Sékou Koundouno a-t-il appartenu au mouvement « Dadis doit rester » ? « C’est une imbécillité faite à dessein »

18 avril 2019 à 23 11 58 04584
Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel et conseiller du président de la République, a accusé Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, d’avoir appartenu et même dirigé le mouvement « Dadis doit rester ». Une sortie à laquelle l’activiste de la société civile n’a pas tardé à réagir.

Sékou Koundouno dénonce « une imbécilité » et menace de porter plainte contre le responsable du parti au pouvoir. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 18 avril 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : dans un entretien accordé à Guineematin.com, Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel et conseiller à la présidence de la République chargé de mission, vous a accusé d’avoir été à la tête d’un mouvement dénommé « Dadis doit rester ». C’était sous le règne du CNDD. Quelle est votre réaction ?

Sékou Koundouno : je tiens à vous apporter quelques précisions sur cette imbécilité de monsieur Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG. C’est une imbécilité faite à dessein, fondée sur des allégations fantaisistes, mensongères, irrationnelles, dans le but de dénigrer ma personne. Je lui dis de s’abstenir et de se retenir. Car nous ne sommes pas à l’époque du précambrien ou du quaternaire, où de telles imbécilités peuvent passer facilement au niveau de l’opinion.

Je le mets au défi, de donner les preuves de ces allégations fantaisistes et mensongères. Je n’ai jamais connu ce mouvement « Dadis doit rester », je n’ai jamais rencontré Dadis en personne. J’étais en personne au stade du 28 septembre, le 28 septembre 2009, où j’ai été sauvé de justesse par mon père qui était en patrouille, qui m’a pris dans une famille au niveau de Dixinn. Et secundo, au moment où ce mouvement « Dadis doit rester » était créé, j’étais du côté de Coyah où j’étais en train de construire pour un oncle.

Donc à priori, je ne suis ni de près, ni de loin mêlé à ce mouvement. Je viens de vous donner deux déclarations de ce mouvement « Dadis doit rester » qui sont signées par un jeune qui était le coordinateur d’alors, en l’occurrence Aly Manet. Le nommé Aly Manet est connu de tous les Guinéens parce qu’il s’est affiché. Il suffit d’aller sur Google, vous cliquez pour avoir toutes les informations sur ce mouvement. Donc, je lui dis tout simplement d’arrêter cette imbécilité. C’est une bassesse totale d’un intellectuel de son rang. Je souhaite qu’il donne les preuves de ces allégations.

C’est une démarche démoniaque et satanique qu’ils ont déjà développée il y a de cela une année, après avoir cherché tous les éléments possibles afin de pouvoir discréditer la démarche du Balai Citoyen. Ils se servent de ces allégations qui peuvent être démontées à tout moment parce qu’ils ne détiennent ni preuves, ni éléments pouvant nourrirent leur conviction. Donc, je lui dis d’arrêter cette imbécilité qui est de trop. Parce que vouloir continuer à se plonger dans cette affaire, je risque de le trimbaler devant les juridictions compétentes afin qu’il prouve les éléments qui le poussent à aller dans ce sens.

Guineematin.com : on sait que vous êtes aujourd’hui en première ligne de la lutte contre la modification de la constitution, et cette accusation va à l’encontre des valeurs que vous défendez actuellement. Au-delà de cette dénonciation dans la presse, est-ce que vous prévoyez d’autres actions face à cela ?

Sékou Koundouno : je vous dis, en tout état de cause, si monsieur Souleymane Keïta se hasarde maintenant à faire une autre sortie dans un médium, m’accusant d’être à la tête de ce mouvement « Dadis doit rester », je vous le jure la main sur le Coran que je le trimbalerai devant les juridictions compétentes. C’est une mise en garde. Qu’il se ressaisisse s’il n’a pas d’éléments de preuves. Je le dis, ni de près ni de loin je n’ai été mêlé à ce mouvement. Ce mouvement était coordonné et présidé par le jeune Aly Manet qui est connu de tous les Guinéens.

Je lui dis donc d’arrêter cette imbécilité fondée sur des allégations mensongères, fantaisistes qui n’ont aucun support si ce n’est la diversion. S’ils sont traumatisés, s’ils sont perturbés de façon systématique de leur côté, c’est eux qui le savent, mais le souverain peuple de Guinée, ne permettra pas l’instauration d’une monarchie ou d’un royaume en Guinée. Nous sommes une République, et une minorité d’imposteurs et de gangsters ne peut pas nous imposer leur désidérata.

Guineematin.com : vous avez lancé récemment le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), mais on ne vous voit pas assez sur le terrain. Qu’est-ce qui est envisagé par ce mouvement ?

Sékou Koundouno : nous menons des réunions de façon permanente, nous préparons la lutte. Nous ne sommes pas dans une position réactionnaire, nous sommes en train de préparer la lutte citoyenne. Et comme je l’ai dit, qu’ils proposent le projet de loi de modification de la constitution au cimetière, nous agirons au cimetière, qu’ils le proposent dans la mosquée, nous agirons dans la mosquée, qu’ils le proposent pendant le mois de Ramadan, nous interromprons le jeun afin de recouvrer la souveraineté du peuple, qu’ils le fassent quand on est en train de prier, on arrêtera la prière et on s’occupera de ces personnes imposteurs, de ces personnes pyromanes qui pensent que vouloir faire l’apologie du mythe de la personne, afin de maintenir un individus au pouvoir pourrait faire leurs affaires.

Donc, en tout état de cause, nous sommes prêts à tout moment, à tout instant de reconquérir la souveraineté du peuple qui est dans les mains de cette oligarchie. Et au niveau du front, nous disons que le Professeur Alpha Condé ne sera pas président une seule seconde au-delà du 21 décembre 2020. Il est à son second et dernier mandat, nous lui souhaitons meilleur vent, nous lui souhaitons prospérité, nous lui souhaitons une santé de fer afin qu’il puisse gérer les destinées de la Guinée jusqu’à cette date. Après ça, nous voterons pour un autre président pour conduire les destinées de notre pays.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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58 ans du quotidien national ‘’Horoya’’ : le Chef de l’Etat a présidé l’événement

18 avril 2019 à 20 08 29 04294

Présidence de la République : Conakry, 18 avril 2019 – Le quotidien national Horoya a célébré avec faste les 58 ans de sa création, ce jeudi, 18 avril 2019 à son siège à Boulbinet dans la Commune de Kaloum. C’est le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, qui a présidé la célébration de cet anniversaire en présence des responsables, le personnel et les anciens du journal Horoya.

