Détournement de 4 milliards à la SOGEAC : Kabassan rattrapé par sa gestion antérieure ?

26 avril 2019 à 21 09 13 04134
Kabassan Oulaba Kéita

On croyait l’affaire Kabassan Oulaba Kéita, ancien directeur général de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), définitivement close. Mais, elle resurgit de façon inattendue. Kabassan, soupçonné de détournement de 4 milliards de francs guinéens quand il gérait la SOGEAC, aurait été sommé de rembourser le montant en question, a appris ce vendredi, 26 avril 2019, Guineematin.com d’une source proche du dossier.

Des soupçons de détournement de près de 4 milliards de francs guinéens ont longtemps pesé sur Kabassan Oulaba Kéita dans la gestion de la SOGEAC, une entreprise mixte, dont 49% des parts se trouvent être détenus par l’Agence Française de Développement, l’aéroport de Paris et la chambre de commerce de Bordeaux.

Selon une source généralement bien informée, un huissier de justice a été commis à l’effet de chercher à faire rembourser les montants présumés avoir été détournés au préjudice de la SOGEAC. « Le 19 avril 2019, un huissier muni d’une sommation interpellative de payer, a effectué un tour au domicile de Kabassan. Mais, l’auxiliaire de justice n’aurait pas rencontré le sieur Kéita. Il aura fallu la deuxième tentative, quelques jours plus tard, pour que l’huissier puisse déposer l’acte à Kabassan. Un acte dans lequel il est sommé de payer un montant de 880 millions de francs guinéens », croit savoir notre source.

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com dans la soirée de ce vendredi, 26 avril 2019, Kabassan Kéita a dit ne rien savoir. « Je ne suis pas au courant de ça. Il faut demander ça à l’huissier. Je ne suis pas au courant », a-t-il dit laconiquement.

En effet, un gouffre financier de plus de quatre milliards de francs guinéens avait été mis à jour à la SOGEAC. L’ex DG, promu il n’y a pas longtemps conseiller à la présidence de la République, était pointé du doigt dans ce qui s’apparentait à « une non-conformité entre certaines dépenses effectuées et les autorisations budgétaires validées par le Conseil d’Administration de la SOGEAC ».

Fausses factures, surfacturation, faux contrats, location de limousines pour des randonnées à Paris aux frais de la SOGEAC… Voilà entre-autres reproches faits à l’ex DG.

Ainsi, Le Conseil d’Administration de la SOGEAC, lors de sa 62ème session, tenue à Conakry le 22 novembre 2017, a constaté que « les observations sur les procédures et règles de gestion n’étaient pas observées par la Direction Générale ».

Devant ce comportement peu orthodoxe, le Conseil d’Administration avait saisi les cabinets d’audit FFA-Ernest & Young et Lombonna le 27 novembre 2017. La démarche visait à « diligenter une revue de conformité de certaines dépenses des exercices allant du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017. Les dépenses visées sont notamment : entretien, réparations et maintenance ; missions et réceptions, avantages en nature, dons et libéralité, investissement mobilier, mobilier et travaux ».

Le travail effectué, le rapport d’audit a été finalement déposé au CA de la SOGEAC. Aussitôt, une correspondance en date du 02 février 2018, signée du président du CA, est adressée à Kabassan. Il lui est transmis le rapport d’audit « pour commentaires et justificatifs ».

Un Conseil d’Administration, tenu le 29 mai 2018 à Conakry, a mis en lumière des comportements peu orthodoxes dans la gestion, au point de fâcher les partenaires français qui menaçaient à l’époque de se retirer. Ce CA avait eu pour conséquences à l’époque de restreindre la marge de manœuvre de Kabassan. Les mesures suivantes avaient été prises : interdiction d’engager la SOGEAC pour toute somme dépassant 50.000.000 de francs guinéens ; restriction des décaissements des dons et libéralités ; suspension de la fameuse Carte Visa de l’entreprise qu’il utilisait à volonté sans justificatifs ; convocation d’un Conseil d’Administration exceptionnel le 22 juin 2018 à Paris, avait-on appris.

Ce conseil d’Administration se tiendra bien le 22 juin à Paris avec de nouvelles exigences posées par les partenaires français. « Les partenaires français lui ont retiré leur confiance. Ils ont non seulement demandé son départ, mais aussi le remboursement des montants détournés qui s’élèveraient à 4 milliards de francs guinéens », avait confié à Guineematin.com une source proche du dossier.

C’est entretemps qu’un décret, en date du 13 janvier 2019, est tombé, limogeant Kabassan de son poste de DG de la SOGEAC. Plus tard, il sera promu au poste de conseiller à la présidence.

Nous y reviendrons !

Une synthèse réalisée par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

Problématique des passeports en Espagne : le cri de détresse des Guinéens

26 avril 2019 à 20 08 27 04274

La crise des passeports biométriques cause des dégâts aux conséquences irréversibles en Espagne. 

C’est à quand la fin du Calvaire ? 

Passage en Espagne de la dernière équipe d’enrôlement depuis Juillet 2016

Telle est la question fondamentale que les citoyens guinéens vivant en Espagne continue encore de se poser. 

Depuis l’avènement des passeports biométriques, nombreux sont les problèmes qui en dérivent. Vu l’urgence dans laquelle se trouvent certains cas, les responsables d’entités guinéennes en Espagne se sont réunis avec les autorités en Guinée, à Barcelone, à Madrid puis à Paris  pour leur faire le point de la situation. Malgré les belles paroles et  promesses tenues çà et là par ces différentes autorités, de trouver une solution urgente à ce problème de taille ; force est de constater que la situation reste intacte et le nombre de personnes affectés par cette crise de passeports ne cesse de s’accroitre jour après jour.

 Une Si longue attente !!!!

Il convient de rappeler que le dernier  et seul passage en Espagne d’une équipe d’enrôlement pour confection de passeport biométrique remonte au mois de juillet 2016. Depuis cette date, les citoyens guinéens vivant en Espagne se trouvent dans une situation d’extrême vulnérabilité. Aucune perspective ne pointe à l’horizon pour résoudre définitivement cette situation insoutenable.

 Car, la dernière opération qui était perçue comme une autre opportunité pour nombre de guinéens vivant en Espagne de se procurer du dit passeport, s’est avérée comme une grande illusion perdue.  Un communiqué datant du 18 Avril 2017 de notre Ambassade à Madrid écartait toute possibilité pour les sujets guinéens vivant en Espagne de se faire enrôler sur place  et les invitait  à se rendre à Paris.

Logiquement, il était impossible pour la majorité des sollicitant de passeports  d’effectuer un tel déplacement pour les raison suivantes :

  • Raisons stratégique et humanitaire

L’Espagne, la Grèce et L’Italie sont les principales portes d’entrée des immigrants illégaux guinéens. Plus de 80% de cette couche est composée de personnes vulnérables (mineurs non accompagnés), ou personnes sans documents ni ressources. Les organisations caritatives comme la croix rouge ou Caritas sont prêtes à les aider pour obtenir un passeport, mais déclinent toute responsabilité par rapport à leur mobilité hors du territoire espagnol.

  • Raisons financières.

La crise financière qui perdure en Espagne depuis 2008, a considérablement affecté les familles. Le prix unitaire d’un passeport est de 140 Euros. Si à cette somme il faut ajouter les frais de déplacement et de logement en France, la situation devient donc insoutenable. Malheureusement nombreuses sont les familles qui se trouvent dans cette situation de précarité financière. 

  • Les cas des nouvelles naissances.

Les bébés nés après le passage de l’équipe au mois d’août 2016 n’ont pas de document. Donc sont en situation irrégulière sur le sol européen. Il est impossible pour ces familles de se déplacer dans ce cas précis avec leurs enfants et  tout le risque que cela comporte de se déplacer en situation d’illégalité. La montée des pensées xénophobes en Europe n’invite pas à prendre de tels risques.

  • Enfin les raisons éthique et de responsabilité.

La délivrance des documents nationaux aux citoyens n’est pas une mission philanthropique, mais plutôt une exigence éthique et de responsabilité des pouvoirs publics envers  leurs citoyens

Aujourd’hui, le désenchantement, le désespoir et le sentiment d’abandon animent tous   des citoyens guinéens vivant en Espagne indépendamment de la couleur politique, ethnique ou régionale. Les familles sont lasses des conséquences désastreuses de l’impossibilité d’obtenir à temps un passeport qui est indispensable pour la plus part des gestions administratives sur le sol Espagnol.

 C´est pourquoi, dans le souci majeur d’éviter tout acte d’incivilité qui pourrait ternir l´image de notre pays à l’extérieur. Les  responsables d’entités guinéennes de l’Espagne lance ce cri de cœur. Ils demandent l’implication personnel du chef de l’Etat afin d’instruire  très urgemment les différents départements concernés pour venir soulager la souffrance des guinéens.

Au moment où nous mettons sous presse cet article, les cas de certaines personnes sont   dans une situation délicate et risques d’être irréversibles. 

La Guinée est –elle un pays d’exception au point d’être incapable de doter ses différentes délégations à l’étranger de machines pour confectionner les passeports biométriques à l’instar des autres pays voisins ?

Affaires à suivre !

