Conakry : un voleur de moto échappe de justesse à un lynchage à Kipé

6 août 2021 à 20 08 36 08368

Un voleur de moto a failli être lynché dans l’après-midi de ce vendredi, 6 août 2021, à Kipé Dadia, un quartier de la commune de Ratoma (Conakry). Il a eu la vie sauve grâce à l’intervention de certains citoyens, qui ont empêché une foule en colère de le brûler vif, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les témoignages, c’est au quartier Taouyah que deux jeunes ont volé une moto Apache, avant de prendre la fuite. Mais ils ont été aussitôt poursuivis par des conducteurs de taxis motos et d’autres motards. « Ils sont venus à deux, l’un avait un couteau dans son sac. Ils se sont approchés d’une moto Apache, qui coûte 22 millions de francs guinéens, dont le propriétaire était arrêté à côté. L’un d’eux s’est servi de son couteau pour donner un coup au propriétaire de la moto. Sans clé, ils ont réussi à débloquer le guidon et à allumer la moto pour s’enfuir. Et nous aussi, on s’est immédiatement mis à leur poursuite », explique l’un des témoins qui a requis l’anonymat.

Malgré leur détermination, les voleurs n’iront pas loin. Ils ont été rattrapés au niveau de Kipé Dadia par leurs poursuivants, dont Mamadou  Oury Diallo, un citoyen qui rentrait du marché de Madina. « Moi, je ne suis pas conducteur de taxi moto, mais ça me fait mal de voir un motard victime de vol, parce que moi-même j’ai une moto. C’est pourquoi, lorsque je suis arrivé à Taouyah et j’ai vu les gens poursuivre ces voleurs, je me suis immédiatement mis derrière eux.  En tentant de nous échapper, ils ont renversé deux motos en route. Mais nous avons finalement réussi à les rattraper ici. On a cogné leur moto par derrière jusqu’à ce qu’ils tombent. Et dès qu’ils sont tombés, celui qui était assis derrière s’est relevé pour s’enfuir et on a arrêté celui qui conduisait la moto », témoigne ce citoyen.

Après son arrestation, le jeune homme a été copieusement battu par une foule en colère. Heureusement pour lui, pendant que certains cherchaient de l’essence pour le brûler vif, des voisins sont intervenus pour le sauver. Ils l’ont retiré dans les mains de ceux qui voulaient le lyncher pour le remettre à la police.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

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Que doit faire Foniké Manguè pour se faire libérer ? Le conseil de Manma Barry

6 août 2021 à 20 08 28 08288
Oumar Sylla dit Foniké Mengué, responsable des actions et antennes du FNDC

Cher Foniké Manguè,

Certes, tu es aujourd’hui une des figures incontournables de la lutte contre le 3ème mandat, tu as montré que tu étais quelqu’un de cohérent sur toute la ligne. Mais, faut-il continuer à croupir dans les geôles pour un peuple qui ne connait pas le sens d’une lutte pour son propre bien ? Je te répondrais tout de suite que non !

Tes camarades de luttes du FNDC qui ont compris qu’il fallait juste faire du bruit pour profiter de la naïveté de certains de nos compatriotes pour se faire une santé financière l’ont vite compris et se sont rallié en touchant bien sûr quelque billets en plus de ce que certains citoyens ont versé dans les caisses du FNDC.

Penses à ta santé, à ta vie de couple, à tes enfants et demande pardon au PRAC pour retrouver ta liberté.

Je sais que je t’en demande trop car ta dignité va en prendre un coup ; mais, à quoi bon de donner sa vie pour des gens qui ne seront jamais reconnaissants envers toi ?

Depuis que tu es en prison, rares sont les gens avec qui tu étais dans le même mouvement qui bougent un doigt par rapport à la situation que tu vis aujourd’hui.

Je ne suis pas quelqu’un qui se résigne face à une situation quelconque ; mais, ton sort me pousse à te demander l’impossible.

Peut-être que tu ne le sais pas ; mais, le FNDC n’existe plus que par son nom ! Et, les membres (à part les deux qui sont en exil) sont muselés et sont passés à autre chose.

