Kankan : un jeune de 17 ans se donne la mort par pendaison

1 avril 2019 à 20 08 52 04524

Un jeune homme de 17 ans s’est donné la mort par pendaison, ce lundi 1er avril 2019 au quartier Missiran, dans la commune urbaine de Kankan. Le défunt est venu de la Gambie où il était élève en classe de 9ème année, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Mamoudou Doumbouya est rentré de la Gambie le samedi, 30 mars dernier. Le jeune homme s’est servi d’une corde pour se pendre dans un magasin de la concession où il habitait. Selon sa tutrice, la veille déjà, il avait tenté de se donner la mort en consommant du poison.

« Il est rentré de la Gambie, il y a seulement trois jours. Hier déjà, il a commencé à dire qu’il allait se donner la mort. Il a consommé de la poudre d’une pile et nous l’avons envoyé à l’hôpital du camp pour tenter de lui sauver la vie.

Mais, à un moment donné, il a commencé à perdre conscience. Du coup, nous l’avons transféré d’urgence à l’hôpital régional de Kankan. Il est resté là-bas jusqu’à 21 heures pour des soins. Ce matin, tout allait bien chez lui. Mais, il a décidé de rentrer dans un magasin du bâtiment pour se pendre », a-t-elle expliqué.

Après la découverte du corps de Mamoudou Doumbouya, Dr Daouda Doumbouya, médecin légiste au service de dermatologie à l’hôpital régional de Kankan, est venu faire l’autopsie. Au terme de son constat, il confirme qu’il s’agit bien d’un suicide. « C’est un cas suicide. Parce qu’il a essayé de se suicider pour une première fois, ça n’a pas marché. Il est allé à l’hôpital, on a fait une prise en charge. Maintenant, quand il est venu à la maison, il s’est pendu.

Toutes les preuves sont là. Car, il y a une corde suspendue sur les lieux et il y a un nœud au niveau du coup. Sur ce, on peut dire que c’est un cas de suicide parce qu’à part ça, il n’y a pas d’autres traces sur le corps. Tout ce qu’on à faire maintenant, c’est de délivrer un certificat médical à la famille et leur rendre le corps », a indiqué le médecin.

Pour l’instant, les vraies raisons qui ont poussé Mamoudou Doumbouya à se donner la mort ne sont pas connues.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : 00 224 627 24 13 24

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Soutien aux déguerpis de Kaporo rails et Kipé 2 : le collectif des victimes se dit satisfait du bilan

1 avril 2019 à 18 06 53 04534

Le collectif des déguerpis de Kaporo Rails et de Kipé 2, dans la commune de Ratoma, avait appelé à une journée de solidarité et d’appel à contribution pour les victimes de cette tragédie pour ce lundi 1er avril 2019. A Conakry, cet appel n’a été suivi que par endroits par les citoyens. Toutefois, les organisateurs se disent satisfaits de la « réussite » de leur mouvement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma, par exemple, l’appel a été largement suivi : les boutiques et les magasins sont restés fermés. Par contre, au grand marché de Madina, poumon de l’économie guinéenne, le mouvement a été peu suivi. Selon le constat d’un de nos reporters, sur la route du Niger, le commerce a fonctionné normalement puisque les boutiques et les magasins sont restés ouverts.

Mais, chez les organisateurs de cette journée, c’est la satisfaction. Sayon Onivogui, porte parole du collectif des déguerpis de Kaporo Rails et de Kipé 2, s’est réjoui de la situation qui a prévalu sur le terrain. « Les gens qui ont bien voulu nous soutenir se sont manifestés. Il fallait voir à partir de Lambanyi, où moi-même j’ai fait mon constat.

J’ai trouvé que beaucoup de boutiques et magasins étaient fermés, surtout quand on connait l’état de la circulation à Conakry qui est très compliqué les jours ouvrables. Ce matin, la circulation n’était pas comme d’habitude. Notre appel a aussi été suivi par les boulangers et les bouchers », explique-t-il.

A en croire Sayon Onivogui, le but de cette demande n’était pas seulement d’empêcher les gens de travailler ; mais, c’est aussi d’alerter la communauté nationale et internationale sur les graves violations des droits humains. « Ce matin, tu pouvais aller à ton lieu de travail ; mais, si tu envoies quelque chose pour dire que tu soutiens les déguerpis, c’est la même chose », dit-il.

Pour finir, Sayon Onivogui a fait savoir que certaines bonnes volontés se sont manifestées et que l’appel a bel et bien été entendu par l’opinion.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Solidarité avec les victimes de Kaporo rails et Kipé 2 : la journée sans activités peu suivie à Conakry

1 avril 2019 à 18 06 24 04244

Le collectif des victimes de déguerpissement à Kaporo rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, avait appelé à une journée sans activités ce lundi 1er avril 2019, à Conakry. La démarche visait à emmener les habitants de la capitale guinéenne à faire preuve de solidarité envers les victimes de l’impitoyable déguerpissement effectué par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire. Mais, cet appel a été peu suivi sur le terrain, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour exprimer son indignation face à la tragédie subie, le collectif des victimes a demandé une chaîne de solidarité avec à la clé une journée sans activités. Mais, ce mot d’ordre n’a été suivi que très peu dans la capitale guinéenne.

Au marché de Kaporo, boutiques et magasins sont restés fermés alors que les étalagistes se faisaient rares. Fadja Barry, gérant d’une boutique de transfert d’argent appelle à la mobilisation de tous pour aider les victimes de Kaporo rails. « Chez nous ici, le mot d’ordre de solidarité aux victimes du déguerpissement est largement suivi. Vous avez vu, tout le monde a fermé.

Nous au marché de Kaporo ici, on s’est passé le message, tout le monde est informé. Nous sommes solidaires des victimes du déguerpissement. Nous appelons tout le monde à faire comme nous. Nous ici, on ouvrira aucune boutique ni magasin aujourd’hui. Ces citoyens qui sont déguerpis sont des guinéens. Ils sont victimes d’injustice. Moi, je suis d’accord que l’Etat récupère le domaine qu’il veut, mais la manière dont les gens là sont chassés de leurs concessions est mauvaise.

On allait leur donner soit un délai suffisant, ou bien les dédommager et les recaser. Comme ça, je demande à tout le monde de marquer sa solidarité aujourd’hui à toutes les victimes de ce déguerpissement en leur donnant quelque chose et en arrêtant de travailler aujourd’hui. Je demande au gouvernement de les dédommager et les recaser, puisque c’est des citoyens du pays », a dit Fadja Barry.

