Yimbaya-bougie : le Président Alpha Condé au centre de traitement du fonio

16 avril 2019 à 19 07 20 04204

Communiqué : Conakry, 16 avril 2019 – Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a visité ce mardi 16 avril 2019 le centre de traitement du fonio au Quartier Yimbaya-bougie, dans la Commune de Matoto. L’objectif de cette visite du Chef de l’Etat était de s’enquérir de la qualité des machines mises à la disposition des femmes de ce centre pour améliorer leur travail. Ce projet, lancé il y a un an, se situe dans le cadre de l’initiative présidentielle pour la transformation des produits de l’agro-alimentaire et fait appel à plus de 150 femmes évoluant en groupements d’intérêts économiques. Ces femmes participent à toutes les étapes de transformation du fonio.

Ainsi, devant le Président de la République, Mariama Penda, porte-parole des femmes, a, dans les différentes langues du terroir, expliqué les différents processus de transformation du fonio.

En plus de ces femmes, des machines de dernières générations participent à ces travaux, c’est le cas de cet engin qui peut transformer 3 tonnes de fonio en une journée.

Malgré tout, la coordinatrice de l’initiative présidentielle pour la transformation des produits de l’agro-alimentaire, Hadja Diakagbè Kaba, évoque quelques difficultés : « Nous sommes très contentes de la visite du Président de la République dans ce centre. Cela prouve à suffisance son intérêt à accompagner les femmes guinéennes. Seulement, nous avons quelques doléances. Nous souhaitons qu’il nous assiste pour les équipements. Tout ce fonio là est traité manuellement, à part ces machines. On lave le fonio à la main, on le met sur la table. Nous sommes sous le soleil et nous souhaiterions que le Président nous trouve un hangar ».

A l’issue de cette visite, le Président Alpha Condé a encore traduit son souci d’améliorer les conditions de vie et de travail des femmes : « Comme il est difficile de traiter le fonio à la main, nous avons fait venir ces machines. Nous sommes venus voir si les machines qui sont données peuvent améliorer les conditions de travail des femmes les rendant moins pénibles ».

Transmis par le bureau de Presse de la Présidence

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Paul Moussa condamné : la réaction d’un député de l’UFDG

16 avril 2019 à 18 06 25 04254
Paul Moussa Diawara, condamné pour le détournement d’environ 40 milliards à l’OGP

Les acteurs politiques guinéens continuent de réagir suite à la condamnation de Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’OGP (Office Guinéen de Publicité). Reconnu coupable de détournement d’un montant d’environ 40 milliards de francs guinéens, le leader politique qui était un allié de la mouvance présidentielle, a été condamné avec son comptable, à 5 ans de prison ferme.

Interrogé par Guineematin.com sur la question, le député Cellou Baldé de l’UFDG salue cette condamnation et espère que celle-ci ne soit pas un simple règlement de comptes entre des camps rivaux de la mouvance présidentielle. Il annonce dans le même temps que l’opposition va suivre de près ce dossier pour savoir si cette décision judiciaire sera bien respectée.

Décryptage !

« Je pense que d’une manière ou d’une autre, ça fait partie de la lutte contre la corruption, même si cette lutte n’est pas systématique et globale dans notre pays. Paul Moussa Diawara, tout le monde l’a vu utiliser le denier public pour faire de la propagande politique. Il a pensé qu’il allait échapper à la justice parce que c’est au nom du RPG Arc-en-ciel qu’il le faisait. Nous l’avons même vu, après qu’il soit devant les tribunaux, nous l’avons vu venir participer à une propagande politique au palais du peuple au nom d’un 3ème mandat.

Donc, je crois que c’est juste que Paul Moussa Diawara soit condamné par rapport à ce détournement de fonds. Mais, cela doit continuer. Ça ne doit pas être une initiative juste pour régler des comptes entre des partisans d’une même mouvance qui ne s’entendent pas.

Aujourd’hui dans notre pays, quand vous prenez même si c’est 1 milliard, ce montant peut servir à créer des initiatives en faveur des jeunes pour que ceux-ci se prennent en charge et qu’ils ne traversent pas la méditerranée où qu’ils ne meurent pas dans la méditerranée. A plus forte raison quand vous parlez de 40 milliards. Ce montant peut mettre des centaines des milliers de jeunes à l’abri du chômage et de la précarité dans notre pays.

Sa condamnation va maintenant être suivie et évaluée. Aujourd’hui, nous avons les partis politiques de l’opposition, nous avons les plateformes de la société civile qui sont là et qui vont regarder comment ça va se passer. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux rivés vers la maison centrale de Coronthie pour voir est-ce que Paul Moussa est là parce qu’une bonne partie de l’opinion nationale estime que bientôt, il va se retrouver dans les rues et surtout dans les mouvements de soutien pour un éventuel 3ème mandat à Alpha Condé. Mais, le peuple est vigilant et restera vigilant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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5 ans de prison pour Paul Moussa : « c’est un avertissement pour les autres », dit Dembo Sylla

16 avril 2019 à 18 06 20 04204
Elhadj Dembo Sylla, premier V/P de l’UDG et vice-président de l’Assemblée nationale

La condamnation de Paul Moussa Diawara, allié de la mouvance présidentielle, suscite une vague de réactions au sein de la classe politique guinéenne. L’ancien Directeur de l’Office Guinéen de la Publicité (OGP) a été condamné hier, lundi 15 avril 2019, en même temps que son comptable, à 5 ans de prison ferme chacun, pour détournement de deniers publics. Pour le vice-président de l’UDG et vice-président de l’Assemblée nationale, Dembo Sylla, cette décision du tribunal de Kaloum est salutaire.

