CAN 2019 : la Guinée dans la poule B avec le Nigeria, le Burundi et Madagascar

12 avril 2019 à 20 08 27 04274

Le tirage au sort pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football a été bouclé au Caire, en Egypte, ce vendredi, 12 avril 2019. Le syli national de Guinée sera finalement opposé aux Super Eagles du Nigéria, aux Hirondelles du Burundi et aux Zébus de Madagascar.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la composition des six groupes :

Groupe A (Le Caire) : Egypte, RD Congo, Ouganda, Zimbabwe ;

Groupe B (Alexandrie) : Nigeria, Guinée, Madagascar, Burundi :

Groupe C (Le Caire) : Sénégal, Algérie, Kenya, Tanzanie ;

Groupe D (Le Caire) : Maroc, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Namibie :

Groupe E (Suez) : Tunisie, Mali, Mauritanie, Angola ;

Groupe F (Ismailia) : Cameroun, Ghana, Bénin, Guinée Bissau

A rappeler que ce rendez-vous du football africain se déroulera en Egypte du vendredi 21 juin au vendredi 19 juillet 2019.

A suivre !

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N’zérékoré : un vent violent fait deux blessés et plusieurs habitations détruites à Kola

12 avril 2019 à 19 07 53 04534

Un vent violent accompagné de pluie a soufflé à Kola, district de la sous-préfecture de Soulouta, dans la soirée d’hier, jeudi 11 avril 2019. Deux personnes ont été blessées et plus d’une trentaine d’habitations ont été endommagées à des degrés différents, a constaté le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré.

C’est aux environs de 19 heures que la tempête s’est annoncée dans le village de Kola, relevant de la sous-préfecture de Soulouta, situé à 36 km de la ville de N’zérékoré. Selon Kalaya Coplan Loua, le président du district, le bilan fait état de deux blessés et plus de 30 bâtiments endommagés. « Ce vendredi matin, j’ai parcouru tout le village.

J’ai constaté deux blessés, plus de 5 maisons écroulées et plus de 25 maisons décoiffées, dont le logement d’un enseignant et celui d’un Catéchiste. Parmi les deux blessés, un est grièvement malade, il reçoit des soins intensifs au centre de santé de Gouécké. J’ai vu certains sinistrés pleurer parce qu’ils ne savent pas comment refaire leurs bâtiments », explique le président du district de Kola.

Jean Haba, enseignant à l’école primaire de Kola, est l’une des victimes de cette tempête. Il sollicite le soutien des bonnes volontés pour se remettre de ce sinistre. « Le vent a arraché le toit de ma maison. J’ai perdu des vêtements, des documents et des aliments. Ce matin, je suis allé informer les autorités locales, c’est-à-dire, l’APEAE, le chef de secteur et le président du district.

Ils sont venus remettre encore les anciennes tôles pour que je puisse me débrouiller en attendant qu’on puisse les renouveler. Donc, je demande aux personnes de bonne volonté de nous venir au secours, nous les sinistrés », a lancé l’enseignant.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. :+224620166816/666890877

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Poursuite contre Damaro : « si son immunité n’est pas levée, les magistrats ont décidé d’arrêter le travail »

12 avril 2019 à 18 06 38 04384
Honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, les magistrats de Guinée étaient en assemblée générale ce vendredi, 12 Avril 2019, à la cour d’Appel de Conakry. Au cours de la rencontre, qui s’est tenue autour de sept points inscrits à l’ordre jour, les hommes en robe ont annoncé leur intention de poursuivre le député Amadou Damaro Camara devant les juridictions du pays. Ils reprochent au chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale d’avoir tenu des propos diffamatoires, injurieux et outrageants à l’égard des magistrats.

« Certains magistrats sont des roitelets qui passent tout leur temps à racketter les populations… Notre justice peine à rassurer les justiciables en Guinée. Malgré tout ce qui a été fait, il faut une autre culture de la justice dans notre pays », avait notamment dit l’Honorable Amadou Damaro Camara, le 04 avril dernier dans l’émission ‘’Les Grandes gueules’’ de la radio Espace Fm.

Et, visiblement, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase chez les magistrats guinéens. A travers ces propos de ce député, les hommes en robe estiment que « la magistrature a été agressée verbalement et violemment ». Et, c’est pourquoi, réunis en assemblée générale ce Vendredi, l’association des magistrats de Guinée a décidé de poursuivre l’honorable Amadou Damaro Camara devant les juridictions du pays. Ils accusent le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale d’avoir tenu des propos diffamatoires, injurieux et outrageants à l’égard du corps des magistrats.

« La justice a été malmenée par un député qui est censé connaitre les limites de son pouvoir. C’est une insulte à l’institution de justice que nous incarnons. Le corps judiciaire n’accepte pas les diffamations et les injures dont il a été victime. Et, il se propose d’engager des poursuites par les voies légales contre le député Amadou Damaro Camara », ont indiqué entre autres les magistrats.

Pour y arriver, les magistrats de Guinée comptent saisir l’Assemblée nationale pour demander la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable Amadou Damaro Camara. Et, à défaut, d’obtenir gain de cause à l’Assemblée nationale, les magistrats menacent d’arrêter le travail.

« Une commission a été mise en place pour préparer la saisine de l’Assemblée nationale quant à la levée de l’immunité du député Amadou Damaro Camara, afin qu’il soit jugé conformément à la loi. Et, si cette immunité n’est pas levée, les magistrats ont décidé d’arrêter le travail », a annoncé Mohamed Ali Thiam, le président de l’association des magistrats de Guinée.

A en croire les magistrats guinéens, parmi toutes les institutions de la République, le corps judiciaire est le seul qui a un conseil supérieur, une juridiction chargée de juger les magistrats. Et, soutiennent-ils, ce conseil existe pour que celui qui estime qu’il est victime de quoique ce soit de la part d’un magistrat, ne se mette pas à diffamer, outrager ou injurier à l’extérieur.

« Je ne suis pas membre du conseil supérieur de la magistrature ; mais, il y a une centaine de décisions qui sont sorties entre la révocation, la suspension, la radiation et autres. Quand on le fait, c’est pour que celui qui estime qu’il est victime de quoique ce soit, qu’il ne se mette pas à diffamer, outrager, injurier à l’extérieur, amenant les citoyens à se rebeller contre les magistrats, surtout quand ça sort de la bouche d’une personnalité du genre d’un député de la République. Le corps judiciaire n’accepte pas les diffamations et les injures dont il a été victime et se propose d’engager des poursuites par les voies légales », a indiqué un autre magistrat dans la foulée des interventions.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kankan : ce que les travailleurs du projet coton demandent à la ministre de l’agriculture

12 avril 2019 à 17 05 52 04524
Mariama Camara

En séjour dans la préfecture de Kankan pour lancer un projet agricole, la ministre de l’agriculture, accompagnée de plusieurs cadres de son département, a visité les installations de l’usine projet coton basé dans le quartier Kankan-Coura, ce vendredi 12 avril 2019. Les travailleurs de cette usine ont saisi l’occasion pour adresser des doléances à leur ministère de tutelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette visite de Mariama Camara intervient après plusieurs soubresauts et remous sociaux enregistrés ces derniers temps au sein de l’usine projet coton de Kankan, et qui lui ont valu la destitution de la direction générale et la mise en place d’un comité d’urgence. La ministre de l’agriculture est allée constater les réalités sur le terrain et échanger avec les travailleurs de cette unité industrielle.