 SEBOU KABA

Secrétaire général de la commission  pour la problématique  des passeports en Espagne

Lire

Tribunal de commerce de Conakry : 40 juges consulaires prêtent serment

26 avril 2019 à 20 08 06 04064

Quarante juges consulaires dont 3 femmes ont prêté serment, ce vendredi 26 avril 2019, avant leur entrée en fonction au tout nouveau tribunal de commerce de Guinée. Organisée à la Cour d’Appel de Conakry, la cérémonie de prestation de serment a connu la présence du ministre de la Justice, maître Cheick Sako. Les juges se sont engagés à remplir leurs fonctions conformément à la loi, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Pierre Lamah

Ces 40 juges consulaires qui sont élus par leurs pairs pour un mandat 3 ans, renouvelable une seule fois. Selon Pierre Lamah, le président du tribunal de commerce, ils vont représenter le monde des affaires dans cette juridiction. « Comme leur nom l’indique, ces juges consulaires sont là, en représentation du monde des affaires. Et, leur participation aux audiences sera très déterminante en ce sens qu’ils vont prodiguer des avis techniques aux juges professionnels pour que des décisions appropriées et idoines soient prises pour la satisfaction du secteur privé de notre pays », a annoncé monsieur Lamah.

Il précise que ces juges sont issus des différents patronats de notre pays à savoir : « du secteur des banques, de l’ordre de experts comptables et comptables agrées, des associations des entreprises industrielles, de la chambre nationale des mines de Guinée, de l’association guinéenne des entreprises de manutention portuaires, du groupe organisé des hommes d’affaires, de la chambre de commerce d’industrie et d’artisanat de Guinée, de l’association professionnelle des assurances de Guinée etc. ».

Devant le président de la Cour, Aliou Thiam, les 40 juges consulaires ont pris l’engagement de faire correctement leur travail comme le demande la loi. Et, monsieur Thiam en a profité pour leur rappeler qu’ils travailler sans aucune forme de pression. « Vous êtes là aujourd’hui et vous avez prêté serment devant la nation. C’est quelque chose qui est extraordinaire. Cette chose, nous avons tous le devoir de le respecter. Donc c’est de rendre la justice en notre âme et conscience au-delà de toutes les pressions : pressions politiques, pressions sociales, pressions financières.

Vous devez, comme vous avez prêté serment tout à l’heure, faire preuve de juges loyaux et fidèles. Nous osons espérer que les relations qui vont se tisser entre vous juges consulaires et les juges professionnels seront des relations de cordialité, de sincérité et de loyauté dans le respect de la loi. Donc nous vous demandons encore une fois de faire preuve de courage dans la prise de vos décisions et sachez qu’il n’y aura pas de barrière entre vous et nous. Nous allons travailler en symbiose dans le respect de la loi », a dit le magistrat.

Me Cheick Sako

Présent à la cérémonie, le ministre d’Etat, ministre de la justice, maître Cheick Sako a rappelé l’importance de cet événement. « Aujourd’hui, c’est un jour exceptionnel et historique. C’est à cause de ça que j’ai tenu à être là physiquement pour rendre hommage aux juges consulaires qui sont là, pour leur dire également qu’eux-mêmes ils rentrent dans l’histoire de ce pays. Ça n’a pas être facile de mettre sur pied un tribunal de commerce. Depuis le conseil des ministres, le Parlement et jusqu’à l’opérationnalisation qui a été faite par le président de la République par l’inauguration. Et à partir d’aujourd’hui, les juges consulaires qui ont prêté serment vont rentrer en activité selon le programme établi par le tribunal de commerce.

Voyez-vous, dans ce pays tout est symbole. Donc c’est important que ce symbole soit respecté. En matière judiciaire, on était le dernier pays de la sous-région où il n’y avait pas de tribunal de commerce dans les pays francophones. L’avant dernier, c’était le Niger il y a deux ans. Les visages que j’ai vus aujourd’hui, j’ai vu le CV de chacun, le parcours professionnel de chacun et je pense qu’on a des juges consulaires de qualité. Ils vont nous prouver dans les décisions qu’ils vont nous rendre », a laissé entendre le garde des sceaux.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Front anti 3ème mandat : « on ne doit pas céder à l’intimidation »

26 avril 2019 à 19 07 49 04494

Le président du directoire provisoire du MoDeL (Mouvement Démocratique Libéral), Aliou Bah, fait partie de ces guinéens vigoureusement opposés à toute idée de modification de la Constitution en faveur du maintien du président Alpha Condé au pouvoir au delà de 2020. Il l’a réaffirmé ce vendredi 26 avril 2019, à l’occasion de la réunion du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Kipé, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aliou Bah, un des animateurs du FNDC, a saisi l’occasion pour interpeller les guinéens à se mobiliser pour faire face aux sirènes révisionnistes.

« Conformément au contenu de la déclaration qui vient d’être lue aujourd’hui, l’heure est à la mobilisation, l’heure est au rassemblement. Il ne s’agit pas de poser un débat du genre, il y a une possibilité de neutralité par rapport à ça. Ça n’existe pas.

Aujourd’hui, c’est la République qui est en danger. La menace, elle est existentielle parce que c’est notre démocratie qui est menacée. Et pour cela, tous les fils de la Guinée, qui vivent sur le territoire national ou à l’étranger, doivent se lever comme un seul homme pour défendre les acquis démocratiques.

Bien entendu, l’alternance étant l’oxygène de la démocratie, il n’est pas question de l’étouffer. Donc, le rassemblement doit être le mot d’ordre et que partout, on ne doit pas céder à l’intimidation. La Guinée a traversé des moments difficiles, il n’est plus question pour nous d’accepter une nouvelle dictature dans notre pays.

Le président actuel est à son dernier mandat, le souhait de tous les guinéens est qu’ils aient la possibilité de choisir un autre président en 2020 dans la paix, dans la tranquillité pour que la Guinée continue d’avancer, parce qu’elle est plus importante que nos intérêts individuels.

Alors, au nom du MoDeL, qui participe aux initiatives du FNDC, nous lançons cet appel à l’endroit de tous nos responsables, de toutes nos structures en Guinée, à l’étranger, pour qu’elles se mettent à la disposition des antennes du FNDC pour continuer le combat ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Conakry : le Lions Club International s’active pour la Convention élective de ses instances

26 avril 2019 à 19 07 40 04404

En prélude à l’organisation des travaux du 38ème congrès de la convention du district multiple 403 du Lions Club International, la structure a animé ce vendredi, 26 avril 2019, un point de presse pour donner les grandes lignes de l’évènement. La session, prévue du 1er au 5 mai 2019 à Conakry, sera placée sous le thème « quelles stratégies pour une croissance durable dans le District Multiple 403 », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les organisateurs, cet événement, qui se tiendra sous le haut patronage du président Alpha Condé, réunira entre 1000 et 1500 délégués, venant de 21 pays africains ainsi que la présence des instances dirigeantes du mouvement venant de l’Europe, de l’Amérique et du Pakistan.

Hormis le thème principal, d’autres sous-thèmes seront également abordés dont, entre-autres : optimiser l’affiliation féminine dans la croissance durable du DM 403. Par ailleurs, les différentes délégations tiendront, durant cette convention, leurs différents congrès ayant pour objectif d’aboutir à des résolutions visant à l’amélioration du service humanitaire à travers les plus démunis, a-t-on appris sur place.

Mme M’Balou Cissé

Le gouverneur du district 403 A1, madame M’Balou Cissé, est revenue en détails sur les activités inscrits à l’ordre du jour de cet événement. « C’est vraiment une grande fête, au cours de laquelle, nous allons montrer le savoir-faire de la culture guinéenne. Donc, c’est un mini-festival culturel que nous allons servir à nos hôtes. Et le 2 mai, nous aurons le défilé des nations du pont 8 novembre jusqu’au palais du peuple en passant par le podium des officiels qui vont noter, parce que c’est un défilé qui est noté. Vous allez assister au défilé de 21 nations. Chaque nation dans son costume traditionnel et nous allons les accompagner avec leurs drapeaux. De là, nous allons nous rendre à Riviera Royal où le chef de l’Etat va présider l’ouverture de notre convention avec toutes les nations. Dans l’après-midi, nous aurons des formations parce que c’est aussi une grande école de leadership. C’est l’occasion de renouveler les instances dirigeantes. Le lendemain, nous aurons les congrès des différents districts. Les anciens vont faire le bilan et les nouveaux vont être investis. Le 4 mai, le Chef de l’Etat ou son représentant, va venir clôturer et le soir nous aurons un grand dîner gala pour clôturer la cérémonie », a-t-elle expliqué.

Selon les organisateurs, la convention est aussi l’occasion d’introniser les nouveaux gouverneurs. Cette année, la Guinée aura l’honneur d’introniser la première femme qui est guinéenne, Mme M’Balou Cissé, au poste de gouverneur du district 403 A1, composé de huit pays : Guinée, Mali, Gambie, Sénégal, Guinée Bissau, Niger, Mauritanie et le Cap-Vert.

