SIHACO 2021 : voici le formulaire d’Inscription à télécharger

17 août 2021 à 20 08 21 08218

Pôle d’attraction des grands promoteurs immobiliers et des acteurs de l’innovation, le Salon des Infrastructures, de l’Habitat et de la Construction (SIHACO), est une véritable vitrine fédératrice des plus prestigieuses entreprises du bâtiment et des organismes internationaux du BTP. Il constitue un lieu privilégié de rencontres d’importantes délégations étrangères, de donneurs d’ordres, d’architectes et d’initiateurs de grands projets, un facteur de développement économique majeur pour la Guinée.

 Date : du 09 au 13 Novembre 2021

 Lieu : Palais du Peuple – Conakry – République de Guinée

SIHACO, c’est le rendez-vous de nombreux professionnels présentant les différents secteurs de l’habitat et de la construction :

Pour participer au SIHACO 2021  téléchargez dès maintenant Le Formulaire d’Inscription sur le site du salon www.sihaco.org.gn ou à l’adresse : CIGEX, 1er étage Immeuble Kaloum/Almamya/623 57 31 52/610 95 01 79/664 54 50 63

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Guinée-Côte d’Ivoire : « la frontière est effectivement fermée »

17 août 2021 à 20 08 15 08158

La rumeur qui courait depuis hier a été confirmée par un responsable communal de Lola, qui s’est confié à Guineematin.com ce mardi, 17 août 2021. Selon notre source, la frontière qui sépare la Guinée et la Côte d’Ivoire est effectivement fermée. Une mesure mise en œuvre, selon lui, par la partie ivoirienne, qui n’a toutefois pas encore communiqué sur le sujet.

« Pour le moment, nous n’avons reçu aucune note officielle dans ce sens. Mais je vous confirme que la frontière est effectivement fermée par nos voisins ivoiriens. Tous les véhicules qui quittent la Guinée pour la Côte d’Ivoire sont bloqués à Wolono, un des secteurs de la sous-préfecture de Guéasso, dans la préfecture de Lola. Et ceux qui font le sens inverse, sont bloqués à Ouaninou, en Côte d’Ivoire », a confié notre source.

Même si les autorités ivoiriennes n’ont pas encore communiqué sur le sujet, beaucoup pensent que la décision de fermer cette frontière est liée à la découverte d’un cas positif d’Ebola à Abidjan. En effet, la patiente (une jeune dame de 18 ans) est arrivée de la Guinée avec la maladie. Elle est actuellement prise en charge dans la capitale ivoirienne, où plusieurs personnes qui ont voyagé dans le même véhicule qu’elle sont également mises en observation.

A suivre !

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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CAN 2021 : la Guinée et le Sénégal dans la même poule

17 août 2021 à 20 08 13 08138

Les 24 pays qualifiés pour la 33ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021 sont désormais situés sur leurs adversaires. La Confédération africaine de football (CAF) a procédé au tirage au sort dans la soirée de ce mardi, 17 août 2021, à Yaoundé, au Cameroun. Ce qui a permis à chaque nation de connaître les équipes qu’elle va affronter lors de la phase de groupes de cette compétition, prévue du 9 janvier au 6 février 2022, au Cameroun.

La Guinée se retrouve dans la poule B, en compagnie du Sénégal, du Zimbabwe et Malawi. Une poule à priori jouable pour notre pays, qui était représenté à cette cérémonie par son sélectionneur, Didier Six, son team manager, Aly Touré, ainsi que les président et vice-président de la Fédération guinéenne de football (FGF) Antonio Souaré et Amadou Diaby.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la composition de toutes les poules :

Groupe A : Cameroun, Burkina Faso, Éthiopie, Cap-Vert

Groupe B : Sénégal, Zimbabwe, Guinée, Malawi

Groupe C : Maroc, Ghana, Comores, Gabon

Groupe D : Nigeria, Égypte, Soudan, Guinée-Bissau

Groupe E : Algérie, Sierra Léone, Guinée Équatoriale, Côte d’Ivoire

Groupe F : Tunisie, Mali, Mauritanie, Gambie

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Réincarcération d’Abdoulaye Bah : le Barreau de Guinée proteste contre la décision et menace

17 août 2021 à 19 07 16 08168
Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

Dans une déclaration publiée ce mardi, 17 août 2021, le Barreau de Guinée a exprimé son indignation face à la révocation du régime de semi-liberté accordée à l’opposant Abdoulaye Bah, qui a été renvoyé en prison. L’ordre des avocats de Guinée dénonce une violation flagrante de la loi et exige l’annulation de cette décision du directeur national de l’administration pénitentiaire. A défaut, il menace d’intenter une action en justice pour « violation grave » des droits humains.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration du Barreau de Guinée :

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Évasions à la maison centrale de Kankan : les responsables de la prison arrêtés et emprisonnés

17 août 2021 à 18 06 53 08538

Les sanctions n’ont pas tardé après deux évasions enregistrées récemment à la maison centrale de Kankan. Le régisseur de la de cette prison, son adjoint, le chef de poste et le gardien chef, ont été suspendus de leurs fonctions, puis arrêtés et placés en détention à la prison civile de Kouroussa. C’est le procureur de Kankan qui l’a annoncé au cours d’un point de presse qu’il a animé ce mardi, 17 août 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

« Le vendredi 6 août 2021, la maison centrale de Kankan a enregistré un premier cas d’évasion. Il s’agit de Mohamed Lamine Camara, condamné à 4 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs et vol à main armée. Lorsque nous avons été informés de cette situation, nous nous sommes rendus immédiatement à la maison centrale pour s’enquérir des nouvelles. Il s’est avéré que Mohamed Lamine est sorti de la maison centrale sans aucune effraction, ni intérieure, ni extérieure. On a tout de suite mis en place une équipe d’enquêteurs qui a commencé à travailler sur le dossier.

