Procès d’un anti-3ème mandat : l’UFR invite ses militants à prendre d’assaut le TPI de Mafanco

27 avril 2019 à 19 07 11 04114

La question du 3ème mandat et l’interpellation de certains citoyens qui s’opposent à ce projet sont les points débattus à l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de ce samedi, 27 avril 2019. Le président de séance, Elhadj Ibrahima Bangoura, a saisi l’occasion pour dénoncer les sirènes révisionnistes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La lancinante question du 3ème mandat ou de la révision constitutionnelle polarise les débats à travers la Guinée. L’UFR, une des formations politiques farouchement opposée à cette thèse qui se propage à travers le pays, l’a réaffirmé ce samedi.

Selon Elhadj Ibrahima Bangoura, « vous voyez qu’il y a des manifestations qui s’organisent dans nos préfectures. Ça a commencé par Coyah. Après, il y a eu Dubréka, Fria, Boffa et Boké. Mais partout, les populations ont montré qu’elles ne veulent pas d’un 3ème mandat. Le 3ème mandat, c’est quelque chose qui est organisé par des gens qui aujourd’hui, ont des profits énormes dans le régime et qui veulent que cela perdure. Mais, les populations n’ont aucun bénéfice dans ce tintamarre qui se fait, malgré les 9 années que le président a passé au pouvoir. Donc, il n’y aura pas un 3ème mandat ici », a-t-il lancé.

Sur les stratégies envisagées par l’UFR pour contrecarrer les promoteurs d’une nouvelle Constitution, Ibrahima Bangoura a dit qu’il y aura un élan populaire. « Nous avons vu sur le terrain une vaste organisation mise en place pour qu’il y ait un 3ème mandat dans notre pays. Mais, nous disons qu’il n’y a pas de 3ème mandat ici. Nous nous organisons contre le 3ème mandat. Aujourd’hui encore, à Kindia, ils ont tenté de faire une conférence. Et cette conférence a été vouée à l’échec parce que les Kindiakas ont montré qu’ils ne veulent pas du 3ème mandat… Donc, l’élan populaire se manifestera le moment venu contre le 3ème mandat. Tenez- vous bien, rien ne se fera ici dans ce sens là. Le 3ème mandat ne passera pas, le peuple n’en veut pas », a-t-il martelé.

Revenant sur les arrestations opérées contre les citoyens opposés au 3ème mandat, Ibrahima Bangoura dénonce une tentative d’intimidation. « C’est une intimidation. Mais, cette intimidation à laquelle nous assistons ne passera pas, parce que l’UFR n’est pas à sa première opération de ce genre. Ça fait 18 ans depuis que nous existons. Nous sommes aguerris par rapport à ce genre de choses. Nous avons tellement connu des manifestations dans le pays, ils ne peuvent pas nous intimider par rapport à cela. Parce qu’il y va dans l’intérêt de la population. Dès que l’UFR manifeste, ils nous arrêtent. Ce n’est pas normal. C’est pourquoi d’ailleurs, nous demandons à nos militants de se rendre massivement au tribunal de Mafanco le lundi prochain pour défendre notre militant qui a été interpellé à Gbessia la semaine passée. Comme la justice est censée être impartiale, nous irons clamer devant ce tribunal pour faire entendre notre voix » a lancé monsieur Bangoura.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Bitumage de Siguiri : une citerne de la société Henan Chine prend feu en pleine activité

27 avril 2019 à 19 07 08 04084

C’est aux environs de 17 heures, dans l’après-midi de ce samedi, 27 avril 2019, qu’une citerne de la société Henan Chine a pris feu au moment où on s’apprêtait à mettre la première couche de bitume de la voirie urbaine de Siguiri.

Selon les premiers constats, il n’y a pas de perte en vie humaine ; mais, cet accident a quand même entraîné des dégâts matériels considérables, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

C’est une citerne de la société Henan Chine, en charge du bitumage de la route Kintinia- Siguiri qui a pris feu, alors qu’elle était en pleine activité.

A en croire monsieur Maurice Sorobogui, chargé de la mission de contrôle, c’est une panne technique qui serait à l’origine de cet incendie. « Ce matin, on s’est donné le programme de venir commencer le travail. Et, c’est ce camion qui est incendié-là que nous attendions. Quand il est venu, nous avons fait la révision. On était prêt pour le travail. Mais, il y avait un tuyau qui n’était pas sur le point ; dès qu’on a commencé, on a entendu un bruit qui a été suivi de flamme… », a-t-il indiqué.

A suivre !

De Siguiri, Bretelancei Condé pour Guineematin.com

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Cellou Dalein sur le projet de 3ème mandat : « Alpha donne au peuple la légitimité de demander son départ »

27 avril 2019 à 18 06 41 04414

Après plusieurs semaines d’absence du pays, le leader du principal parti de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a présidé l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 27 avril 2019. A cette occasion, le président de l’UFDG s’est exprimé sur le débat en cours autour d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. L’opposant a affirmé sa détermination à s’opposer farouchement à ce projet, appelant ses partisans à se préparer au combat, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour Cellou Dalein Diallo, le président Alpha Condé aurait pu éviter aux Guinéens le combat qui se prépare s’il avait accepté de respecter la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Mais, puisque le chef de l’Etat décide de modifier cette Constitution pour briguer un nouveau mandat, le président de l’UFDG estime qu’il donne au peuple la légitimité de le chasser du pouvoir avant la fin de son second mandat en cours. « Alpha Condé est un facteur de division. Aujourd’hui, notre pays est divisé, la démocratie a reculé, l’Etat de droit n’existe pas. Il (Alpha Condé : ndlr) s’apprête à violer la constitution en commettant un parjure.

Il a juré sur une constitution qui stipule que nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non. Aujourd’hui, assoiffé de pouvoir, voulant s’octroyer une présidence à vie, le monsieur veut commettre le parjure. Mais, ce parjure, c’est un atout pour nous parce qu’il nous donne la légitimité de demander son départ. Dès lors qu’il viole de manière délibérée la constitution, il donne au peuple de Guinée les outils et la légitimité de demander son départ », estime le chef de file de l’opposition guinéenne.

L’opposant réitère sa ferme détermination à empêcher Alpha Condé à changer l’actuelle Constitution pour s’octroyer un troisième mandat. Pour cela, il appelle ses partisans à se mobiliser pour mener le combat jusqu’au bout. « On a voulu qu’Alpha parte par les élections mais il ne veut pas. Comment on fait ? Il faut que vous soyez prêts. Il ne s’agit pas de manifester un jour et de rentrer, chercher à libérer les prisonniers.

Cette fois-ci, il s’agit de mener le combat jusqu’au bout. Et, il faut que vous soyez prêts pour ce combat contre l’assassinat programmé de notre démocratie, contre la violation de notre constitution. Ça va être dur, mais nous devons nous y préparer. Il s’agira de sensibiliser tout le monde. Le peuple algérien, celui du Soudan, du Burkina et du Zimbabwé doivent nous inspirer », a-t-il lancé.

