Retrait du SLECG du recensement : « la décision reste maintenue », dit Aboubacar Soumah

4 avril 2019 à 21 09 36 04364

Le torchon brûle depuis quelques jours entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement. La pomme de discorde est née des difficultés liées à l’application du protocole d’accord de janvier dernier qui a permis de suspendre la grève dans le système éducatif. Le SLECG a déjà décidé de se retirer du processus de recensement des enseignants, engagé il y a quelques semaines.

Pour parler de cette question et de ce qui pourrait arriver, un reporter de Guineematin.com a rencontré Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLEG, dans l’après midi de jeudi, 4 avril 2019. Selon monsieur Soumah, la décision de se retirer du processus est consécutive au refus du ministre de l’enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé, que l’opération se fasse dans les établissements d’enseignement supérieur. Et, contrairement aux informations qui circulent annonçant l’accord ministre, Aboubacar Soumah annonce que le retrait reste maintenu…

Guineematin.com : le recensement général du corps enseignant est terminé pour la zone spéciale de Conakry. Quel enseignement peut-on tirer ?

Aboubacar Soumah : personnellement, je ne peux pas faire un bilan. Mais, tout ce que je peux dire, c’est que nous avons effectivement commencé les opérations d’assainissement du fichier pour la zone de Conakry, au niveau des institutions d’enseignement secondaire et technique. Pour ce qui concerne l’enseignement supérieur, nous nous sommes confrontés à un obstacle qui est sciemment créé par le ministre, Abdoulaye Yéro Baldé, qui déclare que son département n’est pas intéressé par la grève.

Donc, c’est à cause de cela que nous avons suspendu notre participation à l’assainissement de ce fichier. Il y a un arrêt depuis que nous avons terminé l’étape de Conakry. Nous nous sommes abstenus de toute poursuite de l’opération d’assainissement tant que les points concernant le protocole d’accord au niveau de l’enseignement supérieur ne sont pas respectés. Les points sont entre-autres : le rétablissement de nos camarades qui ont été élus au niveau de nos structures dans les universités.

Ces camarades syndicaux ont été démis de leurs fonctions administratives d’abord et ensuite mutés dans les autres universités. Ce qui prouve à suffisance que le ministre de l’enseignement supérieur n’est pas pour la liberté syndicale, il ne veut pas sentir le SLECG au niveau de l’enseignement supérieur. Donc, en lieu et place du SLECG, il a créé un syndicat en y regroupant les secrétaires généraux de l’ancien bureau du SLECG qui étaient là et qui ont été récusés par l’ensemble des travailleurs au niveau de ces universités.

Avec ceux-ci, il a formé un syndicat et aujourd’hui au niveau de toutes les universités, le SLECG a ses démembrements, mais qui ne sont pas du tout acceptés par les différents recteurs. Tout ceci est consigné dans le protocole d’accord : la liberté syndicale et l’engagement à la fonction publique de dix homologues au niveau de l’université de Kindia.

Donc, c’est à cause de tout cela que nous avons suspendu notre participation et tant que le gouvernement n’a pas pris ses dispositions par rapport à cela, nous ne saurions nous intéresser à cet assainissement encore.

Guineematin.com : depuis ce jeudi, 4 avril 2019, des informations disent que le ministre, Abdoulaye Yéro Baldé aurait accepté que le recensement se fasse dans les universités. Est-ce que vous avez eu cette information ?

Aboubacar Soumah : je ne peux pas confirmer ce message parce que, comme vous le savez, moi je ne m’en tiens qu’à la déclaration du gouvernement. Pour le moment, le gouvernement n’a pas confirmé cette information. Mais, il y a mon secrétaire général de l’USTG, monsieur Abdoulaye Sow, qui m’a appelé pour m’informer qu’il a échangé hier mercredi avec le ministre et qu’il aurait en tout cas accepté la poursuite de l’assainissement au niveau de l’enseignement supérieur.

Mais, pour la confirmation, je ne peux rien dire parce que pour moi, il faut que le gouvernement nous adresse un message qui nous confirme effectivement l’acceptation de la mission et le respect du protocole d’accord par le ministre de l’enseignement supérieur.

Guineematin.com : cela veut dire que jusqu’à présent votre retrait de la commission est en vigueur ?

Aboubacar Soumah : notre retrait reste maintenu.

Guineematin.com : à quoi on peut s’attendre ?

Aboubacar Soumah : de toutes les façons, nous avons lancé un appel au gouvernement. Nous leur avons signifié qu’à la date du vendredi, 05 avril 2019 au plus tard, si nous n’avons pas une solution par rapport à la réticence du ministre, le super ministre de l’enseignement supérieur, alors nous avons programmé une assemblée générale le lendemain samedi à notre siège qui va regrouper tous les enseignants et toutes les autres fédérations affiliées à l’USTG.

Nous allons décider en ce moment des actions qu’il faut mener pour faire respecter le protocole d’accord par le ministre de l’enseignement supérieur.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : des élèves manifestent pour exiger la libération d’un enseignant incarcéré

4 avril 2019 à 21 09 12 04124

Les élèves du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut le tribunal de première instance et la place des martyrs ce jeudi, 04 avril 2019. La contestation visait à demander la libération de leur principal pour certains, chargé des cours de Maths-Physique-Chimie et formateur pour d’autres, détenu à la maison centrale de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux élèves, composés de collégiens et de lycéens, du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, accompagnés d’élèves venus d’autres écoles ont manifesté devant le tribunal local et à la place des martyrs. Ils réclamaient ainsi la libération de l’enseignant Aboubacar Chérif. Ce dernier est détenu à la prison civile de N’zérékoré suite à une plainte pour détournement de fonds au préjudice de l’école.

Selon Mory Saran Condé, porte-parole des protestataires, « nous sommes là pour demander la libération de notre professeur qui nous donne trois matières : Maths Physique et Chimie. Depuis avant-hier, mardi, il a quitté l’école pour aller à la gendarmerie. Aux environs de 17 heures, il m’envoi un SMS pour dire qu’il est à la prison civile.

Hier, nous avons fait une lettre qu’on a adressée au procureur. Mais, il n’a pas pris la lettre en compte. C’est la raison pour laquelle nous sommes là, pour solliciter la mise en liberté de notre professeur. Et, la prise des photos pour le brevet a commencé, mais jusqu’à présent on ne s’est pas photographié », a fait savoir le jeune élève.