L’opposant qui s’est confié à Guineematin.com, estime que cette sanction peut servir d’exemple à tous les commis de l’Etat. « C’est une manière de prouver aux gens que le denier public n’appartient pas à un individu. Lorsqu’on vous confie un denier public, vous n’êtes qu’un gérant. Ça ne veut pas dire que vous pouvez détourner et abuser de ces moyens.

Nous avons vu l’extravagance dans laquelle ces gens ont agi. Nous les connaissions, c’était des gens qui géraient des sites internet et autres. Donc, ils ne sont sortis et n’ont hérité d’aucune fortune. Lorsqu’on propulse des gens comme ça pour des considérations politiques, régionalistes ou ethnocentristes à la tête d’une régie financière de ce genre, c’est à ça qu’il faut s’attendre.

Pour ce qui est de la peine, c’est vraiment une sanction qui est un avertissement pour tous les autres, pour leur faire comprendre que quand on les nomme à la tête d’une régie financière comme l’OGP, ça ne veut pas dire qu’ils doivent utiliser les fonds comme bon leur semble. Sinon, nous avons vu dans quelle extravagance Paul Moussa a utilisé les fonds. Maintenant, si c’est le régime qui s’aperçoit qu’il en a abusé de trop, des dizaines de milliards, nous pensons que la faute revient au même régime qui nomme des gens qui n’ont pas la formation pour gérer des choses de ce genre.

Je ne souhaite pas que ce soit une pierre dans l’eau. Il faut que ça continue parce que nous savons ce qui se passe dans les grandes régies financières. Parfois, ils utilisent les fonds en soutenant le RPG dans ses mouvements en faisant ce qu’ils veulent. Donc, nous souhaitons que ça continue comme l’a dit le Premier ministre qui a dit qu’il vient vraiment pour assainir et qu’il connait là où on fait saigner l’économie nationale. Il faut que ça s’arrête et que les sanctions soient à la hauteur des forfaitures que les gens commettent ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Paul Moussa Diawara en prison : voici la réaction du PEDN de Lansana Kouyaté

16 avril 2019 à 18 06 13 04134
Paul Moussa Diawara, condamné pour le détournement d’environ 40 milliards à l’OGP

La condamnation de Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) ne laisse pas indifférente la classe politique guinéenne. Faya François Bourouno, le porte-parole du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), s’est exprimé sur le sujet au micro de Guineematin.com, ce mardi 16 avril 2019. Contrairement à d’autres, l’opposant refuse de jubiler face à la condamnation de cet ancien commis de l’Etat qui était également un leader politique, allié de la mouvance présidentielle.

Pour lui, même si cette sanction peut être considérée comme un premier pas dans la lutte contre les détournements des deniers publics et la corruption en général, elle n’est qu’une d’eau dans l’océan. Ce responsable du parti de Lansana Kouyaté souligne qu’il y a de nombreux autres cadres de l’Etat qui doivent aussi être entendus par la justice par rapport à leur gestion des deniers publics.

Faya François Bourouno

« Si c’est le droit qui est dit, ça sera un premier pas. Mais, je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à faire dans la lutte contre la corruption. Il y a des personnes qui sont connues, identifiées par le gouvernement lui-même et dénoncées par le président de la République, mais aujourd’hui qui sont parrainées par le gouvernement. C’est une justice à deux vitesses qu’on est en train de remarquer.

Si Paul Moussa a fait des malversations, il doit être puni. Mais, il ne faudrait pas que ça se limite à lui. Il y a d’autres aussi qui ont fait des malversations et il faudrait que cela soit appliqué à tout le monde. Pour le PEDN, la justice doit être valable et applicable chez tout le monde », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que Paul Moussa Diawara a été condamné en même temps que Inza Bayo qui était son comptable à l’OGP, pour le détournement d’un montant de 39 milliards 679 millions 27 milles 698 francs guinéens. Chacun d’eux a écopé de 5 ans de prison ferme. Les deux hommes ont été condamnés aussi à rembourser le montant détourné, plus une amende de 50 millions chacun, et une somme de plus de 9 milliards de francs guinéens qu’ils doivent payer solidairement à titre de dommages et intérêts.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Hausse des frais du pèlerinage en Guinée : « j’irai au Sénégal ou au Mali »

16 avril 2019 à 17 05 17 04174

Comme annoncé précédemment, le coût du pèlerinage a connu une hausse cette année encore pour les fidèles musulmans guinéens. Il est passé de 41 millions 300 mille francs l’an dernier à 43 millions cette année. Ce tarif a été annoncé dans la soirée d’hier, lundi 15 avril 2019, par le secrétariat général des affaires religieuses. Comment les citoyens ont-t-ils accueilli cette décision des autorités religieuses du pays ? Un reporter de Guineematin.com a posé la question à certains habitants de Conakry, nous vous livrons ci-dessous leurs réactions.

Décryptage :

Mamadou Lamarana DIALLO

Mamadou Lamarana DIALLO, commerçant au marché Koloma : pour moi, ce prix n’est pas normal. Les temps sont durs, et les autorités devaient tenir compte de cela. Mais, je pense que de toutes les façons, ceux qui ont les moyens iront faire le pèlerinage. Le plus important maintenant, c’est l’organisation. On sait qu’en la matière, la Guinée est le plus mauvais pays de la sous-région. Dans les autres pays, quand tu payes le montant demandé et tu es inscrit, c’est fini. Tu vas bien voyager, tu seras bien logé et tu pourras faire le pèlerinage puis rentrer dans des bonnes conditions.

