Grève annoncée à EDG : le syndicat suspend les négociations

29 avril 2019 à 21 09 36 04364
Abdenbi Attou, AG d’EDG

Dans une note interne de ce lundi, 29 avril 2019, le premier responsable du syndicat des travailleurs de la société Electricité de Guinée (EDG) a annoncé à l’Administration Générale la suspension des négociations.

Selon Ahmed Cissoko, secrétaire général du collège syndical d’EDG, au lieu d’une commission de négociation comme réclamée par les travailleurs, l’Administrateur Général, Abdendi Attou, a plutôt créé une commission de travail. Et, le syndicat tient ainsi à lui montrer qu’il ne blague pas…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’ultimatum du collège avant la fin du préavis de grève, le 06 mai prochain :

Lire

Éboulement à Banankoro : 2 morts à Gbenko

29 avril 2019 à 21 09 02 04024
image d’archive

Un éboulement est survenu ce lundi, 29 avril 2019, dans une carrière de diamant de Banankoro (Préfecture de Kérouané). Deux personnes ont été tuées et une autre a été blessée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le drame est survenu dans la carrière appelée Konko 3 située dans le district de Gbenko. Les trois mineurs qui étaient dans le trou au moment des faits, se sont retrouvés coincés dans le trou. Deux d’entre eux ont trouvé la mort et le troisième a été grièvement blessé. Mamadou Diallo qui était à côté, a été l’un des secouristes.

« J’étais à côté d’eux quand j’ai entendu un grand bruit, ensuite les gens se sont mis à crier au secours. On a fait au moins 2 heures et demi de recherches, après on a entendu Mamadou Baldé, l’un d’eux, dire je suis vivant. On a continué les travaux et on a réussi à sauver ce dernier. On l’a sorti pour l’envoyer à l’hôpital », explique Mamadou Diallo.

Dr Diallo, le médecin qui a reçu le blessé dans sa clinique, a réussi à stabiliser son état. « Quand je l’ai reçu, il était en perte de connaissance. Aussitôt, je l’ai examiné et lui ai donné des sérums. Quand il a repris connaissance, il se plaignait d’une forte contusion. Mais actuellement, il est hors danger », a expliqué le médecin.

Egalement interrogé sur son lit de malade, le rescapé est revenu sur les circonstances de cet éboulement. « Quand on est arrivé sur les lieux ce matin, c’est moi qui ai commencé en première position le travail. Quand j’atais fatigué, je me suis écarté et j’ai appelé les autres à venir travailler. Soudain, j’ai entendu des cris annonçant un éboulement. J’ai regardé en haut et j’ai vu que la terre venait sur nous. Mais, on ne pouvait rien faire, le trou s’est refermé sur nous. Moi, comme j’étais dans un coin, c’est ce qui m’a sauvé », a témoigné Mamadou Baldé.

A noter que les deux victimes sont : Alhassane Barry, âgé 40 ans, marié à une femme et père de 2 enfants ; et Ibrahima Bah, âgé de 38 ans, célibataire. Tous les deux sont originaires de Mamou. Le corps d’Alhassane Barry a été ramené à Mamou, tandis que Ibrahima Bah, lui, a été inhumé à Banankoro.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Energie : Réunion préparatoire de la signature du contrat du projet AMARIA

29 avril 2019 à 20 08 55 04554

La signature du contrat de concession du projet du barrage électrique AMARIA est prévue demain, mardi 30 avril 2019. Cette signature avec la compagnie chinoise TBEA sera organisée au palais Sékhoutouréyah, sous la présidence du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, a appris Guineematin.com du ministère de l’Energie.

Communiqué : Ce matin, le ministère de l’Energie a été le cadre de la réunion préparatoire de la signature du contrat de construction et de concession du projet de barrage électrique d’AMARIA.

La délégation chinoise conduite par son président Directeur Général et de nombreux dirigeants et experts chinois sont venus exprimés au Ministre de l’énergie et à ses nombreux collaborateurs, leur satisfaction de voir ce projet avancé à grand pas car, la mise en œuvre dudit projet est le symbole de la coopération de l’amitié Sino guinéen.

Un exemple de taille en Afrique !

Le PDG de TBEA, a de façon exhaustive donner toutes les grandes lignes de ce projet du barrage électrique d’AMARIA, qui s’imbrique dans une nouvelle stratégie de développement économique, qui tiendrait compte de l’hydro électricité, des ressources domestiques, des ressources minières, de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture, ( Par le biais du réservoir d’eau engendré par le barrage), une dynamique qui couplerait toutes ces activités avec une chaîne combinée à la production industrielle, toute chose qui renforcerait la capacité de la chaine industrielle du pays. Et le chef de la délégation de conclure que AMARIA,

« C’est le projet de bonheur pour les citoyens guinéens»

Quant au Ministre Cheick Taliby Sylla, il se félicitera de l’engagement pris par TBEA, pour réaliser un tel projet d’envergure dans notre pays et rassurera les partenaires chinois du soutien indéfectible du chef de l’Etat guinéen, le professeur Alpha Condé, à TBA, auprès des autorités chinoises « La construction d’un tel barrage avec des projets spécifiques connexes est une grande première en Afrique. Les résultats obtenus, sont aussi ceux de tout le Ministère et de tout le peuple de Guinée »

Pour rappel, Situé en aval de Souapiti, l’Aménagement Hydroélectrique d’AMARIA pour 300 MW en BOT, dont les travaux ont été lancés le 19 janvier 2018. La réalisation de ce barrage permettra d’alimenter en énergie électrique, la mine de TBEA pour la transformation de la bauxite en alumine en Aluminium sur place. De même cette compagnie s’impliquera dans le transport électrique endogène et l’interconnexion des réseaux nationaux.

La Cellule de Communication du Ministère de l’énergie

Lire

Décret : Mme Doukouré Asmaou Bah nommée DG de GHI Novotel

29 avril 2019 à 20 08 40 04404

C’est dans un décret publié dans la soirée de ce lundi, 29 avril 2019, que Madame Doukouré Asmaou Bah a été nommée Directrice Générale de GHI Novotel Conakry.

Par le même décret, Mohamed Lamine Camara, inspecteur des services financiers et comptables en service au ministère de l’Economie et des Finances, a été nommé Directeur Général Adjoint du GHI.

A préciser que madame Doukouré Asmaou Bah était jusque-là responsable du service recouvrement du Grand Hôtel de l’Indépendance, parallèlement à ses activités syndicales.

Lire

Labé : mise en place des antennes du front pour l’adoption par référendum de la nouvelle constitution

29 avril 2019 à 20 08 11 04114

Le siège du RPG Arc-en-ciel de Labé a abrité, dans l’après-midi de ce lundi, 29 avril 2019, la cérémonie de mise en place des coordinations régionale et préfectoral du Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution, en abrégé FARC (à ne pas confondre avec les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La rencontre a mobilisé plusieurs responsables des structures du RPG Arc-en-ciel de la préfecture de Labé. Une seule intervention a marqué la cérémonie. Celle de Samba Camara, désormais coordinateur national du Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) qui a situé le contexte de la rencontre.

« L’initiative résulte d’une longue réflexion. Des acteurs qui ont le même raisonnement autour de la Constitution se sont réunis et ont décidé de s’investir pour que les populations à la base comprennent l’intérêt qu’elles ont à rejoindre la dynamique. Depuis longtemps, j’ai toujours dénoncé la légitimité de l’actuelle constitution guinéenne qui ne m’engage pas parce que personne n’a demandé et je n’ai mandaté personne pour parler en mon nom au Conseil National de la Transition (CNT). Et pourtant, c’est mon droit. On doit demander mon avis pour la Constitution de mon pays. C’est pourquoi, nous nous sommes mobilisés pour demander aux autorités de doter la Guinée d’une Constitution émanant de la volonté populaire. Ce front est composé de jeunes de la mouvance présidentielle et certains acteurs de la société civile convaincus que la Guinée a besoin d’une Constitution adopté par le référendum et non d’un texte taillé sur mesure et adopté par un groupuscule de personnes défendant des intérêts personnels et égoïstes » a-t-il expliqué.

Poursuivant son intervention, Samba Camara a donné plus de précisions sur le sens de son combat.

« Ce sont des acteurs qui ont prôné ici devant tout le monde le koudaïsme pour feu Général Lansana Conté. Imaginez une personne normale qui demande à ce que le chef gouverne jusqu’à la fin de sa vie. C’est inexplicable. Si ces personnes prennent le pouvoir, le peuple aura des difficultés avec cette constitution qui a été fabriquée par le CNT. Ils ne vont pas hésiter un seul instant de se doter d’un pouvoir à vie. C’est pourquoi, nous demandons au président de la République de doter le pays d’une constitution qui émane de la volonté populaire » a-t-il insisté.