À la question de savoir jusqu’où ils iront, Mory Saran Condé a laissé entendre qu’au cas où le professeur n’est remis en liberté, « il n’y aura pas cours et ils verront des choses inattendues ».

Interrogé par le correspondant de Guineemati.com à N’zérékoré, le fondateur de l’école en question, Ibrahima Kalil Diabaté, accuse le principal de son école d’avoir détourné une forte somme d’argent. « On lui a confié la gestion de l’école et le recouvrement des paiements de la scolarité. Mais, quand j’ai demandé à connaître la situation générale après la grève du SLECG, rien. Dans les plus de 60 millions de francs guinéens qui ont été recouvrés, je n’ai retrouvé que 7 millions 350 mille francs guinéens. Les 55 millions 160 mille francs guinéens, je ne sais pas où il les a envoyés.

Et, après être passé par les autorités compétentes, comme la gendarmerie où il avait pris des engagements, il n’y a rien eu, aucun de ses engagements n’a été respecté. C’est pour cela que j’ai saisi la justice pour que la loi soit dite dans cette affaire et que je récupère mon argent. Mais, en ce qui concerne les élèves, ils sont dans leurs droits. Mais, j’ai déjà eu quelqu’un qui va le remplacer », a dit le fondateur.

Aux dernières nouvelles, les autorités éducatives de la ville ont déjà engagé des procédures pour désamorcer la tension afin que les cours puissent reprendre demain.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Session parlementaire : une proposition de loi sur la parité déposée par les députées

4 avril 2019 à 20 08 42 04424

La première session parlementaire de l’année 2019 appelée session des Lois s’ouvre demain, vendredi 04 avril 2019, à l’hémicycle. Prévue pour 90 jours, cette session permettra aux députés d’examiner et adopter plusieurs textes de lois régulant la vie nationale. Et, parmi les textes qui ont déjà été soumis au bureau de l’Assemblée nationale, figue une proposition de loi faite par les femmes parlementaires et qui est relative à la parité homme-femme, a appris Guineematin.com du secrétaire général du Parlement.

« Il y a eu une initiative venant des femmes parlementaires qui ont élaboré une proposition de loi en bonne et due forme, qui a été introduite et qui fait son petit bonhomme de chemin. Le bureau en a pris acte et certainement, ce texte fera l’objet de programmation », a indiqué Dr Mohamed Bérété.

Le secrétaire général de l’Assemblée nationale ajoute que ce n’est pas le seul texte qui est aujourd’hui sur la table du Parlement. Il y a d’autres textes comme « Code civil révisé qui revient pour une deuxième lecture. A ce niveau, il faut rappeler que le président de la République, après lecture de ce texte adopté lors de la dernière session, a formulé des réserves relatives à la question de polygamie.

Il y a un autre texte relatif à la fonction publique. C’est également une loi qui va connaître quelques amendements. A ces trois textes, viendront s’ajouter six conventions de financement qui sont déjà sur la table de l’Assemblée », annonce Dr Bérété.

Cette session est quelque peu particulière parce qu’elle est la première après la prorogation du mandat des députés qui est arrivé à expiration le 14 février dernier. Dr Mohamed Bérété salue la décision des députés de siéger au Parlement suite à la prorogation de leur mandat par le président de la République. « La prorogation du mandat des députés relève simplement d’un principe normatif du fonctionnement de l’Etat », souligne-t-il.

Le secrétaire général de l’Assemblée nationale précise que la journée de ce vendredi « sera consacrée à la cérémonie solennelle présidée par le Président de l’Assemblée. Les jours suivants seront mis à profit pour programmer les textes déjà prêts en attendant que le gouvernement nous transmette d’autres textes ».

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
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Festival des Arts et du Rire de Labé : les organisateurs s’activent sur les préparatifs

4 avril 2019 à 19 07 15 04154

Dans le cadre des préparatifs de la 4ème édition du Festival des Arts et du Rire de Labé, la structure Soudou Dardja Productions a lancé, ce jeudi 04 avril 2019, une session de formation de certains participants à cet événement culturel. Cette formation qui se tient au Petit Musé de la Minière (Conakry), porte sur le réchauffement climatique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sur le thème ECO RIRE que le Festival des Arts et du Rire de Labé se tiendra cette année. A quelques jours de l’événement, les organisateurs renforcent les capacités d’une vingtaine d’humoristes qui vont prendre part au festival sur des sujets liés notamment à ce thème. Selon Mamadou Lamine Diallo connu sous le nom de Mamadou Thug, à la tête de la structure Soudou Dardja Productions, l’objectif est de bien servir le public qui sera présent à ce rendez-vous du rire.

« On prépare de grands spectacles. Du 10 au 15 avril prochain, tout le monde peut s’attendre à des spectacles dignes de nom parce que les spectacles ont été sélectionnés dignement. C’est pourquoi on parle de formation, on prépare tous les spectacles ici, préparer tout ce qui va se faire avant de débarquer à Labé afin que toutes les personnes qui auront l’occasion de payer les tickets même si c’est 5 minutes qu’un humoriste passe sur scène, qu’on le sente avec énergie, avec une histoire drôle bien composée.

Autre chose, c’est la question de l’environnement qui me tient beaucoup à cœur. Sans bois, il n’y a pas d’eau ; et sans eau, il n’y a pas de vie. Donc ceux qui sont en train de déboiser, nous leur demandons de reboiser. Nous aurons un temps à Labé pour planter quelques petits arbres avec nos petits moyens. On aurait aimé avoir quelques hectares et que quelqu’un nous donne 10 mille arbres.

Mais, avec nos maigres moyens, on va peut-être reboiser le tour de l’environnement, là où se tient le village du festival ainsi qu’à la maison des jeunes de Mamou. Donc l’environnement c’est la vie. Aujourd’hui, il fait 36 degré à Labé. On ne peut pas se le permettre », a indiqué l’humoriste.

Selon Mamadou Cherif Diallo, manager de Mamadou Thug et administrateur de la structure Soudou Dardia, cette formation va se poursuivre jusqu’au 10 avril. « Et le 10, on va débarquer du côté de Labé pour faire les spectacles. Le 13 avril, on reviendra du côté de Mamou. Donc en ce qui concerne les préparatifs, tout est au point. Pour la formation, c’est un appel d’offre qu’on avait lancé, on a fait une consultation pour recruter les jeunes qui veulent se former et donc aujourd’hui, il y a une vingtaine de jeunes sur la liste qui veulent se former. Ceux qui ont postulé, leurs candidatures ont été retenues, selon les critères indiqués.

