Koumbia (Gaoual) : l’argent payé par Orange et MTN Areeba détourné ?

15 août 2021 à 19 07 21 08218

L’installation des sociétés de téléphonie en Guinée est un grand ouf de soulagement pour les populations qui communiquent de plus en plus facilement mais aussi pour d’autres citoyens, c’est une chance d’abriter des sites occupés par ces compagnies. On ne parle même pas des services de l’Etat qui tirent un grand bénéfice à travers les taxes et impôts de divers types.

A Koumbia, l’occupation de certains sites fait du bruit entre les autorités locales et les citoyens (notamment les propriétaires terriens).

Si par endroit la question a fini par trouver une solution comme dans le District de Koumbia 2, ce n’est pas le cas à Madina-guilédji, abritant deux antennes des sociétés téléphonique. L’une appartenant à la société Orange-Guinée et l’autre MTN (Areeba-Guinée).

Le 31 juillet dernier, Boubacar Baldé, le Président du District de Madina-guilédji, interrogé sur la question par un journaliste de Guineematin.com qui était à Koumbia, a dit ignorer la destination des montants versés par ces deux sociétés au compte de ces deux antennes situées dans sa juridiction.

Monsieur Boubacar Baldé, président du district de Madina-Guilédji

« Depuis l’installation de ces antennes (en 2014-2015), je ne connais rien de ce qui se qui passe financièrement avec les deux sociétés. Je ne sais pas qui reçoit quoi. Pourtant, à l’installation de ces antennes, nous avons signé des documents pour les deux sociétés. Pour l’antenne de la société Orange-Guinée, située à Touldé Bembéléssi, ce sont les sages de Bhouloy Lami et moi qui avons signé les documents. Pour l’antenne de MTN Areeba-Guinée, située à Kandiouma, c’est moi et l’imam de Nymapiya qui avons signé les documents. Mais, comme mes citoyens commencent à m’accabler de questions, il va falloir que je m’y intéresse à présent pour avoir des réponses claires. S’il est vrai que la commune perçoit quelque chose ou quelqu’un d’autre, nous voulons être informés. Si la taxe doit être partagée avec le District impacté, je veux le savoir aussi. Je reconnais également qu’à Kandiouma, c’est pour la famille d’Elhadj Amadou Péssoun Diallo. Je ne sais pas si eux ils reçoivent quelque chose ou pas », a expliqué cet élu local. Toutefois, par rapport aux menaces de certains citoyens de bloquer l’accès au site, s’ils n’ont pas de résultat satisfaisant, le Président du District de Madina-Guilédji demande une indulgence de leur part et promet de mener les démarches.

Également interrogé par Guineematin.com, Idrissa Diallo, un des enfants d’Elhadj Amadou Péssoun Diallo, qui revendique la propriété du site occupé par l’antenne de la société MTN Areeba a expliqué :

Idrissa Diallo, un des enfants d’Elhadj Amadou Péssoun Diallo

« L’antenne téléphonique de la société MTN Areeba est installée sur notre domaine à Kandiouma. Une fois, ils avaient appelé mon père qui a expliqué que le domaine lui appartient. Mais, depuis lors, ils n’ont rien fait. Ils occupent le domaine et ils ne nous disent rien. Comme cela fait plus de 6 ans, ils n’ont rien dit, nous entendons porter plainte contre MTN Areeba pour cette occupation illégale », a-t-il menacé.

Du haut de ses 85 ans, Elhadj Amadou Péssoun Diallo, qui a jusqu’ici gardé le silence par rapport à cette occupation illégale de son domaine par la société MTN Areeba a affirmé à Guineematin.com ce qui suit :

Elhadj Amadou Péssoun Diallo

« Le domaine m’appartient effectivement. Le lieu en question s’appelle Kandiouma. J’y ai travaillé très longtemps. J’ai fait paître mes bœufs et je fais mes champs à plusieurs reprises. Ce n’est pas nouveau et c’est connu. Quand ils sont venus implanter l’antenne, ils ne m’ont jamais rencontré physiquement », révèle le vieux dans un calme impressionnant. Toutefois, il lance un appel aux responsables d’Areeba de chercher à régulariser la situation.

« C’est ce que je vœux. Je ne cherche pas à polémiquer. S’il est normal que la société doit payer, qu’elle le fasse maintenant. Puisqu’après moi, il y a mes enfants qui connaissent tous le dossier et c’est moi qui les ai temporisés jusque-là », a sagement conseillé ce patriarche.

Joint par Guineematin.com, le 03 août 2021, le receveur des Communes rurales Foulamory, Wendou M’Bour et Koumbia, Pape Jean N’Diaye, précise que la société de téléphonie Orange-Guinée s’est toujours acquittée de ses droits. Elle verse chaque année 6. 400. 000 francs guinéens à la Commune et au compte de l’antenne installée à Touldé Bembéléssi.

« Par contre l’antenne de la compagnie Areeba qui a abrite l’émetteur de la radio communautaire de Koumbia ne paie pas. Il y a un échange de service. Cette antenne dont il est question est située à Koumbia 2 », précise l’agent.

« Pour l’antenne d’Orange à Touldé Bembélessi, ce qui est payé rentre dans le cadre du fonctionnement de la Commune puisque, dit-il, la commune paie les contractuels au collège », dit-il.

« Pour les autres antennes, ce sont des particuliers qui sont payés. Et la commune n’a jamais tendu la main à un particulier pour cela », conclu-t-il sur la question.

Sur le même sujet, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, le maire de la Commune rurale de Koumbia, interrogé par Guineematin.com, le 9 août, dit ne rien connaître de l’antenne de Kandiouma, implantée par Areeba, dans le secteur de Nyampiya, relevant du District de Madina-guilédji.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

« A ma connaissance, je n’ai reçu aucun contrat ni aucun franc par rapport à ce site. Je ne sais pas comment ils sont installés là-bas. Par contre, à Kembéra, j’ai été touché par un citoyen dont le domaine sert à abriter un relai d’Orange. J’ai signé le document moi-même. A Koumbia, il y a aussi une antenne d’Orange qui paie directement au particulier et l’autre antenne abrite l’émetteur de la radio communautaire. Pour le cas de Kandiouma, je n’en sais rien », reconnaît le maire.

Pour l’antenne de Bembeléssi, poursuit-il, « c’est pour l’Etat. Avant, c’était le site de la Sotelgui. La commune touche une taxe qui ne représente même pas cinq millions de francs par an » et de soutenir que cet argent sert à payer les contractuels au collège de Koumbia.

En attendant que toute la lumière soit faite, la question sur la vraie destination des taxes d’occupation payées par les deux compagnies de téléphonies mobile dans le District de Madina-Guilédji est sur toutes les lèvres.

A suivre !