Une occasion mise à profit par les travailleurs pour exprimer quelques préoccupations. « Dans une filière comme la nôtre, il faut que les différentes campagnes d’opération soient bien exécutées à temps, pour que les surfaces agricoles de la campagne suivante s’améliorent. A ce jour, nous n’avons pas pu encore atteindre le niveau de production ambitionné par le chef de l’Etat, malgré son soutien financier.

Kaba Camara

C’est pourquoi, madame la ministre, nous travailleurs du projet coton, sollicitons vivement auprès de votre autorité, la tenue d’un forum sur la filière cotonnière de Guinée. Ce forum doit être tenu par tous les acteurs du coton, afin d’élaborer un nouveau modèle de gestion avec des mécanismes financiers adéquats pour pouvoir donner un avenir à la filière », a sollicité Kaba Camara, porte-parole des travailleurs.

En réponse, la ministre de l’agriculture s’est dite consciente des difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs, mais elle les a exhortés à privilégier l’intérêt supérieur de l’usine. « Je sais qu’il y a eu beaucoup de problèmes ici. Alors, je me suis donné le temps de mieux comprendre, parce que pour qu’une activité prospère, il faudrait qu’il y ait la bonne volonté de tout le monde. Nous voyons l’état d’âme des travailleurs, mais par rapport à ça, il faut aussi voir ce que le coton représente pour tout un chacun (…)

Il n’y a pas longtemps, il y a eu des réactions par rapport à la gestion, nous avons essayé d’intervenir, ça a donné ce que ça a donné. Vous avez exigé à ce que M. Kaba (Bakary Kaba, ancien directeur du projet, ndlr) quitte le projet, c’est déjà fait. Je vous demande de faire confiance au président de la République, d’écouter les conseils du comité d’urgence. Donc, je compte sur vous pour continuer la sensibilisation pour qu’il y ait de l’accalmie ici. Ne faites pas du projet coton, un lieu que de revendication », a-t-elle demandé.

Après son entretien avec les travailleurs, Mariama Camara a visité les 868 tonnes de coton laissés à la merci des intempéries lorsque la direction précédente était aux affaires. « Ces balles de coton ont été mouillées, faute de moyens de transport. Nous avons fait venir un expert pour voir ce qui peut être récupéré. Je suis sûr que ce qui va être récupéré sera supérieur à ce qui va être négatif, néanmoins nous allons récupérer beaucoup », a-t-elle dit.

Selon la ministre Mariama Camara, une nouvelle direction sera bientôt nommée à la tête du projet coton de Kankan, après la période transitoire dirigée par le comité d’urgence mis en place suite à la destitution de l’ancienne direction.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Télimélé: les femmes rendent hommage à l’ex-préfet, Amara Lamine Soumah

12 avril 2019 à 17 05 36 04364

Les femmes de Télimélé se sont fortement mobilisées ce vendredi, 12 avril 2019, pour saluer le désormais ex-préfet, Amara Lamine Soumah. La démarche vise à marquer leur reconnaissance pour tout ce que monsieur Soumah a fait pour la préfecture. C’est la salle de conférence du bloc administratif de la préfecture a servi de cadre à cette grandiose mobilisation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre avait pour objectif de reconnaitre les efforts fournis par le préfet pour le développement de la préfecture. Amara Lamine Soumah a été récemment remplacé à ce poste par Amadou Sadio Diallo.

Kadiatou Bah

Dans une salle archi comble, Kadiatou Alpha Bah, directrice préfectorale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, a exprimé la gratitude des citoyens de Télimélé à l’endroit d’Amara Lamine Soumah. « Nous sommes là ce matin, avec toutes ces femmes, pour saluer monsieur le préfet et lui témoigner notre entière solidarité. Le destin est inévitable. Il a beaucoup fait depuis qu’il est venu dans notre préfecture. Nous avons constaté un changement positif. La séparation entre les humains est une chose douloureuse. Nous femmes de Télimélé, nous lui resterons reconnaissantes. Amara Lamine Soumah est parti mais, partout où il ira, cette localité aura un administrateur compétent et très expérimenté. Il ne nous a jamais fait du mal, avec lui on a fait qu’apprendre. Au nom de toutes les femmes, nous prions Dieu de lui trouver une bonne promotion. Qu’il sache que partout où il sera, il a notre bénédiction », a dit la directrice.

Pour sa part, Mariama Ciré Diallo a loué les réalisations faites par Amara Lamine Soumah. « Les actions qu’il a entamées et réalisées pour les femmes de Télimélé se passent de commentaires. Dieu le payera, j’en suis sûr. Mais, comme l’État est une continuité, je suis convaincue que celui qui est venu comme nouveau préfet emboîtera les pas de son prédécesseur. Que le tout puissant grandisse notre ex préfet, tout en lui trouvant une promotion dans un bref délai. En tout cas, nous sommes fières de lui et nous lui resterons reconnaissantes pour toujours », a lancé la dame.

Au moment où les larmes coulaient sur le visage de certaines femmes, Amara Lamine Soumah, ex-préfet de Télimélé, a remercié et félicité les femmes pour leur soutien. « Je suis comblé de joie… J’aime à le dire toujours, on doit suivre la nuque de son chef. Le président Alpha Condé, qui a eu l’amabilité de me confier ces fonctions, à le représenter, a dit qu’il dédie son deuxième mandat aux femmes et aux jeunes. Alors, ma première préoccupation, c’est la paix et la quiétude sociale. Quand cette paix est retrouvée, il est important de s’occuper des femmes et des jeunes. Ce que je retiens de nos sœurs, de nos tentes où nos épouses, est qu’elles sont sur la bonne voix. La femme de Télimélé, si elle n’est pas fonctionnaire, elle est au marché, dans les plantations. En un mot, elle est dans les groupements. Je les ai vues dans cette voix du progrès. Donc, c’était facile pour moi de les accompagner. Vous avez abandonné vos activités ce matin pour être avec moi puisque je suis muté et remercier ce qui est fait. Vraiment, cette reconnaissance là, les mots me manquent pour vous remercier. Alors, cette visite là me va droit au cœur. Mes collaborateurs et moi, nous vous resterons reconnaissants. Si ce que nous avons fait ici pendant mon petit temps était mauvais, on n’allait pas vous voir aujourd’hui. C’est une leçon pour moi. Partout où j’irai, je vais redoubler d’efforts pour les femmes et pour les jeunes », a laissé entendre Amara Lamine Soumah.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Voyage avorté pour la France : un marchand de pièces détachées jugé pour 67 millions

12 avril 2019 à 15 03 38 04384

Le marchand de pièces détachées, Yousouf Diawara, poursuivi pour escroquerie et complicité portant sur un montant de 67 millions de francs guinéens au préjudice de Kadiatou Sylla, a comparu ce jeudi 11 avril 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco. Après plusieurs audiences consacrées aux débats, on en était aux réquisitions et plaidoiries ce jeudi. Le procureur a requis la relaxe du prévenu, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Kadiatou Sylla, qui voulait envoyer ses deux enfants en Europe, aurait déboursé la somme de 67 millions de francs guinéens pour y arriver. Malheureusement, le rêve ne s’est jamais réalisé. C’est ainsi qu’elle a saisi la justice pour récupérer son argent. Après les débats, le procès a connu son dernier virage à Mafanco avec les plaidoiries et réquisitions.

