Front commun contre un 3ème mandat : top départ des protestations contre Alpha Condé…

2 avril 2019 à 22 10 06 04064

Les forces sociales et politiques de la République de Guinée tiennent au strict respect de la Constitution et s’opposeront ainsi aux velléités du président actuel de se maintenir à vie à la tête du pays. Après certains de ses proches qui ont ouvertement demandé qu’il change la constitution pour se faire réélire à vie à la tête du pays, le président Alpha Condé a lui-même annoncé récemment sa détermination d’aller vers « ce que le peuple veut », tout en poussant ses partisans à affronter ses adversaires…

Top départ du front commun contre un 3ème mandat

Engagées à faire respecter la Constitution guinéenne qui limite à deux le maximum de mandat qu’un guinéen peut avoir à la tête du pays, les forces sociales et politiques lanceront ce mercredi, 03 avril 2019, « un vaste mouvement sociopolitique contre le troisième mandat ». L’arrestation arbitraire le weekend dernier et le jugement expéditif de trois jeunes qui manifestaient contre le troisième mandat à Coyah (alors que les promoteurs sont plutôt encouragés) semble avoir accéléré les choses. Mais, les forces sociales- qui regroupent des membres de la société, des acteurs politiques et simples citoyens- assurent avoir terminé une large concertation pour mener à bien ce noble combat pour la préservation des acquis démocratiques en République de Guinée. On apprend que l’essentiel des partis politiques et les organisations de la société civile sont déjà engagés à fond dans ce mouvement…

« Premier président démocratiquement élu en République de Guinée, le professeur Alpha Condé risque malheureusement d’être également le tout premier chef d’Etat guinéen à être balayé par la rue, s’il se hasarde à violer la Constitution en cherchant à se maintenir au-delà de son mandat légal », a fait remarquer à Guineematin.com un observateur de la scène politique guinéenne.

Selon ses partisans et « les chercheurs de dépense », leur champion ne quittera pas Sékhoutouréya en 2020 ! Comme Sékou Touré (premier président de la Guinée indépendante, à la tête du pays entre le 02 octobre 1958 et le 26 mars 1984) et Lansana Conté (deuxième président de la entre le 03 avril 1984 et le 22 décembre 2008), Alpha Condé mérite lui aussi de continuer à diriger la Guinée jusqu’à la fin de ses jours.

Seulement, tirant les leçons de ce qui s’est passé notamment sous les deux premières dictatures à la tête du pays, les législateurs ont verrouillé l’article portant sur la durée et le nombre de mandat, hissé au sommet de la pyramide et considéré désormais comme non modifiable ! C’est dire que le lancement de ce mouvement contre un troisième mandat ce mercredi sonne en réalité le top départ des contestations politiques contre Alpha Condé en République de Guinée. Jusqu’à quand ?

Wait and see !

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Coyah : pour avoir dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé, 3 jeunes risquent 6 mois de prison avec sursis

2 avril 2019 à 20 08 13 04134

Trois jeunes interpelés lors d’un meeting de partisans du pouvoir à Coyah ont comparu ce mardi, 02 avril 2019 devant le tribunal correctionnel de la préfecture. Ils ont été jugés pour « entrave à la liberté de manifester ». Le procureur a requis 6 mois de prison assortie de sursis contre les prévenus, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le dimanche, 31 mars dernier, plusieurs cadres du pays ont pris part à un meeting organisé à Coyah et qui visait, vraisemblablement, à faire la promotion d’une révision constitutionnelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Opposé à un tel projet, un groupe de jeunes est apparu sur les lieux avec des banderoles disant « Non à un troisième mandat ». Immédiatement, certains militants du pouvoir se sont attaqués à eux en les tabassant sévèrement.

C’est ainsi que certains d’entre eux ont été arrêtés par les forces de l’ordre qui étaient sur les lieux. Ils ont été inculpés pour « entrave à la liberté de manifester » et placés sous mandat de dépôt hier, lundi, 1er avril 2019. Trois d’entre eux ont comparu ce mardi devant le tribunal de première instance de Coyah pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

Au terme des débats, le procureur a estimé que les trois jeunes sont effectivement coupables des charges qui pèsent contre eux et a demandé leur condamnation à 6 mois de prison assortie de sursis. Reste à savoir si cette demande sera entendue par le tribunal.

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Attaque d’un navire en haute mer : quatre suspects arrêtés par la gendarmerie

2 avril 2019 à 19 07 36 04364

Suite à l’attaque d’un navire en haute mer en fin janvier, la gendarmerie maritime et fluviale a réussi à mettre le grappin sur quatre (4) individus soupçonnés en être les auteurs. Ils ont été à la presse dans la soirée de ce mardi 2 avril 2019 au Haut commandement de gendarmerie nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la nuit du lundi au mardi 29 janvier 2019, le navire Lyan Roon 88, consigné en République de Guinée par la société Tchangui SA, a été victime d’une attaque en mer. Selon l’adjudant-chef Ben Daouda Touré, Commandant de la brigade de recherche de la gendarmerie maritime et fluviale, « aussitôt, nous avons informé le procureur de la République de Kaloum et rendu compte à notre supérieur hiérarchique, lesquels nous ont instruit de faire toute la lumière sur la situation. C’est ainsi que nous avons ouvert une enquête autour de la situation.

Et, nous avons posé des actes de procédures qui nous ont permis d’interpeller quatre des six (6) présumés auteurs. Un a été interpellé à Kamsar, le nommé Mohamed Soumah, alias Don ; Seny a été interpellé à Kolaboui ; le nommé Daouda Camara, dit Cheva à Senya, dans la sous-préfecture de Kolaboui également ; et le quatrième élément, le nommé Dada, a été interpellé dans la circonscription de Siguiri. Donc, les intéressés ont été entendus conformément à la procédure et ils ont été traduits à la justice pour que justice soit faite», a-t-il expliqué.

Revenant sur le mode opératoire des présumés auteurs de l’attaque du navire, l’adjudant-chef Ben Daouda Touré a dit expliqué que c’est aux environs de 23 heures qu’ils ont quitté le quartier Boulbinet pour aller en mer. « Mais, ils ont fait l’attaque vaux environs de 3 heures du matin. Ils ont trouvé le chinois, du nom de Lan Jin Chun, qui était de faction à bord du navire. Comme vous le savez, l’équipage des navires organise des services de garde. Donc, monsieur Lan Jin Chun était de service.