Mais chez nous, c’est tout le contraire. Il y a certains qui quittent le village, ils viennent passer des mois à Conakry et ils n’arrivent finalement pas à voyager. Cela, à cause de la mauvaise organisation. Avec tout ça, ils se permettent aussi d’augmenter le tarif. Moi, si je vais aller à la Mecque, j’irai au Sénégal ou au Mali voire la Sierra Leone. Je m’inscris là-bas et je voyage à partir de là-bas. Parce que chez eux, c’est mieux.

Lamine Camara

Lamine Camara, enseignant : moi je trouve ce prix normal par ce qu’il n’y a qu’une différence d’ 1.700.000 francs je pense par rapport à l’année passée. Et je pense que les gens iront à la Mecque massivement. Ceux qui n’ont pas les moyens de le faire, vont rester. L’essentiel, ils n’ont qu’à bien organiser les choses pour éviter des problèmes comme ceux enregistrés au cours des années précédentes. Mais, pour ce qui est du tarif, même si ça va choquer certains, moi je trouve vraiment ce prix normal, sans démagogie.

Mouctar DIALLO

Alpha Mouctar DIALLO, agent commercial : je trouve ce tarif exorbitant. Compte tenu de la situation économique du pays, vraiment ça c’est trop pour nous. L’année passée, c’était 41 300 000 francs, ils ont augmenté 1 700 000 cette année. Vraiment, je trouve ça anormal. Chaque année, ils nous disent qu’ils ont pris de nouvelles dispositions dans l’organisation, mais les pèlerins se retrouvent toujours avec les mêmes problèmes. C’est vraiment regrettable !

Lanciné Traoré

Lanciné Traoré, prestataire et photographe : je trouve ce tarif raisonnable. Parce que le monde avance et les choses deviennent de plus en plus chères en Guinée. Chaque année, le coût du pèlerinage augmente en Guinée, ça c’est clair. Mais, même sur le marché les choses sont chères. Le gouvernement doit voir quand même qu’est-ce qu’il faut faire pour équilibrer les choses.

Abdourahmane DIALLO

Abdourahmane DIALLO, commerçant : moi je pense que le gouvernement a trop augmenté le frais du pèlerinage cette année. Au moins, une augmentation de 500 000 francs serait un peu compréhensible. Mais une telle augmentation, c’est dommage à mon avis. Ce qui me fait le plus mal, c’est que non seulement le pèlerinage est cher mais aussi nos pèlerins souffrent beaucoup. Ils n’ont qu’à trouver une autre solution pour faciliter le hajj aux Guinéens.

Propos recueillis par Mohamed DORE Pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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L’agence POTTAL Voyages sur le coût du hajj, fixé à 43 millions : « on est très surpris »

16 avril 2019 à 16 04 38 04384

Des réactions se font entendre au lendemain de la fixation du coût du hajj 2019. Selon le secrétariat général des affaires religieuses, chaque candidat au pèlerinage de cette année devra débourser un montant de 43 millions de francs pour s’acquitter de ce devoir religieux pour les musulmans. Mais, cette décision des autorités religieuses de notre pays n’est pas bien appréciée par bon nombre de guinéens.

C’est le cas des responsables de l’agence POTTAL Voyages SARL qui évolue notamment dans le transport des pèlerins à la Mecque. Ibrahima Sory Diallo, le secrétaire général de cette agence, interrogé par Guineematin.com, ne comprend pas du tout cette décision. Lui, s’attendait à une baisse du coût du pèlerinage, plutôt qu’à une hausse.

« On pensait que le prix allait baisser par rapport à l’année dernière. Parce qu’on se disait que l’Etat allait tenir compte de la diminution du prix du carburant au niveau du marché mondial et l’Etat actuel de notre pays aussi. Mais, on voit qu’il y a une augmentation de deux millions (2 000 000) sur les 41 millions de l’an passé. Donc, on est très surpris de cette augmentation, on ne sait pas quels sont les critères qui ont prévalu à cette augmentation », a dit monsieur Diallo.

Néanmoins, l’agence POTTAL Voyages SARL se dit prête pour cet autre pèlerinage. Ibrahima Sory Diallo rassure les candidats au hajj 2019 que sa structure a tout ce qu’il faut pour leur offrir un voyage aller-retour et un pèlerinage dans les meilleures conditions. « Nous à l’agence POTTAL Voyage ici, nous avons des guides qui ont plus de 20 ans d’expérience. Déjà, le fondateur Elhadj Djouhé Bah avait envoyé des pèlerins à la Mecque avant qu’il ne crée cette agence. Il évoluait donc dans ça avant la création de cette agence.

Toutes les dépenses sont incluses dans les 43 millions : l’hôtel, le logement, les billets d’avions, la nourriture des pèlerins, la vaccination entre autres. Nous, si les convois sont établis, comme d’habitude, nous informons nos pèlerins, nous leur soumettons à une formation pendant une semaine avant le départ. Ensuite, notre médecin apporte sa touche, notamment en termes de médicaments que le pèlerin doit apporter avec lui. Quand on arrive sur les lieux du pèlerinage aussi, nous ferons en sorte que nos pèlerins soient logés dans des hôtels qui ne sont pas trop éloignés de la Kaaba.