Pour sa part, Diouldé Traoré, un autre marchand propriétaire d’un magasin au marché de Kaporo, demande aux compatriotes de soutenir les victimes de la tragédie de Kaporo rails. « Moi, j’ai fermé mon magasin aujourd’hui, c’est à cause de cette journée de solidarité, parce que ce que les gens-là ont subi, fait vraiment mal. Mais, ce qui me fait aussi mal dans tout ça, c’est que l’Etat ne leur est pas venu en aide. Beaucoup parmi eux n’ont pas où aller, ils dorment n’importe où et n’importe comment.

C’est la raison pour laquelle j’ai fermé mon magasin. A cette occasion, je demande à toute personne consciente de venir en aide moralement, financièrement voir matériellement à ces personnes qui sont victimes de déguerpissement. Actuellement, ils vivent dans des conditions très difficiles. Que chacun se mette à leur place », conseille le jeune homme.

Par contre, au marché de Koloma et le long de l’axe Koloma-Hamdallaye, la plupart des gens que notre reporter a rencontrés disent n’avoir pas été informés de cette journée de solidarité. Là, boutiques et magasins sont ouverts.

C’est le cas de Mamadou Barry qui dit n’avoir pas été informé de cette journée de solidarité. « Bien que j’ai ouvert ma boutique, je suis solidaire des victimes. Mais, je crois que je ne suis pas le seul à ne pas être informé. C’est pourquoi vous voyez les autres aussi qui ont ouvert. Mais, il y a quelque chose aussi qui est très important. C’est de s’organiser et d’assister dans la mesure du possible les populations victimes, parce que c’est leurs droits qu’on a violés.

Pour la journée de solidarité d’aujourd’hui, il y a beaucoup de personnes qui vivent difficilement, parce qu’ils vivent au jour le jour. Ceux qui n’ont rien à la maison, difficilement ceux-ci pourront ne pas sortir chercher de quoi manger. Mais, je regrette une chose. Ces gens là auraient dû bénéficier d’au moins un délai de deux ou trois mois pour trouver au moins des logements et sortir les bagages.

Mais, on ne leur a pas donné le temps. C’est pourquoi c’est vraiment difficile pour eux et c’est vraiment regrettable. Aujourd’hui, il n’y a pas d’écoles, il n’y a pas de mosquées parce que les gens qui fréquentaient les lieux là sont chassés. Donc, ce qui a tué le forgeron, c’est ce qui a aussi détruit la forge. Aujourd’hui, tout le monde doit soutenir ces victimes », lance-t-il.

A noter qu’à Bambéto et Hamdallaye, les commerces ont restés ouverts. De nombreux citoyens rencontrés sur les lieux affirment n’avoir pas été informés de cette journée de solidarité avec les victimes du déguerpissement de Kaporo rails, Kipé 2 et Koloma 1.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Enseignement supérieur : Yéro Baldé favorable au recensement « mais, pas par les syndicats »

1 avril 2019 à 17 05 53 04534

En visite dans les institutions d’enseignement supérieur de l’intérieur de la Guinée, Abdoulaye Yéro Baldé, a dressé le bilan de sa tournée après la rencontre de Kankan. Le ministre de tutelle a saisi l’occasion pour s’exprimer sur le recensement des enseignants guinéens qui devrait toucher ceux de l’enseignement supérieur. C’était à l’occasion d’une rencontre avec les médias locaux dans un réceptif hôtelier de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé a fait cette tournée la semaine dernière dans trois (3) universités : Faranah, Nzérékoré et Kankan. Si l’objectif principal était de sensibiliser les étudiants à faire volontairement le don du sang, le ministre en a également profité pour toucher du doigt les réalités qui prévalent dans ces institutions.

Selon Abdoulaye Yéro Baldé, « le constat qu’on a fait d’abord, il y a eu un dialogue franc. Nous nous sommes exprimés de façon directe avec chaque partie. Ce qui m’a beaucoup impressionné, c’est le niveau de maturité des uns et des autres. Ça c’est fait dans la discipline et dans la courtoisie. De façon très directe, les problèmes ont été posés ; et de façon très directe, nous avons essayé de répondre au mieux de ce que nous pouvons faire et de ce que nous ne pouvons pas faire.

Actuellement, compte tenu de plusieurs éléments dans le budget, parce qu’il s’agissait de bourse, des dortoirs, d’équipements de laboratoire et d’infrastructure… mais, comme eux-mêmes ils sentent que sur le terrain il y a des avancées dans tous ces domaines, ils comprennent que c’est une question de temps », pense-t-il.

Parlant du cas des enseignants chercheurs de l’université de Kankan, inscrits au programme du Master depuis six ans maintenant et qui tardent à finir, Yéro Baldé a promis de revoir la situation. « Avant mon arrivée, chaque institution avait ses fonds. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui fait que nous avons décidé de mettre en commun tous ces fonds pour éviter ce type de situation où les gens passent plus de 5 ans à faire un Master.

Ce qui n’est pas normal. Sur ça, on a été très clair. Les Masters, ça sera deux ans. Donc, ceux qui sont en retard, nous allons faire le rattrapage rapidement pour qu’ils puissent reprendre les cours et finir leur Master…»

En outre, le ministre de l’enseignement supérieur est revenu sur le cas des enseignants homologues, recrutés en 2012 mais pas encore engagés à la fonction publique. « Lors de la présentation du budget du ministère, j’ai fait mention de leurs cas. Ils sont pris en compte cette année dans notre budget.

Les ministères du budget et de la fonction publique ont donné leur aval. Donc, on peut considérer qu’ils sont recrutés, c’est seulement une question de procédure parce que, les dossiers que nous avons envoyés, on a retrouvé des faux diplômes. Mais, c’est en bonne voie », a-t-il rassuré.

Pour finir, Abdoulaye Yéro Baldé s’est prononcé sur l’épineuse question du recensement en cours dans l’éducation. Contrairement aux déclarations du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) qui parle de blocage, le ministre de l’enseignement supérieur a donné son avis là-dessus. « Il n’y a pas de blocage, sauf ceux qui veulent l’entendre comme ça. Il faut qu’on soit très clair.

D’abord, on n’est pas contre le recensement, bien qu’il y a eu récemment encore un recensement réalisé par l’inspection d’Etat, dont les membres sont assermentés. Le résultat provisoire vient de sortir. C’est à notre disposition. Avant cela, il y a eu un recensement qui avait fait des vagues dans les universités, parce que des salaires avaient été bloqués. Avant cela, il y a eu des biométries, sans compter le processus de biométrisation des fonctionnaires par la fonction publique.