Cher frère,

Manma Barry

Dire de toi que tu n’es pas un homme, j’aurai menti, tu fais parti des rares personnes comme je l’ai dis plus haut qui sont restées cohérentes durant cette lutte. Mais, comme a dit ton camarade de cellule qui est actuellement en liberté, il y a trois sorte de « Laguinèka » : ceux qui veulent que le pays change dont tu fais parti ; ceux qui veulent que la situation reste comme elle est pour continuer à bénéficier des retombées, dont fait parti la plus grande partie de la population ; et, pour terminer, ceux qui n’ont rien à foutre que le pays change ou pas, des résignés en quelque sorte.

Ah attends ! J’allais oublier. Savais-tu que tous les grands opposants qui étaient dans le FNDC sont tous occupés à se faire du pognon autour du pouvoir (en tout cas la majeure partie) ?

Brother, ce peuple n’est pas encore prêt ! C’est triste de te le dire ; mais, penses à toi, à ta santé, à ta famille et à ceux qui t’ont chers.

Par Manma Barry, émail : [email protected]

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Labé : un conducteur de taxi moto tué à Tountouroun, et sa moto emportée

6 août 2021 à 18 06 14 08148

Le corps sans vie d’un conducteur de taxi moto a été retrouvé ce vendredi, 6 août 2021, dans la sous-préfecture de Tountouroun, à Labé. Le jeune homme a été tué la veille par un inconnu, qui a emporté sa moto, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Il s’agit de Souleymane Baldé, 25 ans, originaire de la sous-préfecture de Salambaldé, dans la préfecture de Mali. Hier soir, aux environs de 20 heures, il a quitté la ville de Labé pour déposer un passager dans la sous-préfecture voisine de Tountouroun. Malheureusement, ce fut un voyage sans retour pour le jeune homme, qui venait à peine de se marier. Il a été tué en route et sa moto emportée. Son corps a été retrouvé ce vendredi matin dans le district Niaworo, dans la sous-préfecture de Tountouroun.

Mamadou Saïdou Sow, premier responsable des conducteurs de taxis motos de Tountouroun

Informé de cette découverte, Mamadou Saïdou Sow, premier responsable des conducteurs de taxis motos de Tountouroun, s’est rendu sur les lieux pour un constat. « Il a été blessé à plusieurs endroits du corps, notamment au niveau du ventre et de la nuque. Selon les traces que nous avons trouvées sur les lieux, il semble qu’il y a eu résistance de sa part. Après notre constat, nous avons remonté l’information auprès des autorités communales et préfectorales, qui ont dépêché les services de sécurité sur le terrain. Les agents ont pris le corps pour le transporter à la morgue de l’hôpital régional de Labé », a-t-il indiqué.

C’est grâce au gilet qu’il portait que la provenance de la victime a été identifiée. Et lorsque son corps a été transporté à Labé, ses amis sont venus l’identifier. Ses parents ont été informés, et ils sont venus confirmer son identité et demander à ce que le corps leur soit rendu pour qu’ils procèdent à son inhumation. De son côté, le commissariat central de Labé annonce l’ouverture d’une enquête pour tenter de retrouver l’auteur de ce crime.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Inondations à Conakry : le gouvernement annonce des sanctions contre les « coupables »

6 août 2021 à 18 06 10 08108

Dans une déclaration publiée ce vendredi, 6 août 2021, le gouvernement guinéen a déploré les inondations enregistrées ces derniers mois à Conakry, et qui ont entraîné des morts et des dégâts matériels. Le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, a désigné le bouchage des caniveaux et l’obstruction des passages d’eaux comme étant à l’origine de ces inondations. Il a invité les services déconcentrés et décentralisés à faire un contrôle rigoureux permanent et à prendre des sanctions à l’encontre des citoyens auteurs de ces situations.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

Général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

Conakry, le 6 août 2021

Chers concitoyens

Mesdames et Messieurs

Les mois de Juin et Juillet de cette année 2021, dans un contexte déjà éprouvant dû à la présence de la pandémie de la Covid-19, sont venus en rajouter aux soucis de nombreux guinéennes et guinéens par l’enregistrement d’inondations porteuses de divers maux : des citoyens emportés par les torrents d’eau et y ayant perdu la vie, des maisons englouties, des biens matériels irrécupérables, etc…

Le bilan de ces deux mois est donc lourd et affligeant.

