Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel et conseiller du président de la République, a accusé Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée, d’avoir appartenu et même dirigé le mouvement « Dadis doit rester ». Une sortie à laquelle l’activiste de la société civile n’a pas tardé à réagir.

Sékou Koundouno dénonce « une imbécilité » et menace de porter plainte contre le responsable du parti au pouvoir. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 18 avril 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : dans un entretien accordé à Guineematin.com, Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel et conseiller à la présidence de la République chargé de mission, vous a accusé d’avoir été à la tête d’un mouvement dénommé « Dadis doit rester ». C’était sous le règne du CNDD. Quelle est votre réaction ?

Sékou Koundouno : je tiens à vous apporter quelques précisions sur cette imbécilité de monsieur Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG. C’est une imbécilité faite à dessein, fondée sur des allégations fantaisistes, mensongères, irrationnelles, dans le but de dénigrer ma personne. Je lui dis de s’abstenir et de se retenir. Car nous ne sommes pas à l’époque du précambrien ou du quaternaire, où de telles imbécilités peuvent passer facilement au niveau de l’opinion.

Je le mets au défi, de donner les preuves de ces allégations fantaisistes et mensongères. Je n’ai jamais connu ce mouvement « Dadis doit rester », je n’ai jamais rencontré Dadis en personne. J’étais en personne au stade du 28 septembre, le 28 septembre 2009, où j’ai été sauvé de justesse par mon père qui était en patrouille, qui m’a pris dans une famille au niveau de Dixinn. Et secundo, au moment où ce mouvement « Dadis doit rester » était créé, j’étais du côté de Coyah où j’étais en train de construire pour un oncle.

Donc à priori, je ne suis ni de près, ni de loin mêlé à ce mouvement. Je viens de vous donner deux déclarations de ce mouvement « Dadis doit rester » qui sont signées par un jeune qui était le coordinateur d’alors, en l’occurrence Aly Manet. Le nommé Aly Manet est connu de tous les Guinéens parce qu’il s’est affiché. Il suffit d’aller sur Google, vous cliquez pour avoir toutes les informations sur ce mouvement. Donc, je lui dis tout simplement d’arrêter cette imbécilité. C’est une bassesse totale d’un intellectuel de son rang. Je souhaite qu’il donne les preuves de ces allégations.

C’est une démarche démoniaque et satanique qu’ils ont déjà développée il y a de cela une année, après avoir cherché tous les éléments possibles afin de pouvoir discréditer la démarche du Balai Citoyen. Ils se servent de ces allégations qui peuvent être démontées à tout moment parce qu’ils ne détiennent ni preuves, ni éléments pouvant nourrirent leur conviction. Donc, je lui dis d’arrêter cette imbécilité qui est de trop. Parce que vouloir continuer à se plonger dans cette affaire, je risque de le trimbaler devant les juridictions compétentes afin qu’il prouve les éléments qui le poussent à aller dans ce sens.

Guineematin.com : on sait que vous êtes aujourd’hui en première ligne de la lutte contre la modification de la constitution, et cette accusation va à l’encontre des valeurs que vous défendez actuellement. Au-delà de cette dénonciation dans la presse, est-ce que vous prévoyez d’autres actions face à cela ?

Sékou Koundouno : je vous dis, en tout état de cause, si monsieur Souleymane Keïta se hasarde maintenant à faire une autre sortie dans un médium, m’accusant d’être à la tête de ce mouvement « Dadis doit rester », je vous le jure la main sur le Coran que je le trimbalerai devant les juridictions compétentes. C’est une mise en garde. Qu’il se ressaisisse s’il n’a pas d’éléments de preuves. Je le dis, ni de près ni de loin je n’ai été mêlé à ce mouvement. Ce mouvement était coordonné et présidé par le jeune Aly Manet qui est connu de tous les Guinéens.

Je lui dis donc d’arrêter cette imbécilité fondée sur des allégations mensongères, fantaisistes qui n’ont aucun support si ce n’est la diversion. S’ils sont traumatisés, s’ils sont perturbés de façon systématique de leur côté, c’est eux qui le savent, mais le souverain peuple de Guinée, ne permettra pas l’instauration d’une monarchie ou d’un royaume en Guinée. Nous sommes une République, et une minorité d’imposteurs et de gangsters ne peut pas nous imposer leur désidérata.

Guineematin.com : vous avez lancé récemment le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), mais on ne vous voit pas assez sur le terrain. Qu’est-ce qui est envisagé par ce mouvement ?

Sékou Koundouno : nous menons des réunions de façon permanente, nous préparons la lutte. Nous ne sommes pas dans une position réactionnaire, nous sommes en train de préparer la lutte citoyenne. Et comme je l’ai dit, qu’ils proposent le projet de loi de modification de la constitution au cimetière, nous agirons au cimetière, qu’ils le proposent dans la mosquée, nous agirons dans la mosquée, qu’ils le proposent pendant le mois de Ramadan, nous interromprons le jeun afin de recouvrer la souveraineté du peuple, qu’ils le fassent quand on est en train de prier, on arrêtera la prière et on s’occupera de ces personnes imposteurs, de ces personnes pyromanes qui pensent que vouloir faire l’apologie du mythe de la personne, afin de maintenir un individus au pouvoir pourrait faire leurs affaires.

Donc, en tout état de cause, nous sommes prêts à tout moment, à tout instant de reconquérir la souveraineté du peuple qui est dans les mains de cette oligarchie. Et au niveau du front, nous disons que le Professeur Alpha Condé ne sera pas président une seule seconde au-delà du 21 décembre 2020. Il est à son second et dernier mandat, nous lui souhaitons meilleur vent, nous lui souhaitons prospérité, nous lui souhaitons une santé de fer afin qu’il puisse gérer les destinées de la Guinée jusqu’à cette date. Après ça, nous voterons pour un autre président pour conduire les destinées de notre pays.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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