Matoto : le maire, Mamadouba Tos Camara, suspend Lansana Conté du conseil de quartier de Dabondy-rails

31 août 2021 à 22 10 49 08498

Dans la journée d’hier, lundi 30 août 2021, les jeunes du quartier Dabondy (dans la commune de Matoto) ont investi la rue pour exprimer leur désapprobation sur la nomination de Lansana Conté à la tête du conseil de quartier de Dabondy-rails. Ils accusent ce nouveau promu de détournement et reproche au maire de Matoto, Mamadouba Tos Camara, de l’avoir nommé sans aucune consultation. Mais, ce mardi, l’autorité communale de Matoto a nié avoir nommé qui que ce soit à la tête du conseil de quartier de Dabondy-rails. Mamadouba Tos Camara a aussi annoncé la suspension de Lansana Conté du conseil dudit quartier ; et, il a menacé de faire arrêter le président de la jeunesse de Dabondy-rails, Ibrahima Sory Keïta (Del Pierro), accusé d’être l’initiateur de la manifestation d’hie.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, Lansana Conté gère les affaires du quartier Dabondy-rails depuis le décès de l’ex chef du quartier, feu Ousmane Sylla. Il assure l’intérim depuis neuf (9) mois et délivre des certificats de résidence à des citoyens. Mais, récemment, des rumeurs de sa titularisation à ce poste par l’autorité communale de Matoto ont circulé dans le quartier.

Or, dans un entretien avec un reporter de Guineematin.com ce mardi, 31 août 2021, le maire Mamadouba Tos Camara a démenti avoir pris un acte pour nommer Lansana Conté comme président du conseil de quartier de Dabondy-rails. D’ailleurs, il a accusé Lansana Conté d’avoir falsifié le cachet du quartier pour délivrer des actes aux citoyens ; et, il a également annoncé sa suspension du conseil dudit quartier.

Mamadouba Tos Camara, maire de Matoto

« Depuis le décès du chef de quartier de Dabondy-rails, aucun acte n’a été pris à la mairie nommant une personne comme président du conseil de quartier. J’ai été étonné d’entendre que les gens sont dans la rue. C’est une manipulation pure et simple. Personne ne peut se lever un beau matin pour dire que c’est tel ou tel qui va être chef de quartier. Lansana Conté a falsifié le cachet ; et, sans l’avis des autorités communales, il délivrait les certificats de résidence. Pour le moment, Lansana Conté est suspendu du conseil de quartier de Dabondy-rails jusqu’à nouvel ordre », a indiqué Mamadouba Tos Camara.

Pendant la manifestation d’hier, lundi, plusieurs personnes ont été arrêtées. Et, le maire de Matoto n’y voit aucun problème. Mamadouba Tos Camara estime que nous sommes dans un État de droit où personne ne peut empêcher les citoyens de vaquer à leurs activités en faisant une manifestation.

« La manifestation est un droit ; mais, il y a des voies à suivre. Et, rien de tout ça n’a été respecté. On ne peut pas empêcher les citoyens de vaquer à leurs activités quotidiennes et dire qu’on réclame son droit », a-t-il dit.

Parlant de l’actuel président du conseil des jeunes de Dabondy-rails, Ibrahima Sory Keïta, l’autorité communale de Matoto a menacé de le faire arrêter s’il continue de revendiquer le titre de président des jeunes de Dabondy-rails.

« Il (Ibrahima Sory Keïta) n’est ni président du conseil des jeunes du quartier, ni membre du bureau du quartier. Et, s’il continue, on va l’arrêter et il va répondre de ses actes », a martelé Mamadouba Tos Camara.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Ibrahima sory Keïta (Del pierro) a réitéré que c’est bien lui qui est le président du conseil des jeunes de Dabondy-rails.

« S’il y a quelqu’un qui est président du conseil des jeunes à Dabondy-rails, qu’il se présente ou qu’il porte plainte contre moi. Je suis le président du conseil des jeunes de Dabondy depuis le temps de Ousmane Sylla (l’ancien chef de quartier qui est décédé). Ce n’est pas Mamadouba Tos Camara qui m’a nommé. Donc, quand il dit qu’il ne me reconnait pas, ce n’est pas un problème, parce que ce n’est pas lui qui m’a mis là. Notre revendication, c’est que nous ne voulons pas de Lansana Conté comme chef de quartier. Il n’a pas les mains propres. En 2010, il (Lansana Conté) a détourné un écran plat et un groupe électrogène pour amener çà dans son village. Donc, nous ne voulons pas de lui. Les habitants de Dabondy-rails veulent comme président du conseil de quartier monsieur Mohamed Camara, dit Bems », a indiqué Ibrahima Sory Keïta.

A suivre !

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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Rapprochement entre Cellou, Sidya et Kouyaté : les précisions d’Alpha Oumar Taran Diallo (ADR)

31 août 2021 à 19 07 01 08018
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) et membre de l’ANAD

Ces derniers jours, les anciens Premiers ministres, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté ont renoué le contact en vue de faire front commun contre le pouvoir d’Alpha Condé. Et, à travers ce rapprochement, certains observateurs de la vie politique guinéenne voient déjà la mort précipité de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) qui a fait front commun derrière Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée). Mais, pour Alpha Oumar Taran Diallo, le président du parti ADR (alliance démocratique pour le renouveau) et membre de l’ANAD, tout se passe pour le mieux au sein de l’ANAD.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 31 août 2021, cet opposant au régime Alpha Condé a laissé entendre qu’il n’y a aucun risque d’explosion de l’ANAD, dans la mesure où c’est le consensus qui détermine la position à adopter. Il a d’ailleurs précisé que ce sont les partis membres de l’ANAD qui discutent avec les partis membres du FNDC.

« C’est vrai que cette question défraie la chronique au niveau de l’échiquier politique. Des gens parlent des risques d’explosion de l’ANAD à cause justement de ce rapprochement. Mais, je dirais qu’il n’y a aucun problème au sein de l’ANAD ; et, toute activité que nous menons, c’est après débat et lorsque le consensus se dégage. Pour ce qui est des leaders de ces partis politiques membres du FNDC, il y a effectivement des discussions en cours. Lorsqu’on a été approché par les médiateurs, il y a eu une réunion au sein de l’ANAD qui a mandaté le président de notre alliance, puisque comme vous le savez, depuis le 14 juillet passé, on a mis en place un organigramme. Donc, ils se sont rencontrés. Il y a eu des discussions et on est parvenu à un accord pour tout ce qui est des actions communes qu’on peut mener ensemble. On va le faire et la signature se fera à un moment où on informera le public. Mais, encore une fois, il n’y a pas de divergence au sein de l’ANAD et ce n’est pas l’UFDG qui a été approchée ; mais les partis membres de l’ANAD qui discutent avec les partis membres du FNDC », a expliqué Alpha Oumar Taran Diallo.

Selon le président de l’ADR, en cas d’accord avec les partis du FNDC, ce n’est pas le président l’ANAD seulement qui va signer. Mais, chaque parti va s’engager individuellement.

« Le protocole stipule que c’est les partis politiques membres  de l’ANAD et ceux du FNDC qui établissent un protocole d’accord de collaboration. Donc, je ne vois pas comment est-ce que le président de l’ANAD seul pourrait signer, puisqu’à l’ANAD il n’y a pas que les partis politiques. Il y a des mouvements sociaux dedans, des associations et plein de groupements. Certes il y a les partis politiques ; mais, il y a ces organisations. C’est comme au sein du FNDC où vous avez des structures de la société civile et des partis politiques. Et, puisque les éléments sur lesquels nous sommes tombés d’accord, à savoir : lutter contre la délinquance électorale, la violation des droits humains pour la libération des détenus politiques, concernent beaucoup plus les partis politiques, c’est ce qui fait que nous nous sommes engagés dans cette discussion. Maintenant, chaque parti est souverain et indépendant, chacun va s’engager », a précisé Taran Diallo.