De retour à Conakry, Abdallah BALDE pour Guineematin.com     

Tél : 628 08 98 45

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À la rencontre des familles des détenus politique : avec les épouses de l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé

15 août 2021 à 19 07 16 08168
Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans 3 mosquées de Conakry (à Wanindra, Dabondy et Madina). Il a été arrêté à son domicile à Wanindra le 28 octobre 2020 à 02 heures du matin à cause de ses opinions. Il est parmi les prisonniers qui sont toujours en détention à la Maison centrale de Conakry, sans jugement

Ce sont des épouses inquiètes, le cœur permanemment à la maison centrale de Conakry (comme pour tenir compagnie à leur mari) et les yeux pleins d’innocence qui vivent dans cette cour à Wanindara (dans la commune de Ratoma) avec le souhait de voir leur mari recouvrer la liberté. Depuis près de dix (10) mois déjà, mesdames Aïssatou Baldé et Rabiatou Diallo endurent l’emprisonnement de leur époux, l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé. Actuellement, elles vivent seules et se débattent au mieux qu’elles peuvent pour subvenir aux nombreux besoins de leurs enfants. Et, dans leur pesante solitude (qui parait interminable), elles s’attachent au maigre espoir de voir libre le père de leurs enfants.

En effet, Elhadj Abdoulaye Baldé a été arrêté la nuit du 28 octobre 2020, chez lui, à Conakry, au lendemain de la réélection contestée du président Alpha Condé pour un troisième mandat, dix jours plutôt. Et depuis, ce guide religieux fait partie de la longue liste des détenus politiques qui croupissent à la maison centrale de Conakry sans jugement. Et, chaque jour de prison pour lui est vécu comme une éternité par sa famille. Il est actuellement malade. Et, c’est sa famille qui s’est occupée de son ordonnance pour lui permettre de prendre ses médicaments en prison.

A son domicile où un reporter de Guineematin.com s’est rendu vendredi dernier, 13 août 2021, ses épouses sont très inquiètes. Elles n’ont pas la chance de le voir souvent à la maison Centrale. Et, difficilement elles arrivent à lui faire parvenir le manger. Ce qui est très difficile puisque qu’elles préparent tous les jours le repas qu’elles envoient en prison.

« Mon mari (Elhadj Abdoulaye Baldé) a été arrêté le 28 octobre 2020 à 2 heures du matin. Depuis, il est détenu à la maison centrale de Conakry. On le voit rarement, parce qu’on ne nous laissent pas entrer à la maison centrale. Même si nous lui envoyons à manger, c’est difficile de faire entrer le plat. Et, sur le plan sanitaire, mon mari ne se porte pas bien. Il souffre de palpitation du cœur et d’une toux fréquente. Il ne dort presque pas la nuit. Nous sommes vraiment très inquiets pour lui », a indiqué madame Aïssatou Baldé.

En plus de la solitude, des peines et de l’inquiétude sans cesse grandissante, cette femme éprouve d’autres maux liés à l’emprisonnement de son mari. L’absence prolongée de son époux a bouleversé sa vie et celle de ses enfants.

Madame Aïssatou Baldé, épouse d’Elhadj Abdoulaye Baldé

« Depuis qu’il est parti, nous avons de sérieuses difficultés dans l’entretien de nos enfants. Plusieurs d’entre eux devaient aller à l’école. Il fallait payer, s’occuper de la nourriture, sans compter le transport pour envoyer le manger chaque jour à la maison centrale. C’est vraiment difficile de vivre ça. Nous demandons l’implication de toutes les bonnes volontés pour que mon mari soit libéré. Derrière lui, la famille a eu beaucoup de difficultés. Même son père, le Khalif Elhadj Mamadou Sadio Baldé, est décédé suite au choc qu’il a eu après l’arrestation et l’emprisonnement de mon mari. Malgré cela, on ne lui a toujours pas permis d’aller se recueillir sur la tombe de son cher papa. Pire, depuis son arrestation, il y a près de 10 mois, il (Elhadj Abdoulaye Baldé) n’a pas encore été jugé. Et, jusqu’à présent, nous n’avons aucune information sur son dossier », a ajouté madame Aïssatou Baldé.

Tout comme elle, madame Rabiatou Diallo (sa coépouse) s’inquiète de cette éprouvante situation. Elle sollicite la libération de leur époux pour leur permettre d’encadrer leurs enfants qui sont encore très jeunes, en majorité.

Madame Rabiatou Diallo, épouse d’Elhadj Abdoulaye Baldé

« Nous sommes très inquiets sur l’avenir de nos enfants parce que depuis l’arrestation de leur père, tous les enfants sont à la maison. Surtout qu’ils sont très jeunes et ne peuvent pas encore se prendre en charge. C’est pourquoi, nous sollicitons l’aide de toutes les bonnes volontés pour obtenir la libération de notre mari », dit-elle.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Labé : entretien avec Mamadou Diouldé Diallo, Directeur communal de la jeunesse

15 août 2021 à 19 07 15 08158
Mamadou Diouldé Diallo, directeur communal de la jeunesse de Labé

À l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, célébrée le vendredi dernier, 13 août 2021, le correspondant de Guineematin.com s’est entretenu avec le Directeur communal de la jeunesse de Labé. Dans la capitale régionale de la Moyenne Guinée, les jeunes ont profité de cette journée pour attirer l’attention des autorités sur leurs conditions de vie. Comme on le sait, beaucoup de jeunes sont livrés au chômage à cause du manque d’emplois, au manque d’infrastructures sportives et culturelles, a rappelé le directeur communal de la jeunesse de Labé.

La situation que traversent les jeunes de Labé mérite l’attention des autorités en charge de la jeunesse, estime Mamadou Diouldé Diallo, le directeur communal de la jeunesse de Labé.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’essentiel des propos de Mamadou Diouldé Diallo :

Cette année, nous avons célébré cette journée en différé à Labé. En ce qui concerne la situation des jeunes à Labé, au moment où nous prenions les commandes l’année dernière, les bureaux des jeunes des différents quartiers ne fonctionnaient pas. Il a fallu notre implication pour rétablir ces bureaux.

L’année dernière, on avait organisé une cérémonie pour célébrer la journée mondiale de la jeunesse. Avec les associations et mouvements, nous avons mis en place une plate-forme communale autour de laquelle tous les mouvements et associations seront fédérés pour avoir plus de force afin d’avoir des appuis communs. Mais, ce qui fatigue la jeunesse de Labé, c’est le manque d’emplois. Pourtant, il y a beaucoup d’entre eux qui sont diplômés. C’est pourquoi, beaucoup d’entre eux s’orientent vers le commerce ou les taxi-motos, voire même le lavage des engins.

Par ailleurs, les jeunes ne disposent pas de lieux de loisir. En ce qui concerne les disciplines sportives, seul le football est pratiqué plus ou moins à Labé. Mais, le basket-ball, l’athlétisme, le cyclisme, le volley-ball et le handball sont presque inexistants. Il n’y a pas d’aire de jeu. C’est pourquoi, mon équipe et moi avons rencontré certains quartiers périphériques pour demander des terrains de sports pour la jeunesse.

