N’zérékoré : Terre Des Hommes et ses partenaires en conclave pour qualifier la santé communautaire

9 avril 2019 à 21 09 22 04224

La deuxième réunion du comité de pilotage du projet ReCCLAS (Renforcement de la Collaboration entre les Collectivités Locales et les Autorités Sanitaires) s’est tenue ce mardi, 09 avril 2019, dans un réceptif hôtelier de N’zérékoré. Ce projet, présent dans 25 collectivités locales de la région, vise à « contribuer à l’amélioration du niveau de mise en œuvre du projet à travers l’examen des résultats obtenus à ce jour et la définition des orientations à développer », rapporte le correspondant le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au total 67 participants, venus des 25 collectivités locales de la région administrative de N’zérékoré, à prendre part à cette réunion. Après la présentation de la physionomie de la salle, l’honneur est revenu au directeur régional de la santé, Dr Adama Kaba, de planter le décor.

Dr Adama Kaba

« Le système de santé de la Guinée est bâti sur les centre de santé primaire. Depuis son lancement en 1987, les ondes des centres de santé primaire ont constitué le socle du système de santé de la Guinée. La santé communautaire doit être soutenue, spécialisée et supervisée par les agents des centres de santé et en passant aussi par les DPS, parce que la santé communautaire fait partie du système de santé de notre pays. Tous les partenaires doivent s’aligner sur cette politique de santé communautaire qui a été définie par notre ministère. Après une année de mise en œuvre de ce présent comité de pilotage, c’est une opportunité pour procéder à une analyse approfondie des résultats obtenus et des facteurs qui entravent la mise en œuvre du projet », a expliqué Dr Adama Kaba.

Par ailleurs, le Directeur Régional de la Santé a dit ses attentes à l’issue des travaux. « Nous sommes persuadé que les recommandations qui seront issues de vos discussions permettront d’élever le niveau d’atteinte des indicateurs, en particulier le niveau de mise en œuvre du projet en général. Je vous exhorte donc à une participation active aux travaux et vous assure de la disponibilité de la direction générale de la santé pour vous accompagner dans la mise en œuvre des solutions efficaces et durables que vous devez identifier », a-t-il promis.

David Bridier

Prenant la parole, David Bridier, représentant pays de l’ONG Terre Des Hommes à N’zérékoré, a saisi cette occasion pour décliner l’objectif de la deuxième réunion. « L’objectif de la rencontre d’aujourd’hui, c’est de faire un retour sur nos activités, de tirer les enseignements de ce qu’on a fait et aussi de réfléchir ensemble à la suite qu’on va donner au projet ReCCLAS pour vous permettre d’atteindre certains des objectifs et surtout pour permettre aux communautés des zones cibles de bénéficier des soins de proximité de qualité qui est l’objectif de ce projet ».

Jean Smith Sandy

Pour sa part, Jean Smith Sandy, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré, a invité les participants à un débat de fond afin d’en tirer profit. « Pour garantir la santé pour tous, le gouvernement de la 3ème République a mis en place, avec les partenaires techniques et financiers, des programmes et projets dont le PASA (Programme d’Appui à la Santé) pour améliorer l’environnement sanitaire des populations. Ce projet s’inscrit en droite ligne sur la politique du gouvernement. C’est pourquoi, j’interpelle tous les maires des communes bénéficiaires de ce projet ainsi que les élus locaux pour qu’ils prennent dans leur plan de développement local l’application des TDR et les programmes annuels d’investissement, comme le stipule le code des collectivités locales. À cet effet, il vous revient de bien vous approprier le processus d’accompagnement pour renforcer les bonnes pratiques dans l’après projet ».

Dr Jean Louis Haba

Du côté des participants, Dr Jean Louis Haba, chef de centre de Foumbadou, au nom de ses collègues, a magnifié les résultats de la première réunion et apprécié aussi la présence du projet ReCCLAS dans les centres de santé. « Ce qui a permis de renaître la confiance entre non seulement les membres de COSAH (Comite de Santé et d’Hygiène) et les personnel de santé mais aussi, ça a permis de tirer confiance entre la communauté et le personnel de santé. Autre aspect, la présence de Terre Des Hommes (TDH) au sein du centre de santé a permis aujourd’hui d’organiser une grande rencontre qui a regroupé les Matrones des différents districts de la sous-préfecture et à cette occasion, ils ont procédé à une communication sous le thème importance et suivi des femmes en grossesse mais aussi, l’assistance de ces femmes pendant l’accouchement par une personne qualifiée. La présence de Terre Des Hommes dans notre communauté a permis également de renforcer la compétence des agents de santé parce qu’ils ont une assistance technique qu’ils apportent aux centres de santé ».

À noter que le projet ReCCLAS est cofinancé par l’Agence Française de Développement et l’Union Européenne pour une durée de 36 mois, avec un budget global de 2 millions 400 mille euros.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : 224620166816/666890877

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Menace de grève du SNAESURS : « nous donnons 10 jours au gouvernement »

9 avril 2019 à 20 08 51 04514
Lansana Yansané, secrétaire administratif par intérim et porte-parole de du SNAESURS

Alors que le SLECG décide de déclencher une nouvelle grève générale et illimitée à partir de demain, mercredi 10 avril 2019, le SNAESURS aussi menace de lui emboîter le pas. Les deux syndicats rivaux tentent, chacun, de mettre la pression sur le gouvernement autour de la désormais lancinante question du recensement des enseignants, en service dans les institutions d’enseignement supérieur du pays.

Si le SLECG va en grève pour exiger le recensement des enseignants du supérieur conformément au protocole d’accord qu’il a signé avec le gouvernement en janvier dernier, le SNAESURS réclame tout le contraire. Le syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique demande à ce que le SLECG ne soit pas impliqué dans le recensement des enseignants du supérieur.

En plus de cela, la structure syndicale a plusieurs autres points de revendications visant l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Pour en parler, Guineematin.com a reçu ce mardi, 09 avril 2019, Lansana Yansané, secrétaire administratif par intérim et porte-parole de du SNAESURS.

Décryptage !

Guineematin.com : votre syndicat vient d’adresser un préavis de grève au gouvernement. Qu’est-ce qui vous a motivés à lancer ce préavis de grève ?

Lansana Yansané : c’est par rapport à nos préoccupations au niveau de l’enseignement supérieur que nous avons lancé ce préavis aux membres du gouvernement, notamment au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé. Ce préavis est parti d’une feuille de route que le congrès constitutif nous a donnée en amont, le 09 mai 2018.

Nous avons demandé certaines choses à Yéro (ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique) qui n’ont pas encore vues leur satisfaction. C’est suite à cela que nous sommes revenus pour lui demander que cette fois-ci, il faut qu’on vienne avec une plateforme revendicative réelle pour qu’il puisse tenir compte de ces points. Et s’il n’arrive pas à les satisfaire avec les membres du gouvernement, alors, nous serons dans l’obligation d’aller en grève.

Guineematin.com : Quels sont justement ces points de revendication ?

Lansana Yansané : Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) exige la présence effective des agents recenseurs indépendants des institutions d’enseignement et les centres de recherche pour le recensement, et que la supervision soit assurée par la structure à la base du SNAESRS. Depuis fort longtemps, on avait demandé au ministre à ce qu’on ait un recensement au niveau de l’enseignement supérieur, mais que cela soit piloté par le SNAESURS. Parce que nous avons besoin de valoriser certaines primes et même pourquoi pas les salaires. Cela ne peut être effectué que si seulement et seulement si on a un effectif assaini au niveau de l’enseignement supérieur.

Heureusement, le SLECG est venu exiger qu’il y ait un recensement au niveau de l’éducation. Chose que nous avons vraiment saluée. Mais, nous nous sommes dit que s’il doit y avoir le recensement à l’enseignement supérieur, il faut ça soit en commun accord avec le SNAESURS, qui a déjà remis un document au ministre Abdoulaye Yéro pour exiger ce recensement.