Dans sa stratégie de combat, le Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle constitution (FARC) envisage une caravane suivie de conférences d’information et de sensibilisation dans toutes les préfectures en direction des populations à la base.

« Notre première action, nous comptons organiser une caravane pour aller à la rencontre des populations en vue de leur expliquer les raisons profondes de la nouvelle constitution et les faiblesses du texte produit par le CNT. Dans chaque préfecture, nous allons organiser un carnaval géant qui mobilise tout le monde. Nous allons tenir un meeting et on va organiser un débat contradictoire et civilisé avec ceux qui sont contre la nouvelle constitution. Ainsi, chaque camp aura la possibilité d’exposer ses arguments devant le public qui est appelé à apprécier en dernier ressort » a-t-il conclu.

Il est à préciser que les antennes ont été installées de façon consensuelle avec une précision de taille : les 5 coordinateurs préfectoraux sont membres de droit de la coordination régionale et les coordinateurs sous-préfectoraux sont membres de droit de leurs coordinations préfectorales.

Ainsi, au niveau régional, la coordination du FARC de Labé est composée des responsables politiques dont les noms suivent : coordinateur régional (Thierno Aliou Barry), coordinateur régional adjoint (Elhadj Amadou Korka Barry), chargée de la mobilisation des ressources (Hadja Fanta Diakhaby), Trésorière (Mme Rayanatou Diallo), chargés de la communication (Alpha Mamadou Cellou Diallo et Fatoumata Cissé Kouyaté), chargés de la logistique (Baabou Colmar Camara et Aboubacar Sidiki Soumaoro), rapporteurs (Abdoulaye Sow et Ganzilé Maoumi).

Tandis qu’au niveau préfectoral, on retrouve comme coordinateur, Thierno Aliou Mosquée Diallo, coordinateur adjoint (Mouctar Bakayoko), chargée de la mobilisation des ressources (Saliou Dian Diallo), Trésorière (Sarangbè Magassouba), chargés de la communication (Ibrahima Sory Diallo dit Souka et Sadou Baldé), rapporteurs (Abdourahmane Sall et Saran Touré), chargés de la logistique (Elhadj Hamidou Baldé et Sékou Mara).

Comme pour dire que les choses sérieuses commencent maintenant dans la ville de Labé et ses environs où pratiquement les antennes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) peinent à se mettre en place.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Un militant l’UFR jugé pour sa manif. contre un 3ème mandat : « un procès honteux »

29 avril 2019 à 20 08 02 04024

Comme annoncé dans une de nos publications, le procès d’Amadou Touré, militant de l’UFR, s’est ouvert ce lundi, 29 avril 2019, au Tribunal de Première Instance de Mafanco. Poursuivi pour attroupement non armé interdit et trouble à l’ordre public, le jeune homme a plaidé non coupable.

Après les débats entre les parties au procès, le président du tribunal, Amadou Kindy Baldé, a renvoyé le dossier au 13 mai 2019 pour les réquisitions et plaidoiries.

Interrogé à la fin de l’audience de ce lundi, maître Mohamed Traoré, un des avocats de la défense, a eu des mots assez durs par rapport à cette procédure. « Il faut dire que ce procès est un procès honteux. Je pense que la justice doit saisir cette opportunité pour démontrer à certains qu’elle ne se laissera pas instrumentaliser pour que des groupuscules de personnes arrivent à leur fin. On assiste tous les jours à des manifestations à l’intérieur du pays : à Coyah, à Dubréka, à Boké. Il y a des gens qui manifestent leur soutien au 3ème mandat, des gens qui manifestent leur soutien à une nouvelle Constitution et le Président de la République, lui-même, a parlé de confrontation d’idées. Il faut laisser le débat se développer. Que d’autres personnes, d’autres guinéens, qui ne sont pas moins guinéens que les premiers affirment leur opposition face à une nouvelle Constitution et que ces personnes soient arrêtées et traduites devant la justice, je pense encore une fois, c’est la honte. C’est une façon de démonter peut-être qu’il y a des guinéens qui sont au dessus d’autres. Mais, il faut que cela soit clair, cette une manœuvre qui ne passera pas.

Nous sommes un certain nombre d’avocats qui ont décidé que toute les fois qu’il y a des guinéens qui sont arrêtés pour avoir manifesté leur opposition à un 3ème mandat ou à une nouvelle Constitution, nous serons là pour assurer leur défense, parce qu’il faut tenir la balance égale entre tous les citoyens guinéens. Il n’y a pas un guinéen qui est supérieur à un autre.

En ce qui concerne monsieur Touré (le prévenu), il n’a même pas participé à un attroupement. Deux jeunes, parmi lesquels un mineur, ont été arrêtés. Et, sur instruction du président de son parti (Sidya Touré : ndlr), il est allé dans un commissariat de police pour s’enquérir de la raison pour laquelle ces jeunes ont été arrêtés. Et là, on lui dit qu’au nom de la loi, on l’arrête. Nous sommes dans quel pays ?

Nous n’accepterons pas, en tant qu’avocats, que ce genre de pratique se reproduise. Nous avons chèrement acquis notre démocratie et nos libertés. Nous n’accepterons pas que cela soit remis en cause. L’affaire a été renvoyée pour le 13 mai et nous serons là, parce que c’est le ministère public qui a demandé que l’affaire soit renvoyée, parce qu’il n’est pas prêt à présenter ses réquisitions. Mais en réalité, cette demande cache simplement une chose. C’est que le dossier est vide et le ministère public ne savait pas quoi dire. »

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Boffa : partis pour une excursion, 4 élèves tués dans une noyade

29 avril 2019 à 19 07 45 04454

Quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar ont péri dans une noyade survenue hier, dimanche 28 avril 2019, sur la plage Koukoudé dans la préfecture de Boffa. Les élèves et leurs responsables étaient en excursion dans le cadre de leur semaine culturelle. Ils étaient en train de nager lorsqu’une vague les a emportés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Boké.

Ce lundi matin, c’était le calme total dans l’enceinte du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar. Pas d’élèves ni d’enseignants sur place. Tous sont sous le choc suite à la noyade survenue la veille à Boffa et qui a coûté la vie à quatre élèves de l’établissement. Daniel Foro Gnagbé, le proviseur de l’école que nous avons trouvé sur place, est revenu sur les circonstances de ce drame. « Il faut savoir d’abord que nous organisons ces activités depuis 2003 et nous n’avions jamais enregistré de problèmes, même une crevaison de pneu. Dans les environs de 16 heures10 minutes, on est tous partis dans l’eau y compris moi et mes trois enfants dont fille de 6 ans.

Quelques instants après, nous avons entendu des cris des élèves, disant que les flots ont emporté un élève. Directement, j’ai alerté la sécurité de la plage qui est venue, mais aussi les riverains. On a secouru trois personnes, mais tous étaient inconscients. Les deux filles sont décédées et le troisième a repris connaissance. Deux autres élèves étaient portés disparus. Les recherches ont continué donc, et c’est seulement ce lundi que ces deux corps ont été retrouvés. Ce qui porte à 4 le nombre de morts », a-t- il expliqué.

Le proviseur ajoute que les victimes étaient presque toutes des membres du gouvernement scolaire. « Il s’agit de Marie Geneviève Fofana, (12ème année SM), trésorière ; Elhadj Ibrahima Baldé (12ème SS), secrétaire à l’organisation ; Mamadou Diallo (12ème SM), chargé de la culture et de l’animation ; et Hadja Fanta Sylla qui faisait la 10ème année ».

Dans les familles des victimes, le choc est encore plus grand. Lamiya Barry, oncle de Mamadou Diallo, regrette fortement ce drame. « C’est ce lundi matin, dans les environs de 10 heures, qu’on nous a dit qu’on a repêché la dernière victime. Comme notre fils était porté disparu, on était presque sûr que c’était lui. On est directement allé à l’hôpital et on a trouvé que c’était effectivement lui. C’est vraiment regrettable. Prochainement, les gens doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour organiser ce genre d’activités. Il faut notamment chercher des personnes ayant l’expertise nécessaire pour accompagner les enfants », a dit ce père de famille.

De leur côté, les autorités locales ont fait une tournée dans les familles des victimes, ce lundi, pour présenter leurs condoléances et exprimer leur compassion. Le sous-préfet de Kamsar, Elhadj Tidiane Sylla, était à la tête de cette délégation. « Il m’est très difficile de m’exprimer sur ce drame car perdre des enfants avec tout leur avenir, c’est quelque chose qui me fait mal au cœur. Mais, on peut dire que c’est Dieu qui a voulu comme ça. Donc nous présentons nos condoléances et toute notre compassion aux familles des victimes ».

