Ebola à Abidjan : voici la déclaration du Gouvernement ivoirien

14 août 2021 à 23 11 14 08148

Les autorités sanitaires du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ont été informées ce jour, 14 août 2021, par l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, d’un cas POSITIF de Maladie à Virus EBOLA après l’examen d’un échantillon prélevé le 13 août 2021 aux urgences médicales du CHU de Cocody, sur une jeune fille âgée de 18 ans, de nationalité Guinéenne.

Cette jeune fille a quitté Labé en Guinée à destination d’Abidjan par voie routière. Elle est arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août et a été diagnostiquée et prise en charge immédiatement par nos services sanitaires, le 12 août 2021 à 20 heures.

Il s’agit d’un cas isolé et importé.

La patiente est actuellement en isolement et prise en charge au centre de traitement des Maladies Hautement Épidémiques du CHU de Treichville.

La Côte d’Ivoire dispose des vaccins contre Ebola. Le Gouvernement procédera à la vaccination des groupes cibles (personnel de santé de première ligne, contacts immédiats de la patiente, les forces de sécurité aux points d’entrée…).

A la réception des résultats des analyses ce jour à 7 heures, une réunion d’urgence du comité de veille sanitaire s’est tenue ce jour, à 10 heures, sous la présidence de M. le Ministre en charge de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Ce même jour, à 18 heures, vient de se tenir, sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, une réunion interministérielle d’urgence à la Primature.

Pierre Dimba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle

Au terme de cette séance de travail, les mesures suivantes ont été arrêtées :

  • Réactivation de la surveillance communautaire de la riposte à Ebola ;
  • Organisation du suivi de tous les contacts identifiés ;
  • Sensibilisation, prévention, diagnostic et prise en charge des cas confirmés ;
  • Vaccination immédiate des groupes cibles ;
  • Respect des directives pour le diagnostic et la prise en charge des fièvres hémorragiques ;
  • Poursuite du strict respect des mesures barrières édictées contre le COVID-19 qui restent valables pour la Maladie à virus Ebola ;
  • Collaboration transfrontalière intense avec la Guinée ;
  • Mise en œuvre des procédures standards du Règlement Sanitaires Internationale (RSI).
    Le Gouvernement remercie les partenaires techniques et financiers qui se sont rapidement manifestés pour exprimer leur soutien dans la riposte sanitaire.

Il rassure la population et les invite à la sérénité. Toutes les dispositions sont prises pour faire face à la situation. Le dispositif sanitaire pour le contrôle de la maladie existe et a été éprouvé avec succès par le passé. Le Gouvernement invite les populations au respect des mesures d’hygiène et de prévention.

Fait à Abidjan le 14 Août 2021

Pour le Gouvernement, le Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle

Pierre DIMBA

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Asmaou Barry : « il faut que M’boma serve d’exemple pour les autres artistes… »

14 août 2021 à 20 08 09 08098
madame Diallo Asmaou Barry, présidente de l’APAC

L’artiste M’boma Barry, devenu célèbre à cause de son tube intitulé « KO TOUBA & OUNDOUGAL »(c’est un pantalon et un pilon), sera-t-il sanctionné par la justice guinéenne ? C’est en tout ce que réclament plusieurs ONG qui ont engagé des poursuites judiciaires contre lui. Ces organisations de la société civile souhaitent que ce chanteur serve d’exemple pour tous les autres artistes guinéens qui voudraient faire comme lui.

Mais comment M’boma s’est retrouvé dans le collimateur de ces organisations de défense des droits de l’homme ? Un journaliste de Guineematin.com a posé la question à Asmaou Barry, présidente de l’association des professionnelles africaines de la communication (APAC) Guinée, l’une des ONG qui ont intenté une action en justice contre l’artiste. C’était dans une interview qu’elle a accordée à notre rédaction ce samedi, 14 août 2021.

« Il a fallu que des personnes plus averties écoutent ce single et me le transfèrent. J’avoue que quand j’ai écouté les propos, j’ai eu un sentiment d’indignation en tant que mère et en tant que femme. En tant qu’être humain, je me suis dit que ce sont des paroles déplacées et pire, c’est un appel au viol et à la pédophilie. Surtout que c’est quelqu’un qui a une certaine influence, parce qu’il a des fans qui le suivent, qui l’écoutent, qui se permet de passer un tel message. On s’est dit donc que ce n’est pas normal et qu’il fallait bien dénoncer cette situation.

C’est ainsi que APAC-Guinée et plusieurs autres femmes de la société civile, on a décidé de le démasquer. Nous avons commencé par dénoncer la musique auprès de l’OPROGEM, du BGDA, de l’Agence guinéenne des spectacles et auprès du tribunal pour enfants. Après cette dénonciation, nous nous sommes dit qu’il fallait quand même alerter l’opinion publique pour que les uns et les autres comprennent le danger et sachent faire un discernement entre les bonnes et mauvaises paroles de nos artistes, parce que la musique est en train de tourner », a expliqué la journaliste.

Mais l’initiative de ces organisations de la société civile ne fait pas l’unanimité. Sur les réseaux sociaux, certains dénoncent un acharnement, rappelant que la liberté d’expression est consacrée par les lois guinéennes et que d’autres artistes ont tenu des propos similaires par le passé, sans être traduits en justice. A ceux-ci, la présidente de l’APAC Guinée répond avec fermeté. « Il faut savoir que dans toute lutte, il y a ce qu’on appelle la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il faudrait bien que les gens comprennent que si auparavant il n’y a pas eu de filtre et que de tels messages sont passés, aujourd’hui, il y a des gens qui ont ouvert l’esprit, les yeux et les oreilles pour filtrer ce type de messages.

Donc, toute chose a une première fois. Aujourd’hui, c’est M’boma mais tenez-vous bien, il y a des gens prêts aujourd’hui à poursuivre d’autres artistes qui auront fait la même chose. Par ailleurs, il faut signaler que ce que M’boma a dit relève d’une extrême gravité. Les autres ont certes tenu des propos vulgaires, mais je ne pense pas qu’ils aient lancé un appel flagrant à la pédophilie et au viol des enfants de 10 à 15 ans. Donc, vous comprendrez que c’est une extrême gravité. C’est pourquoi, nous, on reste debout pour que ce cas serve d’exemple pour les autres artistes qui voudraient faire la même chose », a précisé Asmaou Barry.