Créé le 18 avril 1961, le quotidien Horoya est un patrimoine national qui a joué son rôle d’information et d’éducation de la population guinéenne.

Malgré son passé glorieux, le journal Horoya traverse actuellement une période difficile due à la vétusté de son installation, des équipements, et son irrégularité sur le marché.

Le nouveau directeur général du quotidien Horoya, Mamady Wasco Kéita, a tout d’abord exprimé le sentiment de joie de la direction et du personnel de cet organe national d’information pour le déplacement du Président de la République.

« Le quotidien national, aujourd’hui, bât de l’aile, même s’il a fait par le passé la fierté de la Guinée au sens réel du terme. Son état actuel ne peut réjouir personne pour avoir le coeur à une fête ». Tel est le constat du directeur général dudit journal

Après avoir rendu hommage à ses prédécesseurs pour leur contribution à l’essor de ce journal qui était une référence, le tout nouveau premier responsable du quotidien a pris l’engagement de relever le défi et permettre à Horoya de reprendre sa place d’antan au sein de la galaxie médiatique actuelle.

Le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, a pour sa part précisé que la présence du Président de la République à cette cérémonie dénote de son attachement au renforcement du patrimoine culturel historique de la Guinée dont Horoya fait partie. Le ministre de l’Information et de la Communication a également fait état de la situation déplorable des archives du journal et de la déliquescence de ses installations.

Toutefois, le ministre Amara Somparé a espéré que sous le leadership du Chef de l’Etat, la nouvelle équipe de ce journal ne ménagera aucun effort pour remettre Horoya sur pied.

Le Président de la République qui n’a pas tardé à répondre aux doléances des responsables du journal Horoya, a offert une enveloppe d’un milliard de francs guinéens et un pick-up. Même geste à l’endroit de l’Agence guinéenne de presse (AGP). Le Président de la République a précisé que si le quotidien national rempli toutes les conditions souhaitées dans le futur, d’autres accompagnements viendront. « Il faut qu’on donne les moyens à la presse nationale pour qu’elle soit à la hauteur de son rôle d’informer la population de façon objective en disant la vérité. Aussi parce que les journalistes doivent servir à l’éducation de la population. Surtout des 70 % de jeunes qui ne connaissent pas l’histoire de la Guinée ».

De ce fait, le chef de l’Etat a invité les responsables de Horoya à numériser leurs archives afin de permettre aux étudiants et à d’autres personnes de les consulter sans difficultés.

Tout en souhaitant que ce journal soit doté d’un site pour faciliter son accès, le Président Alpha Condé a félicité les journalistes de Horoya et de l’AGP pour le travail déjà abattu avant d’espérer que ces organes seront à la hauteur des nouveaux défis de l’information et de la communication dans un paysage médiatique en perpétuelle mutation.

Communiqué transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Enseignement supérieur : le SNAESURS n’ira pas en grève

18 avril 2019 à 20 08 25 04254

Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) a annoncé hier, mercredi, qu’il déclenchera une grève générale et illimitée à partir de demain, vendredi 19 avril 2019. Mais, les dirigeants syndicaux ont annoncé qu’ils n’iront pas en grève, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

L’annonce a été faite par le secrétaire général du SNAESURS, Baba Mansaré, dans la soirée de ce jeudi, à l’issue d’une rencontre avec l’Administration centrale au ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.

A en croire ce dirigeant syndical, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique se serait engagé à satisfaire les différentes revendications du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS).

Baaba Mansaré qui a parlé même des « avancées significatives » dans la résolution de leurs revendications, indique que les négociations se poursuivront le jeudi 25 avril 2019 à 11 heures dans la salle de réunion du ministère en charge du travail.

A suivre !

Mamadou Bhoye Laafa Sow Guineematin.com

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Opposition au 3ème mandat pour Alpha Condé : Mohamed Bangoura de l’UFR en garde à vue

18 avril 2019 à 20 08 02 04024

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, deux militants de l’UFR de Sidya Touré ont été interpellés ce jeudi, 18 avril 2019, pour avoir manifesté leur opposition à un pouvoir à vie du président Alpha Condé. Après avoir passé plusieurs heures au commissariat de la police de Matoto, les deux jeunes opposants ont été conduits au tribunal de première instance de Mafanco.

Dans sa décision, le tribunal de Mafanco a tout d’abord constaté que le principal accusé, Mohamed Bangoura, est un mineur. Il a alors été confié au tribunal pour enfants et devrait passer cette nuit en garde à vue au commissariat de police de Mafanco…

Pour sa part, Moko Touré (qui était allé au commissariat de Matoto demander la libération de Mohamed Bangoura), il a été mis à la disposition du parti UFR. Mais, il lui a été demandé de se présenter au tribunal de Mafanco le lundi 29 avril 2019 pour son procès. En attendant, Moko Touré rentre chez lui…

A suivre !

Du TPI de Mafanco, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Labé : les civils interdits de porter des habits en treillis

18 avril 2019 à 19 07 45 04454
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Aucun civil ne doit désormais porter des habits en treillis dans la préfecture de Labé. Ainsi en a décidé le préfet, Elhadj Safioulaye Bah. Il l’a annoncé au cours d’une rencontre qui a mobilisé les forces de défense et de sécurité de Labé, ce jeudi 18 avril 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Le préfet justifie sa décision par le souci de renforcer la sécurité des citoyens et leurs biens. « Quel que soit l’effort des forces de défense et de sécurité, si toutefois les citoyens n’adhèrent pas, ça ne sera pas facile d’assurer la sécurité de tout le monde. Chaque catégorie des services de l’ordre a sa tenue, et les citoyens aussi ont leurs tenues. Je ne sais pas si c’est parce que les forces de l’ordre souffrent d’autorité dans leur domaine qu’ils laissent passer les citoyens qui portent des tenues camouflées. Ce qui n’est pas normal.