A noter que les quatre élèves ont été inhumés ce lundi, 29 avril 2019.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

Lire

SMG-2019 : Avec Rusal , le rêve devient réalité à Dian-Dian et Fria

29 avril 2019 à 19 07 25 04254

Du 24 au 26 avril 2019 s’est tenue à Conakry la 6e édition du Symposium Mines Guinée. L’évènement a été organisé par le Ministère des Mines et de la Géologie de la République de Guinée, en partenariat avec la société AME Trade Lt, UK. Le thème retenu était « Synergie mines et infrastructures enjeu pour un développement intégré et durable de la Guinée ». Pendant ce symposium le grand producteur d’alumine Rusal s’est montré comme une société qui a réalisé ces dernières années de grandes actions en Guinée.

La cérémonie a été rehaussée par la présence du chef de l’Etat, Pr. Alpha Condé, accompagné par son Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, du ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Dans le discours d’ouverture des travaux du symposium le Président de la République le Pr Alpha Condé a salué les efforts des sociétés minières dans le développement communautaire, mais cependant reconnait-il que beaucoup reste à faire.

Le Président Guinéen a rappelé que souvent on donne une image déformée de la Guinée, qu’on donne tout à la Chine. Mais, “je vais vous faire remarquer que nous avons Rusal qui est une société russe était déjà à Fria et à Kindia avant mon arrivé et qui est aujourd’hui à Dian-dian », a-t-il notamment cité. Pendant ce symposium il a été démontré que la société Rusal a réalisé ces dernières années en Guinée, de grandes actions de développement socioéconomique des rêves sont devenus réalité avec le lancement de Dian-Dian et la relance de l’usine Rusal/Friguia.

Le 19 juin 2018 au port minéralier de Taressa dans la commune rurale de Kamsar à Boké, le Président de la République le Pr Alpha Condé a officiellement procédé au lancement de la première tonne de bauxite de Dian-Dian. La cérémonie avait mobilisée toutes les populations de la localité venue exprimé leur joie et leur gratitude à l’endroit de Rusal et du Pr Alpha Condé. La première phase du projet Dian-Dian a coûté plus de 220 millions de dollars à Rusal. Cet investissement a permis d’ouvrir non seulement la mine, mais aussi des routes, construire un port minéralier et réaliser des embranchements de rails de plus de 20 Km ce qui est une première depuis plus de 40 ans en Guinée.

La mise en exploitation de Dian-Dian par Rusal dont les réserves sont estimées à plus 564 millions de tonnes va créer plus de 1 300 emplois directs avec une exportation de 3 millions de tonnes de bauxite par an pour la première phase.

Alpha Condé lance Dian-Dian

Avant de procéder au lancement des opérations de chargement de la bauxite dans le bateau, le président de la République, le Pr Alpha Condé avait tout d’abord félicité la compagnie Rusal pour avoir honoré son engagement. Le chef de l’Etat a ensuite interpellé les populations, les autorités administratives et politiques, ainsi que les responsables de Rusal, chacun sur ses responsabilités. « J’invite les populations de Boké à soutenir toutes les actions de Rusal dans la région. C’est la condition préalable à tout développement de notre pays. L’Etat de son côté, s’engage à tout mettre en œuvre pour l’accompagner », a dit le président de la République.

Le 20 juin 2018, les populations de Fria étaient massivement mobilisées pour accueillir le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, venu relancer les activités de production de l’usine d’alumine Rusal-Friguia. L’usine qui va contribuer à l’essor économique de cette préfecture a une capacité de 650.000 tonnes d’alumine par an.

« La reprise de l’exploitation de l’usine n’est donc pas le fruit du hasard, elle est le résultat de ces efforts mais aussi d’un engagement sincère de la société Rusal à renforcer son partenariat avec la Guinée dans un cadre mutuellement avantageux », explique le ministre des Mines et de la géologie, présent à la cérémonie. La reprise de l’usine Rusal/Friguia a nécessité un effort colossal que la compagnie Rusal a déployé pour la relance de l’usine avec un coût d’investissement de plus de 123,5 millions de dollars. Plus de 25% d’équipement ont été nouvellement rachetés et remplacés. 616 unités d’équipement ont été complètement démontées, réparée et puis remontée. Ce sont 1200 Guinéens et 60 experts russes qui travaillent sur la réhabilitation de l’usine.

Le ministre des mines et de la géologie Abdoulaye Magassouba dira: « la relance de l’exploitation de l’usine d’alumine de Fria est un évènement de portée symbolique pour les populations de Fria, dans la mesure où la ville et les activités économiques en sont largement dépendantes ».

Un acte que les populations de Sombory ont salué à travers des chants et danses ponctués de slogans de reconnaissance et de remerciements au Chef de l’Etat et à Rusal. C’est dans cette ambiance de fête que le préfet de Fria, Hadja Gnalén Condé, a salué l’implication personnelle du Président de la République pour la relance de cette usine qui, selon elle, fait des heureux dans la cité de l’alumine. Elle a fait savoir qu’une commission Fria-Rusal est en place pour veiller à l’employabilité des jeunes, au contenu local et la paix dans la préfecture.

Comme beaucoup d’autres personnalités politiques et administratives, le député uninominal de Fria, Dr Sidiki Cissé, avait pris part à la cérémonie de relance des activités de l’usine d’alumine de Rusal/Friguia. « Je suis heureux, voire très heureux de la reprise des activités de l’usine de Rusal/Friguia qui est plus qu’un symbole pour Fria, mais son âme. Travailleurs, populations et autorités à tous les niveaux sont fiers de cette reprise. Et vous avez observé cette joie à travers la grande mobilisation partout où l’on est passé », a déclaré le parlementaire.

Le Président de la République, pour sa part, a remercié Rusal pour avoir respecté son engagement. S’engageant à aider les jeunes et les femmes, le Chef de l’État a invité les sages de Fria à veiller au maintien de la paix dans cette collectivité locale.

La société Rusal qui a réalisé des efforts considérables en moins de deux ans dans la production de la bauxite et de l’alumine s’est aussi investie dans le développement communautaire avec la réalisation des projets à caractère socioéconomique. C’est ainsi en marge de la 2e journée de la 6e édition du Symposium Mines Guinée, la compagnie Rusal-Guinée a partagé, au cours d’un panel tenu ce jeudi 25 avril à Conakry, les initiatives qu’elle a mises en œuvre dans le cadre du développement communautaire.

Ces échanges ont été tenus en présence du ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, des représentants de Rusal-Guinée, des représentants des communautés issues de leurs zones d’exploitations, notamment Fria, Boké et Kindia.

Prenant la parole, le Directeur Général par intérim de Rusal-Guinée, Alexandre Larionov a mis un accent particulier sur trois points essentiels réalisé par Rusal pour le développement communautaire. Il s’agit notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation de la construction des écoles et forages. Il a rappelé qu’en 2018 Rusal a accordé 101 bourses aux jeunes étudiants guinéens pour leur formation dans les différentes universités et écoles techniques de la Fédération de Russie. Un exposé qui du reste à retenu l’attention des participants et des panelistes dont le ministre guinéen des Mines et de la Géologie.

A rappeler que le stand de Rusal a été visité par le Président de la République le Pr Alpha Condé et le Ministre des Mines et de la Géologie Abdoulaye Magassouba.

Fin

Lire

Assassinat de Thierno Aliou Diaouné : les accusés optent pour la négation systématique

29 avril 2019 à 19 07 16 04164
Feu Thierno Aliou Diawné

Les débats dans le procès des présumés assassins de Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, se sont poursuivis ce lundi, 29 avril 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Poursuivis pour assassinat et complicité, les quatre accusés continuent de défiler à la barre, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché au tribunal.

Thierno Aliou Diaouné est ancien ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de la Transition en 2010 et ex coordonnateur national du Fonds de Consolidation de la Paix en Guinée. Il a été abattu dans son véhiculé il y a quatre ans, précisément le vendredi 6 février 2015, à Conakry aux environs de 21 heures, à Kobaya, dans la commune de Ratoma. Son véhicule, de marque Toyota Land Cruiser, avait été emporté par les assaillants. Beaucoup de promesses avaient été tenues à l’époque. Mais, sa famille attend toujours…

Pour le moment, les quatre accusés dans ce dossier sont : Abdoulaye Djibril Diallo (dit Foula Boy), Aronu Goowin Ozoekwe (dit John), Samuel Dyngee (dit Samou Sami), et Noël Camara (dit Noua). Pour cette deuxième journée d’audience dans cette affaire, c’est Aronu Goowin Ozoekwe (dit John) qui a été le premier à comparaître.