Labé Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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BIODEV2030 : 3 secteurs prioritaires identifiés en Guinée

15 août 2021 à 19 07 00 08008

Au lieu de deux initialement prévus, ce sont finalement trois secteurs prioritaires qui ont été identifiés pour le projet BIODEV2030 en Guinée. Les résultats de l’étude menée à cet effet ont été validés au cours d’un atelier qui s’est tenu récemment à Kindia, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

L’atelier de validation des résultats de l’évaluation et de la hiérarchisation des menaces pesant sur la biodiversité aux niveaux national et local afin d’identifier deux (2) secteurs prioritaires pour le projet BIODEV2030 en Guinée a eu lieu le 2 août 2021 dans un réceptif hôtelier de Kindia. Organisé par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), sur financement de l’AFD (Agence française de développement), il a été coordonné par Expertise France, en collaboration avec le ministère guinéen de l’environnement, des eaux et forêts. Les travaux ont mobilisé 66 participants venus de Kindia, Boké, Conakry, Labé, Faranah, Kankan, et N’Zérékoré.

Il s’agit de cadres techniques nationaux, de représentants de la société civile et du secteur privé, des enseignants chercheurs et des experts internationaux. A l’ouverture des travaux, le directeur régional de l’UICN, Aliou Faye, a indiqué qu’il s’agira dans un premier temps, « de procéder à un examen critique du rapport d’évaluation réalisé par le Centre d’Études et de Recherche en Environnement (CERE), de formuler des suggestions et des recommandations en vue de l’enrichir. Dans un second temps, obtenir à travers la validation, un consensus autour du document d’évaluation et d’hiérarchisation des menaces pesant sur la biodiversité aux niveaux national et les secteurs identifiés dans le cadre du projet BIODEV2030 en Guinée ».

Présidant la cérémonie d’ouverture de cet atelier, le colonel Aboubacar Oularé, point focal national de la convention pour la biodiversité au ministère de l’environnement, des eaux et forêts, a remercié vivement l’UICN et ses partenaires, dont l’Agence française du développement, Expertise France, le Fonds pour l’environnement mondial, pour l’accompagnement du gouvernement guinéen dans la conservation de la Biodiversité. Selon lui, le projet Facilitation d’engagement pour la biodiversité (BIODEV2030) vient à point nommé.

« Car la République de Guinée vient de se doter d’une nouvelle stratégie de 15 ans (2016-2025) avec une vision partagée et une ambition commune qui est de préserver, accroître, restaurer et valoriser la biodiversité dans toute la Guinée. Pour réaliser cette vision, la nouvelle stratégie nationale est articulée autour de cinq (5) buts stratégiques déclinés en 18 objectifs. Par ailleurs, l’expérimentation réussie du projet BIODEV2030 en Guinée nous offre l’opportunité de nous approprier de nouvelles méthodes, outils et approches de valorisation de la diversité biologique et des écosystèmes de notre pays », a dit le colonel Oularé.

A l’issue des travaux, les participants ont validé les résultats de l’évaluation et de la hiérarchisation des menaces pesant sur la biodiversité aux niveaux national et local. Ils ont identifié trois secteurs prioritaires pour le projet BIODEV2030 en Guinée. Il s’agit de l’agriculture, la pêche et l’exploitation minière. « Ce sont tous les secteurs économiques qui sont concernés. Mais le projet va se focaliser sur ces trois secteurs prioritaires ; et après, s’il y a une suite, d’autres secteurs pourraient être pris en charge », a précisé Aliou Faye de l’UICN.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224)628516796

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Koumbia (Gaoual) : inauguration de l’école Pr Alpha Condé de Dyoti

15 août 2021 à 18 06 50 08508

Le nouveau préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, accompagné d’une forte délégation, a présidé la cérémonie officielle d’inauguration de l’école primaire Pr Alpha Condé, reconstruite par l’APEPTG (Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual), grâce au financement de la Banque internationale pour le commerce et d’industrie de Guinée (BICIGUI). Organisé le 17 juillet dernier, la cérémonie avait mobilisé, au-delà des autorités locales et des membres de l’association, plusieurs autres invités.

Désormais, cet établissement scolaire passe d’une seule salle de classe à trois (avec 40 tables-bancs et deux bureaux pour les maîtres et d’un bloc de latrines de trois cabines) pour un coût total de 150 millions de francs dont 75 millions déboursés par la seule BICIGUI.

Très satisfait de cette réfection de cette école, Elhadj Saafa Diallo, le Président du District de Dara-Bowé et fondateur du village de Dyoti, a dit sa totale satisfaction de bénéficier d’un bâtiment flambant neuf pour les enfants de son village.

Elhadj Saafa Diallo, président du district de Dara Bowé

« Aujourd’hui, je suis plus que content. Mais avant, je souhaite la bienvenue à Monsieur le Préfet et toutes les délégations. Nous remercions particulièrement l’APEPTG, la BICIGUI et la mairie de Koumbia. Merci pour tout. Que Dieu bénisse les promoteurs de ce projet et qu’il accorde le bonheur et plus de chance à ces membres. Je remercie singulièrement le Préfet de Gaoual, à travers lui, le Président de la République dont notre école porte désormais le prestigieux nom. Merci au Professeur Alpha Condé. A présent, nous avons besoin d’enseignants pour former nos enfants et nous sommes sûrs que la mairie et le gouvernement nous aiderons à trouver de bons formateurs pour cet établissement de trois salles de classe », a notamment dit le Elhadj Saafa Diallo.

De son côté, Abdoulaye Baldé, le président de l’APEPTG, au nom de ses collègues, a remercié les invités, avant d’exprimer sa profonde reconnaissance à la BICIGUI et à toutes les personnes de bonnes volontés qui ont accepté de s’associer à la reconstruction de l’école primaire d’une centaine d’élèves.

Abdallah BALDE, Président de l’APEPTG

« La rencontre qui nous réunit ici, ce 17 juillet 2021, a une triple signification. Inaugurer cet établissement prêt à recevoir les enfants dès la prochaine rentrée scolaire, faire son baptême et procéder au lancement de la campagne du reboisement 2021.

Mais avant, permettez-moi, de rendre un vibrant hommage au président du District de Dara-Bowé, Elhadj Saafa Diallo, qui, en vrai patriarche, a su se lever, alerter les consciences mais surtout mobiliser les moyens à sa portée et s’engager pour la reconstruction de cet édifice. A lui seul, je veux dire sa famille et ses concitoyens qui ont accepté de s’associer au projet, revient le mérite de la construction du bloc de latrine, la prise en charge des ouvriers et bien entendu une part importante des agrégats. Qu’il trouve ici les sincères félicitations de l’APEPTG.

En ma qualité de Président de l’APEPTG, permettez-moi d’exprimer ma profonde gratitude à la BICIGUI, sans l’apport de laquelle, cet établissement ne verrait sans doute pas le jour maintenant là. A travers la BICIGUI, nous remercions très vivement, Cheick Amadou Tidiane Mané, Ingénieur architecte, travailleur de cette banque qui a parrainé le projet. Que le Maire de Koumbia et toutes les bonnes volontés, dont l’apport a été significatif, trouvent ici notre profonde reconnaissance. Grâce à la mairie, l’école a bénéficié de 40 tables-bancs et des bureaux pour les maitres.

Je n’oublie pas les ouvriers, à la tête desquels, Maître Sadiouma Sidibé, qui a su, d’une main de maître, nous livrer ce bel édifice et dans un délai de quatre mois seulement.