Le gouverneur, Mme M’Balou Cissé, élue nouveau gouverneur du district 403 A1, est revenue sur les taches qu’elle devrait accomplir. « Une fois investie, je conduirais les destinées de huit pays pendant 1 an. Donc, pendant cette année, je vais administrer les Lions de ces huit pays. Je vais visiter ces pays, je vais aller m’enquérir des problèmes et je vais aller voir comment ils font pour conduire des œuvres en fonction des populations démunies, puisque notre but c’est de venir en aide aux plus démunis. Et, pendant mon mandat, je vais conduire ce programme. Alors ce programme s’articule pour la jeunesse, pour les femmes, pour la lutte contre le diabète, le cancer infantile, l’environnement et la communication ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

Lire

Kindia : le RPG-AEC est « suffisamment armé pour soutenir le 3ème mandat »

26 avril 2019 à 19 07 10 04104

La Cellule de Réflexion du RPG Arc-en-ciel de Kindia (CERAK) organise le premier forum des intellectuels pour la pérennisation des actions du parti au pouvoir. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce vendredi, 26 avril 2019, à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Kindia, en présence des autorités régionales, des élèves et étudiants de ladite école.

La démarche vise à recadrer exclusivement le débat politique sur les projets de société du RPG AEC, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce forum a regroupé certains enseignants chercheurs de l’université de Kindia, les femmes et d’autres responsables, membres du RPG AEC à travers la CERAK.

Mohamed Kaba

Dans son intervention, Mohamed Kaba, secrétaire administratif de la CERAK, est revenu sur les objectifs de ce premier forum de 2019, en mettant un accent particulier sur un éventuel 3ème mandat pour Alpha Condé. « Nos objectifs, c’est de faire des recommandations à travers l’organisation des forums et séminaires en faveur du parti au pouvoir. Si nous voyons aujourd’hui ce qui se passe, la politique n’a de valeur que lorsqu’elle apporte quelque chose à la vie de la société. Et, dans tous les secteurs, nous voyons que les quelques années de gouvernance d’Alpha ont apporté quelque chose. Si nous sommes pour le pragmatisme politique, il n’y a pas de raison qu’en présentant la possibilité d’un 3ème mandat, qu’on ne le soutienne pas. Puisque nous nous trouvons suffisamment armés pour soutenir cette thèse », a déclaré Mohamed Kaba.

Elhadj Mamady Condé

Pour sa part, Elhadj Mamady Condé, secrétaire général du comité directeur de la section RPG de Kindia 2, a dit que le problème de la Guinée n’est pas un problème de 3ème mandat, mais plutôt l’adoption d’une nouvelle Constitution. « Les cadres du RPG AEC se sont retrouvés pour faire un document, pour attirer l’attention de la direction nationale du parti dans le sens de la pérennisation du RPG à l’image de l’ANC. Le problème qui se pose au niveau du RPG et au niveau de la nation guinéenne, c’est le problème de la nouvelle Constitution… Parce que la Constitution actuelle, aux dires des juristes, a beaucoup d’imperfections », soutient Elhadj Mamady Condé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

Lire

Alpha Condé annonce le dédommagement des déguerpis de Kaporo-Rails : les victimes entre joie et inquiétudes

26 avril 2019 à 19 07 01 04014

Selon le compte rendu du conseil des ministres d’hier, jeudi 25 avril 2019, le président Alpha Condé a instruit le gouvernement de dédommager toutes les victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails et Kipé 2 ayant des titres fonciers valables. Au lendemain de cette annonce, certains déguerpis saluent une « bonne nouvelle », mais ils tiennent à apporter une précision importante au chef de l’Etat guinéen sur la question. C’est le cas de Mamadou Samba Sow, chargé de communication du collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 26 avril 2019.

Un dédommagement conformément à la loi, c’est ce que réclamaient depuis le départ les habitants de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma, dont les maisons ont été démolies récemment par le gouvernement. Après de longues semaines de souffrance et de lutte, leur message semble être compris par le président de la République. Alpha Condé a demandé à son gouvernement de prendre des dispositions pour dédommager tous les déguerpis qui détiennent des titres fonciers « dûment authentifiés ».

S’ils se félicitent de la décision du chef de l’Etat d’avoir, enfin, accepté de respecter la loi en matière qui prévoit le dédommagement des victimes de déguerpissement, certains déguerpis de ces zones expriment toutefois des inquiétudes.

Mamadou Samba Sow

« Nous voudrions lui rappeler, lui dire qu’à l’époque, il n’y avait pas de titre foncier. C’était plutôt des arrêtés individuels ou des arrêtés groupés. Il y a eu des actes qui ont été signés par le ministre Elhadj Moussa Diakité en 1983 parce qu’une partie de la zone a été lotie en 1982. Donc le président, peut-être, il aurait dû dire pour ceux qui ont des actes authentiques mais pas se focaliser sur le terme titre foncier. Ça, c’est un premier aspect.

L’autre aspect, c’est qu’avant que ces gens-là ne s’installent en 1983, 1985 et après ; avant le décret de 1989, il y avait des coutumiers. Ce sont aussi des guinéens qui sont venus s’installer là, qui ont acheté des domaines à un prix dérisoire avec les autochtones Bagas qui étaient là. Le décret numéro 211 qui fait du centre directionnel de Koloma une réserve foncière de l’Etat est bien précis, il est clair et il faut qu’il soit appliqué à son article 4 où on dit que les occupants de ces zones seront déguerpis au fur et à mesure des besoins d’aménagement de la puissance publique.

Et on va plus loin en disant que les occupants qui auraient mis en valeur leurs fonds avant la date du 20 avril 1988 ne seront déguerpis que si l’Etat s’engage à les recaser et à les indemniser de la valeur de leur réalisation sur le fonds. C’est ça qui doit s’appliquer, c’est-à-dire qu’on ne peut pas faire une loi et dire son contraire après », a indiqué Mamadou Samba Sow, le chargé de communication du collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019.

Pour cette victime, la décision du Professeur Alpha Condé de dédommager les victimes qui ont des titres fonciers dûment authentifiés « est un réveil de conscience du président de la République. Il a dû comprendre qu’il a été trompé comme Lansana Conté s’est rendu compte en 1998 qu’il a été trompé. Si tel est le cas, nous, nous demandons que justice soit faite. Que ceux-là qui l’ont trompé soient démis de leurs fonctions, qu’ils rendent compte par rapport à ce qu’ils ont fait. Parce qu’on a entendu toutes sortes de communications venant du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire.

Tantôt on nous dit qu’on n’a pas de documents, tanttôt on nous dit que nous avons tous été déguerpis en 1998 et après dédommagement nous sommes venus nous réinstaller encore sur les mêmes endroits. Ce qui est totalement faux. Si aujourd’hui le premier magistrat du pays vient nous dire que ceux qui ont des documents seront dédommagés, vous voyez bien qu’il y a une communication qui est tordue, qui est floue. Donc il faut que l’opinion soit entièrement informée de ce qui se passe et qu’on arrête de continuer à faire du tort à la population », a dit Samba Sow.

Notre interlocuteur souhaite aussi, avant de prendre toute décision relative au dédommagement des victimes, que le gouvernement fasse d’abord un travail préalable qui, selon lui, s’avère fondamentale. « Il n’y a jamais eu d’expertise, il n’y a jamais eu d’évaluation. Comment voulez-vous qu’on dédommage sans faire ce travail avant ? Si on évalue votre bâtiment, on sera au courant du nombre de salons et de chambres qui y existent. Mais ici, on a mis les charrues avant les bœufs. On vient détruire et après on nous dit qu’on va dédommager. Sur quelle base ils vont dédommager les gens ? », S’interroge Mamadou Samba Sow.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Mobilisation contre un 3ème mandat en Guinée : déclaration du FNDC

26 avril 2019 à 18 06 56 04564

Près d’un mois après son lancement officiel, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se félicite de l’engouement suscité par le mouvement et l’ampleur de la mobilisation des populations contre un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Et, pour coordonner justement les actions prévues dans le cadre de ce combat, le FNDC annonce la mise en place très prochaine de ses antennes sur le terrain.

Le mouvement appelle donc les citoyens qui adhèrent à cette lutte à se mobiliser pour constituer ces structures locales. Il l’a fait savoir à travers une déclaration rendue publique ce vendredi, 26 avril 2019 à son siège, à Kipé Dadya.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de cette déclaration lue devant les médias par Abdourahmane Sanoh, le président de la PCUD.