Aux forces de défense et de sécurité, Cellou Dalein Diallo réaffirme son appel à la neutralité et à avoir un esprit républicain. « Ils (les policiers, les gendarmes et les militaires, ndlr) sont des citoyens guinéens, ils ont le devoir de défendre la paix, la constitution et tout ce qui est susceptible de déstabiliser notre peuple. Ils ont le devoir de se mettre du côté du peuple comme les militaires, les policiers et les gendarmes soudanais et algériens. C’est un devoir impérieux.

Ceux qui obéiront aveuglement à monsieur Alpha Condé pour tuer leurs compatriotes parce qu’ils sont en train de manifester, répondront devant les tribunaux nationaux ou internationaux. Il faut qu’ils soient des patriotes aguerris avec la capacité de discernement que la situation exige pour savoir de quel côté est la vérité, de quel côté se trouve le droit. C’est des citoyens à part entière. Nul n’est obligé à exécuter un ordre illégal », insiste le leader de l’opposition guinéenne.

Par ailleurs, Cellou Dalein Diallo compte ouvrir d’autres fronts contre le pouvoir d’Alpha Condé. Il s’agit notamment d’exiger l’installation des chefs de quartiers ainsi que les conseillers régionaux.

Pour terminer, le président de l’UFDG a félicité et encouragé le Syli national cadet qui dispute, demain dimanche, la finale de la CAN U17 en Tanzanie.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Justice : les magistrats portent plainte contre Damaro au TPI de Kaloum

27 avril 2019 à 18 06 11 04114
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel

Comme il fallait s’y attendre, les magistrats ont mis leur menace à exécution. Traités de tous les noms d’oiseau, ils ont porté plainte contre Amadou Damaro Camara, chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée Nationale. La plainte été enregistrée dans la soirée d’hier vendredi, 26 avril 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les menaces, les magistrats guinéens sont passés à l’action. Une plainte en bonne et due forme a été adressée au tribunal de première instance de Kaloum contre Damaro. Une plainte consécutive à une sortie médiatique dans la quelle le député a qualifié certains juges de corrompus.

Selon nos informations, la plainte porte sur des faits de « diffamation à l’endroit du corps de la magistrature, d’outrage à magistrat dans l’exercice de ses fonctions, d’abus de fonction, d’atteinte à l’autorité de la justice et d’entrave à l’exercice de la justice ».

Cette affaire est née des violences survenues il ya quelques temps à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Des citoyens de la localité sont accusés d’avoir incendié les installations de Guiter SA dans une mine d’or. L’arrestation du Sotikémo (autorité morale) de Banankoro est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Damaro aurait usé de son influence pour faire libérer le Sotikémo alors qu’un mandat en bonne et due forme avait été émis contre lui par le parquet de Kankan.

Désormais, les yeux sont tournés vers le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry qui doit saisir l’Assemblée Nationale à l’effet de lever l’immunité parlementaire de Damaro, qui disait attendre les magistrats.

Il reste à savoir si la plainte va prospérer au regard de ce que représente Amadou Damaro Camara pour le pouvoir en place.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Éventuelle indemnisation des déguerpis de Kaporo-Rails : voici la réaction des victimes

27 avril 2019 à 17 05 43 04434

Déclaration : Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a finalement accepté d’indemniser les victimes déguerpissement effectué récemment à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma. Lors du conseil des ministres du jeudi, 25 avril 2019, le chef de l’Etat guinéen a instruit son gouvernement de prendre des dispositions en vue de de dédommager tous les déguerpis ayant des titres fonciers dûment authentifiés. Le collectif des victimes de ce déguerpissement a réagi à cette annonce à travers une déclaration publiée ce samedi, 27 avril 2019.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de cette déclaration.

Déclaration du collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé2 et Dimesse 2019

Suite aux instructions du président de la république lors du conseil des ministres du jeudi 25 avril 2019 relatives à une éventuelle indemnisation des victimes de Kaporo-Rails, Kipé2 et Dimesse, le collectif des victimes attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les contradictions entre les propos du chef de l’Etat et l’esprit du décret No 211/PRG/SGG du 23 novembre 1989.

-L’article 4, alinéa 4 dispose: « Ces occupants qui auraient mis en valeur leur fonds avant la date du 20 avril 1988 ci-dessus indiquée, ne sont déguerpis que si l’Etat s’engage à les recaser et à les indemniser de la valeur de leur réalisation sur le fonds. »

La question qui se pose est la suivante : sur quelle base, l’Etat compte indemniser les victimes sachant que l’ordre de mission Numéro 0362 du ministère de la ville en date du 31 juillet 2018 avait pour objet : le bornage de l’ensemble des lots 14, 15, 16, 19 et 37 du centre directionnel de Koloma, l’expertise et évaluations des bâtis, assignation des occupants des parcelles contenues ? Sur le terrain, l’application dudit ordre de mission n’a pas été respectée.

Ainsi, la démolition des concessions a été effectuée de la manière la plus haineuse, anarchique et sans préavis.

Cette sortie du Président Alpha Condé intervient alors que son gouvernement a tenu dans le passé des déclarations contradictoires sur le déguerpissement à Kaporo-Rails-Kipé 2 et Dimesse. A titre d’illustration, la déclaration du ministre Ibrahima Kourouma qui affirme que le déguerpissement de 2019 porte sur les 169, 8 hectares entièrement libérés en 1997 et 1998 et qui font l’objet de nouvelles occupations illégales.

Il est à rappeler que les occupations illégales dont il parle ne concernaient que des garages et des cabarets et non des habitations.

On se souvient que le chef de l’Etat nous avait affirmé le 4 mai 2016 je cite « il est du pouvoir du gouvernement de déguerpir des citoyens mais cela se fait dans des conditions démocratiques c’est-à-dire dans le respect des personnes et de leurs biens…ensemble nous devons fermer cette plaie et faire en sorte que les gens de Kaporo-Rails qui ont été déguerpis soient rétablis dans leurs droits. Cela veut dire qu’ils soient correctement indemnisés…je dois présenter des excuses aux citoyens de Kaporo-Rails parce qu’ils ont été injustement agressés. »

Concernant les rescapés de 1998, il a précisé ce qui suit : « Nous allons d’abord faire des constructions, permettre aux gens de déménager parce que si vous les faites déguerpir, vous donnez de l’argent mais que l’argent ne suffit pas pour faire une maison, évidemment, vous les mettez dans la rue… »

Le collectif, dément toutes formes de dédommagement antérieures et met quiconque au défi de prouver le contraire.

Enfin, le collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails-Kipé 2 et Dimesse, reste favorable à toutes démarches allant dans le sens du rétablissement des victimes dans leurs droits.

Je vous remercie !