Ces comédiens vont être non seulement formés en techniques de l’expression mais aussi en diction puisqu’aujourd’hui la plupart de nos comédiens ne savent pas bien articuler les mots qu’il faut. Un artiste c’est celui qui sait jouer plusieurs rôles à la fois. Donc il faut qu’il soit formé en techniques de l’expression, en diction et en lecture sur scène ».

Partenaire de l’événement, Saïkou Amadou Tidiane Diallo, le président de l’ONG ACOREC (Association contre le Réchauffement Climatique), salue l’initiative des organisateurs de ce festival, qui ont bien voulu intégrer le problème environnemental dans leur programme. « Associer notre ONG à ce genre d’événements ne me surprend pas. Nous évoluons dans le domaine environnemental, et cette année, l’environnement est au centre de ce festival.

Aujourd’hui, nous sommes tous victimes de la chaleur excessive qui est là, la disparition des cours d’eau, la dégradation de la couche d’ozone, la déforestation, l’avancée du désert, et des feux de brousse qui sont là. Plus 30 mille hectares de bois qui disparaissent par an en Guinée. Actuellement, nous avons perdu plus 80 % des forêts classées. Tout ça, c’est les conséquences du réchauffement climatique.

Donc notre implication dans la réalisation de ce festival sera à deux niveaux. D’abord, la sensibilisation pour que les gens comprennent les conséquences de la dégradation de l’environnement et leur faire savoir comment remédier à cela en leur donnant les solutions. Puis, il bon de sensibiliser mais il faut aussi agir. Pour cela, nous avons initié au sein de notre ONG, un programme de faire un anniversaire un arbre. A l’occasion de ce festival, nous comptons faire de sorte que désormais, chaque jeune plante un arbre lors de son anniversaire », a fait savoir cet activiste de l’environnement.

A noter que selon les organisateurs, le budget de ce festival est de 264 millions de francs guinéens.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Coupe Nationale de football : voici le tirage au sort des seizièmes de finale

4 avril 2019 à 18 06 25 04254

La Fédération Guinéenne de Football a procédé ce jeudi, 04 Avril 2019, au tirage au sort de la 60ème édition de la coupe nationale de Guinée. C’est le siège de l’instance dirigeante du football guinéen, à Kaloum, qui a servi de cadre à la cérémonie. Le choc des 16ème de finale mettra aux prises le Fello Star de Labé au club Eléphants de Coléah, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Coupe nationale, ou coupe de la souveraineté de la Guinée, met aux prises des clubs de l’élite et ceux de division inférieure. A l’issue du tirage au sort de ce jeudi, on note une confrontation entre clubs de l’élite. Le Fello Star de Labé jouera contre le club Eléphants de Coléah, tous pensionnaires de la ligue 1. L’autre choc de ligue 1 mettra aux prises le Santoba FC à l’AS Kaloum.

Les deux finalistes de l’édition de 2018, le Horoya et le Wakriya, sont exemptés de ce premier tour. En huitièmes de finale, le Horoya AC aura pour adversaire le vainqueur du match Espérance de Kaloum vs FC Séquence. Le Wakriya AC de Boké de son côté jouera contre le vainqueur du match Santoba FC VS AS Kaloum.

L’enjeu de cette coupe nationale est de taille, surtout d’autant plus que le trophée donne droit à la coupe de la CAF (Confédération Africaine de Football).

Voici les combinaisons des seizièmes de finale :

Espérance de Kaloum vs FC Séquence

Gbassikolo de Kaloum vs Hafia FC

Éléphants de Coléah vs Fello star

Santoba vs AS Kaloum

Étoile de Guinée vs Satellite FC

Lélou FC vs Athlético de Coléah

Loubha FC vs Gangan de Kindia

Wawa AC de Kindia vs CO. Coyah

Solima vs Manding FC

Milo vs SAG

Club olympique de Boké vs Batè Nafadji

Flamme olympique vs CIK

Soumba vs ASFAG

Alu star vs RCCK (Kamsar)

Selon la Féguifoot, les rencontres se joueront du 15 au 20 avril prochain.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Kaporo rails et Kipé 2 : l’UFDG remet un chèque de 400 millions de francs aux victimes

4 avril 2019 à 17 05 44 04444

L’opération de déguerpissement à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, a révolté les consciences et suscité une chaîne de solidarité. L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition, avait entamé une campagne de collecte de fonds pour secourir les victimes de cette tragédie. Dans la journée de ce jeudi, 4 avril 2019, le parti a fait l’état des lieux de cette collecte et remis un chèque de 400 millions de francs guinées aux victimes, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie de remise du chèque s’est tenue au quartier général de l’UFDG. Selon les informations recueillies sur place, la collecte de fonds initiée par la formation politique, a permis de lever un montant de cinq cent soixante huit millions (568.000.000 GNF) de francs guinéens en faveur des personnes déguerpies à Kaporo Rails, Kipé 2 et une partie de Koloma 1.

Dans ce montant, 165 millions ont été dépensés pour la prise en charge de la jeune Aïssatou Bela Diallo, âgée de 14 ans, défigurée par une grenade lacrymogène et évacuée par l’UFDG à Tunis pour des soins. Et, 3 millions ont été déboursés pour assister deux jeunes blessés, dont un par balle et l’autre par bastonnade.

Les 400 millions restants ont été mis à la disposition des victimes. Selon Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG, ces fonds sont issus de la contribution des structures du parti. Il précise d’ailleurs que la mobilisation se poursuit et que le montant pourrait aller bien au-delà de celui qui a été remis aux bénéficiaires ce jeudi.

Le chef de file de l’opposition guinéenne en a profité pour revenir et dénoncer une fois de plus le déguerpissement mené dans ces zones de la commune de Ratoma. « Si la cause d’utilité publique est avérée, personne ne s’y opposerait. Mais, personne aussi n’aurait cautionné l’utilisation de la force brutale, sans aucune mesure d’accompagnement, sans aucune négociation, sans aucune sensibilisation pour mettre plus de 15 mille familles sans abris. C’est inacceptable dans un Etat où la solidarité est inscrite dans l’emblème du pays», estime-t-il.