On le fait ainsi chaque année et nous ferons la même chose cette année. C’est pourquoi, depuis que nous avons commencé à faire voyager les gens, aucun candidat inscrit à notre agence ne s’est plaint. Donc, notre agence étant nationale, et ayant les meilleures guides, nous invitons tous les pèlerins à venir s’inscrire à notre agence », a-t-il demandé.

A rappeler que les inscriptions des candidats au hajj 2019 démarrent demain, mercredi 17 avril 2019. L’opération se poursuivra jusqu’au 24 juin prochain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Déguerpissement à Kaporo Rails : la communauté Foulbhè Australia vole au secours des victimes

16 avril 2019 à 14 02 59 04594

Après l’indignation, la mobilisation se poursuit pour apporter du soutien aux victimes du déguerpissement à Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma. La communauté Foulbhè Australia vient d’octroyer une importante somme d’argent à ces citoyens qui ont perdu leurs maisons dans ce déguerpissement opéré par le gouvernement guinéen. La remise de ce don a eu lieu ce mardi, 16 avril 2019, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un montant de 33 millions 241 mille francs guinéens que la communauté Foulbhè Australia, qui comprend plusieurs associations de ressortissants guinéens vivant en Australie, a mobilisé en faveur des victimes des déguerpis de Kaporo Rails. C’est l’Association Guinéenne pour la Transparence (AGT) qui a été chargée de remettre cet important don aux ayants droit.

A cette occasion, le président de l’AGT, Oumar Kanah Diallo, a précisé que « ce don symbolique de 33 241 000 francs guinéens a été collecté auprès de l’ensemble de nos compatriotes de la commune Foulbhè Australia vivant en Australie, pour vous signifier que nous avons au plus profond de nos cœurs les peines que vous vivez depuis le début de cette opération.

Oumar Kanah Diallo

Nous faisons cette remise en ce jour, 16 avril 2019, auprès de vous qui représentez la commission des victimes de Kaporo Rails sous la bienveillance de nos autorités communales. A travers ce geste, nous avons bien voulu vous aider à reloger ces familles qui continuent toujours à passer des nuits à la belle étoile, sous les arbres, à côté de leurs maisons détruites. Toute chose qui brise notre cœur ».

Le président de l’Association Guinéenne pour la Transparence a mis également l’occasion à profit pour appeler tout le monde à venir au secours de ces citoyens qui ont perdu leurs maisons. « Nous profitons de cette occasion pour en appeler à l’esprit de solidarité de tous et de toutes, en encourageant les uns et les autres de continuer à assister ces familles nécessiteuses surtout en cette période de pré-ramadan (…) Nous prions le Tout Puissant de vous venir en aide et plaidons pour que l’injustice cesse dans notre pays que nous aimons tous », a dit Oumar Kanah Diallo.

Elhadj Alpha Oumar Diallo

De son côté, le président du collectif des victimes du déguerpissement à Kaporo Rails a exprimé sa totale satisfaction face à ce geste de la communauté Foulbhè Australia. Au nom des bénéficiaires, Elhadj Alpha Oumar Diallo a vivement remercié les donateurs pour leur marque de solidarité. « Ce don va nous aider à combler beaucoup de vides. Nous vous remercions de cette parenté que vous avez exprimée à notre endroit. Nous sommes vraiment très sensibles et très émus de ce geste qui nous va droit au cœur et qui sensibilise tous nos amis et tous nos collaborateurs.

Le merci de tout le monde va vers vous, en vous disant que ce montant-là sera utilisé selon ce que vous avez désiré. Et, nous vous rassurons que tout sera mis en œuvre pour que cette situation soit résolue. Nous sommes très ravis et nous vous disons que nous continuerons la lutte jusqu’au moment où nous aboutirons à une solution viable », a-t-il laissé entendre.

A noter que selon collectif des victimes du déguerpissement à Kaporo Rails, les personnes impactées par cette opération sont au nombre de 14 988.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Urgent : le personnel d’EDG menace d’aller en grève (préavis)

16 avril 2019 à 13 01 30 04304
Abdenbi Attou, administrateur Général de la société EDG

Déjà incapables de fournir l’électricité aux Guinéens malgré toutes les promesses (mettant ainsi en mal le régime Alpha Condé et les citoyens), les dirigeants d’EDG ouvrent un autre front contre… le personnel de la société !

Dans un préavis adressé à l’Administrateur Général de la société,
Abdenbi Attou, le personnel d’Electricité de Guinée, à travers sa section syndicale, réclame une meilleure gestion. Les syndicalistes dénoncent le copinage qui caractérise la gestion de cette société depuis un certain temps et exige le renvoi des nouvelles recrues qui leur sont imposées par le super patron de la société.

Déjà, l’affairisme dans la gestion de la société EDG est de notoriété publique ! Ce qui met très mal à l’aise les employés. En plus, des véhicules et motos qui devaient faciliter la mobilité du personnel sont plutôt donnés à des personnes externes ; et, de nouvelles recrues sont favorisées aux dépens du personnel de la société, dénonce le syndicat.