Ces intéressés sont venus, ils ont accosté leur embarcation. Et, trois d’entre eux sont montés à bord du navire. Donc, ils ont donné des coups à monsieur Lan Jin Chun à travers des objets contendants, ils l’ont ligoté, ils ont continué à lui donner des coups. Et, ils ne se sont pas limités là, ils ont posé leur acte criminel. Ils ont ensuite fait l’opération en prenant 10 cartons de gants… Et, ils ont pris également des bouteilles de gaz et des raccords qui permettaient de faire passer le gaz », a-t-il indiqué.

Interrogés, les présumés malfaiteurs ont reconnu s’être rendu dans le navire, mais c’était, disent-ils, pour acheter du carburant. Des arguments démentis par le commandant de la brigade de recherche de la gendarmerie maritime et fluviale. « De toutes les façons, il n’existe pas une plateforme pétrolière en mer. Donc, il n’existe pas une station en mer qui permet aux gens de partir s’en approvisionner et revenir sur la terre ferme. Ce qui reste clair, ce sont des arguments qui ne peuvent pas passer », a-t-il ajouté.

Le préfet maritime, le Colonel N’Famara Diomandé a plaidé pour une synergie d’actions de tous les intervenants dans la sécurité en mer. « Il y a un moment que des actes de ce type se passent dans nos eaux territoriales. Les navires de commerce, les chalutiers font souvent l’objet d’attaques de la part des brigands.

C’est dans ce cadre que nous avons été informés de l’attaque de ce navire qui était venu approvisionner les navires de la société Tchangui, suivie de la mort d’un chinois, ce que nous déplorons. Comme vous le savez, c’est des actes qui ternissent l’image du port de Conakry. C’est pour moi l’occasion d’interpeller toutes les administrations pour qu’on se donne la main, on trouve les moyens pour renforcer la sécurité dans nos eaux territoriales », a lancé le préfet maritime.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Justice : des présumés récidivistes jugés pour 25 braquages à Conakry, Dalaba et Labé

2 avril 2019 à 17 05 57 04574

Cinq (5) présumés bandits de grand chemin, poursuivis pour vingt cinq (25) braquages, continuent de défiler par devant le tribunal criminel de Dixinn. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat. Des faits qu’ils auraient commis dans les villes de Labé, Dalaba et Conakry vers 2012. Trois d’entre eux ont été entendus hier lundi, 1er avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les accusés dans ce dossier criminel sont : Ibrahima Bah, dit Faouzi ; Mamadou Djouma Diallo, dit Bippoun ; Ibrahima Ly, dit Mouzby ; Amadou Sadio Barry ; et Sékouba Keïta, dit Escobar. Les faits pour lesquels ils sont poursuivis ont eu lieu entre 2011 et 2012. Ils ont été inculpés et mis sous mandat de dépôt le 23 avril 2012

Après l’audition d’Ibrahima Bah, dit Faouzi, c’est Mamadou Djouma Diallo, dit Bippoun ; Ibrahima Ly, dit Mouzby et Sékouba Keïta, dit Escobar, qui ont défilé à la barre hier lundi. Tous ont plaidé non coupables.

Devant le tribunal, Mamadou Djouma Diallo, dit Bippoun, déjà condamné à 15 ans de réclusion criminelle dans une autre affaire de vol et d’assassinat, a nié toute implication dans une quelconque attaque. « Monsieur le président, j’ai écouté ce que le greffier a dit et je crois avoir déjà été jugé et condamné pour la même affaire.

Je ne vois pas pourquoi je suis là. Je ne connais rien dans cette affaire. On m’a arrêté sur dénonciation. On a fait une perquisition chez moi, ils n’ont rien trouvé. On ne m’a jamais montré un objet. J’ai été arrêté arbitrairement par le biais d’Alpha Saliou Barry. On ne m’a jamais confronté avec les plaignants. Je souhaite qu’on appelle les témoins des 25 attaques pour que la lumière soit faite », a lancé l’accusé.

Des déclarations qui ont poussé le procureur, Daouda Diomandé, à réagir pour lever l’équivoque. « Oui monsieur juge, Mamadou Djouma Diallo a été jugé et condamné, mais pas dans cette affaire. D’ailleurs, les parties civiles ne sont pas les mêmes. Mamadou Djouma est un habitué des faits, et il n’est pas le seul dans ce cas », a martelé le procureur.

Le juge Ibrahima Kalil Diakité va abonder dans le même sens. « Dans ce dossier et celui sur lequel vous avez été jugé, les chefs d’accusations ne sont pas les mêmes, ainsi que les parties civiles. Vous pensez pouvoir distraire le tribunal, mais vous ne pourrez pas », a fait remarquer le juge.

Pour sa part, Ibrahima Ly, dit Mouzby, un autre accusé qui est déjà condamné à 10 ans de réclusion criminelle dans une autre affaire, a révélé qu’il était revendeur de torches et ampoules qu’il ne connait rien de cette affaire. « Je ne connais rien dans l’affaire là. C’est un certain Alpha Saliou Barry qui m’a appelé et m’a dit de venir en me disant qu’il voulait des torches, parce que je suis revendeur de torches et ampoules.

Je suis venu à sa rencontre, j’ai trouvé les gendarmes qui m’ont pris pour m’envoyer à la maison centrale. Ils ne m’ont arrêté avec rien, ni arme, ni rien. Ils m’ont torturé et arraché mes dents de devant », a dit Ibrahima Ly.

De son côté, Sékouba Keita, le troisième accusé à avoir comparu ce lundi, s’est dit aussi innocent. « Je n’ai jamais volé quoi que ça soit, avec qui que ce soit. Les gendarmes sont venus chez moi, ils m’ont dit qu’on a dit mon nom, de les suivre et qu’après les enquêtes, ils allaient me relâcher. Depuis ce jour, je suis à la maison centrale. Ibrahima Bah, c’est mon ami. Mais, je n’ai jamais volé avec lui, ni participé à quoi que ça soit. Toutes les personnes ici, c’est en prison qu’on s’est connu à part Ibrahima », soutient-il.