Et sur le champ, les premières mesures qui ont été prises, ont consisté à mettre toute la chaîne de commandement aux arrêts et à la disposition des enquêteurs. C’est dans ce cadre que le régisseur de la maison centrale, son adjoint, le chef de poste et le gardien chef ont été mis aux arrêts et mis à la disposition du commissariat central de Kankan aux fins d’enquêtes. Ils ont été entendus et le PV est déféré à mon parquet, et ils sont placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Kouroussa », a indiqué Aly Touré.

Pendant que le parquet du tribunal de première instance de Kankan était en train de gérer cette situation, une autre évasion de détenus a eu lieu à la maison centrale de Kankan. « Dans la nuit du vendredi 13 août, nous avons enregistré un autre cas d’évasion, mais cette fois-ci plus spectaculaire que le précédent. A la faveur de la grande pluie de cette nuit, les détenus qui étaient dans la cellule N°6 ont réfracté le plafond, je précise que ce sont les planches qui font office de plafond, ils ont profité du bruit que faisait cette grande pluie pour casser le plafond et accéder aux tôles.

Sur les 28 qui étaient dans cette cellule, 5 ont réussi à s’évader. C’est l’intervention des gardes postés au niveau de la sentinelle qui a empêché la fuite des 23 autres. Cette nuit même, nous avons mis en place une équipe d’urgence qui restera en place jusqu’à la fin de la crise », a ajouté le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan. Et c’est dans le cadre de la gestion de cette crise que le parquet a mené une fouille systématique de la prison dans la journée du 16 août 2021.

« Nous avons fouillé la maison centrale de fond en comble, chaque détenu et chaque cellule pour les débarrasser des objets encombrants pouvant occasionner la fuite des détenus. C’est alors que nous avons découvert dans des cellules des choses inimaginables. Tenez-vous bien, nous avons retrouvé dans ces cellules, quarante-deux (42), ventilateurs dans six (6) cales et deux (2) écrans plats. L’équipe d’enquêteurs continuent de travailler sur ce dossier », a laissé entendre Aly Touré. 

A noter qu’à date, les six détenus qui se sont évadés sont introuvables. Selon le procureur de Kankan, aucun « grand bandit » ne figure parmi eux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Kindia : 80 délinquants présumés « arrêtés avec des armes à feu et du chanvre indien »

17 août 2021 à 18 06 50 08508

Interpellés le weekend lors d’une opération de ratissage menée par une équipe mixte des forces de défense et de sécurité (policiers, gendarmes, militaires…) dans différents endroits de Kindia, 80 présumés délinquants ont été présentés ce mardi, 17 août 2021, à la presse locale par les autorités judiciaires de la ville des agrumes. Ils sont poursuivis pour « détention illégale d’armes à feu et la consommation des produits prohibés, notamment du chanvre indien ». Et, ils devront très prochainement être présentés à un tribunal pour y être jugés, appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Kindia.

Pour le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia, Amadou Diallo, ces jeunes font partie des « ennemis de la république » qui ont fait du crime leur seconde religion. Et, devant la presse de la ville des agrumes, ce parquet a promis de requérir de « lourdes peines » contre eux. Egalement, il a appelé les magistrats de siège qui auront la charge de juger ces jeunes à prononcer « des peines dissuasives » pour stopper la montée en flèche du banditisme à Kindia.

« Nous avions mis une stratégie en place en recensant d’abord des sanctuaires, des sites qui abritent des délinquants consommant l’alcool, les bières, du chanvre indien. C’est en représailles de cet état de fait, de ce comportement de certains jeunes inconscients, ces ennemis de la république qui ont opté pour les crimes comme seconde religion que nous avons réussi à mettre mains sur ces présumés délinquants détenteurs d’armes. Les peines seront lourdes et j’en appelle à l’esprit patriotique des magistrats du siège. Il faudra que les peines soient lourdes, ce sont des peines dissuasives. Ce n’est pas méchant, mais c’est pour corriger un problème afin de freiner le banditisme à Kindia. Ces présumés délinquants ont été interpellés par une équipe composé de la gendarmes, militaires, policiers, douaniers et gardes forestier. Au nombre de 80, ils sont poursuivis pour détention illégale d’armes à feu et la consommation des produits prohibés notamment du chanvre indien. Donc, je suis ferme sur la traque de ces malfrats et la peine sera lourde », a martelé le procureur Amadou Diallo. 

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel : 628516951

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Manifestation réprimée à Foulata (Siguiri) : plusieurs femmes blessées

17 août 2021 à 18 06 25 08258

La manifestation des femmes de Foulata, un village de Siguiri, a été violemment réprimée ce mardi, 17 août 2021. Selon les témoignages recueillis par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et même de tirs à balles réelles, blessant plusieurs manifestantes.

Après deux jours de protestation dans le calme, les choses ont mal tourné ce mardi pour les femmes de Foulata, un district de la commune rurale de Maleyah, dans la préfecture de Siguiri. Depuis dimanche dernier, plusieurs dizaines de femmes campaient sur le site d’exploitation d’or de la SAG dans cette localité. Elles ont arrêté les travaux de la société minière et ont occupé les lieux pour exiger le recrutement de leurs enfants par la SAG.

