L’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH) a ouvert hier, lundi 10 juin 2019, sa deuxième session de l’année. Une occasion mise à profit par le président de l’institution pour se prononcer sur certains cas de violations des droits humains dans notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Organisée au Palais du peuple de Conakry, la cérémonie d’ouverture de cette session a connu la présence de 24 des 33 Commissaires de l’INIDH, mais aussi un représentant du président de la République, la présidente du Conseil Economique et Social, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, et le ministre l’unité nationale et de la citoyenneté, Mamadou Taran Diallo.

Dans son discours d’ouverture, Dr Alya Diaby, le président de l’INIDH, a évoqué l’état des droits de l’homme dans le pays. Il a condamné notamment la mort de l’étudiant, Amadou Boukariou Baldé, victime de violences policières le 31 mai dernier à l’université de Labé. « L’INIDH regrette cette violation du droit à la vie et demande que les coupables soient jugés conformément à la loi », a-t-il dit.

Il souligne qu’une mission conjointe INIDH et le Haut-commissariat aux droits de l’Homme effectuée récemment à l’intérieur du pays, a relevé des mauvaises conditions carcérales et de privation de liberté observées à Labé, Kankan, Kindia, N’zérékoré et Dixinn. Ce qui a amené l’INIDH à formuler des recommandations à l’endroit de l’exécutif, en vue d’apporter des corrections.

Dr Alya Diaby a dénoncé aussi le déguerpissement opéré récemment par le gouvernement à Dar es-salam, qui constitue, selon lui, une violation des droits de l’Homme.

Par ailleurs, le président de l’INIDH a salué les progrès enregistrés ces derniers temps dans le cadre de l’amélioration les conditions de travail et le fonctionnement de l’INIDH. Des efforts allant de la nomination d’un secrétaire général à la prise en charge du bureau de l’institution et du personnel administratif. De quoi réconforter le moral des membres de l’institution, qui affiche déjà de grandes ambitions.

Présent à cette cérémonie, le ministre conseiller du Chef de l’Etat chargé des relations avec les institutions républicaines et ministre de la justice par intérim, a salué la tenue de cette session. Elhadj Mohamed Lamine Fofana en a profité pour rappeler le rôle important de l’INIDH.

« Je saisis l’opportunité de ces sessions pour rappeler à votre attention que l’INIDH est l’une des institutions républicaines les plus importantes de notre pays. En tant qu’institution faitière des questions de droits de l’homme, elle est le garant des libertés fondamentales des citoyens et la citadelle contre les violations des droits de l’homme sous quelle que forme que ce soit. Le serment que chacun de vous a prêté le lie à cet égard.

Les efforts dont vous faites montre, malgré les conditions difficiles de travail, méritent des éloges. La bienveillance du Chef de l’Etat à l’égard de l’institution a produit quelques effets. Nous intensifierons nos démarches auprès de l’autorité en vue de l’amélioration progressive de vos conditions de travail », a promis le représentant du président de la République à cette rencontre.

A noter que cette session va durer 20 jours. Pendant cette période, les membres de l’INIDH se pencheront sur le rapport alternatif de l’Etat Périodique Universel (EPU) 2020, qui sera présenté en juillet prochain au Conseil des droits de l’homme à Genève.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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