Ancien directeur général de la LONAGUI, Lansana Chérif Haidara est poursuivi pour détournement de 27 milliards au préjudice de l’Etat

Lansana Chérif Haidara, ancien directeur général de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) est poursuivi pour détournement de fonds s’élevant à 27 milliards de francs guinéens au préjudice de l’Etat. Le procès s’est ouvert ce mercredi 10 juillet 2019, au tribunal correctionnel de Kaloum, à l’absence du prévenu. Le dossier a été renvoyé chez le procureur « au regard de sa complexité », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après Paul Moussa Diawara, Inza Bayo (Office Guinéen de Publicité) et Sékou Camara (Office Guinéen des Chargeurs) c’est autour de Lansana Chérif Haidara de faire face à la justice pour un présumé détournement d’importantes sommes d’argent au préjudice de l’Etat guinéen. Cet ancien directeur général de la LONAGUI, poursuivit par l’Agence Judiciaire de l’Etat, n’a pas répondu présent à l’appel du tribunal correctionnel de Kaloum.

Mais, à peine ouverte, l’audience a été suspendue par la présidente du Tribunal, Hadja Mariama Doumbouya, pour ramener l’affaire au procureur pour l’instruction du dossier.

Maitre Lanceï 3 Doumbouya, avocat de l’Agence Judiciaire de l’Etat

Maitre Lanceï 3 Doumbouya, avocat de l’Agence Judiciaire de l’Etat, a dit sa déception quant à l’absence du prévenu avant d’expliquer les raisons du renvoi du dossier chez le procureur. « On est très déçu. On s’attendait quand-même à la comparution du prévenu qui a été régulièrement cité. Et, dans cette citation, nous avons respecté les délais légaux de comparution. Et malheureusement, malgré la signification de l’exploit de citation à son domicile, il n’a pas comparu. Et, on s’attendait au moins à sa comparution, à défaut, à ce qu’un renvoi lui soit accordé afin qu’il vienne au moins dire oui, je reconnais les faits, ou je ne reconnais pas les faits. Mais malheureusement, le tribunal a estimé que l’affaire est complexe et qu’il y a lieu d’ordonner le renvoi du dossier à monsieur le procureur en application de l’alinéa 2 des dispositions de l’article 466 du Code de Procédure Pénale. Comme vous le savez, au terme de l’alinéa 2 de l’article 466, le pouvoir est donné au président du tribunal ou au juge audiencier qui, lorsqu’il estime qu’une affaire est complexe, d’ordonner le renvoi au procureur qui pour lui, a la possibilité soit de saisir un juge d’instruction, soit de saisir un service de police judiciaire pour permettre de donner des éléments techniques d’appréciation sur lesquels éventuellement le tribunal pourra être édifier dans l’examen de l’affaire », a laissé entendre l’avocat.

Partant de cette décision de la présidente du tribunal, Me Lanceï 3 Doumbouya a dit toute son inquiétude pour la suite de cette affaire. « Le retard, nous avons voulu l’éviter, nous avons voulu saisir le juge du jugement. Mais malheureusement, lorsque le tribunal estime que l’affaire présente une certaine complexité, c’est une décision qui est prise. Nous allons remonter à qui de droit, à notre cliente, bien-entendu l’Agence Judiciaires de l’Etat, qui saura prendre les dispositions appropriées », a-t-il fait savoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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