Que dire de la presse ! De Guineematin.com à la Radio Communautaire de Koumbia, en passant par la Radio rurale de Gaoual et l’AGP, chacun de ces organes a activement contribué à la réussite de ce projet. Merci aux journalistes », a souligné M. Baldé. 

Pour sa part, le maire de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, très satisfait de ce travail, a invité ses administrés à bien entretenir l’édifice et à s’occuper de l’éducation et de la formation des enfants.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, Maire de la commune rurale de Koumbia

« C’est le lieu de remercier ces jeunes réunis au sein de l’APEPTG. Ils ont eu cette initiative de faire ce travail. De remplacer ce hangar par un bâtiment flambant neuf. C’était gênant de voir nos enfants étudier dans un hangar. Pourtant, Koumbia n’est pas pauvre. Nous avons l’un des plus gros cheptels du pays. Normalement, nous sommes en mesure de nous prendre en charge. Les communes sont là pour faire face aux défis de développement qui se posent à notre localité. L’éducation de vos enfants, nous incombe tous. Vous avez vu la piste rurale qui nous sépare de Foulamory. Un des ouvrages risque de céder. C’est pourquoi, nous avons décidé de prendre ce pont en charge. Jusqu’à ce 17 juillet, les miniers n’ont pas versé les taxes qu’ils doivent à la commune. Vous comprenez que nous ne pouvons pas compter sur quelqu’un d’autre pour résoudre nos problèmes de développement », a expliqué le maire.

Visiblement satisfait de cette réalisation, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a pris l’engagement de construire une Direction pour l’école et d’augmenter 40 tables-bancs.

« Ce bâtiment est financé par la BICIGUI que nous saluons. Nous remercions l’APEPTG. Vous voyez avec ce bijou, après avoir visité cet établissement, j’ai décidé que la salle prévue pour abriter la Direction de l’école s’ajoute aux deux autres salles de classe. La Commune se charge de construire une Direction pour l’école et d’ajouter 40 tables-bancs. Nous demandons au Préfet de nous aider à avoir des enseignants qualifiés et dévoués. Cet établissement porte le prestigieux nom du Président de la République, le Pr Alpha Condé. Nous en sommes fiers », a-t-il conclu.

En sa qualité de Doyen de l’Association pour le développement de Madina-Guilédji, ADEMA, Elhadj Dansa Kanté, natif de Koumbia a appelé au civisme et au patriotisme des fils et filles de Gaoual, en vue de participer plus activement à son développement.

Elhadj Dansa Kanté

« C’est le lieu de saluer cet effort concret de nos enfants, à travers l’APEPTG. Nous remercions la commune pour son geste et son engagement. Nous saluons le Préfet de Gaoual et attirons son attention sur la nécessité d’aider à doter cet établissement d’enseignants qualifiés. Cette école est un exemple de courage et de d’acte patriotique à imiter à travers tout Gaoual », a dit l’ancien Gouverneur.

Au nom du Parrain de la cérémonie, Ibrahima Diallo (Takoula), secrétaire général du RGP Arc-en-ciel, a exprimé sa satisfaction aux populations de Koumbia et à l’APEPTG.

Ibrahima Diallo Takoula, Secrétaire général du PPG Arc-en-ciel de Gaoual

« Le Parrain de cette cérémonie tenait à être parmi nous. Mais pour des raisons d’Etat, il n’a pas pu faire le déplacement et m’a chargé de vous traduire son message de salutation et de félicitation. Nous saluons vivement cet acte de l’APEPTG. Il nous a chargés de vous dire que vous pouvez être fiers de vos fils et filles réunis au sein de l’APEPTG. Pour le nom de cette école qui s’appelle désormais Pr Alpha Condé,  Président de la République Chef de l’Etat, c’est un honneur immense pour nous. C’est une grande joie pour nous tous et à tous les niveaux. L’Honorable Aly Kaba, Président du RPG Arc-en-ciel, me charge de vous dire qu’il porte Gaoual dans son cœur et les enfants de cette préfecture, vos enfants, peuvent compter sur lui pour traduire ses préoccupations au Président de la République », a indiqué le premier responsable local du parti au pouvoir.

En clôturant les interventions, le Préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, après avoir félicité l’APEPTG, a pris l’engagement de veiller à ce que cet établissement connaisse un rayonnement à la dimension du nom qu’il porte.

Lanfia Kouyaté, préfet de Gaoual

« Je remercie toutes les populations de Koumbia. Je félicite et j’encourage l’APEPTG pour cette prouesse. Je félicite la mairie de Koumbia pour son geste. Nous encourageons les autres collectivités à faire comme vous. En ce qui concerne l’administration, nous ferons tout notre possible pour le bon fonctionnement de cet établissement. Je vous demande de veiller à l’éducation de nos enfants, ce sont les dirigeants de demain. Je vous demande d’œuvrer pour le progrès de notre pays dans la paix et la concorde. S’agissant de l’école proprement dite, je vais faire venir mes services pour délimiter et légaliser la concession scolaire. La demande du maire et du Doyen Kanté est tombée dans de bonnes oreilles. Si l’école qui porte le nom du Pr Alpha Condé n’a pas d’enseignant, ce sera l’affaire du Préfet. Mais en même temps, je vous invite de soutenir ces fonctionnaires qui seront là pour former vos enfants », a dit Lanfia Kouyaté.

Ensuite, le cordon inaugural e l’école primaire Pr Alpha Condé de Dyoti a été coupé avant de procéder au lancement de la 5ème édition de la campagne de reboisement 2021.

Ont également pris part à cet évènement, l’Union des ressortissants de Koumbia à Conakry, représentée par une forte délégation et conduite son secrétaire administratif, Manga Camara, le Directeur préfectoral de l’environnement, Mamoudou Condé, le Chef-section eaux et forêts, Adjudant Chef Mohamed Camara, le chef des opérations agricoles de Gaoual, Mamadou Dian Baldé, le Sous-préfet de Koumbia, Alsény Diallo, les services déconcentrés, les conseillers communaux et le secrétaire général de la ligue islamique sous-préfectorale de Koumbia, Elhadj Ibrahima Badiar Baldé.

Depuis Koumbia, Adama Sira Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Alerte CORONAVIRUS ! Par Ousmane Gaoual Diallo (UFDG)

15 août 2021 à 17 05 38 08388
Honorable Ousmane Gaoual Diallo, membre du conseil politique de l’UFDG

Chers compatriotes

Cela fait plusieurs mois que j’observe avec une vive attention la gestion du coronavirus en Guinée. Il n’est un secret pour personne que j’ai contracté le virus et que cette pandémie est une réalité qui affecte durement le monde et fait de plus en plus de victimes dans notre pays.

Au début, tout semblait anodin au point que de nombreux citoyens sont restés incrédules pendant longtemps, affichant une certaine méfiance et des réticences quant à l’existence de la maladie en Guinée et les règles sanitaires édictées à cet effet.

La recrudescence de la pandémie et les décès sans cesse croissants auxquels s’ajoutent des centaines, voire des milliers d’hospitalisations, nous interpellent. C’est le lieu de resserrer les rangs. Le coronavirus est bel et bien un fléau mondial tout comme il constitue désormais pour notre pays, une urgence de santé publique.