Déclaration N°004/FNDC/2019

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), se félicite de l’ampleur de la mobilisation des populations et de l’émergence de mouvements citoyens contre le projet de 3ème Mandat, en réponse à sa déclaration N° 001.FNDC.19 du 03 avril 2019.
Le FNDC félicite le Peuple de Guinée, de sa ferme volonté d’empêcher toute tentative de remise en cause des principes fondamentaux de la démocratie et de l’Etat de droit, quelle que soit la forme de la forfaiture, qu’un groupuscule d’opportunistes voudrait imposer à la nation.
Il salue la bravoure exemplaire de ces jeunes patriotes qui agissent déjà, dans les communes de Conakry et les préfectures, pour exprimer courageusement les nobles aspirations de notre vaillant Peuple, en bravant pacifiquement mais fermement les intimidations policières et judiciaires, qu’utilise le Gouvernement pour traumatiser les démocrates.
Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se réjouit de la mobilisation de nos compatriotes de la diaspora, notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, qui s’activent admirablement dans un élan d’unité pour créer des antennes-FNDC dans leurs Pays de résidence, afin d’exprimer leur refus au recul de la démocratie. A cet égard, le FNDC félicite nos compatriotes de France pour la marche historique de 21 avril dernier et encourage la démultiplication de ce bel exemple.
Le FNDC salue, par ailleurs, l’arrivée en son sein de grands artistes patriotes, d’associations de Femmes, d’organisations de jeunesse, de travailleurs, de défense des droits de l’homme et d’autres démocrates qui continuent de manifester leur attachement à la paix, la justice, la dignité et contre la dictature, le mensonge et le pillage des ressources du Pays.
Dans le souci de bien coordonner toutes les actions futures et de leur donner une ampleur plus grande et plus efficace, le FNDC a entrepris la structuration territoriale de son vaste mouvement citoyen, par la création d’antennes dans toutes les Communes de Conakry, dans les Préfectures et les quartiers, ainsi que dans les Pays de résidence de la diaspora, où cela est encore nécessaire.
Dans cet esprit, le FNDC invite tous les représentants de toutes les organisations membres (société civile, syndicats, partis politiques, coalitions d’artistes, organisations estudiantines et de jeunesse, organisations socioprofessionnelles, organisations de défense des Droits de l’homme, citoyens engagés, etc.) à se regrouper sans délai pour constituer ensemble, la cellule locale de leur juridiction (à l’intérieur et à l’extérieur du Pays) et à communiquer au secrétariat national du FNDC, les contacts de leurs principaux responsables. Dès sa création, l’antenne-FNDC doit prendre d’assaut tous les quartiers pour la sensibilisation en vue de défendre de la Constitution de mai 2010, pour expliquer les manigances autour du projet de ‘’référendum’’ et pour mobiliser les populations.
L’Etat de droit, la justice, les libertés d’expression et de presse, la paix sociale et la stabilité en Guinée et dans la Sous-région, sont en danger du fait d’un groupuscule de cadres véreux ; il est de notre responsabilité légale de défendre la Constitution en barrant la route au 3ème Mandat.

Conakry, le vendredi 26 avril 2019

La Coordination FNDC

Lire

Environnement marin : des journalistes de la sous-région en formation à Saly au Sénégal

26 avril 2019 à 18 06 06 04064

Une trentaine de journalistes spécialisés sur les questions environnementales, venus de sept pays dont la Guinée Bissau, le Cap Vert, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée en formation sur l’environnement marin. Une initiative du PRCM, le partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine et wetlands international, une organisation qui œuvre pour la protection des zones humides en Afrique notamment.

Ainsi, pendant 4 jours, ces professionnels des médias, vont plancher sur plusieurs sujets dont « le fonctionnement des écosystèmes côtiers et marins, les écosystèmes de la mangrove, la présentation du protocole additionnel de la convention d’Abidjan relative à la zone côtière et marine, les risques associés au développement des infrastructures ou encore l’importance des espèces emblématiques dans le développement socio-économique et environnemental biodiversité en général et les risques associés au développement des hydrocarbures dans les eaux marines côtières ».

Pour M.Ahmed Senouri, Directeur du PRCM, « la place de la communication est indispensable pour la protection de l’environnement marin et côtier, car il s’agit d’influer sur les décisions, faire changer les comportements pour un monde meilleur, dans une perspective de développement durable… ». En présentant la situation du littoral ouest africain, il dira que l’occupation anarchique des espaces marins, la mauvaise pratique de la pêche, la pollution marine ou encore la vulnérabilité au changement climatique constituent actuellement les problèmes qui caractérisent la sous-région ouest africaine, du moins en ce qui concerne, le littoral. Pour faire face à la situation il a proposé des mesures comme la nécessité pour ces Etats, pour ceux qui n’en ont pas encore, de se doter de textes juridiques sur ces questions, et la poursuite de la mise en œuvre pour ceux qui en disposent. M. Senhoury a également prôné le renforcement de la coopération sous régionale entre les Etats pour atteindre de meilleurs résultats, la protection des aires marines protégés et l’implication des médias dans le traitement des informations relatives à l’environnement en général et marin en particulier.

Dans la même perspective, M. Pape WADE Directeur des Programmes de Wetlands International dira qu’il s’agit de « faire des participants qui sont, à la fois apprenants mais aussi des formateurs, de véritables défenseurs de l’environnement… ».

La place de l’étude d’impact environnemental et social et la transparence dans la pêche ont été également développés. Des présentations à la suite des quelles, des débats intéressants et fructueux se sont tenus tout au long de cette journée.

Il faut préciser que des visites de terrain sont prévus ainsi que des « techniques et astuces », pour réussir de manière professionnelle et impartiale le traitement des informations relatives à l’environnement marin et côtier.

Un rencontre qui vient à point nommé dira une participante, quand on sait que les pays de la sous-région dont le Sénégal, le Cap Vert et la Guinée, sont envahis par des constructions anarchiques le long des côtes, une agression donc du littoral au et au su de tous, et au grand dam des défenseurs de la chose environnementale.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radio environementguinee.org

Lire

Justice : « toutes les justices du monde sont critiquées… »

26 avril 2019 à 18 06 00 04004
Elhadj Idrissa CAMARA

En Guinée, la constitution garantit l’existence des juridictions, dans l’objectif de faire appliquer les textes de lois, notamment en ce qui concerne les litiges portés devant les tribunaux par les citoyens. Cependant, force est de remarquer que la justice guinéenne est de plus en plus critiquée par ces citoyens souvent « insatisfaites » des verdicts rendus.

Souvent taxée de corrompue, et à la solde du plus fort, la justice Guinéenne est aussi accusée d’être lente et trop coûteuse.

Pour en parler, nous avons rencontré le procureur près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Idrissa CAMARA. C’est un entretien à bâtons rompus réalisé dans la ville carrefour par Idiatou CAMARA.

Bonjour M. le Procureur, dites-nous quelles sont les compétences de votre juridiction et les infractions qui y sont portées ?

Merci pour cette opportunité, pour vous répondre je dirai que le TPI de Mamou est compétent pour connaitre plusieurs matières. Il s’agit des matières civiles, correctionnelles et pénales.

En ce qui concerne les matières civiles, c’est tout ce qui concerne les conflits domaniaux, d’adoption, de divorce, de réclamation de dettes entre autres. Lorsque c’est un cas contentieux par exemple, les parties vont en procès et font recours à un huissier à la fin pour exécuter les décisions de justice. Ici à Mamou, c’est tous les jeudis ces affaires sont jugées ici. Lorsque c’est en matière gracieuse, le Président du Tribunal est directement saisi par une requête conformément aux textes.

En matière pénale, il faut préciser qu’il y’a non seulement les matières correctionnelles mais aussi criminelles qui sont concernées. Dans ces cas c’est le Ministère public qui est devant la scène pour mettre en mouvement l’action publique. Les procès sont organisés, les avocats, font leurs plaidoiries, le juge est observateur, ensuite intervient le réquisitoire du Procureur et en dernier ressort le Président du tribunal donne le verdict, selon son intime conviction. Nous jugeons ces affaires les mardis.

Voilà en quelques mots, comment fonctionne le tribunal de première instance Mamou. Je précise que si les parties ne sont pas satisfaites en premier ressort, ils peuvent faire appel auprès de la cour d’appel de Conakry, et cette fois ces décisions sont exécutoires.

Votre mission en tant que Procureur de la République consiste en quoi ?

Nous sommes les représentants du Ministère Public, nous défendons les intérêts de la société. Nous sommes les avocats de la société en quelque sorte.

Notre mission est de faire appliquer la loi selon les infractions commises. C’est important de le rappeler car souvent les populations ne comprennent pas et ne font pas la différence entre les termes, surtout que nous avons même un vocabulaire approprié, propre à nous qu’il faut faire connaitre. Dans le fonctionnement du tribunal, il y’a 3 substituts

Quelles sont vos relations avec les citoyens de Mamou, surtout que la justice guinéenne est souvent taxée de corrompue et à la solde du plus fort ?

Vous avez raison, on nous accuse de tout mais j’avoue qu’ici depuis que nous sommes aux affaires, je dois dire que tout se passe bien. Entre la population et nous il y’a la confiance, en témoigne vous l’avez constaté en étant venu plusieurs fois ici, l’affluence qu’il y’a et les relations que nous entretenons avec ces citoyens.

M. le Procureur il arrive souvent des erreurs judiciaires qui font parfois « condamner des innocents et libérer des coupables » comme observé dans certains pays, qu’en est-il ici ?

C’est effectif on le voit ailleurs, mais heureusement ici à Mamou cela n’est jamais arrivé. La plupart d’ailleurs de nos décisions sont confirmées par la cour d’appel cela témoigne de notre sérieux, de notre compétence, et en toute humilité, nous nous en réjouissons. Nous travaillons en toute conscience. Cela dit, toutes les juridictions du monde sont critiquées, l’essentiel, est de bien faire votre travail, c’est la meilleure réponse, parce que quoi que vous fassiez on vous critiquera toujours, faites bien votre travail, et le temps donnera raison à votre œuvre.

Avez-vous un message avant qu’on ne se quitte ?