Pour montrer le caractère brutal et « cynique » de cette opération, l’opposant exhibe les images de Aïssatou Bela Diallo, défigurée par une bombe lacrymogène, lancée par un policier. « Regardez ces images de cette fille. Le policier la regarde et lui jette cette bombe lacrymogène. Elle va porter les séquelles toute sa vie. Et l’Etat ne réagit pas, ni pour l’assister, ni pour compatir avec la famille. C’est de justesse qu’on a pu sauver sa vie. Elle a subi 3 opérations. Mais, jusqu’à présent, elle ne respire pas par le nez », a expliqué le leader de l’UFDG.

Du côté des victimes de ce déguerpissement, on se dit soulagé par cette action de l’UFDG. En recevant le chèque des 400 millions GNF des mains de Cellou Dalein Diallo, Elhadj Alpha Oumar Diallo, le président de la coordination des victimes, a vivement remercié la formation politique. Il a saisi l’occasion pour annoncer qu’un recensement provisoire montre qu’il y a eu 1182 concessions détruites avec 14.988 personnes déplacées.

« Parmi ces personnes, il y a encore 193 sans abris, 100 personnes ayant besoin de nourriture, 3.641 élèves impactés, dont 88 candidats au bac, 92 au BEPC et 86 à l’entrée en 7ème année. 13 écoles qui n’ont plus d’élèves, 12 mosquées n’ayant plus de fidèles et 2 églises, dont l’une a été détruite, 1700 bâtiments détruits, 70 personnes ayant des problèmes de santé, dont deux blessés par balles, plusieurs arrestations de jeunes et d’enfants qui sont soumis à des versements d’un montant d’un million de francs guinéens pour être libérés », a-t-il énuméré.

A noter qu’en plus de la levée des fonds, l’UFDG a mené d’autres actions humanitaires en faveur des déguerpis de Kaporo Rails et Kipé 2. C’est notamment la mise à disposition de logements à certains et la prise en charge à titre gracieux des frais de scolarité de plusieurs élèves.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Banque : la SGBG change de nom pour devenir Société Générale Guinée

4 avril 2019 à 16 04 09 04094

La Société Générale des Banques en Guinée (SGBG) change de dénomination et devient Société Générale Guinée. L’annonce en a été faite ce jeudi, 4 avril 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. L’occasion a été mise en place pour présenter les ambitions de l’institution en Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Société Générale des Banques en Guinée (SGBG), devient désormais Société Générale Guinée. C’est son directeur général, José REBOLLAR qui l’a annoncé devant la presse. « J’ai le plaisir de vous annoncer le changement de la nomination commerciale de la Banque Société Générale des Banques en Guinée. Notre nom commercial devient, dès aujourd’hui, Société Générale Guinée. Vous direz que ce n’est pas un grand changement, ou ce n’était pas trop nécessaire de changer le nom.

Mais, on va vous expliquer les raisons qui ont prévalu au changement de ce nom et surtout du changement de logo. A partir d’aujourd’hui, le logo de la Société Générale Guinée sera le même logo de la Société Générale du Groupe dans le monde entier. C’est la volonté de cette banque, c’est la vôtre, d’embrasser pleinement la vision de notre groupe, le groupe Société Générale », a-t-il expliqué.

En outre, José REBOLLAR a indiqué qu’en plus du changement de la marque et du changement du logo, il y a aussi le changement de la signature de la marque. « Vous êtes habitués à voir la Société Générale liée à une signature qui s’appelait Développons Ensemble l’Esprit d’Equipe. Cette signature qui nous accompagnait pendant des années, on a voulu la faire évoluer au groupe Société Générale vers une nouvelle promesse. La nouvelle promesse s’écrit : C’est Vous l’Avenir.

Ce que la Société Générale veut montrer à travers ce message, C’est Vous l’avenir, c’est de réaffirmer auprès de ses clients toute la place qu’ils ont et la mission qu’ils souhaitent accomplir à leurs côtés. C’est être la banque qui aide ses clients à développer et construire leur propre avenir, en les accompagnant dans leur propre projet de vie, tant professionnel que privé. Aujourd’hui, peut-être que vous le savez, la Société Générale est implantée dans 19 pays en Afrique. On accompagne quatre millions de clients avec un réseau de plus de 1 000 agences », a-t-il fait remarquer.

Cette nouvelle signature va se décliner sur plusieurs axes, renchérit le patron de la Société Générale Guinée. « La première, c’est la transformation numérique. Vous verrez dans les jours et mois qui viennent, une transformation de la façon dont la Société Générale interagit avec les clients. Il y a un deuxième volet qui est l’inclusion financière. Ça fait partie des messages de la Société Générale d’aller même plus loin : des clients bancarisés, mais aussi aux clients qui n’arrivent pas à ouvrir un compte dans les banques.

Le troisième volet, c’est l’évènement commercial. On en a déjà, mais il y aura de plus une forte présence au niveau de l’évènement commercial, le secteur des PME. Le secteur des Petites et Moyennes Entreprises est le secteur sur lequel on veut se positionner davantage », a-t-il annoncé.

Très heureux de ces annonces, Abdoulaye Bâ, directeur des risques, a dit que ces changements sont une bonne nouvelle pour les travailleurs de la banque qu’ils sont. « Pour nous qui travaillons à la Société Générale et qui voyons tous les messages arriver des autres entités ou sièges des Sociétés Générales, on voyait vraiment la différence. On avait déjà cet esprit d’appartenance à la Société Générale, mais on l’aura encore plus. Parce que, cette petite différenciation faisait qu’on croyait qu’on était un peu à part par rapport aux autres, inconsciemment.

Donc, je pense que c’est une très bonne chose, et comme l’a dit le DG tout à l’heure, en fait ça va au-delà d’un simple changement de logo. Parce que nous, on le voit dans notre quotidien depuis déjà deux à trois ans. On voit beaucoup de changements au niveau de nos pratiques, au niveau de notre fonctionnement pour justement accompagner le projet Grow to Africa qu’il vient de citer ».

Abondant dans le même sens, Gilles Mulsant, directeur commercial de la Société Générale Guinée, a dit que ce changement confirme l’identité du groupe dans le monde entier. « L’avantage que nous avons, c’est d’être présent sur l’ensemble de la planète. Donc, un logo unique nous identifie parfaitement au groupe. Donc, du côté du personnel, des forces vives qui font vivre la banque, tout le monde est identifié de la même façon. Ça, c’est une excellente chose.