Conscient des efforts des uns et des autres dans la lutte en cours pour juguler la maladie, qui nous engage tous, j’aimerais tout d’abord m’incliner pieusement devant la mémoire de toutes ces victimes et exprimer ma solidarité avec les personnes alitées. Tous ont été d’une manière ou d’une autre, des piliers importants pour leurs familles.

Devant cette crise, il est particulièrement des personnes à qui, il nous revient également le devoir d’adresser un message de soutien et de réconfort. Je veux parler du personnel soignant, ces hommes et femmes qui consacrent tout leur temps et unissent leurs efforts depuis les premières heures de l’apparition de la Covid-19, pour épargner la Guinée d’une hécatombe.

Ces héros ne sont pas à oublier. Mus par le serment d’Hippocrate, ils sont nos remparts dont Dieu le Tout-Puissant nous a fait grâce pour répondre quotidiennement et même perpétuellement à nos besoins de santé. Qu’ils en soient bénis et rétribués à la hauteur de cet engagement républicain.

Chers compatriotes, nous ne devons pas perdre de vue que le Coronavirus, à force de s’acclimater, a opéré des mutations inquiétantes. Les variants « Alpha » et « Bêta » témoignent des « entêtements » de ce virus « maudit » qui assaille le monde avec un fort taux de létalité. Pour parer au pire, chers compatriotes, nous devons nous aligner derrières les standards internationaux.

Respectons strictement les mesures barrières en vigueur dans notre pays. Le port des bavettes, la distanciation sociale, l’utilisation du gel hydro-alcoolique et le respect des dispositions du couvre-feu sont autant d’initiatives salvatrices à prendre en compte scrupuleusement pour contrer le Coronavirus.

Enfin, chers compatriotes, nous devons accepter les vaccinations proposées par les autorités : c’est une alternative crédible pour une immunité collective et un retour rapide à la normalité dans notre pays et dans nos familles.

Puisse Dieu nous donner la force de venir à bout du Coronavirus et de toutes les autres maladies. Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens.

Ousmane Gaoual

Membre du Conseil politique de l’UFDG

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Pluies diluviennes à Conakry : les briquetiers tirent le diable par la queue

15 août 2021 à 16 04 43 08438

Acteurs importants dans la construction en Guinée (où les maisons sont encore faites de briques), les briquetiers (confectionneurs de briques) sont durement éprouvés par les fortes pluies qui s’abattent actuellement sur Conakry, la capitale guinéenne. Il leur est quasiment impossible de travailler, en dépit des commandent qu’ils reçoivent de part et d’autre.

Souvent confrontés au manque d’abris, les confectionneurs de briques sont quotidiennement à la merci des intempéries. Leur travail est constamment sous menace à cause des pluies diluviennes. Conséquence naturelle, leur revenu est en nette baisse. Mohamed Aliou Camara, briquetier à Kaporo-Rail, assure que les propriétaires de briqueteries subissent assez de pertes pendant cette période hivernale.

Mohamed Aliou Camara, briquetier à Kaporo-Rail

« Pour nous, le travail est plus aisé durant la saison sèche ; car, en saison pluvieuse, nous rencontrons beaucoup de difficultés. Lorsqu’il pleut, nous ne travaillons presque pas. Parfois, on peut commencer le travail alors que le ciel est complètement dégagé ; puis, d’un seul coup, ça change, il commence à pleuvoir. Donc, à la tombée de la pluie, nous couvrons nos briques et ciment par des bâches. Quand la pluie s’arrête, nous reprenons le travail si le temps nous le permet. Dans ces conditions, le patron paie le travailleur ; puisque ce ne sont pas des briques sèches qu’on lui demande, mais plutôt le travail. Donc, le patron endosse la perte. En cette saison des pluies, il est difficile pour nous de faire de l’épargne. Si le temps est clément, on peut mélanger jusqu’à trois sacs. Ce qui nous fait un peu d’argent. Et, c’est cet argent qu’on utilise lorsqu’il pleut, puisque ce n’est pas possible de poser des briques sous la pluie. On se débrouille actuellement. Nous ne pouvons pas mettre d’abri ici pour y mettre les briques quand il pleut ; car, comme vous pouvez le voir, le chantier est grand. Donc, il y a beaucoup d’espaces à couvrir et les briques prennent assez de place. Du coup, même si on monte un hangar, c’est peu de briques qu’on pourra fabriquer là-dessous. Et quand les moyens ne sont pas conséquents, cela n’est pas possible », a-t-il expliqué.

Pour cet autre briquetier rencontré sur la transversale Bambéto-Kipé, Ibrahima Bah, la situation est très compliquée. Et, c’est malgré lui qu’il confectionne des briques en cette période de grande pluie à Conakry.

Ibrahima Bah

« Nous rencontrons beaucoup de difficultés pendant cette période de fortes pluies. Lorsqu’il pleut, si nous n’avons pas de gants, le ciment peut ronger nos mains. Mais, même avec des gants, le ciment mouillé peut pénétrer pour atteindre nos mains. La pluie endommage nos briques aussi quand on n’a pas de bâche pour les couvrir. Etant donné que nous n’avons pas le choix c’est ça notre travail, on se débrouille pour avoir un ou deux sacs avec le propriétaire du chantier et on rentre. La pluie gâte nos briques, mais puisque nous sommes venus et que le propriétaire est une bonne personne qui a de l’empathie, il nous paie. Parfois il y a beaucoup de pertes dans ce travail ; car, même couvertes sous les bâches, certaines briques s’endommagent. C’est difficile pour nous de nous en sortir avec toutes les charges à la maison, parce notre activité est fortement affectée par les grandes pluies. Et, si nous ne travaillons pas, il va s’en dire qu’on a aucun revenu. Car, nous vivons exclusivement de ce travail », a indiqué Ibrahima Bah.

Mamadou Yaya diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622673681

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Décès de K2 : la mouvance présidentielle pleure la perte d’un compagnon de lutte

15 août 2021 à 12 12 03 08038
Ibrahima Kalil Konaté, ancien ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et président du Conseil d’Administration de la LONAGUI

L’annonce de la disparition brutale de l’ancien ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté, dit K2, le 14 août 2021, à Conakry, a plongé aussi bien sa famille, ses amis et collaborateurs que ses compagnons politiques dans l’affliction.

A la Direction nationale du RPG Arc-En-Ciel, parti au pouvoir, dont il était l’un des membres fondateurs et fidèle compagnon de lutte, c’est la totale tristesse. C’est du moins ce qu’a tenu à exprimer à Guineematin.com, le Chef de la majorité parlementaire, Aly Kaba, par ailleurs membre du Bureau politique national de la formation présidentielle. 