« Tout ce que nous demandons dans cette affaire, c’est l’application de la loi. Je pense que chez nous, il y a suffisamment de dispositions légales qui interdisent ou réglementent la liberté d’expression et d’opinion, parce que j’entends certains dire que cela relève de la liberté d’expression. On ne peut pas se permettre de faire l’apologie de la pédophilie ou faire l’appel à la dépravation des mœurs dans une société comme la nôtre. Donc, c’est aux autorités de pouvoir mettre toutes les dispositions utiles pour que de tels messages ne continuent pas d’être divulgués dans notre société, parce que cela contribuerait à la dépravation des mœurs », indique l’activiste des droits de l’homme.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Décès du ministre Ibrahima Kalil Konaté (K²) : communiqué de la LONAGUI

14 août 2021 à 19 07 46 08468
Feu Ibrahima Kalil Konaté

La Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) a le regret de vous annoncer le décès de Monsieur Ibrahima Kalil KONATE, Président du Conseil d’administration de la LONAGUI. 

Ancien Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Monsieur Ibrahima Kalil KONATE a servi la Guinée avec un dévouement exemplaire. 

A cette douloureuse occasion, la LONAGUI présente ses condoléances à la famille du défunt, aux membres, militants et sympathisants du RPG ARC EN CIEL. 

Que son âme repose en paix ! 

Conakry, le 14 août 2021 

LA DIRECTRICE GENERALE

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Kindia : tenue des journées nationales de concertation sur les systèmes alimentaires en Guinée

14 août 2021 à 19 07 20 08208

Dans la perspective de trouver des réponses adéquates aux attentes en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et de lutte contre la faim en Guinée, le gouvernement guinéen et ses partenaires du système des Nations Unies ont organisé (les 12 et 13 août dernier) à Kindia « les journées nationales de concertation sur les systèmes alimentaires en Guinée ». Cette rencontre de réflexion et de partage a réuni des acteurs des services publics, des organisations paysannes, des consommateurs et les entités impliquées dans la chaine alimentaire des régions administratives de Kindia et Boké. Et, elle s’inscrit dans l’esprit du rendez-vous de septembre 2021 des Nations Unies à New-York, dont le but est de mettre la planète en ordre de marche pour atteindre l’objectif  « Faim Zéro en 2030 » dans le monde que s’est fixée la communauté internationale.

Selon les résultats d’une enquête (food security analysis du PAM) menée en juillet 2021, plus de six millions de guinéens ont un score de consommation alimentaire pauvre et limité ; soit, environ 51% de la population. Au niveau national, il y a 30,7% des répondants à cette enquête qui ont rencontré des difficultés d’accès au marché en raison du manque d’argent, de l’éloignement de certains marchés, en plus des effets de la COVID19. Globalement, cette enquête du PAM (programme alimentaire mondiale) révèle que l’inflation alimentaire est de 16,7%. Et, les résultats du cadre harmonisé de mars 2021 indiquent que 418 453 personnes seraient en insécurité alimentaire ; soit 3,76% de la population guinéenne.

Ainsi, la rencontre régionale de Kindia sur « les journées nationales de concertation sur les systèmes alimentaires en Guinée » a été une occasion de se pencher sur les réponses à apporter à la problématique liée de l’alimentation et de la nutrition en améliorant les modes de production et de consommation dans le pays. Il  s’agit notamment d’échanger et d’évaluer avec exactitude et de façon participative toute la chaine de valeur alimentaire nationale pour répondre aux attentes de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la lutte contre la faim en Guinée. Egalement, il a été question de présenter le processus de production, de transformation, de conservation et stockage, de transport et distribution des systèmes alimentaires du pays. L’objectif est d’apporter des mesures correctives pour éviter d’exposer les populations guinéennes (notamment les enfants, les femmes enceintes et allaitantes) à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Dr Mohamed Hama Garba, représentant de FAO en Guinée

« Le défi qui nous incombe à travers ces concertations est de traduire cette vision en actions concrètes pour amener la Guinée à lever les obstacles qui continuent de persister, en impactant notamment les rendements des productions agricoles, les moyens de transformation, de conservation, de transport et de commercialisation dans une approche de chaine de valeur », a dit Dr Mohamed Hama Garba, représentant de FAO en Guinée.

Au cours de cette rencontre de deux jours de réflexion et d’échange, des recommandations appropriées ont été faite pour améliorer le système alimentaire national en tenant compte des crises sanitaires, économiques, climatiques au plan national et international. Des recommandations que les participants ne veulent voir dormir dans des tiroirs de bureau.

Fatoumata Cissoko, porte-parole des participants

« Nous prions les organisateurs de prendre en compte toutes les recommandations issues de ces présentes journées et sollicitons la pérennisation de ces initiatives », a dit Fatoumata Cissoko, porte-parole des participants.

Apparemment, ces journées de nationales sur les systèmes alimentaires en Guinée se tiennent en prélude à un sommet des nations unies sur les systèmes alimentaires. Et, selon Oumar Abdourahman, économiste au Bureau du Coordonnateur Résident Maison Commune des Nations Unies, la principale dynamique derrière ce sommet mondial (prévu en septembre prochain à New York) sur les systèmes alimentaires est le fait que nous sommes réellement en retard sur tous les objectifs de développement durable (ODD) qui ont trait aux systèmes alimentaires.