C’est pourquoi, nous avons instruit les forces de défense et de sécurité d’organiser des rafles et de ramasser tous ceux qui vendraient des tenues militaires ou qui en porteraient. Cela permettra de faire la distinction entre les militaires et les civils. Car, ne peut porter une tenue que celui qui en a le droit », a dit le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Violences post-électorales à Kalinko (Dinguiraye) : 112 personnes condamnées à perpétuité

18 avril 2019 à 19 07 35 04354

Le dossier portant sur les violences post-électorales de février 2018 à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a connu son épilogue ce jeudi 18 avril 2019, au tribunal criminel de Faranah. Cent douze personnes, ont été condamnées par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité. Par contre, une dizaine de personnes détenues à la prison civile de Faranah depuis plus d’une année, ont été acquittés par le tribunal, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2018, des violences meurtrières, accompagnées d’incendie et de destructions d’édifices, ont eu lieu à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye. La publication des résultats du vote est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ces incidents ont provoqué la mort de quatre enfants (3 fillettes et un garçon) dans l’incendie de leur maison.

Une centaine de personnes avaient été citées dans ce dossier, mais seulement dix avaient été présentées à Faranah. Ils étaient poursuivis pour assassinat, incendie volontaire, destruction d’édifices publics et privés.

Au terme des débats, des réquisitions et plaidoiries, la décision du tribunal criminel dans ce dossier est tombée ce jeudi.

Selon nos informations, ce sont cent douze (112) accusés, absents lors des audiences, qui ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Tous en fuite, un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience. Il s’agit, entre-autres, de : Madani Barry, Ousmane Koléla Diallo, Saliou Diallo, Mamadou Barry (Oum B), Diouldé Banîré, Mamadou Baïlo Barry, Hassanatou Diallo, Abdoul Kédianya Diallo, Boubacar Diallo Fdiya,….

Par ailleurs, ces 112 personnes sont condamnées au payement d’une somme d’un milliard 196 millions 600 mille francs guinéens de dommages et intérêts aux 27 parties civiles constituées dans ce dossier.

Par contre, les personnes détenues depuis le 23 février 2018, ont été acquittées faute de preuves. Une décision conforme aux réquisitions du procureur et aux plaidoiries de la défense. Un des accusés, en la personne d’Abdoulaye Diallo, avait rendu l’âme en détention, le mardi 09 avril dernier.

Les autres qui recouvrent la liberté après près de 14 mois de détention sont : Ousmane Benté Diallo, Bouba Diarra, Boubacar Barry, Mamadou Samba Barry, Alpha Oumar Bagou Barry, Mamadou Oury Diallo, Amadou Barry, Alpha Abdoulaye Barry, Thierno Bobo Sow (imam de Kalinko et S/G de la ligue islamique sous-préfectoral, qui comparaissait libre) et Mamadou Alpha Bah.

Une décision saluée par l’avocat de la défense, maitre Salifou Béavogui, qui se réjoui du fait que tous les détenus doivent désormais rentrer à la maison.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Conakry: menacés de déguerpissement, des mendiants disent leurs inquiétudes

18 avril 2019 à 19 07 11 04114

Les mendiants et autres désœuvrés qui occupent certains endroits de Conakry sont sommés de quitter leurs lieux de regroupement. Il leur est demandé, par le gouvernorat de Conakry, de quitter les lieux qu’ils occupent au plus tard demain vendredi, 19 avril 2019 à 18h. L’annonce, faite sur les ondes des médias d’Etat, crée l’étonnement et le doute chez les principaux concernés qui savent plus à quel saint se vouer.

Sur les raisons invoquées par le gouvernorat pour exiger le départ des mendiants de certains lieux de Conakry, on parle de débauche et de consommation de drogue. Interrogés ce jeudi 18 avril 2019, ces mendiants ont exprimé leur inquiétude devant cette mesure.

Thierno Diallo

Selon Thierno Diallo, premier responsables des mendiants qui ont élu domicile devant la mairie de Ratoma, les raisons invoquées ne se constatent pas sur les lieux. « Ce qu’ils ont avancé comme raisons ne se fait pas chez nous ici. En guise de témoignage, monsieur le Maire est là, la gendarmerie est là, ils savent s’il y a du banditisme ici ou non. D’ailleurs, au sein de notre groupe ici, on a interdit aux femmes porteuses de pantalon de venir s’asseoir parmi nous. On a interdit aux femmes qui ne portent pas le voile ou le foulard de venir s’asseoir parmi nous. On a aussi interdit les fumeurs et les consommateurs d’alcool de venir rester avec nous. Maintenant, s’ils savent que le banditisme se fait chez nous ici, ils n’ont qu’à apporter les preuves, si non ils nous auraient accusés », soutient Thierno Diallo.

Par ailleurs, notre interlocuteur accuse les autorités de s’en prendre injustement aux mendiants. « Laissez-moi dire à monsieur Maturin Bangoura, gouverneur de Conakry, de voir ce qui s’est passé avec les autres gouverneurs. Ils ont fait du tort aux pauvres mendiants. Qu’il sache que celui qui fait du tort aux pauvres innocents n’aura à faire qu’avec Dieu. Je ne le dis pas parce que cette circonstance est arrivée, mais c’est quelque chose qui doit lui être dit. Pour ces accusations portées contre les mendiants, ils n’ont qu’à venir chez nous ici vérifier. Parmi nous, il y a des gens qui ont mémorisé le coran et qui l’ont traduit. Nous, même si on va mourir, on dira la vérité puisque quand tu meurs pour avoir dit la vérité, tu es sauvé. Donc, je demande au gouvernement de veiller sur cette affaire », a lancé Thierno Diallo.

Mohamed Cissé

Pour sa part, Mohamed Cissé est aveugle. Il passe la journée à la devanture de la mosquée Fayçal, dans la commune de Dixinn. « Nous avons appris cette décision du gouvernement avec beaucoup de tristesse, nous sommes tellement tristes qu’on se demande qu’est-ce qu’on a fait pour être déguerpis. Nous sommes là, nous ne vivons que des sacrifices, de ce que les gens viennent nous donner ici parfois un kilo de riz, parfois 5000 fg. Mais exactement ce que nous avons fait pour être chasser, nous ne savons pas. Il y a certaines femmes qui nous fatiguent ici, elles passent même la nuit ici. On a longtemps parlé, mais aucune solution. Elles peuvent envoyer jusqu’à cinq enfants ici, qui vont courir pour elles alors que nous, on ne peut pas courir parce qu’on ne voit pas… Si on nous dit de quitter on va quitter mais ça va être difficile pour nous, puisque c’est ici que nous gagnons notre vie. La souffrance va doubler », soutient Mohamed Cissé.