Le Gouvernement, sous les directives de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, directives relayées par Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, s’est particulièrement retrouvé autour du sujet, abordant les causes proches et lointaines de cette catastrophe qui doit une bonne raison de son acuité aux faits anthropiques.

En effet, de Tombo à Sandervalia en passant par Boulbinet et Coronthie dans Kaloum, à Dixinn Centre 2 dans la Commune de Dixinn, à Carrière centre, Carrière Cité et Bonfi dans la Commune de Matam, les zones d’inondation, selon le répertoire des services techniques du Gouvernorat de Conakry sont des points noirs dûs au bouchage des caniveaux si ce ne sont tout simplement les passages d’eau obstrués par les ordures dans certains quartiers.

En l’absence de ces facteurs, la Direction Nationale de la Météo, trouve impossible des inondations à Conakry au mois de Juin 2021 avec une pluviométrie dont le cumul présente plutôt un déficit, comparé à la moyenne des trente dernières années.

Autant dire que l’esprit de civisme nous interpelle tous dans notre quotidien face aux mesures environnementales et à la salubrité publique.

Au regard des pertes subies, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, présentent aux familles qui ont enregistré des pertes en vies humaines et des pertes matérielles leurs condoléances émues et leur compassion.

Les services de l’Etat, en charge de l’Action humanitaire, à travers la Direction Nationale éponyme, ayant au jour le jour procédé à l’enregistrement des sinistres et des familles impactées se rendront à nouveau dans celles-ci pour parfaire leurs constats.

Enfin, le mois d’Août étant réputé pour sa forte pluviométrie, invite est faite aux élus locaux (notamment les maires et les conseils communaux), assistés des cadres techniques de leur collectivité (Environnement, Ministère de la Ville et l’Aménagement du Territoire, Salubrité, Santé) pour un contrôle rigoureux permanent et une prise de sanctions à l’encontre des citoyens auteurs, par manque de civisme, du bouchage des caniveaux et de l’obstruction des passages d’eaux. Notre sécurité environnementale à tous en dépend.

Je vous remercie.

Bouréma Condé, Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

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La Guinée touchée par une nouvelle épidémie ? Un cas probable de fièvre Marburg notifié à Guéckédou

6 août 2021 à 17 05 09 08098

C’est une situation inquiétante pour les autorités guinéennes. Alors que le pays fait face à une troisième vague de la Covid-19 beaucoup plus virulente que les deux premières, il enregistre une autre mauvaise nouvelle dans le domaine sanitaire.

Un cas probable de fièvre Marburg, un virus assez proche de celui d’Ebola (maladie récemment vaincu en Guinée), vient d’être notifié dans la préfecture de Guéckédou. C’est une note publiée ce vendredi 6 août 2021 par l’Agence nationale de sécurité sanitaire qui a annoncé la nouvelle. 

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Labé : un jeune tue sa mère à l’aide d’un fusil

6 août 2021 à 17 05 06 08068

Un jeune homme a mis un terme à la vie de sa mère à Labé. Mamadou Moudjitaba Diallo, 27 ans, s’est servi d’un fusil de chasse pour ouvrir le feu sur Mariama Oury Sylla, âgée de 50 ans. Ce crime a eu lieu dans la nuit d’hier, jeudi 5 août 2021, au quartier Lombonna, dans la commune urbaine de Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Le drame s’est produit hier, aux environs 21 heures, à Madina Ley Fello-Aïndè, dans le quartier Lombonna. J’ai été joint au téléphone par un de mes collaborateurs pour m’informer qu’une femme a été tuée par son fils. Directement, je me suis rendu sur les lieux du crime et j’ai constaté que la femme est effectivement décédée. Et c’est son fils qui l’a tuée à l’aide d’un fusil de calibre 12 », explique Elhadj Amadou Tanou Bah, le chef de quartier de Lombonna.

