A l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à certains journalistes dont un de Guineematin.com, ce jeudi 10 janvier 2019, le secrétaire général du SLECG a fait le bilan de la grève des enseignants déclenchée le 03 octobre 2018. Aboubacar Soumah déplore notamment 10 enseignants qui sont décédés en raison du gel de leurs salaires par le gouvernement.

Mutations arbitraires, arrestations, emprisonnements, ce sont entre autres les peines endurées par les enseignants qui observent la grève déclenchée par le SLECG. Mais ce n’est pas tout. Aboubacar Soumah, le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, regrette la mort de 10 membres de son syndicat qui ont perdu la vie suite au gel de leurs salaires.

« Au lieu de faire face à notre revendication, le gouvernement a plutôt cherché à multiplier les intimidations à l’intérieur du pays pour saper notre mouvement. Ils ont arrêté, bastonné, emprisonné et muté ceux qui sont dans les institutions d’enseignement supérieur et qui sont affiliés au SLECG ainsi que ceux de l’enseignement secondaire.

Comme cela ne leur a pas suffi parce que malgré tout, les enseignants sont restés sur leur position, on continue à observer la grève, ils ont gelé les salaires. Depuis octobre, novembre, décembre, les salaires des enseignants sont gelés de sorte que certains d’entre nous qui n’ont pas pu faire face au payement de leurs ordonnances, sont morts. Aujourd’hui, nous enregistrons dix (10) enseignants qui sont morts parce qu’ils n’ont pas pu payer leurs ordonnances. En plus cela, beaucoup de nos camarades ont perdu leurs proches parce qu’ils n’ont pas pu payer les ordonnances de ceux-ci. Tout cela par la faute de notre gouvernement », a-t-il déploré.

Selon ce leader syndical, il appartient désormais au peuple de Guinée tout entier de prendre son destin en main. « Que le peuple de Guinée prenne ses responsabilités. Que la population prenne ses responsabilités parce que c’est la formation de leurs enfants qui est en jeu. C’est l’avenir de leurs enfants et de notre pays qui est en jeu », ajoute-t-il.

S’adressant à ses camarades enseignants, le général Aboubacar Soumah les appelle à poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Il ne s’agit plus d’hésiter, il faut que nous foncions pour arracher nos droits qui sont confisqués par un groupuscule de personnes qui exploitent et détournent les richesses de notre pays », a lancé le n°1 du SLECG.

De Donka, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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