Par ailleurs, le leader de l’ADR a indiqué que dans ce rapprochement avec les partis du FNDC, il est prévu la mise en place d’un protocole d’accord de partenariat pour des actions ponctuelles que les acteurs mettront en commun. « En fait, ce qui nous unis, ce qu’on a en commun, on mutualise nos efforts pour mener ces activités-là et de façon ponctuelle ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Faranah : tous les chantiers de l’État sont aux arrêts

31 août 2021 à 18 06 20 08208

Située à environ 455 kilomètres de Conakry et considérée comme un des fiefs traditionnels de l’actuel parti au pouvoir en Guinée (le RPG), la préfecture de Faranah est en manque criard d’infrastructures. Exceptée la maison des jeunes, tous les chantiers entamés par l’Etat dans cette préfecture sont aux arrêts. Et, rien sur place ne laisse croire que ces chantiers vont redémarrer de sitôt. Le préfet, Elhadj Ibrahima Kalil Keita, parle d’une situation « regrettable » dont même le président de la République est au courant, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Des travaux de construction de l’aéroport international de Faranah à ceux de la Citée du Niger (où logeaient les chefs d’Etats d’Afrique de l’Ouest), en passant par le tribunal de première instance, l’hôtel des finances et les travaux d’extension de l’hôpital régional, tout est aux arrêts. Aucun entrepreneur, aucun ouvrier, n’est visible dans ces différents chantiers. Et, pour le préfet de Faranah, Elhadj Ibrahima Kalil Keita, c’est une situation vraiment regrettable.

« L’hôtel des finances il y a longtemps. La cité du Niger est terminée, il ne reste que le forage. Alors qu’à l’hôpital, les travaux sont arrêtés, c’est vrai et c’est regrettable. Les travaux du palais de justice sont arrêtés, c’est regrettable. Aujourd’hui, même les travaux de l’aéroport sont arrêtés. Et, tout ça, c’est regrettable. Mais, tous ces problèmes sont portés à la connaissance des autorités supérieures jusqu’au niveau du président de la République », a déploré Elhadj Ibrahima Kalil Keita.

A noter que toutes les infrastructures qui existent actuellement à Faranah ont été réalisées sous le régime de la première République en Guinée, dirigée par le camarade Ahmed Sékou Touré, natif de cette préfecture.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620 24 15 13/660272707

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Fermeture des cliniques clandestines : « c’est une très bonne décision » (Pr Hassane Bah)

31 août 2021 à 18 06 07 08078
Pr Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins de Guinée

C’est avec beaucoup de satisfaction que l’ordre national des médecins de Guinée accueille la décision du gouvernement de fermer les clandestines (celles qui exercent sans agrément). Selon le président de la structure, Pr Hassane Bah, cette initiative est très salutaire, parce qu’elle permet de préserver la santé de la population. Il l’a dit dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce lundi, 30 août 2021.

« C’est une très bonne décision, parce qu’il faut réglementer l’exercice de la médecine en Guinée. Le constat est clair : il y a beaucoup de nos collègues qui exercent illégalement dans des conditions qui sont défavorables à nos malades. Donc, c’est tout à fait normal qu’on envisage la fermeture de ces cabinets et surtout qu’il y ait une volonté politique de le faire. Donc, je salue cette décision », a déclaré Pr Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins de Guinée, qui appelle toutefois à faire la part des choses.

« Lorsqu’on dit de fermer les cliniques clandestines, cela ne veut pas dire qu’il faut fermer les cliniques ou cabinets qui sont dans les normes. Mais il y a des médecins qui n’ont pas les qualifications, qui n’ont pas les compétences et qui posent des actes qu’ils ne doivent pas faire et qui causent des préjudices, parfois même la mort des patients. Ce sont ces cliniques qu’il faut fermer. Et mieux que cela, il y a une disposition du Code pénal qui condamne l’exercice illégal de la médecine, c’est une sanction pénale. On n’a pas besoin de dispositions préalables ou d’avertissement pour le faire, on doit le faire, il faut le faire ».

En application des instructions données par le président Alpha Condé, le ministère de la santé, à travers l’inspection générale de la santé (IGS), a procédé au recensement de l’ensemble des cliniques privées évoluant à Conakry et ses environs : Coyah et Dubréka. Et, sur près de 700 structures sanitaires installées dans cette zone, seulement 150 à 200 sont légalement installées. Toutes les autres sont en train d’être fermées, ont annoncé les autorités sanitaires. Mais pour la réussite de l’opération, le président de l’ordre national des médecins de Guinée appelle à l’implication de l’ensemble des acteurs concernés.

« A partir du moment où il y a une volonté politique, il faudrait que tous les acteurs soient impliqués. Par exemple, c’est une action menée par le ministère de la santé à travers l’inspection générale de la santé. Il faudrait qu’en plus de cette inspection, les autres professionnels soient impliqués, que la société civile soit impliquée et que tout le monde se sente concerné pour assurer une meilleure santé à la population. Donc, ce n’est pas un problème qui doit être sectoriel mais qui doit concerner tout le monde, toutes les parties qui sont impliquées dans la santé de la population. C’est le premier facteur.

Le deuxième facteur, c’est de savoir que nous avons aujourd’hui en moyenne 800 à 1000 étudiants qui sont formés par an. Et ces médecins qui sont formés en sciences de la santé au niveau de nos universités, qui ne sont pas employés, sont versés sur le marché de l’emploi. Ils restent comme ça alors qu’ils n’ont rien appris que la médecine. C’est très difficile de les encadrer parce que ce sont eux qui se retrouvent maintenant dans les quartiers et qui font de l’exercice illégal de la médecine, qui pratiquent des actes dont ils n’ont ni la qualification, ni la compétence, mais ils le font pour vivre.

Si on veut une solution pérenne, il faut voir en amont en mettant en place un numerus clausus par rapport à la formation. Diminuer le nombre qui est formé sans emploi, réglementer et voir ceux qui sont sur le marché comment est-ce qu’il faut les utiliser. Mais, aussi longtemps qu’on restera comme ça en train de former sans pour autant pouvoir les utiliser, on assistera au même phénomène », a laissé entendre Pr Hassane Bah.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

Tel: 622 67 36 81

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Tougué : le choix d’un voleur de bétail comme président du district de Kambaya agite les populations

31 août 2021 à 17 05 18 08188
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

C’est le grand bruit qui court actuellement à Tougué, une préfecture située à 86 kilomètres à l’Est de la ville de Labé, en Moyenne Guinée. La désignation d’un « récidiviste de vol de bétail » par les autorités préfectorales pour présider le district de Kambaya, dans la commune urbaine de Tougué, agite les populations, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.  

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Selon nos informations, dans la localité de Kambaya, localité située à environ 20 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Tougué, la désignation de Mamadou Alladjéï Baldé comme nouveau président du district ne fait pas l’unanimité au sein des populations. En effet, ce dernier est accusé d’être un récidiviste de vol de bétail dans la préfecture et qu’il aurait déjà fait plusieurs fois la prison.

Joint au téléphone par Guineematin.com, l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Mamadou Sakho Barry, révèle qu’il y a eu une mission de la préfecture accompagnée par le maire de la commune urbaine de Tougué qui est allée démettre Fodé Camara à la tête dudit district. Cela a causé des frustrations au sein de la population.

Mamadou Sacko Barry, ancien maire de la commune urbaine de Tougué

« Ils ont remplacé le président du district, Fodé Camara, par un autre qu’on appelle Mamadou Alladjéï Baldé. Mais, ce dernier est un récidiviste de cas de vol de bétail dans notre préfecture. Il a été plusieurs fois condamné et a fait la prison de Labé, de Conakry et de Kindia. Après l’acte, la population s’est mobilisée pour dire qu’elle ne l’accepterait pas. C’est ainsi qu’ils ont adressé une lettre à l’autorité régionale, notamment à monsieur le gouverneur Madifing Diané pour lui signifier leur opposition à cette désignation. Surtout que c’est un remplacement qui n’obéit à aucune règle déontologique parce que selon les instructions du ministre de l’Administration du territoire, général Boureima Condé, la désignation des présidents de district avait été suspendue. Et, la proportionnelle qui avait été acceptée pour désigner les gens voudrait que ça soit l’UFDG qui désigne à ce niveau, s’il faut le faire. Mais, on nous a demandé de surseoir à cela en attendant d’autres instructions. Et c’est dans cette attente qu’ils sont allés démettre Fodé Camara », dénonce le secrétaire fédéral de l’UFDG à Tougué.