Ainsi, ce sont plusieurs décisions et comportements qui ont irrité les employés « réguliers » d’EDG. Ces derniers, à travers leur section syndicale, agitent le chiffon rouge et menacent de déclencher une grève… Ce qui risque de perturber gravement la fourniture du courant électrique en République de Guinée en ces temps de précampagne…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cet avis de grève :

Objet : Préavis de grève
Monsieur,
Suite à nos multiples rencontres à travers lesquelles des discussions se sont déroulées autour de plusieurs points de revendication qui sont restés sans suites favorables de votre part ;
Le Collège Syndical :

  • Considérant que le contrat de gestion n’a pas prévu un plan social ;
  • Considérant que l’équipe de VEOLIA chargée de la gestion d’EDG doit évaluer le personnel, afin de combler le déficit par un programme de formation pour faciliter le transfert de compétence à la fin du contrat de gestion prévu en fin juin 2019 ;
  • Considérant que l’Administrateur Général a été clair dans son intervention au cours du mois de décembre 2018 à l’hôtel Kaloum qui justifie l’amélioration des indicateurs d’EDG ;
  • Considérant l’achat des moyens de locomotion (véhicules et motos) à des prestataires externes d’EDG au détriment du personnel de terrain de l’EDG ;
  • Considérant que depuis votre prise de fonction en octobre 2015, vous n’avez pas été capable de mettre en place une structure fonctionnelle de l’entreprise ;
  • Considérant votre refus du paiement des 40% d’augmentation salariale que le Gouvernement Guinéen a octroyé aux travailleurs guinéens depuis 2017 ;
  • Considérant que les promesses que vous tenez ne sont jamais respectées, entrainant non seulement une démotivation au sein des travailleurs mais contribuent à créer un climat d’inquiétude et de perturbation de la paix sociale ;
  • Considérant les recrutements inopportuns et parfois clandestins que vous opérés au sein l’entreprise;
  • Considérant le non-respect de la convention maison
    Considérant la gestion opaque de votre équipe au sein d’EDG ;
    Vous demande :
    • L’arrêt immédiat de tous ces recrutements fantaisistes qui n’obéissent à aucune procédure en vigueur ;
    • Le renvoie de toutes ces nouvelles recrues ;
    • Le redéploiement de ces moyens de locomotion aux unités opérationnelles d’EDG ;
    • Le paiement immédiat des 40% d’augmentation salariale ;
    • La mise en place immédiate d’un programme d’évaluation et de formation du personnel guinéen trouvé en fonction en vue d’un redéploiement basé sur les profils et les compétences conformément aux clauses du contrat de gestion ;
    • Diffuser les documents de gestion de l’EDG à l’interne ;
    • La mise en place des structures fonctionnelles ;
    • Définir un plan de carrière pour tout le personnel ;
    • La mise en place d’un système d’avancement automatique en classe, avec rétroactivité, pour chaque employé ayant totalisé quatre (4) ans sans évolution en grade ;
    • L’application de la convention d’entreprise
    • L’application sans délai des décisions accordant des droits et / ou des avantages aux travailleurs de l’E.D.G., conformément aux textes et procédures qui nous régissent.
    Ce préavis de grève doit s’étendre sur une période de dix (10) jours, à compter de sa date de réception pour vous permettre de satisfaire à nos revendications.
    A défaut, nous serons dans l’obligation de lancer le mot d’ordre de grève signifiant ainsi l’échec de l’équipe de VEOLIA dans sa gestion managériale d’EDG.
    Dans l’espoir qu’une suite favorable sera réservée au présent préavis de grève, veuillez croire, Monsieur l’Administrateur Général, en l’expression de notre haute considération.

Secrétaire Général
CAMARADE CISSOKO Ahmed

Copie :
ME
PRSE
Comité de Gestion
Fédération (CNTG, USTG, SIFOG)
Inspection du travail

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Kolaboui (Boké) : le sous-préfet appelle à restaurer l’autorité de l’Etat dans la localité

16 avril 2019 à 13 01 21 04214

Le sous-préfet de Kolaboui, localité minière située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Boké, en a marre des remous sociaux, enregistrés souvent dans la localité. C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara sollicite le déploiement d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés, afin de « restaurer l’autorité de l’Etat » dans la commune rurale. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec le correspondant de Guineematin.com à Boké.

En raison de l’activité minière intense sur place, la sous-préfecture de Kolaboui attire du grand monde. Aujourd’hui, la localité est surpeuplée, et elle fait face à des remous sociaux devenus récurrents et qui entraînent parfois des dégâts matériels. Face à cette situation, le sous-préfet de la localité, Mamadouba Yakha Camara, pointe du doigt le faible nombre d’agents de sécurité déployés sur place et leur sous-équipement.

« On a ici un commissariat de police urbain, on a aussi une brigade territoriale de la gendarmerie mobile. Mais, il n’y a pas d’agents et il n’y a pas non plus d’équipements. Au commissariat, je ne pense pas qu’ils dépassent 6 personnes et ils ne sont pas équipés. La gendarmerie également, ils ne dépassent pas 6 et ils n’ont pas aussi d’équipements. Ces agents ne peuvent pas canaliser une foule hostile », a indiqué le sous-préfet.

C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara invite les autorités compétentes à revoir au plus vite cette situation. « Il faut que l’autorité de l’Etat soit restauré à Kolaboui, il faut qu’on fasse comprendre aux gens qu’il y a l’Etat, qu’il y a des autorités ici. Qu’on leur fasse comprendre que quand ils ont besoin de quelque chose, ils ne doivent pas agir bêtement. Et pour cela, nous avons besoin d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés », a dit l’autorité sous-préfectorale.