Le SLECG avait demandé à ce que le SNAESURS ne soit pas partie de sa commission de recensement par ce que ce syndicat a empêché les enseignants du supérieur à aller en grève. Ce syndicat, n’a pas assisté à la signature du protocole d’accord qu’il a eu avec le gouvernement. Chose qui est leur droit, et nous ne pouvons pas nous opposer à cela.

Mais nous disons que le SLECG doit s’occuper de l’enseignement pré-universitaire, on envoie des indépendants qui vont se mettre en rapport avec le SNAESURS pour assainir le fichier de l’enseignement supérieur. Maintenant, ce fichier, le SLECG pourra l’exploiter à son besoin. Mais ce n’est au SLECG de venir recenser à l’enseignement supérieur. Nous, nous sommes disponibles pour faire ce travail contre rien, on n’a pas besoin de l’argent pour ça.

Guineematin.com : en refusant que le SLECG participe à ce recensement, est-ce que vous ne vous opposez pas à l’application du protocole d’accord signé le 10 janvier dernier entre l’organisation syndicale et le gouvernement ?

Lansana Yansané : nous ne sommes pas un blocus ni un frein à ce protocole d’accord. Plutôt, nous constituons une aide. Dans la mesure où, nous étions les premiers à demander au ministre Yéro de faire un assainissement du fichier. Si aujourd’hui l’assainissement est venu, il ne pourra que nous appuyer pour que cet assainissement soit fait par nous. Nous, c’est le SLECG qui nous a refusés. Le SLECG avait un combat et il est parvenu à obtenir un accord.

Comme ils se disent qu’ils sont en train de faire un travail pour l’ensemble des travailleurs de l’éducation, je me demande quelle est la raison qui peut pousser le SLECG à refuser que les autres structures syndicales soient impliquées dans cette commission d’assainissement. Le fait que nous ne soyons pas signataires de ce protocole, ne veut pas dire que le SLECG va venir recenser chez nous.

Guineematin.com : mais le SLECG aussi à des membres à l’enseignement supérieur.

Lansana Yansané : si le SLECG avait des membres à l’enseignement supérieur, pourquoi le SLECG n’avait pas réussi à mettre l’enseignement supérieur dans sa grève ? Tous ceux qui étaient au SLECG au niveau de l’enseignement supérieur ont quitté pour rejoindre le SNAESURS.

Guineematin.com : peut-être que si le SLECG n’a pas réussi à paralyser l’enseignement supérieur, c’est parce que le ministère de tutelle s’est employé à casser le mouvement, notamment en mutant les responsables du SLECG dans les universités.

Lansana Yansané : pas du tout. Je m’inscris en faux dans la mesure où, ce n’est pas le ministre qui dirige le syndicat. Le syndicat, c’est l’émanation des travailleurs. Selon l’article 87 de la convention du BIT, chaque travailleur est libre d’appartenir à une structure syndicale, et chaque entité des travailleurs est libre de créer sa structure syndicale. Ce qui fait que le ministre n’a rien à avoir par rapport à ça. Et si le SLECG avait réellement ces représentants à l’enseignement supérieur, ces représentants-là à auraient dû manœuvrer pour que l’enseignement supérieur soit dans la grève. Mais, du fait que ces éléments-là n’existaient plus, ils n’ont pas pu affecter l’enseignement supérieur.

Et je vous dis, le SLECG a été créé par l’enseignement supérieur. Aboubacar Soumah a récupéré une structure vide de contenu. Et, nous sommes allés vers lui pour qu’on puisse faire une unité syndicale pour que l’enseignement supérieur soit représenté au sein de ce bureau exécutif. Chose qu’il n’a pas acceptée. Et nous ne pouvons pas être opposés à ça dans la mesure où, c’est son droit. Parce qu’il a réussi à récupérer la structure.

C’est pourquoi, nous nous sommes dit, laissons cette structure, il ne faut pas se mettre dans une guerre de récupération de structure. Il n’a qu’à gérer ça, et nous aussi essayons de créer une structure qui est propre à l’enseignement supérieur. Et c’est cette structure que nous avons créée, qui ne s’occupe que des préoccupations de l’enseignement supérieur, rien que l’enseignement supérieur.

S’il y a grève ailleurs, ça ne fait pas notre préoccupation. Nous, ce qui constitue les véritables et réelles préoccupations de l’enseignement supérieur, c’est ceux que nous défendons. Tels que la formation des formateurs, la recherche, l’équipement des laboratoires et des bibliothèques. Voilà quelques éléments que nous avons comme préoccupations que les autres sûrement n’ont pas dans leurs préoccupations.

Nous sommes d’accord avec le SLECG que s’il arrive à décrocher de l’argent, c’est bien. Mais nous aussi, pour avoir de l’argent au niveau de l’enseignement supérieur, il faut remplir un certain nombre de conditions. C’est pourquoi, le salaire d’un enseignant du supérieur, ne doit pas être égal au salaire d’un enseignant de l’enseignement préuniversitaire.

Donc, voilà un peu. Nous ne sommes pas opposés. Nous donnons un avis favorable au SLECG de faire son recensement. S’il veut venir à l’enseignement supérieur, il vient pour se mettre en commun accord avec nous, et puis nous bosserons ensemble. Mais nous écarter à la mine de la production et nous dire finalement que c’est lui qui va faire le recensement, ça c’est hors de question. On ne peut pas avaler ça. Dans la mesure où il y a eu une force qui a maintenu les enseignants du supérieur à ne pas aller en grève. Cette force doit être reconnue. Si le SLECG avait la force, il aurait dû mettre les enseignants en grève au niveau du supérieur.

Guineematin.com : à vous entendre, on a comme impression que vous menez une guerre de positionnement et que vous allez lancer votre préavis de grève juste pour répondre SLECG.

Lansana Yansané : ce n’est pas pour répondre à l’avis de grève du SLECG. Nous, nous avons des préoccupations. Nous nous avons 14 points inscrits dans notre préavis de grève. Premièrement, je parlais tantôt de la présence effective des agents recenseurs indépendants dans les institutions d’enseignement et les centres de recherche pour le recensement, et que la supervision soit assurée par la structure à la base du SNAESURS. Deuxièmement, la publication immédiate de l’arrêté d’engagement de 451 homologues avec une prise en charge à partir de janvier 2019.

Vous savez, le SLECG annonce qu’il y a 10 homologues à Kindia qui n’ont pas été engagés depuis 15 ans. Nous nous inscrivons en faux. Dans la mesure où depuis 2005 jusqu’à maintenant, il y a eu plus de 105 engagement à la fonction publique. Même en 2017, il y a eu 369 qui ont été engagés au niveau de l’enseignement supérieur.

En septembre 2018, on a recensé tous les homologues de toutes les institutions d’enseignement supérieur et des centres de recherche qui nous ont donné un effectif de 451 qui doivent être engagés au compte de l’enseignement supérieur, y compris les homologues de Kindia. Alors nous nous sommes posé la question de savoir où étaient les 10 homologues que le SLECG revendique et qui ont exercé plus de 15 ans. Ce n’est pas vérifié.

Ensuite, nous demandons la publication immédiate de l’arrêté d’abrogation du licenciement de 7 enseignants chercheurs. Il y a trois mois, 7 enseignants chercheurs qui ont été licenciés à l’université de Kindia pour des raisons inavouées. On a mené des démarches partout et on a vu qu’il n’y a aucun fond de dossier valable qui justifie le licenciement de ces gens-là. Et nous avons exigé à ce que ces gens soient rétablis de leur droit. Donc, nous exigeons cela.