Donc, cela fait 4 recensements, dont le dernier est très récent, en moins de 3 mois. Nous ne sommes pas contre le recensement, mais à condition que ça soit une entité neutre, pas par les syndicats, parce que nous ne somme signataires d’aucun protocole d’accord. C’est comme si on vous demandait d’exécuter un contrat que vous n’avez pas signés », soutient-il.

A retenir que l’ultime étape de cette tournée du ministre Yéro Baldé dans les universités de l’intérieur du pays a pris fin par la visite du musée du camp Soundiata Keïta et du centre de recherche environnementale.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Aminata tue son mari à Sonfonia : « ma fille était dépressive », dit son père

1 avril 2019 à 17 05 36 04364

Mamadou Bobo Bah, âgé de 29 ans, originaire de la sous-préfecture de Sanoun (Labé), a été tué par son épouse, Aminata Diallo, dans la nuit du samedi au dimanche, 31 mars 2019, à Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma. La jeune femme a mortellement poignardé son mari dans une bagarre entre les deux. Selon le témoignage du père de la femme, interrogé ce lundi, 1er avril par un reporter de Guineematin.com, la meurtrière souffrait d’une dépression mentale.

Interrogé à ce sujet, Alhassane Diallo, voisin direct et proche du défunt, a confié à notre reporter ce qu’il sait du drame. « A mon retour du travail, aux environs de 21 heures, j’ai trouvé mon frère et sa femme en train de se battre. Mais, puisque l’enfant (des époux) était en insécurité et il pleurait sous leurs pieds, j’ai donc pris le soin de le prendre pour l’envoyer chez moi.

A mon retour, j’ai entendu Mamadou Bobo Bah pleurer en disant Koto Alhassane (grand frère Alhassane) ma femme m’a tué ! Elle m’a tué ! Envoie moi à l’hôpital ! Paniqué, je suis sorti pour appeler au secours. Avec l’aide des voisins, nous l’avons transporté dans une clinique proche de chez nous. Ceux-ci ont fait des premiers soins et nous ont dit de l’amener à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé. Mais, avec les nombreux embouteillages, il en est mort en cours de route», a-t-il expliqué.

A la question de savoir s’il y avait des antécédents entre les deux, Alhassane Diallo dit que le couple s’entendait bien. « Les disputes, il y en a souvent dans les couples. Entre ce couple, il n’y avait que très peu de disputes. Sinon, le couple vivait en harmonie. Maintenant, pour ce cas-si, je ne sais vraiment pas pourquoi ils se disputaient ».

Selon Ousmane Traoré, chef de quartier de Sonfonia Gare, c’est vers 21 heures 55 minutes qu’il fut appelé par le chef du secteur où le meurtre s’est produit, l’informant de ce qui s’était produit. « Suite à cette information, j’ai demandé à mon chef secteur de récupérer la femme et la mettre dans un lieu sûr. Le monsieur s’est débattu, il a pris la femme, l’envoyer chez lui. Ainsi, nous avons appelé le commissariat central qui a envoyé un pick-up pour la transporter à leur siège. Donc, à l’heure où je vous parle, la dame est au commissariat central de Sonfonia.

Hier matin, j’étais avec la dame au commissariat central pour me rassurer qu’elle aussi n’a pas eu de problème. Je lui ai demandé, es-ce que vous savez où se trouve votre mari ? Elle dit qu’elle ne sait pas. Je dis pourquoi vous avez réagi comme ça ? Elle dit qu’elle ne sait pas pourquoi elle a réagi de la sorte, mais elle était inquiète. Cependant, elle n’était pas informée de la mort de son époux au moment où je quittais », a fait observer le premier responsable de Sonfonia Gare.

Par ailleurs, le Chef de quartier de Sonfonia Gare dit qu’il connaissait bien le défunt. Selon lui, Mamadou Bobo Bah était un jeune calme. « Mamadou Bobo Bah était un intime ami à mon jeune frère, issu d’une famille polyglotte, calme et compréhensible. Le jeune n’avait pas de problème. Il était courtois et respectueux. Jusqu’à présent, je m’interroge pourquoi il a eu la mort de cette façon », a laissé entendre Ousmane Traoré.

Très affectée par la disparition de son fils, dame Saliou Diogo Diallo a dit avoir appris la mort de son garçon avec beaucoup d’amertume et de frustration. « J’étais au village, c’est de là-bas qu’on m’a informé de la mort de mon fils. Je ne savais même pas dans quelles conditions il a trouvé la mort. C’est quand je suis arrivée à Conakry que j’ai su qu’il a été poignardé. Je retiens de mon enfant, (pleures) un garçon honnête, sérieux et pieux. Il avait toutes les bonnes qualités d’un bon garçon », a dit la mère.

Dépassé par les événements, Mamadou Moumini Diallo, père de la jeune femme, demande aux proches de la victime de pardonner. Selon lui, sa fille était atteinte d’une dépression mentale avant le mariage. « C’est avec beaucoup d’angoisse que j’ai appris cette mauvaise nouvelle. Mais, ma fille était dépressive, elle perdait souvent la raison.

Souvent, elle créait des dégâts à la maison avant son mariage. Elle se battait souvent avec les membres de la famille. Quand elle n’était pas d’humeur, elle criait, frappait les gens et insultait tout le monde dans la famille. Mais jamais, elle n’avait pris un couteau contre quelqu’un », soutient le père d’Aminata Diallo.

A noter que le défunt s’est marié à Aminata Diallo en 2015. Le couple a eu un garçon répondant au nom d’Oumar Rafiou Bah. Mamadou Bobo Bah a rejoint sa dernière demeure dans l’après-midi de ce lundi, au cimetière de Tombolia, dans la commune de Matoto.

Aux dernières nouvelles, Aminata Diallo aurait été auditionnée par le procureur de la République de Dixinn.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél: (00224) 621 09 08 18

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« Le projet de 3ème mandat est une illusion suicidaire », préviennent les Forces Sociales de Guinée

1 avril 2019 à 16 04 40 04404

Dans une déclaration lue ce lundi, 1er avril 2019, à la maison de la presse de Conakry, les Forces Sociales de Guinée (FSG) ont fait l’autopsie de la gouvernance du professeur Alpha Condé depuis son accession à la magistrature suprême en 2010.