Le collectif

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Évacuation du minerai du Nimba, interconnexion énergétique : ce que Alpha Condé a rapporté d’Abidjan

27 avril 2019 à 17 05 07 04074
Honorable Abdourahmane Sinkoun Kaba

La visite du président Alpha Condé en Côte d’Ivoire, c’est l’un des points qui étaient à l’ordre du jour de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 27 avril 2019. Le parti au pouvoir a expliqué à ses militants les accords que le chef de l’Etat guinéen a obtenus avec son homologue ivoirien, dont celui relatif à l’évacuation du minerai du Mont Nimba, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour les responsables du RPG Arc-en-ciel, cette visite d’Alpha Condé à Abidjan a été, avant tout, un honneur pour le président guinéen. Car, Alassane Ouattara, le président ivoirien, a profité de l’occasion pour saluer les progrès réalisés par le régime du Professeur Alpha Condé. « Il reconnait que la Guinée est sur le chemin des pays émergents de l’Afrique. Ce qui est un honneur. Et, je crois que vous devez applaudir ces actions, applaudir le président Alpha Condé et le président Alassane Ouattara », a déclaré l’honorable Sinkoun Camara, député de Kissidougou.

Ce membre du Bureau Politique National du RPG Arc-en-ciel a expliqué que cette visite du président Alpha Condé en Côte d’Ivoire a porté sur plusieurs points économiques, notamment la coopération énergétique. Parce que, rappelle-t-il, la Guinée est en train de se doter d’un véritable potentiel énergétique lui permettre de vendre du courant à d’autres pays voisins.

« Dans ce cadre, les deux pays se proposent de faire de l’interconnexion pour pouvoir distribuer cette énergie en République de Côte d’Ivoire. Ça c’est une très belle action, car le développement de l’Afrique commence par le développement de l’énergie. Si les pays africains se donnent la main pour le développement de l’énergie, dans un cadre organisé, c’est pour nous une grande fierté, et c’est pour nous un espoir de développement », s’est-il félicité.

L’autre résultat salué et vanté par l’honorable Sinkoun Camara, c’est l’accord entre les autorités guinéennes et ivoiriennes, portant sur l’évacuation du minerai du Mont Nimba. « Nous savons que depuis très longtemps, le problème d’évacuation des minerais est posé. C’est ce qui a fait que depuis l’indépendance jusqu’à maintenant, nous n’avons pas pu mettre en valeur ce grand gisement de fer.

Et, le président Alpha Condé, dans sa grande vision, dans son souci du développement du secteur minier, du développement économique donc de la République de Guinée, a réussi à établir des accords entre la Côte d’Ivoire et la République de Guinée pour l’évacuation du minerai du Nimba à partir de San Pedro (Côte d’Ivoire) ».

Le député uninominal de Kissidougou indique que Alpha Condé et Alassane Ouattara ont abordé également la question de la monnaie unique dans l’espace CEDEAO. « Dans le cadre du renforcement économique de la sous-région, les deux présidents ont projeté l’aspect du développement d’une fusion monétaire de la sous-région ouest-africaine (CEDEAO). La monnaie est un instrument de développement. Une monnaie forte, facilite le développement d’un pays.

Nous savons que toutes nos régions ouest-africaines recèlent d’immenses potentiels, mais si nous ne conjuguons pas les efforts, nous ne conjuguons pas nos efforts économiques, nous n’avons pas une monnaie unique, nous ne pouvons pas nous imposer face aux autres pays. Et c’est dans ce souci que les deux chefs d’Etat ont examiné très largement la nécessite d’une monnaie commune de la CEDEAO », a-t-il fait savoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Le PADES sur le 3ème mandat : « nous serons là pour faire barrage à ce projet machiavélique »

27 avril 2019 à 16 04 48 04484

La lancinante question d’une modification de la Constitution au profit du président Alpha Condé continue de polariser toutes les discussions. De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer « ce projet machiavélique ». C’est le cas au Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) qui a réitéré son opposition à ce projet ce samedi, 27 avril 2019, a l’occasion de son assemblée générale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le chef de l’État guinéen continue d’entretenir le flou sur sa volonté ou non de s’accrocher au pouvoir au-delà de 2020. À chaque fois qu’il est face à la presse, Alpha Condé a toujours laissé entendre que c’est au peuple de Guinée de trancher.

Cette position pousse Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, à s’interroger. « Nous avons écouté le chef de l’État à Abidjan, nous l’avons aussi écouté avec la presse sénégalaise. Hier, le chef de l’État a fait savoir qu’il y a un débat autour du troisième mandat et que lui, il est observateur de ce débat, et que c’est le peuple de Guinée qui va trancher. Mais sincèrement, est-ce qu’il y a un vrai débat autour du 3ème mandat ? Il n’y a pas de débat. Ce que nous constatons autour du troisième mandat, c’est que l’argent public est mobilisé, l’argent public est en train d’être distribué sur toute l’étendue du territoire national pour faire la promotion du 3ème mandat. Est-ce que ça c’est un débat ? Non! Ce n’est pas un débat. Ça, ce sont des actes qui sont répréhensibles et sont des actes à condamner. Il n’y a pas de débat parce que ceux qui s’opposent au 3ème mandat sont molestés, séquestrés, emprisonnés parce que tout simplement ils sont opposants au 3ème mandat. Est-ce que c’est ça la nature du débat documenté que nous voulons en Guinée ? Je dis non. Ce n’est pas ça le débat », a-t-il dit.

À ceux qui sont en train de faire la promotion du 3ème mandat avec l’argent du contribuable, Mohamed Kaba leur dit ouvertement : « nous serons là pour faire barrage à ce projet machiavélique qui n’est rien d’autre que le projet de 3ème mandat, quelque soit la forme que les gens vont donner à ce projet ».

Mohamed Kaba

En ce qui concerne l’annonce faite par le chef de l’État de dédommager les victimes de l’impitoyable déguerpissent à Kaporo-rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, le coordinateur administratif du PADES dénonce la procédure. « Aujourd’hui, on veut dédommager, on veut faire la part des choses. Mais ça, ce sont des opérations qu’on aurait dû faire avant, comme ça, on se sentirait en sécurité. Parce que l’une des missions régaliennes de l’État, c’est d’assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens. Sans sécurité, il n’y a pas d’État. Mais, si c’est l’État lui même qui détruit, et après revient réfléchir, ça pose énormément de problème. Donc, il faut faire travailler l’esprit, il faut éviter la passion. Il faut aussi savoir que gouverner, c’est prévoir. Ça, c’est un principe élémentaire. On doit prévoir tout ça avant d’aller agir. Ça nous prouve à suffisance que le gouvernement n’a pas pris des dispositions idoines dans cette affaire de déguerpissement », fustige Mohamed Kaba.