Ensuite, le retour de l’arrêté conjoint. Vous n’êtes pas sans savoir en 2017, le ministre Yéro avait pris un arrêté conjoint n°2356 en commun encore avec son homologue de l’économie et des finances pour accorder une certaine valorisation des primes et indemnités spéciales aux enseignants chercheurs de Guinée. Cet arrêté a été annulé. Et nous nous sommes dits, qu’il faut que cet arrêté revienne, par ce que quand un syndicaliste bénéficie de quelque chose, on ne doit pas le lui retirer. Donc, on doit maintenir parce que ça va dans l’intérêt des enseignants du supérieur.

Il y aussi la valorisation des primes des heures supplémentaires, de vacation et des frais de mission d’enseignement. Ensuite, nous demandons une bonification en grade. C’est-à-dire une augmentation de deux grades de tous les détenteurs de Master, de DEA et des diplômes équivalents, pour encourager la formation. En 2016, il y a eu la transposition dans la nouvelle grille. Mais très malheureusement, dans cette transposition, il y a eu d’énormes erreurs.

Comme ceux qui ont fait ce travail, la plupart sont détenteurs d’une maitrise, ils ont transposé en leur faveur, en occultant la valeur que les autres ont eue avec l’effort. C’est pourquoi, nous demandons que quand tu as un Master ou un DEA, tu dois bénéficier d’un avantage et dépasser celui qui a par exemple une maitrise. Cela, pour que les autres soient encouragés à faire la formation.

Quand nous parlons de la qualité de l’enseignement, il faudrait qu’il y ait ce qu’on appelle le niveau de l’enseignant. Et, l’enseignant ne peut avoir le niveau que s’il a une formation solide. C’est pourquoi, on exige que les enseignants aient des Masters, des DEA, le Doctorat et jusqu’à ce qu’ils deviennent des Professeurs.

Nous demandons également le déblocage des avancements automatiques annuels et la correction des erreurs de transposition de 2016, en tenant compte de l’ancienneté. Actuellement, celui qui est rentré aujourd’hui dans la fonction publique, il a la même valeur celui qui est ancien. Nous demandons donc à qu’on reconnaisse le temps que vous avez pris pour qu’on puisse vraiment vous valoriser.

Ensuite, nous demandons le non-retour des enseignants mutés par nécessité de service et qui ont refusé de rejoindre leurs postes de mutation. Dans les revendications du SLECG, ils ont dit qu’il y a des gens qui ont refusé de rejoindre leurs postes pour faits de grève. Nous nous disons que c’est faux. Dans la mesure où il n’y a pas eu de grève dans l’enseignement supérieur. Si quelqu’un est muté à l’enseignement supérieur, comment se fait-il qu’il a été muté pour faits de grève ? Ça ne se vérifie pas.

Et ces gens, depuis qu’ils ont été mutés, par manque de respect à l’autorité de l’Etat, ils ont refusé de rejoindre leurs postes. Comment se fait-il qu’une structure syndicale puisse se lever et demander le retour de ces gens-là ? Ceux-là qui ont refusé d’obtempérer sous l’autorité de l’Etat et qui disent qu’ils doivent revenir à leurs anciens postes ? Nous, nous sommes pour le respect de l’autorité de l’Etat.

Nous exigeons aussi le retour de la ligne de recherche dans les Institutions d’Enseignement Supérieur. Vous savez que les institutions d’enseignement supérieur, nous nous sommes autonomes. Nous recevons des subventions, et dans ces subventions, il y a ce qu’on appelle la ligne recherche qui vise à appuyer les enseignants chercheurs qui veulent faire les recherches, pour faire leurs activités de recherche.

Aujourd’hui, le gouvernement a gelé cette ligne-là. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les enseignants ont négligé le côté recherche. C’est la raison pour laquelle nous exigeons que cette ligne-là soit respectée pour que nous ayons la possibilité de faire les recherches au niveau de l’enseignement supérieur.

Nous demandons aussi le retour de la ligne investissement dans l’enseignement supérieur. Comme nous sommes dotés de budgets autonomes, c’est aux institutions de faire des investissements. Mais aujourd’hui, cette ligne aussi est bloquée par le ministère de tutelle. On exige donc que le ministre ramène cette ligne au niveau des institutions pour qu’il y ait des investissements dans les IES. Nous avons aussi des collègues assistants qui doivent bénéficier d’un certain nombre de primes qui leur permettront d’être encouragés dans leur formation. Si ces homologues ne sont pas financés pour faire des recherches, comment ils vont mieux former ?

Nous avons aussi la ligne de la formation des formateurs qui se trouve gelée au niveau de l’enseignement supérieur. Il faudrait qu’il y ait une commission tripartite pour pouvoir gérer ces fonds-là. La CRDG (Conférence des Recteurs et Directeurs Généraux) des institutions d’enseignement supérieur, le syndicat SNAESURS, et puis le département.

Les trois parties vont se retrouver pour voir ceux qui doivent bénéficier de la formation. Voilà ce que nous exigeons du département. Sans cela, nous allons partir en grève. On a lancé notre préavis de grève hier. Nous donnons 10 jours au gouvernement. Si dans les 10 jours prévus par la loi on n’a aucune réponse favorable, nous allons lancer l’avis de grève.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Décret : l’ambassadeur Saran Mady Touré quitte le Canada pour la Chine

9 avril 2019 à 20 08 49 04494
Saran Mady Touré

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce mardi, 09 avril 2019, le président Alpha Condé a nommé monsieur Saran Mady Touré comme ambassadeur plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République populaire de Chine avec comme résidence à Beijing (autrement appelée Pékin).

Très actif au sein du parti au pouvoir, Saran Mady Touré quitte ainsi le Canada pour la République populaire de Chine.

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Abidjan : Cellou Dalein rencontre d’éminentes personnalités

9 avril 2019 à 20 08 48 04484
Cellou Dalein Diallo et Mo Ibrahim

Comme annoncé précédemment, le chef de file de l’opposition guinéenne et vice-président de l’Internationale Libérale, Cellou Dalein Diallo, était parmi les invités au forum de la fondation Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance qui s’est tenu du 4 au 7 avril 2019 à Abidjan. En plus d’avoir participé aux débats qui ont réuni d’éminentes personnalités, le président de l’UFDG a eu une série de rencontres avec certains participants à cette rencontre, dont le président ivoirien, Alassane Ouattara, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette année, la fondation du milliardaire soudanais « Mo Ibrahim » a décidé de traiter du préoccupant sujet de la migration et des perspectives pour les jeunes du continent. Alors que la Guinée est un pays que les jeunes fuient en masse (classée 2ème pourvoyeur de demandeurs d’asile en France après l’Afghanistan, selon le journal Le Monde), la présence du président de l’UFDG était un signal fort, illustrant son engagement sans faille pour le développement de son pays et l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens.

Au cours des travaux, le leader de l’opposition guinéenne a prôné la bonne gouvernance en Afrique et véhiculé un message de paix, d’unité, de tolérance et de respect de la démocratie sur le contient. Le président de l’UFDG en a profité pour rencontrer et échanger en privé avec plusieurs personnalités présentes à la rencontre. « Les rencontres se sont multipliées pour le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, qui s’est entretenu avec chefs d’Etats, dirigeants d’institutions, figures africaines et internationales emblématiques des secteurs publics et privés. Il a pu sensibiliser sur la situation grave de la Guinée, les risques qui pèsent sur la démocratie et partagé ses convictions sur la nécessité de bâtir un pays uni et respectueux des libertés individuelles et démocratiques », explique une source proche de l’opposant guinéen.

Au cours de son tête-à-tête avec Alassane Ouattara, Cellou Dalein Diallo a félicité le président ivoirien pour son leadership et son action à la tête de la société ivoirienne. « Ensemble, ils ont réaffirmé leurs valeurs démocratiques communes et un souhait partagé de contribuer à l’émergence économique de la sous-région et du continent », précise notre source.

Le président de l’UFDG a échangé également avec Aliko Dangote, l’homme le plus riche du continent africain, qui a exprimé son souhait de voir la Guinée se développer dans la paix et qui a partagé ses amitiés avec Cellou Dalein Diallo.