A la barre, ce ressortissant nigérian, détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 15 mai 2015, a nié les faits qui lui sont reprochés. « Je ne reconnais pas les faits. J’ai l’habitude de donner à Noël Camara de l’argent pour qu’il aille en Sierra Leone acheter la bière que je revends ici. Un jour, je lui ai remis l’argent comme d’habitude ; mais, il n’est plus revenu. Je suis allé chez lui à Cosa. J’ai trouvé sa femme et je lui ai demandé  »où est ton mari ? » Elle a répondu que son mari est en panne sur une moto en allant en Sierra Leone. Mais, durant 5 mois, je l’ai appelé, son numéro ne passait pas. Le jour de la finale de la Champions League de football, entre la Juventus et le Barca, Noël m’a appelé. Il m’a demandé où je suis, je lui ai répondu que j’étais à la maison. Puis, il m’a dit de l’attendre. Je suis venu au carrefour de chez moi, à Ratoma. Les policiers étaient arrêtés là-bas. Ils m’ont dit de monter dans la voiture. Je leur ai demandé pour quelle raison, ils m’ont dit de monter. Arrivée à la police, ils m’ont dit d’enlever ma chemise. Ils ont vu une cicatrice sur mon corps. Ils m’ont demandé ce que c’était, je leur ai répondu que je suis tombé quand j’étais enfant. Ils m’ont dit que je suis un bandit. Ils m’ont demandé comment j’ai connu Noel Camara. Je leur ai dit que c’est à travers une femme qui vit en Sierra Léone et qui nous fournissait des marchandises. Ils m’ont dit que la femme de Noel prétend d’être un bandit. Ils m’ont attaché et m’ont dit de dire la vérité. Ils ont écrit un papier et m’ont demandé de signer. Ils m’ont dit de payer 5 millions de francs guinéens pour être libre. Je leur ai dit que je n’en avais pas. Ils m’ont envoyé en prison. Je ne connais rien de cette affaire. Tout ce qui est écrit dans le PV, je ne reconnais pas parce que j’ai été forcé à reconnaître, parce que je ne voulais pas mourir », s’est-il défendu.

Des propos balayés d’un revers de main par le procureur, Daouda Diomandé. « Arrêtez de mentir John. Pourquoi refusez-vous de nous dire ce que vous avez dit chez le juge d’instruction puisque vous n’y avez pas été torturé ? »

Dans sa réponse, Aronu Goowin Ozoekwe (dit John) a esquivé la question pour revenir sur le fait que c’est la femme de Noël qui l’a piégé. « C’est la femme de Noël qui m’a dénoncé par jalousie, parce qu’elle m’accuse d’avoir cherché une seconde femme pour son mari. C’est comme ça que je me suis retrouvé en prison ».

Le procureur est alors revenu à la charge. « Pourquoi vous tournez au tour du pot ? Pourquoi refusez-vous de nous dire ce que vous avez dit chez le juge d’instruction ? C’est parce que vous essayez de masquer la vérité. Mais, au moment venu, tout se saura », a laissé entendre le Procureur.

Le second accusé, qui a comparu ce lundi, est Samuel Dyngee, dit Samou Sami, qui séjourne à la maison centrale depuis le 13 mai 2015. Il a aussi nié les faits pour lesquels il est poursuivi.

Le dossier a été renvoyé pour la suite des débats et la comparution de la femme d’Aronu Goowin Ozoekwe, dont le nom a été cité plusieurs fois dans ce dossier.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 623 53 25 04

Lire

Kankan : des enseignants contractuels paralysent les cours dans toutes les écoles

29 avril 2019 à 17 05 57 04574

Comme annoncé samedi dernier, les enseignants contractuels de Kankan ont manifesté ce lundi, 29 avril 2019 dans les rues de la ville. Ils ont empêché les cours dans toutes les écoles de la commune urbaine pour protester contre « le refus » des autorités du secteur éducatif de les engager à la Fonction Publique, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ces enseignants ont effectivement mis à exécution leur menace brandie au cours d’une assemblée générale qu’ils tenue le samedi, 27 avril dernier. Ils se sont rassemblés ce lundi matin sur le terrain de l’Université de Kankan, point de départ de leur marche pacifique. Ils sont passés devant les lycées 03 avril, Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Marien N’Gouaby et Morifindjan Diabaté. Ils ont empêché les cours dans toutes ces écoles, avec le soutien de nombreux élèves qui les ont accompagnés jusqu’à la fin de leur manifestation.

Ces enseignants, recrutés pour pallier l’absence des titulaires en classes lors de la dernière grève du SLECG, exigent leur intégration à la Fonction Publique. « Après avoir servi durant plus de 7 mois de façon satisfaisante, nous avons constaté avec amertume, une mauvaise volonté affichée du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, qui ne veut pas nous intégrer à la Fonction Publique, malgré les consignes du président de la République.

C’est pourquoi, nous avons jugé nécessaire de nous faire entendre en demandant notre intégration à la fonction publique, sans condition, et dans un bref délai. Faute de quoi, nous continuerons les manifestations à Kankan », a indiqué Laye Camara, coordinateur régional des enseignants contractuels de Kankan.

Si certaines élèves ont accompagné cette manifestation des enseignants contractuels, d’autres par contre sont contre ce mouvement. C’est le cas de Ramatoulaye Bah du lycée Marien N’Gouaby. Cette dernière dénonce d’ailleurs l’attitude des élèves qui ont donné de l’ampleur à la manifestation. « C’est des élèves d’autres écoles qui sont venus jeter des cailloux sur notre école pour nous faire sortir. Lorsqu’on est sorti, les professeurs nous ont demandé de rentrer. Je suis contre ce mouvement parce qu’aujourd’hui il n’y a pas cours », a-t-elle dit.

Selon des sources hospitalières, cette manifestation a fait deux blessés. Les deux élèves ont été blessés lors des accrochages entre ceux qui étaient pour et ceux qui étaient contre le mouvement. De leur côté, les autorités éducatives de Kankan ne se sont pas prononcés sur cette situation.

A noter qu’ils sont 741 enseignants contractuels qui réclament leur intégration à la Fonction Publique dans la préfecture de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Sidya Touré : « La Guinée est dans le même état que la Centrafrique, la guerre en moins »

29 avril 2019 à 17 05 20 04204
Sidya Touré, président de l’UFR

Lu pour vous : L’opposant, qui dénonce la corruption et la mauvaise gouvernance, appelle le président Alpha Condé à ne pas briguer un troisième mandat en 2020.

Alors que le président Alpha Condé, au pouvoir en Guinée depuis 2010, laisse planer le doute sur sa candidature à un éventuel troisième mandat, l’opposant Sidya Touré dresse un sombre bilan de l’état de son pays, aussi bien sur le plan économique que de la gouvernance. Aux côtés de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, il appelle le chef de l’Etat à renoncer à se représenter en 2020.

La Guinée n’a jamais attiré autant d’investisseurs étrangers, notamment dans le secteur minier. Est-ce le signe de la bonne santé économique du pays ?

Sidya Touré Non, la Guinée marche sur la tête. Neuf ans après l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé, 3 milliards de dollars [environ 2,7 milliards d’euros] ont été dépensés pour la production d’énergie, et pourtant pas une seule ville ne dispose d’électricité 24 heures sur 24, y compris la capitale, Conakry. La Guinée est devenue le deuxième exportateur mondial de bauxite, mais dans le budget 2019 les recettes intérieures diminuent de 11,5 %. Situation curieuse, non ? Cela aurait dû rapporter de l’argent, mais on ne le voit pas, on le cherche.

Lire aussi  En Guinée, le boom de la bauxite laisse un goût amer aux paysans

Où est passé cet argent ?

Corruption ! C’est la seule explication au fait qu’en neuf années, pas une université n’a été construite, pas un hôpital, pas même cent logements sociaux, pas un seul échangeur routier à Conakry… Tout est dégradé. Il y a un système en place qui ponctionne l’argent public. J’attends qu’on me prouve le contraire.

« Le secteur minier ne nous mènera nulle part si l’argent disparaît en route. »

Nous avons la chance d’avoir des ressources minières. Ce que je déplore, c’est la cadence folle d’attribution des permis miniers, sans transparence ni prise en compte de l’impact environnemental. Les compagnies minières s’acquittent de leurs taxes, mais nous ne les voyons pas dans le budget. Le secteur minier ne nous mènera nulle part si l’argent disparaît en route. Il faut investir ces recettes dans l’agriculture, les infrastructures, et créer des biens communs.

S’il y a des malversations, n’est-il pas de la responsabilité des élus de l’opposition de demander des commissions d’enquête ?

On le fait, mais les commissions n’aboutissent à rien. On a demandé une enquête sur l’attribution du port de Conakry, sur les conventions minières, mais ça n’aboutit pas parce que les institutions ont été appauvries au profit de l’institution présidentielle.

Après l’arrivée d’Alpha Condé, en 2010, nous avons dû manifester pendant trois ans pour obtenir l’organisation d’élections législatives et pendant sept ans et demi pour avoir des élections locales. Et tous ces scrutins, depuis le premier en 2010, ont été frauduleux.