Selon Sakho Barry, Mamadou Alladjéï Baldé est un transfuge de l’UFDG pour le RPG où il aurait trouvé soutien pour qu’il soit à la tête des populations de Kambaya. « C’est sûr que Mamadou Alladjéï Baldé est du RPG maintenant parce que nous ne le connaissons pas dans nos rangs. Il était à un moment donné chez nous (à l’UFDG) ; mais, en quête de ce poste de président du district. Nous, on ne pouvait pas prendre cette responsabilité de désigner quelqu’un qui a un tel CV comme président de district. C’est pourquoi il s’est rabattu sur le RPG en estimant que c’était plus facile à jouer », a-t-il. L’autre problème que soulève cette désignation, ce sont les risques d’explosions familiales puisque d’après nos informations, Mamadou Alladjéï Baldé est l’oncle paternel de Fodé Camara qu’il tente d’évincer. Également appelé pour recouper les informations, le maire de la commune urbaine de Tougué, Mamadou Diaby, n’a pas voulu collaborer avec nous. Il a juste dit qu’il était sur sa moto avant de nous raccrocher au nez. Aux dernières nouvelles, le gouverneur de la région, Madifing Diané, devrait se rendre à  Kambaya dans la journée de ce mardi 31 août 2021 pour tenter de dénouer la crise.

À suivre !

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Kantoumanina (Mandiana) : un orpailleur perd la vie dans une mine d’or

31 août 2021 à 16 04 40 08408
image d’archive

Père de trois enfants et originaire de la préfecture de N’zérékoré, Ibrahima Kourouma a trouvé la mort hier, lundi 30 août 2021, dans la mine d’or de Malidjana, dans la sous-préfecture de Kantoumanina, préfecture de Mandiana. Ce jeune d’une vingtaine d’années a trébuché et a chuté d’une hauteur de 15 mètres. Il est décès sur place.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, les faits se sont produits aux environs de 17 heures. Ibrahima Kourouma était en train de remonter de la mine où il travaillait depuis le matin, lorsque tout d’un coup, il a glissé et a chuté par la tête.

« Mon ami voulait se retiré de la mine pour céder à une autre personne. Il est monté jusqu’à ce qu’on a commencé de voir sa tête dehors. Et, brusquement, il est redescendu sur sa tête à une profondeur de 15 mètres. Et, sur place, on est descendu pour le secourir. Mais, hélas, il était déjà mort », a expliqué Mamoudou Diakité, un ami de la victime.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Siguiri : le receveur communal poignardé dans le bureau du maire

31 août 2021 à 16 04 05 08058

Les faits se sont produits hier, lundi 30 août 2021, aux environs de 10 heures, dans les locaux de la mairie. Le receveur communal, Ibrahima Kébé, a été poignardé au visage par un contractuel communal dans le bureau du maire Elhadj Koumba Sékou Magassouba. La victime a été légèrement blessée ; et, elle accuse le maire d’avoir organisé un complot contre lui.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est une enquête financière menée par le receveur communal sur des biens de la commune qui a mis en rogne son agresseur et le maire Elhadj Koumba Sékou Magassouba. Ces deux derniers seraient respectivement empêtrés dans la disparition d’une moto et la vente d’une parcelle appartenant à la commune. Et, ils n’ont pas aimé que Ibrahima Kébé vienne y fourrer son nez d’inquisiteur.

Ibrahima Kébé, receveur communal de Siguiri

« Il y a quelques jours, j’ai trouvé un immeuble construit au marché Sokoura, dans le quartier Siguirikoura1. Cela m’a beaucoup étonné. Étant le receveur de la commune et chargé de logistique, j’ai un regard sur les biens de la commune. J’ai cherché à comprendre qui construit là-bas et qui lui a vendu ce terrain. L’administrateur du marché m’a donné l’adresse du propriétaire de l’immeuble, je lui ai convoqué. Et, il m’a dit qu’il a acheté le terrain à 15 000 000 francs dans la main de Condé, un conseiller. J’ai appelé ce dernier, il m’a dit qu’il était un simple commissionnaire. Et, après insistance, parce qu’il ne voulait pas dévoiler les noms, il a cité le maire et l’ancien secrétaire général de la commune, Almamy. Je suis venu voir le premier vice maire et je lui ai demandé de convoquer une réunion pour voir clair dans cette situation.

Egalement, dans le cadre du recouvrement de l’argent crédité aux jeunes et aux femmes, la commune a payé des motos. Paradoxalement, il y a une moto qui se trouve à l’ingénieur conseiller (un contractuel communal chargé de superviser la construction des infrastructures au compte du fond Fodel). Ce qui est injuste. Donc, j’ai demandé au monsieur de déposer la moto. C’est l’ingénieur conseiller qui est venu dire au maire que mes enquêtes visent monsieur le maire et je veux l’abattre. Donc, le maire m’a convoqué dans son bureau hier. L’ingénieur conseiller a répété la même chose. Et, quand j’ai voulu parler, il s’est levé pour me poignarder. Le maire était présent, son premier vice maire aussi. Le maire m’a demandé de sortir dans son bureau. J’ai saisi mes chefs hiérarchiques. Pour le moment, j’ai suspendu mes activités à la commune », a expliqué Ibrahima Kébé.

Interrogé sur cette situation, le maire de la commune urbaine de Siguiri n’a pas voulu faire de commentaire. « Je n’ai rien à dire », a-t-il confié brièvement.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Renvoi du procès de l’opposant Sorya Bangoura : « c’est un alibi » pour le maintenir en prison

31 août 2021 à 15 03 53 08538
Soryah Bangoura, secrétaire fédéral de l’UFDG de Matam

Arrêté depuis le 06 août dernier pour « entrave aux mesures sanitaires », Sorya Bangoura, le secrétaire fédéral de l’UFDG (la principale formation politique d’opposition en Guinée) dans la commune de Matam, devait être jugé ce mardi, 31 août 2021, par le tribunal correctionnel de Mafanco. Mais, finalement, l’opposant n’a pas été présenté à cette juridiction de première instance ; et, son procès a été renvoyé à une « date ultérieure » par cette juridiction de première instance. Une situation qui a irrité ses avocats qui dénoncent « un alibi » du parquet visant neutraliser leur client, rapport Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Apparemment, l’annonce de la programmation de l’ouverture du procès de Sorya Bangoura était une simple farce. Car, ce mardi, son dossier n’a été inscrit au rôle d’audience. Et, pire, l’opposant n’a même pas été extrait de la maison centrale pour être convoyé au tribunal. Ses avocats, visiblement très pressés d’en découdre avec le parquet dans cette affaire, ont été pris de court la farce qui leur a été vendue. Ils ont surtout été estomaqué d’entendre que le procès de leur client ne va pas s’ouvrir aujourd’hui et qu’il est renvoyé à une date ultérieure.

« On nous a fait savoir que le procès de notre client (Sorya Bangoura) devrait avoir lieu  ce mardi 31 août 2021. On vient au tribunal, à notre surprise, on trouve que le procès n’est pas programmé. Notre client n’est même pas venu. Mais, ce qui est important, c’est que nous ne comprenons plus. Sinon, un cas de flagrant délit devrait être jugé dès le jour son défèrement ou le lendemain même. Mais, notre client croupit en prison depuis le 9 août dernier. Donc, çà  nous le regrettons et nous le condamnons… La non tenue de l’audience aujourd’hui est du à un problème d’organisation interne. Ils devraient tenir l’audience aujourd’hui, malheureusement ils nous ont dit de rester à l’écoute, ils vont nous tenir informés au plus tard aujourd’hui soir sur la date du procès. Mais, nous nous avons compris le problème. Vous savez monsieur  Soria est le responsable fédéral de l’UFDG de Matam, il est très efficace et pose des actions importantes au niveau de l’UFDG. Et donc, il faut tout faire pour trouver un alibi pour le faire taire ou pour neutraliser ses actions. C’est ce que nous dénonçons et condamnons. Il devrait être jugé le jour même de son défèrement ou le lendemain. Mais, depuis le 9 août il est injustement et arbitrairement en détention à la maison centrale », a dénoncé Me Alseny Aïssata Diallo.