Avec Pascal Lamy, ancien Directeur général de l’OMC et directeur de l’Institut Jacques Delors pour l’Europe, les échanges ont porté sur la conjoncture économique et sociale compliquée de la Guinée dont la jeunesse désœuvrée forme le premier contingent de migrants vers l’Europe.

En outre, l’opposant guinéen s’est entretenu avec Robert Malley, le directeur de l’International Crisis Group, qui dit suivre de près la situation politique en Guinée. Une situation dit-il, marquée par les arrestations d’opposants et la « volonté » du Président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

De son côté, le président de la fondation Mo Ibrahim, a affiché devant Cellou Dalein Diallo, sa préoccupation face aux « dérives anti-démocratiques en cours en Guinée. Ce dernier lui a assuré du soutien de sa fondation dans la défense de la démocratie et des libertés individuelles », précise notre interlocuteur.

Enfin, l’opposant guinéen a eu des entretiens avec journalistes internationaux, notamment de Fraternité Matin, du Figaro et du Financial Times.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Massacre au centre du Mali : la PJDD et le Forum Civil Guinéen interpellent les africains

9 avril 2019 à 19 07 55 04554

Deux plateformes de la société civile guinéenne ont exprimé leur solidarité avec le peuple malien suite à l’attaque du village d’Ogossagou le 23 mars dernier où au moins 157 personnes ont été tuées. Dans une déclaration rendue publique ce mardi, 09 avril 2019, la Plateforme des Jeunes leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD) et le Forum Civil Guinéen (FCG) ont interpellé les dirigeants africains à plus d’actions dans la résolution des crises, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ibrahima Balaya Diallo

Le village d’Ogossagou, en République du Mali, a été la cible d’une attaque meurtrière où des hommes armés ont tué plus de 157 personnes dont l’âge varie entre 03-98 ans. Dénonçant ce massacre, Ibrahima Balaya Diallo, président du Forum Civil Guinéen, se dit inquiet face à cette situation. « Ce qui est arrivé au Mali peut arriver chez nous, nous ne le souhaitons pas. Nous nous sommes dits avec la PJDD qu’il y a vraiment une solidarité à cultiver avec le peuple malien. Pour reprendre les mots de madame Adame Ba Konaré, ancienne première dame du Mali, aujourd’hui il faut se créer un espace commémoratif. Qu’on n’oublie pas que nous sommes les mêmes peuples, il n’y a que des frontières artificielles qui nous ont séparées et que nous parlons les mêmes langues », a rappelé Ibrahima Balaya Diallo.

Poursuivant, le président du Forum Civil Guinéen pense que derrière cette attaque meurtrière au centre du mali, il y a une main noire des Occidentaux pour piller les ressources de l’Afrique Occidentale en général, mais celles du Mali en particulier. « Le problème Dogon et Peulh au Mali, c’est un problème récurrent entre éleveurs et cultivateurs. Maintenant, aller jusqu’à faire cette tuerie de masse, nous pensons que c’est un problème qui est instrumentalisé. Aujourd’hui, c’est la jeunesse africaine qui doit prendre conscience face à toutes les richesses que nous possédons. Si non, nous risquons de vivre sans en profiter. C’est les multinationales qui viennent en profiter et pour qu’elles en profitent, il ne faut pas qu’il y ait un espace de paix », soutient cet activiste de la société civile.

Ibrahima Aminata Diallo

Abondant dans le même sens, Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD, a dit que « notre hymne national parle du peuple d’Afrique. Nous estimons que notre hymne porte un message à l’endroit des peuples africains. Donc, s’il y a un problème dans un pays africain, c’est du ressort de tout citoyen engagé, qui défend des valeurs, de s’indigner mais en même temps d’attirer l’attention des gouvernants par rapport à ce qui prévaut dans la sous-région. Ce qui s’est passé au Mali, si ce n’était pas un silence coupable des chefs d’Etats africains, le cas du Burkina Faso n’allait pas arriver. Le 23 mars 2019, c’était le Mali, quelques jours plus tard, c’est le Burkina Faso. Qui sait si ça va aller au Sénégal, en Guinée ou ainsi de suite ? Donc, il est mieux que nous nous levions dès maintenant parce que prévenir vaut mieux que guérir… Pourquoi personne ne parle ? Pourquoi la justice et la CEDEAO ne réagissent pas ? Pourquoi les chefs d’Etats africains ne réagissent pas ? », s’interroge-t-il.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Loi sur la parité, retour du Code Civil… : ce qu’en dit la députée Djalikatou Diallo

9 avril 2019 à 19 07 44 04444
Honorable Djalikatou Diallo

Au compte de la session des lois de l’Assemblée Nationale, ce sont 65 députés qui ont répondu présent ce mardi, 9 avril 2019, sur les 113 inscrits. A cette occasion, 08 textes de lois ont été présentés, parmi lesquels celui relatif à la parité et le Code de l’Enfant. Après l’adoption de cette première tranche du chronogramme de la session ordinaire des lois, l’honorable Hadja Djalikatou Diallo a donné son avis sur le sujet.

Vous venez d’adopter la première tranche du projet de chronogramme de la session ordinaire des lois à l’Assemblée nationale. On voit le retour du Code Civil. Quel est votre sentiment ?

Djalikatou Diallo : en tant que secrétaire générale du forum des femmes parlementaires de Guinée, je suis très ravie du retour du Code Civil qui a été adopté ici par les députés le 20 décembre 2018. Parce que le Chef de l’Etat n’a pas accepté de promulguer le code, il l’a renvoyé en seconde lecture. Et, nous allons examiner les points de divergence avec le Chef de l’Etat, notamment les dispositions des articles 281, 282 concernant la polygamie qui avait été légalisée. Le Chef de l’Etat n’a pas accepté de le promulguer parce qu’il considère que c’est un recul. Et nous les femmes parlementaires également, les 26 présentes à l’Assemblée nationale, nous nous sommes abstenues. On n’a pas voté le code civil à cause de ces dispositions qui sont discriminatoires. Et, nous considérons que c’est un recul. Le code étant revenu, nous allons nous battre, faire le plaidoyer pour que ces dispositions-là soient effacées dans ce code et pour qu’on revienne dans le régime de la monogamie comme dans le code actuel qui est en vigueur.

Vous avez déposé une proposition sur la parité. Cette proposition figure dans le chronogramme. Ça vous réjoui ?

Djalikatou Diallo : nous sommes très heureuses, très ravies que la proposition de loi sur la parité que nous avons introduite ici au niveau de l’Assemblée nationale soit programmée. La commission saisie au fond va s’activer avec le collectif des députés signataires de cette proposition de loi sur la parité pour l’examen au niveau de la commission, ensuite, l’inter commission et aussi, l’adoption ici en plénière dans les jours et semaines à venir.

Quelles sont les grandes lignes que contient cette proposition de loi ?

Djalikatou Diallo : c’est une proposition de loi qui contient neuf (9) articles, dont l’article premier pose les conditions de la parité ; les articles deux et trois concernent le champ d’application de la loi. Ensuite, les articles quatre, cinq exhortent tous les acteurs impliqués, notamment les partis politiques, aussi au niveau des listes indépendantes des candidatures pour le respect de cette parité. Et l’article huit, ce sont des mesures coercitives qui rejettent toutes listes de candidatures dorénavant qui ne respectent pas la parité homme/femme pour les mandats électoraux et les fonctions électives.

Vous êtes 26 femmes à l’Assemblée nationale sur un effectif de 113 membres. Comment vous comptez faire pour réussir à faire adopter cette proposition de loi ?