Les activistes de la société civile emmenés par Abdourahmane Sanoh, le président de la PCUD, ont relevé des « réformes et investissements publics salutaires » mis en œuvre depuis 2011 à nos jours. Mais, ils dénoncent dans le même temps, les « marchés de gré à gré, la corruption, les détournements d’argent public, l’impunité… »

Par ailleurs, les Forces Sociales de Guinée regrettent « l’intention » du président Alpha Condé de modifier la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, afin de s’octroyer un nouveau mandat. Sur cette question, les FSG déclarent que « toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel actuel par une minorité d’acteurs, doit être considérée comme une déclaration de guerre à la Patrie ».

Nous vous livrons ci-dessous l’intégralité de la déclaration des Forces Sociales de Guinée.

Déclaration N°019 /CN/FSG

Les Huit (8) dernières années ont été tellement riches en événements et en enseignements, qu’il importe de faire une rétrospective sereine et objective sur cette période, pour en tirer les leçons au regard des immenses attentes des populations, par rapport à la présidentielle de 2010.

Ainsi, avec l’appui des partenaires au développement, les nouvelles autorités ont entrepris dès 2011 des réformes macroéconomiques ayant conduit en septembre 2013 à l’annulation de 60% de notre dette extérieure, soit plus de 2 Milliards de Dollars dans le cadre l’initiative PPTE.

Les ressources budgétaires de l’Etat sont passé presque du simple au double, le dispositif législatif et règlementaire de la gestion du Budget et des ressources minières a été renforcé et le produit intérieur brut (PIB) a progressé de près du tiers entre 2016 et 2018 avec une croissance d’environ 5,8% en 2018, selon les estimations du FMI. De nouveaux mécanismes de sécurisation des recettes fiscales ont vu le jour en 2019 et un Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) a été adopté en 2017, etc.

Depuis 2016, on observe un réel dynamisme dans les activités extractives, avec une augmentation exponentielle des volumes d’exportation de la bauxite et de l’or. Il faut  noter, l’ouverture de nouveaux établissements dans le secteur des banques et assurances et un regain d’investissements privés dans les domaines de l’immobilier, de l’hôtellerie et de l’industrie manufacturière. Ce sont là des indices de la confiance suscitée dans les milieux d’affaires internationaux par la présidentielle de 2010.

En outre, des infrastructures stratégiques ont été réalisées comme le Barrage hydroélectrique de Kaléta, l’acquisition de nouveaux groupes thermiques améliorant la desserte en électricité à Conakry et dans quelques villes par rapport à 2009 et 2010. 

La construction en cours de Souapiti, l’atterrissage de la fibre optique, l’extension du Terminal à conteneurs du Port de Conakry, le prolongement de l’autoroute de Conakry à Coyah constituent d’autres réalisations. Il y a aussi des projets concourant à la restauration de l’image de l’Etat qui ont vu le jour avec la restauration ou la réalisation de bâtiments administratifs et sociaux dans plusieurs préfectures, dans le cadre de fêtes d’indépendance.

Cependant, ces réformes et investissements publics si salutaires qu’ils soient, ne peuvent occulter l’ampleur et le coût exorbitant des marchés de à gré à gré dont ils étaient l’objet qui font légion ? Doit-on sous-estimer l’incidence négative de ces marchés sur la viabilité et la qualité des projets concernés ?

Ces réalisations  peuvent- elles disculper la banalisation de la corruption et des détournements d’argent public, ou les scandales financiers régulièrement révélés, ainsi que les projets en souffrance assez courants ? Peuvent-elles excuser les bradages de patrimoines publics stratégiques ? Que de dire l’impunité qui a atteint une proportion jamais égalée ou de la justice muselée ? Toutes choses ayant affaibli les impacts promis.

Au plan politique et social, la période 2011-2018 aura été une très douloureuse expérience pour nos braves populations. Elles ont enduré d’épouvantables épreuves du fait d’une gestion politique et sociale chaotique due à la poursuite d’un ‘’système’’ de gouvernance qui a mis le Pays par terre, au cours des décennies précédentes. Ainsi, les guinéens qui aspiraient renouer dès 2011, avec la cohésion nationale et un développement économique et social, fondés sur les principes d’un Etat de Droit, ont malheureusement vite déchanté.

Cette déception s’aggrave avec la mauvaise gestion politique des blessures nées des crises sociopolitiques de 2010, l’inféodation des institutions républicaines, et la volonté de contrôler le processus électoral ainsi que les corps intermédiaires, dans un esprit d’affrontement. Le tout orchestré au détriment de la réconciliation nationale, du renforcement de l’Etat de droit et du progrès économique et social dont le contexte post-électoral offrait si généreusement l’opportunité à notre Pays.

A cela s’ajoutent, la poussée de l’ethno stratégie et la banalisation du viol des lois par les autorités, les atteintes aux libertés de la presse, l’arrogance et la stigmatisation dans les discours officiels, les élections contestées, le déni de droit aux citoyens, la préférence de la répression (‘’ordre’’) à la loi, l’anéantissement des voies de recours, l’instrumentalisation de l’appartenance communautaire jusque dans les hameaux, la généralisation de la corruption et du mensonge d’Etat, etc.

Une situation préoccupante ayant généré des tensions et des conflits sociaux et politiques, d’autant plus facilement que les réformes et réalisations peinent à impacter positivement les conditions de vie de la société guinéenne. Bien au contraire ce sont les conséquences de la mauvaise gestion financière qui se font rapidement sentir en termes de détérioration des conditions de vie des travailleurs et des populations et d’aggravations des inégalités.

D’où la montée des frustrations et des malaises sociaux, devenus de plus en plus grandissants, dans un contexte de sentiment généralisé d’injustice et de détérioration de la confiance des citoyens envers les représentants de l’Etat. Un cocktail de ressentiments sociaux incendiaires, qui risquent d’embraser le Pays à tout moment.