« Je suis abasourdi par cette triste et affligeante nouvelle qu’est la disparition de mon frère, mon collaborateur, mon compagnon de lutte et de combat politique, monsieur Ibrahima Kalil KONATÉ « K2″. Cet homme était humble, courageux, téméraire et persévérant. Il savait choisir et assumer. Pour le combat de la liberté et la démocratie de notre chère Guinée, il n’a rien ménagé pour le réussir.  La nation guinéenne perd l’un de de ses illustres fils. Le Rpg-arc-en-ciel est en deuil. A cette douloureuse circonstance, je présente au nom de la Majorité Présidentielle et à mon nom personnel, les condoléances les plus attristées à son Excellence monsieur le Président de la République, à la Direction Nationale du Rpg-arc-en-ciel, au Gouvernement guinéen, au peuple de Guinée et à la famille du défunt », a-t-il indiqué dans un ton des plus pathétiques.

K2 par ailleurs Président du Conseil d’administration de la LONAGUI, avait également occupé des fonctions syndicales et officié à la tête de la Direction communale de l’éducation de Matoto.

Paix à son âme, amine !

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Elhadj Hamidou Diallo : « mon fils est détenu avec sa blessure depuis 10 mois »

15 août 2021 à 9 09 45 08458
Ibrahima Diallo, blessé par balle à Baïlobaya et détenu à la maison centrale depuis près de 10 mois

« C’est un fils unique chez sa maman. C’est pourquoi, on l’a aidé à se marier tôt. Mais, son arrestation a trouvé que sa femme était enceinte de quelques jours. Elle vient d’accoucher une fille par césarienne. Le bébé est là avec sa maman qui n’arrête pas de pleurer en se demandant si sa fille aura la chance un jour de connaître son père ».

C’est le cri de désespoir d’un père (Elhadj Hamidou Diallo) pour son fils (Ibrahima Diallo), blessé par balle à la cheville et détenu avec sa blessure à la maison centrale de Coronthie depuis dix (10) mois sans aucun jugement. Ce sexagénaire domicilié à Baïlobaya (dans la préfecture de Dubréka) déplore les conditions d’emprisonnement de son jeune garçon et plaide pour sa libération afin de lui permettre de se soigner convenablement et en toute sécurité au près de sa famille.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, Ibrahima Diallo a été arrêté à Conakry au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020 en Guinée. C’était en marge de la répression de l’euphorie suscitée par l’auto-proclamation de Cellou Dalein Diallo (leader de l’UFDG) comme vainqueur dudit scrutin. Ce jeune conducteur de taximoto (et fils unique chez sa maman) a reçu une balle à la cheville de son pied gauche dans la journée du 22 octobre 2020. Et, en dépit de cette grave blessure, ce jeune homme de 21 ans a été conduit en prison à la maison centrale de Conakry. Depuis, il y croupit en prison ; alors qu’il peine encore à se remettre de sa blessure.

Elhadj Hamidou Diallo, imam et père d’Ibrahima Diallo détenu à la maison centrale

« Mon enfant (Ibrahima Diallo) a reçu une balle au niveau de sa cheville gauche le jeudi 22 octobre 2020, alors qu’il était allé chercher du pain dans une boutique. Quand ils (les agents des forces de l’ordre : ndlr) ont tiré sur lui, il est tombé sur place. Ils l’ont pris pour le déposer aux services d’urgence de l’hôpital Ignace Deen. C’est l’un des médecins qui nous a appelés pour nous dire qu’il a reçu une balle et qu’il est admis dans leur service. Ils étaient trois blessés admis en même temps ; mais, les deux autres n’ont pas survécu. Deux jours après, des bérets rouges ont effectué une descente musclée dans mon domicile. Sept d’entre eux ont pointé leurs armes sur moi. Mais, ayant mes 66 ans, j’ai dit que je n’ai pas peur de la mort. C’est ainsi qu’ils ont cassé toutes les portes (qui étaient fermées) à l’aide d’une hache que l’un d’entre eux détenait. Et, ils ont pris tout ce qu’il y avait comme argent et téléphone…

Ibrahima est resté en prison pendant 23 jours avec cette blessure avant d’être ramené à Ignace Deen pour subir l’opération. Ils ont mis les fers et l’ont gardé à l’hôpital pendant 2 mois et 3 semaines. Alors qu’il n’est pas remis sur ses pieds, ils l’ont repris pour le renvoyer à la maison centrale. Il a fallu plusieurs négociations avec le médecin de la prison pour qu’on le ramène à nouveau à l’hôpital pour remplacer les fers par le plâtre. Le jour où ils ont envoyé ce plâtre qui avait commencé à lui causer des douleurs aussi, ils l’ont ramené à la maison centrale. Depuis, il vit dans cette situation avec des douleurs atroces  », a expliqué Elhadj Hamidou Diallo dans un entretien jeudi dernier, 12 août 2021.

A en croire cet imam de la mosquée de Baïlobaya, son fils n’a pas encore été jugé. Et, toutes les initiatives en faveur de sa libération sont encore restées vaines.

« Malgré toutes nos démarches, mon fils est toujours en prison sans jugement. Et aujourd’hui, on ne peut que se tourner vers Dieu pour espérer le voir libre afin qu’il puisse au moins se soigner correctement. Sa première opération m’avait coûté 18 500 000 de francs guinéens. C’est un fils unique chez sa maman. C’est pourquoi on l’a aidé à se marier tôt. Mais, son arrestation a trouvé que sa femme était enceinte de quelques jours. Elle vient d’accoucher une fille par césarienne. Le bébé est là avec sa maman qui n’arrête de pleurer et à se demander si sa fille aura la chance un jour de connaître son père. L’envoi de son mangé nous pose assez de problème.

Nous sommes à Baïlobaya et lui à la maison centrale. Imaginez cette distance avec une famille dont les moyens sont limités. Tout récemment, il nous a dit de limiter les déplacements et de l’envoyer l’argent, qu’il va se débrouiller tout seul. Depuis, le peu d’argent qu’on trouve, on l’envoie ; mais, nous sommes toujours inquiets. C’est pourquoi, nous sollicitons le soutien des bonnes volontés et nous nous dirigeons toujours vers les autorités pour solliciter sa libération pour qu’il puisse se soigne, au risque de perdre l’usage de son pied. Ça fait 10 mois que mon enfant a reçu la balle et a été mis en prison. Je ne peux pas expliquer combien de fois la famille a souffert dans cette double situation.

Jusqu’à présent on n’a pas enlevé le plâtre. Pour qu’il soit envoyé à l’hôpital pour un simple contrôle, il nous faut plusieurs jours de négociations avec les autorités pénitentiaires. Au niveau de la justice, on ne sait même plus qui détient son dossier. C’est pourquoi nous sollicitons l’aide des uns et des autres pour obtenir sa libération », a indiqué Elhadj Hamidou Diallo, le regard tourné vers le ciel comme pour implorer l’aide divine.