Salimatou Chérif

De son côté, Salimatou Cherif, une femme handicapée physique, rencontrée devant la mosquée Fayçal, a lancé un appel aux autorités guinéennes. « Je demande au gouvernement de nous laisser ici. Moi, j’ai des enfants, je n’ai pas où aller pour gagner la dépense. C’est ici que je gagne la dépense. Le mois de Ramadan arrive, ce n’est pas facile. Donc, moi je ne vais pas quitter ici si je ne reçois rien, parce que je n’ai nulle part où aller », martèle la bonne femme.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 666919225 / 622 91 92 25

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Recrutement dans l’armée : début des épreuves physiques pour les candidats de Conakry

18 avril 2019 à 18 06 57 04574

Après l’intérieur du pays, les épreuves physiques du concours de recrutement dans l’armée ont démarré à Conakry. Ce sont les candidats de la commune de Kaloum qui ont donné le ton, ce jeudi 18 avril 2019. Le lancement a eu lieu au camp N’Kwamé Nkrumah du KM 36, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ils sont au total 3 000 candidats qui doivent passer les épreuves physiques du concours de recrutement dans l’armée au compte de la commune de Kaloum. Pour la journée de ce jeudi, 1 500 candidats (garçons et filles) ont passé le test. A la fin des épreuves, 233 candidats ont été présélectionnés après avoir validé les critères (course, abdos et pompes).

A l’issue de cette première journée, le Colonel Balla Samoura, directeur régional de la gendarmerie de Conakry, a tiré un bilan satisfaisant. « Pour l’instant, aucun cas de décès, ni de blessé n’a été enregistré. Parce que tout simplement, on a tenu beaucoup de sensibilisations au départ, et les candidats ont été sensibilisés sur les enjeux de ce genre d’épreuves. Un sujet de 18 à 28 ans qui a validé un certificat médical et qui s’est entrainé pendant un bon temps, physiquement il pourrait passer ces épreuves-là sans difficultés », a dit l’officier.

Le Colonel Balla Samoura ajoute que toutes dispositions ont été prises pour que ce test se passe dans les meilleures conditions et qu’il n’y ait pas de fraudes. « Sur le plan sanitaire, vous avez vu tout le dispositif qui a accompagné les épreuves de ce matin. Un important déploiement de la Croix-Rouge, de la protection civile et des services de santé de la commune de Kaloum. Pour lutter contre les cas de fraudes, vous avez également constaté le dispositif de policiers, de gendarmes et de militaires du camp Kwamé Nkrumah du KM 36.

Depuis 07 heures du matin ils sont là, pour que l’itinéraire soit complètement bouclé, que les coureurs normaux puissent courir sans se faire non seulement faucher par les véhicules et sans se faire monnayer par leurs efforts. Ce déploiement a pour mission, d’empêcher toute infiltration et tout cas d’accident qui pouvait mettre en danger la vie des candidats », a laissé entendre le directeur régional de la gendarmerie de Conakry.

A noter que les 1500 autres candidats de la commune de Kaloum passeront leurs épreuves physiques demain vendredi. Suivront ensuite ceux des quatre autres candidats de la capitale guinéenne.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Incendie à Notre-Dame-de-Paris : les fausses accusations sur Alpha Condé

18 avril 2019 à 18 06 45 04454

Après les deux premiers régimes guinéens très nationalistes (Sékou Touré et Lansana Conté) et la transition militaire, c’est un chef d’Etat ayant une double nationalité qui dirige la République de Guinée. Très proche des milieux français (notamment du parti socialiste), le président Condé est quelques fois accusé de favoriser son pays d’adoption (la France) à celui de sa naissance. Parti très tôt vivre en France (à l’âge de 5 ans, a-t-il révélé), Alpha Condé dit lui-même ne pas bien connaître le Guinéen ! Et, certains Guinéens le lui rendent bien…

Après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-paris, des fausses rumeurs ont annoncé que le président Alpha Condé a envoyé deux millions d’euros de contribution à la France dans le cadre de l’élan de solidarité pour la reconstruction de la cathédrale. Certains commentaires laissaient même entendre que le président guinéen- accusé de vouloir s’accrocher au pouvoir après la fin de son dernier mandat constitutionnel- chercherait ainsi à faire accepter son projet de changement (ou modification) de la Constitution guinéenne par les français.

L’absence d’interlocuteurs à la présidence de la République et au sein du gouvernement (qui refusent de communiquer avec les journalistes) a amplifié cette rumeur sur les réseaux sociaux, puisque les médias guinéens ont évité d’en parler avant d’avoir une version officielle, malgré le manque de répondants…

Mais, à cause des multiples commentaires sur les réseaux sociaux et surtout l’effet que le silence risquait de créer, c’est la présidence de la République qui a elle-même été dans l’obligation de réagir dans l’après-midi de ce jeudi, 18 avril 2019.

Dans un communiqué transmis par le Bureau de presse de la Présidence de la République, l’entourage du président Alpha Condé jure que cette rumeur est fausse : les caisses de l’Etat guinéen n’ont pas été vidées au profit des maîtres français…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la réaction de la présidence de la République.

La Présidence de la République rejette les allégations de certains médias

Suite aux fausses nouvelles relayées par plusieurs médias faisant état de la contribution de l’Etat guinéen dans la restauration de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, le Bureau de Presse de la Présidence tient à démentir fermement ces allégations et invite les journalistes à se référer à lui chaque fois qu’ils seront en possession de telles informations.
Le Bureau de Presse réitère qu’il n’a jamais été question d’une contribution quelconque dans la restauration du monument historique dont il déplore par ailleurs le sinistre survenu.

Conakry, le 18 avril 2019

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Opposition au 3ème mandat : les 2 militants de l’UFR déférés au Tribunal

18 avril 2019 à 18 06 36 04364

Mis aux arrêts ce dans la journée de ce jeudi 18 avril 2019, deux militants de l’Union des Forces Républicaines (UFR) ont été déferrés au tribunal correctionnel de Mafanco. Leur arrestation fait suite à la venue de Sidya Touré, président de l’UFR, à la radio Espace FM, où il n’a pas de cadeaux au régime du président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Deux jeunes gens, militants de l’UFR, ont été mis aux arrêts par des agents du commissariat central de police de Matoto. Selon Ahmed Tidjane Sylla, responsable de la communication de l’UFR, il est reproché aux jeunes d’avoir porté des T-shirt estampillés Non au 3ème mandat lors de l’attroupement de Matoto pour acclamer Sidya Touré.