Une bien triste réalité, que le maquillage des données macroéconomiques officielles a du mal à occulter, lorsque :

  • L’Organisation des Nations Unies, dans son rapport 2018, consacré à l’Indice de Développement Humain, au 175ème rang sur /189, nous classe comme le 15eme pays le plus pauvre au monde et comme le 13ème pays le plus pauvre d’Afrique. Ce que confirme un autre rapport relatif à la création de richesse dans le monde, qui classe la Guinée au 15ème rang des Pays de la planète qui contribuent le moins à la richesse mondiale, avec seulement 741$ us de PIB par habitant et par an, malgré la surexploitation de nos ressources minières ;
  • Dans le classement mondial du magazine américain Forbes 2019, sur le climat des affaires, notre Pays se trouve parmi les plus mauvaises destinations pour les investisseurs internationaux, occupant le 151ème rang sur 161 Pays ;
  • La Banque mondiale de son côté, dans son rapport 2019 sur le Doing Business, qui évalue chaque année le climat des affaires et sa qualité dans 194 Pays, nous place au 152ème  rang, confirmant ainsi, notre constance dans la queue de peloton planétaire, en dépit de quelques performances réalisées par rapport aux trois dernières années ;
  • Dans son rapport 2017 sur l’indice de perception de la corruption, qui concerne 180 Pays au monde, Transparency International révèle que la Guinée se classe au 148ème rang mondial et se retrouve ainsi parmi, les 20 Pays les plus corrompus d’Afrique. N’est-ce pas ce que révélait le rapport d’audit des marchés publics exigé par le FMI et commandité par le Gouvernement, lorsqu’il constate que 87% de ces marchés sont passés de gré à gré ? ;
  • Une étude de la Banque Mondiale menée en 2017 sur les dépenses d’investissements révèle que les 67% des projets publics financés sur le Budget national n’auront pas fait l’objet d’une étude conséquente. Ce qui bien entendu pose le problème gaspillage de nos ressources financières ;
  • Une étude d’une agence guinéenne indépendante de sondage indique que ‘’90% de guinéens ont manqué d’argent en 2017’’ pour certainement satisfaire un ou plusieurs de leurs besoins ;
  • L’0rganisssation Internationale pour la Migration (OIM) indexe la Guinée, comme le premier pays de provenance de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, en partance pour l’Europe. Avec 13 000 personnes recensées en 2018, on peut estimer à plus de 35 départs par jour, de jeunes guinéens, que le désespoir a poussé l’année dernière, sur le chemin de l’Europe, malgré l’enfer qui jonche cette dangereuse aventure. Il faut noter que ce chiffre ne concerne pas la migration de jeunes guinéens vers d’autres cieux ;
  • L’agence COFIN, l’EIU (Economist Intelligence Unit), dans son rapport de 2018 relatif au classement de la Démocratie dans le monde, la gouvernance politique en Guinée se classe parmi les plus autoritaires de la planète, notre Pays occupant le 136ème rang mondial sur 165 et le 38ème rang des Pays africains sur un total 50. Soit parmi les 12 pays les plus autoritaires d’Afrique.

Ces irréfutables constats, pour la quasi-totalité, faits par des organismes internationaux indépendants, dont nul ne peut contester la notoriété et l’impartialité, correspondent parfaitement au vécu et au ressenti de nos populations. Ce sont ces défis sociaux, économiques et politiques pressants qui doivent préoccuper nos dirigeants et faire l’objet de nos priorités actuelles et non un projet 3ème mandat présidentiel que nul ne veut.

Réélu en 2015, pour son deuxième et dernier mandat, se dévoilait l’intention du Président Alpha CONDE de changer l’article 27 de la constitution relatif à la limitation du mandat présidentiel. C’était, à la suite d’une question posée par un journaliste alerte, le 15 mai 2016. La réponse présidentielle à cette occasion, ainsi que les déclarations, actes et faits qui ont suivi, ne laissent plus aucun doute sur le projet présidentiel au regard de l’assujettissement des institutions de la République au Pouvoir exécutif, la déstabilisation de la Cour constitutionnelle, la prolongation du mandat des députés et la propagande actuellement en cours.

Or, notre Pays est aujourd’hui à un tournant décisif de son histoire. Pour le Président Alpha CONDE et pour la Guinée, le tournant actuel demeure aussi une opportunité historique exceptionnelle. Bien géré, par le simple respect en 2020 des serments constitutionnels qu’il a faits, le Pr Alpha Condé revêtira à jamais le statut d’homme d’Etat et de démocrate que les guinéens aimeraient que l’histoire retienne de leur Président.

Pour la Guinée, un tel acte, consacrera à jamais l’irréversibilité de notre marche vers de l’Etat de droit et l’unité nationale, dont la construction continue, encore et malheureusement, de coûter cher à notre Peuple. Nous exhortons le Président Alpha Condé à refuser toute tentation visant à remettre en cause l’ordre constitutionnel actuel et dont les conséquences peuvent constituer une menace pour la stabilité des institutions et pour la quiétude sociale dans le Pays et dans la sous-région.

Le projet de 3ème Mandat est une illusion suicidaire pour ses promoteurs, quelle que soit l’approche qui sera envisagée pour le réaliser. Car, non seulement il est à contre-courant de la marche monde, de l’histoire, mais des nobles aspirations de notre Peuple. 

C’est pourquoi, nous interpellons :

  • Le Président Alpha Condé, Président de la République, pour qu’il respecte ses différents serments solennels et qu’il évite à notre Pays les expériences regrettables connues ailleurs ;
  • Les membres du Gouvernement et des institutions de la République, pour qu’ils demeurent fidèles à la nation et aux principes républicains exclusivement, en se réservant de toute complicité visant à trahir la Patrie en sapant la constitution actuelle ;
  • La CEDEAO, l’UA, l’ONU, l’UE, afin qu’ils prennent dès maintenant des initiatives pressantes pour prévenir tout acte susceptible de provoquer des affrontements et l’instabilité des institutions en Guinée ; 
  • Les Pays amis et les partenaires pour qu’ils évitent toute ingérence visant à inciter ou soutenir tout projet aléatoire de modification ou de changement de la constitution de mai 2010 ;

Nous allons entreprendre sans délai, une large concertation avec tous les acteurs sociaux, politiques, économiques et religieux du Pays, ainsi qu’avec des citoyens engagés, en vue d’une évaluation sereine de la situation actuelle et de dispositions appropriées pour la défense à tout prix de la constitution guinéenne. Toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel actuel par une minorité d’acteurs, doit être considérée comme une déclaration de guerre à la Patrie. 

Dans cet esprit, nous lançons un appel pressant à l’unité et à la mobilisation de tous les patriotes guinéens, afin de préserver notre Pays des conséquences imprévisibles du recul démocratique. Cet appel s’adresse à tous les patriotes guinéens, notamment aux :

  • Citoyens vivant en Guinée et à l’étranger ;
  • Acteurs de la société civile organisée et non organisée ;
  • Syndicalistes et membres des organisations socioprofessionnelles ;
  • Partis et acteurs politiques ;
  • Jeunes et aux femmes organisés ou non ;
  • Professionnels des médias et de la communication ;
  • Universitaires, hommes de culture et artistes
  • Religieux, leaders d’opinion ;
  • Opérateurs économiques et membres des organisations patronales et consulaires ;
  • Mouvements citoyens et citoyens engagés ;
  • Cadres des administrations publiques et privées ;
  • Cadres guinéens travaillant dans les institutions étrangères ou internationales ;
  • Cyber-activistes et citoyens libres et patriotes ;

A vous toutes et tous, quel que soit votre lieu de résidence, surtout à l’élite intellectuelle dont le silence a déjà causé trop de tort à la nation, nous vous appelons à un sursaut patriotique national, en vue d’une mobilisation générale pour défendre la constitution contre l’imposture politique actuellement en cours. Nul guinéen patriote, épris de justice et de dignité, ne doit renoncer à la consolidation d’un Etat plus juste et d’une société paisible.