Djalikatou Diallo : c’est vrai que, sachant qu’on est en infériorité numérique, nous allons faire des plaidoyers, des sensibilisations auprès des députés hommes. Et, on a réussi à former un collectif de 85 députés, donc beaucoup d’hommes que de femmes pour pouvoir faire passer ce texte sur la parité ici. Et, j’en profite pour remercier ici les partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent et le gouvernement.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manéah : pose de la 1ère pierre du projet de construction du lycée, financé par le Japon

9 avril 2019 à 19 07 33 04334

Communiqué : Mardi 9 avril 2019, Son Excellence Monsieur Hideo Matsubara, Ambassadeur du Japon en Guinée, Monsieur Ousmane Karamoko Camara, président de l’Association des jeunes « Force Naturelle » pour le Développement de Manéah et les autorités locales et éducatives ont procédé à la pose de première pierre du Projet de construction du lycée de Manéah, dans la préfecture de Coyah.

Ce projet, d’un montant de 173 297 $ US (environ 1 500 000 000 GNF) financé dans le cadre des Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine, va permettre la construction du premier lycée public de la Commune Rurale de Manéah. Ce lycée sera établi dans l’enceinte du collège de Manéah, avec la construction d’un bâtiment de 9 salles de classe et d’une direction de 4 bureaux avec leur mobilier, ainsi que la réalisation de 3 latrines.

La Commune de Manéah est actuellement dépourvue de lycée public, alors qu’elle accueille plusieurs écoles primaires et un collège. Elle connait également un fort développement urbain, dans la grande agglomération qui se renforce entre Conakry, Coyah et Dubréka mais sans que les services publics, et notamment les infrastructures scolaires, suivent le rythme. Ce qui oblige les collégiens (et leurs familles) à supporter de lourds frais de transport ou d’hébergement pour continuer aux lycées de Coyah ou de Conakry, ou à abandonner leur scolarité. Le lycée de Manéah permettra donc aux collégiens de poursuivre sur place leur enseignement secondaire.

Par ce projet, le Gouvernement du Japon poursuit son appui aux efforts du Gouvernement Guinéen pour l’éducation, afin d’assurer la base du développement du pays. C’est un des piliers des axes d’intervention du Japon en Afrique, tel qu’il ressort de la 6ème Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 6).

Depuis le début de sa coopération, le Japon a financé plus de mille salles de classe en Guinée.

Communiqué transmis par l’ambassade du Japon en Guinée

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Télimélé : 25 filles ouvrent le bal du concours de recrutement dans l’armée

9 avril 2019 à 19 07 06 04064

Les premières activités du concours de recrutement dans l’armée guinéenne ont été lancées ce mardi, 9 avril 2019, à Télimélé. C’est le stade omnisport local qui a servi de cadre au coup d’envoi de la course en série filles. On notait la présence du préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, du maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, des forces de défense et de sécurité, des agents de la santé et de la Croix Rouge, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La préfecture de Télimélé totalise quatre cent (400) dossiers de candidature, dont 25 filles. Ce matin, 25 filles sur les 32 qui s’étaient engagées au début, ont effectué la course sur une distance de 6 kilomètres, du Stade à la Carrière, sur la route nationale N24, en allant vers Gaoual. Contrairement à certaines préfectures du pays, aucune fausse note n’a été enregistrée, pas de malaise ni de chute.

D’après les informations reçues auprès des autorités, sur les quatre cent (400) dossiers en compétition, seulement deux cent (200) seront retenus pour la suite.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, le préfet de Télimélé, a dit sa joie par rapport au démarrage de cette activité. « D’abord, je félicite le pouvoir central, et singulièrement le chef de l’Etat, qui pense toujours à sa jeunesse. Il a dit qu’il a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes. Dans cette action, nous voyons que tout est sur le point d’être mis en œuvre pour que les jeunes qui sont au chômage puissent avoir de l’emploi. J’ai un sentiment de fierté et de réconfort moral de voir aujourd’hui que les jeunes sont mobilisés pour être dans l’armée. Au total, trente deux 32 filles étaient inscrites, sur les trente deux, vingt cinq se sont présentées pour les épreuves sportives. Honnêtement, nous sommes satisfaits de la qualité de l’organisation. Je tiens à dire que toutes les filles ont ténu, nous n’avons enregistré aucun défaut et aucune fausse note. Nous espérons continuer et finir ces étapes dans ce sens. Nous n’avons que deux cents (200) personnes à sélectionner parmi quatre cents (400) postulants. Ceux qui seront sélectionnés, il faudrait vraiment que ça soit des bonnes graines. Je serais là du début à la fin, je ne vais pas blaguer, celui qui fait la complaisance, on va l’enlever et mettre une autre personne. La confiance n’a pas de prix. Nous avons divisé le groupe des hommes en quatre sous-groupes de 90 personnes. Chaque jour, un groupe va passer », a dit Amara Lamine Soumah.

De son coté la candidate, Diariou Baldé, affirme être ravie de la neutralité dont ont fait preuve les autorités de Télimélé. « Je suis très contente de la manière de l’évaluation. J’avais trop de soucis dans ma tête, mais franchement, pour cette première étape, je suis heureuse. Toutes les filles ont bien tenu la course et les exercices physiques. Nous attendons la suite pour voir si la chance va nous sourire ».

Il est important de signaler que lors d’une réunion avec les autorités et le conseil des sages sur le déroulement du concours, le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo a pris l’engagement que la présélection va se dérouler comme cela se doit.

A partir de demain mercredi, 10 avril, la série garçons va débuter. Tous les candidats sont conviés au stade omnisport de Télimélé à 06 heures.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622 52 52 50

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Recrutement dans l’armée : les épreuves sportives lancées à Kindia

9 avril 2019 à 18 06 30 04304

Les premières épreuves du concours de recrutement dans les forces armées guinéennes ont été officiellement lancées ce mardi, 9 avril 2019, dans la préfecture de Kindia. Sur les 1000 candidats qui se sont mesurés ce mardi, c’est seulement 136 garçons et 30 filles qui ont été présélectionnés après la course, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats pour le recrutement dans l’armée ont fait les premières épreuves sportives ce mardi matin à Kindia. L’itinéraire à suivre était du rond point de Wondima à la devanture du camp Samonronya en passant par la contournante sur 8 kilomètres. Pour les filles, la distance de 6 kilomètres va de la station Comoyah à la devanture de Samonronya.

Selon nos informations, durant la course, 12 candidats sont tombés, dont une fille. Mais, aucun d’entre eux n’a été hospitalisé.

Après cette épreuve, certains candidats ont accusé des militaires d’avoir retiré leurs tickets en vue de les disqualifier. Selon Alpha Oumar Diallo, « je suis venu jusque là-bas. Nous étions trois personnes, ils nous ont dit que c’est bloqué, qu’ils ne voulaient que des filles. Nous maintenant, nous sommes assis, notre courage était fini. Directement, il y avait ceux que j’avais dépassés par là. Ceux-ci sont venus après trois minutes. Ils ont sifflé pour les hommes aussi. Il ya une dizaine d’hommes qui sont entrés devant moi », dénonce-t-il.

Par contre, Mamadou Lamarana Diallo, le numéro 1 du 2ème groupe, se dit satisfait du déroulement de la première épreuve. « Mon seul secret, c’est l’effort que j’ai fait depuis longtemps, car on dit que ce n’est pas le jour de la guerre qu’on fait la formation. En un mot, ce n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à courir. Je suis le premier avec l’effort, rien que l’effort. L’épreuve s’est passée comme cela se doit ».

Les épreuves sportives se dérouleront pour 6 jours.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Audition de Dr Faya : Me Béa dénonce « un dossier plus politique que judiciaire »

9 avril 2019 à 17 05 44 04444

L’audition du président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno, et de ses partisans, Sâa Koundouno et madame Halimatou Baldé, s’est poursuivie ce mardi, 09 avril 2019, au Tribunal de Première Instance de Kaloum. Ils sont inculpés d’attroupement et de trouble à l’ordre public, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour la journée de ce mardi, les opposants étaient accompagnés par leurs avocats, Me Abdoul Kabélé Camara, ancien ministre et président du parti RGD, Me Salifou Béavogui. L’audition des inculpés a duré pendant plus de trois heures.