Après avoir été arrêtés séparément, les deux militants de l’UFR, dont un certain Moko Touré, sont arrivés au tribunal de Mafanco à 18h 10 minutes, a-t-on appris.

Un reporter de Guineematin.com est en route pour mieux vous informer

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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CAN U17 : la Guinée domine le Sénégal et se relance

18 avril 2019 à 17 05 45 04454

La Guinée s’est relancée dans la CAN U17, ce jeudi 18 avril 2019. Le Syli cadet s’est imposé (2-1) devant le Sénégal au compte de la deuxième journée de la compétition, qui se joue en Tanzanie. L’équipe guinéenne reprend ainsi la 2ème place du groupe et garde un espoir de jouer les demies finales, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après sa première sortie ratée face au Cameroun, la Guinée avait besoin d’une victoire ce jeudi pour rester dans la course pour les demies finales. Mais, les choses ont mal démarré pour les moins de 17 ans guinéens, qui ont concédé l’ouverture du score dès la 9ème minute de jeu. Samba Diallo profite d’une erreur de replacement de la défense guinéenne pour donner l’avantage aux Lionceaux de la Téranga. A plus de 20 mètres des buts adverses, le joueur sénégalais décoche un tir à ras de terre qui finit dans les filets guinéens.

Les poulains de Mohamed Maléah Camara continuent à subir la pression des Sénégalais jusqu’à la 32ème minute, lorsque Algassime Bah, bien servi dans le dos de la défense adverse par Aboubacar Conté « Montella », remet les deux équipes à égalité. Guinéens et Sénégalais vont à la pause à égalité.

A la reprise, les choses se compliquent encore pour la Guinée, obligée d’évoluer à 10 suite à l’expulsion de son capitaine, Alya Doumbouya. Le défenseur guinéen prend un deuxième carton jaune et laisse ses amis en infériorité numérique à la 49ème minute. Le Syli cadet subit encore. Samba Diallo puis Saliou Baldé passent tout près d’inscrire le deuxième but sénégalais. Le portier guinéen, Sékou Camara, a dû bien s’employer pour empêcher les Lionceaux de reprendre l’avantage.

À la 66ème minute, le latéral gauche sénégalais, Birame Diaw, est aussi exclu pour cumul de cartons jaunes. Ce qui remet les deux équipes à égalité sur le terrain (10 contre 10). C’est dans ce contexte que Momo Fandjé Touré, entré en cours de jeu, a inscrit le deuxième but guinéen.

Avec cette victoire (2 buts à 1), la Guinée revient à la deuxième place du groupe avec 3 points derrière le Cameroun (6 points et déjà qualifié pour les demies finales). Le Sénégal et le Maroc viennent derrière la Guinée avec 1 point chacun. Le Syli cadet affrontera le Maroc le dimanche, 21 avril prochain, pour une place en demies finales.

Depuis Dar-es-salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Kankan : les clients de la BICIGUI payent les frais de la grève générale et illimitée

18 avril 2019 à 17 05 13 04134

Les travailleurs de la BICIGUI (Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie en Guinée) ont entamé une grève générale et illimitée ce jeudi 18 avril 2019. Une manière pour eux de protester contre la non-prise en compte de leurs revendications. A Kankan, le mot d’ordre de grève a été suivi au grand dam des clients de ladite banque, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le mot d’ordre de grève générale et illimitée de la BICIGUI a été suivi à Kankan. Les travailleurs et responsables de l’agence ladite banque, située au centre ville, ont créé le vide très tôt ce jeudi. Une situation qui s’explique par le refus des patrons, disent les grévistes, de négocier.

Malheureusement, ce sont les clients de cette banque, venus parfois de loin pour certains, qui payent les frais de cette colère syndicale. Après avoir parcouru près de 10 kilomètres, Elhadj Kaba, fonctionnaire à la retraite, explique son amertume face à cette situation. « Je suis un fonctionnaire à la retraite. Je suis venu ce matin pour faire un retrait, parce que je devrais faire face à un problème de famille. A mon fort étonnement, je suis venu trouver cette situation malheureuse. Mais vraiment, je crois qu’il est temps de trouver solution aux grèves intempestives en Guinée. Principalement les entreprises privées, elles n’ont qu’à respecter le guinéen. Car, on ne peut pas se lever un beau matin et faire de n’importe quoi avec l’argent des gens. Ils doivent savoir que nous avons nos petites ressources ici. Et, ils ne doivent pas se permettre des choses comme ça, sans nous informer. De surcroit, c’est par confiance que nous gardons notre argent chez eux », a-t-il dit.

Pour rappel, les travailleurs de l’agence BICIGUI de Kankan, qui ont brillé par leur absence ce jeudi, protestent contre le refus de la Direction Générale de négocier « les revendications légitimes » des travailleurs au titre de l’année 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Grève des travailleurs de la BICIGUI : les clients de la Banque pénalisés

18 avril 2019 à 16 04 57 04574

Comme annoncé hier, les travailleurs de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie de Guinée (BICIGUI) ont entamé une grève générale et illimitée ce jeudi, 18 avril 2019. Ils ont boudé le travail pour protester contre le refus de leur Direction Générale de satisfaire leurs revendications au titre de l’année 2019. Et, cette situation a causé des désagréments à beaucoup de clients de la multinationale bancaire, qui n’étaient pas au courant de cette grève.

Les travailleurs ont attendu jusqu’à hier, mercredi, pour annoncer qu’ils iront en grève à partir de ce jeudi. Beaucoup de clients, à l’image de Mamadou Dian Baldé, n’étaient pas informés de cette décision. Cet enseignant s’est rendu à l’agence de la BICIGUI de Kipé, ce jeudi matin, pour faire un retrait. Mais, il a trouvé les locaux fermés.