Ceci étant, l’essentiel au-delà du logo, c’est surtout le nouveau slogan, la nouvelle plateforme de marque : C’est Vous l’Avenir. Il faut comprendre que C’est Vous l’Avenir c’est bien-sûr la banque, les gens qui l’animent tous les jours. Mais, c’est avant tout le client, puisque le client doit être avant tout et comme jamais au centre de nos préoccupations de tous les jours », soutient-il.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Front contre un 3ème mandat : voici ce qu’en disent certains citoyens

4 avril 2019 à 15 03 23 04234

Le combat contre une éventuelle révision de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat commence à se formaliser. Les forces politiques (opposants) et sociales (société civile), élargies à certains syndicats et des défenseurs des droits de l’Homme ont lancé officiellement un mouvement créé à cet effet et dénommé Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Au lendemain du lancement de ce front, Guineematin.com a interrogé plusieurs citoyens de Conakry pour recueillir leur avis sur la question.

Décryptage !

Sékou Camara, agent de la SEG : mon avis par rapport à ce front, je pense que c’est une très bonne chose. Il faut qu’on respecte la constitution. Il faut que le professeur Alpha Condé accepte de respecter la constitution. J’encourage et je soutiens le front anti 3ème mandat, je demande à ses membres d’aller jusqu’au bout. Je les soutiens corps et âmes, moralement et physiquement, ils n’ont qu’à aller jusqu’au bout pour que la constitution soit respectée.

C’est pour la bonne marche de ce pays-là. Partout où tu passes dans les cafés, tout le monde parle du respect de la constitution. La population même est engagée pour ça. Parce que la souffrance bat son plein en Guinée.

Kabinet Bérété, enseignant : je dirais tout simplement que cette formation est en retard, parce que la balle est déjà partie. A l’heure où nous sommes, presque je peux vous dire que les 60% de la population sont pour le troisième mandat ou la révision de la constitution. Donc, je conseille à cette formation anti troisième mandat de revenir sur la table. Nous sommes tous des guinéens, voyons ensemble les choses. Si la révision de la constitution y va de l’intérêt de la Guinée, si c’est ce qui est bon pour nous, pourquoi ne pas le faire ?

Lorsque le président Alpha Condé prêtait serment, il a dit qu’il a hérité d’un pays et non un Etat. Juridiquement parlant, cela veut dire que lorsqu’il est devenu président, il n’a rien trouvé en place. Les institutions nous on évités par ce qu’il y’avait de la pagaille. Personne n’a accepté venir investir en Guinée. Donc, moi je soutiens les initiatives du président Alpha Condé. On peut changer la constitution en s’asseyant autour de la table pour en discuter.

Boubacar Bah, prestataire de services : je salue la naissance de ce front. Je ne suis pas contre le président de la République, mais je suis contre la modification de la constitution. Parce que c’est le premier instrument qui pourra faire avancer la démocratie en Guinée. Donc, une révision de la constitution, un troisième mandat, moi je dis non (…)

Le président Lansana Conté a fait 4 mandats mais ce n’était pas de la démocratie ça. Et, je ne veux plus qu’on revive une telle situation dans notre pays. Je pense que les acteurs politiques peuvent discuter pour s’entendre sur un certain nombre de sujets, mais il ne doit pas y avoir de discussions autour d’un projet de troisième mandat. Parce que la constitution a dit que chaque président ne peut avoir droit qu’à deux mandats. On ne peut pas accepter que cela soit remis en cause.

Alpha Condé, lorsqu’il est venu au pouvoir, il a dit qu’il est le Nelson Mandela de la Guinée. Mais Mandela lui, il n’a fait qu’un seul mandat, Alpha en a fait deux. Donc, il n’est pas Mandela. Et, il n’aura pas de troisième mandat.

Mohamed Coucou Camara, homme d’affaires : ce que l’opposition est en train de faire, c’est tout à fait normal parce que c’est la démocratie. Ils n’ont qu’à lutter comme il se doit mais c’est un combat d’intérêt, chacun défend son intérêt. Quant à moi, je soutiens la modification de la constitution parce que je constate que la Guinée est en train d’avancer, grâce au président Alpha Condé. Maintenant, l’opposition se coalise avec d’autres pour tenter d’empêcher le vote (Référendum) parce qu’ils savent que si on vote, ils vont échouer.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
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Iboun Conté reprend le siège de l’AGEPI : « quiconque montera ici sera poursuivi pour rébellion »

4 avril 2019 à 14 02 07 04074

Brièvement occupés par le camp Alpha Abdoulaye Diallo, les bureaux de l’AGEPI (Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante) ont été rouverts ce jeudi, 4 avril 2019. Le président contesté, Moussa Iboun Conté, a retrouvé ses bureaux sis à l’immeuble Baldé Zaïre, dans la commune de Kaloum, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alpha Abdoulaye Diallo, challenger de Moussa Iboun Conté au poste de président, n’est plus le maitre du siège de l’AGEPI. Les portes qu’il avait cadenassées avec son équipe, ont été défoncées, de nouvelles serrures montées et les clés remises à Moussa Iboun Conté. Une situation liée à l’exécution d’une ordonnance de madame la présidente du Tribunal de Première Instance de Kaloum demandant l’ouverture forcée du siège de l’AGEPI, apprend-on d’une source proche du dossier.

Selon Alfousseny Magassouba, conseiller personnel de Moussa Iboun Conté, cette décision a été exécutée ce jeudi, 04 avril 2019 en présence d’un huissier de justice. « On a pratiqué l’ouverture forcée des lieux en présence de l’huissier, maître Donzo, qui a constaté l’enlèvement de leurs différentes serrures et la mise en place de nos serrures, l’enlèvement de leurs cadenas et la mise en place de nos deux cadenas. Donc, l’opération s’est passée sans bruit, ni tam-tam, conformément à l’ordonnance prescrite par madame la présidente du tribunal de première instance de Kaloum. Nous sommes très satisfaits aujourd’hui.

Le président Moussa Iboun Conté a repris son poste de président parce que, jusqu’à preuve du contraire, son mandat ne prend fin que le 15 septembre 2020. Contrairement à ce que les autres (le groupe dirigé par Alpha Abdoulaye Diallo, ndlr) ont fait croire aux gens, que c’est un mandat de trois ans, c’est un mandat de cinq ans non renouvelable. On ne peut que se féliciter du fait qu’il a repris son poste conformément à la loi, il faut donner force à la loi », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, Alfousseny Magassouba a tiré à boulets rouges sur le camp de ses adversaires, qui ont récemment organisé un congrès pour présenter Alpha Abdoulaye comme nouveau président de l’AGEPI. « Nous, on ne s’est pas comportés comme les loubards qui étaient venus défoncer, changer les serrures, détruire un bien privé. C’est une destruction de biens privés, normalement le propriétaire et nous on peut les poursuivre pour destruction de biens privés parce qu’ils n’avaient aucun titre.