                                                                             Unis pour défendre la Patrie !  

Conakry, le 1er  Avril 2019

La Coordination Nationale

Le Chargé des Opérations

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L’UFR va-t-elle siéger au parlement ? « Si nous sommes là, ils ne décideront pas du n’importe quoi »

1 avril 2019 à 15 03 08 04084

C’était dans les tuyaux, maintenant c’est officiel. L’Union des Forces Républicaines (UFR) va continuer à siéger à l’Assemblée Nationale, après la prorogation du mandat des députés par le président Alpha Condé. Même si certains cadres du parti ne veulent pas le dire ouvertement, la décision ne souffre plus d’aucun doute, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Je pense que cette décision sera définitivement prise le jeudi, 04 avril. Elle n’est pas encore définitive, mais tout semble indiquer qu’on siégera. Parce qu’il y a des choses importantes qui vont arriver à l’Assemblée, on ne va pas laisser les gens tripatouiller », a dit au téléphone de notre reporter, Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR, dans l’après-midi de ce lundi 1er avril 2019.

Selon notre interlocuteur, la décision n’est pas définitive. « Il faut que les instances du parti se prononcent. Mais, tout semble indiquer qu’il ne faut pas laisser le champ libre à ces gens-là (le RPG Arc-en-ciel, ndlr) pour faire n’importe quoi à l’Assemblée. Si nous ne sommes pas là, ils gouverneront, ils décideront. Mais, si nous sommes là, ils ne décideront pas du n’importe quoi. C’est là l’importance de notre présence », estime Elhadj Ibrahima Bangoura.

Fort de dix députés sur les 113 qui siègent au parlement guinéen, l’UFR s’apprête ainsi à rejoindre l’hémicycle le 05 avril prochain. La position de l’UFDG, principal parti de l’opposition avec ses 37 députés, est attendue dans les prochains jours.

Pour rappel, le président Alpha Condé a récemment pris un décret prorogeant le mandat des députés, arrivé à échéance. La CENI tarde à démarrer pour proposer un chronogramme pour les élections législatives, qui auraient dû se tenir au premier semestre de l’année en cours.

Pour le moment, c’est seulement Dr Ousmane Kaba, élu sous la bannière du RPG Arc-en-ciel et aujourd’hui président du PADES, qui a annoncé ouvertement son refus de continuer l’aventure.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Horoya-Wydad : les tickets seront vendus à partir de demain, mardi

1 avril 2019 à 15 03 00 04004

TEXTE COMMUNIQUE :

A L’OCCASION DU MATCH ALLER COMPTANT POUR LES QUARTS DE FINALE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINEE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT AU WYDAD ATHLETIC CLUB LE SAMEDI 6 AVRIL A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU MARDI 02 AVRIL 2019, AU STADE DU 28 SEPTEMBRE ET EN PREVENTE AU NUMEROS SUIVANTS : 00224 664 50 49 35 / 00224 655 90 00 19.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

LES GRADINS SONT VENDUES À 2.000 GNF
LES SECTEURS 1 – 2 – 3 ET 7 – 8 – 9 SONT VENDUS 10.000 GNF
LES SECTEURS 4 – 5 – 6 SONT VENDUS A 15.000 GNF

RENDEZ VOUS A PARTIR DU MARDI 02 AVRIL 2019 AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, POUR VOUS PROCUREZ VOS ACCES A LA RENCONTRE DU SAMEDI 06 AVRIL 2019.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !!!

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Détention de Lansana Camara : la justice rejette la demande de mise en liberté du journaliste

1 avril 2019 à 14 02 35 04354

Alors que beaucoup s’attendaient à la remise en liberté de Lansana Camara ce lundi, 1er avril 2019, tout porte à croire que le journaliste va continuer à séjourner en prison. En effet, la justice a rejeté la demande de mise en liberté introduite en fin de semaine dernière par son avocat, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Jusqu’à quand Lansana Camara restera-t-il en prison ? Nul ne saurait répondre, pour l’heure, à cette question. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que les autorités judiciaires semblent bien décidées à garder le journaliste en prison. Malgré l’illégalité de son incarcération (les délits de presse ayant été dépénalisés en Guinée), le juge d’instruction du Tribunal de Première Instance de Kaloum a rejeté la demande de mise en liberté introduite par son avocat.

La décision est tombée ce lundi, à la grande surprise de l’avocat de Lansana Camara et des responsables des associations professionnelles de médias, qui s’activent depuis plusieurs jours pour tenter d’obtenir la libération de notre confrère.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Amadou Tham Camara, le président de l’Association Guinéenne de la Presse en Ligne (AGUIPEL), a regretté cette décision et annoncé qu’ils feront appel ce lundi même.

RSF « exige sa libération »

Pendant ce temps, l’indignation est grande en Guinée. Journalistes, activistes de la société civile et opposants au pouvoir en place continuent de dénoncer une violation flagrante de la loi et une atteinte grave à la liberté de la presse.

De son côté, Reporters Sans Frontières a estimé, dans un communiqué, que « cette arrestation constitue une entrave à la liberté d’information et une manière d’empêcher le journalisme d’investigation ».

L’organisation de défense des droits des journalistes « exige sa libération immédiate conformément à la loi sur la presse qui exclut les peines d’emprisonnement pour sanctionner les délits de presse en Guinée ».

A rappeler que Lansana Camara a été arrêté le 26 mars 2019 suite à une plainte du ministre des Affaires Etrangères, qui l’accuse de diffamation. Cela, en raison d’un article de presse qu’il a écrit et qui révèle une tentative de détournement de fonds au ministère des Affaires Etrangères. Il croupit depuis, à la maison centrale de Conakry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Un bus brûlé à Bambéto : voici le témoignage du chauffeur qui a lancé l’alerte

1 avril 2019 à 13 01 40 04404

Comme annoncé précédemment, un bus de transport urbain de la SOTRAGUI a pris feu ce lundi, 1er avril 2019, à Bambéto. Le véhicule a été complètement calciné, mais il n’y a pas eu de morts ni de blessés. Peu après les faits, un reporter de Guineematin.com a rencontré le chauffeur qui a été le premier à constater la présence du feu dans le bus. C’est lui qui a alerté le conducteur du bus, permettant ainsi aux occupants du véhicule de descendre avant qu’il ne soit trop tard.