Prenant la parole en premier, l’avocat de la partie civile, maître Maurice Saa Kamano, a mis l’occasion à profit pour rappeler les faits. « Dans cette affaire, il s’agit d’un réseau formé de trois personnes. Ce réseau est constitué de deux personnes qui portent le même nom, Youssouf Diawara, dont un réside en Guinée et l’autre en Cote d’Ivoire ; et d’une dame qui est aussi en Cote d’Ivoire. Yousouf Diawara, qui est en Guinée, est un locataire de la plaignante, madame Kadiatou Sylla, depuis plus de 10 ans. Un jour, Youssouf Diawara est venu convaincre dame Kadiatou Sylla de chercher à envoyer son enfant en Europe. Il lui a dit qu’il a un frère en Côte d’Ivoire, qui est son homonyme, ayant la capacité d’envoyer les gens en Europe. Ainsi, dame Kadiatou Sylla a revendu sa parcelle dont elle avait bénéficié de la succession de sa famille. Elle a proposé d’envoyer Moussa Bangoura et Kadiatou Soumah. Ils ont conclu que ces jeunes doivent quitter la Guinée pour aller en France et après, en Allemagne. Ils ont arrêté ce projet à un montant de 67 millions de francs guinéens. Dame Kadiatou Sylla a versé ce montant dans les mains de Yousouf Diawara qui est en Guinée. Ils ont conclu que 7 000 euros seront également versés, une fois que les jeunes seront en Allemagne », a expliqué l’avocat de la partie civile.

Poursuivant son intervention, maître Maurice Saa Kamano a laissé entendre que Youssouf Diawara n’a pas respecté l’engagement qu’il a conclu avec la dame. «Youssouf Diawara est venu dire que ce ne sont pas les deux (Moussa Bangoura et Kadiatou Soumah) qui vont voyager ensemble. Ils vont désormais voyager séparément en passant par la Cote d’Ivoire. C’est ainsi qu’il a pris le jeune Moussa Bangoura pour l’envoyer en Cote d’Ivoire où il est resté une année auprès d’une femme qui est dans le réseau. Il s’est présenté devant l’Ambassade de la France en Cote d’Ivoire où il a été refoulé. Ils l’ont envoyé au Mali puis au Burkina Fasso, soi-disant qu’ils sont en train de chercher les documents pour son voyage. Finalement, après avoir été exposé à toutes sortes de peines, le jeune est revenu en Guinée. Et, dame Kadiatou Sylla est allée chez Diawara pour réclamer ses 67 millions de FG. Diawara a donné un délai pour payer ce montant. Le délai arrive, il refuse de payer et la dame a finalement porté plainte contre lui » a-t-il détaillé.

Dans ses plaidoiries, l’avocat a laissé entendre que les deux Diawara sont des coauteurs qui ont exposé ce jeune à tous les dangers. Maitre Maurice Saa Kamano va solliciter le remboursement de la somme principale et le payement des préjudices subis. « Ils ne l’ont pas fait voyager. Ma cliente a dépensé de l’argent pour rien. C’est pourquoi, nous la partie civile, nous sollicitons d’être remboursés en principale, 67 millions de francs guinéens ; 10 millions au titre de dommages et intérêts, et 50 millions de francs guinéens pour tous préjudices confondus. Ensuite, nous sollicitions de décerner un mandat d’arrêt contre Yousouf Diawara qui est en fuite », a sollicité le conseil de la partie civile.

Contrairement à la partie civile, l’empereur des poursuites va demander au tribunal de relaxer Yousouf Diawara pour délit non constitué à son égard. Selon le procureur, André Komanan Condé, « le prévenu est poursuivi pour des faits d’escroquerie et de complicité. Mais, il n’a été qu’un simple témoin dans cette affaire. Aux yeux du Ministère Public, il n’y a ni usage de faux, ni fausse qualité, encore moins emploi d’une manœuvre frauduleuse. Donc, je vous demande de le déclarer non coupable des faits à lui reprochés », a requis le procureur.

S’engouffrant dans cette brèche ouverte par le Procureur, l’avocat de la défense, maitre Moussa 2 Keïta, va demander au tribunal de renvoyer son client des fins de la poursuite. « Lorsque dame Kadiatou Sylla est venue voir Yousouf Diawara, marchand de pièces détachées à Conakry, à l’effet de l’aider à envoyer ses enfants en Europe, mon client lui a dit qu’il ne connait rien pour les affaires de voyage. C’est à l’insu de mon client qui est devant vous, que dame Kadiatou Sylla a remis la somme de 67 millions de francs guinéens à Yousouf Diawara, qui est en fuite. C’est après avoir ficelé tout le contrat que chacun a appelé sa connaissance pour faire le témoignage. C’est ainsi que Yousouf Diawara, en fuite, a envoyé mon client, Yousouf Diawara qui est devant vous, pour témoigner. Dame Kadiatou Sylla a envoyé Aboubacar Soumah pour attester son témoignage. Donc, mon client n’est qu’un simple témoin dans cette procédure, au même titre qu’Aboubacar Soumah. Et, on ne peut pas emprisonner un témoin. C’est pourquoi, je vous demande de le relaxer purement et simplement pour délit non constitué », a plaidé l’avocat de la défense.

Finalement, le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 25 avril 2019.

A rappeler que le prévenu, Youssouf Diawara, est détenu à la maison centrale de Conakry depuis le 13 décembre 2018, il y a 4 mois de cela.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Manifestation contre Alpha Condé à Dubréka : ce que disent les jeunes de Tanènè

12 avril 2019 à 15 03 35 04354

Plusieurs jeunes de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Dubréka, ont manifesté hier jeudi, 11 avril 2019, contre une éventuelle modification de la Constitution en vue de donner un mandat supplémentaire au président Alpha Condé. Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com, les leaders de ce mouvement ont donné les raisons qui les ont poussés à manifester dans cette dans cette localité située à environ 101 kilomètres de Conakry.