Très malheureusement, l’huissier qui les a accompagnés aussi, son cas est plus grave que le cas de ces loubards-là. Parce que, l’huissier n’a aucun pouvoir pour lui permettre d’assister les citoyens à détruire le bureau d’un autre citoyen. C’est très grave. Donc, l’huissier là, on va s’occuper de lui après. Parce qu’on ne peut pas ouvrir plusieurs fronts à la fois », a dit le conseiller de Moussa Iboun Conté.

Après la réoccupation des bureaux, Alfousseny Magassouba met en garde : « quiconque montera ici pour faire quoi que ce soit, il sera poursuivi pour rébellion », a-t-il prévenu.

Interrogé par Guineematin.com, Alpha Abdoulaye Diallo n’a pas souhaité se prononcer sur le sujet. « Pour le moment, j’ai décidé de ne pas faire de commentaire sur le sujet », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Classement FIFA : la Guinée toujours hors du top 10 en Afrique

4 avril 2019 à 13 01 07 04074

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a rendu public ce jeudi, 4 avril 2019, son classement actualisé des meilleures nations de ce mois. Le Syli National de Guinée ne figure toujours pas dans le top 10 des meilleures équipes en Afrique. L’équipe sélectionnée par Paul Put est 12ème sur le continent, derrière les Éléphants de Côte d’Ivoire que le Syli a pourtant devancé dans sa poule de qualification pour la CAN 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au début de chaque mois, la FIFA publie un classement des meilleures nations en termes de performance. Pour le mois d’avril, la Guinée reste coincée au 12ème rang en Afrique, et 68ème au plan mondial. Curieusement, la Côte D’ivoire (11ème) se classe devant la Guinée, malgré une bonne prestation et un parcours sans faute lors des éliminatoires de la CAN 2009. La Guinée est sortie première de sa poule devant la Côte d’Ivoire, la Centrafrique et le Rwanda.

Au plan mondial, le classement se présente respectivement comme suit : Belgique, France, Brésil, Angleterre, Croatie, Uruguay, Portugal, Suisse, Espagne, Danemark, Argentine, Colombie, Allemagne, Suède, Chili, Pays Bas, Italie, Mexique, Pays de Galle, Pologne.

Pour ce qui est du continent africain, le classement FIFA est le suivant : Sénégal (23ème), Tunisie (28ème), Nigéria (42ème), Maroc (45ème), RD Congo (46ème), Ghana (49ème), Cameroun (54ème), Egypte (57ème), Burkina Faso (58ème), Mali (65ème), Côte d’Ivoire (65ème), Guinée (68ème), Algérie (70ème), Afrique du Sud (73ème), Cap Vert (76ème), Ouganda (79ème ex), Zambie (79ème), Gabon (90ème), Benin (91ème), Congo (92ème), Mauritanie (103ème), Niger (104ème).

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Parlement : les députés de l’UFDG décident de siéger !

4 avril 2019 à 12 12 54 04544

On vous annonçait précédemment qu’une réunion des hauts responsables de l’UFDG était en cours ce matin au quartier général du parti, à Hamdallaye CBG, autour de la question de siéger ou pas au Parlement. A l’issue de cette rencontre, les responsables du principal parti d’opposition du pays ont annoncé que leurs députés vont siéger, malgré l’expiration de leur mandat, a constaté un reporter de Guineemati.com qui était sur place.

Plus aucun doute désormais. Tous les députés de cette législature, à l’exception de Dr Ousmane Kaba, le président du PADES, vont continuer l’aventure à l’Assemblée nationale. Après le RPG Arc-en-ciel et l’UFR qui ont tous des groupes parlementaires, l’UFDG aussi décide d’accepter la prorogation du mandat des députés. Un mandat qui est arrivé à expiration le 14 février 2019 et qui a été prorogé par un décret du président Alpha Condé.

Le principal parti d’opposition du pays a annoncé sa décision dans une déclaration lue devant les médias, au sortir de sa réunion qui intervient à la veille de la rentrée parlementaire, prévue demain, vendredi 05 avril 2019. Le parti de Cellou Dalein invoque plusieurs raisons pour justifier cette décision.

Nous vous livrerons dans quelques instants, l’intégralité de la déclaration du parti, dirigé par Cellou Dalein Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Les députés de l’UFDG vont-ils siéger au Parlement ? Réponse ce jeudi

4 avril 2019 à 12 12 27 04274

Après trois mois de vacances parlementaires, les députés sont invités à reprendre le chemin de l’hémicycle demain, vendredi 05 avril 2019. Un communiqué signé du Président de l’Assemblée nationale, informe les acteurs concernés et l’opinion nationale de l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année, dite session des Lois.

Seulement, on ne sait pas encore si tous les députés de cette législature dont le mandat a expiré le 14 février 2019, puis prorogé par un décret du président de la République, prendront part à cette session. L’UFDG n’a toujours pas donné sa position sur la question mais cela ne devrait plus tarder, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Si au niveau du groupe de la majorité parlementaire, les assurances sont fermes sur le retour de ses membres, tout comme au niveau du groupe parlementaire alliance républicaine, dominé par les députés de l’UFR, à l’UFDG, les débats perdurent et le suspense continue.

Mais, le principal parti d’opposition du pays devrait clarifier sa position sur la question dans les heures qui suivent. Selon nos informations, un conseil politique du parti se tient en ce moment même sous la présidence du leader de l’UFDG, l’Honorable Elhadj Cellou Dalein Diallo. Au terme de la rencontre, une déclaration prévue cet après-midi, va sanctionner les débats sur la question du retour ou non à l’Assemblée nationale des députés du groupe libéral-démocrate.

Mais déjà, de sources concordantes et proches de la direction du premier parti d’opposition en Guinée, indiquent que ces élus seront bel et bien au parlement pour continuer à défendre leurs charges.

Côté Parlement, plusieurs textes de projets et de propositions de loi sont annoncés. Même si pour l’heure, il n’y a que le Code civil révisé ramené pour une deuxième lecture, les amendements sur le statut du chef de file de l’opposition ou encore le texte sur le financement des partis politiques qui sont publiquement annoncés.