Pour ce qui est des guinéennes en détresse dans les pays du golfe persique, notamment au Koweït, monsieur Kaba a tiré à boulets rouges sur la diplomatie guinéenne. « Où est notre diplomatie ? L’Etat, c’est vraiment mettre tous les moyens pour assurer le bien être de ses populations. Et, nous voulons l’interpeller, il y a trop de silence. Nous n’entendons absolument rien par rapport à ce cas et chaque jour, vous entendez sur les ondes, les cris de détresse de ces gens. Il faut prendre des dispositions pour détruire tous ces réseaux qui sont aujourd’hui en train d’exploiter nos filles parce que ce sont les filles qui sont dans des situations extrêmement difficiles là-bas. Des filles qui sont exploitées sexuellement, elles travaillent comme domestiques, sans salaire, elles sont battues. C’est terrible ».

En outre, Mohamed Kaba a dénoncé le traitement judiciaire des dossiers Paul Moussa Diawara et Sékou Camara, deux anciens responsables de régies financières de l’Etat, condamnés pour détournement de fonds. « Il ne faut pas qu’il y ait une justice inféodée au pouvoir, il ne faut pas que les institutions judiciaires soient caporalisées. Parce que nous ne pouvons pas comprendre deux actions complètement différentes dans deux situations complètement identiques. Nous avons entendu la sentence de monsieur Paul Moussa Diawara (ancien DG de l’Office Guinéen de Publicité), 5 ans de prison ferme pour soi-disant malversation économique. Beaucoup de milliards sont en jeu. Monsieur Sékou Camara (ancien DG de l’Office Guinéen des Chargeurs), situation identique, condamné avec sursis à 6 mois. Il y a quelque chose qui ne va pas. Pourquoi cela? Parce qu’on est en train de politiser la justice et la justice doit être indépendante. Il faut que les magistrats assument leur rôle, qu’ils se mettent au dessus de cela ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Patrice Camara aux opposants à une nouvelle Constitution : « un peuple né par le référendum, répondra par le référendum »

27 avril 2019 à 16 04 24 04244

A l’occasion de son assemblée générale ordinaire de ce samedi, 27 avril 2019, le RPG Arc-en-ciel a tenu à répondre aux opposants à la modification constitutionnelle prônée par le pouvoir dans le but d’offrir un troisième mandat au président Alpha Condé. Le parti au pouvoir dénonce des « groupuscules manipulés » qui cherchent à diviser les Guinéens, et assure que le projet de nouvelle Constitution ira bien jusqu’au bout, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est Patrice Sény Camara, membre du Bureau Politique National du RPG Arc-en-ciel, qui a évoqué ce sujet devant les militants du parti au pouvoir réunis à son siège. Ce responsable de la mouvance présidentielle a tenté, encore une fois, d’expliquer la nécessité de changer la Constitution actuelle. Il a, dans le même temps, dénoncé les opposants à cette idée. « Cette opposition, dans sa volonté de diviser les Guinéens, clame partout qu’on ne doit pas toucher à la Constitution. Je crois que ça c’est insulter les Guinéens que nous sommes.

Parce que, aucun de nous ici, n’a été approché pour donner sa responsabilité sur cette Constitution. On nous dit que Alpha Condé a juré là-dessus deux fois. Mais, il allait jurer sur quoi ? C’est une Constitution faite par un CNT, Conseil National de Transition, signée par un président de la Transition, qui n’est même pas chef de l’Etat. Et, il est du devoir du président Alpha Condé de proposer une Constitution à la responsabilité du peuple de Guinée.

Parce qu’en démocratie, seul le peuple est souverain. Tous ceux qui parlent au nom d’une partie du peuple, ont peur que Alpha saisisse le peuple. Mais, pourquoi le RPG n’a pas peur du peuple ? C’est parce que le RPG est dans la vérité, et les Guinéens connaissent les turpitudes de ceux-là qui conduisent les destinées farouches de l’opposition », a-t-il estimé.

Il ajoute que même les dialogues politiques qui ont eu lieu ces dernières années en Guinée, ont été organisés « parce que l’opposition a compris que la Constitution n’est pas applicable. C’est pourquoi, ils demandent des solutions consensuelles pour contourner la loi ». Pour lui, en proposant donc une nouvelle Constitution, le président Alpha Condé aura corrigé « le tort fait aux Guinéens ».

Patrice Sény Camara assure que, malgré les agitations en cours autour du projet de nouvelle Constitution, celui-ci sera mené jusqu’au bout. C’est pourquoi d’ailleurs, ils demandent aux opposants à ce projet de sortir du pays. « Aujourd’hui, nous constatons, à travers la Guinée, des groupuscules manipulés qui sont en train de créer et d’entretenir cette division. Mais, nous sommes issus du peuple du 28 septembre 1958. Un peuple né par le référendum, répondra par le référendum.

Ceux qui ne sont pas contents, les aéroports sont ouverts, les frontières sont ouvertes. Ils peuvent partir et revenir quand leurs rêves deviendront des réalités. Or, nous, nous savons que leurs rêves ne sont rien que des cauchemars pour les Guinéens. Nous comptons sur la vigilance éternelle du peuple de Guinée pour répondre à ces forfaitures », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Conflits à l’intérieur du pays : le RPG AEC accuse « les ressortissants »

27 avril 2019 à 15 03 55 04554

Des scènes de violence ont été récemment enregistrées en Haute Guinée et en Forêt, faisant au moins trois morts et plusieurs blessés. Une situation qui préoccupe aujourd’hui le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. A l’occasion de l’assemblée génale de ce samedi, 27 avril 2019, les responsables du parti ont interpellé les autorités pour que des mesures soient prises pour inverser cette tendance, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des affrontements meurtriers ont été enregistrés ces derniers jours à Kouroussa entre des partisans du RPG et des indépendants. Le même scénario a eu lieu à Lola entre agriculteurs et éleveurs. Cette actualité a polarisé l’essentiel des débats ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel.

M’Bany Sangaré

Selon M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG AEC, « la Guinée d’aujourd’hui, malheureusement, dans nos localités, il est à constater que pour un Oui ou pour un Non, la violence se produit dans beaucoup d’endroits. Pour des problèmes de mare, pour des problèmes de terre, pour des problèmes de mines ou pour des problèmes même d’élection du maire, les populations s’affrontent. Et généralement, c’est mort d’hommes qui s’en est suivi. Le cas le plus récent, c’est la sous-préfecture de Koumana (Kouroussa) hier, où pour l’élection d’un maire, les populations se sont affrontées et deux personnes sont mortes. Pendant toute la journée d’hier, c’était l’atrocité à Koumana. Ce qui n’est pas à l’honneur de notre société. Notre parti, le RPG arc-en-ciel, c’est l’Unité, Développement et Paix. (…). Au moment où les responsables, les autorités au plus haut placé, sont en train de travailler dans l’esprit du respect de notre devise ; à la base, c’est autre chose. Si ce n’est pas les coupeurs de routes, c’est des assassinats crapuleux, c’est des affrontements intercommunautaires entre deux villages ou entre deux groupes d’un même village. C’est un état de fait que le parti déplore, que le parti condamne », a-t-il dit.