Ibrahima Sory Touré

Dans son intervention, Ibrahima Sory Touré, citoyen de Tanènè, a fait savoir qu’il est hors de question de changer la Constitution. « Cette affaire de troisième mandat pour Alpha Condé ne passera pas ! Nos frères et sœurs ont fini d’étudier il y a plusieurs années, mais ils sont assis à la maison. Il n’y a pas de travail, tout le monde est au chômage. Notre souffrance va crescendo, malgré toutes ces richesses du sol et de sous-sol que nous avons. Au lieu de régler les problèmes du moment, il pense à un troisième mandat. Amoulanfé (entendez, ça ne passera pas). Nous sommes sortis hier pour lui dire que le troisième mandat, il ne l’aura pas, ça ne passera pas », a-t-il lancé.

Abdoul Karim Camara

Abondant dans le même sens, Abdoul Karim Camara, un autre jeune anti-troisième mandat, a invité le Chef de l’Etat à accepter de se limiter à son deuxième et dernier mandat. « Nous étions dans la rue pour exiger du président de la République le respect de la Constitution. Qu’il se limite à son deuxième et dernier mandat. La jeunesse guinéenne que nous sommes, nous souffrons. Moi qui suis devant vous, je suis chauffeur, mais il n’y a pas de travail, je suis au chômage. Actuellement, on mendie pour avoir de quoi vivre. Je conseille le président de penser à la misère des guinéens et de se limiter à ce deuxième et dernier mandat. Je souhaite qu’il ne pense même pas à modifier la Constitution, parce que ça ne marchera pas, les guinéens ne l’accepteront pas », a-t-il averti.

A noter que depuis quelques mois, des appels à la modification de la Constitution en vue d’accorder un nouveau bail au président Alpha Condé se font entendre du côté des cadres du parti au pouvoir. Pour eux, cette Constitution, sur laquelle le président de la République a prêté serment lors de ses deux mandats, est subitement devenue caduque et ne prend pas en compte certaines préoccupations du moment. Donc, il faut la changer. Mais, le principal concerné ne s’est pas prononcé officiellement sur la question.

De Tanènè, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Quels adversaires pour la Guinée à la CAN 2019 ? Réactions de quelques acteurs sportifs

12 avril 2019 à 15 03 01 04014

Comme annoncé précédemment, la Guinée connaitra aujourd’hui ses adversaires lors des phases finales de la CAN 2019. Ça sera à l’issue du tirage au sort prévue ce vendredi, à 18 heures, au Caire. A quelques heures seulement de ce tirage, un reporter de Guineematin.com a rencontré quelques acteurs du monde footballistique, à Conakry, pour parler de leurs attentes.

Youssouf Sylla

Entraîneur d’un club informel à Conakry, Youssouf Sylla attend impatiemment les résultats de ce tirage. Le jeune homme reste toutefois confiant que le Syli est en mesure d’affronter toutes les équipes qualifiées. « Actuellement, j’ai confiance à notre équipe nationale et j’ai confiance à la valeur individuelle et collective de nos joueurs. C’est pourquoi, je dirais qu’on peut affronter n’importe quelle autre équipe », a dit le sportif, rencontré au stade de Bonfi.

Pour lui, s’il y a une équipe de laquelle la Guinée devrait se méfier, c’est bien l’Egypte, pays hôte de la compétition. Mais, ce jeune entraîneur estime que si les joueurs guinées se donnent à fond, le Syli national pourrait revenir avec le trophée. « S’ils jouent, s’ils mouillent vraiment le maillot pour défendre notre pays, ils ont 70% de chance de remporter le trophée ».

Aziz Baldé

De son côté, le caporal-chef, Abdoul Aziz Baldé, entraîneur de l’équipe des conservateurs de la nature de Guinée, que nous avons trouvé au stade annexe du 28 septembre de Conakry, estime que la Guinée devrait se méfier des pays comme l’Égypte, la Tunisie, le Cameroun ou le Sénégal, tous des adversaires possibles du Syli au premier tour.

Soroma Nioké

De son côté, l’adjudant-chef Soroma Nioké, directeur technique de l’équipe du corps des conservateurs de la nature, voit Sénégal, le Nigeria, l’Egypte ou encore le Maroc comme étant des équipes à craindre. Mais pour lui, la Guinée ne doit chercher à éviter aucune équipe. « Pour remporter cette coupe, il faut battre toutes les équipes », a-t-il laissé entendre.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Football : voici la liste des 21 guinéens retenus pour la CAN des Cadets

12 avril 2019 à 14 02 42 04424

L’entraîneur du Syli Cadet, Maléah Camara, a rendu public la liste des 21 jeunots guinéens qui vont prendre part aux phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de leur catégorie. Après avoir passé 10 jours de préparation à El Jadida, au Maroc, l’équipe s’est envolée pour la Tanzanie où va se jouer cette compétition des moins de 17 ans, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avant de s’envoler pour la Tanzanie, le sélectionneur du Syli Cadet, Maléah Camara, a dévoilé la liste des joueurs sélectionnés pour ce tournoi qui regroupe huit équipes d’Afrique.

Voici la liste des 21 sélectionnés : Camara Sékou, Camara Mohamed Damaro, Camara N’Faly, Bangoura Alya, Bangoura Mohamed Ben, Oularé Naby Youssouf, Dabo Ibrahima Kalil, Keita Alpha Boubacar, Touré Momo Fangné, Conté Aboubacar, Bah Alghassimou, Conté Ousmane Osky, Soumah Mohamed Lamine, Fofana Ibrahima Breze, Bangoura Sékou Tidiane, Touré Alya, Soumah Aboubacar Sidiki, Camara Mory, Keita Ahmed Tidiane, Sacko Mohamed Youssouf, Bangoura Aboubacar Foté.

La CAN des Cadets est prévue en Tanzanie du 14 au 28 avril 2019. Huit pays sont qualifiés pour cette compétition La Guinée est logée dans la poule B, en compagnie du Maroc, du Sénégal et du Cameroun. Le Syli Cadet fera son entrée en matière le 15 avril contre le Cameroun.

Un ticket pour les demi-finales dans ce tournoi offre une place pour la Coupe du monde des Cadets, prévue au Pérou en 2019.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Parlement de la CEDEAO : réunion de la commission mixte délocalisée à Conakry

12 avril 2019 à 12 12 13 04134

La commission mixte de la 4ème législature du parlement de la CEDEAO a ouvert hier, jeudi 11 avril 2019, sa première rencontre délocalisée de l’année à Conakry. Les travaux qui vont s’étendre jusqu’au 16 avril prochain, portent sur la création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette rencontre réunit les députés membres des commissions communication et technologies de l’information, éducation, science et technologies et la commission travail, emploi, jeunesse, sport et culture. Pendant environ une semaine, ces parlementaires vont se pencher sur le thème : « La création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat ».