A rappeler que la dernière manifestation en date à Kolaboui a eu lieu la semaine dernière. De nombreux jeunes de la localité étaient sortis barrer la route pour, disent-ils, protester contre les délestages électriques.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Kindia : l’AKES prépare une action humanitaire en faveur de démunis malades

16 avril 2019 à 12 12 27 04274

L’Amicale Kindia pour l’Entraide de la Solidarité (AKES) compte venir au secours de nombreux malades n’ayant pas les moyens de se faire consulter. Cette structure de ressortissants de cette préfecture vivant à Conakry, en collaboration avec l’ordre national des médecins de Guinée, organise une journée de consultation en faveur de ces personnes, le 1er mai prochain à Kindia. Pour la réussite de cette activité, l’AKES a rencontré les élus locaux pour échanger autour de la question, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ibrahima 2 Barry

Les 33 chefs de quartiers de la ville de Kindia ont pris part à cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie de la commune urbaine. « C’est une activité liée à l’atteinte de nos objectifs que nous sommes en train de préparer. Selon les statuts de l’AKES, l’une de nos prérogatives, c’est de venir en aide à la population de Kindia. C’est pourquoi, en association avec l’ordre des médecins dont certains membres sont des ressortissants de Kindia, nous nous sommes dit qu’il faut venir pour une journée de consultation gratuite à Kindia. Cette activité qui va commencer donc à partir du 1er mai prochain », a annoncé Ibrahima 2 Barry, secrétaire à la communication de l’AKES.

Parlant de la rencontre avec les élus locaux de la ville de Kindia, Dr Moustapha Sylla, pharmacien au laboratoire central de Biologie médical de l’hôpital national Donka, explique que c’est pour parler concrètement de comment l’activité va se dérouler. « Nous avons cherché à rencontrer les chefs de quartiers qui connaissent effectivement ces personnes démunies dans leurs territoires géopolitiques. Parce que notre cible, c’est 300 personnes. Et, ce sont des malades déjà connus avec certaines pathologies. Ce n’est pas un dépistage que nous faisons, c’est une consultation de ces malades. Après la consultation, il y aura un don de médicaments qu’on va faire en faveur de ces malades », a-t-il indiqué.

Dr Moustapha Sylla

Dr  Moustapha Sylla en a profité en a profité pour parler des d’intervention ciblés par l’AKES et son partenaire : « nous avons choisi la diabétologie, la cardiologie, la neurologie et la médecine générale avec d’éminents Professeurs dans ces différentes structures sanitaires. La diabéto par exemple, c’est le médecin chef du service diabétologie, Professeur Naby Baldé. En cardiologie, c’est le Professeur Dadhi Baldé. En neurologie, c’est le Professeur Abas et Docteur Laho qui est d’ailleurs de notre association. En médecine interne, nous avons le président de conseil de l’ordre qui est l’un des initiateurs, Professeur Hassane Bah, médecin légiste qui est effectivement membre de l’organisation ».

Alsény Sylla

Après les échanges avec les membres de l’AKES, les élus locaux de Kindia ont vivement appréciée cette initiative, avant de promettre leur implication effective pour sa réussite. « Nous remercions très sincèrement les organisateurs de cette rencontre qui ont bien voulu penser à Kindia, à leur préfecture natale. Surtout pour venir en aide aux personnes diminues. En tant que représentant des citoyens, on nous a demandé, à travers des fiches, de recenser surtout des personnes pauvres, démunies, pour pouvoir les soigner. Il est demandé à chaque chef de quartier de fournir une liste de 9 personnes malades, démunies qui doivent se présenter le jour de la consultation. Nous allons immédiatement nous mettre à la tâche pour faire ce travail comme il se doit », a promis Alsény Sylla, chef du quartier Gare.

A noter que cette consultation gratuite, prévue le 1er mai 2019, aura lieu au centre de santé de Manquepas, dans la commune urbaine de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Tougué : un éleveur de Kollangui interpellé par la gendarmerie

16 avril 2019 à 12 12 03 04034

Modi Mamadou Hady Barry, un éleveur du village de Lâbha Daandé Dombélé est en garde à vue à la compagnie de la gendarmerie territoriale de Tougué, relevant de la Région Administrative de Labé pour avoir eu une dispute avec des fournisseurs de boissons alcoolisées dont le principal du collège alors qu’il était parti à la recherche de ses chèvres, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En l’espace de 2 mois, Modi Hady Barry, 65 ans, éleveur de Lâbha Daandé Dombélé, relevant de la commune rurale de Kollangui, dans la préfecture de Tougué a constaté la disparition de sept (7) de ses chèvres. Il a alors décidé de prendre des dispositions pour prendre les présumés voleurs de bétail qui font souffrir les éleveurs de cette localité située entre Kollangui (Tougué) et Kankalabé (Dalaba).

C’est dans ce contexte que l’éleveur est sorti dans la soirée du vendredi, 5 avril 2019, aux environs de 21 heures rechercher ses chèvres et contrôler ce qui se passe dans les parages.

Sachant que les animaux domestiques du village ont l’habitude de trainer sur le pont en dure qui relie Kankalabé à Kollangui, il s’est dirigé sur les lieux. Il aurait été surpris de retrouver à l’endroit indiqué deux personnes dont le principal du collège, monsieur Kouyaté, qui étaient, dit-on, en train de siroter leurs boissons alcoolisées.