Pendant ces deux derniers jours, les forces de l’ordre déployées sur le terrain ont tout fait pour amener les manifestantes à quitter les lieux, mais en vain. Finalement, les autorités ont décidé de passer par la force pour les faire du site minier (le bloc 2) de la SAG. Dans l’après-midi de ce mardi 17 août, des renforts venus de Siguiri sont venus disperser violemment les protestataires. Et, selon le bureau de la jeunesse de Foulata, plusieurs d’entre elles ont été blessées.

« Les manifestantes étaient assises sur le site, elles n’ont ni cassé, ni brûlé un objet. Seulement, elles ont empêché les activités de la société jusqu’à la satisfaction de leur revendication. Mais à 15 heures, des renforts venus de Siguiri sont arrivés sur les lieux. Ce sont eux qui ont tiré des bombes lacrymogène et même des balles réelles, blessant six femmes. Et, il y a une dizaine d’autres femmes qui ont perdu connaissance », a annoncé Mamady Foulata Camara, membre du bureau de la jeunesse de Foulata.

Les blessées ont été admises au centre de santé de Foulata, où elles reçoivent les premiers soins.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : plusieurs employés d’Albayrak conduits à la maison centrale

17 août 2021 à 17 05 08 08088

Au lendemain de leur arrestation, plusieurs employés de la société Albayrak transport ont été conduits en prison. Le parquet de Mafanco les a inculpés ce mardi 17 août 2021, avant de les placer sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ils ne s’attendaient certainement pas à une telle tournure des choses. Pour avoir décidé d’aller en grève et de manifester devant les locaux de la société qui les emploie pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail, plusieurs travailleurs d’Albayrak transport vont devoir passer plusieurs jours en prison avant de passer s’expliquer devant la justice. Sur les 36 travailleurs interpellés hier, 22 ont été déférés ce mardi matin au parquet du tribunal de première instance de Mafanco. Ils ont été inculpés pour « destruction de biens et participation délictueuse à un attroupement ».

Me Ousmane Mansaré, avocat des travailleurs d’Albayrak

« Le tribunal a apprécié sur la base des PV qui ont été établis par l’OPJ de la gendarmerie de Matoto (où ces travailleurs étaient détenus depuis hier, ndlr), il a pris le dossier en flagrant délit. Et en la matière, la célérité est de mise, la loi est claire là-dessus. En principe, on devrait tenir une audience aujourd’hui. Mais comme nous sommes en période de vacances judiciaires, le personnel n’est pas au complet. Donc, le tribunal a décerné un mandat contre mes clients pour les déposer à la maison centrale », a indiqué Me Ousmane Mansaré, l’avocat qui défend les travailleurs d’Albayrak.

L’avocat ajoute que les autres travailleurs qui se trouvent toujours à la gendarmerie de Matoto seront aussi déférés dans la journée de ce mardi au parquet de Mafanco. Eux aussi, pourraient être inculpés et placés en détention préventive. Leur procès ne devrait s’ouvrir que la semaine prochaine, lundi probablement.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Université de Kankan : l’affaire des notes « offertes » à une étudiante fait tomber des têtes

17 août 2021 à 13 01 40 08408

« Le conseil a décidé à l’unanimité les sanctions suivantes : un blâme écrit adressé au Doyen, Dr. Mamady Dioubaté, pour son laxisme avéré dans la gestion de la faculté ; la révocation de Sayon Dioubaté de son poste de directeur des programmes ; la suspension de Mamoudou Doumbouya du poste de chef de département Administration des Affaires ; un avertissement pour Ibrahima Bah et Mohamed Lamine Kourouma ; le retrait et l’invalidation du diplôme de l’étudiante concernée pour l’année universitaire 2020-2021 suite à l’annulation des notes indûment attribuées à elle par Ibrahima Bah et la reprise obligatoire du cours ».

La remise des diplômes aux étudiants sortants de la douzième promotion du système LMD marque officiellement la fin de l’année universitaire 2020-2021 à l’université Julius Nyéréré de Kankan. Mais, une sordide affaire de notes « offerte » à une étudiante trouble actuellement les esprits au sein de cette institution d’enseignement supérieure. Et, ce sont les hauts cadres de la faculté des sciences économiques et de gestion qui sont cités dans une scandaleuse affaire. Les mis en cause auraient donné des notes à une étudiante, à la place du professeur titulaire. Et, l’éclatement de l’affaire au grand jour y a fait tomber des têtes, appris le correspondant de Guineematin.com à travers à Kankan.

Selon nos informations, l’étudiante qui a bénéficié des notes à l’origine de cette honteuse affaire est du département ‘’Administration des Affaires’’. Elle n’a pas suivi le cours de ‘’Stratégie de Gestion’’, enseignés en Licence3 ; et, le professeur chargé de ce cours n’a pas pu l’évaluer à cause de manquement aux évaluations programmées. Mais, à la stupéfaction générale, l’étudiante a été évaluée dans cette matière (Stratégie de Gestion) par un autre enseignant (Ibrahima Bah), avec les bénédictions des responsables du département administration des affaires, à l’insu du professeur titulaire. Finalement, la fille a été déclarée admise. Et, son nom a été porté dans les « résultats définitifs de fin d’études » affichés par ledit département.

Évidemment, cela n’a pas été du goût du professeur de stratégie et de gestion. Et, pour dénoncer cet acte qui empiète sur ses prérogatives, il a saisi d’une plainte la faculté des sciences économiques et de gestion dont relève le département ‘’administration des affaires’’. Malheureusement, le doyen de la faculté n’a pas accordé de l’importance à cette plainte. Il a fallu que le rectorat de l’université soit saisi pour qu’il y ait une suite à cette plainte du professeur de stratégie de gestion. Car, en conseil, le rectorat a déclaré le chef du département et son chef des programmes coupables de faux et d’usage de faux.