Parallèlement, les différents dialogues politiques organisés avec le pouvoir n’ont mené à rien. Il y en a eu plusieurs. Un jour on signe un document, le lendemain le pouvoir recommence comme si de rien n’était. Le plus grave, c’est que tout cela déstructure l’Etat. Plus personne ne croit plus en rien.

Lire aussi  Guinée : Alpha Condé laisse une nouvelle fois planer le doute sur un troisième mandat

Pour expliquer les difficultés de la Guinée, le président rappelle qu’il a hérité d’un pays, pas d’un Etat…

En neuf ans, on a largement le temps de tout reconstruire, y compris dans des pays qui ont connu la guerre. Le président Lansana Conté avait laissé des institutions, autorisé les partis politiques, changé la monnaie, créé l’Assemblée nationale, les radios libres, la Cour suprême…

Ce qui n’a pas empêché le coup d’Etat du capitaine Moussa Dadis Camara à la mort de Lansana Conté, en 2008….

« Il n’y a aucune vision, aucun leadership pour conduire le pays quelque part. »

Certes, mais depuis, aucune modification qualitative n’a été apportée à ce qui constitue la voûte de l’Etat. Au contraire, il y a une centralisation à outrance des services au niveau de la présidence, surtout ceux qui ont de l’importance en matière financière. Les institutions avaient été créées, elles devaient être renforcées, Alpha Condé les a affaiblies. Résultat : nous sommes le pays le plus en retard d’Afrique de l’Ouest. Nous sommes dans le même état que la Centrafrique, sauf qu’ici il n’y a pas la guerre et il n’y en a pas eu. Le problème est qu’il n’y a pas de leadership pour conduire le pays quelque part. Il n’y a aucune vision !

Lire aussi  Guinée : l’opposition coalisée contre un troisième mandat du président Alpha Condé

Comment changer les choses ?

Il n’y a rien à inventer par rapport à ce qui se fait ailleurs pour instaurer une gouvernance vertueuse dans un Etat organisé. Nous avons perdu beaucoup de temps. A ce jour, il n’y a pas d’Etat, pas d’administration, pas de leadership… La réalité est basique : rien ne fonctionne.

Le pouvoir estime que le changement passe par une modification de l’actuelle Constitution, adoptée lors d’une période de transition politique. Pourquoi vous y opposez-vous ?

Pourquoi la modifier maintenant, alors qu’il aurait pu le faire dès 2011, si ce n’est pour se maintenir au pouvoir ? Pourquoi avoir attendu ? Ça n’a pas beaucoup de sens. Il faut tout d’abord et avant tout éviter qu’Alpha Condé brigue un troisième mandat [l’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats]. Il faut organiser une élection présidentielle libre et transparente, sans lui ni son système.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  En Guinée, la mine d’or de Nordgold empoisonne la vie des habitants

Le pouvoir dit que c’est à la population de décider, au besoin par référendum.

Nous nous y opposerons. C’est dans ce sens que nous venons de créer le Front national pour la défense de la Constitution, qui associe des partis politiques et des organisations de la société civile. Il s’agit de défendre la volonté de 12 millions de Guinéens contre celle d’un seul homme qui ne nous a rien apporté. L’avenir politique des leaders de partis et l’avenir politique de toute la Guinée dépendent de cela : non au troisième mandat.

Ne craignez-vous pas que cette contestation entraîne des morts ?

J’estime que c’est une lutte qui mérite d’être menée. C’est lui contre le peuple de Guinée.

Il y a eu près de 100 morts dans le cadre de ces manifestations depuis 2010. Les gens ne sont-ils pas lassés ?

« Nos manifestations sont pacifiques, pourquoi leur tirer dessus ? »

Il ne s’agit pas d’envoyer de la chair à canon. Ce sont des manifestations pacifiques, pourquoi leur tirer dessus ? Rappelons qu’il s’agit seulement d’une fin de mandat à respecter, avec une transition démocratique qui se fasse dans le calme.

Vous sentez-vous soutenus par la communauté internationale ?

On ne peut pas dire que la Guinée attire particulièrement l’attention. Il y a des raisons évidentes. Prenons la France, avec laquelle nous entretenons des relations, disons, privilégiées. Elle n’a pas autant d’intérêts économiques en Guinée que dans les pays limitrophes. Nous ne sommes pas un pôle économique, nous avons donc moins de visibilité que le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Mali. Ce que l’on entend, notamment lorsque le président Macron rappelle un certain nombre de principes démocratiques, va dans le bon sens. Mais il appartient aux Guinéens de gérer et régler leurs affaires.

Lire cet article sur lemonde.fr

Lire

Manifestation à l’ISSEG : des étudiants réclament leurs bourses d’entretien

29 avril 2019 à 17 05 04 04044

Plusieurs étudiants de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG) ont manifesté ce lundi, 29 avril 2019, dans l’enceinte de l’institution d’enseignement supérieur située à Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Les manifestants protestent contre le non payement de leurs bourses d’entretien, a appris un reporter de Guineematin.com qui se trouve sur place.

En colère, les étudiants ont boudé les cours pour se rassembler dans la cour de l’institut où ne sont formés que des enseignants. Ils ont décidé de se faire entendre pour exiger le payement de leurs bourses d’entretien pour les trois derniers mois. C’est ainsi que certains se sont mis à scander des slogans et d’autres ont jeté des cailloux sur les bâtiments, brisant certaines vitres.

Pour éviter d’être pris à partie, les responsables de l’institution d’enseignement supérieur se sont réfugiés dans leurs bureaux en attendant l’arrivée des forces de l’ordre qui ont calmé la situation.

Selon certains étudiants interrogés par un reporter de Guineematin.com, les manifestants sont de deux catégories. La première catégorie, ce sont ceux de la Licence 1 qui dénoncent le retard de la bourse pour les mois de janvier, février et mars. La seconde catégorie, ce sont les étudiants de la Licence 2 et ceux de la Licence 3, qui sont privés de bourse par une décision des autorités de l’ISSEG.

Cette décision consiste à ne pas donner la bourse à tout étudiant ayant passé en classe supérieure avec trois dettes. Un nouveau système que dénoncent et rejettent catégoriquement les étudiants concernés.

Pour l’heure, nous n’avons pas pu avoir la version des autorités de l’ISSEG qui seraient en concertation.

Nous y reviendrons !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Lire

Assassinat d’une fille à Koba : 3 suspects détenus à Boffa

29 avril 2019 à 16 04 20 04204

Le corps sans vie d’une jeune fille, du nom de Ramatoulaye Diallo, a été retrouvé près de son domicile dans la matinée du samedi dernier, 27 avril 2019 à Koba, une commune rurale relevant de la préfecture de Boffa. Trois jeunes gens, suspectés d’être impliqués dans cette affaire, ont été mis aux arrêts et conduits au commissariat central de Boffa, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, la jeune élève, âgée de 18 ans, en classe de 10ème année à Koba Dixinn, est sortie le vendredi nuit pour aller à une réjouissance. Mais, c’est le lendemain samedi que son corps a été retrouvé sous un manguier, à quelques pas du domicile familial, à Koba Souguébounyi.

Joint au téléphone dans l’après-midi de ce lundi 29 avril 2019, Mamadou Benté Diallo, grand frère de la victime, a expliqué ce qu’il sait du drame. « Le vendredi nuit, on était ensemble avec Ramatoulaye en famille jusqu’à 22 heures. Après, elle a dit qu’elle voulait aller assister à un farêgnâkhi (sorte de danse extravagante), pour un mariage. Avant qu’elle ne parte, un jeune l’a appelée au téléphone avec insistance. Elle est partie. Le lendemain, nous ne l’avons pas vu dans la maison. On a commencé à s’interroger. Finalement, nous l’avons vue sous un manguier, à quelques mètres de chez nous. On a alerté les autorités et la police est venue faire son constat. Ceux qui l’ont tuée ont envoyé le corps là. Nous ne voulions pas l’enterrer avant de savoir ce qui s’est passé. Mais, on a l’a enterrée le samedi à 17 heures », a-t-il expliqué.

Interrogé sur les arrestations enregistrées sur les lieux, Benté Diallo a confirmé. « Il y a trois personnes qui ont été arrêtées, à commencer par le jeune qui l’avait appelée au téléphone le jour de sa mort, un certain Alsény Camara, surnommé Toumba. C’est lui qui l’a appelée, son téléphone était sur haut parleur et ceux qui étaient là à 22 heures ont compris. Actuellement, (15 heures 55 minutes) nous sommes au commissariat central de Boffa. Nous attendons de voir ce que les enquêtes vont donner », a laissé entendre le grand frère de la victime.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Fête du travail : la CNTG compte dénoncer le manque de dialogue social

29 avril 2019 à 16 04 09 04094

La fête internationale du travail sera célébrée le 1er mai prochain à travers le monde. A Conakry, la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) prépare activement cet événement prévu sur l’esplanade du Palais du peuple. Et, la centrale syndicale compte mettre cette occasion à profit pour dénoncer le manque de dialogue social dans notre pays. C’est Elhadj Mohamed Moustapha N’Diaye, membre du bureau exécutif de la CNTG chargé de l’éducation ouvrière, qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 29 avril 2019.