Cependant, le procureur Daouda Diomandé estime que les accusés tentent de nier l’évidence. Il soutient que le groupe est responsable de plusieurs autres opérations armées tant à l’intérieur du pays qu’à Conakry.

Des affirmations du procureur balayées d’un revers de main par maître Abou Camara, avocat de la défense. Il va solliciter la comparution de la partie Civile ainsi que du nommé Alpha Saliou Barry, cité plusieurs fois par ses client et présenté comme celui qui leur à tendu un guet-apens. Devant cette demande de l’avocat de la défense, le procureur a promis de se renseigner afin qu’Alpha Saliou Barry comparaisse. Ce fameux Alpha Saliou Barry a été condamné et se trouve être détenu à la maison centrale.

Le dossier a été renvoyé au 9 avril 2019 pour la suite des débats et la comparution de la partie civile.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Boffa : Mouctar Diallo pose la première pierre de l’unité de saponification de Koba

2 avril 2019 à 17 05 42 04424

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, a présidé ce mardi, 02 avril 2019, la cérémonie de pose de la première pierre de l’unité de saponification, dans la commune de convergence de Koba. Le projet est cofinancé par l’UNICEF et la commune urbaine de Koba à hauteur de 299 millions 199 mille francs guinéens, rapporte l’envoyé de Guineematin.com dans la sous-préfecture.

C’est devant le représentant de l’UNICEF en Guinée, les bénéficiaires ainsi que les autorités préfectorales et communales de Boffa, que le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a procédé à la pose de la première pierre de l’unité de saponification de la commune de convergence de Koba (Préfecture de Boffa).

Dans son discours de circonstance, Mouctar Diallo a indiqué que « ce projet d’unité de saponification va permettre aux braves populations de Koba, d’avoir des revenus et des emplois en vue d’améliorer leurs conditions de vie mais leur permettre aussi, d’intégrer des règles d’hygiène pour que cela améliore leur cadre de vie.

Tout cela contribue justement, à faire en sorte que la vie soit meilleure ici à Koba, pour que les populations bénéficient de meilleures conditions de vie pour ne pas qu’elles soient tentées par l’exode rural. Cette unité de saponification va être construite et opérationnelle dans trois mois, et nous espérons revenir avec l’ensemble des partenaires pour célébrer la remise officielle de cette unité de saponification qui va impacter réellement la vie des populations de Koba ».

S’adressant aux jeunes et aux femmes à qui le chef de l’État a dédié son second mandat, Mouctar Diallo les appelés à « prendre leurs responsabilités par la créativité, l’innovation, et en captant des projets ou des idées de projet que nous pourrons transformer en projets et les accompagner à travers les partenaires, à travers les différents instruments de financement que nous avons. C’est pour dire que les jeunes et les femmes doivent être dans la vision du président », a exhorté le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes.

Pour sa part, Andy Brooks, représentant de l’UNICEF en Guinée, a réaffirmé la volonté de son institution d’accompagner ce projet. « L’UNICEF que j’ai l’honneur de représenter à cette cérémonie, est fière d’être associée à cette belle aventure et elle est prête à apporter sa modeste contribution pour sa réussite.

Nous vous remercions une fois de plus pour la confiance que vous accordez à notre organisation. Je voudrais réitérer notre engagement à soutenir les efforts du gouvernement en vue de faire des communes de convergence, des modèles en terme de développement », a promis le diplomate.

De son côté, Ahmed Tidiane Soumah, le préfet de Boffa, s’est félicité de la pose de la première pierre des travaux de construction de cette unité de saponification à Koba. « Je me réjouis de cette initiative des autorités de la commune de convergence de Koba, soutenue par le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, concrétisée financièrement par notre partenaire UNICEF qui vient résoudre un certain nombre de problèmes notamment : l’emploi des jeunes et l’hygiène dans les ménages, qui contribuera à préserver la santé de nos populations.

Pour l’autorité préfectorale, nous prenons l’engagement d’utiliser à bon escient ce bijou et à favoriser tous les acquis pour le bien-être de la population de Koba, qui doit désormais faire la promotion de cette unité de saponification », a dit le préfet de Boffa.

La cérémonie a pris fin par un entretien entre les conseillers communaux de Koba et le ministre Mouctar Diallo.

De retour de Koba (Boffa), Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Organisation des élections en Guinée : la CENI rencontre les commissaires de l’INIDH

2 avril 2019 à 16 04 17 04174

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), entouré de plusieurs commissaires de l’institution, a rencontré les membres de l’Institut National Indépendant des Droits Humains (INIDH), ce mardi 02 avril 2019. La démarche vise à échanger sur les problèmes que rencontre l’institution électorale, mais aussi de présenter le plaidoyer qu’elle est en train de faire dans la perspective des futures consultations électorales, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir rencontré les partis politiques, toutes mouvances confondues, l’Assemblée Nationale, la société civile et les membres du corps diplomatique, la CENI est allée rendre visite à l’INIDH, ce mardi. C’est le siège de l’institution, situé à quelques pas du pont 08 novembre, qui a servi de cadre à cette rencontre, tenue à huit clos.

A la fin de la rencontre, le président de la CENI, maître Amadou Salifou Kébé, a expliqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée de prise de contact avec les institutions républicaines ainsi que les acteurs du processus électoral. « Nous leur avons exposé les problèmes qui sont les nôtres et les plaidoyers que nous sommes en train de faire auprès des acteurs, auprès de l’Etat pour qu’un certain nombre de situations soit réglé rapidement afin qu’on puisse aller vers des élections », a-t-il dit.

Par ailleurs, maître Kébé a annoncé que la CENI fera une retraite à Kindia dans les prochains jours pour la programmation des élections législatives. L’INIDH sera aussi sollicitée à cet effet pour son appui, précise-t-il.

Pour sa part, Dr Alya Diaby, le président de l’INIDH, a confié aux journalistes que les échanges ont tourné autour du fichier électoral, de l’utilisation des technologies nouvelles technologies dans le processus électoral et de la remontée des résultats issus des urnes. « Sur toutes les questions, nous avons écouté le président de la CENI et nous avons pris note, et nous avons donné notre point de vue. En résumé, nous soutenons la CENI pour l’organisation des élections honnêtes, transparentes, neutres et qui soient consensuelles », a dit Dr Alya Diaby.