A la population c’est de continuer à faire confiance à la justice, nous essayons de faire ce que nous pouvons même si ce n’est pas facile. J’en profite aussi pour demander aux journalistes de s’intéresser aux questions de justice, connaitre la justice, les termes, et faire connaitre ce que nous faisons. Pour le cas de Mamou, je voudrais vraiment remercier la presse locale, ils s’intéressent à la justice, et viennent vers nous pour faire connaitre ce que nous faisons.

Merci à vous pour cette opportunité

Lire

Santou, championne du tournoi de Télimélé : portrait d’une icône de la sous-préfecture

26 avril 2019 à 17 05 44 04444
Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien


La finale du tournoi inter-sous préfectures de football de Télimélé s’est disputée le samedi dernier, 20 avril 2019, avec la victoire de Santou devant Goûgoûdjé, au terrain de proximité de Nongo, dans la commune de Ratoma. Une initiative de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), à travers sa Cellule Technique.

Cette finale avait une saveur particulière, d’autant plus qu’elle a opposé deux sous-préfectures d’origine de deux icônes de la préfecture de Télimélé : le journaliste-historien, Amadou Diouldé Diallo (Santou) ; et l’artiste à la voix suave, Abdoulaye Breveté Diallo (Goûgoûdjé).

Guineematin.com a fait un portrait croisé de ces deux personnalités célèbres, qui ont su par leur talent, représenté fièrement la préfecture de Télimélé.

Amadou Diouldé Diallo (Santou), né il y a 64 lunes dans le village de Dara

Fils d’un ancien de la coloniale, devenu par la suite garde républicain, le nom d’Amadou Diouldé Diallo est intimement lié à la presse sportive guinéenne et africaine de ces 20 dernières années. Il a vécu pleinement sa passion du terrain vague aux grands stades du monde entier. Alliant une voix mâle et une plume fertile, ce disciple du doyen Pathé Diallo, détenteur d’une licence en Lettres Modernes, a enseigné le Français pendant cinq bonnes années au collège lycée de Boulbinet, avant de prendre définitivement son envol.

D’abord en Guinée, où il détient le record de couverture des rencontres sportives dans toutes les préfectures du pays et même dans certains villages comme ceux du Bagataye à l’occasion des jeux du littoral, sans compter l’animation de la presse universitaire à Poly Kankan et Conakry.

Ensuite, en Afrique où il a visité 47 pays, certains à plusieurs reprises, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Maroc. De 1992 à nos jours, Amadou Diouldé Diallo a couvert 13 CAN (Coupe d’Afrique des Nations de Football) au compte de la RTG (Radiodiffusion et Télévision Guinéenne), de la Voix de l’Allemagne, ou en étant officier média de la CAF (Confédération Africaine de Football) dont il a longtemps appartenu à la commission presse.

Les CAN juniors, cadets et espoirs, la Ligue Des Champions et la Coupe de la CAF ne sont pas en reste ainsi que les disciplines comme l’Athlétisme, le Basket et le Volley. Il a également couvert les coupes du monde 1990 en Italie, 1994 aux Etats-Unis, 1998 en France, 2006 en Allemagne et 2010 en Afrique du Sud, les JO (jeux Olympiques) de Séoul en 1988 et Londres en 2012.

Amadou Diouldé Diallo détient également le record national de correspondant sportif des grandes radios : RFI, la Deutsche Welle (Voix de l’Allemagne), Africa no1 et la BBC.

Il est le président de l’Association Nationale de la Presse Sportive de Guinée depuis 2004 et vice président de l’AIPS (Association Internationale de la Presse Sportive) Afrique depuis 2013, et a pris part aux différents congrès de la mondiale de la presse sportive.

L’enfant de Santou a été aussi chef service des sports de la RTG Koloma et Boulbinet, attaché de presse au Ministère de la Jeunesse et des Sports, chef du Département Communication et Médias de la FEGUIFOOT.

C’est lui qui est l’initiateur de la création du comité national de soutien aux équipes sportives nationales en 1993, peu avant la qualification du Syli National pour la CAN 1994 en Tunisie au terme d’un match d’appui mémorable contre les hirondelles du Burundi à Libreville, au Gabon. Et, c’est un autre fils de Télimélé, Super Bobo en l’occurrence, (il est de Lopi, dans Brouwal Sounki) qui donnera la première enveloppe de 20 millions de FG au comité. C’est alors que le ministre Dorank Assifat Diasseny fera valider le comité en conseil des ministres et le général Lansana Conté désignera en personne le ministre de la justice, Professeur Salifou Sylla comme président. Elhadj N’Famara Camara et Elhadj Abdoulaye Sylla lui succéderont.

Après les services de la capitale, Amadou Diouldé Diallo promènera la caisse de collecte de fonds dans tout le pays et la situation financière des entrées était faite tous les soirs à la télévision.

C’est la politique du Manden Djallon, volontairement créée et entretenue par le pouvoir d’Alpha Condé pour opposer les fils du Fouta, qui fera découvrir les talents d’historien d’Amadou Diouldé Diallo. Sept mois durant, l’enfant de Santou sillonnera le Fouta, l’Europe et les États Unis pour donner des conférences sur l’Histoire, la Géographie, la Sociologie et la Linguistique de la région, sa relation avec les autres du pays afin de préserver l’unité et la paix entre ses différentes composantes qui vivent ensemble depuis des siècles.

Non content de l’échec de sa politique de Manden Djallon, le pouvoir d’Alpha Condé fera payer à Amadou Diouldé Diallo son audace dans ses prises de positions. Il est renvoyé de la RTG et sans salaire depuis six ans maintenant. Il dit mourir pour ses convictions et s’est d’ailleurs résolument tourné vers l’histoire qui le passionne à tel point qu’il effectue des tournées de recherches à l’intérieur du pays.

Malgré toutes ces injustices et exclusion dont il est victime, il a un moral et un mental forts. Musulman pieux, Amadou Diouldé Diallo suit son destin, en restant très proche des siens car pour lui, ils constituent l’abreuvoir où il faut se ressourcer.

C’est pourquoi, il félicite et encourage les organisateurs de ce tournoi de retrouvailles des fils de Télimélé, lui qui est depuis janvier dernier, conseiller en communication de KPC, le PDG de GUICOPRES et porte-parole du légendaire triple champion d’Afrique, le Hafia Football Club de Conakry.

Enfin, notre frère est un bon guinéen qui parle plusieurs langues du pays, il compte de nombreux amis dans toutes les ethnies et régions du pays et possède un riche carnet d’adresses à l’international. Sa devise : « la culture, c’est du berceau au tombeau ». Tout un symbole.

A suivre, le portrait de ‘’Breveté’, fils de la sous-préfecture de Goûgoûdjé, finaliste du tournoi de football de Télimélé

La rédaction de Guineematin.com

Lire

Général Konaté banni en Guinée : l’ancien président demande la nationalité sénégalaise

26 avril 2019 à 17 05 07 04074
Général Sékouba Konaté, président de la Transition entre du 18 janvier au 21 décembre 2010

C’est un secret de polichinelle. Le général Sékouba Konaté vit des moments difficiles depuis son départ de la Guinée après la Transition militaire de 2010. Mais, les choses se compliquent davantage pour l’ancien membre du CNDD au fur et à mesure que le temps passe. Aujourd’hui, il est même privé de voyage faute de passeport valable. Ce qui l’amène à se tourner vers le Sénégal pour espérer trouver solution à son problème. Il a écrit au président sénégalais, Macky Sall, pour demander de l’aider à avoir un passeport sénégalais, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Général Sékouba Konaté passant la main à son successeur à la présidence de la République, le Professeur Alpha Condé, le 21 décembre 2010 au palais du peuple

Selon nos informations, le passeport diplomatique du général Sékouba Konaté a expiré, et l’ancien président de transition est privé de voyage depuis 6 mois. Trois mois avant l’expiration de son passeport, il avait saisi l’ambassade de Guinée en France pour le renouveler, mais en vain. Les autorités diplomatiques guinéennes ont fait comprendre à l’ex-membre du CNDD que les opérations d’enrôlement en vue de la délivrance des passeports biométriques ont pris fin sur le territoire français.

Désormais sans passeport valable, Sékouba Konaté qui vit à Enghien-les-Bains, près de Paris, avec sa famille, ne peut plus donc voyager en dehors de l’espace Schengen. Face à cette situation, l’ancien dirigeant guinéen a sollicité le soutien du président sénégalais, afin de trouver solution à son problème. Il a adressé un courrier à Macky Sall pour lui demander d’intercéder auprès de son homologue guinéen, Alpha Condé, pour voir si ce dernier acceptera de lui renouveler son passeport.