Guineematin.com : la fête internationale du travail sera célébrée le 1er mai prochain à travers le monde. Pour commencer, rappelez-nous l’origine de cette fête.

Elhadj Mohamed Moustapha N’Diaye : la fête du 1er mai, c’est un rappel du sacrifice consenti par les ouvriers américains en 1886 pour instaurer la justice, l’égalité, pour pouvoir bénéficier d’un travail décent. Donc, quand les ouvriers se sont rencontrés, il y a eu une répression sanglante de la part des décideurs d’alors, il y a eu des morts. Donc, c’est à la suite de ça que le monde du travail a décidé de célébrer la fête du 1er mai pour le sacrifice consenti par nos devanciers.

Guineematin.com : au niveau de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée, où en êtes-vous aujourd’hui avec les préparatifs ?

Elhadj Mohamed Moustapha N’Diaye : on a l’habitude de fêter tous les ans. Cette fois-ci, nous avons choisi l’esplanade du palais du peuple où les festivités doivent se dérouler. Cette fois-ci, particulièrement nous allons fêter avec notre consœur de l’USTG. Donc, ce sont ces deux centrales qui se sont donné la main pour fêter ensemble au niveau de l’esplanade du Palais du peuple. Les dispositions, nous les avons déjà prises : il y a plus d’un mois que nous préparons ces festivités.

Nous entendons faire défiler les travailleurs par branche professionnelle, par entreprise et par société. Donc les défilés sont prévus. Mais, on va être très modestes cette année, on va diminuer les effectifs pour pouvoir bien défiler et prononcer l’intervention que nous avons préparée.

Guineematin.com : sur quoi portera cette intervention ?

Elhadj Mohamed Moustapha N’Diaye : vous savez que le mouvement syndical traverse aujourd’hui une crise. Il faut l’appeler ainsi. Donc, le dialogue social est un peu malmené, dès fois la liberté syndicale est violée, et nous entendons quand même dénoncer le manque de dialogue social. Le thème que nous avons prévu cette fois-ci est « Le dialogue constructif pour une paix et un développement durable ».

Donc nous entendons parler du dialogue social au niveau des autorités pour que vraiment certaines privations puissent cesser. Puisque dès fois, quand vous voulez manifester pour exprimer votre ras-le-bol, on vous empêche de le faire, et dès fois même brutalement. Nous voulons que le dialogue soit instauré entre les autorités et le mouvement syndical pour que nos droits soient valablement défendus.

Guineematin.com : quel est votre regard sur l’environnement du travail en Guinée ?

Elhadj Mohamed Moustapha N’Diaye : le plus souvent, on dit que l’argent a peur du bruit, et quand il n’y a pas une certaine liberté au niveau d’une nation, vous savez qu’en ce moment-là les multinationales, les entreprises et les bailleurs ne seront pas de gaîté de cœur pour investir dans le pays. Donc nous savons que s’il n’y a pas de paix, si le dialogue social n’est pas établi, le premier qui va en souffrir, c’est le travailleur. Puisque le chômage va s’aggraver et les travailleurs ne peuvent pas bénéficier d’un salaire décent. Nous voulons que cette liberté syndicale soit effective sur le terrain, que le travailleur puisse s’exprimer quand il peut, où il peut dans l’ordre et dans la quiétude.

Nous ne sommes pas pour la violence, loin de là, puisque nous savons que quand il y a la violence, ça n’arrange nullement pas. Nous voulons qu’il y ait une harmonie entre les partenaires sociaux, le gouvernement, l’employeur et le syndicat pour que le travailleur soit valablement défendu. En résumé, nous disons que s’il n’y a pas la paix sociale dans le pays, on ne peut parler d’emploi. Il faut que la paix soit instaurée pour que les partenaires s’écoutent autour d’une table de négociation.

Guineematin.com : quel est l’appel que vous lancez à vos démembrements, aux travailleurs membres de votre centrale, pour que la fête se passe dans les règles de l’art ?

Elhadj Mohamed Moustapha N’Diaye : ça c’est une question très pertinente. Nous voulons que tout le monde réponde à notre appel et que la cérémonie que nous organisons soit à l’intention de tous les travailleurs quels que soient les bords. Nous voulons que tout le monde s’y mette et que nous soyons là, qu’on puisse défiler paisiblement, qu’on puisse écouter les discours qui sont rédigés dans le cadre de l’instauration du dialogue pour qu’on puisse écouter les manifestes.

À travers les manifestes, nous indiquer là où le bât blesse et qu’est-ce que nous voulons pour le travailleur pour le reste de l’année. Que tout le monde soit là pour que nous puissions arriver là-bas très tôt, qu’on s’écoute, qu’on se comprenne, qu’on se parle et surtout qu’on instaure l’unité d’action au niveau de toutes les centrales syndicales pour qu’à la fin, le travailleur puisse bénéficier d’un travail décent.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Dalaba : remise de diplômes à 48 étudiants de l’ISFAD

29 avril 2019 à 15 03 45 04454

L’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) de Mamou a procédé à une remise de diplômes à près de 50 étudiants en fin de cycle dans la journée du samedi, 27 avril 2019, à l’Institut Supérieur des Sciences et de Médecine vétérinaire de Dalaba.

La cérémonie, présidée par le Professeur Mamadou Saliou Diallo, directeur général de l’ISFAD, a eu lieu en présence des responsables en charge de l’enseignement secondaire, de l’enseignement technique, des encadreurs et des autorités administratives, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com basé à Mamou.

Dans son discours, Mamadou Sy, directeur régional de l’ISFAD a dit sa satisfaction de voir son institution grandir avant de dégager les progrès enregistrés depuis sa prise de fonction. « Depuis notre prise de service, nous avons enregistré des progrès dont: l’obtention d’un centre informatique de 20 ordinateurs fonctionnels, l’augmentation du nombre d’étudiants inscrits, l’organisation de façon régulière des sessions de regroupement et du suivi des étudiants. Ce que je voudrais vous demander, c’est d’être dynamique et efficace et surtout de prouver vos capacités intellectuelles et morales dans la vie active. C’est pour vous dire que vous avez un grand défi à relever », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, le Professeur Mamadou Saliou Diallo, DG de l’ISFAD, s’est dit très satisfait de cette marque de confiance accordée à son institution avant d’annoncer tout son soutien aux jeunes diplômés. « Je suis vraiment comblé de joie. J’aimerais vous dire merci, c’est un simple mot qui a cinq lettres et qui fait deux syllabes dans l’orthographe française. Merci d’avoir organisé cette journée autour de nos éminents professeurs. En fait, je suis entrain de dire vous avez fait de l’aplomb entre l’Enseignement Supérieur et le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation… Je vous souhaite plein succès dans votre carrière administrative. Je vous dis au rendez vous de Master. Allez, foncer, c’est possible ! Nous allons nouer des relations avec les autres institutions pour vous soutenir dans le domaine de votre formation », a promis le DG de l’ISFAD.

Du côté des récipiendaires, leur porte-parole, Mamadou Barry, a réaffirmé sa confiance à l’ISFAD avant de lancer un appel à l’endroit de ses dirigeants. « Il nous plait de préciser que L’ISFAD n’est pas un institut de seconde chance qui regroupe des Étudiants de niveau inférieur à la norme. Bien au contraire, c’est un institut comme toutes les institutions d’enseignement supérieur de notre pays. Dans le souci de mieux réussir cette formation, nous sollicitons auprès de vous ce qui suit : l’obtention d’une bibliothèque numérique, l’introduction des nouvelles filières comme Histoire, Géographie, instaurer un programme de Master, publier à temps les résultats des évaluations et la réactualisation de certains cours », a-t-il plaidé.

Il est à noter que cette 9ème promotion du Système LMD, qui compte 48 diplômés dont 13 femmes, a été baptisée Promotion Professeur Youssouf Sidibé, du nom du DG de L’Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire de Dalaba.

De Retour de Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/ 657343939

Lire

Protestation contre un 3ème mandat : un militant de l’UFR jugé à Conakry

29 avril 2019 à 15 03 03 04034

Le procès d’Amadou Touré, militant de l’UFR, s’est ouvert ce lundi, 29 avril 2019, au Tribunal de Première Instance de Mafanco. Poursuivi pour attroupement non armé interdit et trouble à l’ordre public, le jeune homme a plaidé non coupable, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Onze jours après son arrestation, Amadou Touré a comparu, libre, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. A la barre, le prévenu a rejeté les accusations articulées contre lui. Il a été appuyé par le collectif d’avocats de la défense, dont maître Salifou Béavogui et maître Mohamed Traoré, qui ont estimé que ce dossier est vide.