« La réunion vise à offrir l’opportunité aux députés membres de la commission mixte, de s’imprégner davantage des enjeux liés à la problématique de l’emploi des jeunes dans l’espace CEDEAO, afin de faire des recommandations », a annoncé le président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé LO.

De son côté, la ministre guinéenne de la coopération et de l’intégration africaine, Dr Djéné Kéïta, a précisé que cette réunion « vise de manière spécifique, à fournir aux parlementaires de la CEDEAO, les outils et stratégies nécessaires à la création d’emplois et au développement de l’entreprenariat ». Elle a exprimé la solidarité du gouvernement guinéen à cette initiative du Parlement de la CEDEAO.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale guinéenne, Claude Kory Kondiano, a indiqué à ses collègues la tâche qui les attend. « Nous sommes amenés à proposer à nos gouvernants respectifs, les instruments juridiques et les propositions concrètes susceptibles de permettre la création d’emplois pour la jeunesse et l’encouragement de l’entrepreneuriat, notamment féminin, à l’échelle de chacun de nos pays, mais aussi notre sous-région », a-t-il souligné.

Les recommandations qui seront formulées au cours de cette rencontre, seront présentées lors d’une réunion du Parlement de la CEDEAO, prévue à Abuja (Nigeria) au mois de mai prochain.

Opérationnel depuis 2002, le Parlement de la CEDEAO, compte 115 membres et 13 commissions en son sein. Il a son siège à Abuja, la capitale du Nigeria. De sa création à nos jours, tous les pays membres avaient abrité au moins une fois la réunion délocalisée, sauf la Guinée et la Sierra Léone qui comptent respectivement 6 et 5 députés communautaires.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : les magistrats veulent poursuivre le député Damaro Camara

12 avril 2019 à 11 11 55 04554

Une semaine après avoir été traités de «petits roitelets qui rackettent le peuple », par le député Amadou Damaro Camara, les magistrats de Guinée ne décolèrent pas. Les hommes en robe jugent « diffamatoires, injurieux et outrageant » les propos du chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Et, ils menacent d’engager des poursuites judiciaires contre ce parlementaire, a appris un reporter de Guineematin.com ce vendredi.

En assemblée générale dans la matinée de ce vendredi, 12 avril 2019, à la cour d’appel de Conakry, l’association des magistrats a annoncé clairement son intention de trimballer l’honorable Amadou Damaro Camara devant les juridictions. Et, pour y arriver, les magistrats comptent sur la levée de l’immunité parlementaire du président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.

Amadou Damaro Camara

« Amadou Damaro Camara a tenu des propos qui mettent en danger la vie des magistrats qui étaient déjà exposés à tous les dangers », expliquent les principaux concernés, précisant que le député a tenu ces propos hors session parlementaire…

Nous y reviendrons !

De la Cour d’Appel de Conakry, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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9 morts au cours du recrutement dans l’armée : 83 candidats abandonnent à Faranah

12 avril 2019 à 11 11 16 04164

La première phase du test de recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes a pris fin hier jeudi, 11 avril 2019, dans la région de Faranah. Déjà, ce test a coûté la vie à 9 jeunes candidats. Même si aucun cas de décès n’a été enregistré dans cette préfecture, quatre vingt trois (83) candidats, dont trois (3) filles, ont fini par jeter l’éponge au milieu de la bataille, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette première phase de recrutement dans l’armée, lancée le 7 avril dernier au village Baliany, dans la commune urbaine de Faranah, n’aura duré que cinq (5) jours. La course à pieds aura été éprouvante pour de nombreux candidats qui ont fini par abandonner. On a noté pas moins de 80 garçons qui ont jeté l’éponge pour les huit kilomètres à parcourir (en 45 mn). Chez les filles, trois ont également abandonné pour une distance de six kilomètres.

Selon le médecin Aide-Santé et Surveillant des urgences de l’hôpital régional de Faranah, Ibrahima Solo Condé, ces candidats ont tous reçu des soins de santé avant de rentrer dans leurs familles respectives. « Hier mercredi, on a reçu 26 cas, dont 4 ont été réanimé. Mais, on a maîtrisé ces cas. Aujourd’hui, on a eu 20 cas, dont une fille. Un autre candidat était aussi en réanimation. On vient de le libérer maintenant là, il avait une tension de 8,6. Ensuite, il avait l’hypoglycémie. Mais, on a réussi à maitriser le cas. Il est rentré. Au début, on avait reçu que 13 cas », a expliqué le médecin.

A la question de savoir ce qui pourrait être à la base des malaises que les candidats ont subis, Ibrahima Solo Condé répond : « je crois que cela est dû au soleil, surtout les enfants qui font des choses qui ne sont pas compatibles à l’organisme. Parce que, un d’entre eux m’a dit aujourd’hui qu’il a pris du bleu-bleu (du valium) et que ça donne de l’énergie. Il a pris ça alors qu’il n’a pas déjeuné. Ils sont partis pour faire la course de huit kilomètres avec ça. Donc, les jeunes-là nous ont trouvé dans cet état. Mais, Dieu merci, on a pu maîtriser tous les cas qui se sont présentés à nous ».

Oumar Camara

A la fin de cette première phase, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, s’est réjoui de la manière dont les choses se sont passées. « Mes impressions sont bonnes. A Faranah, on a eu la chance qu’il n’y a pas eu d’incidents, il n’y a pas eu de blessés graves. Les 3634 postulants ont effectué la course sans problème. Il n’y a pas eu de cas de décès chez nous, ni de cas blessés graves, ni de maladies graves. Ça, c’est vraiment réconfortant pour nous. Donc, je prie le bon Dieu que les autres phases aussi se passent dans les meilleures conditions. Peut-être que demain (vendredi), les résultats vont être affichés et dès le samedi les autres épreuves vont continuer ».

Pour finir, le maire de Faranah, rassure que « nous avons opté pour l’égalité des chances de tout le monde. Les instructions données par le ministère, nous allons les respecter dans les règles de l’art. Nous veillerons strictement sur le déroulement du processus ».

Il est à rappeler qu’à Faranah, 3634 candidats étaient en compétition pour 250 places disponibles en présélection.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Le maire de Bowé (Yomou) menace : « quiconque refusera de prendre les billets de 100 francs… »

12 avril 2019 à 10 10 53 04534

Même s’ils ont quasiment disparu dans la circulation à Conakry, les coupures de 100 francs guinéens sont encore visibles dans certaines parties du pays. Mais partout, ces billets ne sont le bienvenu. C’est le cas notamment à Bowé, une sous-préfecture de Yomou. Au cours d’un entretien avec le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré, le maire de cette commune rurale a déploré cet état de fait, avant de mettre en garde les citoyens de la localité.

A Bowé, avoir des billets de 100 francs est quasiment synonyme à ne rien avoir. Car, ces coupures ne sont pas acceptées sur le marché local. Mais, le maire de cette commune rurale de Yomou, Foromo Léonard Gbilimou, entend mettre fin à cette situation.