Et, si cette démarche n’aboutit pas, Sékouba Konaté demande à Macky Sall la naturalisation afin qu’il puisse obtenir un passeport sénégalais. Pour l’heure, on ne sait pas encore quelle est la réponse du président sénégalais face à cette sollicitation de l’ancien président de la transition guinéenne.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Fin du Symposium Minier Guinéen : voici le bilan, selon le ministre Magassouba

26 avril 2019 à 16 04 56 04564
Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie

La sixième (6ème) édition du Symposium Mines Guinée, organisé par le ministère des Mines et de la Géologie en partenariat avec AME Trade Ltd du Royaume-Uni, a pris fin ce vendredi, 26 avril 2019 dans un réceptif hôtelier de Conakry. Dans un point de presse accordé aux médias présents à cette cérémonie, le ministre de tutelle, Abdoulaye Magassouba, est largement revenu sur le bilan de ce symposium, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, Abdoulaye Magassouba, ministre guinéen des mines, s’est réjoui de la qualité de l’organisation et l’engouement qu’il a constaté auprès de tous les participants venus d’environ une quarantaine de pays. « Tout cet intérêt est en quelque sorte une révélation de la confiance de plus en plus croissante de tous les acteurs du secteur minier ; qu’il s’agisse des sociétés minières elles-mêmes, des banques, des sociétés de service et de tous les autres acteurs du secteur minier, la confiance que ces sociétés-là, des acteurs-là, ces partenaires-là ont dans la politique du développement du secteur minier porté par le président Alpha Condé depuis 2010. Et tous les progrès qui ont été réalisés pas-à-pas, au fil des années, et malgré les difficultés qui ont été rencontrées, notamment la période de l’épidémie d’Ebola, cette confiance-là se fonde sur ce qui a été fait par la Guinée pour changer, en moins d’une décennie, la perception du secteur minier, la confiance que les acteurs du secteur minier se disent d’avoir vis-à-vis de la Guinée, de son secteur minier. Masi, au-delà même du secteur minier, il s’agit d’une validation de toutes les réformes qui ont été engagées par le pays au cours de ces huit dernières années, qui donnent de plus en plus confiance aux investisseurs, aux partenaires locaux et étrangers du secteur minier », a-t-il expliqué.

Poursuivant, le ministre des Mines et de la Géologie a indiqué que l’autre enseignement qu’on peut tirer de ce symposium est « qu’à l’issue des discussions, des panels et à l’issue de l’intervention du président de la République, des ministres et de tous les acteurs du secteur minier qui se sont succédés au cours des trois journées, toutes ces interventions ont donné confiance, aussi des assurances aux partenaires présents que malgré les défis très importants que nous avons, que le président de la République a d’ailleurs rappelé au-cours de son intervention d’ouverture, il y a une volonté politique réelle au plus haut niveau et au niveau de tous les acteurs du secteur pour pouvoir relever les défis-là dans un cadre de dialogue et de partenariat pour pouvoir justement aboutir à un renforcement et une consolidation des réformes engagées et à un développement plus partagé et plus responsable du secteur minier ».

Enfin, Abdoulaye Magassouba a dit que toutes les discussions et recommandations issues de ces trois jours de travaux seront consignées dans un document et une réunion sera organisée à l’issue de laquelle des pistes de solutions seront proposées. « Les discussions qu’il y a eu au cours des différents panels, c’est que nous allons faire une synthèse formelle de toutes ces discussions-là, partager avec tous les acteurs et en faire un suivi. Et, l’un des instruments de suivi que nous avons, c’est l’initiative de la table ronde pour un développement minier responsable. Comme vous le savez, cette initiative, qui a été lancée en 2014 par le président de la République, a permis de tenir une première édition complète de l’initiative de développement minier responsable en 2017 et la 2ème édition de cette table ronde va avoir lieu dans les prochains mois. Justement, toutes les leçons que nous apprenons au fil du temps sont intégrées dans notre processus de suivi et évaluation, pour pouvoir nous assurer que toutes ces contributions arrivent à nous permettre de poursuivre et d’amplifier le travail que nous faisons pour améliorer non seulement le développement commercial des projets, mais aussi et surtout améliorer l’impact environnemental, social et économique des projets miniers », a laissé entendre monsieur Magassouba.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Examen d’un projet de loi dangereux : la Cellule Balai Citoyen écrit au président de l’Assemblée nationale

26 avril 2019 à 14 02 58 04584

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les députés (périmés) s’apprêtent à voter une loi dangereuse pour les libertés en République de Guinée. Selon Amnesty International, qui a donné l’alerte, « Ce projet de loi, s’il était adopté, confirmerait la dérive sécuritaire des autorités guinéennes et enverrait un très mauvais signal à l’approche des prochaines élections législatives et présidentielles ».

Consciente de ce risque, la Cellule Balai Citoyen a écrit au président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, en mettant en copie le ministre de la justice garde des sceaux, le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle (RPG arc-en-ciel), le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate (UFDG), le président du groupe parlementaire Les républicains (UFR) et le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette lettre d’interpellation citoyenne :

Conakry, le 26 avril 2019

Réf : 137/CBC/CA/2019                                                               

                                                             A

                                           Monsieur  Claude Kory Kondiano

                                      Président de l’Assemblée Nationale

Objet : Interpellation citoyenne et inquiétude grandissante sur les aspects      dangereux du projet de loi anti-terrorisme en examen

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Le Parlement a examiné ce mercredi 24 avril un projet de loi portant prévention et répression du terrorisme. Au niveau du Balai Citoyen, nous estimons que ce projet de loi comporte plusieurs dispositions qui peuvent menacer l’exercice des droits humains et des libertés individuels et collectives.

La Cellule Balai Citoyen ne s’oppose pas par principe à une loi « anti-terroriste » car la sécurité des concitoyens est évidemment l’une de nos préoccupations majeures. Néanmoins, le contenu et les contours de celle-ci méritent d’être bien analysés compte tenu des conséquences qui peuvent en découler. La loi donnerait aux autorités guinéennes des pouvoirs extraordinaires. Le cas est classique. Sous prétexte d’assurer la sécurité, les autorités se donnent le droit de réduire une partie des libertés de la population. Les enjeux relatifs à l’adoption d’une telle loi sont énormes. La clarté et les limites de recours à cette loi établiront si l’objet de celle-ci est véritablement de protéger la population ou si la visée se trouve plus du côté d’une volonté de contrôle et surveillance des dissidents.

Nous sommes en droit de nous poser la question: Compte tenu du contexte socio politique, en quoi est-ce qu’une telle loi est légitime ?

Nous sommes d’accord sur le principe de la prévention des actes terroristes, cependant, est-ce que la menace terroriste est telle que l’adoption de cette loi était devenue impérieuse ? Le fait qu’un tel projet de loi émerge dans le contexte sociopolitique actuel ne nous paraît pas anodin.  L’année 2019 est censée voir se tenir les législatives et 2020 les présidentielles. En outre, les groupes d’opposition à une révision constitutionnelle se multiplient de façon importante. L’atmosphère est électrique et les principaux partis semblent déjà tous en campagne.

Le risque d’abus dans l’application de cette loi dans le contexte actuel par les services étatiques en charge de la sécurité dans le but de servir les intérêts du pouvoir en place nous paraît donc  très élevé , prévisible et non-négligeable, tel que le rapporte Amnesty International : « Si la loi est adoptée, certains de ses articles pourraient être appliqués contre des personnes ayant des opinions dissidentes alors que la Guinée se trouve déjà dans un contexte politique tendu avec des manifestations de masse ».

 

En bref, dans sa forme actuelle, ce projet de loi représente une véritable menace pour l’exercice des libertés individuelles et collectives à de multiples niveaux :

  • La garde à vue pourrait s’étendre à 30 jours (contre 3 jours actuellement !) ;
  • Des lieux de culte pourraient être fermés en dehors de tout contrôle juridictionnel ;
  • Des communications pourraient être surveillées sans contrôle du juge ;
  • Sans l’appréciation préalable d’un juge et sans justification d’un risque précis, des autorités locales, comme des préfets et sous-préfets, pourraient instituer des périmètres de protection au sein desquels l’accès et la circulation des personnes seraient « réglementés » ;
  • Les « actes de terrorisme » et les autres infractions liées sont actuellement mal définis, vagues et ambigus. Le risque d’ériger en infraction l’exercice licite de la liberté d’expression, d’association et de rassemblement pacifique est grand. Par exemple, l’article 6 du projet fait référence à une définition floue d’un acte de terrorisme, en intégrant des notions telles que le fait de pouvoir occasionner « des dommages à l’économie nationale », « l’intimidation d’une population » et la perturbation du « fonctionnement normal des services publics ».

Il semble claire que ces dispositions risquent  et pourront être utilisées par exemple dans le cas des manifestions sociales (activistes et syndicats) contres des citoyens exerçant leurs droits.

« Ce projet de loi, s’il était adopté, confirmerait la dérive sécuritaire des autorités guinéennes et enverrait un très mauvais signal à l’approche des prochaines élections législatives et présidentielles ».

Inutile de préciser que la Cellule Balai Citoyen rejette entièrement cette proposition de loi. Les signes d’affrontement se font de plus en plus ressentir. Le parti au pouvoir s’obstine. Discrètement, il place ses pions pour tenter de mater les inévitables manifestations populaires à venir.

Nous tenions à vous communiquer à quel point il nous semble impératif que cette loi ne voie pas le jour.

En vous souhaitant bonne réception, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, l’expression de notre franche collaboration.