L’autorité locale dit avoir fait appel à la police qui est venue interpeller Mamadou Moudjitaba Diallo. « Pour le moment, nous ignorons les circonstances de ce crime. Et selon les informations que nous avons reçues, le jeune ne souffre d’aucune maladie mentale », ajoute Elhadj Amadou Tanou Bah. Joint au téléphone par Guinéematin.com, Ousmane Fofana, le commissaire central de la police de Labé, a confirmé l’arrestation de l’auteur présumé de ce meurtre.

Il indique que ses services ont ouvert une enquête pour en savoir plus sur cette situation. De son côté, la victime, mère de quatre enfants, a été inhumée ce vendredi, au quartier Lombonna.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Des enseignants interpellent le gouvernement : « donnez-nous nos primes d’incitation »

6 août 2021 à 15 03 44 08448
Thierno Mamadou Tairé Baldé, Porte parole des enseignants

Ils sont 1 500 professeurs chargés de cours à n’avoir pas reçu jusque-là un seul centime des primes d’incitation que le gouvernement donne aux enseignants en situation de classe depuis plus d’un an et demi. Une situation complètement incompréhensible pour les concernés, qui appellent les autorités à les rétablir dans leurs droits. Leur porte-parole s’est entretenu avec un journaliste de Guineematin.com ce jeudi, 5 août 2021.

« Ils ont commencé à payer les primes d’incitation depuis le mois de janvier 2020. Mais il se trouve que nous, les 1500 enseignants, ils nous ont omis dans la répartition de ces primes. Donc, jusqu’à présent, on n’a reçu aucun franc. Même après que la prime a été reversée sur le bulletin de salaire, nous n’arrivons toujours pas à l’avoir. Et nous ne savons pas pourquoi nous ne recevons pas cet argent qui est un droit pour nous, parce que nous sommes des enseignants en situation de classe, comme tous les autres qui bénéficient de cette prime », a déclaré Thierno Mamadou Taïré Baldé, le porte-parole du collectif des enseignants omis, précisant que l’Etat leur droit plusieurs millions de francs aujourd’hui.

« Nous qui sommes à Conakry, l’Etat nous doit jusqu’à 8 700 000 francs guinéens pour une période d’un an et 7 mois, en raison de 450 000 francs par mois. Quant à ceux de l’intérieur du pays, ça varie entre 15 et 17 millions de francs guinéens. Nous avons mené plusieurs démarches, mais aucun résultat. On s’est même entretenu avec le ministre de l’Education nationale, le Pr Bano Barry, qui a promis de régler notre situation. Nous voilà maintenant à la fin de l’année et nous n’avons toujours rien reçu », a-t-il déploré.

Au nom de ses pairs, l’enseignant interpelle encore une fois les autorités guinéennes sur cette situation. « Aujourd’hui, ce que nous disons au gouvernement, c’est de tout faire pour nous donner nos primes. Car c’est un droit pour nous. Nous demandons aux ministères en charge de la fonction publique, du budget, de l’économie et des finances et de l’éducation, de nous aider à régler cette situation. Au cas contraire, nous allons passer par tous les moyens légaux pour nous faire entendre », a laissé entendre Thierno Mamadou Taïré Baldé.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Guinée : Nicolas Sarkozy en visite à Conakry

6 août 2021 à 15 03 01 08018

Nicolas Sarkozy est de nouveau en Guinée. L’ancien président français est arrivé ce vendredi, 6 août 2021, à Conakry. Il a été reçu par le président Alpha Condé au palais Sékhoutouréya. L’objectif de cette visite n’a pas été dévoilé, mais ces dernières années, Nicolas Sarkozy est devenu fréquent en Guinée.

En 2020, il a effectué trois visites à Conakry. L’ancien chef d’Etat devenu intermédiaire d’affaires. Il avait réussi à rapprocher l’Etat guinéen à l’homme d’affaires Beny Steinemetz, patron de la Beny Steinmetz Group Ressources (BSGR). La Guinée avait alors retiré sa plainte contre le milliardaire franco-israélien, et la BSGR a renoncé à toute prétention sur Simandou, le plus grand gisement de fer au monde.