Pour cet avocat au barreau de Guinée, les charges articulées contre son client ne tiennent pas débout. Et, la preuve de cet argument sera démontrée au moment venu devant le tribunal.

« On lui reproche de ne pas respecter les mesures barrières. C’est ce que nous nous apprêtons à démonter pièce par pièce. Parce que ce n’est pas un motel qu’il gère, c’est un hôtel. Et, ce n’est pas lui seul qui gère un hôtel à  Conakry. Il y en a plusieurs et tous les propriétaires de ces hôtels personne n’ont pas été arrêtés pour non respect des mesures sanitaires. Et, ces hôtels continuent à  recevoir des gens jusqu’à 00 heure, jusqu’au moment où je vous parle. Pourquoi c’est notre client seulement, Sorya Bangoura, qui a été interpellé pour non respect de mesures sanitaires ? Donc, c’est pour vous dire que ça ne tient pas. De toutes les façons, à  l’audience le procureur qui l’accuse de ce non respect des mesures sanitaires aura à faire avec nous. Il sera prêt à nous affronter et nous nous sommes déjà prêts », a martelé Me Alseny Aïssata Diallo. 

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Mandiana : plusieurs blessés dans un affrontement autour d’une mine d’or

31 août 2021 à 15 03 43 08438

La situation est très tendue ce mardi, 31 août 2021, à Mandiana. Des habitants de deux quartiers de la ville se sont violemment affrontés autour du contrôle d’une nouvelle mine d’or, faisant une dizaine de blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Tout est parti de la récente découverte d’une mine d’or à environ 3 kilomètres de la ville de Mandiana, sur la route de Kankan. Des habitants des quartiers Oudiala et Mandiana 1 ont revendiqué chacun la paternité du domaine sur lequel le métal précieux a été découvert. « La mine d’or se trouve dans un endroit qui relève du quartier Ouadiala, qui se trouve à la sortie de la ville, en partant vers Kankan. Mais il se trouve que les habitants de Oudiala ont, par amitié, octroyé le domaine à un habitant de Mandiana 1, qui l’exploite depuis plusieurs années.

C’est dans sa plantation d’ailleurs que l’or a été découvert. Maintenant, lorsque l’or a été découvert sur les lieux, les habitants de Oudiala ont revendiqué la paternité du domaine. Ils disent que l’endroit a été donné à celui qui l’exploite uniquement pour faire sa plantation et non pour s’approprier la terre. Ce que les habitants de Mandiana 1 rejettent catégoriquement. Eux aussi disent que le domaine leur appartient et que ce sont eux qui doivent exploiter l’or découvert sur les lieux », a expliqué un citoyen de Mandiana.

Ce mardi, des habitants de Oudiala ont érigé des barricades sur la route pour empêcher ceux de Mandiana 1 d’accéder à la mine d’or. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En réponse, ceux de Mandiana 1 ont décidé aussi d’empêcher leurs adversaires de se rendre au centre-ville. Finalement, les deux camps se sont affrontés, notamment à l’aide de machettes, faisant plusieurs blessés. Selon une source sanitaire, neuf blessés dont un cas grave ont été admis à l’hôpital préfectoral de Mandiana, peu avant l’intervention des militaires basés à Oudiala qui ont mis fin aux violences.  

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel. 00224 625 81 03 26

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GIZ Education de base : Renforcement de capacités des enseignants et encadreurs de sa zone d’intervention dans les disciplines fondamentales de l’élémentaires

31 août 2021 à 14 02 03 08038

Le programme « Promotion de l’éducation de base (PEB) II » de la GIZ (agence de mise en œuvre de la coopération technique allemande), appuie le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MEN-A) à travers le Service National de Formation Continue des Personnels Enseignants (SNFCPE) pour le renforcement de capacités des enseignants. La présente session de formation est une suite logique du processus EGRA (Early Grade Reading Assessment / Évaluation des compétences fondamentales en lecture) et EGMA (Early Grade Math Assessment / Évaluation des compétences fondamentales en mathématiques) initié par la GIZ depuis 2019 pour cerner les faiblesses des élèves en français et en mathématique en fin de CE1.

En réponse aux lacunes décelées chez les élèves dans ces disciplines fondamentales, un processus de renforcement de capacité professionnelle des enseignants/tes est initié pour les doter de compétences leurs permettant d’apporter une amélioration de la qualité des enseignements apprentissages.

C’est dans ce cadre que la présente formation qui a pour objectif d’aider à améliorer la pratique professionnelle des enseignements/apprentissages scolaires des enseignants des classes de CE1 en français et en mathématiques afin de relever les niveaux des élèves dans les écoles partenaires est organisée.

L’activité, placée sous la responsabilité du Service National de Formation Continue des Personnels Enseignants (SNFCPE) et soutenue par le PEB II, a débuté par un atelier préparatoire tenue à Mamou les 13 et 14 Août 2021. Il a regroupé 10 formateurs du niveau national, 16 formateurs du niveau local, 4 facilitateurs, 1 Coordinateur national du MENA et 2 cadres de la GIZ-PEB. Le but de cette rencontre était de préparer les formateurs à la formation des enseignants sur le terrain.

Quant aux ateliers de formation des enseignants, ils se sont déroulés simultanément dans les chefs-lieux des 4 régions d’intervention de la GIZ : Kindia, Mamou, Labé et Faranah. Organisées dans les salles de classe des écoles partenaires pour mieux rapprocher l’enseignant de son milieu, ces rencontres ont visé la période propice de disponibilité des participants et afin de mieux les préparer pour la prochaine ouverture des classes.

Compte tenu du contexte fortement marqué par la recrudescence de la Pandémie du COVID 19, les participants ont été installés au ratio de 20 par salle de classe en moyenne pour le respect de la distanciation et sont pourvus de masques et de gel hydroalcoolique par les organisateurs pour la désinfection des mains. De même pour le respect des mesures barrières, les pauses sont servies aux participants sur place dans les salles de formation pour éviter les regroupements.

Au total 137 enseignants du CE1, 60 Directeurs d’écoles, 35 Délégués scolaires de l’enseignement élémentaire et 13 encadreurs des écoles partenaires vont suivre 12 jours de formation en français, en Mathématiques et en supervision pédagogique du 16 au 27 Août 2021.

Au début de la formation, les participants ont été soumis à un test diagnostic en vue de situer leur niveau de départ. A la fin de la session, les apprenants seront soumis à une évaluation finale pour mesurer la valeur ajoutée aux acquis des enseignants lors de la formation.

Chaque participant sera doté de supports de formation à la fin de la session pour continuer sa formation en toute autonomie. Également, chacun des participants disposera d’une fiche individuelle de formation en vue d’y consigner ses difficultés relatives aux notions développées par les facilitateurs pour régulation. Les notes obtenues par les enseignants au cours de la formation en présentiel seront analysées au niveau national en vue de mieux cibler le processus de suivi pédagogique.

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Divergences au sein de l’ANAD ? « Ce n’est pas du tout vrai », répond Cellou Dalein

31 août 2021 à 13 01 16 08168

Dans l’émission Mirador de FIM FM ce mardi, 31 août 2021, Cellou Dalein Diallo s’est montré rassurant quant à l’avenir de l’ANAD (Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie). En effet, une rumeur qui a circulé ces derniers jours, faisait état d’une éventuelle dislocation de cette nouvelle coalition de partis d’opposition.

Cela, en raison du rapprochement de son président, Cellou Dalein Diallo, et les opposants Sidya Touré et Lansana Kouyaté. Le président de l’UFDG a confirmé qu’il y a des discussions en cours entre son camp et ceux des deux anciens premiers ministres, mais avec la participation effective des autres membres de l’ANAD.

« Il y a effectivement des pourparlers qui ont été engagés entre les partis politiques membres de l’ANAD et les partis politiques membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à savoir, le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) de Aliou Bah, le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) de Lansana Kouyaté et l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré.

Ces pourparlers continuent pour voir quel type de coopération on peut développer entre les partis de l’ANAD et les partis politiques membres du FNDC. C’est une réalité. On a estimé qu’on pouvait dans certains domaines, développer une coopération pour barrer la route à la dictature », a indiqué le principal opposant guinéen.