Par ailleurs, M’Bany Sangaré a fait savoir son étonnement de savoir que pour l’élection d’un simple maire, que des individus qui partagent tout s’entretuent. Mais selon lui, ces affrontements entre les communautés tirent leurs ficelles à partir de Conakry. « Pour l’élection d’un maire, est-ce qu’on a besoin de tuer des individus pour ça ? Un maire qui est élu pour seulement cinq ans. Pour une mare, est-ce qu’on a besoin de se battre ? Es-ce que ça vaut le coup de tuer son prochain, son voisin, son cousin parfois-même pour ça ? C’est une situation déplorable que la direction nationale du parti condamne. L’année dernière, c’était deux villages à Kankan qui se sont battus. Et, c’est un peu partout. Mais, le problème essentiel de ces affrontements, de ces conflits, les 80% de ces conflits tirent leur origine à travers les ressortissants de ces villages qui résident à Conakry. Ça, c’est un constat général. Ceux qui sont ici, c’est eux qui attisent le feu dans leurs localités. Ils ne travaillent pas pour unifier leurs parents, mais ils travaillent pour diviser, pour opposer et pour des raisons inavouées. Vous qui êtes des responsables du parti, militants du parti, c’est une situation que le parti n’apprécie pas ! On ne peut pas accepter qu’on se tue avec des fusils de chasse, avec des coupecoupes, des flèches parfois. Donc, comme un seul homme, responsables comme militants, nous devons nous lever pour parler dans nos villages, pour aller arranger entre nos citoyens pour que ces affrontements-là soient vraiment diminués », a-t-il souhaité.

Pour faire face à ces problèmes, M’Bany Sangaré invite les autorités à prendre leurs responsabilités. « La Guinée est considérée en Afrique de l’Ouest comme le pays le plus émancipé. Mais aujourd’hui, la donne a commencé à changer. Parce que, même dans nos petits villages, la consommation du café, la consommation des stupéfiants se fait sentir. Monsieur le ministre de la Sécurité (présent à la rencontre, ndlr), vous avez du travail à faire. Vous avez à encadrer et discipliner les citoyens. Vous et le ministère de l’Administration du Territoire, ça c’est votre rôle régalien. Et le parti vous accompagne pour la mise en œuvre de cette politique ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Alpha Condé, la tentation du 3ème mandat qui ne passe pas

27 avril 2019 à 15 03 41 04414

Lu pour vous : En Afrique de l’Ouest, la Guinée Conakry est en train de plonger dans une grave crise politique. Pourquoi ? Le Président Alpha Condé entend se maintenir au pouvoir contre la Constitution, alors même que ses 8 ans de règne ont été marqués par la corruption, la hausse des violences et l’explosion de la pauvreté qui mine la vie des Guinéens comme en témoigne l’explosion des migrations vers l’Europe.

Un bilan négatif

Porté à la tête de l’Etat guinéen en 2010 sous les couleurs de son parti le RPG, Alpha Condé a été réélu en 2015 à l’issue d’un scrutin très contesté. Malgré ses slogans de campagne, la Guinée demeure l’un des pays les plus pauvres au monde. Les chiffres de la Banque mondiale le placent au 15ème rang des pays les moins avancés au monde avec un PIB/hab de $741 presque entièrement généré par l’exploitation des ressources minières. Certains besoins primaires demeurent un luxe pour la majorité de la population tel que l’accès à l’eau ou à l’électricité. Appelé le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest » car traversé par les fleuves Sénégal, Gambie et Niger, le pays peine à subvenir aux besoins vitaux de la population. L’électricité constitue également un frein au développement : délestages ou absence de raccordement constituent des obstacles majeurs au bien-être des ménages et au développement des activités économiques. En l’absence de solutions de l’Etat pour répondre à ces défis majeurs, le pays se vide de sa jeunesse dont les mineurs constituent le principal contingent de migrants demandeurs d’asile en France. Tous ces éléments n’ont fait qu’empirer sous les deux mandats d’Alpha Condé, provoquant la colère ou le désespoir de la population.

Violences, tensions communautaires et violations des droits de l’Homme
Au-delà de la situation socio-économique, l’Etat de droit est sérieusement mis à mal en Guinée. La situation des droits de l’homme est préoccupante en Guinée particulièrement pour les opposants politiques et les journalistes indépendants qui sont persécutés, arrêtés, renvoyés, agressés, parfois jusqu’au pire. Ce mois-ci, l’ONG Human Rights Watch a publié un rapport alarmant révélant les attaques répétées et préméditées dont sont victimes les manifestants par les forces armées. Amnesty International a également prouvé l’implication de Bérets Rouges – une unité d’élite de l’armée – dans la mort de civils opposants. Assassinats de civils, arrestations arbitraires d’opposants et de journalistes, censure… les dérives autoritaires sont en hausse constante depuis 5 ans dans un silence coupable de la communauté internationale.

Par ailleurs, la corruption institutionnalisée affecte tous les domaines économiques, et particulièrement le secteur minier contrôlé depuis le 24 avril par le Président en personne par décret. Transparency International place la Guinée au 138ème rang sur 180 dans ce domaine, et plusieurs affaires dénoncées par Global Witness et le Serious Fraud Office impliquant le Président, son fils et ses clans ont entaché l’image du pays auprès des investisseurs internationaux et de la communauté internationale. L’ensemble des opérateurs économiques nationaux souffrent de ce système d’accaparement des richesses, sans pouvoir s’exprimer publiquement de peur des représailles.

Enfin, la stratégie dangereuse d’Alpha Condé consiste à monter les communautés les unes contre les autres afin de créer un chaos qui pourrait justifier la non organisation d’élections. Cette stratégie, régulièrement utilisée dans certains pays africains à l’instar de la République démocratique du Congo, est ici très claire.

Le flou électoral

Sous la pression de l’opposition, le régime présidentiel a organisé des élections municipales ayant été largement remportées par l’opposition y compris dans des bastions historiques d’Alpha Condé en Basse Guinée. Cependant, l’expression populaire exprimée par ce scrutin donnant la victoire à l’opposition a été vite effacée par des violences électorales à Matoto où le maire élu issu de l’opposition a été tué par l’armée qui y a placé de force une figure du parti présidentiel.

Les élections législatives n’ont toujours pas eu lieu alors que les députés sont hors mandat depuis avril 2019 et aucun agenda n’a été publié par la Commission Electoral Nationale Indépendante, l’organe rattaché à l’Etat en charge de l’organisation des différents scrutins.