Mamadou Dian Baldé

« Je suis d’abord surpris. On devrait prévenir les clients pour dire qu’ils sont en phase d’aller en grève. Là où je suis, je suis fauché et je ne sais pas comment me remettre. C’est vrai que si les travailleurs se sentent brimés ou lésés dans leurs activités, c’est leur droit d’aller en grève. Seulement, il fallait communiquer largement pour éviter l’effet surprise au niveau des clients. C’est pourquoi, je demande aux travailleurs et à leur patron de s’entendre et de comprendre la misère de la population. Il ne faut pas qu’ils pensent seulement à leur intérêt », a-t-il dit.

Ousmane Diallo, ingénieur Génie civile, trouvé devant le guichet automatique de la BICIGUI de Donka, a subi aussi les conséquences de cette grève. Il dit avoir perdu sa journée. « Je suis venu à la banque pour un service très urgent pour moi. Mais, fort malheureusement, je constate que les travailleurs sont en grève. Je suis touché comme les autres clients qui viennent parce que tout est bloqué. Disons que j’ai perdu ma journée parce que je ne pourrai plus rien faire aujourd’hui. On espère que dans les heures qui vont suivre, ils trouveront une solution à la crise », espère-t-il.

Ibrahima Camara

Même son de cloche chez Ibrahima Camara, enseignant, rencontré devant l’agence de la BICIGUI de Sandervalia, dans la commune de Kaloum. Lui aussi, trouve anormale la décision des grévistes. « Ça me fait mal parce qu’on ne peut pas aller grève tout d’un coup sans informer sa clientèle. Surtout que la plupart des fonctionnaires guinéens ont leur salaire viré à la BICIGUI. Ils attendent l’approche de la fin du mois d’avril pour partir en grève. Ce n’est pas une bonne chose. Je demande à chacun de reprendre immédiatement le service », a-t-il lancé.

Sékou Fofana

Sékou Fofana, en service au Port Autonome de Conakry, a été surpris aussi de trouver l’agence de la BICIGUI de Sandervalia, dans la commune de Kaloum, fermée ce jeudi matin. Pour lui, les travailleurs devaient informer les clients de la Banque avant d’aller en grève. « Devant des situations de ce genre, il faut donner des larges informations à la clientèle. Ils pouvaient faire au moins un écrit pour coller à la devanture de la Banque pour indiquer qu’ils vont en grève. Mais ici, il n’y a aucune information.

Ça nous pénalise et on ne veut pas que la grève dure jusqu’à la fin du mois. Les autorités doivent s’impliquer pour que les grévistes et leurs patrons puissent trouver un terrain d’entente. Nous sommes fatigués des grèves à répétition dans notre pays. Ces mouvements paralysent le pays et le travail. Il y a par exemple des gens qui souffrent dans les hôpitaux, et avec cette grève, ils n’ont pas d’argent pour payer leurs produits. Comment vont-ils faire ? C’est vraiment difficile », déplore-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Opposition au 3ème mandat : des jeunes de l’UFR mis aux arrêts à Matoto ?

18 avril 2019 à 16 04 45 04454

Le passage de Sidya Touré, président de l’UFR (Union des Forces Républicaines), chez nos confrères de la radio Espace FM ce jeudi, 18 avril 2019, a provoqué un attroupement à Matoto. Plusieurs militants de l’ancien Premier ministre s’y sont mobilisés pour acclamer leur champion, qui a tiré à boulets rouges sur le régime Alpha Condé. Il s’en est suivi au moins deux arrestations, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le responsable de la communication de l’UFR, Ahmed Tidjane Sylla, qui a donné cette information. Selon lui, « après le passage du président Sidya sur les Grandes Gueules de la radio Espace FM, beaucoup de gens se sont mobilisés sur les lieux pour l’applaudir. Certains d’entre eux portaient des T-shirt où c’était écrit Non au 3ème mandat. Maintenant, quand les gens se sont dispersés, il y a des policiers qui sont venus prendre un jeune, prétextant qu’il porte un T-shirt qui dit non au 3ème mandat. Ils l’ont envoyé au commissariat central de Matoto ».

La nouvelle de son arrestation s’est aussitôt propagée et a poussé les jeunes à venir sur les lieux, ajoute le responsable de la communication. « Quand les jeunes ont appris ça, ils se sont regroupés pour se rendre au commissariat central de Matoto pour exiger la libération du jeune parce que pour eux, il ne peut pas y avoir un problème pour ça. Arrivés là-bas, on leur a dit de quitter les lieux. Finalement, un d’entre eux aussi, du nom de Moko Touré, a été arrêté. Au moment où je vous parle (15h 10 mn), il est détenu par les agents. Les jeunes se sont regroupés sur les lieux pour exiger la libération des deux personnes arrêtées », a dit Tidjane Sylla.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Reconnaissance du Fouta à Alpha Condé : les NFD dénoncent « la sortie » de Fodé Oussou à Pita

18 avril 2019 à 16 04 33 04334

Les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Mouctar Diallo, actuel ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, regrettent ce qu’elles qualifient de « sortie malheureuse » de Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), à l’occasion du meeting organisé hier, mercredi, 17 avril 2019, par la fédération de son parti à Pita, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Mouctar Diallo, actuel ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune viennent de se faire l’écho des propos tenus par l’honorable Fodé Oussou Fofana, hier, mercredi, 17 avril 2019, au siège de l’UFDG à Pita. Propos qui ont été relayés par Guineematin.com ce jeudi, 18 avril 2019. Un proche collaborateur du ministre Mouctar Diallo a contacté votre quotidien en ligne pour partager l’état d’âme des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) à ce sujet.

Bah Alpha

« On a suivi avec beaucoup de regret la sortie malheureuse de Fodé Oussou Fofana au siège de l’UFDG à Pita. Il nous parle des 103 morts de Ratoma. Quand les responsables de l’UFDG parlent de ces morts, c’est comme s’ils regrettent que ce chiffre se soit arrêté brusquement. Ils le brandissent comme un trophée de guerre. C’est vraiment pathétique » a déclaré le chargé des affaires électorales aux NFD, Alpha Bah.

Cet assistant au cabinet du ministre de la Jeunesse s’étonne aussi que l’honorable Fodé Oussou Fofana se demande où est Pita, parce que la ville abrite ce tournoi de football en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé.