Dr Moustapha Sangaré, recteur de l’université de Kankan

« Le doyen de la faculté a fait preuve de laxisme avéré et de légèreté dans la gestion de ce problème. Ibrahima Bah est coupable de complicité de faux et d’usage de faux. Monsieur Mohamed Lamine Kourouma a fait preuve de partialité. Donc, le conseil a décidé à l’unanimité les sanctions suivantes : un blâme écrit adressé au Doyen, Dr. Mamady Dioubaté, pour son laxisme avéré dans la gestion de la faculté ; la révocation de Sayon Dioubaté de son poste de directeur des programmes ; la suspension de Mamoudou Doumbouya du poste de chef de département Administration des Affaires ; un avertissement pour Ibrahima Bah et Mohamed Lamine Kourouma ; le retrait et l’invalidation du diplôme de l’étudiante concernée pour l’année universitaire 2020-2021 suite à l’annulation des notes indûment attribuées à elle par Ibrahima Bah et la reprise obligatoire du cours », a indiqué le recteur Dr Moustapha Sangaré, tout en fustigeant le comportement des enseignants qui transportent les relations avec les filles du quartier dans les départements de l’université.

A noter que, selon des sources concordantes, ces genres de pratiques (des enseignants qui octroient des notes aux étudiants en fonction de leurs relations) sont courantes à l’université Julius Nyéréré de Kankan et dans d’autres universités guinéennes. « Ce sont des notes sexuellement transmissibles », ironisent certains étudiants pour dénoncer le laxisme.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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36 employés d’Albayrak interpellés : « ils ont été déférés au tribunal de Mafanco »

17 août 2021 à 12 12 54 08548

Les 36 employés de la société Albayrak interpellés hier, alors qu’ils venaient d’entamer une grève illimitée, ont été déférés au parquet du tribunal de première instance de Mafanco. C’est le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’entreprise qui l’a annoncé dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 17 août 2021.

« Nos amis sont toujours en détention. Ce matin, ils ont été déférés au tribunal de première instance de Mafanco, entre 8 heures et 9 heures. Donc, ils attendent leur avocat et les représentants de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée), la centrale syndicale à laquelle nous sommes affiliés, pour leur audition », a indiqué Aboubacar Mariama Fofana.

Aboubacar Mariama Fofana, secrétaire général du syndicat des travailleurs de la société Albayrak

Selon l responsable syndical, « parmi les 36 personnes déférées au tribunal de Mafanco, il y a 15 femmes dont certaines sont en état de famille, et il y en a d’autres qui sont malades ». Ces travailleurs ont été interpellés hier, alors qu’ils venaient d’entamer une grève illimitée. Ils ont garé tous les bus de la société Albayrak pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, dont une augmentation de 100% de leur salaire et l’immatriculation à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Ce qui n’a pas empêché la poursuite du mouvement de protestation, selon Aboubacar Mariama Fofana. « Malgré tout, la grève n’a pas été suspendue, elle continue. Mais, la société est allée prendre quelques conducteurs ailleurs pour leur donner 50.000 francs guinéens par jour pour qu’ils fassent sortir les bus, alors les travailleurs qui réclament l’augmentation de leur salaire n’ont même pas ces 50.000 francs guinéens par jour », déplore le secrétaire général du syndicat des travailleurs d’Albayrak.

A noter qu’il faudra attendre la fin des auditions pour savoir le sort qui est réservé aux 36 travailleurs conduits au parquet de Mafanco. Si la justice décide de les inculper, ils seront soit mis en liberté sous contrôle judiciaire ou alors conduits à la maison centrale de Conakry, où ils attendront la tenue de leur procès.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pêche artisanale et naufrage : 8 morts !

17 août 2021 à 12 12 21 08218

« Nous traversons un moment très difficile. Actuellement, c’est la période de la réparation ou de la reconfection des pirogues… Si les pirogues ne sont pas en bon état, ça peut créer des naufrages, accompagnés de pertes en vies humaines… L’interdiction de la coupe du bois a fait qu’il n’y a pas de planches sur les différents marchés. Les pêcheurs sont obligés de sortir avec ces vieilles embarcations pour aller chercher des poissons ; et, cela leur cause d’énormes problèmes, d’énormes accidents », a notamment déploré Idrissa 4 Kallo.

C’est une situation pénible pour les pêcheurs artisanaux de Guinée. En cette saison pluvieuse, ces pêcheurs qui ravitaillent les différents marchés de pays en poissons sont très éprouvés par la mer. Ils subissent beaucoup d’accidents ; et, certains y perdent même la vie. Déjà, huit (8) morts ont été enregistrés dans des naufrages d’embarcations entre le 29 et 30 juillet. Et, actuellement, beaucoup de pêcheurs ont peur de prendre la mer à cause des grosses vagues qui y sont.

Lors d’un entretien avec un reporter de Guineematin.com, Idrissa 4 Kallo, le responsable en charge de la communication de la fédération guinéenne de la pêche artisanale, ces naufrages ont été enregistrés principalement dans les préfectures de Boké, Boffa, Dubréka et Conakry. Et, certains corps de ces personnes ont difficilement été retrouvés.