 

 

 Administrateur Général

       Sékou Koundouno

Ampliation :

  • Ministre de la justice garde des sceaux
  • Président du bloc RPG arc-en-ciel
  • Président du bloc des libéraux démocrates
  • Président du bloc des républicains

Président de la commission des lois nationales

Lire

Koumana (Kouroussa) : un mort et 26 blessés dans un affrontement entre RPGistes et indépendants

26 avril 2019 à 13 01 28 04284

On vous l’annonçait en fin de semaine dernière que la situation était tendue à Koumana, une sous-préfecture de Kouroussa. Le RPG Arc-en-ciel et le mouvement indépendant qui se sont opposé autour du contrôle de la mairie de cette commune rurale, se tiraillaient depuis samedi dernier autour d’un projet d’adduction dans la localité. Les partisans des deux camps ont fini par s’affronter ce vendredi, 26 avril 2019, faisant au moins un mort et de nombreux blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Ni la sensibilisation menée par les autorités de Koumana encore moins la médiation du préfet de Kouroussa n’ont permis d’aplanir les divergences entre le RPG Arc-en-ciel dont est issu le maire de la commune rurale et le mouvement indépendant qui ne reconnait pas ce maire.

Née lors des dernières élections locales à l’issue desquelles chacun a revendiqué la victoire, l’opposition entre les deux camps a resurgi ces derniers temps autour d’un projet d’adduction d’eau. Une ONG s’est rendue sur place pour réparer le forage de la localité afin de permettre aux habitants d’avoir de l’eau potable.

Mais, les travaux, engagés avec le soutien du maire de Koumana, n’ont pas été du goût des partisans du mouvement indépendant. Ces derniers sont allés s’opposer à leur exécution. Les membres de l’ONG, partis exécuter ce projet, ont dû même quitter la localité pour aller se réfugier à Sandiana, pour des raisons de sécurité.

C’est suite à cela que le sous-préfet de Koumana a engagé une vaste campagne de sensibilisation des citoyens de la localité pour leur faire comprendre le bienfondé de ce projet, afin de permettre sa réalisation sur le terrain. L’autorité sous préfectorale a réuni des notables et des jeunes de la localité, ce vendredi matin, pour échanger avec autour de la question.

Et, c’est là que l’affrontement a eu lieu. Selon le sous-préfet, joint au téléphone par Guineematin.com, des opposants au projet d’adduction d’eau sont venus perturber la cérémonie. Les deux camps (RPGistes et indépendants) se sont affrontés, notamment à l’aide de fusils de chasse, faisant un mort et 26 blessés.

Parmi ces blessés, 14 ont été transportés d’urgence à l’hôpital régional de Kankan, dont un se trouve dans un état critique. Les 12 autres ont été admis à l’hôpital préfectoral de Kouroussa. Et, aux dernières nouvelles, parmi ces 12 hospitalisés à Kouroussa, certains sont en route pour Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Politique, diplomatie, démocratie : ce que Cellou Dalein et l’ambassadeur des Etats-Unis se sont dits

26 avril 2019 à 12 12 06 04064
Son Excellence Simon Henshaw et l’opposant Cellou Dalein Diallo

Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Guinée a rendu visite, ce vendredi 26 avril 2019, au chef de file de l’opposition guinéenne. Son Excellence Simon Henshaw et l’opposant Cellou Dalein Diallo ont échangé sur la situation sociopolitique de la Guinée et la coopération entre leurs deux pays, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre intervient un peu moins de deux mois après la prise de fonction de Simon Henshaw, nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Guinée. Le diplomate américain est allé rendre visite au président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne. Les deux hommes ont eu un tête-à-tête qui a duré plus d’une heure d’horloge.

SE Simon Henshaw

Au sortir de la rencontre, l’ambassadeur Etats-Unien a indiqué qu’il s’agit « d’une visite de courtoisie pour faire la connaissance du leader de l’opposition guinéenne. Nous avons beaucoup parlé, et c’était excellent. Nous avons abordé des questions liées à la politique, l’investissement, la démocratie, etc. », a souligné le successeur de Dennis Hankins.

De son côté, Cellou Dalein Diallo a exprimé sa joie de recevoir l’ambassadeur des Etats-Unis pour échanger avec lui autour de certaines questions d’actualité. « Vous savez que l’ambassadeur des Etats-Unis vient de prendre fonction à Conakry. Il a entrepris des visites de courtoisie pour se présenter aux personnalités du pays. Et, nous avons profité de cette rencontre pour échanger sur la vie politique, sur la coopération guinéo-américaine… on a parlé de tout.

Cellou Dalein Diallo

On a eu plus d’une heure d’entretien. Je lui ai donné ma lecture de la situation. Bien-entendu, c’est ce qu’il voulait d’ailleurs, avoir mes sentiments sur les cas de la nation en quelque sorte comme ils le disent aux Etats-Unis. Et, j’ai donné donc ma lecture de la situation qui prévaut », a dit en substance Cellou Dalein Diallo.

Même si les deux hommes sont restés méfiants sur la question devant notre micro, on apprend que Cellou Dalein Diallo et Simon Henshaw ont effectivement parlé du projet de nouvelle Constitution engagé par le pouvoir et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Si on sait que Cellou Dalein Diallo est farouchement opposé à ce projet, rien n’a filtré cependant, pour l’heure, sur la position des Etats-Unis par rapport à ce sujet.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Justice : un ancien ministre d’Alpha Condé réclame plus d’un milliard 452 millions

26 avril 2019 à 11 11 55 04554
Ibrahima Bangoura, ancien ministre

Le procès opposant l’ancien ministre de l’habitat, Ibrahima Bangoura, à son neveu, Mohamed Saliou Bangoura, s’est poursuivi ce jeudi 25 avril 2019 devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Dans la phase des plaidoiries, le ministre, par la voix de son avocat, a réclamé le payement d’un montant de plus d’un milliard de franc guinéen que son neveu lui aurait extorqué après son départ du gouvernement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après les débats au cours desquels le prévenu n’a pas reconnu les faits à lui reprochés, l’heure était aux réquisitions et plaidoiries, ce jeudi 25 avril 2019. Dans son réquisitoire, le procureur a rappelé que le prévenu a profité du choc ressenti par l’ancien ministre juste après son départ du gouvernement, pour lui retirer illégalement un montant global d’un milliard 452 millions 613 mille francs guinéens.

« Il venait de quitter le gouvernement, il était stressé et angoissé. C’est ainsi que son neveu qui était dans son entourage et qui connait comment l’aborder, a donné tous les renseignements possibles aux gens. Et c’est dans ça que Ibrahima Bangoura est tombé dans leurs filets et il a été englouti. Aujourd’hui il a perdu plus d’un milliard de franc guinéen. Mais, le prévenu n’a reconnu ici à la barre que les 4 millions 50 mille francs guinéens. Donc, je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité d’escroquerie en le condamnant à 5 ans de prison ferme », a requis le procureur Daouda Diomandé.

De son côté, l’avocat de la partie civile, maître Dinah Sampil, est revenu en détails sur le déroulement de cette affaire. « Par les manœuvres de son neveu, Ibrahima Bangoura a reçu des appels téléphoniques de personnes qui lui ont proposé l’achat de matériels avec des larges bénéfices. Ibrahima Bangoura a remis à cette équipe 270 millions de francs guinéens à son domicile à la Camayenne. Ensuite, il a fait un transfert d’un montant de 34 millions 298 mille francs guinéens.

Il (son neveu) s’est fait passer pour un marabout pour dire à Ibrahima Bangoura que sa sortie du gouvernement n’est pas fortuite. Que pour revenir au gouvernement, Ibrahima Bangoura doit faire des sacrifices dans 7 mosquées différentes pendant 7 vendredis. Cela également a coûté au ministre 91 000 dollars. La dernière opération, il était question de 4 millions 50 mille francs guinéens qu’il a demandés à Ibrahima Bangoura, et c’est avec ça qu’il a été arrêté. En tout, il (le prévenu) a réussi à extorquer au ministre, avec son équipe, un montant de 1 milliard 452 millions 613 mille francs guinéens », a-t-il fait savoir.

Maître Dinah Sampil demande au tribunal de condamner Mohamed Saliou Bangoura au payement intégral de cette somme.

Mais, le collège d’avocats de la défense, lui, estime qu’il n’y a aucune preuve plausible qui démontre que le prévenu est coupable des faits qui lui sont reprochés. Ces avocats sollicitent donc la relaxe pure et simple de leur client. « Aucune preuve n’a été démontrée ici. On ne peut pas être ministre éternellement. Quand tu poses des actes, il faut accepter les conséquences. L’argent qu’il a remis aux gens pour être encore pris au gouvernement, il a remis ça à qui ? Monsieur Ibrahima Bangoura ancien ministre doit montrer les reçus des remises répétées qu’il a eu à livrer aux gens.

En tant qu’intellectuel et de surcroit un ancien ministre, on ne peut pas réclamer plus d’un milliard à quelqu’un sans aucun papier. Notre client n’a reconnu que les 4 millions 50 mille francs guinéens. Les autres montants, c’est Ibrahima Bangoura qui sait à qui il les a remis. C’est pourquoi, nous demandons au tribunal de relaxer purement et simplement notre client pour délit non constitué », a plaidé maître Lanciné Camara.

C’est dans cette atmosphère que le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendu le 23 mai 2019.