Les deux noctambules, qui rentraient apparemment de Labé, ont tout de suite intimé à l’éleveur, l’ordre d’éteindre sa torche. Ce que Modi Mamadou Hady Barry n’a pas voulu faire. Non content de son refus d’obtempérer, l’enseignant et son compagnon, un certain Tidja Thiânguel, auraient proféré des injures et menaces à l’endroit de l’éleveur.

Ce dernier ne s’est pas fait prier pour crier au secours. Et les citoyens riverains sont massivement sortis avec des gourdins et manchettes. C’est au moment où la foule s’apprêtait à tomber sur les deux noctambules, Modi Mamadou Hady Barry a reconnu le principal du collège et son compagnon. Il a fini par convaincre les citoyens de la localité de ne rien faire du mal aux suspects.

Mais, les intéressés n’ont pas pu allumer leur véhicule qui était chargée d’un stock de boissons alcoolisées acheté, dit-on, à Labé.

Pendant qu’on cherchait à pousser la voiture pour qu’elle s’allume, certains jeunes de la localité ont profité pour dérober quelques bouteilles.

Rentrés à Kollangui Centre, le principal du collège, monsieur Kouyaté et son compagnon ont porté plainte. Le dossier a été transmis à la compagnie de la gendarmerie territoriale de Tougué où les plaignants déclarent avoir perdu, en plus des bouteilles de boissons alcoolisées, une forte somme d’argent.

De Labé, Idrisa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Macenta : les audiences criminelles ouvertes avec 55 dossiers au programme

16 avril 2019 à 11 11 28 04284

Les premières audiences criminelles de l’histoire de Macenta ont été ouvertes hier, lundi 15 avril 2019, dans la ville. 55 dossiers criminels seront jugés au cours de ces audiences. Présidée par l’avocat général près la cour d’appel de Kankan, la cérémonie d’ouverture officielle a connu une forte mobilisation, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré.

Outre les autorités administratives et communales de Macenta, des officiers de police judiciaire, des défenseurs des droits de l’Homme, le patriarche et de nombreux citoyens de la commune urbaine ont pris part à cette cérémonie, première du genre dans la ville. Une occasion mise à profit par l’avocat général près la cour d’appel de Kankan pour expliquer comment en est-on arrivé là.

Me Ousmane Sané

Selon Me Ousmane Sané, si des audiences criminelles se tiennent désormais à Macenta, c’est pour bien de raisons. « Le choix de Macenta pour devenir un tribunal de première instance n’est pas fortuit. Il a été tenu compte de plusieurs facteurs. D’abord, vous retiendrez que c’est une façon de rapprocher la justice des justiciables. Deuxièmement, permettre la réduction des longues durées de la préventive où des prévenus passaient des années en prison sans pour autant être jugés. Il arrivait même des fois que des suspects ou bien des accusés meurent en prison avant l’examen de leurs dossiers. Des victimes aussi mouraient avant de voir leurs dossiers examinés. Le troisième aspect des avantages de ces réformes est purement économique. Parce que les affaires criminelles qui se sont passées à Macenta devaient être jugés à la cour d’appel de Kankan. Cela nécessitait d’énormes frais aux populations. Dire aux citoyens de partir jusqu’à Kankan afin de répondre à l’examen de leur dossier alors que les faits se sont déroulés à Macenta, où vivent les témoins, les victimes et les accusés, cela pouvait engendrer des dépenses énormes. C’est pourquoi, le ministère de la justice a décidé de rapprocher la justice des justiciables », a expliqué l’avocat général.

Abdoulaye Babady Camara

Prenant la parole, Abdoulaye Babady Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Macenta, a salué le travail des officiers de police judiciaire avant de les rassurer que leurs efforts ne seront pas vains. « Je veux rendre un hommage mérité à nos forces de défense et de sécurité, et leur dire que le ministère public veille à ce que le présent tribunal criminel veuille récompenser leurs efforts, en infligeant des sanctions exemplaires à ceux accusés qui seront reconnus coupables », a-t-il promis.

L’empereur des poursuites a invité aussi la population de Macenta à venir assister à ces audiences pour savoir comment les choses se passent. « La population de Macenta a, par ces audiences, l’occasion de s’approcher et de toucher du doigt la réalité du fonctionnement de la justice. Elle aura l’occasion de suivre de près les débats contradictoires qui seront alimentés par le ministère public, les victimes et leurs conseillers d’une part, et les accusés et leurs conseillers d’autre part.

Ce genre de débat vise à éviter l’arbitraire et à contribuer à ce que les véritables coupables soient les seuls à être condamnés. Cette finalité ne saurait être atteinte sans un climat de paix et de sérénité. C’est pourquoi, j’invite les populations à la retenue et à la sérénité tout au long de ces audiences criminelles », a lancé Abdoulaye Babady Camara.

Gnènègo Guilavogui

Présent à la cérémonie, le maire de la commune urbaine de Macenta, Gnènègo Guilavogui, a exprimé sa satisfaction de voir, enfin, les affaires criminelles être jugées dans sa juridiction. « C’est un ouf de soulagement pour moi. Parce que partout où il y a l’impunité, il n’y a pas la paix. A partir du moment où ces audiences criminelles qui tiennent à Macenta, et devant toute la population de Macenta, je crois que ça sera un exemple pour tous ceux qui seraient tentés de commettre des crimes, les gens pourraient se ressaisir.

Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans l’anarchie, parce que partout quand il n’y a pas de paix, il n’y aura pas de développement. Donc pour parler du développement, il faut d’abord parler de la paix. Et à partir de l’instant, tous les accusés seront jugés devant leurs avocats, et je suis sûr et certain que la loi sera dite », a dit le maire de Macenta.