Pour la cérémonie d’ouverture, prévue le vendredi 5 avril à 10 heures au Palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale, présidents des institutions, membres du gouvernement et du cabinet présidentiel, représentants du corps diplomatique et consulaire, responsables des forces de défense et de sécurité, le gouverneur et les maires de la capitale tout comme les Chefs religieux et des représentants de la société civile sont attendus à l’hémicycle.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Mamou : plus de 100 jeunes participent à la 3ème édition du concours préfectoral de lecture du saint Coran

4 avril 2019 à 11 11 49 04494

La 3ème édition du concours préfectoral de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran a débuté hier mercredi, 03 avril 2019, dans la ville de Mamou. La cérémonie d’ouverture a mobilisé les autorités religieuses, administratives et certains sages à la grande mosquée du quartier Almamya, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la ville carrefour.

Ce concours religieux qui mobilise 118 candidats, dont 15 filles, est présidé par l’inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry. Les participants à cette 3ème édition vont se mesurer pendant cinq (5) jours sur cinq (5) catégories différentes pour sortir les meilleurs de chaque.

Selon Elhadj Ibrahima Gnagara Diallo, le directeur du Concours, « cette 3ème édition est une joie immense pour nous. Nous avons des disciples très motivés et engagés. Nous invitons tout Mamou, les ressortissants et tous les musulmans du monde entier à s’intéresser au Coran, qui est la parole d’Allah. Et, à travers ça, on peut éduquer sainement nos enfants ».

De son côté, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, s’est félicité de la qualité de l’organisation de cette rencontre religieuse avant de déplorer l’attitude des citoyens qui n’ont pas répondu massivement à la cérémonie. « Nous regrettons très amèrement le comportement de certains musulmans de Mamou. La présence est très morose et petite.

Ils n’ont pas répondu à l’appel pour venir au moins pour galvaniser les enfants. Si un chanteur vient ici, les enfants se mobilisent fortement et massivement pour donner du poids à leur concert. Nous invitons donc les citoyennes et citoyens de Mamou d’épauler la religion d’Allah. Nous sommes créés pour l’adoration. Ecoutez le coran renforce la foi du musulman, lui rappelle la vie future », a déploré Elhadj Amadou Kolon Barry.

Il est à noter que ce concours permettra de sélectionner des candidats devant représenter la préfecture de Mamou à la compétition nationale de lecture, de mémorisation et d’interprétation du saint Coran prévue pendant le mois de Ramadan prochain dans la capitale guinéenne.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 657 34 39 39/ 625 69 89 19

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Koundara : un accident de la circulation fait deux morts et de nombreux blessés

4 avril 2019 à 11 11 06 04064
image d’archives

Un accident de la circulation s’est produit dans la soirée d’hier, mercredi 03 avril 2019, dans la préfecture de Koundara. C’est un camion faisant le transport mixte qui s’est renversé sur la nationale Koundara-Labé. Deux personnes ont trouvé la mort et de nombreuses autres ont été blessées dont certains grièvement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

L’accident s’est produit aux environs de 19 heures au niveau de la zone de Marewel, située à 25 km de la commune urbaine de Koundara. Selon Alhassane Lobilo, le président du syndicat des transporteurs de Koundara, le camion qui s’est renversé rentrait du marché hebdomadaire de Kifaya, avec à son bord, des passagers et des bagages divers. Il était conduit au moment des faits par l’apprenti-chauffeur qui effectuait ce voyage sans son maître.

Informées de l’accident, la police, la gendarmerie et la Croix-Rouge de Koundara se sont rendu sur les lieux. Mais, à leur arrivée, ils ont trouvé que deux passagers du camion ont déjà trouvé la mort. De nombreux autres autres (plus de 30 personnes) étaient blessés et avaient besoin d’une aide d’urgence. Ils ont été évacués rapidement à l’hôpital préfectoral de Koundara, pour des soins.

Parmi les blessés, figurent plusieurs femmes et quelques enfants. Selon le constat de la police, l’excès de vitesse et le dépassement défectueux sont à l’origine de cet accident.

De Koundara, Mamadou Yéro Baldé pour Guineematin.com

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TPI de Dixinn : Alpha Saliou enfonce son neveu, Thierno Hamidou, dans une affaire de 30 000 $

4 avril 2019 à 10 10 26 04264

Les débats dans le dossier de Thierno Hamidou Diallo, poursuivi pour faux et usage de faux et escroquerie se poursuivent au tribunal correctionnel de Dixinn. La journée d’hier, mercredi 03 avril 2019, a été consacrée à l’audition d’un témoin clé dans cette affaire portant sur 30 000 dollars au préjudice de l’entreprise CANAGUI SARL, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Thierno Hamidou Diallo est accusé d’avoir falsifié des documents pour s’accaparer d’un bus de transport en commun acheté des mains d’un canadien, Luck Jovian, directeur général de l’entreprise CANAGUI Sarl. Sur 40 000 dollars représentants le prix du bus, Thierno Hamidou n’aurait versé que 10 000 dollars comme acompte avant de falsifier les documents.

La journée d’hier mercredi a été consacrée à la comparution d’un témoin clé dans cette affaire. A la barre, Alpha Saliou Diallo, Président Directeur Général du garage CANAGUI Sarl, est revenu sur les faits reprochés à Thierno Hamidou Diallo, qui est son neveu. « J’ai constaté que notre bus a été l’objet d’un transfert de propriété. Thierno Hamidou est venu me voir pour solliciter qu’on lui revende le véhicule.

Il est venu me voir pour le bus, je l’ai mis en rapport avec mon associé, Luck Jovian. Ils se sont assis, ils ont conclu quelque chose. Ce sont eux qui savent comment ça s’est passé. Quand J’ai constaté qu’il n’y avait ni véhicule ni argent, j’ai demandé le pourquoi à mon neveu parce que je ne comprenais rien. Mais, la famille est intervenue avec des longs mois de tiraillements. Ça fait 2 ans, rien n’a marché parce qu’il est fort de quelque chose. Il a changé les papiers du véhicule pour les mettre à son nom. Par quel miracle ? Je ne le sais pas.

Il ne peut pas y avoir deux cartes grises pour un seul véhicule et il y’a un service national qui est habilité à le faire. Ils le font au vu des documents du propriétaire d’origine du véhicule. Le véhicule est légalement immatriculé au nom de ma société CANAGUI Sarl, j’ai tous les documents originaux. S’il dit le contraire, qu’il vous les montre parce que quand il a payé l’acompte de 10.000 dollars, on ne lui a remis que la carte grise, pas plus », a expliqué M. Alpha Saliou Diallo.