A la sortie du bureau du juge d’instruction, maitre Salifou Béavogui, membre du collectif des avocats de la défense, s’est dit révolté de se retrouver devant la justice avec un dossier qui n’en valait pas la peine. « Le collectif des avocats s’insurge avec la dernière énergie contre cette procédure qui n’en était pas une. En réalité, on n’avait pas besoin de judiciariser ce dossier. On n’avait pas besoin de faire de ce dossier, un dossier de procédure parce qu’en réalité, juridiquement, il n’y a aucune infraction. Nous constatons qu’à travers ce dossier, on est en train de violer toutes les règles qui gouvernent ou qui encadrent les libertés publiques dans notre pays », soutient-il.

Pour maitre Béa, la Constitution guinéenne a régulé la vie en société en son article 7. « Chacun est libre de s’exprimer, de manifester et de diffuser ses idées par la parole, par l’écrit et par l’image. Tout ce qui a été reproché à nos clients, c’est d’avoir fait un sit-in avec des images exprimant leur opinion sur la fin de la mandature des députés à l’assemblée nationale. Donc, il n’y a ni crime, ni délit, ni contravention en cela. C’est ce qui justifie notre révolte », précise l’avocat.

Dans ce dossier, Me Salifou Béavogui pense avoir plutôt à faire à un dossier politique. « Nous pensons encore avoir entre nos mains un dossier beaucoup plus politique que judiciaire. Nous voulons que cela s’arrête. Il y a beaucoup d’autres choses à faire dans ce pays. La justice a beaucoup de choses à faire autre que des dossiers de ce genre. Des dossiers qui n’ont aucune espèce d’importance pour nous, si non que de continuer une fois de plus de saper les fondements de notre Etat de droit. »

D’ailleurs, l’avocat dénonce ce qu’il appelle le deux poids, deux mesures qui caractérise la justice guinéenne. Pour lui, ses clients qui ont manifesté leur opinion ne méritaient pas de se retrouver en justice. Au contraire, ce sont les agents de maintien d’ordre qui se sont permis de monter un tel dossier qui devraient être poursuivis pour entrave à la liberté d’opinion. « C’est à eux (les agents de maintien d’ordre : ndlr) qu’on devrait appliquer l’article 24 qui garanti l’exercice des libertés fondamentales ainsi que l’article 25 qui réprime l’entrave au droit de manifester. On a même renversé les choses. Mais, nous continuerons à nous battre pour le triomphe du droit dans notre pays », a-t-il promis.

Il faut rappeler que pour la journée de demain mercredi, 10 avril 2019, la cadence va continuer avec cette fois-ci Victor Kamano, Mamadou Adama Diallo et Aliou Traoré qui seront entendus par le juge d’instruction.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pita : Mouctar DIALLO finance la construction de la clôture d’un cimetière à Maci

9 avril 2019 à 17 05 35 04354

Communiqué : Le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes va construire la clôture d’un cimetière d’une superficie d’un (1) hectare dans la sous-préfecture de Maci, à Pita.

Voici un acte social plein de générosité et d’humanisme posé par le jeune et dynamique Ministre Mouctar DIALLO.

Ce dimanche 7 avril 2019, M. Mouctar DIALLO en compagnie d’une forte délégation s’est rendu au domicile privé d’Elhadj Mody Amadou Sara Bah à Maci pour lui présenter ses condoléances après le décès de son fils.

À cette occasion, ce conseiller communal et secrétaire administratif de la ligue islamique sous-préfectorale a expliqué un souci majeur des populations de Maci au Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes : construire la clôture du nouveau cimetière d’une superficie d’un (1) hectare.

Séance tenante, le Ministre Mouctar DIALLO a pris l’engagement de financer entièrement les travaux de construction de la clôture de ce cimetière.

Véritable ouf de soulagement pour les populations de Maci qui ont aussitôt remercié l’émissaire du Chef de l’État et inititeur du « Mois de reconnaissance du Foutah au Président Alpha CONDÉ » tout en réitérant leur adhésion totale à la politique de développement du Président de la République.

Le Ministre Mouctar Diallo s’est également rendu à la grande mosquée de Maci où il a rencontré l’érudit ainsi que les sages de la localité.

L’érudit de Maci a tout d’abord remercié le Président Alpha CONDÉ pour les nombreux projets réalisés en faveur des populations locales. Il a aussi dit des prières pour la santé du Chef de l’État et le développement de la Guinée.

Par ailleurs, le Ministre Mouctar DIALLO est allé présenter ses condoléances dans deux familles à Pita notamment dans celle de madame Tambassa Mariama, Directrice préfectorale de l’éducation qui a perdu sa mère.

Par la Cellule de communication du ministère de la Jeunesse

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9 avril 2019 à 17 05 16 04164

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Meurtre d’un militaire à Dinguiraye : les accusés condamnés de 2 à 10 ans de prison

9 avril 2019 à 17 05 11 04114

Le tribunal militaire, siégeant au tribunal de première instance de Kankan, a rendu le verdict dans le dossier de l’assassinat d’un militaire en janvier 2017. Le principal accusé dans ce dossier, le sergent-chef Sostème Dramou a écopé de 10 ans de réclusion criminelle ce mardi, 9 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le dossier sur l’assassinat du sergent-chef Wassey Yömalö, en service au camp d’infanterie de Dinguiraye au moment de son assassinat, a connu son épilogue ce mardi.

Le principal accusé, le sergent-chef Sostème Dramou, également en service au camp d’infanterie de Dinguiraye, a été reconnu coupable d’être l’auteur de la mort de son collègue, dont le corps avait été retrouvé en état de putréfaction le 7 janvier 2017. Le militaire a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

Ses coaccusés, Mari Noel Kourouma, agent commercial ; Foromo Loua, chaudronnier ; et Kpakilé Haba, vitrier, ont été reconnus coupables des faits d’abstention délictueuse. Les trois compagnons d’infortune ont écopé de 26 mois de prison, soit le temps mis en prison, puis qu’ils sont sous mandat de dépôt 2 ans 2 mois et 2 jours.

Par contre, le tribunal a renvoyé Gnéréké Loua et Cécé Kolié, tous âgés de 17 ans au moment des faits, des fins de la poursuite pour crime non constitué.

Après la lecture du verdict par le premier président du tribunal militaire siégeant au tribunal de première instance de Kankan, Abdoul Rachid Camara, la partie civile a exprimé sa satisfaction.

Mais, le parquet et la défense n’ont pas souhaité réagir à la décision du tribunal. « C’est de l’injustice pure et simple », a laissé entendre Me M’Bombey Mara de la défense.

Selon des sources proches du dossier, l’avocat aurait décidé d’interjeter appel.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 241

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Violences post-électorales à Kalinko : un des accusés meurt en prison à Faranah

9 avril 2019 à 16 04 31 04314

Un des huit accusés dans les violences post-électorales de février 2018 à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a rendu l’âme ce mardi, 09 avril 2019, à la prison civile de Faranah. Selon nos informations, la victime se nomme Abdoulaye Diallo, secrétaire Générale de la jeunesse de Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2019, des violences meurtrières accompagnées d’incendie et de destructions d’édifices ont eu lieu à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye. Sur la soixantaine de personnes mises en cause, huit ont été inculpés et accusés d’assassinat, d’incendie volontaire, de destruction d’édifices publics et privés. Leur procès a démarré il ya une dizaine de jours.

C’est un de ses détenus qui a perdu la vie en prison à Faranah. Il s’agit d’un certain Abdoulaye Diallo, âgé de 68 ans, né à Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, cultivateur de profession.

Maître Salifou Béavogui, avocat du défunt, joint au téléphone, a confirmé la nouvelle et s’est dit très attristé. « Je ne sais quoi dire. J’avais demandé une mise en liberté pour mes clients détenus à Faranah dans l’affaire de Kalinko. Ils étaient en très mauvais état de santé. Sur les huit, on a mis en liberté qu’un seul vieillard de 77 ans, également très souffrant.