Oumar Abdourahman, économiste au Bureau du Coordonnateur Résident Maison Commune des Nations Unies

« Les systèmes alimentaires d’aujourd’hui ne répondent pas à ce dont nous avons besoin en tant que personnes. La cause du décès d’une personne sur trois dans le monde est liée à ce qu’elle mange. Deux milliards de personnes sont obèses. Et, l’obésité, il y a encore 20 ans inconnue sur notre continent, gagne du terrain en Afrique. 1.000 milliards de dollars de nourriture sont gaspillés chaque année ; et pourtant, des millions de personnes ont encore faim… Le sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires sera donc l’occasion d’adopter de nouvelles mesures, solutions et stratégies audacieuses pour progresser vers la réalisation de l’ensemble des 17 objectifs de développement durable, qui dépendent chacun de systèmes alimentaires plus sains, plus viables et plus équitables. L’approche proposée est de réfléchir ensemble, d’échanger au niveau régional, national et mondial pour améliorer les modes de production et de consommation. Ceci implique de repenser toutes les étapes qui font que les aliments se retrouvent dans nos assiettes, y compris la façon dont ils sont produits, transportés, transformés et vendus », indiqué Oumar Abdourahman.

Pour le ministre d’Etat guinéen, conseiller à la présidence chargée des questions des communautés à la base et coordinateur du système alimentaire, Ansoumane Condé, le sommet des nations unies sur les systèmes alimentaires permettra de créer une dynamique collective pour éradiquer la faim dans le monde.

Ansoumane Condé, ministre d’Etat, conseiller à la présidence chargée des questions des communautés à la base

« Cher participants vous comprendrez dès lors que le but du rendez-vous de septembre 2021 à New-York, est de mettre la planète en ordre de marche pour atteindre l’objectif « Faim Zéro » en 2030 que s’est fixée communauté internationale, alors qu’une frange importante de la population mondiale est sous-alimentée, que l’obésité et le diabète gagnent du terrain et que le réchauffement climatique menace le cadre environnemental global et ricochet la pérennité des récoltes… La méthode utilisée a permis à chacun dans son propre langage et vocabulaire, d’exprimer clairement et librement ses propres idées dans un cadre de concertation d’harmonisation qu’est le groupe de travail », a indiqué Ansoumane Condé.

Présent à la clôture de ces journées de concertations à Kindia, le ministre de l’élevage et de l’agriculture, Roger Patrice Millimono, a rappelé l’ambition du président Alpha Condé dans le cadre de la lutte contre la faim en Guinée.

Roger Patrice Millimono, ministre de l’élevage et de l’agriculture

« Je me réjouis de prendre la parole à cette cérémonie de clôture des journées de consultations organisées à Kindia au nom du chef de l’État, professeur Alpha Condé. C’est le moment de saluer aussi les efforts considérables déployés par le gouvernement guinéen, à travers le Comité National Technique dont le leadership éclairé est assuré par Ansoumane Condé, Ministre d’Etat à la Présidence, Coordonnateur national ainsi que le système des Nations-Unie. L’ambition du président de la république de Guinée est claire. Il s’agit d’amener les populations guinéennes à produire ce qu’elles consomment et à consommer ce qu’elles produisent. Donc, avec ces concertations régionales j’en suis convaincu que ces concertations seront positifs pour le système alimentaire Guinéen », a dit Roger Patrice Millimono.

A noter que Kindia est la quatrième région (après N’zérékoré, Kankan et Labé) a abrité ces journées nationales de concertation sur les systèmes alimentaires en Guinée. et, cette méthodologie de débat et d’animation sur les systèmes alimentaires sera très prochainement mise en œuvre dans la zone spéciale de Conakry. 

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628516951

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Poissons pourris à Labé : une importante quantité saisie

14 août 2021 à 19 07 06 08068

C’est une opération de la direction préfectorale du commerce, en collaboration avec l’office de contrôle de qualité de Labé. Ces services relevant du ministère du commerce, ont mis la main sur une importante quantité de poissons pourris, dont une partie a été incinérée hier, vendredi 13 août 2021. Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, le directeur préfectoral du commerce de Labé a expliqué comment ces aliments impropres à la consommation ont été saisis.

Alseny Diaby, directeur préfectoral du commerce

« J’ai été interpellé vendredi matin par le commissaire central de la police, ensuite par le préfet de Labé par rapport une quantité de poissons pourris déversée nuitamment à Dara Labé. J’ai tout de suite composé une équipe mixte pour aller sur les lieux. Selon les informations que j’ai reçues, la quantité déversée s’élève à 180 cartons de poissons pourris. Mais des citoyens de Dara Labé sont venus très tôt pour récupérer une grande partie et la remettre sur le marché.

Donc, on a incinéré le reste sur place. Ensuite, on s’est rendu au niveau du frigo d’où proviennent ces poissons pourris, qui se trouve au quartier Tata, dans la commune urbaine. Et dans ce frigo, nous avons saisi une autre quantité de poissons impropre à la consommation estimée à 110 cartons qui étaient stockés là-bas. Celle-ci aussi sera incinérée ce samedi, 14 août 2021, sur le site de Tialakoun », a annoncé Alsény Diaby.

En ce qui concerne la quantité de poissons pourris qui s’est retrouvée sur le marché, M. Diaby indique que des équipes seront déployées sur le terrain dès ce samedi pour chercher à les récupérer. « Et Les auteurs de ces actes s’exposeront non seulement à des sanctions pénales mais aussi à des sanctions pécuniaires. Il faut que les autres prennent l’exemple sur ceux-ci, car cela est très dangereux et très nuisible pour la santé de la population. Donc, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur pour que telles  choses ne se répètent pas », a-t-il promis.

Le propriétaire du frigo où se trouvaient ces poissons, ses deux gérants et le chauffeur qui a transporté les 180 cartons déversés à Dara Labé, ont été interpellés et conduits au commissariat central de police de Labé. Mais, selon Alhassane Diallo, le propriétaire du frigo, ils n’avaient aucune mauvaise intention en déversant ces poissons impropres à la consommation à Dara Labé.

 « La quantité de poissons pourris était énorme.  Donc, nous avons pris l’initiative d’extraire ces poissons pour aller les jeter ailleurs vers Dara Labé, avec l’appui d’un vieux du coin, qui a dit qu’il connaissait un endroit où il pouvait les déverser sans déranger la population. Mais à notre fort étonnement,  nous avons vu aujourd’hui une équipe de la police venir nous dire que nous sommes accusés d’avoir déversé une quantité de poissons pourris au bord de la route.