Après ces explications, un des avocats de la défense, Maître Salifou Béavogui est revenu à la charge pour poser des questions au témoin. « Mr Diallo, vous reconnaissez qu’il y a eu un acompte de 10.000 dollars et comment est-ce qu’il a reçu le bus. Puisque vous dites que ce n’est pas une vente, alors dites-nous, dans quel cadre il est entré en possession du bus? »

Pour réponde à cette interrogation, Alpha Saliou Diallo dira : « oui, je reconnais qu’il a payé un acompte de 10.000 dollars. Il a récupéré le bus par confiance, vu les liens de parenté. C’est pourquoi d’ailleurs, on parle d’abus de confiance. Je me suis dit que c’est un jeune qui se bat, donc de l’aider.

D’ailleurs, le prix auquel on lui a donné le bus n’est pas le même prix qu’on fait d’habitude, c’est parce qu’il est venu avec un contrat pour je ne sais pas si c’est le transport du personnel d’une entreprise, pour ne pas qu’il perde ce contrat. J’ai décidé de lui venir en aide, on a conclu le prix à 40.000 dollars. Il n’y a aucun contrat de vente entre nous. S’il a un contrat de vente qu’il le montre et rassurez-vous s’il avait fait comme il m’a dit, on n’allait pas être là », a-t-il souligné.

L’avocat de la défense va renchérir. « Aujourd’hui, c’est votre argent que vous poursuivez ou bien c’est le bus? », a demandé maitre Béa.

Alpha Saliou Diallo de répondre. « Je ne poursuis ni l’argent ni le bus. Je le poursuis pour savoir comment le nom d’une tierce personne s’est retrouvé sur les papiers du bus alors que c’est le nom de la société qui était là-dessus. Il y a les dates et je n’invente rien. Si c’est à la même date qu’on est allé au CADAC pour enlever IT ou pas, ça se voit à travers cela, on peut comprendre qui a falsifier ou pas. Il peut faire la mutation parce que c’est un bandit. C’est du faux et usage de faux, mais également de l’escroquerie », a indiqué le PDG de CANAGUI Sarl.

Le dossier a été renvoyé au lundi, 24 avril 2019, pour les plaidoiries et réquisitions.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél: 224623532504

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Conakry : l’ONG WAFRICA vole au secours de trois écoles primaires de Ratoma

4 avril 2019 à 9 09 27 04274

L’ONG WAFRICA, fidèle à ses objectifs, vient d’apporter son soutien à trois écoles primaires publiques de Conakry. Elle a offert plusieurs chaises plastiques à ces établissements scolaires. La cérémonie de remise de ce don a eu lieu hier, mercredi 03 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les bénéficiaires de ce don sont : les écoles primaires de Kipé 1 et 2, et celle de Kaporo, toutes dans la commune de Ratoma. Elles ont reçu respectivement une dizaine et une vingtaine de chaises plastiques. L’objectif est d’appuyer l’éducation des jeunes filles, selon Fatou Souaré Hann, directrice exécutive de WAFRICA. « On a décidé, depuis quelques années, d’appuyer l’éducation de la jeune fille. Parce qu’on s’est rendu compte que vraiment c’est le plus gros levier de développement finalement.

Donc pour ce faire, comme on reste une petite ONG, on s’investie dans des écoles primaires, où on vient essayer de collaborer avec la direction, d’appuyer les jeunes filles, d’identifier les jeunes filles en difficulté et de les appuyer. Et aussi, d’appuyer les enseignantes dans leur formation en pédagogie active. Donc, ça fait trois ans qu’on œuvre à côté de ces écoles.

En plus d’appuyer les jeunes filles et de proposer un programme qu’on appelle le 4 F, dont les filles fortes deviennent les femmes fortes. On essaie de temps en temps de trouver des ressources matérielles pour appuyer nos écoles aussi. C’est dans ce sens-là que chaque année, on essaie de faire des dons de tables-bancs, pour que le ratio table-banc s’améliore et pour que les élèves soient dans de meilleures conditions d’apprentissage », a-t-elle expliqué.

Parlant de ce don précis et du choix de ces trois écoles primaires Publiques, la directrice exécutive de WAFRICA a indiqué que la démarche a consisté à « aller vers l’IRE (Inspection régionale de l’Education), vers les autorités de l’éducation. Ce sont eux qui nous avaient orientés vers ces trois écoles. Il y a aussi la proximité qui faisait qu’on restait dans ce secteur.

Maintenant, une des maîtresses qui travaillait avec nous à Kipé 2 a été promue directrice de Kipé 1. Donc, elle est presque membre de l’ONG comme elle le dit, on l’a suivie à Kipé 1 et on essaie de l’appuyer comme on peut si on a les moyens», a dit Fatou Souaré Hann.

Très heureux de ce geste humanitaire, madame Kourouma Djenaba Béavogui, directrice de l’école primaire Kipé 1, a exprimé sa joie de recevoir ce don, avant de promettre de l’utiliser à bon escient. « Je suis animé d’un sentiment de joie. Je dis merci à madame pour tout ce qu’elle est en train de faire pour l’école. Depuis trois ans, je suis avec elle. Mais, je suis vraiment satisfaite pour tout ce qu’elle est en train de faire pour les filles et femmes en difficulté. Je leur donne l’assurance que ces dons seront bien utilisés », a-t-elle promis.

Abondant dans le même sens, Mamadou Mountaga Souaré, directeur de l’école primaire Kipé 2, a dit remercié les donateurs. Selon lui, son école avait suffisamment besoin de chaises puisqu’elle abrite les réunions du corps enseignant chaque semaine. « Nous sommes très contents, très réconfortés par le geste de cette ONG. Nous sommes à près de quatre ans de collaboration. Chaque année, elle nous offre 12 table-bancs. Cette année, elle n’a pas pu nous envoyer 12 table-bancs, mais elle nous a offert 23 chaises plastiques.

Au nom de monsieur le ministre, au nom de monsieur le DCE, au nom de tout le collectif de Kipé 2, nous les remercions. Toutes les réunions de la DCE de Ratoma se tiennent à l’école primaire Kipé 2. Il n’y a pas ces jours de réunion que je ne débourse pas 200 mille. Donc, ces chaises, ça nous fait un grand soulagement », a-t-il fait remarquer.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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