Après les débats qui ont porté sur les circonstances de l’arrestation de ce militant de l’UFR, le parti de Sidya Touré, ces avocats ont sollicité du tribunal le passage à la phase des réquisitions et plaidoiries. Ce à quoi s’est opposé la procureur, Joséphine Loly Tinkiano. Cette dernière a demandé à la juridiction de renvoyer l’affaire à dizaine.

Finalement, le président du tribunal, Amadou Kindy Baldé, a renvoyé le dossier au 13 mai 2019 pour les réquisitions et plaidoiries.

Il faut rappeler que le prévenu, Amadou Touré, a été arrêté le 18 avril dernier, alors qu’il manifestait pacifiquement, avec d’autres militants de l’UFR, devant le commissariat central de police de Matoto. Ils réclamaient la libération d’un des leurs, arrêté pour avoir exprimé son opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Il avait été inculpé le même jour pour attroupement non armé interdit et trouble à l’ordre public et remis en liberté en attendant l’issue de son procès.

Du TPI de Mafanco, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

Lire

Koundouno prévient : « les promoteurs du 3ème mandat seront traqués, leurs biens seront saisis »

29 avril 2019 à 14 02 03 04034
Sékou Koundouno, Administrateur Général de la Cellule Balai Citoyen

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com en fin de semaine dernière, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, est revenu sur le combat engagé par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Un mouvement mis en place par des activistes de la société civile, des leaders politiques et des syndicats, pour barrer la route au projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir en vue de permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat. Ce membre des Forces Sociales a affiché son optimiste quant à la réussite du combat du FNDC, avant de mettre en garde les promoteurs d’un troisième mandat en Guinée.

Guineematin.com : en tant qu’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, vous êtes l’un des acteurs sociaux les plus dynamiques du pays. Vous êtes d’ailleurs l’un des membres fondateurs du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dites-nous, où en sommes-nous aujourd’hui avec ce mouvement ?

Sékou Koundouno : le FNDC se porte bien. Des avancées considérables ont été faites, l’engouement est de taille au sein du front. Vous avez remarqué que dès après la création du FNDC, une panoplie d’autres dynamiques anti 3ème mandat ont été créées afin d’accompagner ce vaste mouvement pour l’atteinte des objectifs que le souverain peuple de Guinée leur a assigné. A ce niveau, nous avons assisté à la mise en place des commissions techniques qui nous a permis aussitôt d’avoir un collectif d’artistes dont le single est disponible au niveau du public, mais aussi le collectif des femmes du FNDC, la plénière des leaders du FNDC et le collectif des jeunes du FNDC.

En plus, ce lundi (29 avril 2019), nous assisterons à l’adhésion d’une dizaine de mouvements qui sont créés pour accompagner le FNDC dans cette lutte que nous menons. Je ne veux pas aussi oublier cette vaste opération territoriale qui a commencé dans les 342 circonscriptions et qui consiste à installer dans les districts, les sous-préfectures, les préfectures, les régions et dans les communes urbaines, l’ensemble des antennes du FNDC. Ce qui permettra de mener la lutte sur le terrain à travers la sensibilisation, l’information, la mobilisation, afin que l’envahisseur en face de nous puisse être anéanti dans l’œuf.

Comme vous le savez, la puissance publique appartient au souverain peuple. Et à ce niveau, nous sommes en train de prendre toutes les dispositions citoyennes pratiques et conformément aux lois, aux traités et aux conventions qui gouvernent la Guinée, afin que la souveraineté soit reconquise et qu’elle soit remise au souverain peuple de Guinée.

Guineematin.com : pensez-vous que ce combat va vraiment réussir ?

Sékou Koundouno : nous sommes très confiants et nous sommes réconfortés d’avoir au sein du FNDC l’ensemble des dynamiques sociales et politiques. Nous représentons à date la majorité des Guinéens. C’est pourquoi à Boké, à Boffa, à Coyah, à Dubréka, à Fria, l’ennemi a été anéanti dans l’œuf. Il a été empêché de présenter ce sale projet suicidaire et satanique au souverain peuple de Guinée. Et, j’ose croire que dans les jours qui suivent une opération commando sera téléguidée dans une région administrative du pays et je pense bien que toutes les dispositions seront prises.

Nous restons très confiants et nous sommes convaincus que si ce gouvernement s’entête à nous présenter un quelconque projet ou proposition de loi, soit au conseil des ministres où au parlement, ce gouvernement aurait déclaré la guerre au souverain peuple de Guinée. Et, conformément à l’article 21, alinéa 2 de la Constitution, le peuple de Guinée se fera entendre par tous les moyens légaux prévus par nos textes et par les traités auxquels la Guinée a souscrit.

Guineematin.com : de leur côté, des ministres et autres hauts cadres de l’Etat font une offensive pour promouvoir ce projet de nouvelle Constitution qui devrait déboucher sur un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Vous ne craignez pas qu’ils aient déjà pris le dessus sur vous ?

Sékou Koundouno : tout cadre zélé, tout ministre, tout directeur national qui s’entêtera à aller dans cet ordre d’idée, à encourager ou à promouvoir ce projet suicidaire, j’ai puis vous le rassurer que nous travaillons avec la section persécution et crimes de masse de la Cour pénale internationale (CPI) et au niveau de la Cour pénale sous régionale, des dispositions seront prises. Ces personnes seront fichées, répertoriées, nous sommes en train d’identifier les biens de tous ceux qui font la promotion de ce putsch constitutionnel et au moment opportun, quand la souveraineté reviendra au peuple, ces personnes seront traquées, les biens seront saisis et je pense qu’ils seront des exemples pour d’autres personnes qui se mêleront à un tel projet et qui ne reflètent ni la dignité, ni l’honneur du peuple de Guinée.

On ne peut pas se permettre qu’une minorité de gangsters, de pyromanes, d’imposteurs qui n’ont même pas un oiseau en Guinée puissent s’entêter à nous imposer une monarchie ou instaurer un royaume en Guinée. Nous sommes des dignes fils de cette République et nous nous battrons au prix de notre vie, au prix des sacrifices que nos devanciers ont consentis pour faire de la Guinée une République afin que l’Etat de droit puisse être une primauté essentielle pour tous ceux qui travaillent dans le cadre de la démocratie et de l’instauration des vertus qui téléguident même le développement de notre nation.

Guineematin.com : avant ce combat, les acteurs de la société civile que vous êtes, aviez engagé un bras de fer avec le gouvernement autour du prix du carburant. Mais, cette lutte n’avait pas connu de succès. Jusqu’où êtes-vous prêts à aller dans cette autre bataille anti troisième mandat?

Sékou Koundouno : la lutte pour la baisse du prix du carburant n’est pas une bataille qui est perdue par les Forces sociales, mais plutôt par le souverain peuple qui, à un moment donné, a lâché les leaders des Forces sociales. Maintenant nous demandons de se mobiliser, d’être convaincu, que chacun soit leader de sa localité, de mobiliser les citoyens. Parce que nous pensons que c’est notre nombre qui va déterminer notre cadence de frappe. Et à l’heure où je vous parle, la primauté est à notre niveau.

Il suffit tout juste d’y croire, de s’y mettre, de se préparer à tout moment pour sortir réclamer la souveraineté. Je l’ai dit et je le réitère : une minorité de gangsters, de pyromanes, d’imposteurs qui n’atteignent même pas mille cadres ne peut pas prendre cette nation en otage. Nous disons tout simplement qu’on attend le bon moment, que le gouvernement se mette dans l’illégalité afin que le souverain peuple de Guinée puisse s’exprimer par la plus grande manière.

Guineematin.com : on a vu l’ensemble des leaders de l’opposition avec vous lors du lancement du FNDC. Est-ce que vous sentez leur engagement ? Est-ce qu’ils participent réellement à vos travaux ?

Sékou Koundouno : tous les leaders présents et signataires de la charte du FNDC participent à toutes les commissions techniques. Ils sont membres du comité de pilotage qui est coordonné par des leaders des partis politiques, de la société civile et du syndicat. Et, toutes les décisions prises, ils sont associés. Pour le moindre communiqué, ils ont leur coup de pouce à ajouter et on tient compte des préoccupations de toutes les entités membres du FNDC sous le leadership de la société civile.

J’ai l’intime conviction que nous atteindrons nos objectifs parce que nous avons la majorité des guinéens de notre côté. Et, en aucun cas, un petit ne réussira à prendre le pays en otage et de penser que nous, nous vivons dans une malédiction systématique. Nous leur disons qu’on attend le moment opportun et tout ce que l’on veut, c’est le service minimum jusqu’à ce le gouvernement s’entête à se mettre dans l’illégalité. En ce moment, le souverain peuple s’exprimera.