C’est vraiment un sentiment de désolation qui m’anime. Abdoulaye Diallo est décédé ce mardi en prison à Faranah sans qu’il n’ait pu se défende et prouver son innocence dans ce dossier. Je suis vraiment peiné », a fait savoir l’avocat.

Par ailleurs, maitre Béa a dit que le vieil homme de 77 ans, Alpha Oumar Bagou Bah, qui a récemment bénéficié d’une mise en liberté, est gravement malade. « Son cas est très grave et il mérite qu’on le transfère à Conakry pour des soins appropriés. Malheureusement, il ya une main invisible à la justice qui refuse son évacuation vers Conakry », accuse maître Salifou Béavogui.

Joint au téléphone, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, a confirmé ces informations. « Oui, c’est un vieux, un agriculteur, né en 1951, originaire de Kansato. Il était détenu. Quand je quittais, on m’avait appelé pour me dire qu’il était malade là-bas.

Mais vous savez, en la matière, si une décision n’a pas été prise à l’audience publique, il n’y aura plus un acte légal à poser pour sa mise en liberté. On m’a dit qu’il était malade et j’ai demandé à ce qu’on l’envoi à l’hôpital. Malheureusement, il était souffrant et un peu âgé, on m’a appelé pour me dire qu’il est décédé. Son décès est survenu à la maison centrale ».

Cependant, le procurer nie un quelconque refus de la justice de permettre l’évacuation sanitaire du vieil homme, Alpha Oumar Bagou Bah. « Pour ce qui est du vieux de 77 ans, il avait bénéficié d’une mise en liberté provisoire. Il avait été confié à un de ses parents du nom d’Elhadj Boubacar. L’autre fois, ils sont venus me trouver au bureau pour me dire que le vieux est malade et qu’ils auraient souhaité qu’il soit évacué sur Conakry.

Je leur ai dit de repartir à l’hôpital régional de Faranah pour nous donner un acte. Si les médecins disent qu’ils ne peuvent pas le traiter, on pourra l’évacuer sur Conakry. Quand je quittais, puisque je ne suis pas sur place, ils n’avaient pas produit un acte allant dans ce sens », a dit Mamoudou Lébéré Baldé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : le FNDC s’organise pour aller dans la bataille

9 avril 2019 à 16 04 12 04124

Communiqué de presse 003/FNDC/2019

Le Front National pour la Défense de la Constitution tient à informer la population de ses dernières activités et de son état d’avancement.

Le Front National pour la Défense de la Constitution, nouvelle grande coalition unifiant organisations de la société civile, partis politiques, syndicats, artistes et citoyens contre le projet de troisième mandat du Président Alpha Condé, désire informer la population de ses récents progrès et de l’aboutissement des étapes préliminaires de structuration.

A cet effet, une réunion en plénière a eu lieu le 06 avril dernier afin de finaliser la mise en place des différentes commissions de travail. Cette réunion fut également l’occasion de valider le plan opérationnel et les axes stratégiques de la coalition. Le FNDC sera donc très prochainement paré à passer à l’action.

A cet égard, une commission administrative est d’ores et déjà opérationnelle au siège du front. Celle-ci se tient à disposition des citoyens pour toutes questions liées aux activités du FNDC.

D’autres appels et communications sur les activités du FNDC suivront très prochainement.

Ibrahima Diallo

                                                     
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Siguiri : un journaliste et candidat au recrutement dans l’armée meurt après la première course

9 avril 2019 à 15 03 48 04484

Un candidat au recrutement dans les rangs de l’armée guinéenne a trouvé la mort ce mardi, 9 avril 2019 à Siguiri. Le candidat, répondant au nom de Sâa François Ifono, journaliste-technicien à la radio Djoliba FM, a fait un malaise après avoir parcouru une distance de 8 km, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La liste des jeunes gens qui meurent à l’occasion des premières épreuves pour le recrutement dans l’armée s’allonge. Après Kankan, Mandiana, Lola et N’zérékoré, c’est la préfecture de Siguiri qui a enregistré un premier cas de décès ce mardi. Il s’agit de Sâa François Ifono, âgé de 23 ans marié à une femme et père de trois enfants.

Selon Sékou Tinguiano, le grand frère de la victime, le jeune homme eu un malaise à la rentrée du camp. « Il était parti pour le concours de recrutement. Il a parcouru les 8 kilomètres. C’est à la rentrée du camp qu’il est tombé. On l’a pris pour l’amener à l’hôpital. C’est en cours de route qu’il a rendu l’âme ».

On en est déjà à huit (8) morts au compte de ce recrutement dans l’armée : Kankan (3 morts), N’zérékoré (2 morts), Mandiana (1 mort), Lola (1 mort) et Siguiri (1 mort).

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Nouvelle grève dans l’école guinéenne ? « On a déposé l’avis de grève », dit Aboubacar Soumah

9 avril 2019 à 14 02 52 04524

On se dirige vraisemblablement vers une nouvelle crise au sein du secteur éducatif guinéen. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 09 avril 2019, le secrétaire général du SLECG a annoncé le déclenchement d’une grève générale et illimitée à partir de demain.

Selon Aboubacar Soumah, si aucune décision relative à l’application du protocole d’accord signé en décembre dernier entre le SLECG et le gouvernement n’est prise jusqu’à 18 heures, les cours seront arrêtés dans toutes les écoles guinéennes dès demain, mercredi 10 avril 2019.

« On a déjà déposé l’avis de grève au niveau de tous les départements concernés, et on est en train de distribuer maintenant au niveau de toutes les écoles. On a appris que le gouvernement est en conseil interministériel, on attend donc le résultat de cette rencontre. Si le résultat est positif, on informera pour suspendre la grève. Mais, si jusqu’à 18 heures on n’a pas de résultat, on maintient notre position », a indiqué le leader du SLECG.

Et cette fois, les responsables du syndicat des enseignants ont décidé d’adopter une nouvelle stratégie, si cette grève est maintenue. « Tous les travailleurs iront dans leurs lieux de service mais pas pour travailler. Et cette fois-ci, le SLECG sera accompagné par l’USTG et toutes fédérations membres de cette centrale syndicale.

Je pense que le gouvernement a signé le protocole en tenant compte du caractère d’applicabilité du protocole. Il n’y a rien dans ce protocole qui est impossible d’être appliqué par le gouvernement. Donc si le gouvernement n’a rien fait, c’est le gouvernement lui-même qui constitue le blocus », a déclaré Moustapha Soumah, membre de la cellule de communication du SLECG.

Les heures qui suivent seront donc décisives pour le gouvernement guinéen, pris entre deux « feux ». D’un côté, le SLECG qui menace de partir en grève pour exiger le recensement des enseignants du supérieur comme ce fut le cas au niveau du pré-universitaire, et de l’autre, le SNAESURS qui menace aussi d’aller en grève au cas où le gouvernement accédait à la revendication du SLECG.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Forum de l’Etudiant Guinéen 2019 : Casimir Diaora dit tout à Guineematin

9 avril 2019 à 13 01 56 04564

La troisième (3ème) édition du Forum de l’Etudiant Guinéen (FEG) se tiendra du 17 au 19 avril 2019 au Palais du peuple de Conakry. Cette année, ce sont les trois ministères en charge de l’éducation (l’Enseignement Supérieur, l’Education Nationale et l’Enseignement Technique) qui organisent cet évènement.

Dans une interview accordée à un groupe de médias, dont Guineematin.com, Casimir Diawora, secrétaire général du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), est revenu sur l’organisation du FEG, les activités programmées mais aussi les attentes des organisateurs.

La troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen revêt un caractère particulier du fait qu’elle est organisée par les trois départements en charge de l’éducation en Guinée. C’est en prélude à cette activité que Casimir Diaora a eu à planter le décor en rappelant la particularité de cette édition.