Il assure que contrairement à ce qui a été dit, il n’y aucune divergence au sein de l’ANAD autour de ce sujet. « Dire que certains partis politiques de l’ANAD ne sont pas d’accord n’est pas du tout vrai. Il n’y a aucune divergence à cet égard. Lorsque la démarche des facilitateurs a été déclenchée, nous avons été saisis et nous nous sommes réunis au niveau de l’ANAD pour savoir qu’est-ce qu’on fait.

Et c’est à l’unanimité qu’on a décidé de discuter. Au niveau de l’ANAD, on s’est retrouvés pour savoir quelle suite donner à la démarche des facilitateurs. On a estimé qu’on pouvait discuter avec eux pour savoir ce qui est possible d’être établi comme coopération entre les partis politiques de l’ANAD et les partis politiques du FNDC. C’est dans ce cadre que les discussions ont commencé », a dit Cellou Dalein Diallo.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Conakry : OADDE-Guinée lance son projet « jeunes ambassadeurs pour la déconstruction des consciences ethnocentriques »

31 août 2021 à 12 12 28 08288
Jean Zézé Guilavogui, président de l’OADDE-Guinée

Initié par l’organisation africaine du développement durable et d’environnement (OADDE), en partenariat avec la « Coalition internationale des sites de conscience », le projet « jeunes ambassadeurs pour la déconstruction des consciences ethnocentriques » a pour objectif de conscientiser la jeunesse guinéenne sur les dangers de l’ethnocentrisme pour une nation. Il est le fruit de plusieurs séances de renforcement de capacités avec les experts de la coalition internationale des sites de conscience pour la participation communautaire globale. Et, il vise à faire du jeune un acteur incontournable dans la lutte contre les préjugés et le repli identitaire basé sur l’ethnie. Il a été lancé à Conakry vendredi dernier, 13 août 2021, par OADDE-Guinée, à travers une sensibilisation contre la haine, la rancune et le rejet de l’autre à cause de son appartenance ethnique, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à travers un petit documentaire qui illustre la stigmatisation basée sur le nom, sur l’ethnie et la communauté en milieu professionnel que l’OADDE-Guinée a donné le coup d’envoi du projet « jeunes ambassadeurs pour la déconstruction des consciences ethnocentriques » à Sonfonia, dans la commune de Ratoma. La démarche vise à sensibiliser et à conscientiser les jeunes sur leur rôle et leur responsabilité dans la construction d’une Guinée unie, où les diversités ethniques, régionales et culturelles sont des leviers de développement ; et non des freins à la cohésion et à l’épanouissement.

Selon le président de l’OADDE-Guinée, Jean Zézé Guilavogui, ce projet ne consiste pas à considérer la conscience ethnique (qui est même un droit) comme un délit ou un crime en soi.

« Le délit, le crime, c’est d’opposer les ethnies les unes aux autres. L’unité nationale, ce n’est pas la suppression des ethnies, c’est la reconnaissance pleine et entière de chacune et de toutes. Nous souhaitons, enfin voir des jeunes comme des acteurs de promotion du vivre ensemble et de véritables combattants de la lutte contre l’ethnocentrisme en Guinée. Nous faisons une plaidoirie auprès des autorités publiques pour que l’Etat commence à inculquer aux jeunes qu’il y a une diversité culturelle en Guinée. Et, cela ne sera possible que si on instaure cela dans le système éducatif. Le village et la langue n’est pas une barrière. Donc, nous devons accepter de vivre ensemble », a indiqué Jean Zézé Guilavogui.

Sonna Cissé, animatrice

Pour Sonna Cissé, animatrice de ce projet de lutte contre l’ethnocentrisme en Guinée, cette initiative de l’OADDE-Guinée est un pas encourageant vers la consolidation de la paix et la cohésion sociale pour une Guinée émergente.

« Nous devons nous donner les mains, car rien n’est possible sans la paix. Nous devons nous battre contre l’ethnocentrisme pour le développement de la Guinée », a-t-elle dit.

De son côté, cet autre animateur, Elhadj Mamadou Yéro BALDÉ, a salué cette démarche de l’OADDE-Guinée dans notre pays où l’ethnocentrisme est un secret de polichinelle qui effrite inlassablement le tissu social depuis des décennies.

Elhadj Mamadou Yéro Baldé, animateur

« Il est rare de voir des ONG qui luttent contre l’ethnocentrisme dans un pays. Je pense que la Guinée a besoin de ces genres d’ONG pour sa bonne marche », a-t-il indiqué.

A noter que l’organisation africaine du développement durable et d’environnement (OADDE) est une ONG qui a pour but la protection et la préservation de l’environnement, la promotion de l’égalité de chance entre hommes et femmes, la promotion de la bonne gouvernance, la promotion des Droits de l’Homme et la participation à la promotion de la justice pour tous en Guinée. Elle intervient dans la promotion du genre, la préservation et la protection de l’environnement et la promotion du développement durable. Cette ONG est le fruit de certains jeunes cadres guinéens qui ont étudié ici et ailleurs. Et, elle travaille en collaboration avec plusieurs partenaires nationaux et internationaux.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la violence : des membres de la PJDD et des agents des FDS outillés à Faranah

31 août 2021 à 12 12 12 08128

Promouvoir le respect des droits de l’homme et la lutte non violente, ce sont les sujets au centre d’un atelier de formation qui s’est tenu du 28 au 30 août 2021, à Faranah. Il a été organisé par la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) grâce au soutien du Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI). 25 personnes, majoritairement des membres de la Plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement de Faranah (PJDD-F), ont pris part à ces travaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est la bibliothèque préfectorale Ahmed Sékou Touré de Faranah qui a abrité cette formation, ouverte en présence des autorités préfectorales et communales. Selon Houda Sow, président de la PNJDD, cette initiative vise à outiller les membres de la PJDD Faranah sur la lutte non violente, tout en améliorant les relations entre ces jeunes leaders et les agents des forces de défense et de sécurité.

Houda Sow, président de la PNJDD

« C’est l’année dernière que nous avons installé notre antenne de la PJDD ici. Maintenant, pour renforcer leurs capacités, on doit former les membres de cette antenne pour qu’ils puissent connaître ce qu’ils doivent faire et ce qu’ils ne doivent pas faire sur le terrain. C’est une formation mixte, parce que nous avons 20 membres de la PJDD Faranah et 5 agents des forces de défense et de sécurité, dont 2 policiers, 2 gendarmes et un militaire. Nous sommes des acteurs de paix, nous sommes en train de voir comment former les jeunes dans toutes les régions du pays pour qu’ils puissent passer les messages de paix dans leur région. Nous souhaitons qu’il y ait une Guinée sans violence, qu’il y ait la démocratie en Guinée », a dit M. Sow, qui remercie le Programme DSV-BI pour son accompagnement constant.

Ces travaux qui ont duré trois jours, ont porté sur plusieurs thématiques, dont les notions des droits de l’homme, les caractéristiques des droits de l’homme, leur importance, la qualification des faits en cas de violation des droits de l’homme, la liberté de manifester, la documentation des violations des droits de l’homme, etc. Et, selon Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau Conakry du Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI), le résultat attendu est d’avoir un Etat de droit sans violence en Guinée.

Mamadou Kaly Diallo

« Notre ambition, c’est que la Guinée puisse continuer dans la construction de l’Etat de droit sans violence. Donc, c’est dans ce cadre que nous mettons ensemble les membres de la PJDD, qui sont outillés en promotion de lutte non-violente, et les forces de l’ordre, à qui nous rappelons un peu les principes de maintien d’ordre qui sont fondés sur les principes de la légalité. Nous pensons que ça va non seulement améliorer les relations entre ces acteurs qui sont le plus souvent présents sur le terrain quand il y a des manifestations sociopolitiques.

Ça va aussi permettre que ces manifestations sociopolitiques soient non-violentes, qu’elles soient gérées de façon pacifique. Nous voulons que tous les Guinéens s’engagent dans la lutte contre la violence sous toutes ses formes et posent des actes dans ce sens. Parce que c’est seulement dans la paix que nous pouvons construire cet état de droit. C’est dans la stabilité qu’on pourra bénéficier des richesses du sol et du sous-sol que Dieu nous a dotées ».