A noter que les 55 affaires criminelles qui sont au programme de ces audiences, sont des cas de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, incendie volontaire, meurtre et complicité, association de malfaiteurs, détention et consommation de chanvre indien, assassinat et complicité, et viol.

De retour de Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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CFP Donka : « nous utilisons des machines commandées au temps de Sékou Touré »

16 avril 2019 à 6 06 20 04204

Vieux de près d’un demi-siècle, le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Donka, dans la commune de Dixinn, continue à évoluer avec des machines plus que jamais dépassées. Certaines d’entre elles datent de la période de la Révolution, le régime de Sékou Touré. A ce manque criard de matériels, s’ajoutent d’autres difficultés d’ordre pédagogique et financier.

Pour évoquer ces difficultés, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu hier vendredi, 12 avril 2019, avec Elhadj Alghassimou Diallo, chef d’atelier de la section Menuiserie dudit CFP. Notre interlocuteur a saisi l’occasion pour énumérer une panoplie de tares qui minent ce centre, créé dans les années 1970.

Guineematin.com : faites-nous un bref rappel historique de la création du Centre de Formation Professionnelle de Donka.

Elhadj Alghassimou Diallo : avant ce centre, c’était le collège et le lycée technique qui étaient ici. Ce n’était pas un centre de formation professionnelle. C’est en 1975 qu’on a supprimé le collège et le lycée technique. On les a transformés en Institut Polytechnique Secondaire(IPS). De 1975 jusqu’en 1984, nous avons fonctionné comme Institut Polytechnique Secondaire.

A la prise du pouvoir par l’armée, les programmes de formation ont été modifiés et les noms aussi ont changé. De l’Institut Polytechnique Secondaire, nous sommes revenus au Centre de Formation Professionnelle (CFP). Et depuis ce temps jusqu’à nos jours, c’est ce centre qui fonctionne.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez aujourd’hui ?

Elhadj Alghassimou Diallo : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas particulières au CFP Donka. C’est des difficultés générales pour tous les centres de formation professionnelle. Ces difficultés peuvent être d’ordre pédagogique, de formation et de financement.

Ces difficultés commencent, s’il faut le dire, du recrutement de nos enfants. On nous envoie des enfants qui ne sont plus à l’école. Celui qui ne réussi pas son entré en 7ème année, celui qui ne réussi pas son brevet ou son baccalauréat, ou les enfants qui ont abandonné les études depuis longtemps et que la famille veut qu’ils fassent quelque chose, on les envoie au CFP.

En général, ces enfants n’ont pas de niveau. Et si l’enfant n’a pas de formation académique qui s’adapte au programme, tu vas beau lui expliquer, il comprendra difficilement.

La deuxième difficulté est d’ordre pédagogique, propre à nous professeurs de l’enseignement technique. Au niveau de l’enseignement technique, le corps professoral vieilli. Les techniciens d’avant, qu’on avait engagés dans la formation professionnelle, qu’on a formés pédagogiquement pour enseigner à l’enseignement technique, ce groupe vieilli. Et, on n’a pas cherché la relève.

Maintenant, la relève qu’on est en train de chercher, leur niveau académique est très faible, à plus forte raison la formation pratique. Parce que, pour un enseignant technique, il faut avoir une formation académique, pratique et pédagogique. Si ces trois formations ne se complètent pas, tu ne donneras pas une formation adéquate.

La troisième difficulté est d’ordre financier. Je peux dire que c’est un cas général pour tous les centres. L’enseignement technique coûte cher. Puisque nous avons la formation théorique et la formation pratique, la formation théorique n’a pas un coût. Mais, la formation pratique a toujours des coûts, puisqu’il faut payer du matériel, il faut payer de l’outillage, etc.

Le financement pour les travaux pratiques, pour permettre aux élèves de pratiquer, fait défaut. On ne peut pas dire qu’il n’existe pas, mais il est très faible. Le budget que le département alloue à ces centres de formation est très faible. Ça ne permet pas aux gérants des centres de formation de pouvoir satisfaire les besoins de chaque section en matière de formation pratique.

Guineematin.com : est-ce que les machines que vous utilisez répondent à vos besoins actuels ou bien c’est des machines obsolètes que vous utilisez ?

Elhadj Alghassimou Diallo : nous utilisons les machines du premier régime ici à Donka. Les machines que nous utilisons ici, ont été commandées au temps de Sékou Touré. Ce sont ces machines que nous utilisons jusqu’à présent. Donc, je ne peux pas vous dire combien de fois elles sont vieilles. Elles sont fatiguées. Tout le régime de Lansana Conté, elles n’ont pas été renouvelées.

Et Alpha Condé est venu, mais jusqu’à présent, ça n’a pas été renouvelé. C’est avec ces machines que nous nous débrouillons. Il y a eu tellement de modifications, pour que les machines puissent fonctionner, certaines n’ont plus leurs pièces d’origine.

Guineematin.com : quel message avez-vous alors à lancer à l’endroit du département de l’enseignement technique ?

Elhadj Alghassimou Diallo : nous leur demandons de revoir les programmes de formation. Les programmes de formation que nous avons actuellement datent de très longtemps et la science évolue. Nous leur demandons de financer la formation. La formation technique, si elle est bien gérée, en 5 ans, elle peut s’autogérer à 80%. Donc, c’est de chercher à réorganiser et à financer l’enseignement technique.

Propos recueillis Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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