« Il a été porté à ma connaissance que certains de nos citoyens refusent catégoriquement de prendre les billets de 100 francs guinéens. Cette pratique doit être bannie immédiatement dans nos marchés puisque ces billets sont autorisés par l’Etat guinéen. Raison pour laquelle, on paie même les fonctionnaires avec ça », a expliqué l’autorité locale.

Foromo Léonard Gbilimou

Le maire met en garde d’ailleurs tous ceux qui refuseront désormais de prendre ces billets. « Quiconque refusera maintenant de prendre les billets de 100 francs, non seulement sa marchandise sera saisie par les agents mais aussi l’intéressé s’exposera à des sanctions disciplinaires. Il pourrait même être conduit en prison ou être soumis au paiement d’une amende », a prévenu Foromo Léonard Gbilimou.

A noter que le refus des citoyens de prendre les coupures de 100 francs s’explique le fait que ces billets ont très peu de valeur. Beaucoup les considèrent comme un simple bagage sans importance.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Tournoi doté du trophée Alpha Condé à N’zérékoré : des violences au stade

12 avril 2019 à 10 10 11 04114

Lancé le 31 mars 2019 à N’zérékoré, le tournoi préfectoral doté du trophée Professeur Alpha Condé a enregistré des scènes de violence hier, jeudi 11 mars 2019. Mécontents d’une décision de l’arbitre, des supporters d’une équipe éliminée se sont attaqués aux installations. Ils ont fait plusieurs dégâts matériels, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Organisé par le député uninominal de N’zérékoré, ce tournoi de football qui regroupe 32 équipes, vise à remobiliser les militants du RPG Arc-en-ciel en vue des échéances électorales prochaines. Mais, il risque plutôt de produire l’effet contraire, en raison de la frustration de certaines équipes qui participent à la compétition. C’est le cas de l’équipe de Gnian 1, éliminée par une décision arbitrale suite à un mauvais comportement de ses supporters.

Ces supporters justement, irrités par l’élimination de leur équipe, se sont attaqués aux installations présentes au stade du 03 avril de N’zérékoré. Selon l’un des organisateurs, ils ont quasiment tout saccagé. « L’équipe de Nian 1 menait 1-0 face à celle de Koléyéba jusqu’à la fin du temps réglementaire. Il y avait trois minutes de temps additionnel. Koléyéba a eu un coup franc non loin des buts adverses. Entre-temps, un supporter de Nian 1 est entré dans le terrain pour venir pousser l’arbitre. Donc, ce dernier a pensé que sa sécurité est menacée et il a sifflé la fin du match. Ça criait un peu partout, on s’est quitté là-bas.

Il fallait que la commission statue, donc la commission a statué aujourd’hui. Ensuite, elle a fait un communiqué donnant l’équipe de Koléyéba vainqueur par 3-0 face à l’équipe de Nian 1. Parce que le match n’était pas achevé, même s’il ne restait que deux minutes. Donc, c’est un forfait. Et, le forfait, c’est 3-0. C’est ce qui a irrité les supporters de Nian 1 qui se sont attaqués aux installations. Les engins, les chaises, etc. tout a été saccagé », a-t-il expliqué.

La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Il y aurait eu quelques arrestations.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Manque d’eau à Enta Nord : le calvaire des femmes du secteur Africof

12 avril 2019 à 9 09 30 04304

Le manque d’eau à Conakry, surtout pendant cette période de saison sèche, est un véritable casse-tête chinois pour de nombreux habitants de la haute banlieue de Conakry. Le secteur Africof, au quartier ENTA Nord, n’échappe pas à cette triste réalité où l’or bleu est devenu une denrée rare. Alors que l’eau de la SEG peut faire trois mois sans transiter dans les robinets, c’est les forages des particuliers qui soulagent les citoyens si l’électricité est au rendez-vous, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du secteur Africof, surnommé « SAHARA » par ses habitants à cause du manque criard d’eau, tirent le diable par la queue. L’eau de la SEG (Société des Eaux de Guinée) ne s’y aventure presque plus. Un calvaire pour les citoyens, notamment les femmes, qui ne savent plus à quelle gouvernance se vouer.

C’est le cas de M’Mah Bangoura, femme au foyer, qui ne cache pas ses difficultés. Selon elle, le manque d’eau est quelques fois source de querelles entre voisins. « Dans le secteur Africof ici, nous achetons de l’eau pour boire. Les jeunes l’ont surnommé SAHARA. L’eau ne vient pas ici, on peut faire 3 mois sans voir de l’eau dans nos robinets. C’est très fatiguant. Sans eau, on ne peut pas travailler, pour la cuisine, pour faire le linge. Nous sortons ici pour aller puiser de l’eau loin de chez nous. Parfois, ce sont des querelles entre les voisins. Les tuyaux sont interconnectés. Si par coup de chance l’eau arrive chez toi, tu ouvres ton robinet, ton voisin qui est derrière ta maison n’en trouvera pas. Ça crée des problèmes », a-t-elle révélé.

Par ailleurs, M’Mah Bangoura a fait savoir que c’est les forages qui aident à faire face au manque d’eau qui affecte le secteur. « Ça fait très longtemps que nous ne recevons pas de l’eau ici. Dès que la sécheresse arrive, toutes les femmes du secteur Africof ont peur. Les voisins qui ont des forages nous sauvent beaucoup. C’est là-bas qu’on part pour gagner de l’eau. Nous nous levons à 4H pour avoir de l’eau. Par ce qu’à ces heures pareilles, il se trouve qu’il y a le courant électrique », a-t-elle expliqué.

De son côté, Houleymatou Diallo, vendeuse d’atiéké au secteur Africof, se soucie du cas de ses enfants qui sont souvent en retard à l’école à cause du manque d’eau à SAHARA. « J’ai des enfants qui fréquentent l’école. Mais le matin, quand on se réveille à 5 h pour chercher de l’eau, on peut rester là-bas de longs moments. Quelques fois, on gagne, d’autres fois aussi on n’en trouve pas. En tant que mère de famille, il faut rendre mes enfants propres pour les envoyer à l’école. Si je les laisse aller à l’école alors qu’ils sont sales, c’est moi qu’on va qualifier d’irresponsable. Donc, nous souffrons beaucoup. L’autorité doit nous aider urgemment », lance-t-elle.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Recrutement dans l’armée : un fraudeur condamné à Kindia

12 avril 2019 à 9 09 12 04124

Le Tribunal de Première Instance de Kindia hier, jeudi 11 avril 2019, un candidat au recrutement dans l’armée dont les épreuves sont actuellement en en cours dans le pays. La juridiction a reconnu le jeune homme coupable de fraude et lui a infligé une peine d’un an d’emprisonnement assorti de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Djiba Camara, élève en classe de terminale sciences sociales et candidat au concours de recrutement dans l’armée, a comparu dans la soirée de ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Kindia. Poursuivi pour fraude, le jeune homme a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué qu’il a participé à la première course qui consiste à courir sur une distance de 8 kilomètres et a perdu cette épreuve.