Ansoumane Camara, président de l’antenne de la PJDD à Faranah

A l’issue des travaux, le président de l’antenne de la PJDD à Faranah a exprimé sa satisfaction. Ansoumane Camara indique que la tenue de cette session de formation va aider sa structure à mieux jouer son rôle sur le terrain. « Le constat est que beaucoup d’entre nous pensent que la violence doit être répondue par la violence. Donc, nous cette formation va nous guider afin de faire comprendre à la population qui est notre cible potentielle qu’on peut réclamer ses droits sans violence. Nous allons renforcer notre collaboration avec les forces de sécurité et sensibiliser les jeunes pour diminuer le taux de violence dans notre région », a dit le président de la PJDD-Faranah.

Après Faranah, les responsables de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) et du Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI) se rendront à N’Zérékoré, Kankan et Boké. Ils vont outiller aussi les membres des PJDD de ces différentes régions sur le respect des droits de l’homme et la lutte contre la violence.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 620241513/660272707

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La BCRG va-t-elle finir par règlementer les Etablissements Financiers islamiques en Guinée ?

31 août 2021 à 11 11 07 08078
Ibrahim Mansaré, consultant en Finance Islamique

Une réflexion de M. Mansaré Ibrahim, Consultant en Finance islamique, par ailleurs secrétaire général adjoint de l’Association Guinéenne pour la Promotion de la Finance Islamique en Guinée (AGFI). L’article vise à mettre en lumière l’extrême urgence pour la régulation de la finance islamique en dégageant l’importance et la nécessité d’une réglementation qui favorisera l’émergence économique. Il met également, l’accent sur les potentiels et les atouts que celle-ci peut apporter à la stabilité financière après sa réglementation afin de promouvoir l’accès à l’investissement tout en favorisant une croissance forte à long terme en Guinée.

Selon l’auteur, le secteur de la finance islamique vient au secours de la finance mondiale depuis précisément la crise estivale de 2008. Cette finance a connu une forte croissance à travers le monde et pourrait atteindre sans doute environ 2 900 milliards d’euro à l’horizon 2021. Le système de cette finance participative retient pour principales valeurs, la justice, l’équité, la transparence et la responsabilité sociale de l’investissement.

Du fait que cette finance partitive ne soit pas contestée par l’Europe, l’Asie et le monde entier qui s’y intéressent inlassablement, les grands économistes et les institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International (FMI) recommandent aux Etats d’Afrique d’en faire un modèle de gouvernance économique.

C’est pourquoi, nous les spécialistes devront faire des propositions pertinentes afin que l’Etat s’intéresse à cette finance socialement responsable et prometteuse pour contrecarrer la précarité, la pauvreté et le chômage.

Ces principes sont entre autres, d’après Ibrahim Mansaré, cette finance est participative et couvre l’ensemble des transactions et produits financiers conformes aux principes du droit d’affaires musulman. Elle respecte fondamentalement le principe de partage des pertes et des profits (PPP). Elle est aussi fondée sur l’interdiction de l’intérêt, la spéculation et de l’incertitude. Elle prohibe Également l’investissement dans l’économie boursière et toutes activités considérées comme illicites telles que (tabac, jeu de hasard, etc.).

De nos jours, l’Afrique compte plus de cent Banques islamiques, quarante-quatre Compagnies d’Assurances islamiques (Takaful), trente-six Institutions de micro finance Islamique, une dizaine des fonds islamiques et autres. Cependant, le constat démontre que l’Etat guinéen, malgré cette opportunité incontournable pour mobiliser des fonds au niveau régional qu’international, la Guinée n’en profite pas.

Quel modèle d’intégration de la finance islamique dans l’écosystème économique guinéen?

A rappeler qu’en Guinée, nous avons une Banque islamique depuis 1983 et récemment, quelques fenêtres islamiques dans certaines banques conventionnelles de la place. Il faut impérativement que l’institut régulateur (BCRG), élabore un cadre réglementaire spécifique à ce type de finance innovatrice et participative à la stabilité économique du pays. Développer et régulariser une politique de gouvernance demeure urgente s’impose réellement. Vu que cette finance ne peut prospérer sans un environnement règlementé, ce manque de réglementation fait perdre à la Guinée assez d’opportunités d’investissement dont les pays voisins en bénéficient royalement. La gouvernance nécessite la mise en place d’un ensemble de mesures et de dispositifs pour instaurer un climat de confiance, de transparence et de responsabilité indispensable pour promouvoir des investissements à long terme.

En tout état de cause, la finance islamique a deux obligations en termes de gouvernance pour son fonctionnement et sa mise en place propice et correcte. Elle ne peut prospérer sans ces deux standards fondamentaux dans un pays laïc. Elle est conforme à un couple de lois plus précisément le droit d’affaires islamiques et le droit d’affaire conventionnels dans un environnement adéquat et approprié.

La BCRG va-t-elle à l’épreuve de la règlementation des institutions financières islamiques

Je recommande à ce que la BCRG associe à l’expertise des spécialistes guinéens, un cabinet international spécialisé afin d’avoir un cadre réglementaire approprié et adapté. Toutefois, il faut en amont, anticiper la mise en place provisoire de certaines circulaires et des instructions pour aider les établissements exerçant la finance islamique en Guinée de se conforme aux normes et aux préceptes de la finance islamique. En outre chercher des compétences en termes d’implémentation de la gouvernance de conformité aux principes de la finance islamique au niveau central en Guinée.

Par expérience, la Banque Islamique de Développement (BID) a toujours œuvré pour l’apport technique et financier aux pays qui veulent règlementer et régulariser le secteur de la finance islamique. A cet effet, la Guinée n’aurait qu’à formaliser sa demande administrative pour bénéficier des opportunités financières et techniques.

En somme, l’État Guinéen devrait envisager le lancement des Sukuk souverains pour mobiliser plus de fonds pour le développement des infrastructures et des industries de qualité avec des coûts raisonnables, moins de risques et très attractifs pour aller au-delà de nos bailleurs de fonds traditionnels. Les Sukuk sont aussi à même de contribuer à accroître la stabilité financière de notre pays ainsi que l’amélioration du PIB et la croissance des indicateurs macroéconomiques du pays dans une dynamique d’émergence socio-économique plus large, une croissance forte et profitable pour le pays.

Ibrahim Mansaré, consultant en Finance Islamique, secrétaire Général Adjoint de l’Association Guinéenne pour la promotion de la Finance Islamique en Guinée (AGFI)

Courriel : [email protected]

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Médias : vers la mise en place de la section de l’UJPLA en Guinée

31 août 2021 à 10 10 37 08378

En prélude à la mise en place du bureau local de la section guinéenne de l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA), une réunion technique s’est tenue hier, lundi 30 août 2021, à Conakry. Cette rencontre, présidée par Mouctar Bah, le coordinateur de la section, a été axée sur la mise en place d’une commission d’organisation chargée de préparer la cérémonie de mise en place de la représentation de cette union dans notre pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com a participé à cette rencontre.

En Guinée, l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine commence à prendre forme. Autour de Mouctar Bah (correspondant historique de RFI et de l’AFP), plusieurs journalistes venus des différents médias de Conakry ont échangé sur les modalités de l’organisation de la cérémonie de mise en place de son bureau local. Le coordinateur général local de l’AJPLA a mis à profit cette occasion pour appeler à une forte adhésion et à une synergie d’actions des professionnels de médias de Guinée.

Mouctar Bah, correspondant de RFI en Guinée et coordinateur de l’UJPLA

« L’idée de la création de cette union vient du journaliste Yao Noël. C’est un journaliste ivoirien qui était à « Fraternité Matin » (le quotidien gouvernemental) et qui est aujourd’hui éditorialiste au journal « LE MATIN ». Et, c’est un grand journaliste que j’ai connu quand j’étais à l’université. A l’époque, Yao Noël était déjà journaliste à Fraternité Matin…

Et, depuis la création de l’UJPLA, il y a eu des adhésions massives. Alors, aujourd’hui, nous avons organisé une rencontre préparatoire. Il s’agissait de voir comment mettre en place la section guinéenne de l’UJPLA. Et, je précise que ce n’est pas seulement les pays francophones ou bien les pays anglophones, tout le monde se retrouve dans cette association. Aujourd’hui, les adhésions sont extraordinaires. Et, la Guinée étant l’un des premiers pays contactés par l’initiateur de l’organisation, nous ne devons pas rester à la traine », a dit Mouctar Bah à ses confrères.