Le devoir de l’Union Européenne

Seule certitude, l’opposition et la société civile, qui se sont unies pour réclamer l’organisation de l’élection présidentielle de 2020 sans la participation d’Alpha Condé, sont déterminées à lutter jusqu’au bout. Alors que la Constitution actuelle empêche l’actuel chef de l’Etat de briguer un troisième mandat, ce dernier ambitionne de contourner cet obstacle juridique par une nouvelle Constitution. La communauté internationale, et l’Europe en premier lieu, a le devoir, mais aussi l’obligation, au vu des enjeux migratoires gigantesques, d’empêcher Alpha Condé de changer la Constitution et l’obliger à organiser des élections démocratiques, transparentes et inclusives. Sans cela, c’est tout le pays, la sous-région, et l’Europe qui seront déstabilisés.

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Approche du Ramadan : le prix du pain ne bougera pas

27 avril 2019 à 15 03 33 04334

A quelques semaines du début du mois de Ramadan, l’union nationale des boulangers de Guinée tente de rassurer les Guinéens de sa volonté de produire un pain de qualité au prix habituel (la baguette à 3 000 GNF). Lors d’une réunion organisée hier, vendredi 26 Avril 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry, cette association a plaidé pour une farine de qualité, tout en annonçant que le prix du pain ne connaitra pas une hausse pendant le mois saint de Ramadan, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Dans le souci de fournir du pain de qualité pendant le mois saint de Ramadan, l’union nationale des boulangers de Guinée multiplie les contacts avec les partenaires (les producteurs de farine) et les autorités administratives, notamment le ministère du commerce. La démarche vise à plaider pour la fourniture d’une farine de qualité par les uns et un accompagnement de leur corporation par les autres.

Elhadj Alpha Oumar Sacko

« On veut avoir le pétrin et les magasins tampon dans les régions. Vous savez que ce sont les magasins tampon qui ont pu freiner l’augmentation du prix de la farine en Guinée. Parce qu’en 2011, quand le professeur Alpha Condé est arrivé au pouvoir, le sac de farine était vendu à 380 000 francs guinéens. C’est grâce aux efforts de l’union nationale des boulangers de Guinée, le ministère du commerce et les importateurs de farine qu’on a pu diminuer 130 000 francs sur le sac de farine. On a aussi diminué le prix du pain à 3 000 francs, alors que celui-ci était à 4 000 francs. Et, jusqu’aujourd’hui, c’est ce prix (3 000 francs) qui est appliqué. Ce, alors que le prix des ingrédients (bois, levure, sel) est en train d’augmenter », a indiqué Elhadj Alpha Oumar Sacko, président de l’union de nationale des boulangers de Guinée.

Abdoul Gadirou Bah

Selon Elhadj Alpha Oumar Sacko, à la veille du mois de Ramadan, « toutes les huit unions régionales de boulangers du pays se sont retrouvées à Conakry pour parler avec les industriels sur la qualité de la farine qui varie souvent. Tantôt la qualité est bonne et parfois c’est une mauvaise qualité qui est produite. Mais, cette fois, nous les prions de mettre à notre disposition une très bonne qualité de farine pour qu’on puisse donner le bon pain à la population guinéenne pendant le mois de Ramadan. Nous demandons aux autorités aussi de nous aider à moderniser nos boulangeries. On veut être accompagné. On a besoin de caisses vitrées et de parapluies pour les braves femmes qui vendent le pain aux bords de la route. Parce qu’actuellement, le pain n’est protégé ni de la poussière, ni de la pluie », a dit le président de l’union de nationale des boulangers de Guinée.

Après quatre jours de démarche et de concertation avec les producteurs de farine en Guinée, Abdoul Gadirou Bah, président de l’union régionale des boulangers de Nzérékoré et porte-parole des bureaux régionaux de l’union nationale des boulangers de Guinée, annonce que rien n’arrêtera leur action avant l’obtention de la garantie de production d’une farine de qualité. « On va continuer jusqu’à ce qu’on obtienne une bonne farine, avant de rentrer dans nos régions. Parce que nous voulons fournir du bon pain à la population, sans augmenter le prix », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, le porte-parole des bureaux régionaux de l’union nationale des boulangers de Guinée a plaidé pour la protection des boulangers et leur accompagnement.

« Il n’y a pas de sécurité pour les boulangers en Guinée. Nous sommes allés voir le ministre du commerce ; mais, il n’y était pas. Nous voulions lui dire qu’on a besoin de protection. Notre travail c’est la nuit. Et, de fois, il y a des bandits qui viennent brigander des boulangers dans leurs lieux de travail. On a aussi besoin de matériels de travail et des magasins tampon pour les boulangers dans toutes les régions de Guinée », a indiqué Abdoul Gadirou Bah.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Lutte contre la criminalité et la délinquance : fin de l’atelier de formation des membres du CLSPD de Dixinn

27 avril 2019 à 14 02 36 04364

Organisée par l’ONG COGINTA, dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Partenaires pour la sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen », l’atelier de formation des membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de la commune de Dixinn a pris fin hier, vendredi 26 Avril 2019. Cet atelier de trois jours a permis aux participants, venus de différentes couches de Dixinn, d’échanger sur la problématique d’insécurité et de dégager des pistes de solutions locales aux problèmes qui se posent dans leur commune, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Cet atelier, ouvert le Mercredi dernier, a été une occasion pour l’ONG COGINTA d’outiller les participants sur leurs rôles et attributions dans le cadre de l’exécution de leurs « obligations ». Des obligations qui consistent à prévenir l’insécurité et la délinquance à Dixinn et de trouver des solutions consensuelles et locales aux problèmes qui se posent dans cette commune.

Dansoko Dondo

« Lors de cette formation, nous avons mis des stratégies en place pour que nous puissions réduire la délinquance à Dixinn à travers des forums de sensibilisation dans les quartiers… Il y a non seulement la sensibilisation, mais aussi, à travers les rapports des policiers de quartiers qui sont en contact direct avec les chefs des quartiers qui indiquent les points sensibles et criminogènes, les lieux de regroupement et de consommation de stupéfiants, nous mettons en place des opérations de ratissage. Et, nous croyons qu’avec ces opérations, on pourra arriver à réduire, voire finir, avec ce fléau (la délinquance) dans la commune de Dixinn », a indiqué Dansoko Dondo, commissaire central de police et rapporteur du CLSPD.

Pendant ces trois jours de formations, des concepts comme « police de proximité » et « gouvernance locale de la sécurité » ont été développés. Et, les membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (qui est un cadre de concertation) ont appris à mutualiser les efforts de leurs différents services pour lutter contre la délinquance, pour la quiétude des citoyens de Dixinn.