« Le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et le ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, du Travail et de l’Emploi ont travaillé sous la houlette de l’Enseignement Supérieur en commission interdépartementale.

Ils ont travaillé sur les TDR (Termes De Référence) et cela en harmonie. Parce que tous ces trois niveaux du système éducatif sont concernés par le Forum de l’Etudiant Guinéen. Il n’y aura d’étudiants que si l’éducation nationale a formé des enfants, éduqué des enfants qui ont franchi l’examen d’entrée au collège, le BEPC et le Baccalauréat.

Et, les meilleurs qui transiteront par l’enseignement technique et qui voudront terminer à l’enseignement supérieur, il va falloir qu’ils aient été bien formés ; non seulement à l’éducation nationale, mais aussi à l’enseignement technique.

Voilà ces beaux produits qui tombent au niveau de l’enseignement supérieur et ça fait la qualité des produits que sortira l’enseignement supérieur ultérieurement. Donc, travailler en harmonie, en symbiose, les trois départements qui ne constituent qu’un, a été la spécificité qui va marquer le forum de cette année et qui continuera désormais à marquer tous les forums de l’étudiant guinéen », a-t-il dit.

Par ailleurs, le secrétaire général du MENA est revenu sur l’objectif recherché à travers l’organisation du Forum de l’Etudiant Guinéen. Selon Casimir Diaora, « le FEG va permettre à ce que l’étudiant guinéen sache s’apprécier lui-même et sache disposer des opportunités qui sont offertes en matière de connaissances sur les orientations qu’il pourrait avoir dans l’enseignement supérieur.

C’est bien se connaitre pour bien s’orienter et pour mieux étudier, pour pouvoir être employé plus facilement possible, trouver l’emploi qui sied à sa personne, faire des études qui plaisent à la personne pour devenir un acteur de développement. Voilà ce que nous recherchons à travers le forum ».

Durant les trois jours du FEG, les élèves et étudiants auront de larges informations sur les spécialités pour lesquels ils peuvent opter, mais aussi sur les métiers d’avenir à apprendre. « L’enseignement technique et la formation professionnelle qui ont fait la force des pays comme l’Autriche, l’Allemagne, les Etats-Unis, en Guinée, cet enseignement technique est déconsidéré et tout le monde va vers l’enseignement supérieur.

La pyramide est renversée, voici ce à quoi nous devons travailler pour que les enfants puissent s’orienter vers les métiers d’aujourd’hui et de demain. Il va falloir courir maintenant derrière les métiers de notre temps, former les enfants dans ce sens pour que l’expression employabilité tienne et que les enfants puissent facilement trouver du travail ».

En outre, Casimir Diaora a évoqué le concours d’éloquence qui est l’une des particularités du Forum de l’Etudiant Guinéen. « Le concours d’éloquence, il vient à point nommé. Et déjà, il est pratiqué par d’autres structures, des ONG qui parlent de concours d’épellation, concours d’orthographe. Mais, qu’à ce niveau élevé qui est le Forum de l’Etudiant Guinéen, qu’on parle d’éloquence, c’est une très belle chose.

Pour la simple raison, il est répandu dans l’opinion guinéenne que nos enfants sont d’un niveau médiocre. C’est sûr qu’il y a un nombre d’élèves qui se retrouvent avec un niveau pas très élevé mais par contre, il y a un certain nombre d’élèves qui sont brillants, qui font la fierté des professeurs. Et nous-mêmes, département qui s’occupe de l’enseignement avant le supérieur et l’enseignement technique, nous avons des élèves qui font notre fierté.

L’éloquence qui nous permet de nous distinguer par la clarté ce que nous disons et par le savoir bien dire, c’est ce qui manque un peu. Allez voir nos jeunes débatteurs, soyez un peu aux abords des écoles, vous verrez ces enfants avec une rhétorique qui nous étonne positivement. Vous verrez ces enfants qui débattent des sujets et vous vous demandez d’où ils tirent toutes ces informations et ils parlent dès fois très bien. Voilà, c’est ce qu’il faudrait amener le système à généraliser ».

En ce qui concerne les attentes du MENA, Casimir Diaora va citer notamment : « la compréhension de ce qui attend l’élève admis ou non encore au baccalauréat au sein du système de l’enseignement supérieur ; que l’élève soit motivé et puisse travailler pour pouvoir entrer de manière valable et de manière qualifiée dans ce système. De manière qualifiée, c’est-à-dire que l’élève puisse avoir le baccalauréat avec une bonne mention.

Au lieu que les enseignants et les élèves ne continuent à s’orienter vers les disciplines pour lesquelles ils mettront beaucoup d’années à avoir du travail, il serait bon que les élèves s’orientent vers les disciplines qui sont très utilitaires, rapidement utiles qui puissent les faire accéder à des professions qui leur plaisent. Parce que le travail d’abord, il faut l’aimer.

Ensuite, que nos professeurs sachent comment orienter désormais au secondaire, que nos élèves cessent de fuir les mathématiques et qu’ils s’orientent vers cela de plus en plus pour que notre pays, à l’image des autres pays qui sont bien avancés, puisse maitriser les sciences et les mathématiques pour que son développement soit accéléré », a-t-il souhaité.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Parlement : le programme de la session des Lois en discussion ce mardi

9 avril 2019 à 12 12 43 04434

Quatre jours après la rentrée parlementaire 2019, les députés guinéens se retrouvent ce mardi, 09 avril en séance plénière. Cette plénière est consacrée à l’examen et l’adoption de la première tranche du chronogramme de cette session des Lois, a appris Guineematin.com, auprès de l’Assemblée nationale.

Avant la plénière prévue à 13 heures, le projet de programme élaboré sera soumis en discussion aux membres du Bureau de l’Assemblée nationale et la Conférence des Présidents.

A noter qu’à date, 9 textes sont sur la table du Parlement. Parmi lesquels, le Code de l’enfant, la proposition de loi sur la parité (homme/femme) et des conventions de financement.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Meurtre d’une policière à Kourémalé : 6 personnes interpellées et déférées à Siguiri

9 avril 2019 à 12 12 01 04014

Des affrontements entre deux villages dans Kourémalé, dans la préfecture de Siguiri, ont coûté la vie à une policière dans la journée du dimanche, 07 avril. Suite à cet incident mortel, plusieurs personnes ont été interpellées hier lundi 08 avril et transférées au commissariat central de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dimanche dernier le district de Kourémalé et le secteur Kolènda, relavant tous de la sous-préfecture de Doko, se sont affrontés autour d’une zone aurifère. Des blessés avaient été enregistrés. Des femmes de Kourémalé, non contentes de l’indifférence des agents des forces de l’ordre, s’en sont prises au commissariat spécial de Kourémalé. L’intifada qui s’en est suivie a couté la vie à une policière. Selon nos sources d’information, Capitaine Boh Saran Condé a perdu la vie après avoir reçu un caillou.

C’est dans le souci de retrouver les auteurs de cet acte que le commissariat central de Siguiri a procédé à six (6) interpellations, dont des femmes et des jeunes, dans le district de Kourémalé.

Selon Djemori Diabaté, maire de la commune rurale de Doko, « le dimanche passé, une policière a perdu la vie au cours d’une manifestation des femmes. Les manifestantes ont saccagé les locaux de police. Nous nous sommes rendus sur les lieux pour évaluer les dégâts. Après, le commissaire central de Siguiri, le commandant du camp et le commandant de la gendarmerie départementale sont venus nous trouver.

Sur place, le commissaire a interpellé les six personnes: les membres du bureau de district, la présidente des femmes et le président des jeunes. C’est seulement le président du district qui n’a pas été interpellé pour le moment. Il était à l’hôpital auprès de son enfant qui a été aussi blessé dans l’affrontement ».

Les six (6) personnes mises aux arrêts se trouvent au commissariat central de Siguiri pour leur audition.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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