Ils ont dit qu’il y a même certains citoyens de Dara Labé qui ont récupéré une partie de ces poissons pour les consommer. Nous sommes vraiment désolés de la situation. C’est n’est pas une question de mauvaise foi, la preuve est que ce n’est pas sur le marché que les poissons ont été saisis. On les a déversés à cet endroit dans l’optique de les mettre hors de la portée des consommateurs », a laissé entendre Alhassane Diallo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Morgan, le directeur adjoint de la police judiciaire est mort

14 août 2021 à 17 05 55 08558
Commissaire Divisionnaire de police Mamady Kourouma, alias Morgan, directeur central adjoint de la police judiciaire

La police guinéenne est en deuil. Le Commissaire Divisionnaire de police Mamady Kourouma, alias Morgan, directeur central adjoint de la police judiciaire, est décédé ce samedi, 14 août 2021, à Conakry.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, il a fait un malaise pendant qu’il était à bord de sa voiture avec son épouse. L’officier de police a rendu l’âme avant même d’arriver à l’hôpital. Son corps a été déposé à la morgue de l’hôpital national Ignace Deen de Conakry.

Après le limogeage de l’ancien patron de la DPJ, Malick Koné, c’est le commissaire Mamady Kourouma qui avait assuré l’intérim jusqu’à la nomination du Contrôleur général Aboubacar Fabou Camara.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Vandalisme dans une pharmacie à Mamou : plus de 6 millions emportés

14 août 2021 à 17 05 34 08348

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, samedi 14 juillet 2021, une pharmacie située à Almamyah (un quartier de la commune urbaine de Mamou) a été vandalisée par des inconnus. Les malfaiteurs y sont entrés par effraction et y ont volé plus de six millions de francs guinéens, un téléphone et une tablette avant de s’évaporer dans la nature.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est par le toit que les malfaiteurs sont passés pour s’introduire dans la pharmacie.

Alfred Silaty Tolno, pharmacien

« Dans la nuit du vendredi au samedi, nous avons été victime du vol par effraction. Les malfaiteurs sont passés par le toit, puis par le plafond avant de pénétrer dans la pharmacie. Ils ont emporté une tablette, le téléphone standard de la pharmacie et une somme de 6 438 000 francs guinéens. C’est une première depuis mon arrivée ici. Nous avons écrit une plainte contre X pour déposer au commissariat central. Nous demandons aux citoyens et aux forces de défense et de sécurité  de Mamou de nous aider à mieux sécuriser nos pharmacies. Nous vivons dans une insécurité totale. Sinon, c’est incroyable de voler dans une pharmacie qui se trouve au cœur de la ville », a indiqué Alfred Silaty Tolno, un des gérant de pharmacie vandalisée.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 657343939/625698919

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Urgent : l’ancien ministre K² est décédé du Covid-19

14 août 2021 à 16 04 42 08428
Ibrahima Kalil Konaté, Président du Conseil d’Administration de la LONAGUI

L’ancien ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté, alias K², a tiré sa révérence. Il est décédé ce samedi, 14 août 2021, au centre de traitement épidémiologique (CT-Epi) de Gbessia, des suites de Covid-19.

Depuis janvier 2019, Ibrahima Kalil Konaté était le président du conseil d’administration de la LONAGUI (loterie nationale de Guinée). Avant d’être ministre puis président du CA de la LONAGUI, K² a occupé pendant plusieurs années les fonctions de directeur communal de l’éducation de Matoto (l’une des cinq communes de Conakry).

Guineematin.com présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et aux collaborateurs du ministre Ibrahima Kalil Konaté.

Paix à son âme, amine !

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Doko (Siguiri) : un journaliste échappe à un lynchage

14 août 2021 à 16 04 20 08208

Les faits se sont produits dans la journée d’hier, vendredi 13 août 2021, dans le district de Doko-centre (dans la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri). Django Dansoko, journaliste reporter à ‘’Futur Média’’ (une radio privée basé à Tombökö, un autre district de Doko) était allé à Donko-centre pour vérifier des informations faisant état de l’exploitation de l’or par des moyens dangereux et interdits par les autorités.

Malheureusement, sa présence sur les lieux a mis les orpailleurs en rogne. Car, après son constat sur le terrain, une foule de mineurs s’est mise à sa trousse. Elle l’a poursuivi jusqu’à la station service de Tatakourou avec l’intention de le lyncher. Il a fallu l’intervenant du gérant de cette station pour que notre confrère ait la vie sauve, a appris un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Kankan.

C’est avec stupeur Djanko Dansako raconte sa mésaventure à Doko. Car, son investigation a failli lui coûter la vie. « Ce sont des citoyens qui m’ont appelé de Doko-Centre pour dire que des gens creusent des puits à la recherche de l’or. Pourtant, les autorités ont interdit cette pratique. Alors, moi je suis parti voir sur le terrain pour ne pas dire n’importe quoi à l’antenne. Lorsque j’ai fini de faire mon constat, j’ai continué sur Tatakourou. Mais, je ne savais pas qu’ils étaient derrière moi. C’est quand je suis arrivé dans une station pour me procurer du carburant que j’ai vu un nombre important de personnes derrière moi. Elles ont encerclées la station et ont dit que dès que je sors ma tête ils vont me tuer. Ils disent que Doko est interdit aux journalistes et aux autorités locales. Ils m’ont insulté père et mère », a-t-il expliqué.

A en croire notre confrère, il a fallu l’intervention du gérant de la station service de Tatakourou pour qu’il ait la vie sauve. Car, les orpailleurs étaient déterminés à lui ôter la vie.

Django Dansoko, journaliste

« N’eut été l’intervention du gérant de la station, ils allaient me tuer. C’est lui qui leur a dit qu’ils ne sont plus à Doko, mais à Tatakourou. Et, qu’ils ne peuvent pas quitter Doko pour venir semer la pagaille à Tatakourou. Il a menacé d’appeler les forces de sécurité. C’est ainsi qu’ils ont rebroussé chemin. Mais en partant, ils ont dit que le jour où ils me verront à Doko-centre ils vont me tuer. Quelques heures après leur départ, je suis sorti et je suis allé dans le district Kolita où j’ai passé la nuit. Je ne retournerai plus là-bas », a dit Django Dansoko.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Hommages posthumes à un journaliste oublié : Pounthioun s’en retournerait dans sa tombe

14 août 2021 à 15 03 55 08558

(Par Azoka Bah de Guineedirect) : « Pounthioun doit se retourner dans sa tombe à cause des hommages de ceux qui l’avaient abandonné »

Lu pour vous : Que d’éloges depuis la disparition du journaliste Mamadou Dian Pounthioun Diallo, le 09 Août dernier. Tous s’accordent à souligner qu’il était parmi les meilleurs de sa génération. J’avoue ne l’avoir pas côtoyé comme tous ceux qui se précipitent à lui rendre hommage aujourd’hui. 