A noter que ce jeune, Ibrahima Diallo, est originaire de Besseya, dans la sous-préfecture de Dionfo, préfecture de Labé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Arrestation d’une brésilienne à Conakry pour trafic de drogue : les précisions de Me Modibo Camara

15 août 2021 à 9 09 38 08388
Me Modibo Camara, avocat

C’est une affaire qui commence à faire du bruit en Guinée. Dans la nuit du samedi 07 août 2021, Laryssa Borges Dos Santos, une jeune brésilienne, a été interpellée à l’aéroport international de Conakry pour « trafic international de cocaïne ». Actuellement, elle est détenue à la maison centrale de Coronthie ; et, son dossier est en instruction au tribunal de première instance de Mafanco. Mais, son cas fait l’objet d’assez de commentaires par certains responsables sécuritaires de la Guinée, en dépit de la présomption d’innocence.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, samedi 14 août 2021, son avocat a dénoncé avec la dernière énergie toute démarche qui est de nature à faire de sa cliente « un objet de publicité personnelle ». Me Modibo Camara dit être convaincu de l’innocence de sa cliente et exige que sa présomption d’innocence soit strictement respectée par toutes les autorités qui interviennent dans cette procédure. D’ailleurs, il est revenu longuement sur les circonstances dans lesquelles sa cliente est venue en Guinée et l’atmosphère dans laquelle elle a été interpelée.

« C’est la première fois qu’elle sort de son pays et c’est la première fois qu’elle prend l’avion. Sa venue en Guinée s’explique par le fait que depuis deux mois auparavant, elle a fait la connaissance d’une personne, d’un citoyen guinéen résident à Sao Paulo (au Brésil)… Elle a décidé d’approfondir leur lien. C’est dans ce cadre qu’il lui a été proposé d’effectuer une visite en Guinée pour faire connaissance avec la famille de ce citoyen guinéen résident à Sao Paulo et dont elle a fourni les coordonnées d’ailleurs… Ce citoyen guinéen a fait croire à mademoiselle Laryssa qu’à son arrivée sur le territoire guinéen, elle sera accueillie par les membres de sa famille. Et, il lui a fait croire qu’en venant pour rencontrer sa future belle famille, dans nos traditions guinéennes, il faut apporter des présents, c’est-à-dire des cadeaux… C’est ainsi qu’elle est arrivée à l’aéroport de Conakry et a rempli toutes les conditions pour fouler le sol guinéen. Ensuite, cette demoiselle a été accueillie par des personnes qui lui ont été annoncées au Brésil comme étant les membres de sa belle-famille… Les preuves qui attestent cela existent. Des individus sont venus à sa rencontre et elle a été accueillie comme une belle-fille étrangère qui arrive dans le pays de son futur époux… », a expliqué Me Modibo Camara.

Décryptage !

Guineeamtin.com : pourquoi vous voulez communiquer sur cette affaire, alors qu’elle est déjà en instruction ?

Me Modibo Camara, avocat

Me Modibo Camara : ce qui justifie cette communication, en tout cas dans l’intérêt de ma cliente, ce que dans la journée d’hier (vendredi 13 août 2021: ndlr), je suis tombé sur des articles de presse faisant état de certaines informations qui ont été données et qui sont corroborées par une vidéo YouTube où le directeur central adjoint de l’OCAD a pris l’initiative, en violation de la législation guinéenne et les lois internationales sur la présomption d’innocence. Certaines déclarations qui ont été faites portent gravement atteinte aux droits de ma cliente qui, faut-il le rappeler, est présumée innocente jusqu’à ce qu’une juridiction équitable, impartiale et indépendante se prononce sur sa culpabilité.

Guineematin.com : qui est cette fille, Laryssa Borges Dos Santos et comment elle s’est retrouvée en Guinée ?

Me Modibo Camara : ma cliente est une citoyenne brésilienne ordinaire qui s’est retrouvée dans une situation rocambolesque et qui ne comprend absolument rien de ce qui se passe et de ce qui s’est passé. Cela est d’autant plus vrai que, comme l’a si bien dit le directeur central adjoint de l’OCAD, parce que le seul passage qui me paraît important et qui correspond à la réalité des faits, c’est le fait que cet officier de police judiciaire, dans ce qui me semble être une publicité personnelle, ait reconnu que ma cliente n’était jamais sortie de son pays. C’est la première fois qu’elle sort de son pays et c’est la première fois qu’elle prend l’avion. Ça, ce sont des éléments qui sont incontestables.

Maintenant, sa venue en Guinée s’explique par le fait que depuis deux mois auparavant, elle a fait la connaissance d’une personne, d’un citoyen guinéen résident à Sao Paulo (au Brésil). Ce citoyen guinéen a fait connaître à ma cliente un train de vie à Sao Paulo ; et, elle a décidé d’approfondir leur lien. C’est dans ce cadre qu’il lui a été proposé d’effectuer une visite en Guinée pour faire connaissance avec la famille de ce citoyen guinéen résident à Sao Paulo et dont elle a fourni les coordonnées d’ailleurs. Je tiens à préciser que ce qui a plus motivé cette jeune fille, c’est le fait que ce monsieur ait donné toute l’assurance qu’il est issu d’une famille de dignitaires en République de Guinée. Il lui a facilité toutes les démarches consistant notamment à l’obtention d’un visa, à la réservation d’une chambre d’hôtel ici en Guinée. Ce citoyen guinéen a fait croire à mademoiselle Laryssa qu’à son arrivée sur le territoire guinéen, elle sera accueillie par les membres de sa famille. Et, il lui a fait croire qu’en venant pour rencontrer sa future belle famille, dans nos traditions guinéennes, il faut apporter des présents, c’est-à-dire des cadeaux…

Guineematin.com : donc, c’était un projet de mariage entre elle et le monsieur qui était en préparation ?

Me Modibo Camara, avocat

Me Modibo Camara : c’était un projet de mariage, un projet d’union à long terme. Donc, c’est ce qui a motivé cette fille à venir en Guinée. Alors, des colis lui ont été remis à Sao Paulo ; des colis contenant des bracelets. Et, il lui a fait comprendre qu’à son arrivée, à chaque visite effectuée dans une famille, qu’il fallait qu’elle donne un cadeau pour consolider les liens. C’est ainsi qu’elle est arrivée à l’aéroport de Conakry et a rempli toutes les conditions pour fouler le sol guinéen. Ensuite, cette demoiselle a été accueillie par des personnes qui lui ont été annoncées au Brésil comme étant les membres de sa belle-famille, parce qu’on lui a fait comprendre qu’étant issu d’une famille de dignitaires en Guinée, elle sera impressionnée même par l’accueil à l’aéroport de Conakry. Effectivement, elle a été accueillie dans la joie, dans la ferveur. Les preuves qui attestent cela existent. Des individus sont venus à sa rencontre et elle a été accueillie comme une belle-fille étrangère qui arrive dans le pays de son futur époux. Alors, ne comprenant rien de ce qui se passait autour d’elle après ces petits moments de joie, selon ma cliente, il y a eu des scènes de discussion qui semblaient être plutôt une mésentente. Et subitement, sa valise a été récupérée par l’une des personnes qui l’a accueillie et elle a été aussitôt conduite en véhicule et elle s’est retrouvée dans un bureau pour des formalités de contrôle. Sa valise a été ouverte et elle a assisté à la scène sans rien comprendre. Des bracelets ont été sortis de la valise par les personnes qui étaient venues l’accueillir à l’aéroport et qui, certainement, savaient mieux ce qui se trouvait dans sa valise qu’elle-même. Ils ont commencé à casser les bracelets pour porter à la connaissance des autorités ce qui s’y trouvait.