« Cette année 2021, nous avons aussi enregistré des cas de morts dans des naufrages. A Boké, précisément à Kaseque, il y a eu deux morts. A Kamsar, il y a eu deux morts dans trois naufrages. A Koukoudé (une localité relevant de la préfecture de Boffa), il y a eu beaucoup de naufrages où 50 pirogues ont été endommagés à cause de la montée de l’eau de la mer, accompagnée des fortes vagues. Là aussi il y a eu deux morts dont un à l’hôpital. A Dubréka, deux personnes se sont noyées. Dans la zone de Conakry, précisément à Kaporo, il y a eu un naufrage d’une embarcation ; mais, heureusement, il n’y avait que 3 pêcheurs qui étaient dedans. Les 3 ont été repêchés, ils ont pu nager et se sauver. Mais, tous les matériels de pêche sont restés dans l’eau. A Téménetaye, dans la commune de Kaloum, il y a eu une dizaine d’embarcations qui ont été endommagées, tout comme à Bonfi, dans la commune de Matam. Tous ces naufrages ont eu lieu en deux jours, c’est-à-dire les 29 et 30 juillet dernier. Donc, au total, on a enregistré 8 morts dans les naufrages qui se sont produits pendant ces deux jours à cause de l’agitation de la mer », a expliqué Idrissa 4 Kallo.

En plus de ces naufrages, les pêcheurs artisanaux peinent à trouver de la matière (le bois) pour la réparation des pirogues. Et, cette situation serait due à la décision du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts qui interdit la coupe et du transport du bois sur le territoire national.  

« Nous traversons un moment très difficile. Actuellement, c’est la période de la réparation ou de la reconfection des pirogues. Mais, les pêcheurs n’ont pas été exemptés de la décision du ministère de l’Environnement relative à la coupe du bois. Et, cela joue beaucoup sur nous. Les pêcheurs ne gagnent pas de planches sur les différents marchés pour réparer leurs pirogues, alors que chaque six mois il faut réparer les pirogues en changeant certaines planches dont le nombre peut varier entre 3 et 10, avant de les remettre en mer. Malheureusement, l’interdiction de la coupe du bois a fait qu’il n’y a pas de planches sur les différents marchés. Et, si les pirogues ne sont pas en bon état, ça peut créer des naufrages, accompagnés de pertes en vies humaines. Cependant, c’est avec l’activité de ces pêcheurs là que vivent des milliers de familles. C’est pourquoi, les pêcheurs sont obligés de sortir avec ces vieilles embarcations pour aller chercher des poissons ; et, cela leur cause d’énormes problèmes, d’énormes accidents. Il faut également dire que c’est à cette période de grandes pluies que les algues sortent en grande quantité en mer. Le poids de ces lourdes algues fait également chavirer les pirogues. Dans de pareils cas, non seulement tu n’a pas de poissons, mais tu perds également les filets dans l’eau », a expliqué Idrissa 4 Kallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: +224 622919225

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L’artiste 2 Diaby interpelle le gouvernement : « nous ne vivons pas bien »

17 août 2021 à 10 10 55 08558
Aboubacar 2 Diaby, artiste

L’interdiction des spectacles impacte négativement les artistes guinéens. N’ayant pas une autre source de revenu, beaucoup d’entre eux tirent le diable par la queue. Une situation sur laquelle l’artiste Aboubacar 2 Diaby a interpellé le gouvernement dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce lundi 16 août 2021.

Le secteur culturel est l’un des plus touchés par les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 en Guinée. Pour réduire les risques de propagation de cette maladie, les autorités ont interdit tous les spectacles jusqu’à nouvel ordre. Lorsque cette restriction a été imposée pour la deuxième fois, Aboubacar 2 Diaby préparait le concert-dédicace de son quatrième album, qui était prévue le 12 mars 2021, au palais du peuple de Conakry.

Le chanteur a été obligé donc d’annuler son spectacle pour l’organisation duquel il avait déjà dépensé une importante somme d’argent. Le gouvernement avait alors promis de lui rembourser son investissement, mais cette promesse tarde jusque-là à se concrétiser. 

Aboubacar 2 Diaby, artiste

« Le gouvernement a demandé à ce qu’on fasse tous les documents pour qu’on soit remboursés, on l’a fait et on les a déposés à l’agence guinéenne des spectacles. Et cette structure aussi les a transmis au ministère de la culture. Mais jusqu’à présent, il n’y a eu aucune suite », déplore l’artiste.

En plus de n’avoir pas encore réussi à récupérer l’argent qu’il a investi pour organiser son spectacle, l’auteur du titre « Itanan fata » en featuring avec Kandia Kora, a connu beaucoup d’autres désagréments. Lui qui prévoyait de se rendre en France juste après son concert pour voir ses enfants, est toujours bloqué en Guinée. 

« Depuis 2015, je n’ai pas vu mes enfants, j’attendais la dédicace pour aller les voir. Malheureusement, on n’arrive pas à faire des concerts, on est confinés. Le gouvernement doit comprendre que nous les artistes, nous ne vivons pas bien, on n’a aucun sou », a lancé Aboubacar 2 Diaby.

Mariam Diallo pour Guineematin.com

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Prix Hadiatou Sow du journalisme : voici l’appel à candidature

17 août 2021 à 10 10 41 08418

L’Alliance Femme et Média (AFEM) ouvre les candidatures pour le Sixième Prix Hadiatou Sow du journalisme 2021. Il s’agit du prix qui récompense le talent féminin dans le journalisme, et qui encourage la bravoure des femmes journalistes dans la presse. Chaque édition, le prix est attribué à quatre femmes journalistes ayant fait preuve de compétence professionnelle à travers la qualité des œuvres soumises au jury du ‘’Prix Hadiatou Sow’’ du journalisme. 