Nous nous connaissons tout de même et je le revois encore passer devant les locaux de Lynx FM pour se rendre à Kipé, chez lui. A chaque occasion, c’était juste : « bonjour chef, comment va la radio. J’apprécie bien ce que tu fais avec Abou Bakr ». Je me précipitais à répondre : « Eh bien, quand ça vient d’un doyen, nous ne pouvons que nous en réjouir ». 

Oui, Pounthioun était un des doyens de la presse guinéenne. Mais on ne le lui a pas bien rendu de son vivant. Il a été abandonné par ses amis et confrères. Il a été abandonné par le Président Alpha Condé qui, pourtant, le connaissait depuis des lustres. Pour preuve : lors d’un déjeuner de presse au Palais Sekhoutoureyah, le Président Condé l’appostrophait et chahutais avec lui. Je me demande bien si Alpha Condé et les autres de son entourage comme Tibou Kamara s’étaient occuper de Pounthioun.

En Guinée, c’est un secret de Polichinelle. On attend toujours q’un Intellectuel, homme de culture, journaliste, artiste, haut cadre et que sais-je encore tiré sa révérence pour lui jeter des lauriers. Peu de personnes s’intéressent à lui de son vivant et surtout lorsqu’il tombe malade. Ou on attend à la dernière minute, alors que le patient est à l’agonie, pour faire semblant.

eaucoup sont morts dans des conditions inimaginables. Williams Sassine, Sékou Amadou, Prosper Doré, Sambry Sako, Aboubacar Condé….dormez en paix. Pounthioun doit se retourner dans sa tombe à cause des hommages à lui rendu par ceux qui l’avaient oublié.

NB : le titre est de Guineematin.com

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Décès du journaliste Pounthioun Diallo : « les condoléances d’Alpha Condé », selon Tibou Kamara

14 août 2021 à 15 03 27 08278

Le journaliste Mamadou Dian Pounthioun Diallo a rendu l’âme lundi dernier, 09 août 2021, des suites d’une longue maladie. Ce confrère qui était très proche du président actuel n’a malheureusement bénéficié d’aucune aide, ni d’aucun soutien quand il en avait besoin. La quasi totalité des décideurs actuels lui ont tourné le dos et ne décrochaient plus ses appels. Mais, après sa mort, les mêmes alignent des mots dithyrambiques pour faire croire qu’ils souffrent de sa disparition.

Même le président Alpha Condé aurait été ému par ce décès, si on croit au texte envoyé aux médias par un de ses ministres. Tibou Kamara jure que le chef de l’État serait tellement touché par le décès de Pounthioun (qui a trainé sa maladie ici pendant des années sans aucun soutien) qu’il aurait même demandé à ses collaborateurs de se rendre auprès de la famille mortuaire pour sans doute verser des larmes de crocodile…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce message :

Conakry le 14 Août 2021 – Monsieur le Président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé, a appris avec regret et consternation le décès des suites d’une longue maladie, le lundi 9 août 2021, de Mamadou Dian Pounthioun Diallo qu’il a connu et pratiqué et qu’il comptait parmi ses proches jusqu’à la fin de ses jours.

Il présente, en cette douloureuse circonstance, ses condoléances les plus émues à tous et exprime sa solidarité à la famille éplorée, à ses proches, amis et parents, ainsi qu’à l’ensemble de la presse nationale.

Son Excellence Professeur Alpha Condé, en déplacement à l’étranger, a instruit à ses collaborateurs de se rendre auprès de la famille du défunt, pour apporter le témoignage de son soutien et de sa profonde compassion.

Le Chef de l’État salue la mémoire d’un journaliste émérite et chevronné qui a été de tous les combats pour la liberté d’expression, celle de la presse en particulier, et a pris ainsi une part active dans le processus de démocratisation de son pays. La nation s’en souviendra, l’histoire le retiendra.

Tibou Kamara, ministre d’Etat, porte-parole du Gouvernement

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Université Kofi Annan de Guinée : cérémonie de fin de stage en hôtellerie

14 août 2021 à 15 03 02 08028

Entamé au mois de mai dernier, le stage de formation des étudiants d’hôtellerie de l’université Kofi ANNAN de Guinée a été clôturé le 11 août dernier. À cette occasion, une cérémonie spéciale a été organisée par les autorités de l’Atlantic View Hotel dans l’une de leurs salles de conférence. Et, de hautes personnalités de la région ont rehaussé cet événement par leur présence. C’est notamment le cas du Directeur Général, M. Marie Serge N’DONO, des Chefs des Départements de l’hôtel Atlantic View, ainsi que de Madame Fanta Dior KABA, Représentante de l’UKAG.

Durant trois (3) mois, sept (7) jeunes étudiants de l’Université Kofi ANNAN de Guinée, repartis en deux (2) groupes, ont suivi une formation para pédagogique sur l’hôtellerie dans trois (3) modules (housekepping, restaurant, cuisine). À l’issue de la période d’instruction, les stagiaires Lauréats ont reçu une attestation de formation de fin de stage.

Dans son intervention, en marge de cette cérémonie, le Directeur Général, M. Marie Serge N’DONO, a beaucoup insisté sur l’importance de la formation para pédagogique dans l’hôtellerie. Il a, par ailleurs, exhorté les bénéficiaires à mettre désormais leurs nouveaux acquis en œuvre sur le terrain. « Ces attestations de formation que vous recevez sont en réalité vos passeports professionnels qui vous ouvrent grandement les portes de toutes les entreprises d’hôtellerie du monde entier », a dit monsieur N’DONO. 