En outre, le président de l’INIDH se dit conscient des difficultés liées à l’organisation des élections dans notre pays. Mais, il souhaite que la CENI joue pleinement son rôle. « La CENI doit assumer son office. Nous savons qu’elle va être confrontée à des nombreuses difficultés ; mais, elle doit relever les défis, quelque soit leurs formes », conseille Dr Alya Diaby.

Pour finir, le président de l’INIDH a affiché la disponibilité de son institution en termes de conseil et d’actions pour accompagner la CENI afin qu’elle atteigne ses objectifs. « A l’INIDH, nous sommes complètement disposés à apporter tout notre soutien à la CENI », a-t-il insisté.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Justice : après près d’un an de détention, Aïssatou Koulibaly acquittée par le TPI de Kankan

2 avril 2019 à 15 03 45 04454

Le tribunal criminel de Kankan a rendu sa décision dans le procès de Aïssatou Koulibaly, poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’accusée a été déclarée non-coupable et acquittée hier lundi, 1er avril 2019, après avoir passé plus de dix (10) mois de détention, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, les faits se sont produits dans la nuit du mercredi 2 mai 2018 dans la commune rurale de Naidèkôrô, relevant de la préfecture de Mandiana. La dame a mortellement poignardé Sayon qui aurait tenté de la violer sous la menace d’un couteau.

Le jeudi 10 Mai 2018, Aïssatou Koulibaly a été placée sous mandat de dépôt à la maison centrale de Kankan avant le début de son procès.

Dans ce dossier, le procureur de la République, Aly Touré, avait requis une peine de 10 ans de réclusion contre Aïssatou Koulibaly. Par contre, son avocat, maître Ibrahima Kalil Kanté avait plaidé l’acquittement de sa cliente qui n’a fait que se défendre.

Dans le verdict rendu ce lundi, « le tribunal constate que le couteau qui a occasionné le décès de Sayon Koulibaly, la victime, était utilisé pour menacer Aissatou Koulibaly ; constate que c’est en se défendant, au risque d’être violée, qu’elle a poussé Sayon Koulibaly avec le dit couteau qui a amené le décès de ce dernier.

Cet acte constituait pour Aïssatou Koulibaly de la légitime défense et, en conséquence, le tribunal la déclare irresponsable pour cause de légitime défense et la renvoi des fins de la poursuite et ordonne sa libération immédiate », a dit le juge Kpoulomou Gbamon.

Après la lecture du verdict, Aïssatou Koulibaly a fondu en larmes. Son avocat, maître Ibrahima Kalil Kanté a exprimé toute sa joie. « Ma cliente était en légitime défense. Un homme est mort, d’accord. Mais, comment cet homme est mort ? C’est ce que le tribunal a fait ressortir, la légitime défense.

Donc, elle est irresponsable de la mort de cet homme. Donc, c’est une fierté. Je ne suis pas content parce qu’elle est libre, mais parce que le droit a été dit », a laissé entendre maître Kanté.

Une position qui contraste avec celle d’Aly Touré, le procureur de la République près le Tribunal de Première de Kankan, qui compte interjeter appel. « Nous allons immédiatement faire appel. Nous avons requis 10 ans de réclusion criminelle, le tribunal a prononcé l’acquittement. Nous n’avons pas compris pourquoi.

Nous ne comprenons pas qu’un individu qui a donné la mort, qui est intervenu suite aux coups et blessures que la victime a reçus, que le tribunal puisse prononcer un acquittement dans cette affaire. De toutes les façons, le tribunal est souverain. Mais, nous estimons que le droit n’a pas été dit et nous comptons faire valoir notre droit de recours et nous l’avons fait », a-t-il dit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Urgent : le journaliste Lansana Camara libéré !

2 avril 2019 à 15 03 21 04214

La bonne nouvelle est tombée cet après-midi. Lansana Camara, détenu illégalement depuis une semaine à la maison centrale de Conakry, a été libéré ce mardi, 02 avril 2019. L’administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence Chine Nouvelles en Guinée est sorti de la prison, souriant, en compagnie de quelques amis et confrères, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Sa libération intervient après une semaine de combat mené par les associations professionnelles des médias du pays et seulement quelques heures après une marche organisée par le Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée, ce mardi. Cette manifestation a mobilisé de nombreux journalistes qui ont marché du rond-point du port de Conakry au ministère de la justice, pour exiger la libération immédiate de leur confrère.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Marche de la colère : « les journalistes guinéens ont décidé de prendre leur destin en main »

2 avril 2019 à 14 02 29 04294

Comme annoncé précédemment, de nombreux journalistes ont manifesté ce mardi, 02 avril 2019, dans les rues de Kaloum, pour dénoncer l’incarcération illégale de leur confrère, Lansana Camara. Cette marche dite de la colère s’est déroulée du rond point du Port Autonome de Conakry au ministère de la Justice, en passant par le ministère des Affaires Etrangères.

A l’issue de la manifestation qui s’est passée dans le calme, les journalistes ont lu une déclaration, dans laquelle ils dénoncent les atteintes à la liberté de la presse et annoncent leur détermination à se battre pour faire respecter leurs droits.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration des journalistes.

« Monsieur le Premier ministre

Monsieur le ministre d’Etat à la Justice, Garde des Sceaux

Monsieur le Ministre de l’Information et de la Communication

Mesdames et Messieurs les présidents des organisations professionnelles de médias

Chers confrères puissamment mobilisés à l’occasion de cette marche de la colère

Depuis le mardi 26 mars 2019, notre confrère Lansana Camara, Directeur de publication du site d’informations Conakrylive.info est incarcéré à la maison centrale de Conakry pour une affaire de « diffamation par voie de presse ». Cette arrestation mais aussi la détention arbitraire de notre confrère, lancent dans l’émoi toute la corporation et provoque une véritable colère des journalistes.

En dépit des multiples condamnations de la part des organisations professionnelles de médias, de certains hommes politiques guinéens et des organisations internationales, Lansana Camara reste encore en prison.