Abdoulaye Dalaba Diallo

« Ce conseil, nous devons l’outiller afin qu’il puisse faire face à ses obligations. Et, les attentes du côté des citoyens, c’est le renforcement de la sécurité et lutter contre la délinquance dans les quartiers. C’est pour cela que dans cet atelier on a souvent parlé des concepts comme police de proximité, gouvernance locale de la sécurité… Il s’agit de faire en sorte qu’entre la police et les citoyens, qu’il y ait une concertation, un échange d’information pour la quiétude dans les quartiers. Donc, c’est une nouvelle approche, une nouvelle doctrine de la police qui va descendre dans les quartiers pour échanger avec les chefs des quartiers, les chefs des secteurs et les citoyens pour voir au quotidien leurs préoccupations et essayer d’apporter des solutions », a indiqué Abdoulaye Dalaba Diallo, chargé de programme à COGINTA.

Présente à la clôture de cet atelier, Nina Tapsoba responsable du projet « partenaire pour la sécurité en Guinée », a remercié les participants pour leur disponibilité et leur dynamisme.

Nina Tapsoba

« De Washington, nous apprécions vos efforts et on tient à vous dire qu’on vous encouragera autant qu’on le peut… Donc, sentez-vous libres de me contacter pour qu’on puisse échanger. Je veux surtout connaitre les problèmes qui sont liés à la sécurité en Guinée », a rassuré Nina Tapsoba, qui est venue des Etats Unis pour prendre part à la dernière journée de cet atelier de formation.

A préciser que ‘’Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen’’ est un projet financé par le département d’Etat américain et mis en œuvre par ‘’Partners Global’’, ‘’COGINTA’’ et ‘’CECIDE’’.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Goûgoûdjé finaliste du tournoi de Télimélé : portrait de ‘’Breveté’’, icône de la sous-préfecture

27 avril 2019 à 14 02 01 04014
Abdoulaye Brévété Diallo, du célèbre orchestre Télé jazz

La finale du tournoi inter-sous préfectures de football de Télimélé s’est disputée le samedi dernier, 20 avril 2019, avec la victoire de Santou devant Goûgoûdjé, au terrain de proximité de Nongo, dans la commune de Ratoma. Une initiative de la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), à travers sa Cellule Technique.

Arrivée à la finale de Bah Ousmane, président de l’UPR et ministre conseiller à la présidence

Un coup d’essai de cette structure qui s’est révélé être coup de maître avec une finale jouée devant plusieurs personnalités originaires de Télimélé et amis comme Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR et ministre conseiller à la présidence de la République…

Comme indiqué précédemment, cette finale avait une saveur particulière, d’autant plus qu’elle a opposé en finale deux sous-préfectures d’origine de deux icônes de la préfecture de Télimélé : le journaliste-historien, Amadou Diouldé Diallo (Santou) ; et l’artiste à la voix suave, Abdoulaye Breveté Diallo (Goûgoûdjé).

Après Amadou Diouldé Diallo, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le portrait du célèbre artiste qui a fièrement représenté la préfecture de Télimélé…

Le surnom de « Breveté » a été collé à Abdoulaye Diallo au point de faire disparaître son nom de baptême si son intelligence de surdoué ne lui avait pas fait survoler ses camarades de classe. Mais, il s’est limité au Brevet d’études du premier cycle. Puisque, très tôt, sa passion pour la musique prendra le dessus sur les études. Il est bien difficile de suivre deux lièvres à la fois. Dans cette Guinée d’animation de jeunesse de grande envergure et d’effluves populaires dignes du PDG, se faire une place au soleil en s’adonnant à ce que l’on aime est une chose largement à portée de main. Télimélé avait à cette époque de grands dirigeants de la JRDA comme le bouillant « Général Mouk Baldé », dont l’abnégation et le dynamisme avaient fait de Horé Loubha une destination prisée et une place prestigieuse et forte dans les succès de la révolution.

Aussi, la beauté angélique des filles de Télimélé, ajoutée à l’hospitalité légendaire de ses populations, avaient durablement installé la région dans les cœurs de nombreux guinéens. Ce, malgré les difficultés d’accès consécutives au mauvais état des routes.

Ce phénomène sera amplifié par la dangerosité du col de Loubha, côté Kindia, et le rocher percé pour se faire une voie à Wonkou, du côté de Gaoual. Qu’à cela ne tienne, Télimélé vit au rythme de la révolution dans une ferveur militante, amplifiée par le célèbre orchestre Télé jazz.

Justement, Breveté qui trouve qu’il n’a plus ni le goût des études, ni les ressources intellectuelles pour continuer son cursus, intègre l’orchestre fédéral au moment où une fée sortie des champs de Manga Kouloun, dans le Brouwal Sounki enflamme la ville par sa voix sublime. Elle s’appelle Binta Laly Sow, la poétesse pastorale peule, enrichit donc le répertoire de l’ensemble instrumental fédéral, mais aussi celui du Télé jazz.

Voici donc Abdoulaye Breveté dans son élément. Son rêve va devenir réalité. Le groupe est solide : Moussa Solano à la guitare basse, Zito et Sambou Yaya à l’accompagnement, et le fabuleux Aly Kania Bangoura au solo, Sory Godo et maître Garanké sont au vent, Oury Barry et Breveté au vocal.

Ils seront par la suite renforcés par la gazelle Djiba Kouyaté. La voix de Breveté déchire l’air de la permanence fédérale, elle s’enveloppe dans le drap de la nuit profonde pour garder en éveil ceux qui jusqu’à Samankou ont sacrifié à la tradition de veiller les samedis.

Et, c’était la même effervescence quand le Télé jazz effectuait des tournées dans les arrondissements de Kollet à Sogolon, de Sinta à Goûgoûdjé, de Sarékali à Brouwal Sounki, de Santou à Koba et Missira, de Daramagnaki à Konsotami, de Tyontyan à Tarihoye, l’ambiance était la même, Breveté était la coqueluche du groupe.

Le monde affluait de partout pour l’entendre chanter, pour le toucher. Surtout les filles et les femmes qui constituaient des essaims et des files pour se faire attirer l’attention dessus. Car, au delà de sa belle voix qu’il accompagnait de gestes envoûtants en véritable bête de scène, Breveté était surtout un bel homme, souvent frappé d’une casquette sur la tête dans une symphonie achevée et une complicité positive avec le reste du groupe. Breveté était pour le Télé jazz de Télimélé ce que Demba était pour le Bembeya jazz. Il chantait la morale sociale, l’amour mais aussi le cubain qu’il danse merveilleusement bien. L’enfant de Goûgoûdjé avait révolutionné la musique pastorale peule du traditionnel mélodieux au moderne dansant. Des morceaux comme Midho Faalama, Diadia, Diamaa, Djiba, Nèné Laly… ont dominé le hit parade national avec un nom qui ravit la vedette à tout le groupe: Abdoulaye breveté. Et pourtant, comme au foot, un orchestre musical est un groupe qui fait un travail d’équipe. Mais, il y a ceux qui constituent le combustible pour garder le feu allumé en permanence pour Télimélé en groupe comme en solo, c’était Abdoulaye breveté Diallo.