À préciser qu’après trois (3) mois de stage, trois (3) étudiants de l’Université Kofi ANNAN de Guinée ont été recrutés à l’hôtel Atlantic View. Il est de notoriété publique que non seulement l’université Kofi ANNAN de Guinée renforce sa coopération avec le monde professionnel ; mais elle s’engage également à soutenir les étudiants pour leur insertion socioprofessionnelle. 

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Siguiri : le SG de la commune de Kankan, poursuivi en justice pour escroquerie

14 août 2021 à 13 01 53 08538
Almamy Tounkara, secrétaire général de la commune urbaine de Kankan

Des ennuis judiciaires pour le secrétaire général de la commune de Kankan. Almamy Tounkara est poursuivi devant le parquet de Siguiri pour escroquerie portant sur un montant de 46 millions de francs guinéens. Des faits qu’il est accusé d’avoir commis pendant qu’il était secrétaire général de la commune de Siguiri.

L’information a été confirmée au micro de Guineematin.com par un cadre de la mairie de Siguiri. Selon lui, cette affaire remonte à 2019, lorsque M. Tounkara occupait les fonctions de secrétaire général de cette commune urbaine. Il aurait alors détourné un montant de 46 millions appartenant à deux citoyens. « Après la construction des nouveaux magasins au grand marché de Siguiri, les commerçants se bousculaient pour avoir un magasin. C’est ainsi qu’une dame a rencontré le secrétaire général de la commune, elle a versé 25 millions de francs à son niveau pour avoir un magasin.

Mais la dame ne savait pas que le général n’avait pas la qualité d’octroyer un magasin à quelqu’un, ce qui relève de la compétence des conseillers communaux. Donc, les magasins ont été distribués aux ayant-droit et la dame n’a pas trouvé son magasin. En plus de cette dame, un autre monsieur qui lui faisait confiance, lui a demandé de recruter sa femme à la SAG. Tounkara a demandé une de 12 millions au monsieur. Entretemps, le même monsieur voulait acheter une parcelle. Comme il lui portait confiance, le monsieur est venu le trouver pour lui exposer son projet.

Mais, il a découragé le monsieur en lui disant que la parcelle qu’il voulait acheter, est éloignée de la ville. Il a dit au monsieur que lui-même, il a une parcelle qu’il peut lui vendre. Il a montré au monsieur une parcelle qui ne lui appartenait pas et le monsieur lui a encore versé un montant de14 millions. Donc, il est parti les 26 millions du monsieur (12 millions pour recruter sa femme à la SAG et 14 millions pour l’achat de la parcelle) et les 20 millions de la dame, parce qu’il lui avait remboursé un montant de 5 millions. Donc, il est poursuivi pour escroquerie portant sur 46 millions de francs », a expliqué ce cadre de la mairie de Siguiri.

Contacté par le correspondant local de Guineematin.com, le parquet de Siguiri a confirmé avoir reçu deux plaintes pour escroquerie déposées contre l’actuel secrétaire général de la commune de Kankan. « Nous avons reçu deux plaintes contre lui et nous avons saisi la brigade de recherche de Kankan », a confié un magistrat du parquet de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Burkina Faso : fin de l’atelier régional sur la santé de la reproduction et la planification familiale

14 août 2021 à 13 01 40 08408

L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), en collaboration avec Population Council et le gouvernement du Faso a organisé (du 10 au 12 août 2021, à Ouagadougou au Burkina Faso) un atelier régional d’orientation des journalistes sur la santé de la reproduction et la planification familiale.

Au total, 40 journalistes et blogueurs venus des 9 pays membres du Partenariat de Ouagadougou dont la Guinée ont pris part à ce rendez-vous de Ouagadougou. Cette rencontre avait pour objectifs, renforcer leurs connaissances et solliciter leurs contributions dans la promotion de la santé de la reproduction/planification familiale (SR/PF) dans les pays membres du Partenariat de Ouagadougou  (PO); partager avec eux les avancées et défis dans le domaine de la SR/PF auxquels font face les pays du PO dans un contexte de crise sanitaire sécuritaire et humanitaire ; amener les participants à se familiariser sur les  objectifs et priorités du PO définis dans la nouvelle stratégie (2021-2030)  et aussi sensibiliser les hommes de médias sur les conséquences de la COVID 19 sur les politiques et programmes de SR/PF dans la sous-région.

C’est d’abord Madame Fatou Bintou Mbow représentante Pays du Population Council, basé au Sénégal, qui, au nom de son institution, a remercié l’Unité de Coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO) de les avoir associés à l’organisation de cette rencontre avant de saluer la présence massive des hommes de médias à ce rendez-vous.

« Nous allons passer ensemble 3 jours à échanger sur des questions en lien avec les droit de la santé sexuelle et reproductive (DSSR) et la planification Familiale (PF) dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités dans ce domaine, des journalistes et blogueurs qui constituent des partenaires stratégiques du mouvement du PO. Cet atelier qui est le 3ème de ce genre, après Dakar et Bamako, tenus respectivement en 2014 et 2017, et constitue une activité préparatoire au concours d’excellence en production médiatique sur la SR/PF Co organisé par Population Council et l’UCPO tous les ans depuis 2014 », a-t-elle indiqué.

La Représentante de Population Council, a rappelé que le thème retenu pour cette année est : « La planification familiale dans un contexte humanitaire, l’impact de la COVID 19 sur les DSSR et la mobilisation de ressources locales ».

Selon Madame Fatou Bintou Mbow, le thème de cette année s’impose à aux participants de manière impérieuse du fait de la crise sanitaire à laquelle tous les pays du PO sont aujourd’hui confrontés, mais aussi parce cet atelier coïncide au moment où l’UCPO a identifié ses quatre priorités dans sa nouvelle stratégie (2021-2030) afin de mieux réussir son objectif, ces prioritaire sont :  de la recherche, les normes sociales, la planification familiale en contexte humanitaire et la mobilisation de ressources.