Ce lundi 1er avril, contre toute attente, la demande de libération provisoire de notre confrère, introduite au Tribunal de première instance de Kaloum par son avocat, a été rejetée.

Tout ce spectacle malheureux se passe dans un pays où les délits de presse sont dépénalisés par la loi organique L 002 sur la liberté de la presse et d’expression du 22 Juin 2010. Cette avancée démocratique, acquise à la suite d’une longue lutte, est entrain de fondre comme du beurre au soleil.

Chers confrères, Reporters Sans Frontières qui exige sa libération immédiate conformément à la loi sur la presse qui exclut les peines d’emprisonnement pour sanctionner les délits de presse en Guinée, relève aussi que cette arrestation constitue une entrave à la liberté d’information et une manière d’empêcher le journalisme d’investigation.

Cet emprisonnement de Lansana Camara vient dans un contexte marqué par une série de condamnations de journalistes.

Monsieur le ministre de la Justice, le tableau de la liberté de presse et d’expression est aujourd’hui, on ne peut plus, sombre.

Tenez, en juin 2018, Mamadou Saliou Diallo, journaliste et fondateur du site d’informations générales, Lesnouvellesdeguinee.com, sur instruction express du ministre guinéen de la justice, Garde des sceaux, Cheick Sacko a été écroué durant trois semaines à la maison centrale de Conakry. Nos confrères de la radio Espace FM, Moussa Moise Sylla, Moussa Yéro Bah inquiétés et la dernière condamnée.

Aboubacar Diallo du site Mosaiqueguinee et d’un autre du site ConakryChallenge, sur plainte du ministre des Télécommunications, ont été récemment condamnés. Le journaliste Almamy Kalla Conté du site Guineelive, en procès de diffamation contre le ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la République, vient d’être aussi condamné. La liste est non exhaustive.

Cette marche de la colère des médias guinéens est organisée pour dire non à ces violations et persécutions contre les journalistes, contre la liberté d’expression mais aussi contre l’Etat de droit et la démocratie.

Notre Justice, malheureusement, est apte à rendre justice pour les autres, les hauts cadres, les hommes d’affaires, les ministres de la République en condamnant les journalistes, mais jamais le contraire.

Sinon, comment expliquer la soif des journalistes de la vérité dans l’assassinat du journaliste, Mohamed Koula Diallo, le 5 février 2016 lors des échauffourées entre pro et anti Cellou Dalein Diallo et Amadou Oury Bah, de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, UFDG, suite à l’exclusion de ce dernier dudit parti ?

Depuis le 23 juillet 2015, le journaliste Chérif Diallo, alors reporter à Espace TV du groupe Hadafo Média, a disparu et jusque-là, nul ne sait s’il est mort ou vivant.

Egalement, la disparition tragique en juin 2018, du journaliste-reporter du site d’informations générales Guineenews.org, Abdoulaye Bah, dont la mort a suscité de vives émotions dans le pays et dans la sous-région. Le présumé auteur de cet assassinat, identifié, court encore.

De passage, l’on ne peut omettre l’arrestation du journaliste et Coordinateur Général du Groupe Gangan radio et télévision, Aboubacar Camara, le brouillage intempestif des ondes dudit groupe en octobre 2017 et les violences que les journalistes partis couvrir cette arrestation ont fait l’objet le mardi 31 octobre 2017, à l’escadron mobile N°3 de Matam.

Cette brutalité d’une rare violence, a causé une quinzaine de blessés, la destruction du matériel de travail de plusieurs journalistes. Et jusqu’aujourd’hui, aucune justice pour les « voix des sans voix ».

Monsieur le ministre de la Justice, à partir de cette marche de la colère, les journalistes guinéens ont décidé de prendre leur destin en main, pour empêcher toute volonté d’étouffement de la liberté de la presse et d’expression consacrée par la Constitution de notre pays.

A travers des marches pacifiques, des journées sans presse et des synergies de radios, nous interpellerons les plus hautes autorités de ce pays sur les violations sans cesse répétées de la loi organique L 002 sur la liberté de la presse.

Aussi, il ne fait plus bon d’être journaliste en Guinée. La peur reste la chose la mieux partagée en Guinée.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée entendent alerter l’opinion nationale et internationale sur les graves menaces qui pèsent sur le journaliste dans sa quête quotidienne d’informations.

Les organisations professionnelles des médias réitèrent leur ferme volonté d’user des moyens légaux et pacifiques, notamment la synergie des radios dès mercredi 3 avril 2019 et la journée sans presse le jeudi 4 avril….jusqu’à la libération de notre confrère Lansana Camara.

Elles en appellent à la forte mobilisation des journalistes, des partenaires et amis de la presse.

Libérez Lansana Camara

Halte à l’arrestation de journalistes

Plus Jamais ça

Je vous remercie ».

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : des journalistes manifestent dans la rue pour exiger la libération de Lansana Camara

2 avril 2019 à 13 01 46 04464

Comme prévu, la marche de la colère des médias a eu lieu ce mardi, 02 avril 2019, à Conakry. A l’appel du syndicat des journalistes de la presse privée de Guinée, plusieurs journalistes et responsables d’associations professionnelles de médias ont défilé dans les rues de Kaloum pour exiger la libération du journaliste Lansana Camara, détenu illégalement à la maison centrale de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters qui étaient sur place.

Les hommes de médias se sont donné rendez-vous au rond-point du port autonome de Conakry. Ils ont entamé là leur « marche de la colère » jusqu’à la devanture du ministère de la justice, en passant par le ministère des Affaires Etrangères.

Durant tout le trajet, les manifestants brandissaient des banderoles et scandaient des slogans comme : « Libérez Lansana Camara » ; « Plus de journalistes en prison» ; « Honte magistrats zélés et corrompus » ; « Ministres prédateurs, corrompus ».

Devant le ministère de la justice où la manifestation s’est achevée, la porte-parole des manifestants a lu un discours dans lequel les journalistes dénoncent les atteintes à la liberté de la presse et exigent la libération de leur confrère Lansana Camara.