La participation est ouverte à toutes les journalistes régulièrement employées par (ou collaborant avec) un organe de presse en République de Guinée dans les domaines de la presse écrite, de la presse en ligne, de la radio et de la télévision. Par ce biais, ne peuvent être soumis au concours, que seulement des articles ayant été publiés ou diffusés dans la période allant du 1er janvier 2020 au 31 octobre 2021. Les Prix Hadiatou Sow du journalisme 2021 seront décernés dans les catégories suivantes :

1)- Presse écrite 

2)- Radio 

3)- Presse en ligne 

4)- Télévision

Également, un prix d’excellence sera spécialement dédié aux femmes techniciennes des médias de notre pays (publics et privés). Ces récompenses seront symbolisées par des noms de femmes techniciennes ayant marqué leur temps dans l’histoire des médias en Guinée.

Il s’agira notamment de quatre prix : 

-Le prix Camerawomen, Agnès Camara, 

-Prix technicienne radio, Adama Conté, 

-Prix Documentation et archive : Hadja Yayer Habib Diallo 

-Prix Photographe de presse 

-Prix Technicienne TV .

OBJECTIFS DU CONCOURS 

Le présent concours vise à: -Renforcer le pouvoir éditorial des femmes dans les rédactions ; -Promouvoir l’image des femmes de médias -Encourager l’engagement des femmes dans le journalisme d’investigation. 

THEME DU CONCOURS

-Santé pour tous (cas spécifique de la Covid-19) ; 

– La Citoyenneté ; 

-L’Insécurité ; 

– La Recrudescence du phénomène de viol en Guinée ;

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner l’intégralité de cet appel à candidature :

Appel a candidature 6ème PHSJ 2021

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Kaloum : Les routes de Boulbinet et Manquepas fortement dégradées (constat)

17 août 2021 à 9 09 48 08488

Situés dans le centre administratif de Kaloum (la commune de Conakry qui abrite la présidence de la République, les départements ministériels de Guinée et plusieurs ambassades), les quartiers Boulbinet et Manquepas sont parmi les plus pauvres en infrastructures routières, les artères sont quasiment impraticables. Et, en cette période de grande pluie dans la capitale guinéenne, ces artères sont boueuses et parsemées de flaques d’eau. S’y aventurer avec un véhicule est une prise de risque dont les conséquences pourraient bien conduire à une visite technique dans un garage.

Sur la 5ème avenue (à Manquepas), les riverains de la route endurent au quotidien les conséquences de la dégradation de la chaussée. Ils sont aspergés d’eau sale à chaque passage de véhicule. Et, ceux qui y tiennent des commerces font face à une rareté des clients. Personne ne souhaite y mettre pied à cause de la boue et des vastes et innombrables flaques d’eau.

Moussa Camara, vendeur de mobiliers de bureau

« Nous sommes très fatigués par l’état de cette route depuis plus de 7 mois. Il n’y a de l’eau sale qui se forme partout devant notre boutique. Même les clients ne viennent plus compte tenu de l’accès difficile des lieux. Si vous pouvez nous aider à résoudre ce problème, ça nous fera grand plaisir. Que le gouvernement intervienne pour démarrer les travaux », a dit Moussa Camara, vendeur de mobiliers de bureau.

Pour l’ouvrier Amadou Doumbouya, les routes de Manquepas sont capricieuses. Et, par moment, elles peuvent être un véritable supplice pour les usagers.

Adama Doumbouya, ouvrier

« La route d’ici (Manquepas) est très mauvaise. Chaque fois nous aidons les gens à pousser leurs véhicules coincés dans les trous. Nous sollicitons que le gouvernement s’implique parce que c’est une longue route qui quitte Boulbinet et qui vient jusqu’ici à Manquepa », indique-t-il.

Du côté de Boulbinet, le constat est le même. Les nids de poule sur la chaussée forcent le regard et pénalisent les usagers. Mamoudou Sangaré, chef secteur adjoint du secteur 3 de ce quartier du centre-ville de Conakry, décrit cette triste situation avec une grande désolation.

Mamoudou Sangaré, chef secteur adjoint du secteur 3 de ce quartier du centre-ville de Conakry

« Depuis octobre ou novembre ils ont commencé les travaux ici dans le but de mettre les caniveaux qui n’existaient pas avant, pour que pendant la saison pluvieuse nous ayons des conduits d’eau. Mais, d’un coup nous avons vu l’arrêt des travaux sans qu’on ne sache le motif. Aujourd’hui, même s’ils doivent recommencer les travaux, il va falloir d’abord curer les nouveaux fossés pour les débarrasser des ordures et du sable qui s’y trouvent… Ici, quand il pleut, l’eau stagne dans des trous et les véhicules nous salissent avec de l’eau sale qu’ils repoussent de passage. Les gens n’ont pas l’accès facile à leurs locaux (boutique et bureau). Il y a même un projet d’assainissement de la région de Conakry qui doit démarrer. Nous-même, en tant que chef de quartier, nous avons assisté à une réunion à la commune où nous avons dit qu’on ne peut pas débuter ces travaux avec l’état actuel de la route là. C’est pourquoi nous demandons à l’État d’appuyer le projet pour qu’il soit achevé. Et, surtout, de respecter les clauses du contrat. Parce qu’il ne peut y avoir un projet signé sans qu’il n’y ait un délai d’exécution », a dit Mamoudou Sangaré.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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5 travailleurs de Conakry Express suspendus : « nous allons continuer à réclamer nos droits »

17 août 2021 à 8 08 04 08048

« Ce n’est pas un crime de dire de me payer mon salaire ou de régler ma situation. C’est tout ce qu’on a dit. Que cela nous coûte une suspension… Comment comprenez-vous que des pères de famille soient traités de la sorte ? Des pères de familles qui ont derrière eux pour certains, 6 bouches à  nourrir, d’autres 10, vous les abandonnez comme ça pendant 3 mois sans aucun sou. Ils revendiquent leurs droits, vous leur dites qu’ils sont suspendus… ».

Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 16 août 2021, le porte-parole des travailleurs de Conakry Express est revenu sur la suspension de cinq employés de cette société. Une décision prise, selon lui, par la direction générale de cette entreprise chargée de la gestion de l’unique train qui assure le transport de personnes dans la capitale guinéenne. Ibrahima Camara indique que cette suspension fait suite à une réunion tenue récemment par les travailleurs pour discuter de leur situation.

Ibrahima Camara, porte parole des travailleurs de Conakry-Express

« Il y a bientôt 3 mois qu’on ne nous a pas payés. Ainsi, on a formé un groupe d’une dizaine de travailleurs, nous avons tenu une réunion pour discuter de comment mener des démarches pour réclamer nos salaires. Avant même la tenue de notre réunion, il y a eu quelques proches du directeur qui nous ont menacés de licenciement. Parce qu’eux, ils sont à la fonction publique et en même temps ils profitent de la société Conakry express. Il y a des travailleurs à Conakry express qui ne sont pas des chemineaux, ce sont de simples employés. Mais, nous autres qui sommes des chemineaux, nous sommes tout le temps sur le terrain.

Donc, on s’est retrouvés pour parler de notre situation : le paiement de nos salaires et la régularisation de notre situation en général qui inclut notamment le contrat de travail et le statut. C’est à l’issue de cette réunion qu’on a appris que nous avons été suspendus. On n’a reçu aucun acte dans ce sens, aucune note officielle n’a été faite pour annoncer cette décision. C’est de bouche à oreille qu’on a été informés que 5 des 10 personnes qui ont tenu la réunion ont été suspendues. Et on a limité le nombre de participants à 10, à cause de la situation sanitaire qui prévaut dans notre pays. Sinon, il y en a d’autres qui allaient prendre part à cette réunion », a-t-il expliqué.

Pour lui, cette suspension vise à les intimider pour qu’ils renoncent à leur combat qui consiste à réclamer leurs droits. Mais, c’est peine perdue, prévient le porte-parole des travailleurs de Conakry Express. « Cette suspension ne nous perturbe pas. Nous allons continuer à dénoncer et à  réclamer nos droits, puisque c’est ce qui fait mal. Et je vous jure que si ça continue comme ça, ils seront surpris, parce que nous allons demander au ministre qu’on ait une direction plus proche des travailleurs. Parce que nous sommes toujours près de ces machines pour les maintenir en bon état au bénéfice des populations.

Ce n’est pas un crime de dire de me payer mon salaire ou de régler ma situation. C’est tout ce qu’on a dit. Que cela nous coûte une suspension, ça ne nous ébranle pas. Nous allons continuer à réclamer nos droits. Comment comprenez-vous que des pères de famille soient traités de la sorte ? Des pères de familles qui ont derrière eux pour certains, 6 bouches à  nourrir, d’autres 10, vous les abandonnez comme ça pendant 3 mois sans aucun sou. Ils revendiquent leurs droits, vous leur dites qu’ils sont suspendus. Il faut que cela change maintenant », a dit Ibrahima Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (+224) 622919225

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Détournement au RPG-N’Zérékoré : 2 responsables accusés !

17 août 2021 à 8 08 03 08038
Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la session RPG Horoya et porte-parole des jeunes

Récemment nommés à la tête des sections Horoya et Sokoura du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré, Issa Keïta et Daouda Coulibaly se seraient déjà mis dans de sales draps. Ils auraient détourné des centaines de sacs de riz et de l’argent appartenant au parti. Les militants et sympathisants des sections RPG arc-en-ciel qu’ils dirigent réclament leur révocation « pour malversation ». Et, ils menacent de battre le pavé dans les prochains jours si aucune décision sanctionnant ces deux cadres du parti présidentiel n’est prise par la coordination régionale du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, ce sont plus 400 sacs de riz et de l’argent destinés aux militants et responsables locaux du RPG arc-en-ciel qui ont été détournés par Issa Keïta (secrétaire général de Horoya) et Daouda Coulibaly (secrétaire général de Sokoura). Et, ils auraient détourné ces dons du chef de l’Etat (le président Alpha Condé et leader historique du RPG) en complicité avec Mamady Keïta, le secrétaire général de la section RPG arc-en-ciel de Nyen.

Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la session RPG Horoya et porte-parole des jeunes

« Vous savez, en octobre 2019, l’ex député uninominal de N’Zérékoré, Sory Haba, nous avait donné une somme de 7 000 000 de francs pour réparer le siège du parti qui était délabré. Après cette réparation, certains sont allés dire au coordinateur que les secrétaires généraux de Sokoura et Horoya veulent te remplacer. Directement, le coordinateur régional du parti, Adama Keïta, a pris une décision verbale pour nous dire que vous êtes suspendus pour faute lourde. Et, il nous a fait remplacer par des frères. Mais, du côté de Conakry, ce sont nos noms qui sont là-bas. S’il y a activité, on ne voit pas ces deux frères. Mais, ils sont là seulement quand il y a du bien. Depuis ce jour, nous avons fait des démarches partout, en vain. Le bureau politique national du RPG arc-en-ciel, les sages du Konia, du Mandingue et certaines personnes ressources ont plaidé notre cause. Mais, rien encore. Maintenant, tout dernièrement, le président Alpha Condé a envoyé plus de 1 000 (mille) sacs de riz dans le mois de carême. Et, Mamady Keïta, Issa Keïta, Daouda Coulibaly ont fait un détournement de plus de 400 sacs. Ils ont mis ces sacs dans un magasin qui est connu de tous ici.