Quand il rentrait, il a rencontré un autre groupe de candidats qui faisait cette même course. C’est ainsi, dit-il, qu’il a proposé à un de ses amis qui était dans ce groupe, son aide. Il a dit à ce dernier de lui donner son ticket afin qu’il termine la course pour lui. Son ami a accepté son offre et il lui a remis son ticket sans savoir que Djiba voulait le tromper pour prendre sa place.

Le fraudeur a réussi cette fois l’épreuve, en terminant la course à la 53ème position. Mais, il s’est fait prendre lors du recensement des gagnants de cette course. En effet, le jeune homme a présenté des tickets différents : celui qu’il a utilisé pendant la course du matin et celui qu’il a pris dans les mains de son ami, qui était de l’équipe du soir. Il a voulu combiner ces tickets pour valider passer cette épreuve.

Mais, les superviseurs de l’opération ont tout de suite constaté l’incohérence au niveau des tickets qu’il a présentés et ils ont mis main sur Djiba Camara. Ce dernier a été reconnu coupable de fraude par le tribunal. Le juge Thierno Sadou Bah l’a condamné ainsi à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500.000 francs guinéens.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Manif contre le manque de courant à Boké : le gouvernement hausse le ton

12 avril 2019 à 9 09 06 04064
image d’archive

La préfecture de Boké a été secouée ces derniers jours par des manifestations violentes de jeunes gens qui réclament le courant électrique. Le pic a été atteint à Kamsar et à Kolaboui, où des jeunes en colère ont barricadé les routes pour réclamer le retour de l’électricité dans cette région riche en bauxite mais qui manque presque de tout, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée fut mouvementée hier, jeudi 11 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Une bande surexcitée de jeunes gens a pris d’assaut les rues de la localité pour exiger le retour du courant électrique. Des barricades sont érigées, paralysant la circulation et toutes les activités de la commune rurale.

Tout récemment, c’est la sous-préfecture de Kamsar qui a connait le même scénario. Le déficit en électricité est la raison fondamentale qui pousse les citoyens à manifester parfois violemment leur colère. Des manifestants s’en prennent parfois aux sociétaires minières évoluant dans la zone, qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Cet état de fait a poussé le gouvernement à réagir. A l’occasion du conseil des ministres tenus hier jeudi, le président Alpha Condé a tapé du poing sur la table, en demandant aux départements concernés de prendre toutes les mesures pour sécuriser les zones minières.

« La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger », a dit le porte-parole du gouvernement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Insalubrité à Conakry : quand la mosquée « Turque » cohabite avec une montagne d’ordures

12 avril 2019 à 8 08 56 04564

La mosquée Sultan Ottoman Abdoul Hamid II, construite par les Turcs, à quelques pas du rond-point de Bambéto, dans la commune de Ratoma, cohabite avec une montagne d’ordures, au grand dam des fidèles et riverains des lieux. En plus de l’odeur nauséabonde qui caractérise les lieux, une fumée nocive se dégage là de jour comme de nuit, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La mosquée dont il s’agit, construite par les Turc, est d’une capacité d’accueil est de 7 000 places. A côté de maison de Dieu, se trouve placée une montagne d’ordures qui dégage de la fumée à tout moment. Les fidèles musulmans et autres riverains du dépotoir sont plus que jamais exposés.

Lamine Camara

Mohamed Lamine Camara, mécanicien de son état, cohabite pratiquement avec les ordures. Pour lui, voir ces ordures et la fumée à côté de cette grande mosquée est une honte pour la Guinée. « Si Dieu a fait qu’une telle mosquée est construite ici par le concours du gouvernement, alors on devrait tout faire pour assainir ses alentours. Ces ordures ne devraient pas rester ici, c’est une honte pour la Guinée. Les fidèles musulmans qui fréquentent cette mosquée ainsi que nous qui travaillons à côté de ces ordures, nous souffrons énormément. Cette fumée que voyez-là, dans laquelle nous sommes, elle nous tue petit à petit. La journée tout comme la nuit, nous sommes envahis par cette fumée. Ça nous rend malades. Mais nous, nous sommes des travailleurs. Nous, nous pouvons quitter mais la mosquée non. Les fidèles viendront toujours s’acquitter de leurs devoirs et même si c’est à cause de ça, les ordures là doivent quitter ici. L’islam c’est la propreté. La santé, c’est la propreté. Donc, nous prions le gouvernement de nous aider afin que ces ordures là soient enlevées ici », plaide le garagiste.

Par ailleurs, Mohamed Lamine Camara a fait savoir que ce dépotoir d’ordures provoque des disputes entre les citoyens. « Sans parler du problème de fumée et de la mauvaise odeur qui se dégagent de ces ordures, des gens viennent se bagarrer chaque jour ici. Beaucoup vivent dans cette fumée. Il y a de groupes de gens qui se bagarrent chaque jour ici. L’un cherche des caoutchoucs, l’autre de la ferraille. Le premier groupe ne trouve à manger que quand il ramasse les caoutchoucs. Il ne veut pas qu’on brûle les ordures. Le deuxième gagne sa vie en ramassant la ferraille. Il veut toujours que les ordures soient brûlées. Donc ce sont les deux groupes qui sont là. Et, nous, c’est la fumée nous avons la fumée et la mauvaise odeur », déplore le mécanicien.

Une vendeuse d’habits, également riveraine des lieux, a évoqué les difficultés qu’elle éprouve en ce moment. « Vraiment, nous souffrons énormément ici. Nous avons des difficultés de respirer ici. Pendant toute la journée, nous sommes dans cette fumée qui nous donne des maladies et salit nos habits. Nous demandons à tout le monde de nous aider à enlever ces ordures ici parce que même l’argent qu’on gagne avec nos habits là ne suffit pas pour soigner les maladies qu’on contracte avec la fumée là », a lancé la jeune vendeuse.

Ramadan Barry

Même son de cloche chez Ramadan Barry dont la boutique se trouve non loin des ordures. « Je suis très content de vous voir ici puisque nous, on ne sait plus quoi faire maintenant pour ces ordures là. La fumée est trop. Moi-même, je suis allé voir les conseillers de cette mosquée à propos de cette fumée. Ils m’ont dit qu’ils ont écrit au gouverneur, mais ce dernier leur a dit que la poubelle n’a de la place qu’ici pour le moment. Donc, nous prions Dieu qu’il nous aide afin que ces ordures soient enlevées d’ici… On a de la peine à respirer ici, même si on rentre à la maison. C’est vraiment très difficile », se lamente le vendeur de friperie.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Photographie : « les wahhabites et les Smartphones sont nos deux adversaires »

12 avril 2019 à 8 08 36 04364

Longtemps à la mode, la photographie fait face aujourd’hui à une concurrence rude des nouvelles technologies. Avec l’arrivée des Smartphones, la clientèle a fortement baissé du fait que bon nombre de personnes ne fréquentent plus les studios pour prendre des photos. Une situation qui ne permet pas aux photographes de se faire un chiffre d’affaires conséquent, désormais contraints à s’adapter. A Conakry, nombre de photographes, rencontrés hier, jeudi 11 avril 2019, par un reporter de Guineematin.com, ont exprimé leurs difficultés.

