et d’autres villes viennent pour ce qu’ils appellent le service de nuit », a de son côté souligné un manifestant mercredi soir, pour marquer la détermination des protestataires.

Depuis samedi, les manifestants ont essuyé à plusieurs reprises les assauts du puissant service de renseignement NISS, qui a tenté en vain de les disperser à coups de gaz lacrymogène, selon les organisateurs du rassemblement.

Mardi, 11 personnes dont six membres des forces de sécurité ont été tuées lors de manifestations à Khartoum, a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Hassan Ismail, sans préciser les circonstances de leur mort, selon l’agence officielle Suna.

En tout, 49 personnes sont mortes dans des violences liées aux manifestations depuis que ces rassemblements ont commencé en décembre, de sources officielles.

Les contestataires ont appelé l’armée à rejoindre leur mouvement né en décembre mais qui a connu un net regain de mobilisation samedi.

Mardi, la police avait annoncé avoir ordonné à ses forces de ne pas intervenir contre les contestataires. Elle a aussi dit vouloir l’union du « peuple soudanais (…) pour un accord qui soutiendrait un transfert pacifique du pouvoir ».

Concernant les militaires, le général Kamal Abdelmarouf, chef d’état-major de l’armée, avait précisé lundi que celle-ci continuait « d’obéir à sa responsabilité de protéger les citoyens ».

« Transition crédible »
L’étincelle de la contestation a été la décision du gouvernement de tripler le prix du pain le 19 décembre.

A travers le pays, des milliers de Soudanais ont appelé au départ de M. Béchir. Le président a tenté de réprimer la contestation par la force, puis a instauré le 22 février l’état d’urgence à l’échelle nationale.

Mardi, des capitales occidentales ont appelé les autorités à répondre aux revendications « d’une façon sérieuse ».

Le pouvoir doit proposer « un plan de transition politique crédible », ont écrit les ambassades des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Norvège dans un communiqué conjoint à Khartoum.

Mercredi, Washington a exhorté le pouvoir à respecter le droit de manifester. « Nous appelons le gouvernement du Soudan à respecter les droits de tous les Soudanais à exprimer leurs doléances pacifiquement », a tweeté Tibor Nagy, secrétaire d’Etat adjoint chargé de l’Afrique.

TV5 Monde

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Construction de murets à ENCO 5 : ce qu’en disent les citoyens

11 avril 2019 à 9 09 09 04094

L’occupation de la chaussée au marché ENCO 5, dans la commune de Ratoma, n’est plus qu’un lointain souvenir. Des murets ont été construits de part et d’autre de la Transversale par le ministère des Travaux Publics, maintenant les vendeuses loin de la chaussée. Une action saluée par de nombreux usagers de la route, mais déplorée par d’autres au regard de la réduction de leur marge de manœuvre, rapporte un reporter que Guineematin.com a dépêché sur les lieux.

A un moment donné, le marché d’ENCO 5 avait débordé pour prendre une grande partie de la chaussée. Piétons, vendeurs et automobilistes s’y côtoyaient dans une lenteur exaspérante avec tous les risques d’accident que cela comporte. Aujourd’hui, tout ce bazar n’est plus qu’un lointain souvenir.

Récemment, des murets ont été érigés sur les lieux pour « récupérer » la chaussée. D’une hauteur de plus d’un mètre, ces murets maintiennent piétons et vendeurs dans le périmètre qui leur est réservé.

Alhassane Sylla

De nombreux usagers de la route saluent cette initiative. C’est le cas d’Alhassane Sylla, chauffeur de taxi, qui dit que la construction de ce mur leur permet de circuler librement et d’éviter les accidents. « La construction de ces murs nous a beaucoup plu, parce qu’on souffrait énormément les soirées. Les vendeuses bloquaient la circulation, sortaient au beau milieu de la route pour revendre leurs marchandises. Mais, à l’heure actuelle, nous circulons librement, sans problème. La joie ne peut dépasser cela, nous n’avons pas peur des accidents maintenant. Ce que je peux demander à l’Etat, c’est d’aider les commerçants qui n’ont pas pu avoir de la place au marché, pour qu’ils puissent quitter dans cette souffrance », suggère le taximan.

Mamadou Barry

Abondant dans le même sens, Mamadou Barry a rappelé les difficultés du passé avant de se réjouir de cette action du ministère des TP. « Avant la construction des ces murets, on souffrait beaucoup avec les vendeuses. Elles s’installaient au beau milieu de la route pour faire leur commerce. Quand tu parles, elles t’insultent ou cherchent à se bagarrer avec toi… et quand tu stationnes au milieu de la route, ce sont les policiers qui viennent taper ta voiture. Maintenant que le gouvernement a pris une disposition par rapport à ça, vraiment nous sommes libres, car nous pouvons rester ici jusqu’à 19 heures sans aucun problème. Malgré la construction de ces murs, il y a certaines femmes qui insistaient à venir revendre ici, mais grâce aux autorités du marché, ils ont maîtrisé la situation », a dit l’automobiliste.