Guineematin.com : récemment, vous avez écrit à la CPI. Quelle est la suite de ce courrier ?

Sékou Koudouno : l’écrit qu’on a envoyé à la CPI via sa procureure, madame Fatou Bensouda, c’était de la saisir de la pièce à conviction, de ce qu’a dit monsieur Alpha Condé, en tant que président du RPG Arc-en-ciel. Elle a diligenté la requête au niveau de la division en charge de persécution et des crimes de masse qui est actuellement en contact avec le chargé des opérations du FNDC. A ce niveau, nous leur remontons, de façon hebdomadaire, toutes les informations sur la Guinée.

Et au moment venu, cette catégorie de guinéens qui est en train de promouvoir ce putsch constitutionnel, ce plan démoniaque seront mis devant les faits et ils répondront devant les juridictions compétentes. Il y a une chose qu’il faut préciser : ce qui se passe maintenant en Guinée, nous nous battrons au prix de notre vie pour que ceux qui sont en train de nous mettre dans l’illégalité soient sanctionnés et qu’ils servent d’exemple. Qu’ils sachent que ce qui était possible au temps de Lansana Conté ne peut pas l’être au temps d’Alpha Condé.

Guineematin.com : est-ce que vous avez peur monsieur Koundouno ?

Sékou Koundouno : je n’ai pas peur et je ne pense pas à la peur parce que chaque jour, je pense me retrouver au cimetière à tout instant. C’est pourquoi dans ma voiture, je marche avec mon linceul.

Entretien réalisé par Nouhou Baldé et Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Recrutement dans l’armée : 1806 candidats ont pris part à l’évaluation écrite à Faranah

29 avril 2019 à 13 01 50 04504

La deuxième phase du recrutement dans les forces armées guinéennes s’est tenue hier dimanche, 28 avril 2019, à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah. Après le test physique, les 1806 admis ont passé le concours intellectuel.

La cérémonie de lancement a eu lieu en présence des autorités régionales, préfectorales et communales de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats à ce concours ont rallié les locaux de l’ISAV pour passer la dernière partie du test. Tôt le matin, un important dispositif sécuritaire a été mis en place, de la grande d’entrée jusqu’au niveau des salles avec un contrôle systématique mis en place par les organisateurs. Dans les salles de classe, les candidats sont contrôlés à tour de rôle à travers les photos, les PV.

Sadou Keita

A 10 heures précise, c’est devant les autorités préfectorales et communales que le gouverneur de la région administrative de Faranah a lancé le sujet. Selon Sadou Keita, « c’est un concours national organisé par l’Etat. Nécessairement, il faudrait la présence de l’Etat. Nous sommes les autorités représentantes de l’Etat dans la zone, nous venons donc pour lancer les épreuves ».

En outre, le gouverneur de Faranah a mis en garde les éventuels fraudeurs. « Le seul conseil qu’on a à donner, c’est qu’il faudrait que les enfants sachent qu’ils vont être recrutés pour l’armée. Donc, il faudra une conscience professionnelle au départ… Donc, ce n’est pas la peine de chercher à tricher. Nous appliquerons tout le règlement tolérance zéro. Un élève ou un candidat qui triche est éliminé ; un surveillant, qui montre le chemin de la tricherie à un élève, est éliminé et ensuite ce surveillant est poursuivi. Il faudrait que les enfants le sachent, dès le départ. On n’a pas besoin de recruter des malhonnêtes. Parce que quand vous avez dans une armée de tricheurs, ils ne vont pas assurer la sécurité, la défense du territoire national. Au moment où c’est chaud, ils vont se cacher jusqu’à ce que le calme revienne. Donc, ils présentent déjà des indices qu’ils ne peuvent pas être des militaires. Nous avons espoir que c’est des conseils bien compris et seront suivis », a-t-il lancé devant les candidats.

A noter qu’à Faranah, ils sont au nombre de 1806 candidats qualifiés pour le test écrit de ce concours de recrutement dans l’armée guinéenne. Ils vont concourir pour seulement 250 places disponibles.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Après les magistrats, Damaro Camara met en colère les responsables RPG à Banankoro

29 avril 2019 à 13 01 40 04404

Alors qu’il a des ennuis avec les magistrats de Guinée qui ont déposé une plainte contre lui, l’honorable Amadou Damaro Camara ne conjugue pas aussi le même verbe que les dirigeants de son parti à Banankoro. Au lendemain d’une manifestation de soutien au député organisée à Kérouané, les membres du bureau fédéral du RPG Arc-en-ciel de Banankoro se sont réunis hier, dimanche 28 avril 2019, à leur siège. Ils ont dénoncé ce mouvement et tiré à boulets rouges sur le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Nous sommes Honorable Amadou Damaro Camara », « Amadou Damaro Camara, c’est nous », ce sont là les slogans qu’on pouvait lire sur les T-Shirts que portaient les supporters de l’honorable Amadou Damaro Camara. Ces derniers ont organisé un carnaval suivi d’un meeting le jeudi dernier à Kérouané et le samedi à Banankoro, pour apporter leur soutien au chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale dans le contentieux l’opposant à l’association des magistrats de Guinée.

Mais, ce mouvement est loin d’être du goût des responsables du RPG Arc-en-ciel à Banankoro. Ces derniers dénoncent des manœuvres qui vont à l’encontre des intérêts du parti auquel appartient le parlementaire. « Nous disons au président de la République que Amadou Damaro est en train de créer son propre parti auprès du président.

Il était venu nous dire ici qu’il est l’homme d’Alpha Condé et non du parti. Maintenant, il veut créer son clan après le départ d’Alpha Condé. Nous n’accepterons plus qu’il est un tel mouvement conduit par un simple enseignant privé de Conakry qui n’est dans aucune structure du parti », a déclaré Elhadj Moussa Kourouma, membre du bureau fédéral.

Abondant dans le même sens, Elhadj Djomba Mory Traoré, secrétaire fédéral du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, a tiré à boulets rouges sur l’honorable Damaro Camara. « Damaro va loin dans ses manœuvres. Un adage dit que tout mouvement que tu fais sans m’associer, ça veut dire que ce mouvement est fait contre moi. Donc, Damaro a fait ce mouvement contre le parti ici.

Ils ont appelé certains médias privés et publics pour se faire aimer devant le président mais ils trompent. Je vais lui dire que l’homme ne vaut que par sa langue et son cœur. Damaro n’est qu’un micron au sein du parti, car il est venu nous trouver dedans et il va partir nous laisser dedans aussi. C’est quelqu’un qui est venu juste pour nous diviser et partir », a estimé le responsable du parti au pouvoir dans cette sous-préfecture.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Faranah : 195 personnes jugées dans 10 dossiers criminels

29 avril 2019 à 13 01 33 04334

Ouvertes depuis le 4 mars 2019, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah. Au total, le tribunal a examiné 10 affaires criminelles avec au total 195 accusés qui ont connu des fortunes diverses. A ces 10 dossiers se sont ajoutés d’autres qui étaient au cabinet d’instruction pour le règlement définitif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De lourdes peines de prison, allant de 8 ans à la réclusion criminelle à perpétuité, ont été prononcées par le tribunal criminel de Faranah contre de très nombreux accusés. Ils ont été reconnus coupables de nombreuses infractions : viol, incendies volontaires, assassinat, meurtre, coups et blessures volontaires ayant entrainé la perte d’un membre…

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, est revenu en détails sur les différents verdicts de ces dossiers criminels.

Selon Mamoudou Lébéré Baldé, « parmi les dix dossiers, heureusement à la date d’aujourd’hui, on a pu évacuer tous ces dix dossiers et les décisions ont été prises conformément à la loi. Par rapport aux différentes peines, elles varient de la réclusion criminelle, qui est le plafond des condamnations jusqu’à l’acquittement. Donc, il y a 112 accusés qui ont été condamnés à des peines de réclusion criminelle à perpétuité, bien sûr par défaut et des mandats d’arrêt ont été décernés contre eux à l’audience. Il y a un dossier de meurtre dans lequel également, deux (2) accusés ont été condamnés à des peines de réclusion criminelle à 30 ans, avec une période de sûreté de 15 ans. Toujours dans la même fourchette, il y a eu un dossier d’incendie volontaire, il y avait 4 accusés qui ont été tous condamnés à des peines de réclusion criminelle à 30 ans. Il y avait 3 dossiers de viol. Mais le ministère public n’a pas hésité un seul instant d’apporter toutes les preuves concernant ces accusés fugitifs. Et Dieu merci, le tribunal a suivi le ministère public dans ses réquisitions pour condamner ces accusés à 20 ans de réclusion criminelle avec des mandats d’arrêt contre eux à l’audience », a expliqué le procureur.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire