Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké
Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

Les résultats du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont été rendus publics dans la soirée du lundi dernier, 29 juillet 2019. L’heure est au bilan au niveau des démembrements du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Ces résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes dans la région de Boké qui a enregistré 39,09% d’admis à l’Enseignement Général et 42,75% au Franco-arabe, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La région de Boké a enregistré 39, 09 % d’admis, inférieur aux 44, 11% au niveau national. Selon les statistiques fournies par l’Inspection Régionale de l’Education (IRE), sur les 11787 inscrits de l’Enseignement Général, il n’y a que 10782 qui ont composé, pour seulement 4215 admis. Soit un taux de 39,09%. La même source indique qu’au niveau du Franco-arabe, 477 étaient inscrits. 421 se sont fait évaluer pour 180 admis. Soit un pourcentage de 42,75%.

Ce faible taux d’admis dans la région de Boké n’étonne pas outre mesure, d’autant plus que de nombreux observateurs s’attendaient à ces résultats moins reluisants.

Toutefois, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, refuse de parler d’échec au regard de la manière dont les cours se sont déroulés au compte de l’année scolaire 2018/2019. « Je vous avoue que ce pourcentage est acceptable pour moi, c’est un bon pourcentage. On pouvait avoir plus. Mais, les facteurs qui ont fait qu’on n’a pas eu les 50%, j’accuse d’abord les grèves interminables, trois mois sans faire cours. Si on commence une année sans grève, je vous avoue que Boké aussi peut se tirer d’affaires », soutient monsieur Sidibé.

Pour inverser cette tendance, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké invite les élèves à un sursaut d’orgueil pour tirer leur épingle du jeu. Pour ce technicien de l’éducation, il est temps de faire comprendre à l’élève guinéen qu’il doit désormais compter sur ses propres efforts, sans attendre une aide extérieure pour réussir son examen. « Actuellement les examens, c’est pour permettre aux meilleurs de passer et recaler ceux qui n’ont pas le niveau et les réformer une fois de plus, parce qu’on veut requalifier le système éducatif guinéen. Il faut que les candidats comptent sur leurs propres efforts, ils ne doivent plus compter sur l’effort de quelqu’un de l’extérieur », a insisté Moriba Sidibé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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