Alpha Abdoulaye Diallo, administrateur général du journal Le Populaire et superviseur de la commission d’organisation à l’UJPLA

De son côté, l’administrateur général du journal ‘’Le Populaire’’, Alpha Abdoulaye Diallo (qui assure également la supervision du comité d’organisation) est revenu sur l’importance de cette organisation pour les journalistes guinéens et pour notre pays. « Nous avons besoin de mettre en place cette section parce que, comme vous le savez, la Guinée est un pays qui compte sur le plan africain. Et, l’UJPLA qui vient de célébrer le premier anniversaire de sa création a donc besoin d’avoir une existence dans notre pays qui constitue l’un des pays phares de cette organisation, d’autant plus que la Guinée est représentée au sein du bureau exécutif international », a-t-il indiqué.

Après le choix de l’équipe qui va chapeauter l’organisation de cet évènement, Alpha Abdoulaye Diallo a invité les uns et les autres à se mettre au travail pour que le bureau soit mis en place.

« Nous souhaiterions que le comité d’organisation puisse d’abord réunir tout ce qu’il faut pour l’organisation matérielle de cet événement ; ensuite, nous proposer la date de la tenue de l’événement. Après cela, lorsque le bureau exécutif de l’UJPLA sera mis en place, nous allons au niveau international fixer la date de la cérémonie officielle de validation du bureau national. L’adhésion à cette union est libre. Et donc, tout journaliste guinéen voudrait bien s’adresser à la section qui sera mise en place. Et, c’est cette section qui va représenter notre pays au niveau international », a indiqué Alpha Abdoulaye Diallo.

A noter qu’à la fin de la rencontre, la commission d’organisation a été composée comme suit : Ibrahima Diallo (président de la commission) ; Grégoire Koffi Ankou (Conseiller) ; Ciré Baldey (Trésorier) ; Marouane Kamara (1er secrétaire) ; Alpha Assia Baldé (2ème secrétaire).

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Des boulangers victimes d’attaques armées : « le gouvernement doit intervenir pour nous sécuriser »

31 août 2021 à 10 10 16 08168

Comme annoncé précédemment, plusieurs boulangers ont été victimes d’attaques la semaine dernière, à Conakry. Dans la seule nuit du jeudi au vendredi 27 août 2021, des hommes armés et habillés en tenue militaire ont visité cinq boulangeries situées à Koloma et Bantounka, dans la commune de Ratoma, emportant de l’argent et des téléphones portables. Une situation préoccupante pour le président de l’Union nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée.

Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, Elhadj Alpha Oumar Sacko a appelé l’Etat à intervenir pour sécuriser les boulangers.

« À Koloma, Bantounka 1 et Bantounka 2, des hommes en treillis et encagoulés ont pris l’habitude de débarquer à partir de 2 heures du matin dans les boulangeries. Ils viennent prendre en otage les boulangers et retirer leurs téléphones et leur argent. Ce sont des hommes en uniforme qui ont la tenue des gendarmes ou bien des tenues militaires et qui portent des cagoules qui se livrent à cette pratique. Ils viennent en groupe de 10 ou 12 personnes dans les boulangeries.

La semaine dernière par exemple, entre jeudi et samedi, plus de 12 boulangeries ont été attaquées à Koloma et à Cosa. Ils ont pris des téléphones et de l’argent, parfois le prix de la farine même. Le gouvernement doit intervenir pour sécuriser les boulangers. Si nous ne sommes pas en sécurité, nous ne pouvons pas travailler. Il faut que le ministère de la sécurité arrive à résoudre ce problème », a lancé Elhadj Alpha Oumar Sacko.

Elhadj Alpha Oumar Sakho, président de l’Union nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée

Ces attaques armées interviennent à un moment où les boulangers se plaignent déjà de sérieuses difficultés liées notamment au manque de bois. En effet, le gouvernement a interdit récemment la coupe, le transport et la commercialisation du bois sur l’ensemble du territoire guinéen jusqu’à nouvel ordre. Et, selon Elhadj Alpha Oumar Sacko, si ce problème ne trouve pas rapidement une solution, les boulangers seront tout simplement obligés d’arrêter le travail.

« Avec l’augmentation du prix du carburant, le prix du sel et de la levure a augmenté. Le bois aussi est à un prix qu’on ne peut pas supporter aujourd’hui si le gouvernement ne nous aide pas. Nous avons déjà écrit au ministère du commerce qui a aussi adressé un courrier au ministère de l’Environnement. Mais, depuis trois mois, ce courrier n’a pas eu de suite. Ce ministère n’a pas voulu nous donner l’ordre de mission pour qu’on puisse avoir au moins deux ou trois camions de bois par semaine. Aujourd’hui, nous achetons deux ou trois bois à 5.000 francs guinéens. Ce qu’on ne pourra pas supporter. 

Si rien n’est fait, nous risquons d’arrêter de travailler puisque sans le bois, on ne peut pas travailler. C’est vrai qu’on ne peut pas dire qu’on va augmenter le prix du pain parce que le prix de la farine n’a pas encore augmenté sur le marché. Mais, si on ne trouve pas le bois, on sera obligés d’arrêter le travail pour le moment. Dans ce cas, je ne dirais pas qu’il n’y aura pas de pain sur le marché, mais il y aura quand même une crise », a prévenu le président de l’Union nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée

Pour l’heure, Elhadj Alpha Oumar Sacko privilégie le dialogue et la concertation avec les autorités pour chercher à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les boulangers. Et si cette démarche n’aboutit pas, il indique qu’il reviendra aux membres de cette corporation de décider de la marche à suivre. « Je demande à l’ensemble des boulangers de rester derrière nous. Pour le moment, nous ne pouvons rien faire d’abord sans voir les autorités. Mais, si celles-ci ne réagissent pas, on va revenir et dire qu’on n’a rien obtenu et on verra ce qu’il faut faire ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41 

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Dégradation du réseau routier guinéen : le calvaire des usagers du tronçon Kagbelen-Sanoyah

31 août 2021 à 8 08 54 08548

Le réseau routier guinéen est dans un piteux état actuel. Un peu partout, à Conakry et à l’intérieur du pays, les usagers s’en plaignent. C’est le cas notamment pour ceux qui pratiquent régulièrement le tronçon Kagbelen-Sanoyah, à cheval entre les préfectures de Dubréka et Coyah.

« La route est impraticable ! », s’exclame à au micro d’un reporter de Guineematin.com monsieur Soumaoro Fredrick, frigoriste de profession. Selon lui, il fait des allers et retours au moins deux à trois fois par semaine entre Coyah où il travaille et Kagbelen, son domicile.

Soumaoro Fredrick, frigoriste de profession

La mine serrée, Soumaoro explique que la dégradation de la route constitue une des causes des embouteillages monstres dans cette zone. « Il y a trop d’embouteillages causés par la dégradation de la route. Les chauffeurs sont obligés de faire des détours pour arriver à la destination. Entre Sanoyah et Kagbelen, vous pouvez faire 30 minutes alors que si la route est en bon état, il en faut 10 minutes au maximum », nous a-t-il confié. 

Au niveau du rond-point de Kagbelen où l’Etat guinéen a entrepris la construction d’un échangeur, les travaux avancent lentement. Ici, on peut constater des nids-de-poule boueux. Là, ce sont de gros cailloux qui se dressent devant les conducteurs d’engins roulants. De sorte que pour atteindre sa destination, c’est la croix et la bannière.

Bangaly Camara, chauffeur de taxi

Bangaly Camara, un chauffeur de taxi que Guineematin.com a interrogé, témoigne. « La route est complètement dégradée. Il y a des trous et des cailloux partout. Cela nous fatigue beaucoup, parce que ça use nos véhicules. Quand on achète des pneus, ils doivent faire trois mois dans les conditions normales. Mais, avec cette route, cela ne fait même pas trois semaines pour que ça s’abîme ». Bien que la route soit mauvaise, les chauffeurs de taxis l’empruntent malgré eux, surtout qu’ils y trouvent beaucoup de passagers par rapport à d’autres axes routiers.