Guineematin.com

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Kankan : un camion-citerne transportant du carburant, attaqué et pillé par des citoyens

6 août 2021 à 10 10 40 08408

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». C’est ce qui s’est effectivement passé ce jeudi, 5 août 2021, à Kankan. Un camion-citerne transportant 38 000 litres de gasoil s’est renversé dans la sous-préfecture de Gbérédou Baranama, située à 30 kilomètres de la ville de Kankan. Aussitôt, plusieurs habitants des localités riveraines de sont rués sur le véhicule pour le piller. Ils ont réussi à emporter une importante quantité de carburant, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

L’accident s’est produit à 6 heures du matin entre les districts de Leferani et Dalabani, tous relevant de la sous-préfecture de Gbérédou Baranama, dans la préfecture de Kankan. Heureusement pour le chauffeur du camion-citerne, grièvement blessé, un autre véhicule qui était derrière lui, est venu le prendre pour l’emmener à l’hôpital régional de Kankan. Et la nouvelle de cet accident n’a pas tardé à se propager dans les villages environnants. Une aubaine pour de nombreux habitants de ces localités, qui se sont mobilisés pour venir piller la citerne.

Mandjou Tounkara, président du district de Dalabani

Mandjou Tounkara, le président du district de Dalabani, dit avoir tout fait pour dissuader les pillards, mais en vain. « J’étais à la maison, lorsque j’ai vu des gens courir en disant qu’une citerne s’est renversée. Donc, je suis immédiatement venu sur les lieux. J’ai demandé aux citoyens de quitter les lieux parce que c’est dangereux d’y rester, mais ils n’ont pas accepté. Ils étaient en train de vider la citerne pour emporter le carburant », a expliqué l’autorité locale.

Saisi de cette situation, le directeur préfectoral des Hydrocarbures de Kankan, Idrissa Keïta, s’est rendu sur les lieux. Une équipe d’agents des forces de défense et de sécurité a été également déployée sur le terrain. Mais malgré leur présence, les citoyens ont continué de vider la citerne et d’emporter le carburant.

Idrissa Keïta, directeur préfectoral des Hydrocarbures de Kankan

« Quand la citerne s’est renversée, la porte n’était pas ouverte. Ce sont les citoyens qui sont venus l’ouvrir pour prendre le carburant. Quand je suis venu, je leur ai dit d’arrêter mais malgré tout, ils ont continué à piller la citerne. C’était difficile de les canaliser parce qu’ils étaient nombreux. Mais finalement, les agents de sécurité ont réussi à maîtriser la situation », a dit M. Keïta.

Selon lui, sur les 38.000 litres de gasoil que transportait la citerne, environ 15.000 litres seulement ont pu être sauvés. Un autre camion-citerne est venu récupérer cette quantité pour l’acheminer à Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Drame à Guéckédou : une femme enceinte et une élève meurent dans un naufrage

6 août 2021 à 9 09 42 08428

Le drame est survenu lundi dernier, 2 août 2021, dans la sous-préfecture de Nongoa, située à 25 kilomètres de la ville de Guéckédou. Une pirogue a chaviré dans la rivière Mafissa, faisant deux morts dont une femme enceinte, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon les témoignages, ce sont au total 11 personnes qui devaient emprunter la même pirogue pour traverser la rivière Mafissa, ce lundi. Ces habitants du secteur Bandakoye, dans le district de Kolignindoh, voulaient se rendre dans le secteur Yaradou, relevant du district de Balladou Wongouénin, pour aider le piroguier à désherber son champ. Mais, puisqu’ils sont nombreux, Sâa M’bayo Tolno (le piroguier) a dit qu’ils ne peuvent pas tous traverser ensemble.

C’est ainsi qu’il a pris d’abord trois dames et une jeune fille qu’il voulait emmener sur l’autre rive avant de revenir chercher les autres. Malheureusement, au cours de la traversée, la pirogue s’est heurtée à un rocher et a chaviré. Malheureusement, deux des cinq personnes qui étaient à bord de la pirogue y ont laissé la vie. Il s’agit de Ténèn Eliza Tonguino, une femme enceinte, et Koumba Thiami Sandouno, une jeune élève qui a fait le BEPC cette année, ont trouvé la mort dans ce naufrage.