Ci-dessous, nous vous livrons son témoignage.

« Je partais pour Cosa. Le bus qui a pris feu était juste devant moi, il n’y avait personne entre nous. Soudain, j’ai vu une flamme sortir par derrière, au niveau du coffre. C’est à ce niveau que le feu s’est déclaré en premier. Immédiatement, j’ai appelé le chauffeur du bus pour lui dire que le véhicule a pris feu.

Il s’est tout de suite garé. Les passagers et tous les occupants du bus sont vite descendus. Il y a même un qui est passé par les fenêtres pour descendre. Moi aussi, je suis allé garer mon taxi devant pour revenir tenter d’éteindre le feu. Mais, entretemps, le pneu de secours avait éclaté et immédiatement le réservoir a pris feu, parce que le pneu se trouvait près du réservoir.

C’est ainsi que j’ai pris mon extincteur pour tenter d’éteindre le feu. Je l’ai vidé là sans pouvoir maîtriser le feu. Donc, les passagers et d’autres citoyens sont venus m’aider, on a mis du sable mais cela aussi n’a pas permis d’éteindre le feu. Un pick-up de la police est venu nous trouver là, mais les agents n’ont rien fait, ils ont aussitôt rebroussé chemin et tout le bus a été donc calciné », explique Mamadou Sadjo Diallo, chauffeur de taxi sur la route nationale Conakry-Labé.

Les causes de l’incendie de ce bus ne sont pas encore élucidées.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Zihara de Gomba (Kindia) : les citoyens se souviennent du Waliou, Thierno Aliou N’Diaye

1 avril 2019 à 12 12 57 04574

Le district de Gomba Missidé, relevant de la commune rurale de Kolenté, dans la préfecture de Kindia, a servi de cadre à la 8ème Zihara de Thierno Aliou N’Diaye, premier Waliou de Gomba, avant-hier samedi, 30 mars 2019. La cérémonie a été initiée par l’association des ressortissants du district de Gomba, résidants à Kindia et à Conakry, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la, préfecture.

Cette 8ème édition de la Zihara a été l’occasion pour les fils et filles de cette localité de se souvenir du Waliou de Gomba, décédé il y a 108 ans. « Nous célébrons cette année encore un de nos illustres martyrs qui a consacré sa vie durant à l’expansion de la culture islamique en Guinée mais aussi à la lutte anticoloniale. En effet, le Waliou Thierno Aliou N’Diaye s’est établi ici à Gomba et a partagé son savoir avec des personnes venues d’horizons divers.

Après avoir été lâchement arrêté et condamné par l’administrateur colonial, l’érudit a été rappelé à Dieu, son créateur, le 30 mars 1911 dans une triste prison de Fotoba, dans les Îles de Loos. Le Waliou fut inhumé dans le cimetière de la localité où il repose depuis en paix. Cela fait 108 ans », a rappelé Morlaye Camara, vice maire de la commune rurale de Kolentè.

Pour sa part, Elhadj Diouldé Sy Savané, arrière petit-fils du Waliou de Gomba, a exprimé sa joie par rapport à la réussite de l’événement. « Notre Zihara de cette année s’est déroulée dans de bonnes conditions. La joie se lisait sur tous les visages. Nous nous sommes mobilisés et nous nous sommes séparés dans les conditions souhaitées. Il n’y a pas eu de heurts ni de dérapage. Nous avons fait des prières pour la paix et l’unité nationale », a dit Elhadj Diouldé Sy Savané.

Parmi les personnalités qui ont pris part à cet événement, figure Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Le président de l’UFDG s’est dit heureux d’avoir participé à cette autre Zihara. « Je viens de prendre part à d’autres Zihara à Labé. La Zihara de Thierno Sadou Mo Dalein et celle de Thierno Aliou Bhoubha N’dyan. Dieu m’a donné la chance d’assister également à la Zihara de Thierno Aliou de Gomba. Nous sommes venus demander des bénédictions aux fils et à la notabilité de Gomba », a fait savoir l’opposant.

Par ailleurs, Cellou Dalein Diallo a saisi l’occasion pour remercier les autorités de Kolentè avant de lancer un message de paix, d’unité nationale et de cohésion sociale. « Je suis venu répondre à l’invitation des fils de Gomba, résidents et ressortissants, pour prendre part à leur Zihara. Et, je ne suis là que pour ça, pas pour faire la politique ou pour faire la campagne. Je sais que les populations vivent ici ensemble dans la cohésion. Cela me réjouit, parce que je suis un militant de l’unité nationale, de l’égalité, de la citoyenneté, de la tolérance.

Parce que, pour moi, la diversité de la Guinée n’est pas un handicap, c’est une richesse, un atout. Mais, il faut l’exploiter comme un atout. La diversité linguistique et culturelle est une richesse qu’il faut préserver. Les hommes ont des valeurs qu’ils partagent, qui ne sont pas la langue, l’ethnie ou le parti politique. Ce sont les valeurs de la justice, l’attachement à la parole donnée, le respect des droits humains…

Cela, nous l’avons en commun et nous appartenons à un même pays. Le pouvoir passe, les partis politiques passent, mais la Guinée reste dans la diversité. Et nous devons tout faire pour promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays pour qu’il y ait moins de violence et que nous vivions en bons musulmans », conseille le chef de file de l’opposition guinéenne.

Pour sa part, Thierno Mamadou Dian Baldé, président de l’Association des Ressortissants de Gomba à Conakry, a sollicité le retour des restes du Waliou dans le village qu’il a fondé. « Je suis très content du fait que les gens ont répondu massivement. La Zihara s’est déroulée comme on a souhaité. Je souhaiterais que le président de la République, le professeur Alpha Condé, nous aide à ramener les restes du Waliou d’ici l’année prochaine, comme il nous l’a promis », a laissé entendre monsieur Baldé.

De retour de Kolentè, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Conakry : un corps sans vie retrouvé dans un caniveau à Avaria

1 avril 2019 à 12 12 27 04274

Ibrahima Fernand Soumah, c’est le nom du jeune homme, retrouvé mort et dont le corps était en état de décomposition avancée. Le corps a été retrouvé ce lundi, 1er avril 2019, dans un caniveau sur l’autoroute Fidel Castro, précisément au niveau du marché Avaria (Madina).