« La mobilisation autour de cette compétition sportive est la cinglante réponse que les citoyens de Pita apportent à Fodé Oussou Fofana. Ils ont juste compris le jeu de Cellou Dalein et de l’UFDG, dont le seul but est de s’enrichir et d’occuper des postes de responsabilité, sur le dos du Fouta. Aux dires de beaucoup de personnes, Fodé Oussou possède une véritable fortune à l’extérieur, notamment une villa cossue au bord de la mer à Dakar » accuse-t-il.

Selon ce soutien indéfectible de Mouctar Diallo, à la question de savoir où est Pita, Fodé Oussou Fofana a voulu inciter les populations locales à une violence physique contre le ministre Mouctar.

« Peine perdue. La manipulation mentale que l’UFDG a réussie à Ratoma, appartient au passé.

Il n’y aura plus jamais d’autres victimes de ses manœuvre diaboliques et sataniques, ni à Ratoma, ni à Pita et nulle part ailleurs en Guinée. On en a marre de leur décompte macabre. L’UFDG devrait plutôt s’occuper de la minable mobilisation enregistrée ce 17 avril, car il a fallu plus d’une semaine de préparation et près de 500 millions de francs engloutis pour ce meeting raté, qui était initialement prévu à 11h, et qui ne s’est tenu qu’à 15h, faute d’affluence. Félicitation aux braves populations de Pita, qui ont tout compris » conclu-t-il.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Recrutement dans l’armée : deux présumés fraudeurs mis aux arrêts à Kankan

18 avril 2019 à 15 03 56 04564

La deuxième phase du recrutement dans l’armée guinéenne, consacrée aux évaluations écrites, a été lancée ce jeudi, 18 avril 2019, à l’école primaire du camp Soundiata Keïta, dans la commune urbaine de Kankan. Dès après le lancement, les services de sécurité ont mis le grappin sur deux présumés fraudeurs, qui seraient venus composer à la place d’autres personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la clôture des épreuves physiques le dimanche passé, avec un bilan de trois morts, les évaluations écrites ont démarré ce jeudi à Kankan. La cérémonie a été présidée par le préfet, Aziz Diop.

Mais, après le début des épreuves, deux candidats ont été mis aux arrêts par les agents de sécurité qui font office de surveillant. Ils sont soupçonnés de s’être substitués à d’autres personnes.

Selon Aziz Diop, « c’est un cas de substitution de candidats. Vous savez, dans les salles, il y a une enveloppe dans laquelle les renseignements des candidats se trouvent. C’est dans le contrôle là qu’on a pris les deux fraudeurs. Ils sont actuellement dans la garnison ».

Interrogés, les deux mis en cause ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux.

Ibrahima Sory Soumah, nie les faits et dit avoir vérifié avant de s’installer. « Je suis là pour moi-même, je ne suis pas là pour quelqu’un d’autre. Quand je suis venu le matin, je devrais rentrer dans la salle, j’ai regardé partout. Il n’y avait pas mon nom sur la liste des candidats. Aussitôt, j’ai demandé à un agent de sécurité de vérifier dans le registre si mon nom y figurait. Mais, je me suis trompé sur le numéro de course, parce que là-bas, j’avais le numéro 87, et ici j’ai dit 82. L’agent lui-même a vérifié que c’était vraiment ça. Mais, j’ai retardé de dire le vrai numéro. Donc, c’est pourquoi je suis là », s’est-il défendu.

L’autre présumé fraudeur, Moussa Sidibé, a aussi balayé d’un revers de main les accusations portées contre lui. « Moi, j’ai fait la course. J’ai été 52ème et j’ai été admis. Ce matin, quand je suis venu, j’ai vu mon nom et mon numéro sur la liste, et j’ai vu également mon numéro sur le table-banc. Je me suis assis avant le lancement des sujets. Ils ont partagé les enveloppes et moi j’avais mon numéro sur la mienne. Mais, les informations qui étaient à l’intérieur ne m’appartiennent pas. C’est moi-même qui me suis déclaré au surveillant, en lui disant que ce n’était pas mes renseignements. Mais, ils m’ont quand même envoyé à la garnison », a expliqué Moussa Sidibé.

A rappeler que ces évaluations doivent s’étendre sur deux jours. Une trentaine d’agents de sécurité et des services sanitaires accompagneront les candidats sous la supervision du président de la commission d’organisation, qui n’est autre que le préfet de Kankan.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Viol sur mineure : un cordonnier condamné à 10 ans de prison à Macenta

18 avril 2019 à 15 03 37 04374

Les sentences commencent à tomber au tribunal criminel de Macenta. Poursuivi pour viol sur une mineure de 9 ans, Mamadou Saidou Diallo, cordonnier de son état, a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle à temps, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé en Guinée forestière.

A l’ouverture de son procès, Mamadou Saidou Diallo a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi, même s’il soutient qu’il n’y pas eu pénétration. « Ce jour, comme d’habitude, la fille et ses camarades venaient s’amuser et regarder la télé dans mon atelier. Et, quand elle est arrivée, je l’ai approchée pour m’amuser avec elle. Ensuite, je l’ai envoyé dans un coin de l’atelier, je l’ai déshabillée, moi aussi je me suis déshabillé et je me suis couché sur elle. Mais, ce jour-là, je ne l’ai pas pénétrée sexuellement puisqu’elle avait sa virginité. Et, quand j’ai remarqué ça, j’ai renoncé, je me suis rhabillé et je l’ai laissée partir », a déclaré l’accusé.

Dans ses propos, le Procureur Abdoulaye Babady Camara a rappelé les faits avant de requérir une peine de 15 ans de réclusion criminelle. « C’est au courant de l’année 2018 que monsieur Mamadou Saidou Diallo a commis les faits qui sont soumis à l’analyse de votre tribunal. Mamadou Saidou Diallo, cordonnier de son état, a un atelier sis au quartier Boa, à Macenta. Les enfants viennent souvent pour s’amuser auprès de lui. En ce même endroit, il y a un poste téléviseur. Ce jour, comme d’habitude, la fillette et ses amies sont venues à l’atelier. Mamadou Saidou a attiré la fillette de 9 ans vers lui. Il l’a fait rentrer à un endroit isolé où il a ôté ses habits. Puis, il a enlevé ses propres habits avant de la pénétrer sexuellement. Après son acte, il l’a menacée, lui interdisant de raconter ce qu’elle venait de subir. La fillette est restée avec un silence de cimetière, avec les traces et les conséquences qui y en découlent. Sa mère adoptive n’a jamais su ça. Ce n’est que trois mois plus tard que les voisins de la mère adoptive de la victime et elle-même ont constaté les odeurs qui se dégageaient des parties intimes de la fillette. Le commissariat a été saisi. C’est là que la fillette a déclaré le nom de Mamadou Saidou Diallo. Il a été aussitôt interpellé. Au cours de son audition, il a expliqué clairement les circonstances dans lesquelles il a commis le viol. C’est pourquoi, je requiers qu’il vous plaise de condamner Mamadou Saidou Diallo à 15 ans de réclusion criminelle ».