Une initiative inclusive, poursuit-elle, qui  amènera forcement à  l’implication des organisations de la société civile comme partenaires stratégiques dans l’atteinte des objectifs 2030 dans sa nouvelle stratégie (2021-2030).

S’adressant professionnels des médias l’experte a relevé le besoin impératif d’une mise à niveau des journalistes et blogueurs pour une meilleure connaissance des enjeux de la SR/PF dans un contexte régional marqué par une crise à la fois sanitaire, sécuritaire et humanitaire.

De son côté, le ministre de la santé du Burkina Faso, Dr Charlemagne Marie Ragnag Néwendé Ouadraogo, président de la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional des journalistes sur la planification familiale dans un contexte humanitaire et sécuritaire, a insisté sur l’impact de la COVID-19 sur les Droits et Santé Sexuels et Reproductifs (DSSR) et la mobilisation de ressources locales.

Le ministre a invité les participants à réfléchir sur ces questions capitales ici au Burkina Faso, au cœur d’une zone sahélienne troublée par l’insécurité et la pandémie avant de rappeler que la tenue de cet atelier dans son pays n’est pas fortuite car, souligne-t-il, « le Partenariat de Ouagadougou, (PO) », est né ici au Burkina Faso, en 2011.

Depuis lors, les neuf pays membres qui le composent et qui cheminent ensemble, ont fortement amélioré l’accès des femmes, des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de planification familiale dira le le Ministre de la santé.

Dr Charlemagne Marie Ragnag Néwendé Ouadraogo, ministre de la santé du Burkina Faso

« Nous avons osé ensemble. Nous avons réussi ensemble et nous entendons continuer unis sur le chemin du progrès. Les succès et ceux des pays frères représentés dans cette salle sont une source de motivation. Nous devons cependant faire plus et mieux au cours des prochaines années pour nous inscrire dans la nouvelle vision du Partenariat de Ouagadougou qui couvrira la période 2021-2030. Les pays membres du Partenariat de Ouagadougou devront, à la fin de cette période, enrôler quelque 13 millions de femmes nouvelles utilisatrices de la contraception moderne doublant ainsi le chiffre actuel qui est de 6,5 millions. Nous atteindrons cet objectif », a promis le ministre.

En saluant les contributions des experts, le Dr Charlemagne Marie Ragnag Néwendé Ouadraogo a dit avoir la conviction que les discussions seront fructueuses pour soutenir les démarches respectives dans l’atteinte des objectifs à l’horizon 2030.

Aux journalistes et blogueurs, le ministre a attiré l’attention sur l’occasion qui leur est offerte dans l’acquisition des connaissances scientifiques liées à la planification familiale dans un contexte humanitaire, l’impact de la COVID-19 sur les Droits et Santé Sexuels et Reproductifs (DSSR) et la mobilisation de ressources locales.

Pour ce membre du gouvernement, un nouveau défi se dresse pour les pays membres du PO. « Nous relèverons ensemble dans la solidarité comme pendant la décennie écoulée ; car, pour créer les conditions d’une capture du dividende démographique, il s’avère nécessaire d’investir dans la planification familiale affirme le ministre de la santé. Il a mis l’accent sur la responsabilité des hommes des médias.

« Les populations ont besoin de vous pour recevoir des informations justes et utiles  et, surtout, qui vas servir à faire des choix éclairés et à changer les comportements », a conclu le ministre burkinabé de la santé.

De Ouagadougou, Kadiatou Thierno DIALLO

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Kankan : évasions de prisonniers et coups de feu

14 août 2021 à 12 12 33 08338

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, samedi 14 août 2021, aux environs de 22 heures, des coups de feu ont retenti à la maison centrale de Kankan. Des détenus de cette maison carcérale (située dans le quartier Gare, dans la commune urbaine) auraient tenté de s’évader. Certains prisonniers auraient d’ailleurs réussi à prendre la poudre d’escampette, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

On ignore encore ce qui s’est réellement passé la nuit dans cette prison. Mais, dans la matinée de ce samedi, un important dispositif sécuritaire (composé des policiers, des gendarmes et des militaires) est visible au niveau de cette maison d’arrêt. Et, dans le voisinage, on raconte que des coups de feu ont été tirés à l’intérieur de la maison centrale. Certaines personnes affirment que des prisonniers ont réussi à s’évader. Mais, cette information n’a pas encore été confirmée par une source officielle.

Rencontré, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kankan a laissé entendre qu’il se trouve à la maison centrale depuis 1 heure. Il assure qu’il est en train de recouper toutes les informations pour pouvoir s’exprimer cette situation qui est déjà sujet de beaucoup de spéculations.

On apprend que le régisseur de la maison centrale est absent des lieux. « Il est en déplacement », nous a dit une source sécuritaire.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Dégâts environnementaux à Faranah : le mazout ravage les cultures et se déverse dans la rivière ‘’Sirikoleny’’

14 août 2021 à 11 11 39 08398

C’est une nouvelle très inquiétante pour les populations de Faranah, dans la région de la Haute Guinée. Dans la nuit du jeudi au vendredi, 13 août 2021, une importante quantité de mazout a fuité de la centrale thermique (qui donne de l’électricité à cette ville) pour se déverser dans la rivière Sirikoleny, un cours d’eau qui se jette dans le fleuve Niger. L’écoulement de ce combustible, dérivé du pétrole (qui est un polluant extrêmement dangereux pour l’environnement) a aussi dévasté des cultures et des plantes fruitières sur son passage.

C’est une nappe noire qui couvre actuellement l’espace qui sépare la centrale thermique et la rivière Sirikoleny. Et, selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de Faranah, cette nappe noire n’est autre que du mazout. Ce combustible polluant a fuité des entrailles de la centrale thermique pour se propager dans les environs et se jeter dans la rivière Sirikoleny. Des plaines rizicoles et des plantes sont actuellement touchées par cette importante quantité de mazout.

« Toutes les cultures se trouvant sur les rives de ce marigot ont été endommagées. Il y a eu fuite au niveau de la centrale thermique. C’est au niveau d’une fosse septique remplie que le mazout a débordé », a confié une source qui a requis l’anonymat.