Affaire à suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

CAN des Cadets : Maléah Camara promet « de chercher le sacre final pour la Guinée »

26 avril 2019 à 11 11 36 04364

La Guinée et le Cameroun s’affrontent dimanche, 28 avril 2019, au National Stadium de Dar Es Salam, en Tanzanie, au compte de la finale de la 13ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football des moins de 17 ans. A quarante huit (48) heures de cette confrontation, les sélectionneurs des deux formations ont animé une conférence de presse ce vendredi 26 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le Syli National cadet s’apprête à disputer une finale historique de la CAN de sa catégorie contre les Lionceaux du Cameroun. A 48 heures de ce choc tant attendu, les entraîneurs des deux sélections ont animé une conférence de presse d’avant match ce vendredi.

Depuis 1976 en Ethiopie, aucune équipe nationale guinéenne de football n’avait disputé une finale d’une CAN. Conscient de cet état de fait, le sélectionneur guinéen, Mohamed Maléah Camara, a à cœur remporter cette compétition. « Aujourd’hui, j’ai plein d’émotions, de figurer dans les annales de l’histoire du football guinéen. Mon objectif avec la fédération guinéenne de football, qui est celui de faire qualifier la Guinée en coupe du monde de cette catégorie, est atteint. Mais, l’appétit vient en mangeant. Je me suis lancé un défi personnel avec mes joueurs, d’aller chercher le sacre final pour tout le peuple de Guinée. Et c’est ce que nous allons faire Inch’Allah. Pour moi, ce match contre le Cameroun est une revanche, c’est un match que je dois gagner. C’est comme un match retour parce que le match de poule que nous avons perdu, je le considère comme un match aller », a expliqué le coach des cadets guinéens.

Le sélectionneur des Lionceaux du Cameroun est conscient que les matches se suivent mais ne se ressemblent pas. En effet, le Cameroun avait battu la Guinée par 2 à 0 en match de poule. Selon Thomas Billih, « nous sommes conscients de l’enjeu de cette finale. Nous avons battu l’équipe guinéenne en phase de poule, mais les matchs se suivent et ne se ressemblent pas. Nous ne minimisons pas la Guinée qui a une bonne équipe joueuse. Ce genre de match se joue sur tous les plans. Donc, il faut qu’on reste concentré durant toute la partie », a fait remarquer le sélectionneur Camerounais.

Le coup d’envoi du match est prévu à 13 heures en temps universel au National Stadium de la capitale Tanzanienne.

Depuis Dar Es Salam, Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

Lire

Education : l’ONG Youth Vision lance la 6ème édition du Concours National d’Epellation (CNE)

26 avril 2019 à 11 11 30 04304

L’ONG Youth Vision (Vision de la Jeunesse) a lancé hier, jeudi 25 avril 2019, la 6ème édition du Concours National d’Epellation (CNE). Organisé à Conakry, l’événement vise à aider les élèves à résoudre leurs problèmes d’orthographe et leur faciliter la prise de parole en public, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette 6ème édition du Concours National d’Epellation regroupe 620 candidats, venus de 124 écoles du pays. Comme les précédentes éditions, elle vise à améliorer le niveau des élèves guinéens dans la langue officielle de communication, en les incitant à l’apprentissage.

Ibrahima Diallo

« Ce concours d’épellation est une compétition d’orthographe, lexicale, réalisée à l’oral et comprend plusieurs tours. A ce titre, il permet à plusieurs jeunes élèves et candidats de maîtriser l’orthographe et la définition de plusieurs mots, améliorer la lecture, par conséquent, enrichir leur expression écrite et orale, surmonter leur stress et prendre la parole en public, cultiver en eux le goût de la recherche, et par conséquent, le goût aux études », a expliqué Ibrahima Diallo, responsable des programmes de Youth Vision.

Il précise que « contrairement aux cinq (5) précédentes éditions, cette année, nous avons réussi à toucher 9 préfectures à savoir : N’zérékoré, Kankan, Labé, Mamou, Kindia, Coyah, Dubreka, Forécariah, Télimélé, et les cinq communes de la ville de Conakry. Soit 620 candidats et 124 écoles touchées, pour 30 finalistes. Soit deux finalistes par localité, exceptée la commune de Ratoma qui, seule, a présenté 19 écoles, donc le double des autres localités et a le droit d’avoir quatre finalistes ».

Gouressy Diallo

Ce sont les candidats de la commune de Kaloum qui ont ouvert le bal de cette compétition. Selon Gouressy Diallo, directeur exécutif de l’ONG Youth Vision, 24 candidats ont pris part à cette compétition communale. A l’issue des épreuves, « deux candidats (une fille et un garçon) ont pu se qualifier en finale pour la commune de Kaloum. Nous allons poursuivre les compétitions communales demain et après-demain jusqu’au mardi prochain pour les autres communes », a indiqué monsieur Diallo.

Hadja Salimatou Diallo

Présente à cette première journée des travaux, Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université et de l’institut René Levesque et partenaire de l’ONG Youth Vision, a salué la qualité de l’organisation. Elle a ensuite félicité et encouragé les initiateurs de ce concours qui, selon elle, « est une tâche très noble, parce que cela invite les enfants à étudier, les invite à l’émulation. Donc avec ça, nous pourrons avoir la crème et des enfants qui vont être des élites de demain.

Donc, voilà pourquoi toutes les fois qu’ils organisent, je suis avec eux, parce que je suis fière d’eux. C’est des produits que nous avons mis sur le marché de l’emploi. Alors, les encourager, c’est aussi aider la jeunesse guinéenne, aider les enfants à accéder à l’émulation, à se former. C’est tout ça qui me motive à davantage les accompagner », a-t-elle fait savoir.

A noter que les finales de cette compétition se tiendront au mois de juillet, après les compositions de fin d’année et les examens nationaux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Faranah : Koumba Camara accusée d’avoir tué sa coépouse à coups de bâtons à Songoyah

26 avril 2019 à 11 11 11 04114

Les cas de meurtre commencent à prendre de l’ampleur dans la sous-préfecture de Songoyah, située à 45 kilomètres de la commune urbaine de Faranah. Après la mort récente par balles d’un homme de 40 ans, c’est une femme âgée de 30 ans qui a été tuée à coups de bâtons par sa coépouse le mardi, 23 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

En l’espace d’un mois, deux cas d’assassinats se sont produits dans cette sous-préfecture. Le dernier cas en date a coûté la vie à une nourrice, du nom de Makoura Camara. Selon nos informations, la victime aurait été tuée à coups de bâtons par sa coépouse, Koumba Camara, âgée de 35 ans.

Joint au téléphone par notre reporter, le sous-préfet de Songoyah, Naman Kourouma, est revenu sur les circonstances du drame. « Nous avons été informés aux environs de 20 heures par le maire de la commune rurale qu’une femme du nom de Makoura a quitté le village pour aller casser du bois à un (1) kilomètre du village, derrière l’école. Arrivée là-bas, elle voulait faire tomber un bois, le bois là a pris le sens contraire. Finalement, le bois est tombé sur elle. Elle a rendu l’âme. C’était la première version. Alors, nous avons aussitôt appelé le gendarme pour aller faire le constat. Arrivé sur les lieux, le gendarme a fait les premières enquêtes. Les conclusions de ces enquêtes ont révélé que la jeune femme a été assassinée par sa coépouse. Elle a assassiné sa coépouse avec des bâtons qu’elle a utilisés pour assommer cette pauvre femme. Quand elle a assommé sa coépouse, elle a pris le corps pour déposer à quelques 30 mètres du lieu du drame et elle est rentrée au village. La victime, du nom de Makoura, était nourrice, âgée de 30 ans. Quand elle a été tuée, elle était avec son bébé de 8 mois qui est resté là de 14 heurs à 20 heures. C’est quand le mari est sorti nuitamment pour aller chercher sa femme, il a vu son enfant assis à côté de sa maman. Le bébé voulait tirer les seins de sa maman pour sucer, croyant qu’elle était en vie. Ainsi, le gendarme a pris la présumée auteure, pour l’interroger et faire son PV. Pendant cette opération, les populations se sont mobilisées dans l’intention de faire une vindicte populaire, c’est-à-dire d’éliminer la femme », a dit le sous-préfet.

A la question de savoir les mesures qui ont été prises pour faire face à la volonté des citoyens d’en finir avec Koumba Camara, le sous-préfet de Songoyah précise : « aussitôt, nous les autorités, nous avons ordonné de prendre la femme pour l’emmener à Faranah. Et la femme est partie à Faranah. La dame n’avait pas voulu avouer. Mais, grâce à l’intelligence du gendarme, elle a reconnu que c’est elle qui a tué sa coépouse. Quand elle a reconnu les faits, elle ne faisait que prier les gens pour ne pas la malmener », a expliqué Naman Kourouma.

Interrogé sur les raisons qui auraient pu motiver la dame à tuer ainsi sa coépouse, le sous-préfet pense à de la jalousie. « Il n’y a aucune motivation, sinon que la jalousie exagérée. C’est une femme très jalouse. Elle aurait même fait des actes pour éliminer sa coépouse il y a très longtemps », soutient-il.

Il faut rappeler que Koumba Camara, présumée auteure de ce drame, est entre les mains de la gendarmerie à Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

Lire