Finda Germaine Tonguino

Le piroguier a tout fait pour tenter de les sauver, mais en vain. Quant à Finda Germaine Tonguino, elle a réussi à atteindre l’autre rive par miracle, selon elle. « C’est Dieu qui m’a sauvée, parce que je ne sais même pas comment je me suis retrouvée sur l’autre rive, où je me suis accrochée à une branche jusqu’à l’arrivée des secouristes », a-t-elle confié.

Finda Pauline Tolno, rescapée

Finda Pauline Tolno, l’autre rescapée de ce naufrage, explique comment elle a réussi à éviter une noyade. « C’est mon sac à dos que j’avais mis au niveau de ma poitrine qui m’a empêchée de me noyer. J’ai fini donc par me retrouver au bord de la rivière et je me suis accrochée à une branche. Après les gens sont venus m’aider à monter », a-t-elle indiqué.

Fara Nithan Tolno, maire la commune rurale de Nongoa

Informé de ce naufrage, le maire la commune rurale de Nongoa, Fara Nithan Tolno, a déployé une équipe de plongeurs pour rechercher les corps des deux victimes. Le corps de Ténèn Elisa Tonguino a été retrouvé le lendemain, mardi, à 12 heures, et celui de l’élève, Koumba Thiami Sandouno, a été retrouvé dans la journée du jeudi, 5 août 2021.

Le maire de Nongoa en a profité pour demander aux citoyens d’éviter d’emprunter des pirogues pour traverser les rivières pendant cette période des grandes pluies.

De Guéckédou, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com 

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Conakry : un enseignant victime de vol à la correction des épreuves du Bac

6 août 2021 à 6 06 55 08558

C’est une situation qui a surpris et étonné tous les correcteurs des épreuves du baccalauréat session 2021. Un des leurs, Sâa Robert Oliano, a été victime de vol hier, jeudi 5 août 2021, dans l’enceinte du centre de correction. Un inconnu a dérobé et a réussi à emporter sa moto de marque TVS qui était garée dans la cour de l’école primaire Tombo 2, située dans la commune de Kaloum, où se fait la correction des épreuves du Bac. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, la victime est revenue sur cette situation.

Sâa Robert Oliano, victime de vol

« Je suis venu de Tougué avec ma moto de marque TVS, immatriculée Q1646. Et comme d’habitude, quand je suis arrivé au centre de correction ce jeudi matin, j’ai garé la moto au parking situé juste à la rentrée de l’école primaire Tombo 2 et je suis monté pour travailler. Mais quand je suis descendu après avoir fini la correction du jour, je n’ai pas trouvé la moto là où je l’avais garée. J’ai demandé aux gendarmes qui assurent la sécurité des lieux, mais ils m’ont dit qu’ils ne savent pas qui a pris ma moto, parce qu’il y a plusieurs personnes qui entrent et sortent du centre », a expliqué Sâa Robert Oliano.

Aussitôt, l’enseignant a engagé des démarches pour tenter de retrouver sa moto. Il a d’abord informé ses supérieurs, avant d’aller faire une déclaration de perte à la gendarmerie. « Cette situation me préoccupe vraiment. Je n’ai même pas pu retenir mes larmes après avoir su que ma moto a été volée, parce que je sais combien de fois elle est importante pour moi. Et si à cause d’une prime de correction de 2.000.000 de francs je perds une moto qui coûte aujourd’hui 10.000.000 de francs, ce sera vraiment terrible pour moi. Quand même, j’ai fait la déclaration de perte à la gendarmerie de Kaloum et ils m’ont dit qu’ils vont mener des enquêtes », a-t-il indiqué.

Sâa Robert Oliano souhaite de tous ses vœux que sa moto, qui compte tant pour lui, soit retrouvée le plus rapidement possible.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com 

Tel: +224 622 07 93 59

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