De son côté, l’avocat de la défense va demander au tribunal d’être clément vis-à-vis de son client. Selon lui, Mamadou Saidou Diallo est père de 4 enfants qui vivent auprès de leur mère au Sénégal. Ces enfants ont le droit d’avoir l’éducation de leur père car, poursuit l’avocat, vouloir le condamner à 15 ans de prison ferme pourrait compliquer l’éducation de ses enfants.

Dans sa délibération, le tribunal a déclaré l’accusé coupable des faits de viol et l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle à temps.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Tournoi sous préfectoral de Télimélé : la finale attendue ce samedi

18 avril 2019 à 15 03 25 04254

C’est donc ce samedi, 20 avril 2019, que se jouera la finale du tournoi inter sous-préfectoral de Télimélé au terrain de proximité de Nongo. L’équipe de la commune rurale de Gougoudjé sera opposée à celle de Santou.

Mais, avant ce match qui opposera les deux finalistes, les responsables de la Cellule Technique de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT) et autres « Doyens » ressortissants de la préfecture joueront pour le plaisir.

Par exemple, le Doyen Amadou Diouldé Diallo (journaliste sportif et historien) portera le numéro 11, Azoca Bah (journaliste, animateur de l’émission Œil de Lynx et Administrateur du site Guineedirect) portera le 9, Bachir Sylla (Rédacteur en chef du journal la République et Administrateur du site Guineeco) aura le 10, Nouhou Baldé de Guineematin porte le 7, Amadou Lama Diallo de la RTG portera le numéro 3, Mamadou Sadio Baldé d’Espace Tv aura le 6… Pour ne citer que les journalistes…

Tous et toutes au terrain de proximité de Nongo ce samedi 20 avril 2019 pour vibrer au rythme du ballon rond pour l’amitié, la solidarité et l’entente entre les fils et filles de Télimélé.

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Dégradation des libertés en Guinée : le régime Alpha Condé perd encore (RSF)

18 avril 2019 à 13 01 53 04534

C’est une évidence pour tous ceux qui vivent en République de Guinée ! Les libertés se dégradent, le régime Alpha Condé menace, enferme et tue ceux qui ont une opinion contraire sans aucune justice pour les victimes.

Si l’opposition guinéenne parle de cent trois (103) militants tués lors de ses manifestations, les acteurs de la société civile souffrent de l’embrigadement des libertés avec des PA militaires qui « tuent » toute possibilité de manifester sa désapprobation de la gestion du pays. Quoique consacrés par la Loi suprême de la République de Guinée- la Constitution- les meetings et autres formes de manifestation sont automatiquement interdits sur le territoire national par ceux qui dirigent le pays, sauf si c’est pour chanter les éloges du président.

Ainsi, même s’ils sont rejetés par la majorité des Guinéens à Conakry et dans plusieurs autres villes du pays (comme on l’a constaté lors des dernières élections locales), le parti présidentiel et ses alliés sont les seuls à organiser des manifestations dans la Guinée d’aujourd’hui avec une amplification dans les médias d’Etat où aucune autre voix discordante n’est autorisée… Exit les débats contradictoires à la RTG créés sous le régime de Lansana Conté, père de la démocratie guinéenne, les dossiers d’enquête qui pouvaient révéler la mauvaise gestion des deniers publics, etc.

Et, là où Alpha Condé et ses partisans se félicitaient d’avoir gardé les acquis du régime Lansana Conté, on apprend que c’est perdu ! La liberté de presse se dégrade et notre pays est relégué au 107ème rang sur les 180 pays classés dans le monde ! Et, avec la volonté affirmée de certains partisans du régime d’imposer le président Alpha Condé à la tête du pays même après son deuxième et dernier mandat, contre les Lois de la République (notamment la Constitution) et la majorité des Guinéens, le pire est à craindre dans ce pays…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le classement fait par Reporters Sans Frontières (RSF)

https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2019-la-mecanique-de-la-peur?fbclid=IwAR2MP6_6SWQgxQefYtYegCVy6TBGuu22pLOuusvcyYZpfkFxHsy

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CAN U17: le Cameroun file en demies, la Guinée s’apprête à défier le Sénégal

18 avril 2019 à 13 01 38 04384

Vainqueur de la Guinée lors de la première journée de la CAN U17 qui se joue actuellement en Tanzanie, le Cameroun a s’est qualifié ce jeudi, 18 avril 2019 pour les demies finales de la compétition. Cela, après sa victoire 2-1 face au Maroc, au compte de la deuxième journée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ce match équilibré et rythmé, c’est le Maroc qui a pris d’abord l’avantage. Les Lionceaux de l’Atlas ont surpris leur adversaire en ouvrant le score à la 22ème minute de jeu par l’intermédiaire de Tawfik Bentayeb.

Sonnés par ce but concédé, les Camerounais tentent de réagir, mais ne parviennent pas à concrétiser leurs nombreuses occasions obtenues en première période.

Au retour des vestiaires, les poulains de Libiih multiplient encore les actions offensives. Ils butent à plusieurs reprises sur le gardien marocain, Taha Mourid, avant de trouver, enfin, le chemin des filets.

Entré en cours de jeu, Ismaïla Seydou, remet les deux équipes à égalité à la 72ème minute. Le Camerounais s’offre même un doublé à la 90ème minute et permet à son équipe de rejoindre le Nigeria en demies finales.

La Guinée qui a perdu son premier match face au Cameroun, sera opposée au Sénégal à partir de 14 TU. Le Syli cadet, actuel dernier de sa poule, doit s’imposer pour rester dans la course pour le dernier carré de cette compétition.

Depuis Dar-es-salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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