Ce dernier qui est administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence Chine Nouvelles en Guinée, est détenu depuis le 26 mars dernier à la maison centrale de Conakry. Et ce, malgré la dépénalisation des délits de presse en Guinée.

Son arrestation fait suite à une plainte déposée par le ministre des Affaires Etrangères, qui l’accuse de diffamation dans un article qu’il a écrit et qui révèle une tentative de détournement de fonds, impliquant le ministre en question.

Fatoumata Diouldé Diallo et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Fin du conflit entre sages à Siguiri : Fadama Magassouba désigné patriarche des Magassouba

2 avril 2019 à 12 12 49 04494

Après une longue période d’incompréhension et de tiraillement, les sages des Magassouba de Dankakoro et ceux de la commune urbaine de Siguiri sont enfin parvenus à un consensus. Ils ont unanimement désigné Fadama Magassouba de Dankakoro comme patriarche des Magassouba partout dans le monde. Le sage s’est confié au correspondant de Guineematin.com à Siguiri pour expliquer les raisons qui ont prévalu au choix de sa personne pour être le patriarche des Magassouba.

C’est la fin de deux mois de conflit entre les Magassouba de Dankakoro et ceux de la commune urbaine de Siguiri. Ces derniers se disputaient autour de la mise en place d’une autorité morale de tous les Magassouba partout où ils sont, chacun souhaitant que cette autorité soit issue de ses rangs. Les deux parties ont finalement agi en sages en tombant d’accord sur la personne qui va être leur autorité morale. Il s’agit bien de Fadama Magassouba, le sage de la localité de Dankakoro.

Le nouveau patriarche explique qu’il a été choisi notamment pour son âge. « C’est un travail qui vise à renforcer les Magassouba du monde, nous voulons essayer de se donner les mains et réunir tous les Magassouba. Presque tous les clans ont une institution qui regroupe leurs enfants mais nous les Magassouba, on n’en avait pas. Dieu merci, nous venons d’avoir la nôtre. J’ai été désigné patriarche parce que je suis le plus âgé mais aussi parce que mon village a été le premier à être fondé par les Magassouba », a indiqué Fadama Magassouba.

Le nouveau patriarche sera intronisé au cours d’une cérémonie prévue demain, mercredi 03 avril 2019, dans le district de Dankakoro. Les fils résidents et ressortissants des Magassouba devraient fortement prendre part à cette cérémonie. Les autorités de Siguiri sont également attendues sur place.

A rappeler que les Magassouba sont considérés comme étant les propriétaires de la terre de Siguiri. On les retrouve notamment dans la commune urbaine, à Sèkè (Doko), à Kolonkalan (Norassoba), mais aussi en République du Mali.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Viol sur une fillette de 8 ans : le procureur demande 20 ans de prison contre le présumé auteur

2 avril 2019 à 11 11 51 04514

Une peine de 20 ans de prison a été requise contre un présumé violeur, hier lundi 1er avril 2019, au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Mamadou Mouctar Diallo, qui a nié les faits tout au long du procès, est accusé de viol sur une mineure âgée de 8 ans. Les faits se sont passés au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cet acte de viol se serait produit le 23 avril 2016 aux environs de 19 heures au quartier Koloma. Les faits se seraient passés dans la chambre de l’accusé, Mamadou Mouctar Diallo. Quatre jours après, le présumé auteur du viol est placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry.

A l’audience du mardi 5 mars 2019, l’accusé a nié en bloc les faits de viol articulés contre lui. « Ce dossier est une affaire qui a été orchestrée par la maman de la fillette. Ce n’est pas la fillette qui s’est plainte contre moi. C’est sa mère, Ismatou Barry, qui m’a accusé de viol. C’est elle qui m’a indexé.

Nous sommes des voisins et il y avait des antécédents entre nous, parce que je lui avais interdit de préparer devant ma porte. Donc, c’est un dossier monté contre moi par la maman de la fillette. Moi, je n’ai jamais introduit mes doigts dans les parties intimes de la fillette et je n’ai jamais eu l’intention de le faire », avait dit Mouctar Diallo.

Présente ce lundi 1er avril 2019, Ismatou Barry, la mère de la victime, a donné sa version des faits. « C’est mon mari qui m’a dit que la démarche de la fillette est anormale. Il m’a demandé de voir si elle n’est pas blessée au niveau des jambes. Ainsi, en la lavant, dès que le savon a touché ses parties génitales, elle a réagit. Elle m’a dit que ça lui fait très mal. Je lui ai demandé qu’est-ce-qui ne va pas ?

Elle m’a dit que c’est Mouctar qui l’a faite rentrer dans sa chambre et il a introduit ses doigts dans ses parties génitales. J’ai écarté ses jambes et j’ai constaté que ça ne va pas. J’ai appelé les voisins, ils sont venus témoigner. Le lendemain, je l’ai envoyée à l’hôpital. Les médecins nous ont dit qu’elle a été touchée et elle a perdu sa virginité », a-t-elle expliqué.

Contrairement à ce que l’accusé avait déclaré, madame Ismatou Barry a soutenu à la barre qu’il n’y avait aucun antécédent entre elle et l’accusé.

Après l’audition d’Ismatou Barry, le procureur Bakary Camara a pris la parole pour présenter ses réquisitions. A ses yeux, l’accusé n’a jamais voulu dire la vérité. « C’est avec le cœur très serré que je requiers ce dossier. L’accusé est de mauvaise foi. Il n’a jamais voulu dire la vérité dans cette affaire. L’accusé était en bons termes avec cette famille. Il y avait une cohésion entre eux.

En aucun cas cette famille avait pensé que Mouctar Diallo allait violer cette fillette âgée de 8 ans seulement au moment des faits. La petite a subi une grave agression de la part de Mouctar Diallo. Il a abusé de la fillette en introduisant ses doigts dans ses parties génitales. A cet âge, elle ne pouvait pas donner son consentement. Donc, elle a été surprise. C’est pourquoi, le ministère public vous demande de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle », a requis le procureur.

Par contre, la défense va soutenir qu’il y a un doute sérieux dans cette affaire. « Le constat est que les faits ne peuvent pas être imputés à Mouctar Diallo. Il y a un doute sérieux dans cette affaire et le doute profite à l’accusé. A l’égard même des parents de la victime, il y a doute. Le jour de l’acte, personne ne peut dire l’acte a eu lieu tel jour ou à tel moment. Il n’y a aucun témoin.