Alpha Ibrahima Diallo, taxi-motard

Contrairement à ceux qui estiment que les travaux de construction de l’échangeur de Kagbelen ont quelque chose à voir avec l’état actuel de la route de Sanoyah, Alpha Ibrahima Diallo, taxi-motard, explique que cela fait longtemps que cette route est dégradée. « Le chantier a trouvé cette route comme », affirme-t-il. N’ayant pas le choix, les gens ont fini par s’en accommoder, surtout beaucoup de travailleurs de Conakry habitent dans cette zone.

Amadou Diarouga Baldé pour Guineematin.com

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Examen de sortie 2021 : Mory Solo Condé, le 1er de la République (Préscolaire), confie ses secrets à Guineematin

31 août 2021 à 8 08 20 08208

« … j’ai pris mes dispositions en faisant des révisions, des recherches et en m’approchant de mes professeurs et même ceux de l’école où j’ai fait mon stage. Je posais beaucoup de questions au Directeur, aux éducateurs associés et toutes les personnes que je considère détentrices d’un niveau supérieur au mien. Parfois, je faisais des recherches dans des domaines qui ne sont pas liés au préscolaire pour enrichir ma culture. A la maison, je suis toujours derrière le tableau. Même les jours où il y a des mouvements à l’école, je travaille à la maison avec certains de mes camarades ». 

Comme annoncé dans nos précédentes publications, les résultats des examens de sortie, session 2021, ont été rendus public vendredi dernier, 27 août dernier. Au niveau des Ecoles Normales d’Instituteurs (ENI), dans la catégorie Préscolaire, c’est Mory Solo Condé de l’ENI de Kankan qui a été classé Premier de la République avec la mention « Bien ».

Originaire du village de Yaracouda, dans la préfecture de Kouroussa, Mory Solo Condé vient ainsi de réaliser un de ses plus grands rêves : être Premier de la République au niveau de l’ENI, dans la catégorie du Préscolaire. 

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 30 août 2021, monsieur Condé a affiché un sentiment de fierté pour avoir atteint un de ses objectifs. « J’ai un sentiment de satisfaction non seulement de mes professeurs ; mais aussi, tous ceux qui se sont impliqués pour ma réussite au niveau de l’ENI de Kankan. Je les remercie pour tout ce qu’ils ont fait pour moi durant les 3 années de formation qui ont conduit à ce résultat que je célèbre aujourd’hui. Je pense également à mes parents : mon père, Söti Condé, et  ma mère, Odia Bérété, tous décédés malheureusement », a-t-il dit.  

Mory Solo Condé, 1er de la République, session 2021 catégorie Préscolaire

Marié et père de 3 enfants dont deux filles, Mory Solo Condé a expliqué que son seul secret pour sa réussite a été le travail presque quotidien. « Mon secret n’est rien d’autre que le travail. L’année à laquelle nous avons fait le test d’entrée à l’ENI, on m’a fait savoir que le premier de la République de l’année 2019 était sorti de l’ENI de Kankan. Depuis lors, je me suis dit qu’avec ma promotion aussi, il faudra que le premier de la République sorte encore de cette même école, que ça soit moi ou une autre personne. Pour atteindre cet objectif, j’ai pris mes dispositions en faisant des révisions, des recherches et en m’approchant de mes professeurs et même ceux de l’école où j’ai fait mon stage. Je posais beaucoup de questions au Directeur, aux éducateurs associés et toutes les personnes que je considère détentrices d’un niveau supérieur au mien. Parfois, je faisais des recherches dans des domaines qui ne sont pas liés au préscolaire pour enrichir ma culture. A la maison, je suis toujours derrière le tableau. Même les jours où il y a des mouvements à l’école, je travaille à la maison avec certains de mes camarades », a-t-il expliqué. 

A l’avenir, monsieur Condé rêve d’être éducateur. « J’ai fait le baccalauréat sans l’obtenir ; mais, avec mon courage, j’ai suivi quelques cours en physique de l’environnement à l’Université de Kankan. Comme je n’avais pas eu le diplôme du baccalauréat, je ne pouvais pas continuer sur ça aussi. Mais, mon plus grand souhait aujourd’hui est d’être enseignant. Je veux enseigner et c’est pourquoi je me suis tourné vers l’ENI au préscolaire parce que pour l’enseignement général, il faut également avoir le diplôme du baccalauréat. Sinon, mon objectif était de faire l’enseignement général ; mais, puisque je n’ai pas eu le baccalauréat, je ne pouvais être qu’au niveau préscolaire », a ajouté Mory Solo Condé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Moyenne Guinée : Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa offrent 20 motos à des structures de santé

31 août 2021 à 8 08 01 08018

Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa viennent d’offrir 20 motos à des structures de santé des régions administratives de Labé et de Mamou. La cérémonie de remise de ces engins roulants et leurs accessoires a eu lieu samedi dernier, 28 août 2021, dans un réceptif hôtelier de Labé, en présence du gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing  Diané et du directeur régional de la santé, Dr Mamadou Houdy Bah, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Kaly Dramé, coordinateur du projet FMG-Memisa pour la région de Labé

Au cours de la cérémonie, M. Mamadou Kaly Dramé, le coordinateur du projet FMG- Memisa dans la région de Labé, a indiqué  que ce don vise à permettre aux bénéficiaires de participer pleinement à la sensibilisation contre des maladies comme le Coronavirus ou Ebola afin qu’ils puissent aller vers les personnes vulnérables qui ne peuvent pas aller vers les centres de santé. « Nous attendons à ce que ces centres de santé utilisent ces motos pour la prise en charge des personnes vulnérables et pour contribuer à améliorer la santé des populations guinéennes. Ces motos sont donc mises à la disposition de ces agents de santé pour faciliter leur déplacements souvent difficile en milieu rural », a souligné M. Dramé.

Dr Norohaingo Andrianaivo, coordinatrice des actions de Memisa en Guinée

De son côté, Dr Norohaingo Andrianaivo, la représentante de Memisa en Guinée a insisté sur la prise en charge des personnes vulnérables. « Dans le cadre de ce projet, une des activités phares, c’est la sensibilisation de la population pour la lutte contre la propagation de la COVID-19 et éventuellement d’Ebola, et aussi encourager les populations à fréquenter les centres de santé », a-t-elle déclaré. Selon Dr Norohaingo Andrianaivo, une attention particulière sera accordée aux plus défavorisés, surtout ceux ayant une mobilité réduite pour lesquels les prestataires de santé seront sollicités à aller donner des soins à leurs domiciles.

Pour améliorer la situation des plus vulnérables, le projet met à leur disposition une contribution financière permettant de prendre en charge le coût de transport, de nourriture et des soins de santé qu’ils vont bénéficier. « En plus de cela, il y a une prise en charge sociale et sanitaire des tuberculeux multi-résistants dans le cadre de la prise en charge en nourriture, soins et autres, car eux aussi font partie des couches les plus vulnérables.  Et ainsi, nous réitérons nos engagements à apporter nos contributions pour l’amélioration de la santé de la population guinéenne », a promis la coordinatrice des actions de Memisa en Guinée.

Les bénéficiaires de ces engins roulants ont tous exprimé leur satisfaction et remercié les donateurs, avant de promettre d’en faire un bon usage. De même, les autorités administratives et sanitaires qui ont pris part à la remise officielle de ces motos se sont tous réjouies de ce don du Consortium Memisa et Fraternité Médicale Guinée. Un geste qui coïncide à  un moment où la Guinée traverse une situation de crise sanitaire marquée par la pandémie du Coronavirus.

A préciser que ce don de 20 motos aux centres de santé de Labé et de Mamou s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement du système de santé, financé par l’Union européenne à hauteur de 21 milliards de francs guinéens (1,8 millions d’euros). A terme, il permettra d’appuyer 38 centres de santé, 03 hôpitaux dans les régions de Kindia, Mamou,  Labé et Conakry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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