Mariama Camara

Par contre, madame Mariama Camara, vendeuse de poissons, regrette le fait qu’il n’y a plus de places à l’intérieur du marché. « La construction de ces murs est une bonne chose, car ça évite les accidents. Seulement, l’intérieur est restreint. Difficilement on parvient à circuler. Nous souffrons énormément, nous n’avons pas de place. Là où tu déposes ta marchandise on te dit de prendre et nous marchons sous le soleil pour revendre notre marchandise. Vraiment, que l’autorité nous aide à avoir de la place. C’est ici qu’on gagne de quoi nourrir notre famille et payer les frais de scolarité de nos enfants », a laissé entende la mère de famille.

Bountouraby Soumah

Même son de cloche chez Bountouraby Sylla, affectée elle aussi par cette mesure. «Vraiment, la construction de ce mur nous a plu, mais nous n’avons pas de place où revendre nos produits. Nous souffrons énormément ici pour les écouler nos marchandises, alors que c’est ici que nous trouvons de quoi vivre », a fait savoir la vendeuse de poissons.

Ismaël Diakité

Interrogé par notre reporter, le chef comptable du marché, Ismaël Diakité, a expliqué ce qui est entrain d’être fait pour éviter le retour des vendeuses sur la chaussée. « Notre réaction est très bonne. C’est pourquoi vous nous avez trouvé sur le terrain. Chaque matin, on met un dispositif sur le terrain, du rond point jusqu’à la plaque de Sangoyah pour empêcher les marchandes de franchir le mur. Et, quiconque qui sera pris, sur ordre du gouverneur Mathurin Bangoura, sa marchandise ne sera plus rendue. Donc, c’est un sentiment de satisfaction et la population l’a compris. Elles ont promis fermement qu’elles vont quitter. Tout ce qu’elles demandent, c’est les rentrées, parce qu’on a mis les murs de telle sorte qu’il n’y a pas de rentée ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Un dossier inédit au TPI de Dixinn : les plaignants sont en même temps les prévenus

11 avril 2019 à 8 08 39 04394

Le chauffeur de taxi Mamadouba Camara et le conducteur de taxi moto Mamadou Dian Bah ont comparu hier, mercredi 10 avril 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Chacun d’eux s’est constitué partie civile en portant plainte contre l’autre. A l’issue des débats, le procureur a requis un an d’emprisonnement assorti de sursis contre chacun d’eux, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux jeunes se sont battus récemment à Sonfonia, et chacun a blessé l’autre. Après la bagarre, Mamadou Dian Bah a porté plainte contre Mamadouba Camara. Ce dernier a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 02 avril 2019, pour coups et blessures volontaires, violence et voies de faits. Le lendemain, Mamadouba Camara aussi a engagé une plainte contre le premier plaignant. Mamadou Dian Bah a été également arrêté et placé sous mandat le 03 avril 2019.

Les deux ont comparu ce mercredi, 10 avril devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour être jugés. A la barre, chacun a donné sa version des faits. « Je revenais de la Cimenterie sur ma moto. Je suis venu jusqu’à Sonfonia, mon carburant est fini. J’ai garé la moto pour aller chercher de l’essence au marché noir. C’est ainsi que Mamadouba Camara est venu dans son taxi, le pneu de son véhicule a touché mon pied et j’ai tapé la voiture. Il est sorti immédiatement en m’insultant.

Dès qu’il m’a insulté, j’ai répondu. Et il est descendu pour venir saisir mon cou. Il m’a donné un coup violent au niveau de la bouche, et moi aussi je lui ai donné un coup à la figure. Chacun de nous s’est blessé. C’est ainsi qu’il est allé chercher un couteau qu’il gardait dans son taxi, pour venir me poignarder au niveau de la poitrine. Il a été aussitôt arrêté et conduit à la gendarmerie de Sonfonia », a expliqué le premier plaignant, Mamadaou Dian Bah.

Quant à Mamadouba Camara, il dit que c’est Mamadou Dian Bah qui détenait le couteau et que c’est dernier qui l’a blessé en première position. « C’est lorsqu’il m’a blessé avec le couteau, que j’ai repris le couteau dans ses mains pour me venger. Et, il a été le premier à me donner un coup à la figure », a assuré Mamadouba Camara. Chacun d’eux a ajouté avoir dépensé plus d’un million de francs guinéens pour se soigner.

Après les débats, la procureure, Mafila Keïta, a demandé au tribunal de retenir tous les deux dans les liens de la culpabilité pour coups et blessures volontaires, violences et voies de faits, tout en les condamnant à un an d’emprisonnement avec sursis chacun.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le mercredi 17 avril 2019. En attendant, les deux jeunes qui sont à la fois plaignant et prévenu restent en prison.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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