Donc, à ce niveau, il est même difficile pour le tribunal de prendre une décision de condamnation. Donc, je vous demande de constater le doute en acquittant purement et simplement l’accusé », a plaidé maitre Labila Michel Sonomou.

L’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 8 avril 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél: 620 58 95 27

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Doko (Siguiri) : un corps sans vie retrouvé sur un lieu de jeu de hasard

2 avril 2019 à 11 11 22 04224

Le corps d’un jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, a été découvert hier lundi, 1er avril 2019, à Kolènda, un district relevant de la sous préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. La victime n’a pas pu être identifiée, mais elle aurait été ligotée et frappée à mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La découverte macabre a eu lieu aux environs de 15 heures à un (1) kilomètre du village de Kolènda. La victime n’a pu être identifiée. Selon les autorités locales, l’endroit où le corps a été retrouvé est fréquenté régulièrement par des jeunes qui s’y livrent aux jeux de hasard.

« Nous avons été informés de la présence d’un corps sans vie sur les lieux par les passants, c’est-à-dire les orpailleurs qui passent par là pour aller au travail. Aussitôt, j’ai informé la sécurité et la Croix-Rouge pour qu’elles s’y rendent. D’après les médecins, la victime a été ligotée et frappée à mort.

Nous ne la connaissons pas et aucun ne la connaît. Mais, le lieu où la découverte a eu lieu est un endroit où des jeunes viennent pour les jeux de hasard », a expliqué Djènè Sékou Condé, le président du district de Kolènda, .

Le corps, non identifié, a été remis aux agents de la Croix-Rouge locale. Ces derniers l’ont inhumé dans la soir du lundi, 1er avril 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Viol sur un bébé de 2 ans : un Léonais condamné à 15 ans de prison à Conakry

2 avril 2019 à 10 10 59 04594

Le verdict est tombé dans le dossier Ministère Public contre Elhadj Koroma, hier, lundi 1er avril 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Accusé de viol sur un bébé de 2 ans, Elhadj Koroma, un ressortissant Léonais âgé d’une trentaine d’années, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une affaire qui remonte au mois de mai 2016. Elhadj Koroma est rentré nuitamment à son domicile, complètement ivre, où il a un colocataire répondant au nom d’Amara Conté, père de la victime. Profitant du sommeil de monsieur Conté, Elhadj Koroma se serait saisi du bébé, âgé de deux ans à l’époque, pour utiliser du beurre de karité comme lubrifiant avant de la violer.

Elhadj Koroma sera aussitôt mis aux arrêts et conduit à la maison centrale. Lors de son procès, qui a eu lieu le 25 mars dernier, le ressortissant sierra-léonais avait nié les faits qui lui son reprochés.

Pendants ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de Dixinn avait requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre Elhadj Koroma, avec une période de sureté de 10 ans.

Par contre, maitre Abou Camara, avocat du léonais, avait sollicité le renvoi de son client des fins de la poursuite faute de preuve.

Finalement, le tribunal a déclaré Elhadj Koroma coupable des faits de viol. Pour la répression, le ressortissant léonais est condamné à 15 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 5 ans. Il est également condamné au payement de la somme de 30 millions de Francs Guinéens à titre de dommages et intérêts au préjudice de la victime.

Un verdict qui n’a pas été du goût de l’avocat de la défense, maître Abou Camara. Ce dernier dénonce un manque de preuves contre son client et annonce qu’il va interjeter appel de cette décision.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél : 224623532504

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Siguiri : un prédicateur de 80 ans se donne la mort par balle à Kintinia

2 avril 2019 à 10 10 50 04504

Un vieil homme âgé de 80 ans a mis fin à ses jours hier, lundi 1er avril 2019 à Kintinia, une sous-préfecture de Siguiri. Il s’est tiré dessus à l’aide de son fusil de chasse, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’acte d’Elhadji Koudaba Namory Camara a surpris plus d’un à Kintinia. Le vieil homme de 80 ans qui est chef de clan et prédicateur islamique, s’est enfermé dans sa douche pour se tirer dessus à l’aide d’un fusil de chasse. Les raisons qui l’ont poussé à se suicider ne sont pas encore connues, mais le sous-préfet de Kintinia annonce l’ouverture d’une enquête pour en savoir plus.

« Nous ne connaissons pas pourquoi il a décidé de se donner la mort. Il a pris son fusil et est rentré dans la douche pour se tirer dessus. Nous sommes étonnés. C’est un homme de Dieu qui prêchait pour l’épanouissement de la religion d’Allah, il était aussi le chef de cabila (clan) de Diatèla. Nous avons instruit la police d’ouvrir une enquête pour connaître les raisons de son suicide », a confié le sous-préfet Aliou Guissé.

Le défunt a inhumé le même jour à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Région militaire de N’zérékoré : le Colonel Ibrahima Finando passe le témoin au Colonel Mohamed Lamine Keïta

2 avril 2019 à 9 09 42 04424

La place d’armes du camp Béhanzin de N’zérékoré a servi de cadre hier, lundi 1er avril 2019, à la cérémonie de passation de service entre le commandant de zone sortant et celui entrant de la 4ème région militaire. C’est l’inspecteur général des forces armées, le Général de division Alpha Ousmane DIALLO, qui a présidé la cérémonie en présence des autorités administratives, communales, des confessions religieuses ainsi que des sages de la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après avoir passé près de 19 mois à la tête du commandement des forces armées de la région de N’zérékoré, le Colonel Ibrahima Finando Camara a passé le témoin à son successeur, le Colonel Mohamed Lamine Keïita. La cérémonie a reconnu une forte mobilisation dans l’enceinte du camp Béhanzin de N’zérékoré.

Dans son discours, le commandant de zone sortant, le Colonel Ibrahima Finando Camara, a rassuré le commandant entrant de l’attitude républicaine de ses troupes. « Cette mission qui vient de vous être confiée par la hiérarchie est délicate et mérite de la part des officiers, sous-officiers et militaires du rang des forces de défense et de sécurité, tout le soutien escompté. Je vous rassure que vous trouverez une troupe disciplinée et prête à l’exécution correcte de vos instructions avec en toile de fond l’obéissance de la hiérarchie.