Pour l’heure, les responsables de la centrale à l’origine de cette pollution se refusent de tout commentaire, en dépit des inquiétudes des populations. Et, face à ce silence, le maire de la comme urbaine de Faranah, Oumar Camara, invite les services techniques de l’environnement de se saisir de cette affaire pour évaluer les dégâts.

A suivre !

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Meurtre à Guéckédou : une femme mortellement poignardée dans sa chambre

14 août 2021 à 11 11 21 08218

Une femme a été tuée dans la nuit du jeudi au vendredi 13 août 2021, à Guéckédou. Fanta Lamah a été mortellement poignardée dans sa chambre, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Ce meurtre a eu lieu à Tambaradou, un secteur du quartier Hérémakono, dans la commune urbaine de Guéckédou. C’est à 4 heures du matin que le petit-fils de la victime, le seul avec qui elle vivait dans sa maison, a alerté les voisins. Ces derniers sont venus trouver que la dame est poignardée aux niveaux de la tête, du cou, de la poitrine et de l’œil. Baba Tolno, le chef de quartier de Hérémakono, lui, a appris la nouvelle à 7 heures du matin.

Baba Tolno, chef du quartier Héremakono 

« Quand j’ai été informé, je suis entré dans la chambre avec le président de la jeunesse et le petit-fils de la victime, j’ai trouvé qu’elle était nue. Mais j’ai hésité de m’approcher du corps, puisqu’il y a des maladies qui circulent en Guinée. Donc, nous sommes immédiatement ressortis. Je suis allé informer le maire qui a aussi appelé la police, la gendarmerie et la Croix-Rouge, nous nous sommes tous retrouvés sur les lieux. La police et les agents de la Croix-Rouge sont entrés dans la chambre, ils ont fait des prélèvements et ils sont sortis dire à la population de ne pas s’approcher du corps jusqu’à ce que les résultats des analyses soient connus », a expliqué le chef de quartier.

Le corps de Fanta Lamah est resté sur place jusqu’aux environs de 18 heures. La police est finalement venue le mettre à la disposition de la communauté Kpèlè de Guéckédou. De son côté, son petit-fils, un enfant d’une dizaine d’années, a été interpellé par les services de sécurité pour des fins d’enquête.

De Guéckédou, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Application ‘’Epi Pass’’ en Guinée : les précisions de Bakary Keïta (ANSS)

14 août 2021 à 9 09 40 08408
Bakary Keïta, Responsable du service informatique de l’ANSS et Chef du projet de l’application Epi Pass

Comme annoncé précédemment, les autorités sanitaires ont procédé hier, vendredi 13 août 2021, au lancement officiel de l’application ‘’Epi Pass’’ en Guinée. Cette application est présentée comme un outil permettant de numériser les carnets de vaccination pour conserver les données dans le système informatique de l’ANSS (agence nationale de sécurité sanitaire). Et, son lancement s’inscrit dans le cadre du renforcement des stratégies de la Guinée dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, a appris un reporter de Guineematin.com qui a assisté à la présentation.

Selon Bakary Keïta, le responsable du service informatique de l’ANSS et chef du projet de l’application Epi Pass, ce nouvel outil devrait permettre à chacun de pouvoir vérifier les statuts vaccinaux.

« C’est une application qui est divisée en deux parties. Une première partie est au niveau du Web, ce qui va permettre à ceux qui sont hors du pays d’y accéder. De l’autre côté aussi, on a une partie mobile. On va essayer de mettre ça aux différents points d’entrées pour permettre de vérifier même les cartes vertes existantes. Parce ce qu’il faut prendre du temps avant de pouvoir supprimer ces cartes. Et comme je le disais, c’est que l’autre côté aussi ça va permettre à tout le monde de pouvoir vérifier les statuts vaccinaux des uns et des autres au cas où ils n’ont pas de carte de vaccination. Ils pourront aussi aller télécharger leur propre carte de vaccination pour pouvoir jouir pleinement de ça… Pour télécharger l’application, la procédure c’est quoi ? Dès que les données sont chargées, en principe, la personne reçoit un SMS sur son téléphone qui lui indique le lien sur lequel il peut aller télécharger l’application. À partir de ce lien, il a déjà son certificat. Il y a un bouton en haut pour pouvoir imprimer et enregistrer dans son téléphone ou dans n’importe quel outil. Il peut aller directement sur le site web: passvaccinal.anss-gn.org qui est déjà en production. Nous sommes déjà en train de charger les données de vaccination », a expliqué Bakary Keïta.

A en croire cet informaticien, l’application ‘’Epi Pass’’ va aussi permettre de lutter contre les fausses cartes de vaccination dans le pays.

Bakary Keïta, Responsable du service informatique de l’ANSS et Chef du projet de l’application Epi Pass

« Effectivement, nous avons procédé au lancement de ce pass vaccinal qui est un outil très important qui permettra à coup sûr de permettre à la majeure partie de la population qui est concernée par la vaccination d’être protégée. Vous le savez bien, il y a des fausseurs qui sont sur pieds pour tout modifier sur leur chemin. Mais, heureusement, nos frères, nos fils se sont investis pour nous trouver cet outil (Epi Pass) extrêmement important qui va nous permettre aujourd’hui de faire respecter les mesures qui ont été prises par le gouvernement, notamment l’accès aux lieux publics, aux départements qui est assujetti à la présentation de ce pass vaccinal. Ceci dénote l’obligation de tout un chacun d’aller se faire vacciner et également contrecarrer ceux-là qui vont présenter des fausses cartes qui seront surpris d’être saisis. Donc, nous demandons à la population de rallier les points de vaccination afin de se faire vacciner. Et, également interpeller ceux-là qui restent à domicile, qui appellent les agents vaccinateurs pour leur dire : venez me faire vacciner à la maison. Et au retour, quand ils donnent le transport à ces agents, ils disent après que les agents de vaccination rackettent et prennent de l’argent avec les gens. Ce sont ceux-là qui sont en train d’encourager cette pratique. Désormais, toute autorité qui aurait besoin de se faire vacciner avec sa famille, qu’elle fasse recours au directeur de l’ANSS avec son équipe, mais pas à travers les agents », a indiqué Bakary Keïta.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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