Selon les premières informations recueillies sur place par un reporter de Guineematin.com, le défunt était étudiant en Licence 3 Télécom à l’université Roi Mohamed VI de Conakry.

Ibrahima Fernand Soumah a quitté le domicile familial, situé à Simbaya école, le samedi 30 mars 2019. Il avait dit qu’il se rendait à un concert au Palais du peuple de Conakry. Depuis, il restait sans nouvelles.

On n’en sait rien, pour l’heure, sur les causes de sa mort.

Nous y reviendrons !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Procès de Paul Moussa Diawara : le verdict renvoyé à quinzaine

1 avril 2019 à 11 11 49 04494
Paul Moussa Diawara et Me Béa au TPI de Kaloum

Attendu pour ce lundi 1er avril 2019, le délibéré dans le dossier de Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, poursuivis pour détournement de fonds et complicité, a été renvoyé à quinzaine. Ainsi en a décidé le juge Ibrahima Kabélé Bangoura, du tribunal correctionnel de Kaloum, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, anciens responsables de l’Office Guinéen de Publicité (OGP), devront encore attendre pour connaitre leur sort. D’ailleurs, les deux prévenus n’étaient pas présents ce lundi à la salle d’audience du tribunal de Kaloum. Une situation dénoncée par le Procureur.

Ces deux anciens dirigeants de l’OGP sont poursuivis pour un présumé détournement de dizaines de milliards de francs guinéens au préjudice de l’Etat guinéen. Paul Moussa est suspecté d’avoir détourné près de 40 milliards de FG, alors qu’Inza Bayo serait concerné par plus de 25 milliards de nos francs.

Durant les débats, les avocats de l’Agence Judiciaire, s’inspirant du rapport d’un expert comptable, ont accablé les deux prévenus avec documents à l’appui.

Dans la même veine, le procureur Ousmane Sankhon a fait état de multiples malversations qui auraient été commises à l’OGP par ces deux cadres.

Par contre, Paul Moussa Diawara (ex Directeur Général de l’OGP) et Inza Bayo (ex comptable) et leurs avocats ont nié en bloc les faits pour lesquels ils sont poursuivis.

La décision du tribunal devrait être connue le 15 avril prochain.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Conakry : un bus prend feu à Bambéto

1 avril 2019 à 11 11 32 04324

Un bus de transport urbain de la SOTRAGUI a pris feu ce lundi, 1er avril 2019 à Bambéto, dans la commune de Ratoma. Selon les premières informations recueillies par un reporter de Guineematin.com qui se trouve sur place, les occupants du véhicule dont plusieurs passagers, ont été surpris de voir le bus prendre feu.

Grâce aux citoyens qui étaient dans les environs, les passagers ont été rapidement évacués avant que le feu ne prenne tout le bus. Le véhicule a été complètement calciné, mais il n’y a eu aucun mort ni de blessé grave.

Nous y reviendrons !

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Télimélé: un vent violent décoiffe plusieurs habitations à Tarihoye

1 avril 2019 à 9 09 23 04234

Un vent violent accompagné d’une forte pluie a fait d’énormes dégâts matériels dans la sous-préfecture de Tarihoye, située à 42 kilomètres de la commune urbaine de Télimélé. Les faits se sont produits dans la soirée d’hier dimanche, 31 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 17 heures que le drame s’est produit. Un vent violent suivi d’une forte pluie a dévasté plusieurs maisons d’habitation, des cases et autres kiosques à Tarihoye, sur la route de Sangarédi. Heureusement qu’il n’y a pas eu de perte en vie humaine.

Joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Télimélé, le sous-préfet par intérim, Mamadou Lama Diallo, a décrit la situation. « Un vent violent, accompagné d’une forte pluie, a occasionné des dégâts matériels importants dans la sous-préfecture de Tarihoye, précisément à Tarihoye centre. Au total, cinq (5) cases ont été décoiffées, dont certains mûrs ont été démolis, au centre du village.

Au niveau du marché, plusieurs kiosques sont été décoiffés en partie. Un autre bâtiment a été décoiffé, ses tôles ont pris une destination inconnue. Ensuite, les logements du secrétaire général de la commune et du directeur sous-préfectoral de l’éducation ont été aussi endommagés. Leurs tôles ont été emportées », a expliqué le sous-préfet de Tarihoye.

Les victimes de ce phénomène demandent l’aide des bonnes volontés.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622 52 52 50

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Coyah : Moalim Touré révèle comment Alpha Condé a battu Cellou Dalein en 2010

1 avril 2019 à 8 08 43 04434

Moalim Touré, un des conseillers du président Alpha Condé, a animé un meeting hier, dimanche 31 mars 2019, dans la préfecture de Coyah. A cette occasion, il a expliqué comment le président actuel a battu son principal opposant au second tour de la présidentielle de 2010, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est en compagnie d’une forte délégation du RPG Arc-en-ciel que Moalim Touré a été reçu dans la ville de Coyah. Dans un discours très communautariste, ce conseiller d’Alpha Condé a dénoncé vigoureusement les cadres soussous qui « s’attaquent à leurs parents (soussous, ndlr » qui sont aux affaires. Il accuse ces derniers de ne pas être de vrais soussous.

Moalim Touré a continué en expliquant que c’est grâce aux soussous que le président Alpha Condé, arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle de 2010 avec 18%, a réussi à renverser la vapeur pour remporter le second tour. « Dieu a aimé notre communauté parce qu’en 2010, Alpha Condé avait 18% et Cellou Dalein avait 43 %.

Il (Cellou Dalein) ne nous a pas respectés. Par contre, Alpha Condé est venu vers nous par respect et a dit de ne pas l’abandonner parce que nous sommes ses oncles. Nous nous sommes levés, 18% a dominé 43%. Cela veut dire que le soussou est béni », a déclaré Moalim Touré.

Il ajoute que ce soutien à Alpha est encore d’actualité aujourd’hui et qu’il restera jusqu’à sa mort. « Les Malinkés ont eu peur de nous en 2010, les peuls également. Il ne faut pas qu’on accepte qu’on dise que si le soussou arrange, c’est lui qui gâte encore. C’est nous qui avons soutenu Sékou Touré jusqu’à sa mort, on a soutenu Lansana Conté jusqu’à sa mort, et nous sommes derrière Alpha Condé jusqu’à sa mort », a-t-il laissé entendre.

A noter que des jeunes sont arrivés sur les lieux avec des papiers sur lesquels étaient écrits des slogans comme : « non au troisième mandat ; non à une autre Constitution ». Mais, ils ont été tabassés et certains même ont été arrêtés par les forces de l’ordre.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 62812436
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