La science et les comportements évoluent sans cesse et bousculent les habitudes. L’arrivée des Smartphones ne fait pas l’affaire des photographes, réduits à constater les dégâts. Plusieurs citoyens préfèrent les images prises par leurs propres téléphones lors des cérémonies de mariage, baptême et autres.

Amdou Barry

Thierno Amadou Barry, photographe à Cosa, dans la commune de Ratoma, confirme que l’arrivée des nouvelles technologies rend le travail des photographes difficile. « Nous rencontrons des difficultés dans les cérémonies de baptême, de mariage. Les gens ne viennent plus prendre des photos simples dans le studio comme ils le faisaient avant. Mais quand même, on parvient à satisfaire nos besoins », dit-il.

Mamadou Baïlo Diallo

Abondant dans le même sens, Mamadou Baïlo Diallo, photographe depuis plus de vingt ans, reconnait qu’ils sont mis à rude épreuve par les nouvelles technologies. « L’arrivée des téléphones performants a causé une rupture à notre activité. Quand tu vas dans une cérémonie, tu vas voir que l’organisateur de la cérémonie détient un téléphone de haute performance. Il te dira qu’il préfère prendre les images avec son téléphone car selon lui, il peut avoir les mêmes images comme nous et pourtant ce n’est pas vrai. L’image du téléphone est nettement différente de l’image produite par un appareil photographique », soutient monsieur Diallo.

Outre l’arrivée des Smartphones qui joue sur la photographie, Mamadou Baïlo Diallo évoque une autre raison, d’ordre religieux. « Les wahhabites disent que la photo n’est pas bonne, que la photo c’est du haram (péché). Ils disent que quand tu prends la photo, tu vas y mettre une âme à l’au-delà. C’est une manière d’effrayer les photographes pour qu’ils laissent la photographie, de laisser cette activité là et faire une autre. Selon ces intégristes, quand tu prends la photo, tu auras des problèmes à l’au-delà. Parce que selon eux, tu seras obligé de mettre une âme sur chaque photo prise. Cela a contribué aussi à la diminution de la photo. Si c’était seulement l’arrivée des Smartphones, on allait chercher à nous performer pour résister à la concurrence. On a deux adversaires, non seulement les wahhabites mais aussi l’arrivée des téléphones performants. C’est ces deux adversaires qui font que la photo ne marche plus comme avant », regrette-t-il.

Billo Bah

Même si les conséquences ne sont pas pareilles, les gérants de labos, qui font partie de la chaine, ne sont pas épargnés par cette concurrence. Billo Bah du Labo Sir confirme cette tendance. « Nous, nous avons des clients qui viennent et qui sont constants. Nous aussi, nous rencontrons un peu de problèmes suite à l’arrivée des Smartphones. Mais, cela ne nous empêche pas de travailler. Toutefois, la demande a diminué contrairement aux dix dernières années », reconnait-il.

Malgré cette concurrence née de l’apparition des Smartphones, plusieurs photographes soutiennent que la photographie, qui a existé durant des années, va continuer son chemin…

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : Mama Africa, mère de 9 enfants, condamnée pour détention de drogue

12 avril 2019 à 8 08 31 04314

Une mère de famille, âgée de 41 ans, plus connue sous le nom de Mama Africa, a été reconnue coupable de détention de chanvre indien et condamnée à trois mois de prison ferme hier, jeudi 11 avril 2019, par le tribunal correctionnel de Dixinn. Fatoumata Binta Camara, mère de neuf enfants, est nourrice d’un bébé de 7 mois, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, Mama Africa a été récemment mise aux arrêts par des agents de la BAC (Brigade Anti Criminalité) qui avaient découvert dans sa chambre 245 boules de chanvre indien. Elle a été placée sous mandat de dépôt le 25 mars 2019, à la maison centrale de Coronthie.

Au cours de l’audience de ce jeudi, la bonne femme a nié les faits pour lesquels elle est poursuivie. Selon Mama Africa, « je dormais chez moi quand les gendarmes sont partis me chercher. Ils m’ont réveillée et envoyée à la gendarmerie. Ils n’ont rien trouvé dans ma maison, ni dans mes mains. Je sais que je vais mourir, donc je parle au nom de Dieu », s’est-elle défendue.

Des déclarations qui n’ont guère convaincu le Procureur, Boubacar 1 Bah, qui va intimer la prévenue de dire la vérité. « Dites la vérité. Vous avez déjà reconnu les faits, et à la gendarmerie et chez le juge d’instruction. Pourquoi vous niez les faits ici ? »

La prévenue va finir par craquer. « Oui, je revends du chanvre indien. Mais, quand ils m’ont arrêté cela faisait deux semaines que je n’avais rien revendu. On m’a piégé dans cette affaire. C’est dans une maison abandonnée qu’ils ont retrouvé le chanvre indien, mais pas dans ma maison. Ils parlent de 200 et quelques boules, ils n’ont trouvé que 5 boules. Et, même ces boules qu’ils ont trouvées, c’est dans une maison abandonnée qui est en face de ma concession, non chez moi », soutient Mama Africa.

Dans ses réquisitions, le procureur va demander au tribunal « de retenir la prévenue dans les liens de la prévention de détention de chanvre indien en la condamnant à une peine d’emprisonnement de 6 mois de prison ferme ».

Quant à l’avocate de la défense, maître Adama Barry, elle va estimer qu’il y a un doute dans cette affaire. « Monsieur le président, je me suis constituée avocate pour cette dame parce que je l’ai entendue dire qu’elle est mère de neuf enfants. Je ne vais pas être longue, ces boules de chanvre indien n’ont pas été retrouvées dans la maison de ma cliente, ni dans ses mains. Oui, elle reconnaît qu’auparavant, elle en revendait. Mais, lorsqu’on l’a prise, elle ne le revendait plus. Donc, nous estimons qu’il y a un doute quant à la culpabilité de ma cliente. Mr le président, je plaide pour des circonstances atténuantes, la relaxe de ma cliente au bénéfice du doute. A défaut, nous vous demandons de la condamner au temps mis. Nous estimons qu’après ces quelques jours passés en prison avec son bébé de 7 mois, ça lui a servi de leçons. Mr le président, pensez surtout aux enfants de cette dame. Imaginez qu’à l’absence de leur mère, eux aussi deviennent des revendeurs de chanvre indien », a plaidé l’avocate de la défense.

Dans sa décision, le tribunal, par la voix du juge Thierno Souleymane Barry, va condamner Mama Africa à trois mois de prison ferme.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél : 224623532504

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