Guineematin.com : ces altercations ont eu lieu entre elle et ceux qui sont venus l’accueillir à l’aéroport ?

Me Modibo Camara: Non. Je veux parler des personnes qui sont venues l’accueillir. Donc, elle n’a absolument rien compris. C’est-à-dire que c’est parti de la liesse à la détresse. Donc, c’est dans cette situation rocambolesque qu’elle s’est retrouvée. 

Guineematin.com : en visionnant les images de votre cliente à l’aéroport, est-ce que vous avez pu reconnaître certains visages ?

Me Modibo Camara : j’ai eu accès à ces images, je peux vous le garantir. En tout cas, sur les photos qui sont en ma possession, pour le moment, je ne compte pas faire de commentaires là-dessus, parce que ma cliente a été présentée devant un juge hier (vendredi, 13 août 2021 : ndlr). Donc, je laisse le soin au juge de continuer les enquêtes. Le moment venu, nous apporterons plus de détails sur ces éléments. Mais, pour le moment, ce que je peux dire avec certitude, il y a des images qui existent et qui illustrent les circonstances dans lesquelles ma cliente a été accueillie à l’aéroport. Ça, je peux le dire avec certitude.

Guineeamtin.com : mais, est-ce que vous reconnaissez quelques figures ?

Me Modibo Camara : ce sont des personnes que j’ai dû rencontrer occasionnellement. En tout cas, ce sont des personnes qui ont une certaine prérogative pour poser certains actes dans certains domaines ici.

Guineematin.com : à quel niveau se situe le dossier aujourd’hui ?

Me Modibo Camara : à ce jour, le dossier se trouve dans un cabinet d’instruction au tribunal de Mafanco et un mandat de dépôt a été  décerné contre ma cliente. Actuellement, elle est en détention à la maison centrale de Conakry. Mais, je tiens à dénoncer le fait que le Directeur central anti-drogue divulgue l’une des pièces d’identité de ma cliente dans la presse. Ma cliente a été profondément affectée par cela, parce que dans une procédure qui se veut secrète, en tout cas en cette phase, elle ne peut pas comprendre que sa pièce d’identité soit à la disposition des personnes qui ont partagé ces vidéos. Personnellement, j’ai été très surpris aussi par cet acte.

Guineematin.com : du côté de l’ambassade du Brésil en Guinée, quelle a été leur réaction ?

Me Modibo Camara : vous savez que ce sont des pays qui font le nécessaire pour se conformer à un certain nombre de principes. L’ambassade du Brésil, à travers ses services consulaires, a apporté l’assistance diplomatique, l’assistance à laquelle une citoyenne qui se retrouve en Guinée peut bénéficier. C’est-à-dire le minimum de droit qui lui est reconnu par la législation guinéenne. Et, cette ambassade suit de très près l’évolution de la procédure.

Guineematin.com : comment vous vous êtes retrouvé dans cette affaire pour assister cette fille brésilienne ?

Me Modibo Camara : c’est après son interpellation que j’ai reçu un coup de fil des services consulaires me demandant d’être son avocat.

Guineematin.com : et qu’est-ce que vous comptez faire pour défendre votre cliente qui a été interpellée avec de la poudre de cocaïne ?

Me Modibo Camara : ce que je compte faire, c’est d’abord lui apporter toute l’assistance qu’elle mérite, mais aussi veiller à ce que ses droits soient respectés. Veiller à ce que les choses se passent conformément à la législation pénale guinéenne en la matière et éventuellement faire connaître sa version des faits.

Guineematin.com : connaissant la maison centrale de Conakry, est-ce qu’il n’y a pas à craindre pour ses conditions de détention ?

Me Modibo Camara : comme tous les détenus, nous savons généralement dans quelles conditions nos prisonniers se trouvent. Mais, nous ferons le nécessaire pour qu’elle puisse bénéficier d’un traitement convenable, adéquat comme tous les autres détenus.

Guineematin.com : est-ce que vous entendez soulever une procédure contre les personnes reconnues sur la photo avec votre cliente à l’aéroport ?

Me Modibo Camara : c’est dans l’interview accordée par le directeur central adjoint des services anti-drogue, monsieur Ibrahima Kalil Camara, que j’ai suivi. C’est lui qui a annoncé publiquement hier que des noms ont été donnés. Moi, je ne connais pas les noms de ces individus dont il parle.

Guineematin.com : mais vous reconnaissez quand-même certains visages ?

Me Modibo Camara : sur les photos prises par ma cliente qui a été accueillie dans la joie à l’aéroport, j’ai reconnu certains individus. c’est des personnes qui sont connues et qui ne sont pas cachées. Peut-être que quand le Directeur adjoint de l’office anti-drogue parle des individus, c’est de ces personnes qu’il parle. Mais, comme il a annoncé hier que les enquêtes sont en cours, je sais qu’il ne manquera pas de faire diligence pour que ces individus soient interpellés et qu’ils s’expliquent sur les raisons de leur présence sur ces images.

Guineematin.com : est-ce que vous aussi vous tenez à ce que ces personnes comparaissent ?

Me Modibo Camara : bien entendu, il faut que ces personnes-là soient entendues, il faut qu’elles s’expliquent. Ma cliente tient à ce que ces personnes qui se retrouvent avec elle et avec lesquelles elle a eu l’occasion de prendre des photos dans la joie, donnent des explications. Aujourd’hui, la seule chose que cette fille demande, c’est son retour dans son pays. Elle est dans une désillusion totale et ne sait même pas à quoi s’en tenir. Elle était censée rencontrer la famille de son futur époux ; mais, elle se retrouve dans une situation rocambolesque. Vous-même vous suivez l’actualité, depuis combien de jours on parle de faits de même nature. C’est une citoyenne qui n’avait jamais voyagé de sa vie, qui n’avait jamais pris un avion, qui n’avait jamais quitté son Sao Paulo natal durant toute sa vie. Aujourd’hui, elle est dans une situation de confusion totale surtout quand on lui a annoncé qu’elle est poursuivie pour des faits aussi graves. Elle est dans une situation de confusion totale liée au fait qu’elle ne savait absolument rien de ce qui l’attendait.

Guineematin.com : Est ce que vous avez pu contacter le guinéen qui l’aurait embarquée depuis le Brésil ? 

Me Modibo Camara : on n’a pas pu. Elle a donné toutes les informations qui sont actuellement connues par les personnes qui l’ont entendu. A mon niveau, la personne est injoignable, en tout cas sur le numéro qui a été fourni par ma cliente.   

Guineematin.com : votre mot de la fin pour clôturer cette interview ?

Me Modibo Camara : c’est de dénoncer avec la dernière énergie toute démarche qui est de nature à faire de ma cliente un objet de publicité personnelle pour obtenir je ne sais quelle reconnaissance et pour faire valoir quel droit. Je tiens à ce que la présomption d’innocence soit strictement respectée par toutes les autorités qui interviennent dans cette procédure. J’insiste là-dessus et j’insisterai jusqu’à ce que ma cliente soit satisfaite sur ce plan.  

Interview réalisée et décryptée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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