Deuxièmement aussi, le président a envoyé l’argent pour les sacrifices des neufs communautés à N’Zérékoré. Cela n’a pas été fait comme ça été dit.

Et, troisièmement, le chef de l’État a envoyé l’argent pour le salimafo pour les responsables du parti à N’Zérékoré. Eux, ils ont bouffé l’argent aussi et donné quelques miettes à certains proches », a accusé Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la section RPG arc-en-ciel de Horoya et porte-parole des jeunes de ladite localité.

A en croire ce cadre très influent du RPG arc-en-ciel à N’zérékoré, les militants des sections de Horoya et Sokoura demandent aujourd’hui la « révocation de leurs postes » des secrétaires généraux incriminés. Et, des courriers ont déjà été adressés à la coordination régionale du parti et aux autorités administratives de N’zérékoré. Mais, Abdoulaye Condé n’exclut pas une manifestation de rue des militants si aucune décision sanctionnant les mis en cause n’est prise dans les prochains jours.

Abdoulaye Condé, ancien secrétaire général de la session RPG Horoya et porte-parole des jeunes

« C’est maintenant que les militants et sympathisants du parti de N’Zérékoré notamment ceux de nos sections de Horoya et Sokoura se sont levés pour demander de les révoquer de leurs fonctions. Comme indique l’article 69 du statut et règlement intérieur du parti (qui stipule que tout responsable du parti, à quel que niveau que ce soit, reconnu coupable de malversation ou de détournement de bien appartenant au parti sera révoqué de ses fonctions, retenus de restituer les biens détournés. Le cas échéant, l’affaire sera réglée par voie de justice). C’est pourquoi j’ai averti, à travers une lettre le préfet, le gouverneur et les secrétaires politiques de N’Zérékoré pour dire que s’ils ne prennent pas les mesures pour ça, nous allons descendre dans les rues pour demander le départ des deux secrétaires généraux installés illégalement à nos fonctions. Je lance un appel à nos militants de rester calme et serein. D’attendre d’abord la réaction de la coordination de N’Zérékoré. Par la suite, on verra ce qu’on va faire. Parce que les militants et sympathisants des deux sessions étaient mobilisés à sortir manifester hier (dimanche). Mais, je leur ai dit de rester calme et d’attendre d’abord. S’il n’y a pas de gain de cause, on va voir ce qu’on peut faire pour les jours suivants », a indiqué Abdoulaye Condé.

A noter que toutes nos tentatives pour joindre les mis en cause (Issa Keïta et Daouda Coulibaly) pour recouper ces informations sont encore restées vaines.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Agression des journalistes à Mamou : pas de procès contre Alpha Saliou Barry

17 août 2021 à 5 05 28 08288
Alpha Saliou Barry, chargé du cadre de vie et assainissement à la mairie de Mamou
Alpha Saliou Barry, chargé du cadre de vie et assainissement à la mairie de Mamou

A la faveur d’une rencontre organisée hier, lundi 16 août 2021, les journalistes de Mamou et l’émissaire du syndicat des professionnels de la presse de Guinée, Amadou Oury Barry, se sont penchés sur la position à adopter face l’agression dont les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ de la radio Global Fm Mamou ont été victimes de la part du conseiller communal Alpha Saliou Barry. Et, c’est l’appel de la notabilité (notamment de l’inspecteur régional des affaires religieuses) qui a pesé sur la balance. Car, au terme des échanges,  la « tendance dominante au niveau de la presse locale est celle d’aller à un règlement à l’amiable ». Ainsi, par son intercession, la notabilité de la ville carrefour a sauvé la tête du colérique Alpha Saliou Barry du courroux de la justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Les discussions entre les professionnels des médias de la ville carrefour et l’émissaire des professionnels de la presse de Guinée ont commencé dans la matinée et ont duré jusque dans l’après-midi. Et, le principal sujet à l’ordre du jour était la suite à donner à l’agression de certains journalistes de la radio Global FM Mamou par Alpha Saliou Barry. L’affaire est déjà sur la table du parquet du tribunal de Mamou (où Alpha Saliou Barry a été déféré après son audition à la police). Mais, avec l’intervention des autorités et de la notabilité de la ville carrefour, la presse locale a jugé utile de réviser sa position. Et, ce lundi, certains journalistes étaient favorables à une poursuite pénale contre ce maladroit conseiller communal. Mais, la majorité des participants à cette réunion était plutôt favorable à un règlement à l’amiable de ce différend. Surtout que le mis en cause (Alpha Saliou Barry) a présenté des excuses à la radio Global et à toute la presse guinéenne.

Amadou Oury Barry, émissaire du syndicat des professionnels de la presse

« Nous avons longuement discuté pour voir comment trouver une solution aux menaces qui pèsent sur les journalistes de Mamou. On a écouté les uns et les autres. Il y avait deux tendances. Certains voulaient qu’on aille au procès et d’autres estimaient qu’il faut résoudre le problème à l’amiable comme l’ont souhaité les autorités de Mamou. La Direction générale de Global FM va écrire officiellement au procureur et à l’URTERGUI pour désister et retirer sa plainte ; et, aller à la négociation pour résoudre le problème en famille. Mais, nous allons insister devant les autorités à tous les niveaux et mettre en place des bases pour que jamais un journaliste ne soit agressé à Mamou. Il faut signaler que même en temps de guerre, on protège les journalistes.  Le conseil communal a écrit pour présenter des excuses à l’URTERGUI et au syndicat », a dit Amadou Oury Barry au sortir de la réunion avec les journalistes de la ville carrefour.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tel : 625698919/657343939

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