Ainsi en ont décidé les djinns de la Kakrima et prédit les oracles des maîtres du savoir du Kébou et du Monoma voisin. Vous avez compris que l’enfant de Goûgoûdjé est en lui même une histoire, toute une histoire faite d’artifices de légendes et de récits d’un village dont breveté constitue la fierté.

La Rédaction de Guineematin.com

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Les jeunes du FNDC contre un 3ème mandat : « nous avons choisi le bon côté de l’histoire »

27 avril 2019 à 13 01 42 04424

De nombreux jeunes, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), se sont réunis ce samedi, 27 avril 2019, au siège du mouvement à Kipé Dadya. A l’issue de leur rencontre, ils ont publié une déclaration dans laquelle ils réitèrent leur détermination à s’opposer à toute velléité de modifier la constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Ils ont appelé aussi l’ensemble des jeunes de Guinée à « choisir le bon côté de l’histoire » en se joignant au FNDC pour barrer la route au projet de troisième mandat.

Guineematin.com vous livre ci-dessous leur déclaration lue devant la presse.

Déclaration du Collectif de Jeunes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)

Jeunes de Guinée,

Dans une situation de volonté manifeste de tripatouillage de la constitution par le régime en place en vue de donner un troisième mandat illégal au président Alpha Condé, les jeunes membres du Front National pour la Défense de la Constitution constitués en COLLECTIF, fidèles à leur engagement de défendre la nation et ses lois, tirant les leçons des évènements douloureux que le vaillant peuple de Guinée a connu dans un passé récent ainsi que celles de certains pays d’Afrique qui ont connu des guerres civiles à cause de la volonté de leurs chefs d’Etat de se maintenir au pouvoir, prennent leur responsabilité pour s’opposer à toute modification ou tout tripatouillage de la constitution.

C’est le lieu et le moment de rappeler que la Guinée s’est vidée d’une bonne partie de sa jeunesse qui préfère braver le désert et la Méditerranée au prix de sa vie du fait de la mal gouvernance que nous imposent monsieur Alpha Condé et son gouvernement. A ce titre d’ailleurs, la Guinée occupe le tristement célèbre deuxième rang des pays pourvoyeurs d’immigrés après l’Afghanistan.

Jeunes de Guinée

Nous, Collectif des Jeunes du FNDC, avons choisi le bon côté de l’histoire, celle de défendre la constitution. Car l’histoire est têtue, elle jugera chacun de nous en fonction de ce qu’il a été pour sa nation. Entre le choix d’hypothéquer son avenir et compromettre le développement national et la cohésion sociale contre des miettes et des illusions, et celui de défendre la démocratie et les lois de la République, notre choix est sans ambiguïté. Nous avons choisi le développement national et la démocratie dont un des principes fondamentaux est l’alternance.

Il est important de savoir que la défense de la constitution est une préoccupation qui incombe à tous les citoyens car il y va de notre avenir. L’histoire des pays tels que la Tunisie ou le Burkina Faso et celle plus récente de l’Algérie et du Soudan ont monté qu’aucune dictature ne résiste à la volonté populaire. Dans tous ces pays, la jeunesse a joué un rôle prépondérant en restant constante, ferme envers et contre tout.

Le Collectif des Jeunes du FNDC réitère leur engagement et leur détermination à être garant du respect de la constitution de nuit comme de jour et au prix de leurs vies.

Nous terminons cette déclaration en lançant un appel solennel à l’ensemble des jeunes patriotes de Guinée de s’associer au FNDC pour défendre le fondement de notre nation et de notre propre avenir.

Ensemble nous vaincrons.

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Siguiri : un Donzo condamné pour le vol d’une moto

27 avril 2019 à 13 01 29 04294

Ouvertes le 12 février dernier, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Siguiri. Plusieurs dossiers ont connu leur dénouement dans la journée d’hier vendredi, 27 avril 2019. Un chasseur traditionnel, répondant au nom de Bandjougou Kéita, poursuivi pour tentative d’assassinat et vol, a été fixé sur son sort, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tribunal criminel de Siguiri a statué sur plusieurs dossiers hier vendredi. Bandjougou Kéita, un donzo de profession, a été reconnu coupable de vol. La tentative d’assassinat ayant été écartée par le tribunal criminel. Pour la répression, il a été condamné à 18 mois de réclusion criminelle à temps.

Pour rappel, Bandjougou Kéita avait été mis aux arrêts le 04 mai 2018 à Badamako, dans la sous-préfecture de Doko. Selon nos informations, c’est ce jour que le chasseur traditionnel a déplacé un conducteur de mototaxi, du nom de Seydou Kéita, à Faradjani pour se rendre à Badamako.

Après voir parcouru une certaine distance, Bandjougou Kéita va tenter de poignarder le taxi-motard à l’aide d’un couteau. Il s’en suivra une bagarre entre les deux individus avant que le motard ne parvienne à s’échapper. Il finira par alerter les jeunes par téléphone.

Le chasseur va pour sa part se saisir de la moto pour continuer sur Badamako. Là, il sera mis aux arrêts par un groupe de jeunes en colère avant d’être remis à la gendarmerie de Siguiri.

Il va poursuivre son séjour carcéral à la prison civile de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : un élève tué dans un accident de circulation à Dixinn

27 avril 2019 à 12 12 04 04044

Un accident de la circulation s’est produit tôt ce samedi, 27 avril 2019, à Dixinn, dans la commune du même nom. Un jeune lycéen, répondant au nom de Lancinet Kourouma, qui conduisait une moto, s’est heurté à un taxi avant de se faire tuer par un camion, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Élève en classe de Terminale au lycée 1er mars de Matam, Lancinet Kourouma se rendait à l’école, lorsqu’il a trouvé la mort dans un accident de la circulation, survenu au niveau de la FONDIS, à Dixinn. Le jeune homme qui conduisait une moto, s’est cogné à l’arrière d’un taxi qui était devant lui. Après le choc, il est tombé sur le goudron. Aussitôt, un camion roulant à vive allure, est venu marcher sur lui. Le véhicule a même traîné son corps sur plusieurs mètres avant de s’arrêter.

Selon Alpha Baldé, un témoin de la scène, « le motard filait quand il a cogné un taxi, celui-ci ne s’est pas arrêté. Mais, le jeune est tombé. Entretemps, le camion qui est là était de passage. Il a marché sur lui et l’a traîné jusqu’ici avant de pouvoir s’arrêter. Nous sommes venus à son secours, mais c’était trop tard. Le sang sortait de sa bouche et ses narines. Il est décédé ».

Interrogé par notre reporter, le conducteur du camion appartenant au Service Public de Transport des Déchets (SPTD), a dit ne rien savoir de ce qui s’est passé. Il soutient avoir juste entendu des cris avant de chercher à s’arrêter.

Les témoins de la scène ont utilisé le téléphone portable de la victime pour contacter son grand frère. Ce dernier est venu identifier le corps comme étant celui de son jeune frère. Très ému, il n’a pas pu s’exprimer devant le micro de notre reporter.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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