Je vous rassure aussi de la disponibilité totale et de celle des forces de défense et de sécurité à vous accompagner en tous lieux et en toutes circonstances dans votre difficile mais noble mission de garant de la paix et de l’intégrité territoriale de la Guinée du côté de la région forestière.

Permettez-moi, ici et maintenant, du haut de cette tribune, de vous rassurer que vous vous bénéficierez du soutien des militaires et paramilitaires et de la population civile afin de juguler toutes les difficultés qui se poseront à vous tout le long de votre parcours. C’est à ce prix seulement que votre mission sera couronnée de réel succès », a laissé entende l’officier supérieur.

Pour sa part, le colonel Mohamed Lamine Keita, nouveau patron des forces armées de la 4ème région militaire de N’zérékoré, a promis de garantir la sécurité de la population et de renforcer davantage les relations entre les civiles et les militaires.

« J’ai reçu les instructions de la part de la hiérarchie militaire, ils m’ont instruit de maintenir la discipline, la sécurité, l’instruction dans cette 4ème région militaire. Mais, mon objectif va s’étendre sur les actions civilo-militaires… Je ne ferai qu’emboiter mes prédécesseurs », a promis le nouveau commandant de la région militaire de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél :(00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Détention de Lansana Camara : Amara Somparé parle d’un « incident extrêmement regrettable »

2 avril 2019 à 9 09 11 04114

Jusque-là silencieux sur le sujet, le ministre de l’information et de la communication est sorti de son mutisme pour s’exprimer enfin sur l’incarcération illégale du journaliste Lansana Camara. Amara Somparé regrette cette situation et annonce des dispositions en cours visant à faire libérer notre confrère. Il l’a dit dans la soirée d’hier, lundi 1er avril 2019, à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A réaction du gouvernement tardait, mais elle est enfin intervenue. Environ une semaine après l’arrestation de Lansana Camara, administrateur général du site Conakrylive.info et correspondant de l’agence de presse Chine Nouvelles en Guinée, le ministre de l’information et de la communication est passé dans le 20h30 de la RTG pour s’exprimer sur la question. Et, Amara Somparé n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer cette situation.

« Je voudrais rappeler mon attachement à la liberté de la presse et surtout au principe de dépénalisation des délits de presse qui, pour ma part, ne doit pas être remis en cause. Il est extrêmement regrettable de constater qu’un journaliste ait pu être incarcéré pour des propos qu’il aurait tenus ou qu’il aurait relayés », a dit le ministre.

Amara Somparé annonce dans le même temps des dispositions en cours pour faire libérer le journaliste. « La présidente de la Haute Autorité de la Communication, le département de la Communication sont en train de déployer tous les efforts possibles pour essayer de trouver une issue heureuse et favorable à ce malheureux incident.

Parce que ce sont des choses qu’on ne devrait pas constater dans notre pays à ce jour. Mais, nous y travaillons activement. J’ai reçu aujourd’hui même le secrétaire général de la presse privée avec lequel j’ai longuement échangé sur le sujet », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : les enseignants contractuels en conclave pour leur engagement à la fonction publique

2 avril 2019 à 8 08 28 04284

La coordination nationale des contractuels de Guinée est en séjour dans la ville de Kankan. Les responsables de cette structure ont mis leur visite à profit hier dimanche, 31 mars 2019, pour conférer avec les enseignants contractuels de la région. La démarche vise à les inviter à se faire recensés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’école primaire Franco-arabe Nouria 1, situé au quartier Sogbè, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à cette concertation. Cette opération de recensement a débuté le 18 mars 2019 dans la zone spéciale de Conakry avant de s’étendre à l’intérieur. Après Kindia, la coordination s’est rendue à Kankan.

Dans un premier temps, la coordination a expliqué le motif et l’importance de cette opération de recensement nécessaire pour être recruté à la fonction publique. Selon Alsény Mabinty Camara, coordinateur national du mouvement, « c’est pour apporter un démenti au nombre qui est toujours dit par le gouvernement, et précisément par le ministère en charge de l’éducation nationale, qui n’est pas du tout cohérent dans le nombre qu’il donne par rapport aux enseignants contractuels.

Tantôt, ils disent que nous sommes 16 mille, tant tôt c’est 12 mille. Donc, comme il n’y a pas de cohérence dans les chiffres qu’ils avancent, nous-mêmes, nous avons décidé de les aider à connaitre le nombre exact des contractuels, parce que notre objectif, c’est d’être à la fonction publique », a-t-il dit.

Après la concertation, plusieurs enseignants contractuels ont exprimé leur joie de rencontrer pour la première fois leur coordinateur. C’est le cas de Lanfia Kaba, enseignant contractuel au lycée Moryfindjan Diabaté de Kankan. « Nous sommes très satisfaits de notre bureau national, parce qu’ils ont enlevé l’équivoque, beaucoup de gens pensaient qu’ils étaient en complicité avec le gouvernement.

Mais aujourd’hui, nous sommes très clairs, parce qu’ils ont montré qu’ils sont transparents. Donc, ce que nous attendons de l’Etat, c’est d’être recruté à la fonction publique après ce recensement », a fait savoir monsieur Kaba.

De son côté, El hadj Saliou Sacko, professeur de français au lycée Alpha Yaya Diallo, dit être inquiet pour son engament à la fonction publique. « Mon inquiétude, c’est d’être à la fonction publique. Mais, je suis vraiment animé d’un grand plaisir. Après avoir écouté notre coordinateur, je continuerais à aller dans les classes comme d’habitude et je compte être engagé à la fonction publique ».

Il faut rappeler que ces enseignants contractuels avaient été appelés à la rescousse en octobre 2018 par le gouvernement pour faire face au vide laissé par les grévistes du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée).

Après la suspension de la grève par le SLECG, en janvier 2019, le gouvernement a voulu s’en débarrasser. Toutefois, les contractuels ne comptent pas se laisser faire. Leur bataille a désormais un seul objectif : leur engagement à la fonction publique.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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